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mardi, 14 février 2012

ENCORE LES FRCI! MORT ET DESOLATION A ARRAH


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On ne finira pas de poser le problème de l'acceptation des FRCI par les populations ivoiriennes et leur intégration dans le peuple comme une armée nationale (et donc non ethnique et tribale), professionnelle et républicaine. Ainsi va la sécurité au pays d'Alassane Ouattara! Fernand Dindé.


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Affrontement entre population et Frci à Arrah : Plusieurs morts, des domiciles dont ceux du chef et du frère aîné d'Affi N'guessan incendiés.

 

Des violents heurts entre population et éléments des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (Frci) ont éclaté dans la journée du dimanche dernier et du lundi 13 février 2012 à Arrah, localité située à une trentaine de kilomètres au sud du chef lieu du département de Bongouanou. Si la situation électrique qui régnait dans la zone ne nous a pas permis de nous rendre sur les lieux, des sources jointes sur place ont rapporté un bilan lourd. Environ une dizaine de morts auraient été enregistrés et plusieurs domiciles dont celui de Nanan Téhoua II, le chef de la localité et celui de Kouamé Oi Kouamé Bernard (frère aîné de Pascal Affi N'guessan), ancien maire d'Arrah, auraient été incendiés. Aux environs de 14h, nos sources ont indiqué que les populations apeurées étaient encore terrées chez elles. La ville étant réduite en un véritable champ de bataille.

A l'origine de ces affrontements, un problème de cohabitation entre les Frci et une frange de la population. En effet, le mardi 7 février dernier déjà, des jeunes de la localité de Kotobi (située à 12 km de Bongouanou), fustigeant le racket dont ils étaient souvent l'objet, avaient demandé aux hommes en tenue postés à l'entrée de leur bourg de quitter les lieux. Ce que ceux-ci auraient fait. Dans la journée du dimanche 12 février, c'était au tour des jeunes de la localité d'Arrah de réclamer, eux aussi, le départ des Frci postées au corridor sud de leur ville. Et comme pour traduire leur détermination, ces jeunes se seraient rendus audit corridor et auraient désarmé les éléments des Frci en ces lieux avant de mettre le feu à leur hangar.

Cela fait, toujours selon nos sources, ces jeunes faisant preuve d'une impétuosité particulière, se seraient rendus au foyer ''Bomo Henriette '' base des Frci, qu'ils ont alors encerclé dans le but de les déloger. Il aura fallu l'intervention des éléments de la gendarmerie et de l'Onuci alertés, pour ramener le calme dans la soirée de ce dimanche. On pensait alors l'incident clos lorsque dans la journée d'hier, lundi 12 février, de nouveaux affrontements, plus violents cette fois, sont à nouveaux enregistrés. Des domiciles et des commerces sont pillés et incendiés, des coups de feu et des agressions à l'arme blanche et autres jets de projectiles sont enregistrés, causant plusieurs blessés et même des morts. On parle même d'une dizaine. Chiffre que nous n'avons pu vérifier du fait de l'impossibilité de nous rendre sur le terrain.

Dans les heurts, le domicile du chef Nanan Téhoua II, et celui de Kouamé Oi Kouamé, frère aîné d'Affi N'guessan et ancien maire d'Arrah n'ont pas été épargnés. Aux environs de 15h, au moment où nous mettions sous presse, un calme précaire régnait dans la ville où les autorités tentaient une médiation entre les deux camps.

Zéphirin NANGO


Source: SOIR INFO

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Tension à Arrah : Affrontements entre FRCI et populations / Des morts, plusieurs blessés - La ville paralysée, les populations dans les brousses.

 

La situation était explosive dimanche 12 et hier lundi 13 février, dans la localité d'Arrah, à quelques kilomètres de Bongouanou. De violents affrontements y ont en effet opposé les populations autochtones aux éléments des Frci, qui y sont installées. Ces affrontements ont viré en violences inter-ethniques, entre des allogènes nordistes se reconnaissant dans les Frci et les fils du terroir.

Selon des habitants que nous avons joints sur place, tout est parti d'un mouvement de ras-le-bol des populations autochtones, qui ont voulu mettre fin au diktat des éléments des Frci déployés dans la région. D'autant plus que dans le Moronou, les Frci s'étaient déjà retirées de M'Batto et Kotobi, les jeunes autochtones affirmaient ne pas comprendre que ces militaires, qui leur mènent la vie dure, soient encore dans leur localité. Excédés par le racket, les intimidations et humiliations subis de ces éléments, les autochtones ont choisi ce dimanche-là pour réclamer leur départ de la ville. Surtout qu'une décision officielle de l'Etat a mis fin, depuis des mois, aux errements des ex-combattants de la crise ivoirienne sur l'ensemble du pays.

Tôt le matin, les manifestants décident de converger vers le camp situé à l'entrée de la ville sur l'axe Arrah-Daoukro. Parvenus au quartier des allogènes, ils sont interceptés par ceux-ci. Très vite, les esprits s'échauffent. Les échanges tournent à la bagarre entre ceux qui ont pris fait et cause pour les Frci et les populations qui leur sont hostiles. Par la suite, les affrontements vont virer en un conflit inter-ethnique. Le grand marché de la ville est incendié, des magasins et boutiques pillés et dévastés. La circulation est du coup paralysée. Les populations se terrent chez elles. La voie principale reliant Arrah à Abidjan et aux autres localités telles que Bongouanou, Mbatto, est coupée à la circulation.

Informé de la situation, le chef d'état-major général Soumaïla Bakayoko sollicite la médiation d'un officier, fils du terroir. Selon des témoins joints sur place, Ange Kessi, intervient pour demander aux jeunes autochtones de surseoir à leur manifestation, tout en leur faisant comprendre que des voies plus autorisées existent pour faire aboutir leur requête. Peine perdue, puisque les affrontements feront un mort dimanche dernier, selon la gendarmerie et plusieurs blessés, dont des cas graves. Alors qu'on croyait les événements en voie d'être circonscrits, suite à l'intervention du Commissaire du Gouvernement, mais également, à une interposition d'un détachement de l'ONUCI arrivé dans la ville, la situation va davantage se dégrader le jour suivant, c'est-à-dire hier, lundi. Au dire de plusieurs témoins joints par téléphone, les événements ont pris des proportions fort inquiétantes.

En effet, un renfort des Frci venus de Daoukro est venu raviver la tension en prêtant main forte à leurs frères d'armes. On a alors assisté à une course poursuite à travers les quartiers de la commune. Dans la foulée, le roi Nanan Tehua II est séquestré pendant une vingtaine de minutes et sa résidence dévastée et incendiée. Des domiciles des cadres sont également attaqués. Cette situation électrique contraint les populations autochtones à se barricader chez elles, refusant même de répondre au téléphone. D'autres ont préféré prendre la poudre d'escampette nuitamment pour tenter de se mettre à l'abri loin du théâtre des affrontements en trouvant refuge dans des localités environnantes comme Kotobi ou Andé.

Selon des sources médicales, le nombre de morts est ainsi passé de 1 à 4 hier lundi, peu avant 15h. C'est la communauté Agni qui aura payé le plus lourd tribut à ces violences. Au moment où nous mettions sous presse, la tension restait toujours vive, selon des habitants joints par téléphone. Beaucoup avaient fui la ville par les brousse, tentant l'exode vers les villages voisins.



Assane NIADA


Source: L'INTER

Commentaires

Et dire que là ouattara n'a pas encore donné d'ultimatum aux rebelles de regagner leur lieu de provenance et surtout n'a pas encore décidé de créer une police militaire pour poursuivre ces renegats, ces assassins, ces bandits, ces tueurs et violeurs La seule et simple raison demeure que ce ne sont pas des Malinké qui sont attaqués. comment veut on diriger un pays de cette façon ségrégationniste et sectaire. Dites moi comment peut t-on prétendre diriger un pays et ne peut pas être capable d'assurer la moindre sécurité à ces concitoyens? Et pourtant ce fut un des slogans de sa campagne. En le paraphrasant on dira donner moi le pouvoir et vous aurez la paix. Je me souviens aujourd'hui encore comme hier une des phrases prononcées par un jeune ivoirien qui disait si ouattara devient le président de la république, chaque infime partie du territoire national deviendra un territoire autonome de la République de CI. Ce jeune homme avait eu tort d'avoir raison trop tôt c'est ce que je peux dire aujourd'hui. Comment avec tout cela il peut espérer remporter une finale de la coupe d'Afrique? Quand des milliers d'ivoiriens sont meurtris et victimes quotidiennes de tes tueurs à gage? Dites moi comment peuvent t-ils prier pour toi afin que tu obtiennes du succès? Ne dit t-on pas que la voix du peuple est celle de Dieu ?
Que Dieu bénisse tous ces pauvres gens meurtris et humiliés tous les jours par celui là même qui prétend avoir subi les mêmes choses.

Écrit par : Intelligenciahomme | mardi, 14 février 2012

Ah oui,TRISTESSE et DESOLATION pour le peuple ivoirien.Et pendant ce temps,l'autre qui verse des larmes de crocodile qui n'emeuvent personne pour un ballon rond alors que ses HOMMES ARMES tuent des INNOCENTS en maniant facilement la GACHETTE dans l'indifférence d'un POUVOIR EGOCENTRIQUE,CALCULATEUR et MANIPULATEUR à la fois.Comment des etres humains peuvent-ils vivre dans la BROUSSES?Y a rien de plus facile que d'effrayer,d'intimider,de terroriser avec des ARMES à FEU et de prendre le controle sur une population DESARMEE. Ces REBELLES sont extremement DANGEREUX parce qu'il alimentent la PEUR de l'autre.Les PRIORITES sont là,la SECURITE des personnes,de leurs biens et des domiciles pillés,sacagés et incendiés...

Écrit par : RitaFlower | mercredi, 15 février 2012

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