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mardi, 17 avril 2012

ADIEU A SARKOZY ET A SA POLITIQUE BLING-BLING EN ZIGZAG

 

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Mort de fatigue à quelques encablures de la date fatidique

 

La France de notre enfance était un grand pays. C’était un grand pays de culture feutrée, mais c’était également un pays de grands hommes et d’hommes grands (un coup d’œil dans le rétroviseur de De Gaulle à Mitterrand pour s’en convaincre). D’aucuns diront que la France était grande parce qu’elle avait un empire colonial, et que depuis l’accession à l’indépendance de nombre de ses colonies d’Afrique et d’Asie, elle est restée réduite à la portion congrue. Certainement, cela peut être vraie, mais elle aurait pu garder tout de même, sa force économique d’antan, encore faut-il que ses dirigeants actuels reflètent cette élégance idéelle !

Le quinquennat de son dernier président, M. Nicolas Sarkozy a donné l’estocade sur tous les plans à la grandeur perdue de la France. Pour excuser ses dérives et ses déboires, l’on a qualifié cette descente aux enfers, de politique bling-bling. En Côte d’Ivoire l’on dirait de cette politique qu’elle est celle du parler « gbêh » où ignorance et insolence se disputent la part du lion. En quoi consiste-t-elle ?

Dans sa réalité, cette manière de s’exprimer consiste à dire brutalement tout haut, sans porter de gant, certaines choses que tout le monde pense tout bas. C’est le propos de l’homme qui va droit au but. En début de campagne à Argenteuil, une des banlieues Nord de Paris dans le département du Val d’Oise (95), cet homme a insulté les enfants issus de l’immigration en les traitant de « racaille ». Et comme si cela ne suffisait pas, il a promis la manière forte pour les débarrasser de la cité en les faisant passer au carsher. Il a du coup oublié que la société française, a sa part de responsabilité dans l’échec des jeunes qui se tournent vers la drogue et autres fléaux sociaux. Lui-même issu de l’immigration, aurait pu donner l’espoir à ces jeunes, en leur disant qu’eux aussi peuvent y arriver s’ils s’en donnent la peine… A un moment donné, cet homme a suggéré l’idée de supprimer l’aide aux familles dont les enfants ont échoué. En l’espèce, il s’agissait de sanctionner les familles en coupant l’allocation familiale qui leur permettait de faire face aux nombreuses dépenses, car ces enfants en échec scolaire, proviennent de milieu défavorisé (Famille nombreuse, enfants abandonnés à eux-mêmes, parents au travail de 06h à 22h passées le plus souvent, Etc.).

Quand l’homme est arrivé au pouvoir, ses méthodes de plouc parachuté au sommet de l’Etat (petites tapes dans le dos, accolades peu catholiques à ses collègues présidents, absence de diplomatie dans la manière d’être), ont fini par agacer ceux qui soutenaient sa promesse du changement. Il se faufilait entre les problèmes aux plans national et international ; alors ses détracteurs ont parlé de politique de zigzag (Dixit F. Hollande), mais aussi de comportement d’un agité.

Certes les crises internationales de la finance et de la dette, ont complètement enseveli toutes les promesses du candidat Sarkozy, mais surtout la défense de la démocratie « spécieuse» (soutenue par sa clique onusienne et lui), a fait naître le slogan « Sarkozy dégage ». La coupe était trop pleine : trois fronts de guerre à la fois en Afghanistan, en Côte d’Ivoire et en Libye etc. ne lui suffisaient pas, il cherchait maintenant une guerre civile en opposant les Français. Dans un tel cas, il est normal que par reflexe, les Français s’accordent à lui rendre son bras d’honneur de plouc en le chassant du palais de l’Elysée.

Si dimanche prochain, la France vote pour la fin des privilèges, par ricochet, ceux d’Afrique par Françafrique interposée, verront le glas sonner pour eux. Nous dirons préventivement adieu à la promesse des pluies des milliards de francs CFA ; suivez mon regard !

 

Louis-Freddy Aguisso


Source: JUSQU'AU BOUT.FR

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