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jeudi, 05 avril 2012

BENSOUDA A RENCONTRE OUATTARA - TOUJOURS A LA RECHERCHE DE PREUVES CONTRE GBAGBO


OUATTARA ET BENSOUDA.jpg

La procureure de la Cpi, Fatou Bensouda, a été reçue en audience hier mardi 3 avril 2012, successivement par le Premier ministre - ministre de la Justice, Jeannot Ahoussou et par le chef de l'Etat - ministre de la Défense, Alassane Ouattara. Dans le cadre du dossier ivoirien, dont les enquêtes sont en cours depuis le 15 octobre dernier. Le dossier ivoirien parait-il plus complexe que cela aux yeux de la Cour pénale internationale ? A l'analyse de la démarche des « justiciers de La Haye », on pourrait répondre par l'affirmative. En tout cas, la procureure de la CPI, Fatou Bensouda, qui aura les pleins pouvoirs dès le mois de juin a échangé avec les nouvelles autorités ivoiriennes. Aussi bien après l'audience avec le Premier ministre qu'au sortir de son tête-à-tête avec le chef de l'Etat, la procureure de la Cpi a affirmé qu'étant donné que les enquêtes se poursuivaient toujours, il était important pour la CPI de faire le point de la situation avec les autorités ivoiriennes. «Les enquêtes se poursuivent...Nos hommes sont au travail dans l'ouest de la Côte d'Ivoire pour nous éclairer sur ce qui s'y est passé. Cette fois, notre mission c'est pour discuter avec les autorités, la société civile et tout ceux qui peuvent nous aider à avancer sur la question », a déclaré Fatou Bensouda. Qui a affirmé ne pas être arrivée en Côte d'Ivoire dans le cadre d'une procédure visant particulièrement Mme Gbagbo.

Elle a par ailleurs insisté sur la coopération des autorités ivoiriennes devant faciliter le travail des enquêteurs de la CPI sur le terrain. «Je suis venue en Côte d'Ivoire pour parler avec les autorités des questions de coopération dans la conduite de nos enquêtes», a-t-elle fait savoir. Comment parler encore de coopération avec les autorités et de facilitation du travail des enquêteurs de la CPI sur le terrain, quand en juin dernier, lors de la première visite de Bensouda à Abidjan, l'on avait annoncé en grande pompe une franche coopération entre l'Etat de Côte d'Ivoire et la CPI ? C'est que le cas Duekoué est en passe de constituer une pomme de discorde entre  les deux parties. Sinon pourquoi est-ce  au moment où les enquêteurs de la CPI ont envahi l'ouest, notamment Duekoué et ses environs, que la procureure revient à Abidjan pour parler de «franche coopération des autorités pour faciliter le travail sur le terrain » ?

Les preuves se font-elles rares ?

A seulement deux mois et demi de l'audience de confirmation de charges contre le président Laurent Gbagbo, la CPI est encore à la recherche de preuves sur le terrain et de «personnes qui peuvent les aider à avancer sur la question». Le procureur Moreno Ocampo, en visite à la mi-octobre dernier à Abidjan, avait annoncé le début des enquêtes sur la crise post-électorale. Seulement un mois et demi ont suffi pour aboutir à la déportation du président Gbagbo, le 29 novembre dernier à La Haye. Et depuis, quatre mois se sont écoulés et plus rien. Sinon que «silence, ici la CPI travaille».  En réalité, la mayonnaise politico-judiciaire visait à éloigner le président Gbagbo de la Côte d'Ivoire, avec ou sans preuves, pour permettre à Ouattara de se détendre. Une fois l'opération réussie, il apparait difficile pour le bureau du procureur de boucler le dossier. C'est pourquoi il sollicite constamment les autorités ivoiriennes avec leurs satellites de la société civile pour engranger de quoi faire «écrouer » pour longtemps Laurent Gbagbo. Alors même qu'après plus de 5 mois d'enquête, seul l'ex-président  a été transféré à la prison de Scheveningen.  Pour masquer  cette situation ubuesque,  la CPI préfère verser dans le dilatoire et  se murer derrière des enquêtes interminables à quelques 75 jours du 18 juin prochain, date d'ouverture du procès contre Laurent Gbagbo. En tout cas, la suite des évènements nous situera mieux sur ce que trame le régime Ouattara avec la CPI.


Frank Toti

 

Source: LE NOUVEAU COURRIER

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Écrit par : le wise | jeudi, 05 avril 2012

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