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mardi, 31 janvier 2012

OUATTARA A PARIS: UNE PRISE DE PAROLE PROBLEMATIQUE

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Décidément, il faut se rendre à une évidence. Anne Méaux, patronne de l'agence de communication Image 7, qui corrompait les patrons des médias français pour le compte du dictateur tunisien déchu Zine El Abidine Ben Ali, selon des révélations du Canard Enchaîné, et dont le client africain le plus en cour actuellement à Paris est Alassane Ouattara, fait du bon boulot. A chacune des (très nombreuses) visites en France de l'homme qui dirige aujourd'hui la Côte d'Ivoire, elle lui obtient nombre d'interviews et de plateaux télé. Du coup, l'on peut avoir l'impression (fâcheuse) que Ouattara s'exprime bien plus lorsqu'il est sur les bords de Seine que quand il se trouve sur les rives de la lagune Ebrié.

Anne Méaux assure une bonne visibilité médiatique à son client. Mais ses conseillers politiques gagneraient à s'inquiéter de toute urgence de la qualité de sa prise de parole. En effet, Alassane Ouattara, à chaque fois qu'il se trouve à l'étranger, porte de violents coups de hache à la cohésion nationale, et finit par dévaluer la parole présidentielle par ses approximations et ses incessants règlements de comptes politiciens s'affranchissant sans scrupules de la vérité historique. L'on se souvient ainsi qu'il avait affirmé, lors d'un séjour aux Etats-Unis, qu'Hermann Aboa avait appelé au meurtre des gens du Centre et du Nord dans son émission télévisée - ce qui était absolument faux - et que Laurent Gbagbo se trouvait dans la résidence présidentielle de Korhogo dans le cadre de sa détention - ce qui était tout aussi faux. Lors de sa visite d'Etat à Paris, l'ancien directeur général adjoint du FMI a récidivé.

Le génocide selon Alassane Ouattara

«Je viens d'abord remercier le président Sarkozy et son gouvernement pour l'intervention menée en avril sous mandat des Nations unies. Sans elle, il y aurait eu, en Côte d'Ivoire, un génocide pire qu'au Rwanda. Abidjan, c'est 6 millions d'habitants. Tel que c'était parti, on aurait pu avoir un million de personnes assassinées», a dit Ouattara au Monde. On ne relèvera pas la légèreté avec laquelle il manipule les chiffres pour frapper les esprits et joue de la politique-fiction mortifère. On oubliera de dire que c'est ce type de propos qui fonde les discours sur la barbarie noire et la mission civilisatrice blanche. On fera semblant d'ignorer que le seul génocide qui a eu lieu dans l'Afrique contemporaine s'est déroulé, au Rwanda, sous les yeux de l'armée française...

L'histoire nous apprend que les génocides sont des drames particuliers qui ont certaines caractéristiques : ils visent à faire disparaître une communauté ; ils sont préparés idéologiquement, logistiquement, et militairement sur une longue durée. Contre quelle ethnie ivoirienne un projet de génocide était-il donc mis en œuvre ? Par qui était-il mis en œuvre ? Comment ce projet s'est-il manifesté ? Il n'est absolument pas sérieux de prétendre des choses pareilles sans avoir répondu clairement à ces questions. Il est irresponsable de vouloir s'assurer le soutien inconditionnel d'un groupe ethnique en lui faisant croire qu'il a été - et donc qu'il est - menacé d'extinction. De plus, on a beau lire de fond en comble les rapports des organisations internationales de défense des droits de l'Homme sur la Côte d'Ivoire, l'on ne trouve nulle trace d'actes d'épuration ethnique lors de la guerre postélectorale en dehors de ce qui s'est passé dans l'Ouest ivoirien contre les Guérés. C'est là-bas que des milliers de personnes ont été triées sur la base de leurs cartes d'identité et exécutées. C'est là-bas que des villages entiers ont été incendiés, que les habitants ont été chassés, que les greniers ont été brûlés, que de nouvelles populations ont remplacé les anciennes. Interrogé à ce sujet par des journalistes français, Ouattara n'a cessé d'invoquer l'argument des affrontements interethniques, histoire de noyer la responsabilité des FRCI dans des considérations sociologiques alambiquées...

Le concept dangereux de «rattrapage ethnique»

Interrogé par L'Express sur la nomination de ressortissants du Nord à des postes-clés, Ouattara a répondu ceci : «Il s'agit d'un simple rattrapage. Sous Gbagbo, les communautés du Nord, soit 40 % de la population, étaient exclues des postes de responsabilité». Une fois de plus, les chiffres sont utilisés de manière légère pour servir une thèse douteuse. Mais ce n'est pas le plus important. Est-ce le rôle d'un chef de l'Etat d'alimenter le dolorisme ethnique qui aujourd'hui justifie toutes les dérives ? Quelles études scientifiques permettent à Ouattara d'affirmer qu'il y avait hier exclusion là où les personnalités les plus en vue de l'Etat réflétaient bien mieux la diversité nationale que ce que l'on voit aujourd'hui ? De plus, si l'exclusion d'une partie des Ivoiriens était avérée, la correction ne devrait-elle pas venir d'une politique transparente d'affirmative action dont un des objectifs serait notamment l'augmentation des taux de scolarisation, plus bas que la moyenne nationale, des fameuses «communautés du Nord» ? Laurent Gbagbo, dans son programme, prévoyait la réouverture des internats de jeunes filles dans les régions septentrionales du pays. A part la cession de la force publique à des «comzones», caporaux quasi analphabètes bardés de gris-gris au nom du «rattrapage», que propose Ouattara ?

La question de la liquidation des banques publiques

«Nous allons procéder à la liquidation des banques publiques. C'est ce que nous avons fait il y a 20 ans, malheureusement ces banques publiques sont revenues au premier plan. Je ne pense pas que la place de l'Etat soit nécessairement dans les banques. Nous allons donc, à nouveau, procéder à la liquidation des banques publiques qui s'apparentent souvent à des caisses pour les hommes politiques. L'Etat va se concentrer sur ses missions régaliennes», a affirmé Alassane Ouattara face au patronat français. Une fois de plus, la diabolisation de l'adversaire est instrumentalisée par Ouattara pour masquer un projet fondamentalement antinational - le fait que l'annonce soit faite notamment devant les patrons des banques françaises, est à ce titre révélateur.

Déjà, il faut remarquer que la seule banque d'Etat historique qui existe en Côte d'Ivoire est la Banque nationale d'investissement (BNI), anciennement Caisse autonome d'amortissement (CAA). Elle n'a pas été dissoute sous Ouattara quand il était Premier ministre, et elle a pris de la valeur entre 1993 et aujourd'hui. En cas de privatisation, elle vaudra donc plus cher que ce qu'elle aurait valu si elle avait été liquidée sans ménagement. La Versus Bank et la Banque pour le financement de l'agriculture (BFA) sont entrées dans le giron de l'Etat parce qu'elles étaient menacées dans leur survie, et parce qu'il ne fallait pas créer un effet domino en les laissant s'effondrer en pleine crise financière mondiale. Au Nigeria, dans les pays occidentaux, les gouvernements ont fait la même chose.

Dans le fond, l'histoire récente de la Côte d'Ivoire nous montre que les banques privées peuvent devenir frileuses en cas de crise grave. Si la BNI n'existait pas, certaines obligations de l'Etat n'auraient pas été honorées après le déclenchement de la rébellion. Est-ce être prévoyant que de se priver d'un tel instrument dans un pays qui demeure fragile ? Par ailleurs, alors que la Côte d'Ivoire ne peut manier l'arme monétaire pour mettre en œuvre une politique de relance économique, peut-elle se priver de banques qui peuvent appuyer sans rouspéter des programmes comme le Fonds national de soutien (FNS) soutenant les emplois-jeunes, ou des initiatives en faveur du vivrier ou des artisans ? Ce qui est amusant dans tout cela, c'est qu'au moment où Ouattara se glorifie de livrer le secteur financier de son pays à la voracité des multinationales, son ami Nicolas Sarkozy annonce, dans le cadre d'une interview télévisée surmédiatisée, la création d'une banque publique destinée à soutenir l'industrie, qui sera une filiale de l'Oseo, tout aussi publique, qui appuie déjà les PME. De son côté, François Hollande annonce que s'il était élu, il mettrait en place une Banque publique de l'investissement (BPI). Un drôle d'économiste préside aux destinées du pays des Eléphants...


Théophile Kouamouo


Source: LE NOUVEAU COURRIER

COLERE DE KKB CONTRE BEDIE ET LE PDCI: LES NON-DITS D'UNE SORTIE


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Dans ses nouveaux habits de député, Kouadio Konan Bertin dit KKB a sans doute pris la résolution de ne plus avoir la langue dans la poche. L'honorable parlementaire qu'il est devenu n'a plus la même vision du Pdci, son parti que celle qu'il avait en tant que président de la jeunesse de ce parti.

Dans l'esprit de KKB, les temps ont changé, les hommes et le parti ( le Pdci) auquel il appartient doivent eux aussi changer où se remettre en cause, à tout le moins. C'est que désormais, le député, élu à Port-Bouët, a voix au chapitre au Pdci et son statut de député lui en donne le droit. Un droit dont il veut bien user au moment où s'ouvre une nouvelle page de sa jeune carrière politique. Et sa récente sortie, qui étonne certains et braque d'autres, semble s'inscrire dans cette dynamique.


En effet, sans mâcher ses mots, le président de la jeunesse du Pdci a jeté un pavé dans la mare de son parti, le 28 janvier 2012, à la maison du Pdci, à Cocody. « Je ne suis pas plus sortant qu'Alphonse Djédjé Mady, le secrétaire général du parti. Je ne suis pas plus sortant que Henri Konan Bédié, le président du parti, tous sont au terme de leur mandat (...) Un jeune doit aimer les débats d'idées. On ne peut pas dire qu'un congrès est inopportun. Le Pdci est le seul parti au monde qui ne tire pas les conséquences de ce qui lui arrive. On a perdu le pouvoir par les armes. Aucune leçon. On a perdu les présidentielles. Aucune leçon. On est encore minoritaire à l'Assemblée nationale. Aucune leçon. Et on va aller aux municipales pour obtenir quoi ? (...) C'est quoi ce parti ! Il y a un groupe de militants qui va au charbon, dont l'intelligence est juste bonne pour servir d'ascenseur à une minorité qui est là et qui jouit de l'orgasme du pouvoir ! (...) le Pdci doit lui-même s'approprier la réconciliation en son sein. C'est dans cette optique que j'ouvre les bras à tous ceux qui sont allés ailleurs de revenir au Pdci », a déclaré KKB, en regardant droit dans les yeux du secrétaire général du Pdci, le Pr Alphonse Djédjé Mady.[...]


On n'hésite pas à penser que le leader de la jeunesse du Pdci se fait ainsi le porte-parole de jeunes cadres aux dents longues qui ambitionnent de « récupérer » la plus vieille formation politique de Côte d'Ivoire des mains des caciques et conservateurs de ce mouvement fondé par Houphouët-Boigny. Dans tous les cas, élu député, KKB a assuré ses arrières. De qui aurait-il peur au Pdci pour ne pas cracher ses vérités quand il en sentira le besoin ?



A. Bouabré


Source : Le quotidien ivoirien « Soir Info »  N° 5210 du mardi 31 janvier 2012.

LE CARDINAL CHRISTIAN TUMI DE DOUALA: «TOUS LES EVEQUES DE COTE D'IVOIRE QUE J'AI CONSULTES ONT CONFIRME LA VICTOIRE DE LAURENT GBAGBO»



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Le cardinal Christian Tumi, archevêque émérite de Douala, ce matin (lundi 30 janvier 2012), sur RFI :

«Je ne suis pas d'accord avec ce que la France et l'ONU ont fait en Côte d'Ivoire. J'ai posé une question à un évêque là-bas: ''Qui a gagné les élections chez vous?''. Il m'a dit sans hésitations: ''C'est Gbagbo!''. Maintenant, il est à La Haye. C'est pénible pour l'Afrique ».

«Après consultations avec certains évêques de la Côte d'Ivoire, tous ont confirmé la victoire du PRESIDENT LAURENT GBAGBO mais ne je comprends pas pourquoi, ils sont muets quand ils doivent l'affirmer en Côte d'ivoire. Est-ce des hommes de Dieu ou ont-ils peur de le dire, de peur d'être massacrés ? ».


Par : Steve Beko

lundi, 30 janvier 2012

VOUS AVEZ DIT ENTENTE FRANCO-AMERICAINE?

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"Le temps est l'autre nom de Dieu..."

Trois semaines avant que SEM Laurent Gbagbo ne soit arrêté, il a appelé un rabbin de Jérusalem - c'est lui-même qui me l'a raconté - et lui a demandé conseil. Mon rabbin lui a dit de ne pas s'inquiéter, « que ses ennemis allaient se dévorer entre eux » : C'est exactement ce qui se passe entre ces illuminés qui s'enflamment les uns les autres, et vont terminer en scories...  Et celui qu'ils voulaient brûler, va ressortir des flammes comme de l'or pur !

Shlomit


30 janvier 2012


La lune de miel entre Washington et Abidjan est terminée. Les deux tourtereaux qui autrefois, mijotaient des plans diaboliques contre le pouvoir de Son Excellence le Président Laurent Gbagbo par l'intermédiaire de l'Ambassadeur Philip Carter 666, ne sont désormais plus en odeur de Sainteté.

La goutte d'eau qui a fait déborder le vase est l'accueil triomphal réservé à Ouattara en France qui laissait présager non seulement de l'attribution de tous les contrats mais aussi et surtout la privatisation des banques au profit de la France.

L'administration Obama qui jure de faire la peau à Ouattara, profite du transfèrement du Président Laurent Gbagbo à la Haye pour inciter ce dernier à livrer Soro Guillaume qui à son tour dévoilerait l'implication du grand manitou dans la rébellion qui a et continue d'endeuiller notre pays.

Patriotes, les jours de Ouattara sont comptés. La prochaine comparution du Président Laurent Gbagbo à la CPI sera riche en rebondissements car elle verra la libération du Woody de Mama.

Le 18 Juin, nous seront tous à La Haye pour savourer notre victoire sur l'ennemi.

La victoire est au prochain corridor.

Très cordialement.



Par: Bingnégnélon Djiezion, sur sa page Facebook.



Source : RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

LE DEPUTE MAMADOU BEN SOUMAHORO ECRIT A MADAME LE GRAND CHANCELIER DE L'ORDRE NATIONAL

 

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Lettre ouverte à Madame le Grand chancelier de l'ordre national

Mme Henriette DAGRI DIABATE

Abidjan

Objet : Restitution de décorations nationales

 

Madame,

J'ai été choqué récemment par un acte qu'au nom de la République vous avez posé pour le compte de la vénérable institution qui vient de vous être confiée par défaut. Votre niveau  d'instruction et votre laborieuse expérience politique  me dispensent de vous rappeler que LA GRANDE CHANCELLERIE est placée au faîte de tout ce qui porte une part de l'honneur et de la gloire de notre pays.

Le 6 décembre 2011 vous avez élevé MADAME DOMINIQUE NOUVIAN FOLLOROUX OUATTARA à la dignité de Commandeur de l'ordre national de la République de Côte d'Ivoire. Merci de ne lui avoir pas remis les insignes et les attributs de GRAND CROIX DE L'ORDRE parce qu'alors vous auriez mérité une récompense du même nom par la communauté internationale qui vous est si chère. Je me demande encore aujourd'hui comment vous avez pu concevoir un acte aussi inutile, aussi obséquieux, posé contre le bon sens et aussi peu respectueux des valeurs et des principes républicains élémentaires. Personne ne s'imagine que même dans la nouvelle République bananière qu'est devenue la France, SARKOZY puisse se permettre d'attribuer à son épouse CARLA BRUNI la plus haute distinction de la légion d'honneur de manière aussi légère et injustifiée.

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1- Vous avez fait une faute en franchissant le Rubicon, parce qu'assurément cette petite commerçante qui n'a été élue à aucun poste politique et qui n'a posé aucun acte exceptionnel  à part ''épouser'' un usurpateur et un imposteur à nous imposé par la très chère communauté internationale, ne mérite pas cette décoration.

2- Vous avez commis une faute gravissime parce que vous ne vous êtes pas retournée  un seul instant pour regarder dans les yeux vos parents, vos enfants et vos petits-enfants pour qui vous prétendez construire l'histoire de ce pays et de l'Afrique, avant de poser un acte aussi peu valorisant pour eux et pour vous-même. Je crois savoir que dans le PDCI RDA vous aviez des tendances gauchisantes dans vos démarches qui frisaient l'anti colonialisme. Ce qui vous a toujours valu la sympathie des ivoiriens et des ivoiriennes. Retournez-vous encore une fois et regardez votre propre carrière, vos aspirations réelles à la dignité et à la liberté de la Cote d'Ivoire. Si c'était pour en arriver à bafouer l'honneur de la Cote d'Ivoire et la faire basculer dans l'indignité, vous auriez pu faire l'économie de tous vos efforts qui viennent ainsi d'être frappés d'infamie.

3- Vous avez fait une faute parce que vous ne pouviez pas ne pas savoir que la récipiendaire qui n'a jamais cessé d'être française se fiche totalement de ces breloques qui vont sans doute servir à épater  quelques tantes, grands-mères, et voisins paysans pèquenots dans de petites fêtes familiales de province.

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4- Enfin, vous avez fait une faute grave parce que vous avez commencé votre ouvrage par l'épouse de ''qui vous savez''. A quand le tour des maîtresses, des petits copains blancs-français, et des prostituées de la zone 4 ? Et puis, MADAME DIABATE, vous avez laissé publier cette photo qui exhibe MADAME DOMINIQUE NOUVIAN FOLLOROUX OUATTARA debout entre son mari ALLASSANE DRAMANE OUATTARA et la supposée grand chancelier de l'ordre national de Côte d'Ivoire : une image dont le surréalisme le dispute au ridicule et à l'illégalité. On aurait cru que vous vous apprêtiez tous les trois à vous rendre à une libation orientale de quartier pour vous livrer à la plus gigantesque consommation de chawarma. La Cote d'Ivoire mon pays mérite mieux que cela. Le mépris avec lequel vous traitez ce pays est insupportable  parce que vous savez pertinemment que même le grand FELIX HOUPHOUET-BOIGNY dont le pouvoir ne souffrait d'aucune contestation et qui avait un sens aigu de l'Etat ne s'est pas permis d'accorder un tel privilège à son épouse MARIE THERESE BROU. Son successeur désigné par la constitution, le Président HENRI AIME KONAN BEDIE, ne l'a pas osé pour HENRIETTE BOMO KOIZAN qui n'en a été que plus respectée. Le général ROBERT GUEI ne l'aurait sûrement pas fait pour son épouse ROSE DOUDOU parce qu'il était un grand soldat qui avait le sens de l'honneur.

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Inutile de dire qu'une idée aussi dégradante n'a jamais pu effleurer l'esprit sagace de son EXCELLENCE LE PRESIDENT LAURENT GBAGBO, CHEF DE L'ETAT DE COTE D'IVOIRE  et détenteur jusqu'à ce jour du pouvoir que lui ont confié les Ivoiriens.

5- Madame DAGRI DIABATE HENRIETTE, l'acte que vous avez posé est nul et de nul effet, comme était nulle votre propre nomination par un pouvoir lui-même nul, illégal et illégitime. Le symbolisme d'un tel acte est tellement important aux yeux du peuple qu'on ne doit se permettre de le poser qu'en toute responsabilité et justice en écartant toutes les petites combines entre amis. Vous n'avez aucune excuse parce que vous, PROFESSEUR HENRIETTE DAGRI DIABATE, savez parfaitement qu'il existe dans ce pays une liste impressionnante de femmes d'honneur.

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Exemple :

- FATOU SYLLA DIAKITE, véritable femme d'affaires qui s'est faite toute seule et par son intelligence. Elle est même maire d'une de nos plus belles cités dans le Sud du pays (Tiapoum).

- MADAME IRIE LOU COLETTE, qui vient de tirer sa révérence sans avoir jamais espéré une si haute récompense. Dites "Marché Gouro" et vous aurez tout compris.

- MADAME MONIQUE DENISE BASQUE, qui a dirigé et tenu à bout de bras la Croix rouge et le Croissant rouge de Côte d'Ivoire pendant plus de trente ans.

- MADAME VERONIQUE AKA BRA KANON, dont la légendaire générosité ne pouvait pas vous attendrir parce que vous aviez les yeux exclusivement tournés vers le Nord.

- MADAME OUEGNIN MARCELLE, première journaliste ivoirienne qui n'a pas trouvé grâce à vos yeux et qui est pourtant de la même génération que vous.

- LA GRANDE MADELEINE TCHICAYA, sortie major de toutes ses formations. Première femme diplomate de ce pays à qui on n'a jamais accordé un honneur ni une faveur alors qu'on lui demandait d'être en permanence à la peine.

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Au lieu de vous préoccuper du sort et de la place des personnes méritantes, vous courrez vous aplatir devant une petite parvenue du type DOMINIQUE FOLLOROUX NOUVIAN OUATTARA. Toutes ces raisons cumulées m'ont conduit à cette décision souveraine :

A compter de la date de cette lettre ouverte, moi, MAMADOU ''BEN'' SOUMAHORO citoyen vrai de ce pays, décide de vous restituer toutes mes décorations et distinctions honorifiques obtenues sans sollicitation de ma part au cours de mes quarante années de carrières administrative et politique. Et pour que nul n'en ignore, en voici la liste complète :

- Commandeur de l'ordre du mérite national

- Officier de l'ordre national

- Officier de l'ordre du mérite sportif

Je vous demande de faire en sorte qu'à la prochaine édition du grand livre de la grande chancellerie mon nom ne figure plus aux côtés de personnes frappées à mes yeux d'indignité et d'opprobre et qui de surcroît portent la lourde responsabilité directe de la mort de milliers de citoyens de mon pays uniquement pour assouvir leur soif démesurée de pouvoir.



Mamadou "Ben" Soumahoro

Député Indépendant à l'Assemblée Nationale

L'INSECURITE MENACE LA LUNE DE MIEL ADO-SORO


ADO ET SORO 4.JPG

Malgré la nette victoire de son parti aux législatives du 11 décembre (127 sièges sur 254, auxquels s'ajoutent 35 indépendants), Alassane Ouattara demeure obnubilé par la question sécuritaire. Neuf mois après sa victoire sur Laurent Gbagbo, la Côte d'Ivoire n'est toujours pas pacifiée, tandis que l'Etat de droit, porté comme un étendard par le nouveau régime, demeure abstrait pour un grand nombre d'ivoiriens. Inquiété par les comportements des anciens com-zones, davantage concernés par les berlines de luxe que par l'uniforme, ADO n'hésite plus à contourner son premier ministre Guillaume Soro - sécurocrate du pays ayant montré sa capacité toute relative à maintenir l'ordre -, au risque d'assombrir la lune de miel entre les deux hommes. Analyse.

Agacements

Les incidents de décembre ayant opposé les Forces républicaines de Cote d'ivoire (FRCI), composées majoritairement d'éléments des ex-Forces nouvelles (FN), a des populations locales à Vavoua (Centre-ouest) et à Sikensi, au nord d'Abidjan, ont lézardé la relation jusqu'ici bienveillante à la tête de I'exécutif ivoirien. Le 23 décembre, sans avertir son Premier ministre, également détenteur du portefeuille de la défense, le chef de l'Etat a nommé Zacharia Koné - sans doute l'ex-chef de guerre le moins proche de Guillaume Soro - à la tête de la nouvelle police militaire. Cette unité spéciale est chargée de neutraliser les éléments indisciplinés des forces armées. Autre signe d'agacement à l'égard de son Premier ministre, le président Ouattara a ordonné, dans la foulée, au Directeur général du Trésor public, Adama Koné, de bloquer un décaissement d'un milliard de Francs CFA destiné à la primature. Cette somme représente la dernière tranche du budget de souveraineté pour l'année 2011.

Quel avenir pour Soro?

Alors que les ex-FN font la pluie et le beau temps en divers points du pays et "gèrent" certains quartiers d'Abidjan, comme ils l'ont fait durant dix ans dans le Nord, ce contexte pousse ADO à ne pas reconduire Soro à son poste lors du remaniement censé suivre les législatives. "Je ne suis plus convaincu de pouvoir le maintenir", confie-t-il a ses plus proches collaborateurs depuis sa résidence privée de Cocody. Le ministre des Affaires étrangères, Daniel Kablan-Duncan, ou celui de la Justice, Jeannot Ahoussou, attendent déjà leur tour. .. La nomination d'un nouveau chef de gouvernement bute cependant sur le scénario consistant à envoyer Guillaume Soro à la présidence de l'Assemblée nationale. Agé de 39 ans, l'ancien leader de la FESCI, nouvellement élu député de sa ville natale de Ferkessedougou (Nord), ne peut encore prétendre à cette fonction pour laquelle l'âge minimum est fixé à 40 ans. Au final, il pourrait donc être reconduit, mais temporairement, tandis que l'actuel secrétaire général de la présidence, Amadou Gon Coulibaly, voire Tiémoko Yadé, membre du bureau politique du Rassemblement des républicains (RDR), sont pressentis pour décrocher le perchoir.

Neutraliser les frères d'armes

Désormais critiqué au sein du RDR, Guillaume Soro est, par ailleurs, toujours sous la pression des ONG anglo-saxonnes demandant sa comparution devant la Cour pénale internationale (CPI), au même titre que Laurent Gbagbo. Les Etats-Unis et la France divergent fondamentalement sur la question. Si Washington milite pour une comparution à titre de témoin, Paris s'y oppose, jugeant les effets dangereux pour le président Ouattara. Pour rassurer et marquer ses distances avec ses anciens frères d'armes, Soro a réitéré son engagement à collaborer avec la juridiction internationale lors de son déplacement aux Nations Unies à New York, mi-décembre, où il assistait à la conférence des pays membres du traité de Rome instituant la CPI. Devant la nouvelle procureure, la Gambienne Fatou Bensouda, il s'est même dit disposé à ne plus soutenir ses compagnons, et non des moindres : le patron du Groupe de sécurité présidentielle (GSPR), Chérif Ousmane; le commandant des forces spéciales, Losséni Fofana; ainsi qu'Issiaka Ouattara, alias « Wattao », commandant de la Garde républicaine.



Paris, le 5 janvier 2012

Source : La Lettre du Continent N° 626.

LA SORCELLERIE EN AFRIQUE: MYTHE OU RÉALITÉ? LE PROFESSEUR BOA THIEMELE LIVRE SON POINT DE VUE

 

LIVRE. LA SORCELLERIE N'EXISTE PAS. BOA THIEMELE RAMSES.jpg

Quand un autobus transportant une trentaine de passagers quitte la chaussée pour déverser ses occupants dans le ravin avoisinant, les populations de la ville d'Edéa au Cameroun sont convaincus d'une chose: les sorciers du coin ont une fois encore agi. L'autobus présentait-il des défaillances techniques ? Le conducteur était-il détenteur d'un permis de conduire approprié ? Était-il en état d'ébriété ? La chaussée était-elle en bon état ? Cette catégorie de questions est d'office reléguée au second plan, et tout est expliqué par la puissance surnaturelle des sorciers. Parce que ce rejet quasi-systématique de la rationalité comme mode explicatif des phénomènes sociaux est devenu l'identité remarquable des sociétés d'Afrique postcoloniale, de nombreux intellectuels se font des soucis quant au devenir d'un continent qui semble tourner le dos à la science. Monsieur BOA Thiémélé Ramsès, Professeur titulaire de Philosophie, Université de Cocody Abidjan (Côte d'Ivoire) est un des Africains les plus inquiets face à l'ampleur que prend la croyance au magico-religieux dans nos sociétés. Auteur du livre au titre fort évocateur «La Sorcellerie n'existe pas» paru à Abidjan en 2010, il a bien voulu répondre à nos questions.


Africa & Science: Comment définissez-vous la sorcellerie? Opérez-vous une distinction entre science occulte et sorcellerie?

Prof. BOA Thiémélé Ramsès: Le sorcier serait un homme ayant des dons héréditaires ou acquis, une puissance particulière ou des connaissances techniques spécifiques qui lui permettent de tuer. Il aurait un don d'ubiquité servant à faire du mal à autrui.  L'espace et le temps ne seraient pas des obstacles à l'expression de son pouvoir maléfique.

Pour le second volet de votre question, je me demande s'il existe réellement des sciences occultes. L'expression renferme une insurmontable contradiction. Comment l'occulte peut-il être objet de saisie objective, d'expérimentation, de critique, de quantification, de répétitivité publique, toutes choses qui définissent la science ? Ce qu'on appelle « science occulte » renvoie plus à un symbolisme de l'imaginaire qu'à une véritable science. Ma conception de la sorcellerie rejoint sur ce point ma compréhension de la science occulte : des discours symboliques à interpréter, des idéologies de justification à objectifs multiples. Dans l'idée d'objectifs multiples, il faut voir : l'éducation, la sécurisation des biens et des personnes, le maintien du pouvoir des Anciens, l'eugénisme social par élimination des handicapés physiques et mentaux, etc.

Africa & Science: Peut-on considérer comme relevant de la sorcellerie, les prières charismatiques qu'organisent certaines organisations  religieuses?

Prof. BOA Thiémélé Ramsès: Je pratique peu ce milieu. Mais pour ce qui m'a été donné de voir et de comprendre, de l'extérieur, je l'avoue, c'est qu'il y a une volonté de se protéger du mal et des capacités de nuisance que les organisations religieuses croient trouver dans l'esprit du monde. Le paradoxe c'est qu'elles sont censées suivre Jésus qui a vaincu ce monde. On ne peut pas dire que ces prières relèvent de la sorcellerie, car le principe d'action est la protection, la sécurité des membres or celui de la sorcellerie, c'est plutôt la nuisance, le mal, le désordre.

Africa & Science: Le législateur camerounais criminalise la pratique de la sorcellerie, attestant ipso facto de son existence. En effet, selon l'article 251 du code pénal camerounais, « est puni d'un emprisonnement de deux à dix ans et d'une amende de 5 000 à 100 000 francs celui qui se livre à des pratiques de sorcellerie, magie ou divination susceptibles de troubler l'ordre ou la tranquillité publique, ou de porter atteinte aux personnes, aux biens ou à la fortune d'autrui même sous forme de rétribution». Comment justifiez-vous alors votre rejet de la sorcellerie, un fait qui existerait bel et bien? Comment justifierez-vous le titre de votre livre en contexte social camerounais par exemple?

Prof. BOA Thiémélé Ramsès: Le législateur africain est victime d'une fascination de la sorcellerie. C'est une erreur de procéder comme il fait actuellement. Pour moi, la victime de la sorcellerie, ce sont les pauvres innocents injustement accusés et livrés à la vindicte populaire. Ces accusés sont les victimes du charlatanisme social. Le législateur devrait s'interroger sur les mécanismes traditionnels de tortures réelles ou symboliques qui poussent certaines personnes à avouer des crimes imaginaires. Je loue sur ce point le formidable travail d'Eric de Rosny qui a réussi à mieux faire accepter le travail des Nganga. Les Nganga au Cameroun sont à peu près l'équivalent des Komians dans ma culture akan de Côte d'Ivoire. Ils sont les protecteurs, les prêtres de la société traditionnelle, dont le but est de sécuriser la totalité de l'être africain par une prise en compte des dimensions physique, psychologique, spirituelle, intellectuelle ou morale de l'Africain. Le Nganga est l'anti-sorcier, tout comme le komian. Mais autant j'invite les komians à repenser leur profession, autant j'invite les Nganga à faire pareil car la société a évolué dans sa saisie des phénomènes. Se référer à des forces occultes pour expliquer des phénomènes naturels n'a plus de sens. Dire que le tonnerre et les éclairs sont des messages des ancêtres, fait sourire de nos jours ; dire qu'un individu qui souffre de l'ulcère de Buruli utilise sa jambe comme foyer de cuisson pour des repas occultes, est une grave méprise ; enfin, considérer un enfant autiste de sorcier, c'est un mauvais diagnostic de nos jours. Ces explications surnaturelles de faits naturels sont l'expression de nos ignorances. Par contre, les Nganga, les komians voire les Vaudou, ont une formidable base de données encyclopédique, données obtenues  à partir des années d'initiation passées auprès de leur Maître dans les Temples.

Africa & Science: Pensez-vous que les systèmes éducatifs ouest-africains contribuent à l'émancipation des peuples au plan intellectuel, notamment pour ce qui est de leurs rapports au surnaturel ?

Prof. BOA Thiémélé Ramsès: Notre malheur, en Afrique, c'est que le système éducatif n'a pas prise sur la vie quotidienne. L'école est un lieu d'obtention de diplôme, un cadre d'acquisition de savoirs élaborés la plupart du temps ailleurs. L'école introduit, il est vrai, de plus en plus, mais lentement à mon goût, le savoir-être et le savoir-faire. Encore faut-il que les professeurs qui doivent impulser cette énergie de changement cognitif, soient eux-mêmes formés à une saisie critique de nos sociétés. Or, en philosophie, par exemple, mon domaine, j'observe que les enseignants et les étudiants répètent Platon, Rousseau, Descartes, Kant et même Sartre sans se poser la question de l'investissement, dans nos sociétés, des principes d'analyse de ces penseurs. Ceux-ci ont écrit et pensé pour résoudre des problèmes de leurs sociétés. Nous les utilisons, non pas pour résoudre des problèmes souvent similaires (problèmes d'injustice, de dictature, d'éducation,  de recherche de la vérité, etc.) mais pour le plaisir solitaire de se prouver à soi qu'on connaît leurs systèmes de pensée. Relativement à la sorcellerie, nos systèmes d'éducation évitent la voie de la science et de la distanciation critique. Au nom d'une prétendue africanité, on accepte les lieux communs et les superstitions d'un monde révolu.

Il faudrait par exemple introduire dans les programmes, mon livre et d'autres comme par exemple celui de N'Cho Chayé, qui a écrit : La sorcellerie. La hantise du peuple : mythe ou réalité, Abidjan, Frat-Mat Editions en 2009. Je peux également mentionner Nebié Bali, du Burkina Faso et son livre Le Roi du Dja-djo, Editions Jethro, Ouagadougou, en 2011. Mon maître à moi, Cheikh Anta-Diop disait que la culture africaine doit être repensée et rénovée afin de la rendre plus performante. Le système éducatif devrait y contribuer pour une très grande part. La Renaissance africaine est à ce prix.

Africa & Science: Dans le contexte ivoirien,  l'élite du  pouvoir œuvre-t-elle dans le sens de la limitation de l'attachement des citoyens au mystico-religieux?

Prof. BOA Thiémélé Ramsès: Les élites intellectuelles font leur travail de production des idées ; les élites financières et politiques devraient s'approprier ce travail en mettant à la disposition du public, les livres, par la médiation des bibliothèques, des centres de lecture, des débats dans les médias. Malheureusement, depuis une vingtaine d'année, comme le chantent les musiciens zouglou, même ceux qui ne se brossent pas disent qu'ils font de la politique. Autrement dit, le fait politique des élections a supplanté tout. D'ailleurs les élites du pouvoir jouent sur le magico-religieux, puisque, à l'occasion des élections par exemple, elles font intervenir le magico-religieux dans une volonté d'avoir un électorat captif et captivé, terrorisé par le devoir de jurer sur des « fétiches ».

Africa & Science: Le moyen âge européen a été largement marqué par la forte croyance au mystico-religieux. L'Europe du moyen âge est une Europe des croyances. Pourtant, c'est de l'intérieur de cette société que jaillit la révolution scientifique et industrielle. Connaissant ce fait, serions nous intellectuellement fondés de justifier le retard de notre continent par le fort attachement des populations au mystico-religieux? En d'autres termes, 'la bonne' sorcellerie, ne serait-elle pas le point de départ de la révolution scientifique?

Prof. BOA Thiémélé Ramsès: Ce qui a sauvé l'Europe du Moyen âge, c'est l'heureuse rencontre de la science apportée par l'influence arabo-musulmane et le retrait progressif du religieux de la sphère publique. La science joue un rôle déterminant dans l'émergence d'une conscience avide de savoirs. Vous avez raison de dire que « c'est de l'intérieur de cette société que jaillit la révolution scientifique et industrielle. » Faisons en sorte que ce soit de l'intérieur de nos sociétés, par une révolution endogène de nos mentalités et une rationalisation de nos perceptions du monde, que vienne cette révolution. Si ce changement a du mal à se faire ce n'est pas dû au magico-religieux. Autrement dit, ce n'est pas le fort attachement des populations au mystico-religieux qui explique le retard de notre continent, c'est le contraire. C'est parce que nous sommes sous-développés, vivotant dans un univers où il y a peu d'école, de bibliothèques, etc., que nos populations se laissent captiver par le magico-religieux. L'éducation, l'instruction, l'école, la formation devraient faire régresser fortement le magico-religieux. Tous ces éléments ne constituent pas ce que vous présentez comme « la bonne sorcellerie ». D'ailleurs c'est une autre contradiction dans les termes. Il ne peut y avoir de « bonne sorcellerie » puisque la sorcellerie c'est le mal, le désordre, la nuisance, l'inconnu. La science, c'est l'autre de la sorcellerie comme la raison c'est l'autre de l'irrationnel. Mais il y aura toujours de l'irrationnel dans le monde puisque dans chaque avancée de la raison, se trouve une part d'inconnu. C'est  Bachelard qui disait joliment en substance qu'autour de la lumière, il y a toujours une zone d'ombre. L'explication par la sorcellerie préfère la zone d'ombre ; ma préférence va à la lumière. Essayons, dans un premier temps, de comprendre les phénomènes  par la raison, au lieu d'abdiquer en utilisant l'argument paresseux de la sorcellerie, argument qui met fin à toute discussion, donc à tout enrichissement intellectuel. Il y a place pour le mystère mais après toutes les tentatives d'exploration rationnelle du réel ; pas avant.


Entretien mené par Moses Chiadjeu.


Source: AFRICA AND SCIENCE


Note de la rédaction:

Nous remercions grandement le Professeur Boa Thiémélé Ramsès pour cette contribution intellectuelle d'importance fondamentale dans l'Afrique d'aujourd'hui. Pour ceux de nos lecteurs qui aimeraient se procurer un exemplaire de son dernier ouvrage, nous vous communiquons ci-après les références :

BOA Thiémélé Ramsès, La sorcellerie n'existe pas, Les Editions du Cérap, Abidjan, 2010.

 

Ce livre est également en vente à la Librairie de France:

http://www.librairiedefrance.net/index.php?rubrique=result_catalog

LA LIBYE SOMBRE DANS LE CHAOS

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Les autorités libyennes de transition ne parviennent plus à contenir le mécontentement d'hommes armés jusqu'aux dents.


Y a-t-il encore un gouvernement en Libye ? Trois mois après la mort de Muammar Kadhafi, le pays semble inexorablement sombrer dans le chaos. En à peine quatre jours, les autorités libyennes de transition ont essuyé quatre revers de taille, comme un symbole patent de leur échec. Samedi, le siège du Conseil national de transition (CNT) à Benghazi (Est), pourtant berceau de la révolution, a été envahi par les manifestants, après avoir été visé par des grenades. Le lendemain, c'est le vice-président Abdelhafidh Ghoga qui a été contraint à la démission, après avoir été victime jeudi d'une agression à l'université de Ghar Younès.

Lundi, ce sont des partisans pro-Kadhafi lourdement armés qui, à la surprise générale, ont repris dans le sang le contrôle de la ville de Bani Walid, ex-bastion kadhafiste au Sud-ouest de Tripoli. Au centre de la tourmente, le président du Conseil national de transition, Mustapha Abdel Jalil, a exclu pour l'heure une démission du CNT. Brandissant la menace d'une "guerre civile", l'homme fort de la Libye nouvelle a accusé des "mains cachées" d'être responsables des dernières violences. Pourtant, aux dires des habitants de Benghazi, il est d'ores et déjà le prochain sur la liste.

Les mystères du gouvernement

"Le CNT est plus affaibli que jamais", estime Hasni Abidi (1), directeur du Centre d'études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen (Cermam). "Il a voulu jouer le rôle de l'armée égyptienne, en se portant garant de la transition. Mais il n'en a ni l'étoffe ni les moyens", ajoute le chercheur. "Il n'a jamais été conçu pour durer, et se heurte désormais aux aspirations de la population." De l'aveu des Libyens, le CNT n'a jamais rompu avec l'ère Kadhafi. Formée d'anciens apparatchiks de l'ex-régime libyen, en décalage complet avec les aspirations de la jeunesse révolutionnaire, l'institution pèche par un mode de gouvernance opaque, toujours basé sur le clientélisme de ses cadres. Ces derniers se réunissent dans des "lieux secrets" pour statuer sur l'avenir du pays.

Le même mystère entoure la redistribution des richesses du dictateur disparu, que la communauté internationale a décidé de débloquer. "Les salaires des fonctionnaires, y compris rebelles, qui étaient payés jusqu'à la chute du régime, ne sont plus versés aujourd'hui", révèle Patrick Haimzadeh (2), diplomate en Libye de 2001 à 2004. Autre anomalie, la nomination en novembre dernier du technocrate Abdel Rahim al-Kib au poste de Premier ministre, chargé de former un nouvel exécutif, alors que les principales décisions restent l'apanage des dirigeants du CNT. Symbole de cette contradiction, l'existence au CNT de responsables chargés de la sécurité, de la défense et de l'information, alors que ces mêmes postes sont également assurés par des ministres du nouveau gouvernement.

Véritable guerre civile

Mais le véritable fléau qui frappe la Libye nouvelle reste la prolifération d'armes à travers le pays. Si celles-ci ont permis aux troupes rebelles de se débarrasser du Guide libyen, elles approvisionnent désormais allègrement les milices tribales, aussi bien en Cyrénaïque (Est) qu'en Tripolitaine (Ouest). Et les combattants ne sont prêts à les rendre sous aucun prétexte, à moins d'obtenir une place de choix au sein du nouveau pouvoir. De retour de Libye, Patrick Haimzadeh décrit une véritable "guerre civile" entre tribus rivales : "L'État n'existe plus. Les gens sortent la kalachnikov au moindre problème. Ils n'ont aucun intérêt à rendre les armes, pour rejoindre une armée sous-payée, commandée par des généraux qu'ils ne reconnaissent pas." D'après le diplomate, ils sont dorénavant nombreux dans le pays à rejeter systématiquement toute loi proposée par le CNT, peu importe son contenu.

Une réalité d'autant plus inquiétante que les autorités se trouvent totalement désemparées, face au poids grandissant des comités révolutionnaires armés se créant dans chaque quartier. Il en existerait plusieurs centaines rien qu'à Tripoli. "Le CNT a clairement peur de se heurter à une opposition farouche", note Hasni Abidi. Dans ce contexte de guerre, l'hypothèse de la tenue en juin d'élections pour une assemblée constituante semble plus qu'improbable, d'autant plus que la Libye ne possède aucune culture politique. D'ailleurs, sous la pression de la rue, le CNT n'a eu d'autre choix que de reporter sine die, dimanche, l'adoption de la loi électorale qui régira la future élection.

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Par


(1) Auteur du livre "Où va le monde arabe : entre islamistes et militaires" (Éditions Encore d'Orient, février 2011)

(2) Auteur du livre "Au coeur de la Libye de Kadhafi" (Éditions JC Lattès)


Source: LE POINT.FR

dimanche, 29 janvier 2012

UNE REVELATION VENUE DU CAMEROUN POUR LA COTE D'IVOIRE


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Cette nouvelle révélation sur la Côte d'Ivoire et les acteurs de la crise ivoirienne (états et individus) m'a été transmise, il y a bientôt une semaine de cela, dans ma boîte e-mail par un internaute (peut-être son auteur?), sous un nom d'emprunt, dans le souci de garder son anonymat. Il ne fait pas bon, en ce moment, être un livreur de révélations (attaques verbales, agressions physiques, suspensions ecclésiales, mandat d'arrêt international). Dans tous les cas, le message fait actuellement le tour du Net. Pour que mes lecteurs ne soient pas les seuls à ne pas en avoir connaissance, je me suis décidé, après beaucoup d'hésitations, à le publier sur ce blog. Tout juste pour information. Il appartient à chacun de s'en faire une opinion. Bonne lecture!

 

A SON EXCELLENCE MONSIEUR LAURENT GBAGBO: « VOICI LA REVELATION DU SEIGNEUR JESUS-CHRIST POUR VOUS »

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Le Seigneur m'a révélé que votre régime allait être renversé par un coup d'état militaire au cours duquel vous serriez blessé. A la suite de ce coup, vous devriez être transférez à la CPI où vous devriez mourir. De tels malheurs devraient vous arriver parce que vous vous êtes détourné de la voie de l'ETERNEL DIEU. Mais seulement votre repentance sincère et votre mise en œuvre de la volonté de JESUS-CHRIST vous blanchiraient de tous les chefs d'accusation dont vous êtes l'objet. Cela aurait pour conséquence votre retour triomphal en Côte d'Ivoire pour finir votre mandat.

Votre histoire, Président Gbagbo, est semblable à celle d'un homme que l'ETERNEL DIEU a élevé dans la gloire et qui par la suite a été rempli d'orgueil et croyait avoir tout fait par sa propre force. Il avait oublié son origine et refusait de s'humilier devant le DIEU TOUT-PUISSANT créateur des cieux et de la terre. Aussi l'ETERNEL a-t-il brisé son orgueil, tel le cas de l'histoire de Nébucadnetsar, roi de Babylone, que je vous conseille de lire (voir Daniel 4 :1-37).

Tous ces malheurs vous ont atteint, Mr le Président Gbagbo, afin que vous sachiez que le règne des rois appartient à DIEU et qu'il le donne à qui il veut. L'humilité précède la gloire et l'orgueil précède la chute. L'ETERNEL DIEU fait grâce aux humbles mais il résiste aux orgueilleux.

En son temps, lorsque j'ai reçu cette révélation, plusieurs fois j'ai cherché à vous rencontrer pour vous faire part de cela mais hélas mes efforts sont restés vains ; car personne n'écoutait «les petites églises ou les petits hommes de DIEU».

Aujourd'hui que la prophétie s'est accompli et que, abandonné de tous vous, êtes plus facile à joindre, voici ce que dit l'ETERNEL DIEU : Maintenant que son Excellence Laurent Gbagbo s'est humilié et a confié son sort à l'ETERNEL DIEU par le jeûne et la repentance, voici la parole de DIEU d'abord pour lui, ensuite pour ses ennemis.

JACOB ISRAEL prononce son oracle : Parole du fils de l'homme des quatre vents des cieux de celui qui a l'œil ouvert, de celui qui entend les paroles de DIEU, de celui qui voit la vision du TOUT-PUISSANT, de celui qui connait les desseins du Très-Haut, et qui se prosterne devant le seul vrai DIEU, le Seigneur JESUS-CHRIST : le Président Laurent Gbagbo sera blanchi de toutes les charges qui pèsent contre lui. Il reviendra de la CPI dans la gloire, sur le trône de la Côte d'Ivoire, et sera honoré par l'ETERNEL DIEU.

Le Président Laurent Gbagbo reviendra au pouvoir pour un seul mandat présidentiel après quoi il se retirera pour se reposer. Ainsi, il rentrera dans l'histoire des grands hommes politiques et restera gravé dans la mémoire de la génération présente et future, des fils et filles de la Côte d'Ivoire et de l'Afrique. L'on parlera du Président Laurent Gbagbo avec respect et il sera une référence de paix dans le monde entier. La paix reviendra en Côte d'Ivoire et la Côte d'Ivoire sera la tête de toutes les nations d'Afrique. Toute l'Afrique sera libérée et même les puissantes nations se prosterneront devant ce petit pays choisi par Dieu. Tout le monde entier verra que la GLOIRE de DIEU est sur la Côte d'Ivoire et saura que ce pays est béni de l'ETERNEL DIEU.

En ce qui concerne vos ennemis, ceux de la Côte d'Ivoire et partant ceux de l'ETERNEL DIEU, voici la réplique de l'ETERNEL : La France entière saura la vérité sur les actions réelles de la Françafrique de Nicolas Sarkozy en Afrique et surtout en Côte d'Ivoire, elle aura tellement honte de lui qu'elle va le lui faire payer par tous les moyens ; dans le même temps, toute l'Afrique criera son ras-le-bol et ainsi la France perdra la majorité de ses colonies Africaines.

La France subira toute cette débâcle parce qu'elle a osé s'attaquer aux peuples et oints de Dieu. Nicolas Sarkozy perdra les élections en France au profit de François Hollande que l'ETERNEL suscitera pour punir Sarkozy en le poursuivant en justice pour détournement de fonds de l'état Français.

Il sera aussi jugé pour crime contre l'humanité pour les guerres qu'il a provoquées en Afrique. Au finish, la colère de DIEU contre Sarkozy sera tellement forte à travers François Hollande que Sarkozy va se retrouver enfermé à la CPI à la place du Président Gbagbo. La famille du Président Gbagbo a été huée et lynchée, il en sera de même pour la Famille de Sarkozy par les français du fait de l'humiliation de lèse-majesté qu'il leur a fait subir en ternissant l'image de la France aux yeux du monde entier.

Quant à Barack Obama, la colère de l'ETERNEL DIEU sur lui sera tellement forte qu'il fera la honte de la peau noire ; contraignant ainsi ses parents à le renier (Barack mourra à la suite d'une grave maladie mentale ou se suicidera à moins qu'il se repente). Les USA seront frappés de grêles de feu qui descendront du ciel ; ce feu consumera une grande partie de leur principale ville. Il en sera ainsi parce qu'ils aiment faire descendre le feu du ciel pour bombarder les autres nations faibles pour mieux les piller mais aussi parce qu'ils ont encouragé la France à bombarder la Côte d'Ivoire, pays béni de DIEU.

L'ETERNEL permettra toutes ces choses et pire encore, afin que tout le monde entier sache qu'il y a un DIEU, JESUS-CHRIST, Tout-puissant, qui délivre un faible d'un plus puissant que lui. Les USA verront une de leurs principales bases militaires et la Maison Blanche frappées par DIEU, en réponse au bombardement de la résidence du Président Gbagbo et des bases militaires ivoiriennes; selon qu'il est écrit dans Daniel 8 :10-12 : « Elle (la corne qui est l'Amérique) s'éleva jusqu'à l'armée des cieux, elle fit tomber à terre une partie de cette armée et des étoiles, et elle les foula.

Elle s'éleva jusqu'au chef de l'armée, lui enleva le sacrifice perpétuel, et renversa le lieu de son sanctuaire. L'armée fut livrée avec le sacrifice perpétuel, à cause du péché ; la corne jeta la vérité par terre, et réussit dans ses entreprises ». L'évidence est nette car les deux témoins du diable des derniers temps sont Obama et Sarkozy ; leur notoriété est sans pareil aux yeux du monde car mandatés par Lucifer lui-même, cela est illustré dans Apocalypse 13 :11-18.

Mais il est écrit que les ténèbres ne règneront pas toujours, car toute chose a une fin. Aussi DIEU frappera-t-il la Maison Blanche et le Pentagone, de sorte que les USA ne soient plus une puissance mondiale qui terrorise les petites nations par la guerre et l'injustice en se prenant pour les maîtres de la terre. Ainsi, toutes les nations de la terre sauront que c'est JESUS-CHRIST seul qui est DIEU et que c'est à lui qu'appartiennent le monde, le règne, la justice et le jugement.

JESUS s'est choisi un pays, la Côte d'Ivoire, avec lequel il s'est fait un nom grand, puissant et redoutable et partant, les Africains, pour exercer le jugement sur toutes les nations du monde. Selon qu'il est écrit dans le Psaume 46 :6-12 : « DIEU est au milieu d'elle ; elle n'est point ébranlée ; DIEU la secourt dès l'aube du matin ».

Des nations s'agitent, des royaumes s'ébranlent ; il fait entendre sa voix : La terre se fond d'épouvante. L'ETERNEL des Armées est avec nous. Le DIEU de Jacob est pour nous une haute retraite. Venez contempler les œuvres de l'ETERNEL, les ravages qu'il a opérés sur la terre ! C'est lui qui a fait cesser les combats jusqu'au bout de la terre ; il a brisé l'arc, et il a rompu la lance, il a consumé par le feu les chars de guerre. Arrêtez et sachez que je suis DIEU : Je domine sur les nations, je domine sur la terre. L'ETERNEL des armées est avec nous, le DIEU de Jacob est pour nous une haute retraite ».

L'ETERNEL, dans Apocalypse 18 :5-10 comparent la France et les USA à Babylone ; je cite : « car ses péchés se sont accumulés jusqu'au ciel, et DIEU s'est souvenu de ses iniquités. Payez-la comme elle a payé, et rendez-lui au double selon ses œuvres. Dans la coupe où elle a versé, versé lui au double. Autant elle s'est glorifiée et plongée dans le luxe, autant donnez-lui de tourment et de deuil. Parce qu'elle dit dans son cœur : Je suis assise en reine, je ne suis point veuve, je ne verrai point le deuil ! A cause de cela, en un même jour, ses fléaux arriveront, la mort, le deuil et la famine, et elle sera consumée par le feu. Car il est puissant, le Seigneur DIEU qui l'a jugée.

Et tous les rois de la terre, qui se sont livrés avec elle à l'impudicité et au luxe, pleureront et se lamenteront à cause d'elle, quand ils verront la fumée de son embrasement. Se tenant éloignés dans la crainte de son tourment, ils diront : Malheur ! Malheur ! La grande ville, Babylone, la ville puissante ! En une seule heure est venu ton jugement ! ». C'est ainsi qu'il jugera les USA dont l'emblème est la statue de la liberté de la prostitution ; l'ETERNEL détruira cette statue et son pouvoir maléfique.

La France connaîtra le même sort par la destruction de sa Tour Eiffel qui symbolise sa puissance spirituel et son autorité en référence à la Tour de Babel, et le peuple Français sera dispersé dans différentes nations, suite à la famine qu'il connaîtra et bien d'autres malheurs comme elle la fait pour le peuple Ivoirien ; selon qu'il est écrit dans Genèse 11 :1-9 : « Toute la terre avait une seule langue et les même mots. Comme ils étaient partis de l'orient, ils trouvèrent une plaine au pays de Schinear, et ils y habitèrent. Ils se dirent l'un à l'autre : Allons ! Faisons des briques, et cuisons-les au feu.

Et la brique leur servit de pierre, et le bitume leur servit de ciment. Ils dirent encore : Allons ! Bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet touche au ciel, et faisons-nous un nom, afin que nous ne soyons pas dispersés sur la face de toute la terre. L'ETERNEL descendit pour voir la ville et la tour que bâtissaient les fils des hommes. Et l'ETERNEL dit : Voici, ils forment un seul peuple et ont tous un même langage, et c'est là ce qu'ils ont entrepris ; maintenant rien ne les empêcherait de faire tout ce qu'ils auraient projeté. Allons descendons, et là, confondons leur langue, afin qu'ils n'entendent plus la langue, les uns des autres. Et l'ETERNEL les dispersa loin de là sur la face de toute la terre ; et ils cessèrent de bâtirent la ville. C'est pourquoi on l'appela du nom de Babel, car c'est là que l'ETERNEL confondit le langage de toute la terre, et c'est là que l'ETERNEL les dispersa sur la face de toute la terre ».

Le profond désir du Président Abdoulaye Wade de voir la Côte d'Ivoire détruite par la guerre et son Président Gbagbo tué, sera lui-même son propre châtiment. L'ETERNEL DIEU endurcira le cœur de Wade afin qu'il se présente coûte que coûte aux élections présidentielles de 2012. Cet entêtement soulèvera le peuple Sénégalais et même une grande partie de l'armée se mutinera et entraînera une rébellion générale.

Le Président Wade connaîtra la mort au cours de ces évènements. Dieu suscitera un nouveau Président, celui des « pauvres » pour mieux diriger le Sénégal dans la justice et l'équité. Ce Président se nomme Youssour N'dour, qui a trouvé grâce aux yeux de l'ETERNEL suite à ses bonnes actions envers les pauvres et les démunis. La France, dans sa logique malsaine de la Françafrique, cherchera à contrôler le règne du Président Youssour N'dour. Mais ce sera en vain car le Président Youssour N'dour privilégiera les intérêts des Sénégalais selon que l'ETERNEL parle de lui : « Cet homme (le Président N'dour) ne vient pas au pouvoir comme un affamé, mais comme un ange qui a un cœur bon de libéralité et qui depuis toujours a eu de la compassion pour son prochain, toujours près à aider tant qu'il le peut ».

Quant au Burkina Faso, il connaîtra une rébellion très violente et très sanglante, de sorte que toutes les bâtisses qui ont été faites à partir des richesses piller en Côte d'Ivoire seront totalement détruites. Le Président Blaise Compaoré ira en exil où il mourra très pauvre comme l'ex-Président de la RDC, Mobutu, car ses biens et comptes bancaires seront confisqués.

La Côte d'Ivoire ne sera pas en reste de ces évènements tragiques. Un vent très violent, cent fois supérieur à celui que nous avons connu durant les évènements de l'année 2011 soufflera sur elle. Le 43ème BIMA sera assiégé et détruit. Le Président Alassane Ouattara sera trahi par les dix « com-zones » et lynché par le peuple dont il a beaucoup fait couler le sang; il connaîtra le même sort que l'ex-Président du Libéria Samuel Doe. Dominique Ouattara subira les mêmes souffrances atroces qu'a subies Mme Simone Gbagbo. Soro Guillaume se retrouvera à la CPI où il mourra. Les faux hommes de DIEU seront également châtiés de mort à moins qu'ils se repentent.

L'ETERNEL DIEU exhorte le peuple Ivoirien à beaucoup prier, car il a déjà excité l'esprit des rois de médis pour exercer sa colère ; selon qu'il est écrit dans Apocalypse 6 :15-16 : « Les rois de la terre, les grands, les chefs militaires, les riches, les puissants, tous les esclaves et les hommes libres, se cachèrent dans les cavernes et dans les rochets des montagnes. Et ils disaient aux montagnes et aux rochers : Tombez sur nous, et cachez-nous devant la face de celui qui est assis sur le trône, et devant la colère de l'agneau ». Les Ivoirien doivent faire une repentance sincère et abandonner leurs mauvaises voies et toutes sortes d'idolâtrie (fétichisme, maraboutage, occultisme, astrologie, etc.). La Côte d'Ivoire entière doit prier le seul vrai DIEU qui est JESUS-CHRIST DE NAZARETH car ce vent violent soufflera en cette année 2012.

Voici, Excellence Monsieur le Président Gbagbo, le Peuple Ivoirien, l'Eglise de DIEU et tous ceux qui désirent connaître les événements à venir, ces quelques mots que le SEIGNEUR JESUS-CHRIST m'inspire pour vous.

Que le SEIGNEUR DIEU, Créateur, JESUS-CHRIST qui change les temps et les circonstances, qui établit et renverse les rois, vous bénisse et accomplisse ses paroles en leur temps ! Amen !

 

Prophète Jacob Israël


Fait à Douala, le 03 décembre 2011.

SENEGAL - ABDOULAYE WADE OU L'ARCHETYPE DE L'INCONSISTANCE AFRICAINE


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C'est simplement scandaleux ! Abdoulaye Wade, le président sénégalais sortant, va donc concourir, le 26 février prochain, à 85 ans déclaré, à l'élection présidentielle. Au delà du fait qu'une loi ne serait rétroactive, la question de l'âge du "Pape du Sopi" se pose avec acuité. Ne peut-il pas s'inspirer de Léopold Sédar Senghor ? Ce dernier, premier président sénégalais (1960-1980), avait volontairement quitté ses fonctions, à 74 ans, simplement pour se reposer.

Les Africains, à toutes les échelles, pas seulement au niveau de leurs élites, prennent la retraite comme une sanction. C'est ainsi qu'on voit ce grabataire faire du forcing. Mais pourquoi papy fait-il ainsi de la résistance alors qu'il pouvait lancer un poulain de son parti ? Ses partisans que j'ai rencontré me disent qu'en 10 ans à la tête du Sénégal, il a fait mieux que Senghor et Diouf réunis, comme si c'était le débat.

Pire, manipulant à son compte la Conseil constitutionnel, selon Seneweb, l'homme s'apprêterait à faire invalider à leur tour, les candidatures "de Macky Sall, d'Idrissa Seck et de Cheikh Tidiane Gadio, tous des fils putatifs du leader du PDS (parti de Wade, Ndrl) et reniés finalement. Quant à Youssou Ndour qui a déposé un recours, il a annoncé avoir 100 000 signatures alors que le Conseil constitutionnel lui reproche d'avoir fourni une liste de 12.936 électeurs appuyant sa candidature dont seuls 8.911 ont pu être identifiés et leurs signatures validées.

Avec la même condescendance habituelle, le Département d'Etat américain, par la voix de son ambassadeur à Dakar au Sénégal, demande aux Sénégalais de respecter la décision du Conseil constitutionnel. Wade se fout royalement des Sénégalais et ne pense qu'à sa petite personne. Quand on sait que ce clown était allé pérorer à Benghazi pour demander le départ de Kadhafi alors que la Libye était agressée, il est étonnant que lui, s'accroche au pouvoir avec le silence assourdissant de la soi-disant "communauté internationale". Il avait enfin promis, de ne pas se représenter. Cet homme a tué la démocratie sénégalaise !


Source: ALLAIN JULES

samedi, 28 janvier 2012

ALASSANE OUATTARA ET ABDOULAYE WADE FONT LA HONTE DE L'AFRIQUE


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Afrique, mon Afrique, où vas-tu ?

 

Côte d'Ivoire - Tant que les Africains accepteront de se faire marcher sur les pieds, rien ne changera. Vraiment rien. J'ai été choqué de voir le président ivoirien, Alassane Dramane Ouattara, être reçu en France, à l'aéroport d'Orly, pour sa visite... officielle, être accueilli par le ministre français de l'Intérieur, Claude Guéant. Comment peut-on envoyer un ministre recevoir un président ?

Le premier-ministre français François Fillon n'a pas daigné, lui aussi, se déplacer. Que vaut un chef d'Etat africain ? Le mépris que les pays occidentaux ont vis à vis de leurs homologues africains, devrais-je dire sous-préfets africains, est abyssal. La France a organisée une pseudo parade aux Invalides à l'honneur de son hôte ivoirien. Fastueux, avec escorte de la Garde républicaine à cheval et à moto, ce n'était que moquerie.

Comment l'Afrique est méprisée et maltraitée par la France ? Le président ivoirien vient de montrer l'illustration. Mais, il y a pire. Comment un chef d'Etat africain peut-il se déplacer en allant sur une chaîne de télévision ? Non, vous ne rêvez pas, Alassane Dramane Ouattara s'est rendu en début d'après-midi à LCI au lieu que la chaîne aille à lui. Ridicule.

Sénégal - Le Conseil constitutionnel a accepté 14 candidatures dont celle d'Abdoulaye Wade à l'élection présidentielle du 26 février à l'issue d'une longue séance de délibération. Il faut savoir que le même conseil n'accepte dans ses textes que deux candidatures alors que Wade court pour un 3e mandat. A gerber. Après l'annonce, hier soir, vendredi, de nombreux incidents ont eu lieu. Nous en saurons un peu plus dans la journée.

Craignant la popularité de l'artiste Youssou Ndour, le Conseil constitutionnel sénégalais a déclaré sa candidature irrecevable, sans toutefois précisé dans son arrêté, ce qui motivait sa décision. Elle est belle la démocratie sénégalaise, avec Wade aux commandes. Quelle honte ! Youssou Ndour ne fait pas seul les frais de cet arrêté scélérat. Ceux qui l'accompagne dans son malheur sont: Kéba Keinde et Abdourahmane Sarr.

Bien sûr, puisque Abdoulaye Wade est l'ami de Sarkozy, ou plutôt son laquais, vous n'entendrez ici chez nous en France, aucune voix s'élever contre ce viol du peuple sénégalais perpétré par cet homme qui a détruit la belle démocratie sénégalaise. Il ne reste qu'à l'opposition sénégalaise d'avoir un candidat unique sinon, ça va encore être la bérézina.


Source: ALLAIN JULES

OUATTARA, PORTEUR DE VALISES, AU SECOURS DE SARKOZY


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Une visite d'État qui cache pas mal de particularités. Ouattara, le Chef d'État ivoirien est paraît-il en visite d'État à Paris. Ce voyage ne nous leurrons pas, fait absolument partie intégrante du coup d'État planifié par la France de Sarkozy. Il mérite qu'on s'y attarde un peu pour lever le voile sur ce que nous avons baptisé avant le coup d'Etat, «kaléidoscope d'un coup d'Etat planifié » dans une série d'articles dans le quotidien « Le Temps ».

Une des clauses secrètes ne prévoyait pas seulement mais exigeait le retour de l'ascenseur, en temps opportun, au Président français. Et ce temps opportun avait un nom, « renflouer mes caisses de liquidités » et un moment « pendant la campagne de l'élection présidentielle française ».

Cette clause est entrée dans sa phase exécutoire avec ce voyage qui, de toutes les manières n'avait aucun caractère urgent, sinon que de voler financièrement au secours d'un ami en pleine difficulté électorale.

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A - Genèse d'une malédiction

Esprits cartésiens, abstenez-vous, car vous n'y comprendrez rien. Par contre, ceux qui comme Jacques Chirac prêtent une attention particulière à ces curiosités irrationnelles, comprendront aisément, parce que le monde que nous vivons, se vit avec une grande part de mystère et de foisonnements mystiques qu'on ne peut nier aveuglement au nom de la science qui elle-même a montré ses limites, face à ces curiosités mystiques. Ce n'est pas toujours que 2 +2 = 4, non et non ! Tout comme personne ne peut affirmer péremptoirement aujourd'hui sans risque de se faire lyncher, qu'un couple de mariés serait forcément une union d'un homme et d'une femme ! Ce qui a été le cas pendant des siècles !

Pour toute souvenance, rappelez-vous de ce voyage impromptu de Jacques Chirac à Yamoussoukro, candidat à l'élection présidentielle contre Balladur, où selon ses propres dires, il avait rencontré une vieille sorcière baoulé, aux fins fonds de la forêt qui lui avait prédit que «cette fois-ci, c'était la bonne » ; entendez par là que lui Jacques Chirac sera élu président ; effectivement, il a gagné cette élection face à l'équipe balladurienne dirigée par un certain Sarkozy. Cependant si Chirac reconnaît plus tard publiquement les prédictions avérées de la vieille femme baoulé concernant sa victoire, il ne dit pas un mot de la contrepartie exigée par elle. Sauf que le non-respect de cet engagement va faire ressurgir plus tard les conséquences dramatiques de cette inconséquence bien française!

En effet, la vieille sorcière avait demandé à son partenaire du moment de prendre l'engagement au nom de la France (elle avait vu venir les choses, au fond de son pot-à-rat, une sorte de boule de cristal) de défendre et de protéger la Côte d'Ivoire, en tout temps, en tous lieux et en toutes circonstances. Et voici pourtant, la France délinquante de Sarkozy, le voyou qui réunit une horde de barbares sortie du fond des âges pour détruire le pays. Le pacte d'alliance est jeté aux orties et conséquemment, l'irrévérencieuse France a commencé sa descente aux enfers puisqu'elle venait de manger son totem : C'est la malédiction de la vieille sorcière de Yamoussoukro. Sarkozy comme Œdipe a violé un tabou. Dans ces conditions, il n'y a rien de surprenant de le voir embourbé dans la fange de toutes les affaires sales de la Vème République, assistant impuissamment à la rétrogradation de la France dans tous les domaines, a tel point que ce n'est plus l'Allemagne, la compagne de route de la France, mais plutôt l'Espagne, à laquelle il s'accroche comme une bouée de sauvetage pour exister! Or, il y a seulement un trimestre, Sarko le bref, jouant au chef d'orchestre de l'UE parlait de l'Espagne avec un mépris voué aux petites nations. Sarko, le bref, comme sur un navire en déperdition cherche vainement une bouée de sauvetage sans succès, condamné comme Sisyphe à l'éternel recommencement ! La violation du serment de Yamoussoukro a cédé la place à la malédiction rampante de la vieille femme baoulé qui fait des ravages dévastateurs.

Partant, Ouattara entame son voyage à Paris pour voler au secours de son ami Sarko en pleine noyade.

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B - Voyage d'Etat?

Pour rappel lorsque Feu Houphouët-Boigny entame sa visite d'Etat en France, en 1976, sous le Président Valery Giscard d'Estaing, j'ai souvenance que depuis la frontière Suisse, son avion avait été escorté par quatre mirages français jusqu'à l'aéroport du Bourget. L'escorte jusqu'à l'Hôtel Marigny où il fut logé était particulièrement impressionnante! Rien de tout cela pour une visite présentée comme estampillée d'une auréole exceptionnelle. Ouattara arrive pour sa première visite d'Etat, j'insiste sur la 1ère visite d'Etat car depuis le Coup d'Etat français, l'homme aux ordres, n'a été qu'un commis voyageur permanent entre Paris et Abidjan. Sur le Tarmac à l'arrivée, ni le Premier ministre François Fillon, ni le patron de la diplomatie française, Alain Juppé n'ont daigné faire le déplacement. Sans doute, ils n'aimeraient pas s'afficher avec le tyran sanguinaire d'Abidjan.

Mais une présence très remarquée et non innocente (nous le verrons par la suite) de l'ancien Secrétaire général de l'Elysée, aujourd'hui Ministre de l'Intérieur officiellement, mais en réalité le patron des officines occultes de Sarkozy. Protocolairement, cela pourrait être un sujet à débats.

Au-delà des flonflons, des youyous et des salamalecs de bonne convenance, un voyage d'état a quelques avantages que l'on ne saurait négliger, entre autres les franchises qui vous permettent de remplir vos aéronefs de tout ce vous voulez sans être soumis à aucune fouille. Ainsi vous comprenez aisément la présence du Ministre de l'intérieur pour éviter tout couac. On peut apporter avec soi quelques mangues, papayes, cocos, bananes ivoiriennes, mais aussi quelques mallettes bien bourrées de billets pour les marques d'attention ou dans le cadre d'échanges de bons procédés pour les gens du serail.

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C - Ces mallettes invisibles

Invisibles ? Oui, pour les regards indiscrets et les fouineurs mal intentionnés, mais indispensables pour un Sarkozy asséché financièrement pour une présidentielle qui s'annonce coûteuse. Or, toutes les affaires les plus sales, se succèdent avec un point focal, l'entourage très proche de Sarko-Le Bref, quand ce n'est pas lui-même qui est mis en cause directement : affaire Karachi, affaire Clearstream, les révélations de Mediapart sur l'affaire de fonds Volter, Affaire Bettencourt...et patati patata !

Et toutes ses affaires ont aussi un point commun, une odeur sulfureuse et mafieuse d'argent sale autour des différentes campagnes électorales présidentielles ; scenario apocalyptique financier dans lequel patauge Sarkozy : on y découvre que tous les personnages présents dans le synopsis sont des personnages baignant dans les trafics d'armes, de commissions et de retro-commissions, bakchichs, jouant les entregents entre les palais présidentiels du Maghreb, du Machrek, du Proche-Orient et les hommes politiques européens et particulièrement français, dont Sarkozy.

En un mot, l'argent sale a circulé. Seulement, les temps ont changé. Le vent violent du Printemps arabe a fermé à double tour les portes, les sources des mannes tunisienne et égyptienne.

Quant à la Lybie de feu Ghadaffi, pourvoyeuse de fonds du clan Sarkozy, elle est anéantie totalement par Sarko, le nihiliste, qui voulant l'or tout de suite, a tué la poule aux œufs d'or, espérant pouvoir s'emparer aisément du pactole libyen stocké en France. Convaincu de la complicité des bandits du fameux CNT libyen ! Échec et Mat !

Guéant, alors Secrétaire général de l'Elysée, ayant lamentablement échoué dans sa quête auprès du Président Gbagbo à Yamoussoukro ! Échec et Mat aussi, ce dernier ne mangeant pas de ce pain. Après le coup d'État, le Premier ministre Fillon, dans sa tentative de ravitailler le clan en commissions et de retro-commissions, en versant des subventions aux entreprises françaises sur la table, pour les récupérer sous la table, s'est trouvé coincé par le fait que les caisses du Trésor français sont vides ! Là aussi, Échec et Mat !

Et voici donc que Sarkozy est sans le sou pour la campagne électorale. Alors l'Homme hésite à déclarer sa candidature. Ainsi son ami Ouattara, lui-même en délicatesse financière à Abidjan, râcle les fonds du Trésor ivoirien, vole au secours de son « ami avec qui les convergences de convictions sont parfaites », lors de ce simulacre de visite d'État. Suivons bien, si la moisson est fructueuse, Sarkozy annoncera sa candidature à la présidentielle très prochainement! Voici la confirmation de ceux qui veulent voir en Ouattara, un sous-préfet de France en Côte d'Ivoire.

 

Par: Khalil Ali Kéïta, sur sa Facebook

 

Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

DEPUIS SA PRISON DE LA HAYE, CE QUE GBAGBO DEMANDE AUX IVOIRIENS


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Le dimanche 29 janvier prochain, cela fera deux mois que le président Laurent Gbagbo a été déporté à La Haye, dans la prison de Scheveningen. Mais cette autre épreuve n'a en rien altéré son moral et sa détermination à poursuivre le combat qu'il mène avec acharnement malgré la diversité de l'adversité.

Déjà, lors de sa première comparution, le lundi 5 décembre dernier, le président Gbagbo avait annoncé les couleurs. «On ira jusqu'au bout», avait-il assené. Même s'il est détenu arbitrairement à  la prison de Scheveningen, Gbagbo atteste que ses conditions de détentions sont mille fois meilleures à celles du goulag de Korhogo, où Ouattara le détenait. En deux mois à La Haye, le président Gbagbo a reçu plus de visiteurs qu'il n'en a reçu en sept mois de détention à Korhogo. Du beau monde a pu voir le plus célèbre prisonnier au monde à l'heure actuelle, notamment plusieurs de ses collaborateurs, des membres de sa famille...

En tout cas, c'est un Laurent Gbagbo plus que déterminé et combattif qu'il a été donné de découvrir dans la prison de Scheveningen, selon les dires des happy few qui ont vu l'homme qui continue de hanter le régime fébrile d'Abidjan.

A un de ses visiteurs, le président Laurent Gbagbo donnera un message particulier à transmettre aux Ivoiriens. Dans un contexte qu'il sait particulièrement pénible pour ses compatriotes qui continuent de souffrir le martyre. «Ne vous découragez pas, ne baissez pas les bras», a dit en substance le président Gbagbo. Qui a invité les Ivoiriens à songer à reconstruire le pays, à sauver la Côte d'Ivoire. «Malgré l'adversité, les difficultés, continuez à vous battre pour la Côte d'Ivoire, notre seul pays. Parce que nous n'avons que ce pays là. Les autres peuvent semer le désordre et s'en aller, mais nous c'est notre terre», a fait savoir le président Laurent Gbagbo.

En tout cas, en ce qui concerne le combat pour l'histoire qu'il mène depuis La Haye, le président Gbagbo a réaffirmé sa détermination à aller jusqu'au bout. Selon notre source, le Woody de Mama est dans une grande forme physique ; il n'a en rien perdu sa bonne humeur et surtout son sens de l'humour. Il se dit déjà préparé moralement et physiquement à affronter les autres étapes de la procédure. Pour lui, le temps, l'autre nom de Dieu, finira par donner raison aux Ivoiriens.


Gérard Koné


Source: LE NOUVEAU COURRIER

ET POURTANT C'EST UNE MILICE

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Nous avions déjà dit dans les colonnes de votre quotidien préféré (Aujourd'hui, Ndlr) que Dramane Ouattara n'est pas l'homme qu'il faut pour doter la Côte d'une armée nationale. Aujourd'hui, sous la pression des miliciens qu'il a utilisés pour faire la guerre au régime de Laurent Gbagbo, il ne sait pas où donner de la tête.

En principe il ne devrait pas avoir de problème. S'il est venu avec des emplois, il n'y a rien de plus aisé que d'en donner pour permanemment caser tous ces jeunes à qui on a promis au minimum une situation stable pour les inciter à prendre les armes. Ou s'il est venu avec les pluies de milliards, pourquoi ne pas libérer ces "guerriers" en leur donnant le pécule promis en échange des armes qu'ils gardent par devers eux ?

Dramane Ouattara n'a pas de solution, même la solution à ses propres promesses devenues problèmes. Son ministre délégué à la défense monsieur Paul Koffi Koffi parle d'encaserner au bas mot 40.000 jeunes dans une sorte d'"armée de réserve". Il les appelle tantôt les "associés" tantôt les "assimilés" et il dit d'eux qu'« ils ne seront plus militaires, mais seront sous un commandement militaire. Il n'est pas question qu'ils soient engagés et embauchés par l'armée. Il faut que cela soit clair (...) on sait qu'ils ont des armes. Nous allons voir dans quelle mesure il faut récupérer ces armes dès qu'ils entrent en caserne ».

Dans cette déclaration qui pue la naïveté subtile de son auteur, on voit que le gouvernement de Dramane évite soigneusement de nous dire qu'il est en train de se doter d'une milice personnelle. Ce n'est pas parce qu'elle sera appelée "armée de réserve" qu'elle sera moins paysanne, moins ethnique et moins délinquante. Dans ce pays, on a toujours considéré que les jeunes qui se sont constitués spontanément en mouvement d'auto-défense étaient des miliciens de Gbagbo. Sur quelle base Dramane Ouattara pense-t-il ne pas faire pire en créant une "armée de réserve" essentiellement composée de ses partisans, lui qui a "monocolorisé" le parlement d'une nation qui compte au moins 60 ethnies ?

 

Joseph Marat


Source: Le blog de Joseph Marat

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DINDE Fernand AGBO

vendredi, 27 janvier 2012

VISITE D'ALASSANE OUATTARA A PARIS: LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT NICOLAS SARKOZY


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La visite d'Alassane Ouattara en France, ce mercredi 25 janvier, pour quatre jours est une occasion pour la France de se poser  - et de lui poser, les vraies questions concernant la situation en Côte d'Ivoire.

Alors qu'il semble prévu, lors de cette visite, de « saluer les progrès faits par la Côte d'Ivoire depuis le départ du Président Gbagbo », nous invitons le Président Nicolas Sarkozy, le Premier ministre François Fillon, le Ministre des Affaires étrangères et européennes Alain Juppé, le Président de l'Assemblée Nationale Bernard Accoyer, le Président du Sénat Jean-Pierre Bel, et la Présidente du MEDEF Laurence Parisot, à aborder les vrais sujets suivants :

1. Processus de réconciliation nationale

Alors que le pays est toujours divisé par le résultat d'élections présidentielles que nous continuons de contester (et pour lesquelles nous attendons toujours un recomptage des voix, qui nous a été refusé par les instances internationales contre toute logique de droit et de fait), rien dans l'action d'Alassane Ouattara n'a favorisé la réconciliation d'un pays divisé en deux. Au contraire, la sécurité de son régime est assurée, avec l'assistance de l'armée française, par des chefs de guerre qui depuis 2002 , vivent en marge de l'Etat et l'état de droit et que toutes les ONG reconnaissent comme étant à la fois, les auteurs des  crimes contre  l'humanité comme ceux de Duékoué et qui se sont enrichis au détriment de l'Etat de Côte d'Ivoire grâce aux trafics illégaux  du cacao et du diamant.  Et depuis le renversement du Président GBAGBO, la situation sécuritaire n'a malheureusement pas changé, la population continuant à être terrorisée par les chefs de guerre.  Les tensions ne  font donc que s'exacerber.

Le transfèrement illégal du Président Laurent Gbagbo le 29 novembre dernier approuvé par le Gouvernement  OUATTARA, qui fait suite à sa détention illégale et arbitraire, a été effectué  à un peu plus d'une semaine des élections législatives en Côte d'Ivoire du 11 décembre 2011. Nous sommes donc en présence d'une manœuvre politique qui a tente de mettre à l'écart l'un des acteurs clés de la vie politique ivoirienne, père du multipartisme et de la démocratie en COTE D'IVOIRE, fondateur du FPI et initiateur de la plate-forme CNRD-FPI.

Cela a eu pour résultat de renforcer encore les exactions dont sont régulièrement victimes les sympathisants et partisans du Front Populaire Ivoirien/CNRD (FPI). Ainsi, le 21 janvier dernier, un partisan du FPI est mort et beaucoup ont été blessés lors d'une attaque à coups de pierres et armes blanches, menée par des partisans du Gouvernement contre un rassemblement de ce parti. Ces  violences ont été condamnées fermement par les Etats-Unis et par la Convention de la Société Civile ivoirienne (CSCI), qui ont appelé au « dialogue ». La France s'est tue. Mais nous voulons croire qu'elle attendait cette visite officielle pour exprimer sa position.

2. Mise en œuvre du processus démocratique dans le pays

Les élections législatives du 11 décembre dernier ont montré à quel point la démocratie en Côte d'Ivoire était sortie affaiblie. Ce scrutin, boycotté par les partis proches du Président Laurent GBAGBO - donc par la principale force d'opposition en Côte d'Ivoire, enregistre, avec moins de 15%, le plus faible taux de participation jamais connu en Côte d'Ivoire. Les résultats ne sont donc pas représentatifs puisque moins de 8% du corps électoral dans son ensemble a voté pour Alassane Ouattara.

Les Ivoiriens ont exprimé, par leur abstention, le fait qu'ils n'étaient pas dupes : ils demandent un vrai débat politique et démocratique et rappellent que, dans  l'état actuel de la crise ivoirienne, la normalisation de la vie politique ne peut se faire sans le Président GBAGBO.

3. Situation des exilés, des déplacés de guerre à l'intérieur du pays, des exilés et des Etudiants

Selon le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR), il reste aujourd'hui quelque 500 000 personnes déplacées à l'intérieur du pays qui ont été pillés et chassées de leurs maisons par les forces de Alassane OUATTARA. Un chiffre auquel il faudrait ajouter près de 2 500 000 réfugiés ivoiriens dans les pays voisins. Soit près de trois millions d'Ivoiriens qui ne peuvent participer à la vie démocratique dans leur pays.

N'était-il pas plus urgent de faciliter et d'accompagner leur retour, plutôt que d'organiser des élections législatives auxquelles plus de trois millions de citoyens ne pouvaient physiquement participer compte tenu des conditions précaires de sécurité ?

N'aurait il pas mieux valu allouer les dépenses liées à cette parodie d'élection à la réouverture des universités ivoiriennes dont la fermeture  décidée par Alassane OUATTARA, prive ainsi les étudiants et la société ivoiriens de toute perspective d'avenir ?

En conclusion, nous appelons  le Président Nicolas Sarkozy, le Premier ministre François Fillon, le Président de l'Assemblée Nationale Bernard Accoyer, le Président du Sénat Jean-Pierre Bel, et la Présidente du MEDEF Laurence Parisot à faire passer la promotion de la paix, de la stabilité et de la démocratie en Côte d'Ivoire, au-dessus de considérations financières et commerciales qui au fond ne servent ni les intérêts de la FRANCE ni ceux de la COTE D'IVOIRE.

Nous les invitons donc à demander, lors de leur rencontre avec Alassane Ouattara, des engagements fermes pour que soit lancé un véritable processus de réconciliation nationale qui suppose que soit immédiatement engagées  des discussions avec le Président Laurent GBAGBO.
L'avenir de la Côte d'Ivoire,  plus que jamais incertain, est à ce prix.

Ampliation:


Au Premier ministre François Fillon, au Ministre des Affaires étrangères et européennes Alain Juppé, au Président de l'Assemblée Nationale, Bernard Accoyer, au Président du Sénat Jean-Pierre Bel, et la Présidente du MEDEF Laurence Parisot.



Le Ministre Koné Katinan Justin,
Porte-parole du Président Laurent Gbagbo

DRAMANE OU LE PERIL DE L'ETHNOCENTRISME

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Répondant aux griefs ethnocentriques reprochés à son régime, Dramane Ouattara a fait la déclaration suivante : « Il s'agit d'un simple rattrapage. Sous Gbagbo les communautés du Nord, soit 40% de la population était exclue des postes de responsabilité... ». Quand le premier responsable d'un Etat ouvre ainsi clairement le débat sur les clivages ethniques, peut-on encore reprocher à sa population de s'y engouffrer?

Sans entrer dans la véracité de ses propos, on ne peut pas s'empêcher d'avoir honte d'être le sujet d'un dirigeant aux propos aussi controversants. Ce Monsieur a dit dans les mêmes circonstances que c'est parce qu'il est nordiste qu'on ne voulait pas qu'il soit candidat. Cela nous a coûté plus de 20 ans d'instabilité. Parce que les gens du nord se sont effectivement mis dans la tête qu'ils étaient exclus. Nous avions pensé à la boutade d'un homme aveuglé par une ambition démesurée. Nous étions loin de croire que cela était l'expression d'un calcul minutieux pour l'application d'une politique ethniciste qui n'aura rien à envier au nazisme.

L'idéologie nazie n'était rien d'autre que la promotion d'une race sur les autres. Ce que cette idéologie, tirée des tréfonds des théories sur la supériorité de la race aryenne, a produit en Europe est encore vivace dans la mémoire collective de notre humanité. C'est pour tourner le dos définitivement aux affres de la barbarie hitlérienne qu'il est recommandé de défendre en priorité les valeurs universelles d'humanité avant celles très basses de la race et de l'ethnie. C'est au nom de ces valeurs qui révèlent la profondeur des grands hommes qu'on a combattu le colonialisme, le nazisme, l'apartheid et toutes les formes d'impérialisme.

Et c'est pour ne plus regarder dans le rétroviseur de notre bestialité que partout dans le monde, les organes de régulations de la presse traquent tous les propos à caractère raciste et ethnique. Sans entrer dans la véracité de ce que Dramane Ouattara dit et qu'aucun responsable politique n'a jamais dit en Côte d'Ivoire, je voudrais savoir de quel droit les gens du Nord devrait être représentés à plus de 40% dans l'administration d'un Etat qui compte 60 ethnies ? Où serait aujourd'hui la Côte d'ivoire, ou bien où allons-nous si chaque leader politique devrait faire du rééquilibrage ou du rattrapage en fonction de son ethnie ?



Joseph Marat

 

Source: LE DEPECHE D'ABIDJAN

UNE COTE D'IVOIRE SANS COMPASSION NI DEMOCRATIE


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« La nouvelle Côte d'Ivoire », un refrain que nous avons entendu à moult reprises depuis la tristement mémorable date de la sanglante transition du 11 avril 2011. Nous avions espéré qu'après l'immense traumatisme causé, à cette occasion, au peuple ivoirien, cette « nouvelle Côte d'Ivoire » nous présenterait un visage moins hideux. Hélas, sa laideur historique (de mémoire d'Ivoiriens), ses rides affreuses et la cruauté de ses yeux injectés de sang ainsi que ses crocs insatiables de notre chair ne se sont pas adoucis ni revêtus d'un peu d'angélisme.

C'est, en effet, avec consternation que nous apprenons, ces dernières semaines, la dégénérescence de la santé de nos frères ivoiriens tombés sous le coup des sanctions et des mesures répressives du pouvoir Ouattara, pour le seul crime d'avoir été proches du président Laurent Gbagbo ou d'avoir travaillé sous sa gouvernance, au moment où Alassane Ouattara, du haut de son piédestal de l'Hôtel du Golfe, décrétait un arrêt de travail général pour asphyxier non pas un « adversaire » mais un « ennemi » politique, appelant et applaudissant au passage l'embargo meurtrier de l'Union Européenne contre la Côte d'Ivoire.


Ainsi, plus de 400 personnalités de la république, cadres, sympathisants de La Majorité Présidentielle (LMP), militants du FPI, militaires de divers rangs et journalistes ont vu leurs comptes mis sous scellé et leurs avoirs gelés. Au nombre de ceux-ci, l'illustre Ministre d'Etat Paul-Antoine Bohoun Bouabré, grand serviteur de l'Etat de Côte d'Ivoire, père du « budget sécurisé » et du « budget de sauvegarde », mort en exil, le mercredi 11 janvier 2012, à l'hôpital Hadassad Ein-Kerem de Jérusalem en Israël. On le savait très malade, souffrant d'une grave insuffisance rénale et ayant ses avoirs gelés.


Ne serait-ce qu'au nom de l'humanité qui nous lie et qui nous différencie des animaux, et qui démarque la société des hommes de la jungle, le gouvernement ivoirien ou même le chef de l'Etat, d'autorité, n'aurait-il pas pu faire une exception pour sauver celui qui a servi avec abnégation son pays et qui n'était d'ailleurs pas un acteur de premier plan de la crise postélectorale ? Pourquoi l'avoir contraint à manquer de soins et à dégrader ainsi irrémédiablement son état de santé au point d'en arriver à avoir urgemment besoin d'une greffe de reins ?


Pour pousser l'inhumanité à son extrême, le quotidien pro-Ouattara, Le Nouveau Réveil, croyant tenir un scoop et apporter un démenti aux allégations d'indigence sanitaire du Ministre d'Etat Paul-Antoine Bohoun Bouabré, barre à sa Une N° 2993 du jeudi 19 janvier 2012 : « Bohoun soigné dans l'hôpital le plus cher au monde et pendant 9 mois, il payait ses soins », avec en prime un véritable reportage sur l'hôpital israélien titré : « Tout sur le prestigieux centre médical Hadassa de Jérusalem ». Jouissance malsaine ! Jouissance impie ! Que gagne le pouvoir Ouattara à exposer ainsi un mort et à le poursuivre outre-tombe ?

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Curieusement, quand dans nos investigations, nous avons cherché à lire le fameux article qui relatait tous ces faits et intitulé « Le régime Ouattara accusé pour rien : Bohoun Bouabré soigné durant 9 mois dans un hôpital de classe mondiale », plus aucune trace du papier. Le lien http://news.abidjan.net/h/423405.html, où était antérieurement logé le brûlot, affiche en anglais : « The page cannot be found ». En clair, « Page introuvable » ! Moralité de l'affaire, cet article n'est qu'un ramassis de mensonges grotesques. Sinon, pourquoi l'aurait-on retiré du Net ? Etait-il compromettant pour ses auteurs ? Etalait-il leur manque de professionnalisme et leur insensibilité déroutante ? Auraient-ils été soudainement saisis d'une tardive compassion humaine ou d'une subite résurgence d'humanité ? Il faudra le leur demander. Toujours est-il que le fameux article n'est plus en ligne.

Au demeurant, il ne doit pas être étonnant ni constituer un crime de lèse-majesté qu'un serviteur de l'Etat du rang de Paul-Antoine Bohoun Bouabré ait quelques amitiés et relations dans le monde, aux plus hauts niveaux. Aurait-il fallu, pour faire plaisir à Ouattara et à son régime en pleine dérive tyrannique, qu'il n'en usât pas une ultime fois, dans l'espoir de sauver sa vie et ne pas être ainsi prématurément arraché à l'affection profonde des siens ? Bien curieuse philosophie de la vie, tout de même !

Bohoun Bouabré aura tout tenté pour avoir la vie sauve. « Après la chute de Laurent Gbagbo, il avait dépêché des émissaires auprès du nouveau pouvoir d'Alassane Ouattara pour négocier le dégel de ses avoirs ou, à défaut, obtenir une prise en charge de l'Etat. Mais, cette demande lui avait été refusée », nous rapportait le site du journal d'actualité en continu, Jeune Afrique, le mercredi 11 janvier 2012, le jour même de son décès. Le nouveau régime ivoirien sombre dans la méchanceté aveugle et l'injustice vengeresse. Qui pourra l'arrêter ? La compassion naturelle a quitté la terre d'Eburnie. Requiem pour la Côte d'Ivoire fraternelle, où il faisait bon vivre même en temps de crise ! Haro sur une « Côte d'Ivoire nouvelle », sans âme !

Au-delà du cas retentissant qu'est celui du Ministre d'Etat Bohoun Bouabré, ce sont des centaines d'ivoiriens qui meurent en exil et dans notre pays, dans des camps de réfugiés ou de déplacés, dans des départements et régions pillés, dévastés, déshérités pour cause de guerre comme l'Ouest de la Côte d'ivoire, en silence, dans l'anonymat le plus complet et dans l'indifférence absolue d'Alassane Ouattara et son régime. Les vivants, grands malades en sursis ou illustres inconnus sinistrés de la guerre, sont en train de mourir sans que le gouvernement ivoirien ne s'en sente concerné ou ne s'en préoccupe, outre mesure. Simplement parce que leurs comptes ou ceux de leurs proches sont mis sous scellés et qu'ils ne peuvent plus faire fasse à leurs responsabilités familiales et sociales. Quand on sait qu'en Afrique, le cadre du village nourrit des dizaines de personnes et en scolarise ou prend en charge bon nombre d'autres, on imagine aisément la détresse et le désastre que vivent ces 400 personnes aux avoirs gelés et leurs familles. Alassane Ouattara n'en a cure. Une telle cruauté ne s'est jamais vue en Côte d'Ivoire, de mémoire d'ivoiriens. Aucun ivoirien n'en a jamais été capable.

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Nous avons actuellement, pendant sur le bras, les cas de l'animateur de Radio Côte d'Ivoire, Paul Dokui, malade et luttant contre la mort au Ghana, de la brillante présentatrice du 20h de la RTI, Awa Ehoura Tabitha, dont les avoirs ont été gelés, qui a été mise en chômage technique et qui n'arrive plus à se soigner convenablement (pour la grande diabétique qu'elle est), et dans une moindre mesure, de l'ancien directeur de Radio Côte d'Ivoire, le journaliste Eloi Oulaï, heureusement entouré par des amis médecins. Tous les trois ont vu leurs comptes mis sous scellé. La journaliste Awa Ehoura a récemment lancé un véritable SOS : « Qu'on débloque mon compte pour que je me soigne ». C'est finalement sous le poids moral de toute la mobilisation que les Ivoiriens ont mise en branle pour secourir la journaliste que les autorités judiciaires s'exécuteront. Le samedi 21 janvier 2012. Près d'une année après la décision scélérate. Qu'en est-il des 400 autres cas ? Pour l'heure, c'est le statu quo absolu.

Quant à la démocratie, nous en faisons tout bonnement le deuil sous le régime Ouattara. Car comment comprendre qu'on fasse le tour du monde pour annoncer que la paix est revenue, que la démocratie est de retour, que l'état de droit est restauré et que la Côte d'Ivoire s'est retrouvée, et continuer de brider de la sorte l'opposition et la museler ?

Pour preuve, la cérémonie de présentation officielle du livre-témoignage de Charles Blé Goudé, « Côte d'Ivoire, traquenard électoral », prévue pour se tenir le mercredi 18 janvier 2012, au Baron de Yopougon et annoncée longtemps à l'avance, s'est achevée dans la plus grande confusion : un commando des FRCI, sous les ordres du lieutenant Seydou Traoré, s'est présenté aux portes de la salle avec pour instruction de prendre Martial Yavo, le président intérimaire du COJEP (Congrès Panafricain des Jeunes et des Patriotes de Charles Blé Goudé). Un tel ordre de mission n'étant pas du goût des participants à la rencontre, les membres du COJEP présents se constituent en bouclier humain pour faire échec au commando. Le commissaire Lézou du 16ème arrondissement de Yopougon, venu à la rescousse de l'escouade, instruit l'intervenant du jour de ne pas tenir de propos « subversifs ». Qu'appelle-t-il propos subversifs ? Relater des faits dont tous les ivoiriens ont été témoins, fin 2010 et début 2011 ? Au final, le désordre s'étant installé, l'organisateur principal (Martial Yavo) et l'intervenant du jour (Dr Augustin Guéhoun) ayant été exfiltrés, la cérémonie de dédicace du livre « Côte d'ivoire, traquenard électoral » n'a pu se tenir. La Côte d'Ivoire est en pleine anti-démocratie. Un régime stalinien n'aurait pas mieux fait.

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Un militant du FPI blessé par balle et gisant sur le podium du meeting


Que dire alors du meeting de rentrée politique du FPI, soutenu par le CNRD, à Yopougon place Ficgayo, le samedi 21 janvier 2012, qui avait recueilli tous les accords de façade des autorités ivoiriennes et qui s'est brutalement achevé dans le sang, par la faute des partisans de Ouattara, incorrigibles adeptes de la violence et du crime, payés et envoyés en mission punitive encadrée contre le FPI ? Une manifestation pacifique qui s'est soldée par au moins 2 morts et 67 blessés dont des cas graves. Quand est-ce qu'un meeting du RDR, ou même de l'opposition dans sa globalité, a subi pareille incursion, sous Gbagbo ? La presse proche de Ouattara, pour justifier l'injustifiable, reproche aux leaders du FPI d'avoir tenu des propos incendiaires et provocateurs (qui restent d'ailleurs à prouver). Loin de nous l'idée de défendre un quelconque propos mais, objectivement, le RDR est-il le mieux placé pour donner des leçons en la matière ? Les premiers spécialistes des propos guerriers et insurrectionnels sous Gbagbo n'étaient-ce pas Alassane Ouattara et Hamed Bakayoko, actuels chef de l'état et ministre de l'intérieur ? Ont-ils été un seul jour inquiétés ? Trois fois non ! De quoi se plaignent donc les militants et journalistes du RDR ?  

Au surplus, pourquoi le régime Ouattara, bien que détenant le pouvoir, est-il si frileux au point de bafouer, avec une telle goujaterie, le droit de réunion et de rassemblement, le droit de penser différemment, le droit d'expression, véritables piliers de la démocratie, jusqu'à se faire condamner par des alliés comme les Etats-Unis et l'ONUCI ? A la vérité, seul un régime d'exception, qui sait ne pas être parvenu au pouvoir par la voie démocratique, peut être aussi épidermique et réactionnaire. Le pouvoir Ouattara voudrait nous révéler, par ce trait psychologique très caractéristique, qu'il n'a pas gagné l'élection présidentielle de 2010 qu'il ne s'y prendrait pas autrement. Il fait preuve d'une frilosité déconcertante et d'une paranoïa que seuls ont les putschistes. C'est, de façon parfaite, le même manque de sérénité qu'on observe chez tous les voleurs et chez tous les usurpateurs. Le régime Ouattara en est-il un ? Ses actes le laissent penser. Vivement, le retour de la compassion et de la démocratie, en terre ivoirienne.


Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !


In le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier" N° 426 du jeudi 26 janvier 2012.

A LA FAVEUR DE LA VISITE DE SES AVOCATS, DEPUIS ODIENNE, SIMONE GBAGBO PARLE AUX IVOIRIENS: «QUOI QU'ON VOUS FASSE, PARDONNEZ»

 


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Arrêtée en même temps que son époux le président Laurent Gbagbo, Simone Ehivet Gbagbo est détenue à Odienné depuis le 12 avril dernier, dans la résidence de l'ex-chancelier où elle passe ses journées entre prières et méditation de la Bible, lecture et les films comiques ivoiriens. Aujourd'hui, la présidente du groupe parlementaire Fpi lance un message fort aux Ivoiriens depuis sa prison d'Odienné.

C'est une femme moralement forte, même si depuis près de dix mois elle n'a pas revu ses enfants. La Première Dame Simone Ehivet Gbagbo n'a rien perdu de sa sérénité et de son assurance (...) En ces moments de montée de violences perpétrées par des pro-Ouattara, elle a insisté sur le fait que les Ivoiriens doivent pardonner et ne pas avoir un souci de vengeance.


Simone Gbagbo demande aux Ivoiriens de demeurer dans la prière. «C'est vrai que ça été dur pour vous, mais pardonnez. N'ayez pas un esprit de vengeance quoiqu'on vous fasse subir. Priez pour nous». C'est le message que Simone Gbagbo a adressé aux Ivoiriens, il y a quelques jours et que notre source nous a rapporté. L'ex-président du groupe parlementaire du Fpi a surtout invité les Ivoiriens à ne pas avoir de la rancœur, malgré toutes ces épreuves. Des propos qui interviennent au moment où le Fpi a subi une énième poussée de violence des partisans de Ouattara. Selon notre source, Simone Gbagbo a surtout demandé aux Ivoiriens de prier pour le président Gbagbo, pour elle et son fils Michel, ainsi que pour tous ceux (les prisonniers politiques, Ndlr) qui sont incarcérés en ce moment. Afin qu'ils recouvrent la liberté.


Selon notre source, l'épouse du président Gbagbo a pu surmonter toutes ses épreuves et n'en veut à personne pour tout ce qu'on lui a fait subir. Elle se fait du souci pour son fils Michel dont elle n'a aucune nouvelle depuis sa «déportation» à Odienné. Elle n'a pu communiquer avec ses filles aujourd'hui en exil. Quand à son époux, le président Gbagbo, c'est via les chaînes étrangères qu'elle entend parler de lui, quand ce n'est pas par le biais de son collège d'avocats. Simone Gbagbo croit qu'elle sera libre bientôt, puisqu'elle demeure convaincue de ce qu'ils n'ont rien fait.

Pour ce qui est de son divertissement, elle s'adonne à la marche dans la cour de la résidence, généralement les après-midi pour se dégourdir un peu les jambes. Elle écoute des enseignements bibliques via Cd et affectionne beaucoup les films comiques, en particulier à l'ivoirienne. Elle évite surtout les films d'action.


Frank Toti, in le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier" N° 426 du jeudi 26 janvier 2012.

ENSEIGNEMENT SUPERIEUR EN COTE D'IVOIRE: OUVREZ LES UNIVERSITES!


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Enseignement supérieur en Côte d'Ivoire: Pas d'université fermée !


SYNDICAT NATIONAL DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
78, rue du Faubourg Saint-Denis
75010 - PARIS
Courriel : sg@snesup.fr

Le Président de la République de Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara, est reçu pour une visite d'État en France, du mercredi 25 janvier au samedi 28.

Il y a deux mois, lors de sa visite du 14 et 15 novembre 2011 à Lomé, capitale du Togo, Alassane Ouattara a décidé unilatéralement de fermer les établissements publics ivoiriens d'enseignement supérieur jusqu'en septembre 2012. Dans un contexte post-électoral déjà fort traumatisant pour le secteur de l'Éducation en général, cette décision oriente de fait près de 20000 étudiants vers les établissements privés et les oblige à s'acquitter de 40 % des frais d'inscription en plus.

Des centaines d'élèves, d'étudiants, ont perdu la vie ou ont subi de lourds traumatismes physiques et psychologiques. Les universités d'Abidjan et d'Abobo-Adjamé sont à reconstruire ! Elles ont été pillées et détruites car devenues des camps militaires ! Depuis plus de 9 mois, les travaux de réhabilitation conduisent à la fermeture des universités, laissant une majorité d'étudiants à la rue, livrés à eux-mêmes. Pris au piège par les frais de scolarité exorbitants des établissements privés, la plupart des étudiants se trouvent écartés de leurs études. Tandis que plane le risque d'une « année blanche » à l'université, la situation des enseignants du supérieur est également critique. Dans ce contexte, quel sens donner aux prochaines sessions d'évaluation du Conseil Africain et Malgache pour l'Enseignement Supérieur (CAMES) alors que les évaluables ne dispensent plus de cours et que leurs laboratoires de recherche ne sont plus accessibles?

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Depuis les années 60, tandis que l'Éducation pré-bac était placée comme une priorité nationale, le développement de l'enseignement supérieur reste sous le contrôle du financement des principaux bailleurs de fonds, dont le FMI. Le contexte de crise que traverse le pays accélère le train de réformes néolibérales contre les universités publiques et la contestation du pouvoir en place.

Après une avalanche de réformes sur les salaires à double vitesse dans l'enseignement secondaire, l'âge de départ à la retraite qui passe de 55 ans à 60 ans dans un pays où l'espérance de vie est de 55 ans, la suppression des cars de ramassage des étudiants, la suppression des internats...., cette décision de fermeture des universités, pour une année entière, risque de sacrifier un nombre considérable de bacheliers, d'étudiants et de chercheurs, et, par conséquent, menace d'hypothéquer l'avenir.

Former une jeunesse qualifiée plus nombreuse est une urgence. Elle passe par l'accès et la réussite de la jeunesse au sein de l'enseignement supérieur et de la recherche publics dont la pérennisation et le développement doivent être une priorité.

Le SNESUP soutient l'ensemble du peuple de Côte d'Ivoire dans la difficile épreuve de reconstruction du pays qu'il traverse et appelle à la solidarité avec les collègues enseignants et chercheurs. A l'occasion de sa visite en France, Le SNESUP demande au Président Ouattara que soient libérés les universitaires ivoiriens emprisonnés sans jugement et la mise en place des conditions permettant le retour rapide et en toute sécurité de ceux contraints à l'exil.

Le SNESUP, au travers de véritables coopérations, encourage le renforcement d'un système d'enseignement supérieur et de recherche publics en Côte d'Ivoire.


Paris, le 25 janvier 2012


Source : INDIGNEZ-VOUS HAUT ET FORT