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lundi, 12 décembre 2011

PARTICIPATION AUX LEGISLATIVES : LE REGIME OUATTARA SE PREPARE A PUBLIER DE FAUX CHIFFRES (FPI EN EXIL)

 


ASSOA ADOU.jpg

Le 11 décembre 2011, les électeurs ivoiriens ont été appelés aux urnes pour les élections législatives de 2011. Le Front Populaire Ivoirien avait appelé au boycott de ces élections pour, protester contre le coup d'état de la France du 11 avril 2011 ayant installé au pouvoir le vaincu du deuxième tour des élections présidentielles, protester contre la déportation à la CPI du Président Légitime et légal de la Côte d'Ivoire et enfin pour dénoncer l'inexistence de conditions politiques, sécuritaires et techniques minimales pour la tenue d'une élection transparente, inclusive, consensuelle et véritablement démocratique en Côte d'Ivoire.

Au soir de ces élections, nous faisons le constat suivant :

1. Le taux de participation dans les différents bureaux de vote varie entre 5 et 20%.

2. Contre toute attente, la proclamation des résultats est suspendue et reportée.

3. Le pouvoir OUATTARA tente de minimiser sa défaite par anticipation en cherchant à atteindre le taux de participation des élections législatives de 2000.

4. Le mot d'ordre du boycott pacifique lancé par le FPI a été largement suivi par les ivoiriens et la presse étrangère s'en est fait l'écho tout au long de la journée électorale.

5. L'appel lancé par M. OUATTARA, toujours Président du RDR, parti en compétition, en dehors de la campagne électorale, le jour même des élections, appel manifestement illégal, est resté sans effet.

Pour rappel :

En 2000, le taux de participation aux élections présidentielles était de 37.4%. L'appel au boycott des élections législatives en 2000 par le RDR a eu peu d'effet sur le taux de participation qui a légèrement baissé d'environ 4 points, passant de 37.4% aux élections présidentielles à 33.1% aux élections législatives.

En 2010, le taux de participation aux élections présidentielles inclusives était de 81.1%. Si ces élections législatives avaient été acceptées par les ivoiriens, le taux de participation aurait certainement baissé dans les proportions similaires qu'en 2000, soit de 4 points et serait autour de 77% .

 

Au vu du constat et du rappel, nous pouvons tirer les conclusions suivantes :

1. Le vrai vainqueur des élections présidentielles et législatives est le Président Laurent GBAGBO, son parti et ses alliés.

2. M. Alassane OUATTARA vient de subir une défaite cuisante aux législatives confirmant sa défaite aux élections présidentielles.

3. La suspension de la proclamation des résultats permettra assurément de transformer cette défaite  dans les urnes, en victoire pour la presse et l'opinion internationale en faisant annoncer de faux chiffres proches du taux de participation des législatives de 2000 par le même Youssouf BAKAYOKO et s'assurer de la certification de l'ONUCI, comme aux élections présidentielles de 2010.

 

Nous tenons à féliciter vivement la direction du FPI et ses alliés du CNRD, les militants et le peuple de Côte d'Ivoire qui viennent de désavouer pacifiquement et de manière très claire, le coup d'état de la France et le pouvoir ethno génocidaire qui sévit en Côte d'Ivoire depuis le 11 avril 2011.

Nous invitons les militants à rester mobilisés pour restaurer nécessairement la démocratie et l'Etat de droit dans notre pays.

Nous demandons la libération immédiate de Laurent Gbagbo, Président légitime et légal de la Côte d'Ivoire, et de tous les prisonniers politiques, pour une réconciliation inclusive autour de la démocratie et de l'Etat de droit.


Dr Assoa Adou

Président et porte parole de la coordination du Fpi en exil.

 

Source: NOUVEAU COURRIER.INFO

Commentaires

Félicitations aux ivoiriens et aux patriotes de tous bords
vive la Côte d'Ivoire libre

Écrit par : janus | lundi, 12 décembre 2011

Cest propre: carton rouge à Dao. Vive la CIV, vive Gbagbo libre ...

Écrit par : Chekoff | lundi, 12 décembre 2011

Cest propre: carton rouge à Dao. Vive la CIV, vive Gbagbo libre ...

Écrit par : Chekoff | lundi, 12 décembre 2011

les ivoiriens ferons la meme chose aux municipales.

Écrit par : francoise | lundi, 12 décembre 2011

"Nous demandons la libération immédiate de Laurent Gbagbo, Président légitime et légal de la Côte d'Ivoire, et de tous les prisonniers politiques, pour une réconciliation inclusive autour de la démocratie et de l'Etat de droit". Trop drôle, comme si le sieur Adou ne savait pas où se trouve son soit disant président élu kiakiakiakiakiakikaikia

Écrit par : ignace | lundi, 12 décembre 2011

nous au moins on ira pas empècher pas la cei de publier les resultats du scrutin des legislatives de mentir en disant qu 'on bastonné quiconque violé 1telle au sein d'1 bureau de vote racontant des histoires a dormir debout ou mème disuadé des observateurs internationaux a dire autre chose qu'ils n'ont pas vu et sachez le mème si le taux de participation est de l'ordre de 0.00001% aussi insignifiant que xa puiss paraitre on se dotera d'1assemblée nationale consensuelle et xa s'est le plus important car on gouvernera ce pays de toute autre manière a la difference du votre qui n'a été ruine et desolation.

Écrit par : youssouf Diabaté | mardi, 13 décembre 2011

YOUSSOUF DIABATE,

Gouverner un pays qui ne t'as pas élu et dont tu ne représentes pas la majorité des électeurs (les preuves par mille sont là, aujourd'hui, et le nier serait faire preuve de mauvaise foi), ça s'appelle de l'usurpation. Vous êtes en plein dans le faux. C'est en réalité un coup d'Etat qui vous a installés au pouvoir. A part cela, vous ne représentez rien et vous ne pesez vraiment rien. Même à Bouaké. Même à Korhogo, Odienné et autres.

Vous avez truffé les listes électorales du Nord d'Ivoiriens fictifs et d'étrangers, vous avez bourré les urnes le jour de l'élection présidentielle et, comme si cela ne suffisait pas, vous avez fait passer le taux de participation de 70% la veille (dixit Amadou Soumahoro, actuel Secrétaire général par intérim du RDR et alors vice-Président de la CEI, sur le plateau de 20h de la RTI, le soir du deuxième tour, le 28 novembre 2010) à 81%, de la bouche de Youssouf Bakayoko devant les micros de la presse internationale, non au siège de la CEI comme l'exige la Loi électorale ivoirienne, mais à l'Hôtel du Golfe, de surcroît Quartier général de campagne d'Alassane Ouattara, l'un des deux candidats en lice. Cela représente 500.000 voix supplémentaires pour le seul ADO, deux jours après la fermeture des bureaux de vote. Où sont ces électeurs, aujourd'hui? Tout simplement inexistants. Ou plutôt, ils n'existent que dans votre tête. C'est cela la réalité. Et c'est cela Ouattara et le RDR.

Les militants du PDCI se plaignent déjà de votre fraude massive (même dans les misérables 13% de taux de participation) qui les a floués de dizaines de postes de députés. Nous n'étions pas là. C'est entre vous. Qui a volé qui? A toi de me répondre. Si tu en as le courage, réponds-moi!

Écrit par : Dindé | mardi, 13 décembre 2011

Hop!Hop!Hop! Pas de déclaration trop hâtive dans un camp comme dans l'autre. Le peuple ivoirien est l'otage du CNRD comme du RHDP. Il suffit!

Écrit par : Blincky Bill | mardi, 13 décembre 2011

Rectificatif, mon bon Docteur Assoa: le "coup d'Etat" de la France c'était le 11 avril 2011, non le 11 avril 2010. L'exil vous pèse et le temps vous semble éternel. Vous avez raison et je le comprends.
Alors, revenez au pays comme beaucoup avant vous. Il ne vous arrivera rien. Participez à la réconciliation et à la reconstruction de la Côte-d'Ivoire.
Le risque pour le FPI aujourd'hui est grand. La politique, comme la nature, a horreur du vide. Il n'est pas acquis que votre parti n'implose pas si vous ne vous adaptez pas aux circonstances du moment pour mieux contrôler l'avenir. Déjà certains de vos militants, et pas des moindres, ont quitté le navire et voguent sous leur propre pavillon.
Le moment est peut-être venu d'engager une vraie introspection sur les 10 ans passés au pouvoir et d'exercer un droit d'inventaire sur les années Gbagbo.
L'expérience a montré qu'en CI le boycott n'a jamais empêché le pouvoir en place de gérer la pays. Vous le savez mieux que moi. Ce qui change des boycotts passés, c'est qu'entre-temps il y a eu la guerre. Par conséquent, aucune analyse politique ne peut éluder cet événement singulier. Il faut donc l'intégrer dans le processus de décision au sein de votre parti.
L'histoire de la Côte-d'Ivoire se fera de toute façon. Avec ou sans vous.
Peut-être y a-t-il un agenda caché que les Ivoiriens ne doivent pas savoir? Dites-le nous. Car on ne voit pas pourquoi le destin d'un pays doit être lié à celui d'un homme. Fût-il le meilleur d'entre vous.
A vous de voir.

Écrit par : Blincky Bill | mardi, 13 décembre 2011

Ah bon, BLINCKY BILL, tu fais une assertion à valeur UNIVERSELLE!!! Je souligne "universelle", pour dégager le cas ivoirien, qui ne semble rencontrer ni ton adhésion ni ton assentiment.

Tu affirmes, péremptoire: "Car on ne voit pas pourquoi le destin d'un pays doit être lié à celui d'un homme. Fût-il le meilleur d'entre vous"? Et Nelson Mandela en Afrique du sud, alors; qu'en dis-tu? Sans la lutte pour sa libération qui a cristallisé celle pour l'abolition de l’Apartheid, où en serait, aujourd’hui, ce pays africain, à ton avis?

Quand on érige un axiome, il doit être valable et vérifiable universellement. C'est cela la rigueur scientifique. Alors, j'attends ta réponse.

Écrit par : Dindé | mardi, 13 décembre 2011

Dindé, je suis heureux que tu soulèves cette question. En réalité, je n'ai érigé aucun axiome. Je dis simplement que la subordination du destin du peuple à celui d'un individu doit nous interroger. C'est même au sein du FPI que cette question a été soulevée et a conduit, comme tu le sais, à la création du Lider de M. Koulibaly. Ce qui montre bien que les positions des uns et des autres ne convergent pas. Il n'est donc pas étonnant que toi et moi ne soyons pas sur la même longueur d'onde.
En outre, le cas ivoirien est singulier et il n'a pas vocation à être un modèle universel. Je sens poindre dans ton interrogation une assimilation de Gbagbo à Mandela. Cette assimilation me parait abusive pour plusieurs raisons:
- l'apartheid est un régime honni que personne n'a jamais accepté, même si certains ont eu des relations incestueuses avec lui. A moins de considérer le régime de Ouattara comme le pendant nègre de l'apartheid, on ne voit comment tu peux parvenir à une telle conclusion;
- sauf erreur de ma part, la crise qu'a connu la Côte-d'Ivoire est issue d'une contestation électorale qui s'est soldée par une guerre et des massacres;
- le personnage de Gbagbo ne fait pas l'unanimité comme c'était le cas de Mandela. Gbagbo n'a pas su accorder ses paroles et ses actes. Son discours panafricaniste a juré avec les dérives dont certaines communautés ont pu souffrir. De plus, il ne s'en est jamais vraiment pris aux intérêts de la France. Pour moi, Gbagbo voulait d'une Françafrique dans lequel la Côte-d'Ivoire traiterait avec les entreprises françaises, pas avec l'Etat français concernant les richesses du pays.
Au fond, ce que je dis, cher ami, est simple: la construction nationale ivoirienne doit se poursuivre en dépit de l'incarcération de M. Gbagbo. Mais, il n'y a rien d'illégitime à se battre pour sa libération, d'autant que des massacreurs sont libres.
Mais, Gbagbo n'est pas Mandela. Aucune continuité historique ne permet de le dire.

Écrit par : Blincky Bill | mardi, 13 décembre 2011

Je relève deux points dans ce que tu viens de dire, cher frère BLINCKY BILL:

"- Sauf erreur de ma part, la crise qu'a connu la Côte-d'Ivoire est issue d'une contestation électorale qui s'est soldée par une guerre et des massacres".
Oui, BLINCKY, il y a bel et bien erreur. La crise ivoirienne n'a pas commencé avec l'élection présidentielle. Nous avons tous souvenance qu'un certain 19 septembre 2002, la Côte d'Ivoire s'est réveillée sous des rafales de kalachnikovs et des roquettes. Une insurrection armée qui n'était en réalité qu'une tentative de coup d'Etat pilotée par la France de Chirac et qui muera, ensuite, en rébellion.

L'auteur? Alassane Ouattara. Objectif: Devenir le président de la Côte d'Ivoire (suis bien mon regard). Koné Zakaria l'a dit, lors d'un meeting à Séguéla, en 2005. ADO ne l'a jamais revendiqué. Aujourd'hui, tout le monde est édifié sur la question. C'est lui le mentor de la rébellion, c'est lui qui a lâchement attaqué la Côte d'Ivoire, une nuit.

Ayant donc échoué à renverser GBAGBO, il lui a empoisonné la vie pendant 10 années fermes. Nous sommes ainsi allés d'accords tordus (Linas-Marcoussis) en concessions impensables (en temps ordinaires. Un rebelle premier ministre).

L'essai du 19 septembre 2002 devait donc être transformé en victoire électorale imaginaire pour lui offrir ce dont il a toujours rêvé, c'est-à-dire devenir le Président de la Côte d'Ivoire: listes électorales gonflées d'électeurs fictifs et d'étrangers, bourrages d'urnes et majoration de 11 points du taux de participation. Toutes les preuves sont là. Celle du complot de la France y compris, qui bombarde la Résidence présidentielle de Côte d'Ivoire et livre le Chef de l’État à ses ennemis. Mais curieusement, personne ne veut le voir ni en tirer les conséquences logiques: Faire dégager Ouattara. Ce monde est-il sérieux?

Ce n'est donc certainement pas Laurent Gbagbo qui a choisi ce scenario de "contestation électorale qui s'est soldée par une guerre et des massacres", comme tu dis. Pas plus qu'il n'a choisi d'être le "chouchou" des Ivoiriens. Il incarne la juste aspiration des Africains à la souveraineté et à la véritable indépendance. Sa diabolisation tous azimuts par la presse occidentale est voulue et j'espère que tu ne tombes pas dans leur jeu!!!

Tu continues: "- Le personnage de Gbagbo ne fait pas l'unanimité comme c'était le cas de Mandela". Je m'inscris en faux sur cette affirmation. Butelezi, chef Zulu, ça te dit quelque chose? Tu sais le nombre de morts que cela a provoqué en Afrique du sud, son opposition d'avec l'ANC et Mandela? Mon frère, surtout pas de révisionnisme!!!

Ma conclusion, cher frère, Gbagbo n'est plus Ivoirien, il est Africain et même plus. Tu vas devoir t'y faire. Et sois en sûr, NOUS IRONS JUSQU'AU BOUT!

Écrit par : Dindé | mardi, 13 décembre 2011

BIEN DIT FERNAND,
Je dis que M. Blincky se joue l'intello, sérieux analyste des faits et juste dans ce qu'il avance. Mais nous, nous savons bien qu'il ne raconte que des récitations déjà entendues quelque part.
Je veux savoir si M. Blincky reconnais Allassane (manipulé à souhait par la france) comme l'instigateur de tout ces coups tordus depuis 1999. Sinon qu'il nous éclaire un peu sur ce qui se passe dans ce pays depuis 1999 et même s'il le souhaite un peu avant 1999.

A la suite!

Écrit par : YOUL POUNTA | mardi, 13 décembre 2011

Le régime de ouatara le boucher de sindou s'apparente à celui du système colonial dirigé par les négriers esclavagistes occidentaux.Tout lui est dicté depuis l'occident et particulièrement de la france,les idées,les décisions,même sa propre sécurité,jusqu'aux simples voitures de patrouilles qui lui viennent toutes peintes en bleu blanc rouge aux couleurs de la france.quelle honte?quelle subordination?quelle idiote soumission?La cote d'ivoire est dirigée depuis l'élysée par le voyou criminel nabot sarkozy.Maintenant dites moi,chèr blinky nimporte quoi,en quoi diffère le régime de ouatara de celui de l'apartheid ou les esclavagistes blancs dirigeaient l'afrique du sud majoritairement peuplée d'africains?.Aujourd'hui le peuple ivoirien est embrigadé et lésé dans son droit à l'expression,c'est la dictature ,,le gel des avoirs des opposants,du jamais vu dans ce pays, des opposants battus ,emprisonnés ou en exil ;les villageois battus à leur tour expropriés de leurs terres ,humiliés, leurs recoltes de cacao et de vivriers arrachées ou volées par les forces de ouatara,la faim,la pauvreté,l'insecurité grandissante avec des grenades et des lance-roquettes manipulés aveuglément par les soldats illétrés de ouatara qui tombent et explosent dans les maisons d'honnêtes citoyens,l'armée clochardisée.etc etc....Epargne nous tes discours creux,ce n'est pas ici que tu viendras jouer à l'intelectuel abruti qui ne veut rien comprendre cher blincky le régime d'apartheid est mieux que celui de ouatara car les sud-africains avaient en face d'eux des blancs et savaient donc à quoi s'entenir .ouatara = l'imposteur la marionnette de l'occident GBAGBO demeurele président légitime dans la t^te des dignes ivoiriens n'en déplaise à vous autres des blincky ou je ne sais quoi......

Écrit par : lorence | mardi, 13 décembre 2011

Youl ne dis pas de ce demi lettré qu'il est un intello il est à l'image des soit-disant intello du RDR. Des docteurs en droit qui ne peuvent même pas conduire un débat politique (Face à la nation ou cissé bacongo est venu faire l'étalage de son inculture). Un intello est cet individu qui vit dans sa société et non en marge de celle-ci. Il aprréhende les vécus de son peuple et les partage avec lui. Ce n'est nullement aligner des mots creux je dirais cela ne saurait s'apparenter à du verbalisme insensé.

Que Dieu bénisse la CI

Écrit par : intelligenciahomme | mardi, 13 décembre 2011

Dites à Blnicky de bien observer ce qui arrive!
Gbagbo est à la Haye, dans ce pays la Hollande qui a joué un grand rôle dans la traite négrière et le commerce triangulaire pouir dire la vraie histoire de la Côte d'Ivoire et partant de l'Afrique. La boucle est bouclée. Les voies de Dieu sont impénétrables. Réjouissons nous, mes frères, réjouissons nous en qui nous savons.
Ils ne savent pas dans sur quoi ils ont mis le doigt!

Écrit par : De Débora | mardi, 13 décembre 2011

A l’endroit du sieur BLINKY BILL,

Votre analyse aurait été parfaitement appropriée si elle se rapportait exactement au fond de la cause. Ce qui ne l’est pas .

Il s’agit moins d’assujettir le sort d’un pays à la survie d’un individu mais de considérer avec attention la destinée que le peuple ivoirien lui même a voulu se donner et qui malheureusement a été détournée de son cours.

Et c’est cela que le peuple de Côte d’ivoire a tenu a l’exprimé.

Sinon il (le peuple) n’était nullement contraint à l’abstention fut-il le mot d’ordre !

Si le FPI de ADOU ASSOA qui ne pèse que « 46% » des ivoiriens décident de renoncer à son droit de vote, pourquoi cela doit faire détourner des urnes les prétendus « 54% » de l’électorat acquis à la cause de son adversaire ?


Certes, « la construction nationale ivoirienne doit se poursuivre en dépit de l'incarcération de M. Gbagbo », mais cela contre le gré du peuple ?

Écrit par : DIDIER F. | mardi, 13 décembre 2011

Belle analyse Didier F. Merci en tout cas pour cette intervention hautement appréciée
Que Dieu garde la CI et ses dignes fils

Écrit par : El Haj Bah | mardi, 13 décembre 2011

Que de mots! On passe de la démonstration à l'attaque personnelle. Allègrement! Je n'ai jamais prétendu sur ce blog être intellectuel. Je n'ai même pas dit que j'étais lettré. Mai demi-lettré, ça me va. C'est certains qui le disent et qui m'attribuent des titres que je n'ai jamais revendiqués. Soit!
Mon ami Dindé, concernant la longue genèse que tu fais des épisodes de la crise ivoirienne que tu fais remonter à l'attaque de 2002, une remarque: le point de départ de la crise ivoirienne est discuté. D'aucuns la font remonter au coup d'Etat militaire de Robert Guéi, d'autres la datent de l'élection de 2000 et il y en a même qui disent que c'est à compter de la mort d'Houphouet que la crise a commencé. Toi et moi nous proposons d'autres dates. Tout ceci est lié à ce qu'on cherche à démontrer. Mais passons.
Sur Gbagbo l'Africain, je persiste à dire que ce qualificatif ne lui convient pas pour les raisons que j'ai déjà évoquées. Une preuve prosaïque de l'absence d'unanimité autour de Gbagbo, c'est l'extrême division des Africains sur son cas. Toi et moi aussi avons des positions différentes sur ce sujet.
La discussion continue.

Écrit par : Blincky Bill | mercredi, 14 décembre 2011

BLINCKY BILL,

Sur la volonté d'Alassane Ouattara de devenir vaille que vaille, président de la Côte d'Ivoire on pourrait, effectivement, repousser la genèse de la crise ivoirienne même jusqu'à sa nomination comme Premier ministre, dans notre pays, par le Président Houphouët-Boigny, avant son décès en 1993. C'est de là que tout est véritablement parti. Enfin, d'une certaine façon.

Mieux, on pourrait remonter les origines de la crise ivoirienne à la mutation socio-politique globale des années 1990, avec l'avènement du multipartisme, et la mettre en rapport étroit avec la manière dont les Ivoiriens s'y sont inscrits.

Sur la question de l'aura africaine de Gbagbo, "l'extrême division des Africains sur son cas", comme tu dis, ne fait en réalité que prouver sa renommée et l'africanité de sa lutte pour la démocratie, la souveraineté et l'indépendance véritable du continent noir.

Je te l'ai déjà fait remarquer, la diabolisation tous azimuts de Laurent Gbagbo est l’œuvre des médias français et occidentaux, et des officines occultes de contre-communication d'Alassane Ouattara pour le dépeindre comme un tyran sadique et un criminel international. Il n'en est rien. Et jamais Gbagbo n'a été aussi populaire. A La Haye, c'est toute l'Afrique qui s'est mobilisée (toutes les sous-régions pour ne pas dire toutes les nationalités). C'est ainsi qu'ils ont dépeint Kadhafi pour justifier son assassinat, la destruction de son pays et le massacre de son peuple.

Remake de l'Irak, si tu as une mémoire fidèle. C'est en cela que la contre publicité faite à Laurent Gbagbo ne nous dérange aucunement. L'Occident le fait toujours contre les fils significatifs de l'Afrique. L'analyse de bien des Africains part de ce qu'ils écoutent ou lisent des médias caniches de l'Occident. Pas étonnant qu'ils fassent preuve de si peu de lucidité et d'objectivité dans la compréhension de la crise ivoirienne!

Écrit par : Dindé | mercredi, 14 décembre 2011

Fernand,
Arrêtes de perdre ton temps à répondre à ce Monsieur qui apparemment refuse de reconnaitre les choses et de répondre aux questions. Il ne pourra jamais être convaincu par ce que nous lui disons et vice versa.
Son esprit est trop petit pour comprendre comment ce pays pauvre mais riches en plans diaboliques et machiavéliques qu'est la france continue son exploitation et sa colonisation sous d'autres formes. Et ce sont des personnes comme Blincky qui leur serve de chien de chasse.

Bien à vous!

Écrit par : YOUL POUNTA | mercredi, 14 décembre 2011

Waw, YOUL POUNTA!!!

Tu n'y es vraiment pas allé par quatre chemins! Difficile, en effet, de raisonner un tant soit peu BLINCKY BILL et bien d'autres ivoiriens tendance anti-Gbagbo indécrottables, mais tu sais, cher frère, je lui accorde le bénéfice de la bonne foi en attendant qu'il me prouve le contraire.

Le cas échéant, je le zappe définitivement, soit en sûr.

Néanmoins, c'est toujours intéressant de discuter avec ces frères. On en apprend des choses! Et on touche pour de vrai le résultat du travail de sape sur les esprits effectué par la nébuleuse françafricaine, appuyée de ses loges maçonniques et illuminatis tapies dans l'ombre et qui tirent les ficelles de nos drames et désastres locaux.

Merci pour le soutien indéfectible et la solidarité infaillible!

Bien à toi.

Écrit par : Dindé | mercredi, 14 décembre 2011

Dindé, je suis content de ta position mesurée concernant nos différences de points de vue. Je t'accorde aussi le bénéfice de la bonne foi. Contrairement à Youl, je crois qu'il faut discuter même si on peine à convaincre son interlocuteur, à moins que la discussion fasse peur. Si on se refuse au débat, une seule issue s'offre à nous: la guerre. Nous en avons payé le tribut pour savoir qu'il faut qu'on se parle sincèrement. Ni la haine,ni le mépris ne sont du Dieu que certains invoquent à longueur de post. Le diable est tapi là où on croit l'avoir extirpé: le coeur de certains.
Le discours sur la libération ne date pas d'aujourd'hui. Sur ce point, il n'y a pas une innovation politique ivoirienne. Dans le cas de la Côte-d'Ivoire, c'est une construction a posteriori qui est intervenue suite à l'attaque de 2002. Avant cela, c'était un repli identitaire qui avait cours. Il ne faut tout de même pas l'ignorer.
De plus, ce qu'il faut comprendre, c'est dans l'histoire des pouvoirs forts équipollents aux dictatures, le recours à la théorie du complot et à la main de l'étranger sert de ferment à l'inaction et aux dérives de toutes sortes. Dans le cas ivoirien, tout n'est pas venu de l'étranger. Il a bien fallu que nous ouvrions la porte pour que ce qui est arrivé arrive.
Nous devons apprendre à assumer nos responsabilités. La traite négrière, l'esclavage, la colonisation, la néo-colonisation n'auraient jamais eu l'ampleur qu'on sait si les Africains eux-mêmes ne s'en étaient faits complices. Le pire, c'est que c'est ceux qu'on soupçonne le moins qui en sont la cheville ouvrière.
J'attends toujours que Youl qui fait dans l'attaque personnelle use de son grand esprit pour agrandir le mien.

Écrit par : Blincky Bill | mercredi, 14 décembre 2011

Blincky,
Ce n'est pas moi Youl qui agrandir les esprits mais c'est DIEU par le CHRIST YESHUA, qui en est le créateur, qui peut te sauver et agrandir ton esprit si tu le veux.
Pour ce qui est de ce sont "les africains eux-mêmes s'en sont faits complices": cet état de fait n'est pas nouveau sur terre et c'est pareil dans tout le monde entier. Tu as l'exemple du maréchal Pétain en france et bien d'autres exemples à travers le monde. Même dans les familles, il y a très souvent des traitres mais ne l'oublies pas "... malheur à celui par qui le malheur arrive" dixit un verset Biblique. Es-ce pour autant que toi qui sait que la colonisation, l'esclavage et autres formes d'exploitation gratuites sans contreparties légales et sans aucun plan de développement sont négatives pour l'afrique, mais plus encore, ménacent même l'avenir des générations futures, dois te rendre complice de ces choses et militer pour ces agissements. Je veux que tu dénonces ces choses au lieu de soutenir dramane qui est comme ces africains qui se sont fait complices de la traite négrière comme tu l'as si bien dit. Et puis dans tous ces plans démoniaques, ce n'est pas trop le complice qui est à dénoncer mais plutôt l'instigateur. La preuve dès que l'instigateur a aboli cette traite négrière, elle s'est arrêtée sous sa forme ancienne et trop visible. Alors si tu es d'accord (ce qui va énormément m'étonner) dis quelque chose de nouveau.

Bien à toi!

Écrit par : YOUL POUNTA | mercredi, 14 décembre 2011

Je suis d'accord avec toi que Ouattara n'a pas une conception et une pratique saines du pouvoir. Les conditions de son accession au pouvoir, les nominations de personnes issues de la même région, de la même religion et le récent transfèrement de Gbagbo à La Haye me paraissent inacceptables. Je l'ai écrit à plusieurs reprises.
Je suis contre toutes les ingérences étrangères en Afrique. Pour autant, ce qui m'importe, c'est comment on fait pour sortir de nos divisions qui profitent aux autres. C'est pourquoi sans partager toutes tes idées, je m'efforce de faire des contributions pour qu'on se retrouve. Crois-tu que si on est unis, on vivra encore cette exploitation de l'homme par l'homme?
Tu sais, aujourd'hui des penseurs occidentaux conceptualisent la recolonisation de l'Afrique au prétexte que nous ne savons pas ce qu'est la liberté? D'autres écrivent pour dire que l'Afrique n'a pas à se plaindre des fléaux que sont la traite, la colonisation (Pascal Bruckner ou Hélène Carrère d'Encausse, etc.).
Tu vois, on peut discuter. Seulement mon problème avec les luttes de libération de l’Afrique, c'est qu'elles doivent se faire selon des modalités et des conditions nouvelles. Dans cette lutte, il faut se méfier des hommes providentiels. En outre, il faut poser le problème au niveau social, non au niveau racial.

Écrit par : Blincky Bill | mercredi, 14 décembre 2011

BLINCKY BILL,

L'ingérence étrangère dans les crises africaines ou même dans la vie politique sur notre continent n'est pas le moindre mal, c'est le mal principal, c'est le déterminisme pétrifiant qui nous empêche d'envisager le moindre décollage.

As-tu remarqué jusqu'à quel point l'UA est noyautée par l'Occident pour nous tirer vers le bas? Le dossier libyen, en la matière, est plus qu'éloquent! Les Africains n'ont pas poussé un pépiement devant l'hécatombe occidentale sur notre pays frère.

Dans ces conditions, ton projet d'unité et de solidarité fera forcément un flop. Il y aura toujours des traitres et des lâches comme les Compaoré, Wade, Ali Bongo, Sassou Nguesso, Faure Gnassimgbé, Biya et autres serveurs de thé de la Françafrique, pour faire échouer toute initiative noble.

Sais-tu au moins que la création du Fonds monétaire africain (42 milliards de dollar contre 25 milliards de dollar pour le grand FMI, l'un des voeux du président Gbagbo) et le projet satellitaire RASCOM 1 qui devait couvrir toute l'Afrique sont les deux dossiers qui ont valu à Kadhafi sa mise à mort? Je publierai tout à l'heure une vidéo sur le sujet. Visionne-la et tu verras que les Africains ont toujours eu des velléités d'union battues en brèche par les puissances occidentales.

La RDC arrive-t-elle à se développer malgré son outrageuse richesse? Non! Pourquoi? L'occident veut ses matières premières minières uniques au monde. Pour cela, la RDC n'a jamais eu un instant de répit depuis Lumumba. Ils instrumentalisent toujours quelqu'un pour la cause. Dans les années 60, ça a été Mobutu et la suite, je t'en dispense.

BLINCKY BILL, ne te voile pas la face: tu n'iras nulle part avec ce déterminisme sur le dos.

L'Occident joue chez nous la sauvegarde de ses intérêts. Certains d'entre nous sont trop cupides et avides de pouvoir pour ne pas être instrumentalisés pour leur préservation. Alassane Ouattara est un cas d'école, en la matière! Et il y a encore beaucoup à dire.

Le crime, justement, de Gbagbo? Vouloir se défaire de ce joug, en conduisant son pays vers une vraie démocratie, une vraie souveraineté et une vraie indépendance!!!

L'Occident ne veut pas de démocratie en Afrique comme le dit un écrivain-essayiste camerounais: " LIBRE OPINION: «L'OCCIDENT NE SE FOUT PAS DE LA DEMOCRATIE, IL LA DETESTE» " de Atangana Mebah Dorien." Lis-moi ce papier.

En voici le lien: http://regardscroises.ivoire-blog.com/archive/2011/11/19/libre-opinion-l-occident-ne-se-fout-pas-de-la-democratie-il.html

Écrit par : Dindé | mercredi, 14 décembre 2011

Merci Blincky,
Je veux savoir ces idées qui sont les miennes que tu ne partages pas?
"Je suis contre toutes les ingérences étrangères en Afrique. Pour autant, ce qui m'importe, c'est comment on fait pour sortir de nos divisions qui profitent aux autres". Sur ce sujet qui me semble très essentiel et donc d'une importance capital, je voudrais juste te dire qu'il n'y a que le SEIGNEUR YESHUA qui pourra créer cette union en côte d'ivoire et même en afrique. Je le dis en tant que chrétien (peut être que tu ne partageras pas cet avis). Mais je suis si convaincu de ce que je te dis que ma foi est inébranlable. Le SEUL qui peut nous aider à nous affranchir de ce joug coloniale et satanique. Ma solution ne te semblera pas réaliste et concret mais elle est si sure que je souhaite qu'on milite pour cette cause.
Seul se conformer et marcher selon la volonté du CREATEUR nous liberera de n'importe quel joug. Car c'est le SEIGNEUR JESUS qui décharge et affranchit. L'afrique devrait tourner son regard vers SEIGNEUR. Ces difficultés que connaît l'afrique ont été vécu par d'autres peuples et ces mêmes européens aussi et c'est la parole du SEIGNEUR qui les a permis de sortir de l'animosité qui était leur quotidien (Jacquou le croquant et autres histoires des misérables t'en convaincront).
Voilà donc ma solution pour cette unité qu'il nous faut retrouver dans la vérité et surtout dans le SEIGNEUR.

Bien à toi!

Écrit par : YOUL POUNTA | mercredi, 14 décembre 2011

Je viens de vous lire avec attention. Dindé, j'ai suivi le lien que tu m'as conseillé et ai lu l'article de M. Atangana. Je le trouve intéressant mais les questions qu'il aborde et les vues qu'il développe ne sont pas nouvelles. Sauf que depuis les années 60 la liste des victimes de l'impérialisme n'a fait que s'allonger. Dans son article, il ne dit pas une chose essentielle, à savoir que le processus de démocratisation du début des année 90 a été une commande des occidentaux à nos chefs d'Etat. Certains s'y sont pliés en mesurant le risque que courait leur pouvoir. D'autres on voulu résister et on connaît la suite. Les cas malien et zaÏrois sont éloquents, de ce point de vue.
Par suite, il est loisible de comprendre que les bégaiements auxquels ce processus donne lieu sont à la fois de notre fait et de celui de nos "maîtres." Notre part contributive à consiste à croire qu'il existe une démocratie pure. Mais la démocratie est une construction de classe!
De cette erreur (M. Atangana y a succombé) sont issus un certain nombre de choses qui se résument pour l'essentiel en une absence de vigilance citoyenne face aux possibles dérives des dirigeants et un manque d'exigence de vertu de leur part. La vigilance citoyenne et l'exigence de vertu de la part des dirigeants sont les éléments qui améliorent la démocratie. En conséquence, la critique de la démocratie en tant que système de gouvernement ne peut se faire qu'en tenant compte du contexte et de l'évolution institutionnelle des Etats. Or, le contexte actuel de raréfaction des ressources a fait que les dirigeants occidentaux cherchent par tous les moyens à s'accaparer les richesses du monde. Pour cela, il n'ont pas d'égard pour la voix des peuples, même pas de ceux qui les ont élus! J. Chirac qui a défini la toute nouvelle doctrine militaire française a fait passer celle-ci de la "dissuasion nucléaire" à une forme d'offensive nucléaire qui veut que la France puisse utiliser la bombe atomique pour garantir ses approvisionnements. En termes clairs, si ton pays a des richesses que la France veut, si tu ne veux les donner, tu seras rayé de la face du monde.
C'est donc dire que dans le cours de notre histoire post-coloniale, les dynamiques de l'intérieur n'ont jamais été celles qui ont façonné notre existence. Je l'explique plus par la médiocrité et le manque de patriotisme de la plupart de nos dirigeants. Ce qui n'exonère pas les Occidentaux de leurs responsabilités. Mais à la réflexion, pourquoi voulons-nous que ces gens aient un regard humain sur nous alors même que nous ne sommes pas conscients de nous-mêmes et du monde dans lequel nous vivons?
Il est tout de même à noter que les pays d'Afrique n'ont pas été les seuls à avoir été colonisés. Toutefois, ce sont ceux dans lesquels - à l'exception de l'Algérie, de l'Afrique du Sud et avec quelques réserves le Maroc - l'ex colonisateur continue d'avoir une mainmise. Contrairement à ce que toi et Youl pensez, cet état de fait ne relève pas d'un déterminisme. Ce n'est pas une nécessité (au sens philosophique du terme) qui veut qu'il en soit ainsi et qu'on n'y puisse rien. Pour moi, plusieurs facteurs peuvent l'expliquer:
- d'abord, la faiblesse de notre encrage dans notre histoire, dans nos institutions et dans les valeurs qui fondent nos sociétés. Il ne viendrait pas à l'esprit des occidentaux de tenter chez d'autres peuples ce qu'ils font en Afrique ( voyez les Arabes);
- ensuite nos hommes politiques ne se sont pas souciés de construire de véritables nations pour parachever l'édification de l'Etat-nation, legs du fait colonial. Ce faisant, les populations ont pour référence l'ethnie, la région, la religion, etc. De fait, la communauté de destin qui devait cimenter nos relations et nous pousser à dire "non" chaque que de besoin n'est jamais advenue;
- enfin, la collusion qu'entretien notre classe politique avec les dirigeants occidentaux est un autre mal. Sur ce point, il ne faut qu'on se trompe: tous nos chefs d'Etat ont leurs entrées dans les officines politiques d'Occident, même si certains s'en défendent! En fait, il existe un système de redevabilité entre eux.
Comme vous le voyez, mes frères, si notre femme nous trompe, il ne sert à rien de nous en prendre à son amant. Demandons-nous ce que nous avons fait et surtout ce que nous n'avons pas fait. En Amérique latine, après les années de dictature soutenues par les Occidentaux, une nouvelle classe politique est aux affaires. Tous ces leaders ont affirmé dans la Constitution que les richesses de leurs pays appartiennent au peuple, même l'eau! Aucun contrat léonin ne peut plus désormais se conclure avec des investisseurs étrangers (voyez le cas du pétrole vénézuélien). Pendant ce temps, nos dirigeants se complaisent à faire des déclarations publiques que leur signature trahit. L'exemple latino-américain est possible chez nous. Il ne tient qu'à nous de le réaliser.
Sur la solution, mon frère Youl, je suis en désaccord avec toi. Toi, tu proposes que nous nous en remettions à l'ordre de la religion. Je crains qu'à l'échelle humaine, la solution divine ne nous soit pas d'un grand secours. Elle est facteur de division et de désordre. Dans certains pays musulmans, on impose la loi de Dieu comme solution aux problèmes. Tu peux voir ce cela donne au résultat. En Irlande, on voit comment catholiques et protestants se déchirent, surtout à l'occasion de la St Patrick. Plus près de nous en Ouganda, Joseph Koni commet des massacres au nom de la solution divine aux problèmes humains. En outre, dans l'histoire d'Europe, les rois et les hommes d'église gouvernaient les Etat en invoquant la loi de Dieu.Tu l'auras compris, je me méfie de cette voie bien qu'étant moi-même croyant et pratiquant assidu. Jésus, lui même, se gardait de mêler spirituel et temporel. Ne disait-il pas à César ce qui est à César, à Dieu ce qui est à Dieu?
Au plus profond de moi, ce n'est pas trahir ma foi que de penser que si nous avons fait le choix de la démocratie, c'est pour assumer notre destin en ne mettant pas sur le dos de Dieu le poids de nos décisions.
Notre Etat affirme clairement son caractère laïc. Ce choix ne tient pas du hasard mais bien la diversité religieuse et du souci de soustraire l'Etat de l'influence des religions.
C'est pourquoi je trouve qu'il y a quelque excès à voir un chef d'Etat déclarer que c'est oint de Jésus qu'il se trouve être à la tête de l'Etat ou qu'il est le choix de Dieu. La réalité est bien plus terre à terre: il s'est présenté à des élections et a été élu par le peuple. Son mandat, il le tient donc du peuple, pas de Dieu. En agissant ainsi, le chef de l'Etat trahit ceux qui l'ont élu. En effet, il n'est pas sûr que s'il leur avait dit qu'il était "le choix de Dieu", il aurait été élu. De toute évidence, il n'a pas reçu mandat ni de Dieu, ni du peuple de faire advenir le Royaume de Dieu.
Pour terminer sur ce sujet, il nous faut user des armes de notre intelligence pour nous sortir du piège mortel dans lequel nous sommes pris. Cette intelligence-là, c'est Dieu qui l'a donnée. Si nous en faisons usage, nous retrouverons la vérité et la voie du SEIGNEUR.
Bien fraternellement.

Écrit par : Blincky Bill | vendredi, 16 décembre 2011

Ouf!!! Enfin achevée, la lecture de ton très long commentaire, BLINCKY BILL!

Je relève un seul point, pour éviter de m'étaler en longueur, car tu as dit beaucoup de bonnes choses mais aussi d'autres, assez discutables.

Tu affirmes notamment, donnant les raisons selon toi de la perpétuation de la mainmise de l'ex-colonisateur sur les "ex-colonies" africaines: " D'abord, la faiblesse de notre encrage dans notre histoire, dans nos institutions et dans les valeurs qui fondent nos sociétés. Il ne viendrait pas à l'esprit des occidentaux de tenter chez d'autres peuples ce qu'ils font en Afrique (voyez les Arabes) ".

Qu'espères-tu quand tu voues aux gémonies les quelques rares leaders africains qui veulent, comme GBAGBO, forger et justement ancrer en leurs citoyens une identité nationale et souveraine, donner à leurs États des institutions fortes et respectées, auxquelles tous se soumettent, et consolider ainsi l’État de droit. Quelles autres valeurs peuvent raffermir les fondements de nos nations? Tu ne peux pas vouloir une chose et son contraire, BLINCKY BILL!

Et puis le cas ARABE que tu a pris pour étayer ton argumentation est le pire, au regard de l'actualité de l'année: le printemps arabe! Tu ne me feras pas la déception de croire que les arabes sont encore maîtres de leurs destins, que ce soit dans le Golfe, en Afrique ou au Moyen-orient, tout de même, BLINCKY BILL! Je te sais plus lucide que cela! Tu ne me feras pas non plus croire que ce fameux printemps n'est pas une manipulation occidentale? Trop d'écrits et de témoignages prouvent le contraire, bon sang!

As-tu vu et examiné les cas Libyen, Égyptien (contre-révolution, pour ainsi dire, après la prétendue révolution), Tunisien, Yéménite, du Barheïn et bientôt Syrien et Algérien, pilotés par les "maîtres du monde" dans l'objectif de reconfigurer les pays arabes pour les besoins de la cause impérialiste? Sais-tu au moins que ces levées de boucliers populaires ont été planifiées depuis longtemps par les services secrets occidentaux, et notamment américains, français et anglais?

La vérité, il faut le savoir, c'est qu'aucun peuple n'est désormais à l'abri du diktat de l'Occident, dans un monde en pleine globalisation maçonnique et illuminatie. Pour y parvenir, la dimension spirituelle ne peut être exclue, comme le soutient YOUL POUNTA. Pas plus que ne peut être balayé du revers de la main l'engagement sans faille d'un peuple debout comme la Côte d'Ivoire aux côtés de son leader charismatique: Laurent GBAGBO.

Et soit en sûr, nous irons jusqu'au bout!!!

Écrit par : Dindé | vendredi, 16 décembre 2011

Cher Dindé, je crois que tu n'as pas compris ma référence aux peuples arabes. Je ne faisais nullement cas du "printemps arabe". Ce à quoi je faisais allusion, c'est que les peuples arabes ont une histoire et une culture auxquelles ils sont attachés et pour lesquelles ils sont prêts au sacrifice suprême. Nous, peuples protéiformes qui répondent aux injonctions venues d'ailleurs, nous nous couchons comme des caniches devant nos maîtres.
Relativement à la contradiction que tu sembles percevoir dans mon développement, il n'en est rien. Je considère que le mode hégélien par lequel on veut nous faire fonctionner en mettant des hommes providentiels à la tête de notre combat de libération est inopérant. L'histoire des peuples est faite de trois choses: les circonstances, la vision et l'action. Or,ces trois choses ne peuvent reposer sur la croyance qu'une sorte de deus ex machina changera les choses. Ce qui m'amène à dire que le messianisme ne doit pas nous guider sur le chemin de la libération. Du reste, nous en avons eu l'exemple avec Simon Kimbangu en RDC. On sait ce qu'il en est advenu.
Allons jusqu'au bout en gardant la République hors du champ du religieux.
On est ensemble, mon frère.

Écrit par : Blincky Bill | lundi, 19 décembre 2011

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