topblog Ivoire blogs

mercredi, 28 décembre 2011

DON MELLO FAIT LE BILAN DES ELECTIONS LEGISLATIVES DU 11 DECEMBRE 2011

 

AHOUA DON MELLO 4.jpg

1- DE LA LEGITIMITE DE M. OUATTARA


L
es élections législatives de 2011 en Côte d'Ivoire viennent de s'achever. Le taux de participation était certainement plus attendu que la liste des élus et cela, afin de pouvoir mettre un chiffre officiel devant le désert électoral que tous les observateurs nationaux comme internationaux ont constaté pendant la journée du Dimanche 11 Décembre 2011 où il y avait plus de soldats français et onusiens autour des bureaux de vote que d'électeurs ivoiriens.

Le taux de participation qui est toujours le premier chiffre annoncé dans toutes les élections du monde, a été le dernier chiffre sorti des laboratoires de la Commission Electorale Indépendante (CEI). Il ne fallait surtout pas  dépouiller le pouvoir de M. OUATTARA Dramane de toute légitimité surtout que ces élections représentaient le troisième tour des élections présidentielles de Novembre 2010 !

Deux mots d'ordre se sont affrontés lors de ces élections : l'appel à voter, lancé par M. OUATTARA et l'appel au boycott, lancé par les partisans du Président Laurent GBAGBO.

Le constat est sans équivoque. Selon les observateurs du monde entier, l'appel au boycott était le grand vainqueur des élections législatives du 11 décembre 2011 et ces élections ont enregistré le plus bas taux de participation de l'histoire électorale de la Cote d'Ivoire : moins de 20%.

Pour masquer cet échec du camp OUATTARA, la CEI tente désespérément de dépasser le taux de participation de 2000 (33%)en relevant le taux de participation de 2011 à 36.56% avec des  revenants  ayant participé au vote (cas d'ATTECOUBE ou plusieurs morts ont voté dont Feu SYLLA  moussa décédé le 6 mars 2011 a voté le 11 décembre 2011 etc.), des bourrages d'urnes avec expulsion de représentants de candidats non RDR ou séquestration de présidents de bureau de vote(cas de  YOPOUGON, de BOUAKE, de DUEKOUE, de KOUIBLY etc.) et des procès verbaux fictifs (cas de YOPOUGON avec 500 procès verbaux fictifs venant des résultats préenregistrés, BOUAKE, DIVO, MAN etc.).

Or l'appel au boycott des élections législatives, lancé par le RDR en 2000 a eu peu d'influence sur le taux de participation enregistré lors des élections présidentielles de 2000  (le taux est passé de 37% aux élections présidentielles à 33% aux élections législatives). Pis, en 2000, son fameux appel à la participation à l'élection des conseils généraux suite aux journées de réconciliation n'a pas non plus rehaussé le taux de participation qui est au contraire descendu à 28.01%. Le peuple de Côte d'Ivoire est donc resté indifférent aux appels au boycott du RDR comme aux appels à participer.

Ce qui n'est pas du tout le cas pour les élections présidentielles et législatives de 2010 et de 2011 où le taux de participation est passé de 81.10% aux élections présidentielles à moins de 20% aux élections législatives selon les observateurs, et a été bonifié à 36.56%  par la CEI. Cela ressemble à n'en point douter, à une chute libre quelque soit le chiffre considéré.

Le laboratoire de la CEI, en affichant un taux de participation de 36.56% proche du taux de participation de 37% aux présidentielles de 2000, veut faire avaler aux Ivoiriens qu'il ya eu autant d'engouement  aux élections présidentielles de 2000 qu'aux élections législatives de 2011. Ce qui frise le ridicule car aux législatives de 2011 il y avait plus de soldats onusiens et français dans les lieux de vote que d'électeurs vivants et cela tranche avec la grande mobilisation observée lors des élections présidentielles de 2000 !

Même ce taux bonifié ne sauve pas pour autant la légitimité du pouvoir OUATTARA et la suite de notre propos, nous le prouvera.

Le taux de désaffection en 2000 était de  moins de 4% entre les élections présidentielles et législatives  à l'appel au boycott du RDR, et de moins de 9% à l'appel à participation du RDR aux élections des conseils généraux.

Même en considérant le taux bonifié de 36.56% soit 2.070.793 votants (y compris « les revenants », les bourrages d'urnes et les procès verbaux fictifs), ce nombre est inférieur de 17% au nombre de votants pour M. OUATTARA au deuxième tour des élections présidentielles (2 483 164).

Sur les 4.843.445 de votants au deuxième tour des élections présidentielles, 2 772 652 électeurs ont respecté le boycott, soit 57.2% d'électeurs c'est-à-dire plus de la moitié des électeurs ayant voté aux présidentielles de 2010 ont boycotté les élections et donc ne se sont pas rendus aux urnes !

Ces résultats permettent de formuler deux hypothèses :

1-    Soit plus de la moitié des personnes ayant voté au deuxième tour des élections présidentielles sont des pro-GBAGBO et donc ont respecté le boycott, ce qui confirme à posteriori que le Président Laurent GBAGBO est le vrai vainqueur des élections présidentielles ;

2-    Soit, en plus des pro-GBAGBO,  17% de ceux qui ont voté pour M. OUATTARA au deuxième tour des élections présidentielles se sont abstenus d'accompagner un pouvoir ethno génocidaire qui n'est ému que lorsque ses partisans sont tués et sont donc déçus de sa politique menée depuis le 11 avril 2011 ou ont été empêchés de voter. Vu l'enjeu et les appels successifs à voter en pleine élection, les cas d'empêchement  sont certainement minimes même s'ils  existent. Ce n'est pas non plus à cause de l'insécurité vu le nombre de soldats français et onusiens par lieu de vote. Cela prouve au moins une chose : M. OUATTARA, non seulement n'a pu obtenir un début de réconciliation avec les pro-GBAGBO, mais il a augmenté le nombre de mécontents dans son propre camp y compris dans son bastion nord.

Dans les deux cas de figure, la légitimité de M. OUATTARA est fortement entamée. Pour sauver son régime, il instrumentalisme de plus en plus les ressortissants du nord et devient plus un chef de tribu qu'un Chef d'Etat en se réfugiant dans un communautarisme primaire comme nous allons le démontrer à travers les résultats de ces fameuses élections législatives.

2- DE L'ETAT-NATION LIBRE A L'ETAT TRIBAL ASSIEGE

Sur 254 sièges à pourvoir, le RDR s'est octroyé  127 sièges, le PDCI gagne péniblement 77 sièges.

Sur les 127 élus du RDR répartis sur l'ensemble du territoire, 103 sont des ressortissants du Nord soit 81% des élus. Là où le PDCI choisit des ressortissants de la localité pour représenter la population, le RDR préfère choisir un nordiste. Dans un pays où le taux d'analphabétisme dépasse les 50%, cela veut dire qu'entre la population et certains élus RDR, il ne peut qu'y avoir un dialogue de sourd à moins qu'un des objectifs inavoués du RDR ne soit d'imposer le Dioula comme langue nationale. La plupart des élus RDR ne représentent donc qu'eux mêmes et certainement pas la population.

Une telle volonté hégémonique et communautariste d'une tribu sur l'ensemble de la population qui  compte plus de 60 ethnies, ne peut que porter un coup mortel à l'unité nationale et à la diversité culturelle.

Après avoir détruit les corps d'armée régulière, la gendarmerie et la police en les remplaçant par une armée tribale FRCI, M. OUATTARA s'est constitué une administration tribale à travers les différentes nominations aux fonctions administratives et judiciaires. L'architecture d'un Etat tribal vient d'être parachevée par un parlement qui ressemble à  un parlement tribal avec des observateurs extérieurs à la tribu où la majorité qui va voter toutes les lois est du Nord de la Côte d'Ivoire.

Le PDCI  a été créé comme un instrument de lutte anticolonial et le FPI,  créé sur des bases idéologico-politiques (lutte pour le multipartisme, la démocratie et le socialisme). Ces partis ont donc  pu s'implanter dans tous les groupes ethniques. Le RDR quant à lui, est un parti fondé sur un sentiment infondé de rejet d'une tribu. Aussi se réfugie-t-il dans le communautarisme et  constitue-t-il une menace sérieuse pour l'unité nationale et la diversité culturelle.

Ainsi, après avoir détruit l'Etat, M. OUATTARA entreprend la destruction du tissu national par une tribalisation injustifiée et outrancière de la vie politique.

En effet, le recensement général de la population et de l'habitat réalisé en 1998, donne une répartition de la population selon les origines ethniques. Sur une population de 15 millions d'habitants en 1998, il ressort que les divers groupes ethniques du Nord totalisent un effectif de 3.868.635 soit 19.34% de la population. Sur cet effectif, les Dioulas ne représentent que 505.764 soit 03.37% de la population. Une minorité si forte, ostentatoirement visible dans tout l'appareil d'Etat, ne peut qu'engendrer des ressentiments aux conséquences imprévisibles. Les ressortissants du nord non membres du RDR sont considérés comme des traitres et sont traités comme tels. On peut raisonnablement se demander : où va M. OUATTARA ?

Vouloir concentrer tous les pouvoirs d'Etat entre les mains d'un groupe ethnique minoritaire par un désir de vengeance, ne peut que compromettre l'harmonie de la société ivoirienne et  l'unité nationale et exacerber les haines. Si Nelson MANDELA s'était vengé, si Laurent GBAGBO en avait fait autant, ou serait l'Afrique du Sud, ou serait la Cote d'Ivoire ? La grandeur d'un homme politique se mesure par l'idéal qu'il souhaite et réalise pour chacun de ses concitoyens indépendamment de son appartenance politique, ethnique ou religieuse. Que souhaite M. OUATTARA pour 85% de ses concitoyens ? La réponse a cette question, détermine le projet de société réel du RDR.

Le seul projet de société du RDR semble donc de combattre l'exclusion par l'exclusion et de vivre ensemble sous une dictature tribale par une liquidation politique, économique, financière, voire physique de toute résistance que constitue 85% des ivoiriens avec la complicité de la communauté internationale dirigée par la France de SARKOZY dans sa volonté de reconquête coloniale. Elle qui était prompte à faire passer en boucle sur les télévisions internationales les moindres égratignures de ses alliés au nom des Droits de l'Homme, reste aveugle, aphone et sourde face aux meurtres commis chaque jour  sous ses yeux par les forces pro-OUATTARA confirmant cette règle d'or de toute stratégie de communication : on ne sert au public une information qu'à condition que cette information serve les intérêts de ceux qui la communiquent.

Il ne reste plus désormais, à M. SARKOZY  qu'à applaudir gaillardement « sa démocratie » qu'il est venu installer violemment avec ses bombes en ignorant plus de 80% du peuple mais s'alliant allègrement avec des « revenants » et autres citoyens fictifs. Incapable de régler les problèmes pour lesquels les Françaises et les Français l'ont élu, il décide de régler les problèmes de ceux qui ne l'ont pas élu pour distraire l'opinion publique en plongeant chaque jour son pays dans un surendettement.

Quand un pays africain a pour police la force française LICORNE, pour armée l'armée onusienne avec comme supplétifs des mercenaires africains, un parlement tribal, une administration tribale, une rébellion tribale dite force républicaine, ce n'est plus un ETAT-NATION libre mais un ETAT TRIBAL  assiégé. La réconciliation est devenue impossible avec un pouvoir de plus en plus assujetti, sourd, haineux, tribaliste et revanchard. Aucun pouvoir n'étant eternel, puisse la prochaine alternance, permettre aux ivoiriens de dépasser les haines tribales et raciales pouvant naitre de cette imposture qui n'est qu'une parenthèse de l'histoire de la Côte d'Ivoire pour forger dans l'unité retrouvée par la réconciliation, la patrie de l'hospitalité et de la vraie fraternité dans le respect de la souveraineté, du droit à la vie, du droit au travail quelque soit son bord politique, de la liberté d'expression, de l'égalité des citoyens devant la justice et les emplois publics, de la présomption d'innocence, de la volonté du peuple... c'est à dire : dans le strict respect de la charte des nations unies et  la déclaration universelle des droits de l'homme.



Dr DON MELLO Ahoua

 

Ministre de l'équipement et de l'assainissement  et

Porte-parole du Gouvernement AKE N'GBO

 

Source: INFOS COTE D'IVOIRE

Commentaires

toi don melo tu te cache et c'est toi qui a la grande gueule. Si tu te dire garçon vient en côte d'ivoire pour parler c'est ça on appelle garçon vous vous cachez dans le pays des autres et c'est vous qui aviez la grande gueule. sa fait vraiment pitié. des pères de famille comme vous. vous vous comportez comme des enfants quels exemples alliez vous donner à vos enfants.
pauvres de vous.

Écrit par : lili | jeudi, 29 décembre 2011

LILI,

Au lieu de t'émouvoir sans raison, répond à DON MELLO sur ce qu'il a dit. Sinon, le débat n'avancera pas.

Pour être plus clair: tu trouves quoi à redire sur ce qu'il a affirmé et démontré? C'est tout ce qu'on te demande et qui peut nous faire évoluer sur ce blog. Tout le reste n'est que sensiblerie.

Argumente! Démonte DON MELLO. On t'attend.

Écrit par : Dindé | jeudi, 29 décembre 2011

Quand le PR Laurent Gbagbo s'evertuait a faire regner la democracie en CI, votre assassin d'allassane Ouatara, sa Jezabel Dominique, et leur bande d'egorgeurs se sentaient libre de circuler parce qu'aucun Ivoiriens ne leur barrait le chemin. aujourd'hui toi LILI, tu parle de quoi? tu aurais eu les couilles de meme pouvoir dire au monde entier ce que tu pensais des legislatives comme l'a fait DON Melo? QUI a essayer de revenir en CI sans etre assassine ou emprisonne si il avait ete du camp du PR Gbagbo? vous pensez que nous ne sommes pas informes de toutes vos mises en scene? bande de malhonetes. vous etes malhonetes jusque dans vos veines et dans votre ame. c'est Allassane Ouatara qui vous a exposes. Grace a lui on sait qui vous etes. Grace a lui on sait qui sont les Ivoiriens/non Ivoiriens qui aiment vraiment la CI. grace a lui aussi vous tous, les supporteurs de l'injustice seront tres humilies. ca ne fait que commencer.

Écrit par : Annie | jeudi, 29 décembre 2011

Il est fort malheureux que les ivoiriens s’effacent pour qu'une élite qui ne s'est point défait de ses pulsions les plus basses et autres appétits égoïstes , vive et prospère malgré le gouffre qu'elle creuse. Ce que nous espérions de Gbagbo et qui a motivé que nous donnions nos vies et voix afin de sauver la sienne ( à cause du mandat que nous lui avons donné), soit préservée. A t-il su rendre l'ascenseur ? Oublier son ego, ses privilèges, ceux de ses copains pour regarder avec compassion ce peuple pauvre, qu'on hospitalise dans les CHU à même le sol, ce peuple qui ne mangeant plus qu'une fois pour (heureux sont-ils), envoie ses filles et fils dans la fleur de l'age se prostituer. C'est d'ailleurs cette même élite qui arrogance et scrupule au talon, s'y met à coeur-joie. Communication responsable voilà ce à quoi je voudrais inviter les ivoiriens. Nos propos idiots et inconsidérés ont fait trop de morts, et le sieur Don Mello n'est pas un exemple à saluer et perpétuer. Quand à la première secousse (fruits de leurs propos) n'ont-ils pas protéger leur vie et celle de leurs parents? Qu'en fût-il pour les autres, ceux qu'il haranguait et qu'il réussit à opposer les uns les autres ? C'est peut-être un complot contre le président Gbagbo, je veux le croire; mais là encore son manque de discernement, de sagesse et d'humilité lui colleront toujours à la peau. L'adversaire (la France, la soit-disante communauté et quoi encore) était trop puissante (vous l'ignoriez? Méprise ou mépris pour le peuple, la nation) . Il aurait pu laisser le pouvoir au nom de la vie et de l'intérêt du peuple dont il s'est toujours voulu chantre. Je ne crois pas que ce fut de la vaine griotique, trompé fut le président par des conseillers plus soucieux de leurs intérêts que de l'action de leur patron. Les yeux pour pleurer mais surtout les yeux pour regarder,voir et s'éviter la même disgrâce. C'est une leçon pour tous, une leçon pour tous.

Écrit par : Raymond | lundi, 02 janvier 2012

RAYMOND,

Si je te comprends bien, le monde est désormais une jungle où règne la raison du plus fort, de sorte qu'à la moindre menace (Côte d'Ivoire, Libye, Syrie, et Iran), nos chefs d'Etat doivent se déculotter et prendre la poudre d'escampette. C'est cela? Bien curieuse conception du monde civilisé!

Désespérant que de prétendus intellos se rabaissent à de telles thèses. Le siècle des lumières n'aura finalement servi à rien du tout puisque nous retournons allègrement à l'état nature et à nos pulsions les plus primaires. C'est franchement à désespérer du monde.

Sache bien une chose. Laurent Gbagbo défendait un idéal: un monde où on respecte le choix des peuples pour leurs dirigeants, leurs aspirations à décider eux-mêmes de leurs destinées et leurs désirs de vivre dans la liberté et le droit réaffirmé, en toute indépendance et souveraineté.

Pour toi, plus de droit, plus de légitimité, plus de démocratie. Une seule chose compte désormais: l'intérêt des plus forts; le reste du monde doit s'aplatir. Joli monde que tu vas léguer à tes enfants, RAYMOND!!! Chapeau bas!

Mais une dernière chose: la Côte d'Ivoire, sache-le, n'est pas le reste du monde. Elle est la Côte d'Ivoire. Tu verras bien. Wait and see!

Écrit par : Dindé | mardi, 03 janvier 2012

Les commentaires sont fermés.