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mercredi, 25 avril 2012

GREVE DANS LE PRIMAIRE: LES INSTITUTEURS INDIGNES PAR LES PROMESSES NON TENUES PAR OUATTARA

 

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Le mythe Ouattara devait tomber et il est tombé. Les peurs des heures chaudes de la crise postélectorale et de l'après-crise postélectorale ont été ravalées, le front social amorce son embrasement avec la grève des instituteurs. Qui n'est apparemment pas partie pour s'essouffler dans les prochains jours. A en juger par ce SMS qui circule sur tous les réseaux de téléphonie mobile: "Bonjour, camarade sauveur! L'Etat vient, une fois encore, de se foutre de toi. Après la première journée de négociation, voilà ce que l'Etat te propose: Reliquat des 5.000 F en 2015, grille indiciaire en 2020. Pendant ce temps, il augmente le taux de cotisation de la pension de 7%. Refuse tout en bloc et reste à la maison. Camarade, tu dois rester serein et impertubable car ta détermination fera ton bonheur tant recherché. Envoie ce SMS à 10 instituteurs. L'heure est grave!!!". No comment. Fernand Dindé.


Depuis hier lundi, 23 avril 2012, les instituteurs de Côte d’Ivoire observent un arrêt de travail de 48 heures. Répondant au mot d’ordre de grève lancé par le Mouvement des Instituteurs pour la Défense de leurs Droits (MIDD), ils réclament entre autres ce qui leur est dû.

A savoir :

1. Le paiement correct avec rappel de tous les reliquats (indemnité contributive au logement, deuxième moitié de la bonification indiciaire, rappel lié au Cap des années 88 à 92)

2. Le déblocage des avancements avec effet financier

Cette grève intervient en effet dans une situation où l’on observe sur les marchés une nette flambée des prix des denrées de première nécessité, donc dans un contexte de cherté de la vie de plus en plus intenable.

Tel est en substance le sens de cette grève.

Les instituteurs, las d’attendre les promesses à eux faites par Ouattara depuis son accession au pouvoir, ont donc décidés de prendre leurs responsabilités, en mettant la pression sur le gouvernement. Les négociations qui ont eu lieu, dans la semaine écoulée, avec le ministère de tutelle, ont achoppées notamment sur les montants des reliquats dûs. Là où les instituteurs attendent 5000 f au titre de rappel de leur reliquat de l’indemnité contributive au logement et 26 000 F au titre de la bonification indiciaire par mois depuis l’année 2009, l’Etat propose de payer respectivement 1500 F pour l’un et 7500 F pour l’autre, soit 9000 F sur un total mensuel de 31 000 F attendus, et ce pour l’année 2013. Pour le reste des revendications, ils sont priés d’attendre jusqu’en 2020. « C’est inacceptable ! », s’insurge monsieur Konan, instituteur à Songon. Selon lui, ces sommes proposées sont insignifiantes et cette attitude du gouvernement frise carrément le mépris. 

 Rappelons à toutes fins utiles que l’indemnité contributive au logement et la bonification indiciaire ont fait l’objet de décrets signés par le Président Laurent Gbagbo en 2009. Mais comme Ouattara nous y  a habitué, avec sa tendance à vouloir effacer coûte que coûte ‘’les traces de Laurent Gbagbo’’, il oublie vite qu’un Etat a toujours la tâche impérieuse d’assurer son devoir régalien vis-à-vis de la société. Koné Bruno, porte-parole du gouvernement, traduit en ces termes, l’état d’esprit du gouvernement:

«(Le gouvernement ndlr) a hérité de promesses qui n’apparaissent pas sérieuses». Il n’est donc pas étonnant que le régime actuel de Ouattara ne veuille pas, ou pire, ne puisse pas faire face à ces questions qui entrent naturellement dans la droite ligne de la continuité de l’Etat et dont il doit assumer toutes les conséquences. Mieux, alors qu’une certaine presse proche du régime actuel s’empresse, sur fond de bilan comparatif, de dire que Ouattara a fait bien plus en 10 mois, ce que Gbagbo n’a fait en 10 ans, l’on est en droit de se demander pourquoi monsieur ‘’la solution’’ n’arrive toujours pas à juguler le problème des instituteurs de Côte d’Ivoire, plus d’un an après son accession au pouvoir, au point que l’on en arrive à la grève proprement dite, au grand dam des élèves et parents d’élèves du primaire ?

Toute la journée d’hier, on pouvait le constater : c’est un véritable ras-le-bol manifesté par les instituteurs, après les négociations avec le ministère de l’éducation nationale qui achoppent depuis plusieurs mois. Cette grève lancée par le MIDD sous la houlette de son secrétaire général national, Mesmin Komoé est un franc-succès, car largement suivie sur toute l’étendue du territoire ivoirien. C’est l’Agence Ivoirienne de Presse (AIP) qui nous en rapporte les échos. Selon l’agence Korhogo, Bouaké, Abengourou, Abidjan, Gagnoa…, « les écoles sont restées fermées » ou encore « les cours perturbés… ». 

La RTI1, chaine nationale passée propagandiste du régime, s’est même vue obligée de diffuser la fausse note, au détour de l’édition spéciale sur la visite ‘’du chef ’’ à l’ouest. Le reportage diffusé sur la chaine nous entraine successivement à l’école régionale puis à l’école du Pont, les deux plus grandes écoles primaires de la Côte d’Ivoire, toutes deux situées dans la commune de Treichville. Constat : les classes sont désespérément fermées et les élèves qui jouent dans la cour de l’école se comptent sur le bout des doigts.

Le reportage tendancieux d’à peine 3 minutes essaie tant bien que mal de montrer, que cet état de fait serait dû à des enseignants qui auraient délogés leurs collègues des salles de cours, interviews de quelques élèves, de directeurs d’école et les commentaires du journaliste à l’appui. Mais la réalité est pourtant là : les classes sont fermées depuis le matin et les enseignants étaient au nombre des abonnés absents.

Il y a donc lieu de s’inquiéter, au moment où les dates des examens scolaires à grands tirage viennent d’être annoncées. Car si rien n’est fait, le MIDD entend reconduire son mouvement de grève, pour une semaine, puis pour une durée indéterminée.

Dans cette optique, la question qui reste entière est la suivante: où sont donc passées les ‘’solutions’’ et surtout les ‘’pluies de milliards’’ promis par Ouattara ?

Plus étonnant, le communiqué du conseil des ministres du 04 avril 2012 est révélateur. On peut y lire : « (…) notre économie n’a pas fini de se relever des conséquences de la crise sociopolitique de 2010, ainsi que de plusieurs années de sous-investissements. En raison des discussions en cours pour l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE, le Gouvernement invite l’ensemble des organisations sociales à éviter les positions excessives, qui n’auraient pour seules conséquences, qu’une aggravation de la situation dont se remet progressivement notre pays.

Le Premier ministre en appelle au sens du patriotisme de nos concitoyens, à qui il demande de consentir les sacrifices nécessaires par l’observation d’une véritable trêve sociale ».

Qui l’eut cru ? Alassane Ouattara aussi, attend le point d’achèvement de l’initiative PPTE ! Quand Laurent Gbagbo évoquait la situation de guerre qui l’empêchait de mettre en œuvre son programme, certains s’en offusquait et refusaient d’y croire.

Comment voulez-vous donc, alors que le pays est dit « réunifié », que l’on chante à tue-tête que « la paix est revenue », que l’homme au « carnet d’adresses chargé », présenté comme « l’homme providentiel » pour la Côte d’Ivoire, est enfin au pouvoir et qu’il se promène actuellement à travers l’ouest du pays pour promettre monts et merveilles aux populations, que les ivoiriens consentent encore à des sacrifices, au point d’observer une trêve sociale ?

 Les instituteurs de Côte d’Ivoire ne l’entendent certainement pas de cette oreille, face à cette fuite en avant du régime. Bien au contraire, ils se disent déterminés et prêts à aller jusqu’au bout, refusant de subir d’avantage la précarité dans laquelle ils tombent chaque jour.


Marc Micael – zemami1er@yahoo.fr


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Le front social s’allume, toutes les écoles primaires publiques ont fermé

 

Le Mouvement des instituteurs pour la défense de leurs droits (MIDD) a entamé hier sa grève d’avertissement de 48 heures décidée par l’assemblée générale extraordinaire du mercredi 4 avril 2012 tenue à l’EPP Amon d’Aby, au Plateau. La grève a été suivie à 100% à Abidjan et à l’intérieur du pays. Tous les militants des autres syndicats d’enseignants du primaire public (SNEPPCI, le SAEPPCI, SYNEBACI…) ont suivi le mot d’ordre du MIDD même si les directions de leurs syndicats respectifs n’ont pas appelé à la grève.

A Yopougon par exemple, à l’instar de toutes les communes du District d’Abidjan, la grève a été totale et effective. Les écoliers des groupes scolaires Sicogi 1, 2, 3, 4, des groupes scolaires Lauriers 2, CAISTAB, SOGEFIHA, Antenne (Yopougon Nord), BAD Ananeraie, au quartier Maroc, sont repartis à la maison, faute d’enseignants. Les salles de classe sont restées également vides au Groupe scolaire Jean Delafosse des 220 logements à Adjamé, aux groupes scolaires de la Cité des arts, Danga, Anono, à Cocody.

Le gouvernement Ouattara avait pourtant annoncé la veille que des dispositions sécuritaires seraient prises pour permettre aux enseignants de dispenser tranquillement les cours et aux écoliers de regagner, sans être inquiétés, leurs salles de classes. Aucune force de l’ordre n’a osé contrarier les grévistes. Aucun corps habillé n’était visible dans et en dehors des écoles primaires.

La mobilisation des militants du MIDD à laquelle se sont ralliés tous les militants des autres syndicats du primaire public a été totale.

En cas de non satisfaction des revendications, conformément à la décision prise en assemblée générale le 4 avril dernier, la grève sera reconduite pour une semaine. «Si le régime continue de rester aux revendications du MIDD, prévient Mesmin Komoé, la grève se poursuivra pour une durée illimitée». 

Les instituteurs de Côte d’Ivoire réclament à Ouattara le paiement avec rappel de tous les reliquats (Indemnité contributive de logement, seconde moitié de la bonification indiciaire, rappel lié au CAP des années 1988 à 1992) ; le déblocage des avancements avec effet financier. «Instituteur de Côte d’Ivoire, tu t’abstiendras de venir aux cours, d’exercer toutes activités pédagogiques et administratives pendant les deux jours. Tu ne céderas à aucune forme t’intimidation ou de menace d’où qu’elle vienne. Tu resteras seulement à l’écoute de ton bureau exécutif national. Tu t’apprêteras à reprendre la grève à l’appel du MIDD jusqu’à la satisfaction de tes revendications. Seules ta détermination et ta solidarité auront raison de la précarité dans laquelle tu tombes chaque jour». C’est la teneur du mot d’ordre lancé le 4 avril dernier par le secrétaire général du MIDD.

Charles Bédé in COTE D'IVOIRE LA VRAIE


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

Commentaires

le commis administrateur allassane dramane et ces commis qui ont été installés par sarkozy et son armée sont des vauriens,des vas-nus pied.ça fait que commencer cette grève,et le vrai peuple ivoirien va bientôt se soulever.La justice de JESUS est en marche.Je veux ajouter ceci;la cdeao et l'union africaine son des entreprises française!

Écrit par : ouattara | mercredi, 25 avril 2012

Une simple greve ne peut pas faire "tomber" un regime. C'est vrai que le pouvoir Ouattara a commet des erreurs, mais ces erreurs peuvent etre corrigees si le pouvoir Ouattara le veut bien.............
Nous savons tous comment le PR-Ouattara a pris le pouvoir, et aussi dans quelles conditions Koudou Gbagbo a pris le pouvoir.
Surtout, nous savons ce que Guei Robert a laisse comme heritage a Gbagbo, et aussi nous savons ce que Gbagbo a laisse comme heritage a Ouattara,...........

Écrit par : srika Blah | mercredi, 25 avril 2012

Et le verbalisme creux refait surface et l'ineptie refait surface et le jojo reapparait apres sa disparition de ce blog. Oui les negres rigolos encore eux ces negros, ces etres sans passe et sans histoire qui sont toujours aux antipodes de l'intelligence renaissent de leur cendre. Ces individus a la memoire courte se jettent une fois de plus dans la boue. D'ou sort t-il ce porte disparu et pourtant j'avais cru que sa disparition etait pour toujours de ce site. Pourquoi certains etres supposes dotes de raison sont aussi legers dans leur argumentaire. Comment un etre sur qui toute une communaute fonde son espoir peut paraitre aussi ridicule a la face du monde? Oui mon frere Srika Blah arrete de singer stp car l'ere de la singerie est passee. Il faut que tu te leves au dessus du debat, seul un imbecile peut accepter de tomber de son piedestal et etre mele a la foule des mortels aussi longtemps que possible alors que je suis convaincu que tu peux te relever. Alors, fais un ultime effort pour renaitre de tes cendres a moins que tu sois de la race de la brousse qui reprend ses droits apres meme le passage d'un incendie ravageur. Notre pere fondateur nous l'a dit seul les imbeciles ne changent pas. Alors demontre nous que tu n'en es pas un cher frere

Écrit par : IntelligenciaHomme | mercredi, 25 avril 2012

Lire plutot zozo en lieu te place de jojo ds le texte precedent
Bonne lecture

Que Dieu vs garde

Écrit par : IntelligeniciaHomme | mercredi, 25 avril 2012

IntelligenciaHomme,la question que tu dois poser à Srika Blah:Qu'est ce qu'il pense de la SITUATION de l'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE PUBLIC?trouve t-il normal que les INSTITUTEURS soient obligés de faire GREVE pour faire PRESSION sur le GOUVERNEMENT afin qu'il reponde à leurs REVENDICATIONS LEGITIMES.Aujourd'hui se sont les INSTITUTEURS,demain ça sera le tour d'autres FONCTIONNAIRES de l'ETAT.S'ils ne sont pas SATISFAITS,les enseignants vont poursuivre cet ARRET de TRAVAIL PROVISOIRE.Espérons que ce MOT d'ORDRE soit un VERITABLE SIGNAL entendu par un REGIME SOURD aux APPELS et DEMANDES des TRAVAILLEURS au SERVICE de l'ETAT.

Écrit par : RitaFlower | jeudi, 26 avril 2012

Salut ma soeur RitaFlower, IntelligenciaHomme aurait pu commencer par cette question si cet individu d'un autre age en occurence le sieur Srika Blah était un homme sensé mais depuis que je le suis sur ce blog il n'a jamais paru sérieux alors vouloir debattre des questions aussi vitales et raisonnables avec de tels individus c'est peine perdue. Je crois qu'ayant parcouru les ecrits de mon frere IntelligenciaHomme, je peux affirmer sans me tromper qu'il est dans son style qui consiste en ne jamais engager des débats d'opinion avec de tels êtres.

Que Dieu veille sur nous et tous ces peuples de CI en particulier ceux de l'Ouest qui souffrent et continuent de souffrir avec le sieur Dramane

Écrit par : El Haj Bah | vendredi, 27 avril 2012

Salut ma soeur RitaFlower, IntelligenciaHomme aurait pu commencer par cette question si cet individu d'un autre age en occurence le sieur Srika Blah était un homme sensé mais depuis que je le suis sur ce blog il n'a jamais paru sérieux alors vouloir debattre des questions aussi vitales et raisonnables avec de tels individus c'est peine perdue. Je crois qu'ayant parcouru les ecrits de mon frere IntelligenciaHomme, je peux affirmer sans me tromper qu'il est dans son style qui consiste en ne jamais engager des débats d'opinion avec de tels êtres.

Que Dieu veille sur nous et tous ces peuples de CI en particulier ceux de l'Ouest qui souffrent et continuent de souffrir avec le sieur Dramane

Écrit par : El Haj Bah | vendredi, 27 avril 2012

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