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lundi, 30 avril 2012

LE PLAN SECRET DES ILLUMINATI

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Svali est une ancienne "programmeuse mentale", rescapée des Illuminati, dont nous avons déjà publié plusieurs articles. L'article suivant résume de manière courte et précise le plan d'ensemble des Illuminati, destiné à mettre en place leur "Nouvel Ordre Mondial".
 
Il est important que nous comprenions bien la philosophie des Illuminati, et pour quelle raison ils pratiquent la programmation mentale des êtres humains. Tous les groupes ont des objectifs, et les Illuminati ne font pas exception. Faire de l'argent ne représente pas leur objectif ultime. Ce n'est qu'un moyen pour atteindre leur but. Leur but est de prendre le pouvoir au niveau mondial. Les Illuminati ont donc conçu un plan qui s'inspire des anciens plans quinquennaux ou décennaux soviétiques. Les Illuminati ont mis toute leur foi dans ces plans, qu'ils enseignent à tous leurs membres.
 
Qu'ils réussissent ou pas, ceci est une autre question. Mais je vais vous révéler le contenu général de ce plan, à tous les niveaux des Illuminati. Tout plan comporte des étapes intermédiaires, avant d'atteindre l'objectif final. Chaque région des Etats-Unis a donc été dotée de "centres nerveux", qui constituent des bases d'exercice du pouvoir des Illuminati, au niveau régional. C'est ainsi que les Etats-Unis ont été divisés en sept grandes régions géographiques. Dans chaque région, il existe certaines localités disposant de bases militaires et de centres spéciaux, situés dans des endroits isolés ou difficiles d'accès, ou sur de vastes terrains privés.
 
Ces bases sont utilisées périodiquement pour enseigner et former les générations d'Illuminati aux techniques militaires, aux techniques de combat rapproché, aux méthodes de contrôle des mouvements de foule, à l'usage des armes, et à tout ce qui touche à la guerre de manière générale. Pour quelle raison ? Parce que les Illuminati croient que tous les gouvernements du monde, y compris le gouvernement américain, vont finir par s'effondrer. Il s'agira d'effondrements planifiés, qui se produiront d'une manière bien précise.
 
Les Illuminati ont prévu tout d'abord un effondrement des marchés financiers. Par comparaison, la Grande Dépression ressemblera à une partie de plaisir ! Cet effondrement résultera des manoeuvres conjointes des grandes banques et des institutions financières du monde entier, qui manipuleront les marchés boursiers et les taux de change. La plupart des gens se trouveront endettés envers le gouvernement fédéral. Le gouvernement exigera un remboursement immédiat de toutes les dettes. La plupart des débiteurs seront dans l'incapacité de payer, et feront faillite. Cela causera une panique financière qui se produira simultanément dans le monde entier. Les Illuminati sont fermement persuadés qu'ils peuvent contrôler les gens par la finance.
 
L'étape suivante sera la prise de contrôle par l'armée et les forces de sécurité, région par région, lorsque le gouvernement aura décrété l'état d'urgence et la loi martiale. Les gens seront paniqués, l'anarchie s'installera dans la plupart des villes, et le gouvernement justifiera son action par la nécessité de maîtriser les mouvements de panique dans la population. Les dirigeants militaires qui appartiennent aux Illuminati, et tous ceux qui leur obéissent, auront recours aux armes et aux techniques de contrôle et de manipulation des foules pour aboutir à leurs objectifs. C'est pour cela que de nombreux survivants âgés de moins de 36 ans, qui ont réussi à échapper aux Illuminati, ont témoigné qu'ils avaient subi une programmation de type militaire.

Il y aura des gens qui ne font pas partie des Illuminati, ni de leurs sympathisants, qui entreront dans la résistance. Les Illuminati le savent et s'y attendent. Ils se préparent dès à présent à cette éventualité. C'est pour cela qu'ils sont formés au combat rapproché et à la manipulation des foules. Ils sont prêts, en cas de nécessité, à ouvrir le feu sur ces foules. Les Illuminati s'entraînent à être prêts à toutes les réactions possibles à leur tentative de prise de pouvoir. De très nombreux programmés mentaux seront appelés à réaliser des tâches précises, au moyen de codes spéciaux. Ces codes sont conçus pour faire obéir tous les esclaves des Illuminati aux moindres ordres de leurs maîtres, et pour annihiler toute tentative de désobéissance.
 
De nouvelles bases militaires seront construites dans chaque grande localité. Certaines existent déjà, mais sous un déguisement. Au cours des prochaines années, on les verra apparaître au grand jour. Il y aura dans chaque localité une base d'action régionale, et des responsables auxquels tous devront rendre compte. La hiérarchie de ces responsables correspondra exactement à la hiérarchie occulte actuelle.
 
Il y a environ cinq ans, quand j'ai quitté les Illuminati, il y avait à peu près 1 % de toute la population des Etats-Unis qui appartenait aux Illuminati ou qui dépendait d'eux, y compris tous les programmés mentaux, directement utilisables. Ce chiffre peut paraître faible à certains. Mais imaginez l'effet que peuvent produire plus de 2.500.000 personnes parfaitement entraînées à l'emploi des armes et des techniques psychologiques, liés à des groupes paramilitaires, et puissamment armés.
 
Tous ces gens sont absolument consacrés à leur cause. C'est pour cela que les Illuminati sont fermement persuadés qu'ils pourront aisément contrôler les 99 % restants de la population, composée de citoyens peu ou mal entraînés, et armés comme des "chasseurs du dimanche". Même les troupes régulières locales ne feront pas le poids devant les forces des Illuminati, dirigées par des chefs très compétents. Ils comptent aussi sur l'élément de surprise, qui les aidera lors de leur prise de pouvoir. En outre, de nombreux chefs des Illuminati ont été, ou sont toujours, de hauts responsables de l'armée, qui ont une excellente connaissance de l'état des défenses locales, et des moyens de les circonvenir.
 
Après la prise de pouvoir des militaires, la population se verra offrir le choix d'adhérer à la cause des Illuminati, ou de la rejeter. Dans ce cas, les opposants seront confrontés à des peines diverses, à l'emprisonnement, ou même à la mort. Les Illuminati sont persuadés qu'ils sont "nés pour gouverner", car ils se jugent plus intelligents et plus "éclairés" que les autres. Ils sont très arrogants, et considèrent la population en général comme des "brebis sans intelligence", qui se laisseront facilement conduire par des chefs à poigne et compétents, pourvu qu'on leur accorde l'aide financière dont ils ont besoin en temps de crise, et qu'on leur fasse sentir la rigueur du châtiment réservé aux rebelles. Il ne faut jamais minimiser l'absence totale de scrupules des Illuminati, ni leur caractère impitoyable et leur capacité à atteindre leurs objectifs.
 
Les dirigeants financiers des Illuminati, comme les Rothschild, les Van der Bilt, les Rockefeller, les Carnegie, ou les Mellon, par exemple, se mettront en avant, et offriront de "sauver" une économie mondiale à l'agonie. On mettra en place un nouveau système d'échanges monétaires, fondé sur un système monétaire mondial, avec des bases au Caire et à Bruxelles. Ainsi seront réalisés le système économique mondial et le Nouvel Ordre Mondial tant désirés par les Illuminati.
 
Le plan des Illuminati comprend bien d'autres dispositions, mais je vous en ai décrit l'essentiel. C'est pour la mise en oeuvre de ce plan que tous les Illuminati travaillent et qu'ils sont formés. Ils sont prêts à donner leur vie pour leur cause, afin d'enseigner leurs doctrines à la nouvelle génération. Ils croient que leurs enfants sont leur héritage. On m'avait raconté que ce serait la génération de mes enfants qui assisterait à leur prise de pouvoir, à un certain moment du 21e siècle. Actuellement, les Illuminati mettent silencieusement en oeuvre leur plan, en s'infiltrant systématiquement :
 
- Dans les médias.
- Dans le système bancaire.
- Dans le système éducatif.
- Dans le gouvernement, que ce soit au niveau local ou au niveau fédéral.
- Dans le système scientifique.
- Dans toutes les églises.
 
Cela fait plusieurs siècles que les Illuminati s'efforcent de s'infiltrer dans tous ces domaines. Ils ne le font pas en avouant clairement leurs motivations réelles ! Ils ne s'introduisent pas dans une banque, par exemple, en disant : "Salut ! Je viens prendre le contrôle de votre banque pour le compte des Illuminati !" Ils investissent progressivement de plus en plus d'argent dans cette banque, pour en contrôler une majorité d'actions. Ils ne parlent jamais publiquement de leur plan ni de leurs activités secrètes. Souvent, d'ailleurs, comme ils sont eux-mêmes programmés mentaux, ils sont amnésiques pour tout ce qui concerne ces activités. Ils ont souvent l'apparence d'hommes d'affaires respectables, affichant leurs convictions "chrétiennes".
 
Les Illuminati attachent une très grande importance à l'image qu'ils donnent dans la société. Ils font tout pour maintenir une façade "normale" et respectable. Ils ont horreur d'être dévoilés. Voici quelles étaient les personnalités qui siégeaient au conseil local des Illuminati dont j'étais membre : le responsable local de la Fédération des PME, le PDG d'une entreprise locale travaillant pour le Ministère de la Défense, le Directeur d'une école chrétienne, l'un des adjoints au maire de la ville, un journaliste, une infirmière, un médecin, un psychologue, un colonel de l'Armée de Terre, un haut responsable de la Marine. Tous, à une exception près, fréquentaient régulièrement une église le dimanche, et étaient très respectés dans toute la ville. Aucun d'entre eux n'avait une réputation douteuse. Tous étaient au-dessus de tout soupçon.
 
Si vous aviez rencontré l'une de ces personnes, vous auriez sans doute aussitôt apprécié son intelligence, son ouverture d'esprit, son charme et son charisme. C'est leur meilleure "couverture". La plupart des gens pensent que les gens "mauvais" ont une mauvaise apparence, soit dans leur physique, soit dans leur comportement. Ils y sont incités par la propagande des médias, qui présentent les "méchants" sous des traits souvent hideux. Tous les Illuminati que j'ai personnellement connus étaient des gens aimables et charmants dans leur vie de tous les jours.
 
Leur seul problème était d'avoir parfois un comportement bizarre, comme peuvent l'avoir des alcooliques. Si les Illuminati sont parfaitement indétectables, c'est en raison de la dissociation de leur personnalité, artificiellement provoquée par des expériences traumatiques. Beaucoup d'Illuminati, si ce n'est la plupart d'entre eux, sont complètement inconscients de la vie horrible qu'ils mènent au cours de la nuit.
 
Il existe d'autres groupes qui ne font pas directement partie des Illuminati, mais qui sont en relation avec eux. Les Illuminati ne sont pas le seul groupe qui pratique l'ésotérisme, ou qui adore des démons et des dieux antiques. Les Illuminati encouragent les divisions. "Diviser pour régner" est l'un de leurs principes essentiels. Ils ne s'inquiètent pas de l'existence de ces autres groupes. Au contraire, ils les accueillent souvent dans leur zone d'influence, si cela est possible. Cela se produit de plus en plus souvent depuis quelques années, à mesure que les Illuminati "vendent" leur organisation et leurs principes, qui sont considérés comme les meilleurs par toutes les sociétés secrètes. En échange de ce "perfectionnement technique", les Illuminati exigent la soumission des autres groupes occultes. Ils leur envoient leurs meilleurs formateurs, qui dépendent de leurs conseils locaux et régionaux.
 
Dans le domaine politique, les Illuminati sont infiltrés dans tous les principaux partis. L'une de leurs maximes préférées est : "L'ordre sort du chaos". L'anarchie est une discipline pour eux. C'est pour cela qu'ils envoient des armes et des fonds à tous les protagonistes des principaux conflits, en particulier lors des deux dernières guerres mondiales. Ils croient que l'Histoire est un jeu, comme une partie d'échecs. Pour eux, les plus forts doivent émerger des conflits, des épreuves et des combats. Je ne partage plus cette philosophie, mais je la partageais autrefois, de tout mon coeur. A mesure que la vraie nature et les objectifs des Illuminati sont dévoilés, j'espère que les citoyens "ordinaires" se réveilleront, et s'organiseront pour lutter contre ceux qui se préparent à capturer un monde qui ne se doute de rien.
 
 
Par Svali.
 
L'original peut être consulté en anglais à l'adresse suivante :
 
 

dimanche, 29 avril 2012

DE L’IMPROBABLE RECONCILIATION IVOIRIENNE

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Drôle de réconciliation que celle proposée par Alassane Ouattara aux Ivoiriens ! Une réconciliation faite de superficialité, de parodies et de parades, à l’image de son voyage dans le grand Ouest où aucune amende honorable sincère n’a été faite mais où bien au contraire beaucoup de justificatifs ont été donnés pour s’éterniser dans la posture de l’auto-victimisation permanente. En Côte d’Ivoire, il urge de guérir les cœurs et les esprits. Faute de quoi, de nouveaux troubles sont prévisibles, comme le craint d’ailleurs le général Béréna Gnakoudè, le chef militaire de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), appréhensions relevées dans ses mots d’adieu à la Côte d’Ivoire, sur Onuci FM. Ouattara offre en lieu et place quelques pauvres infrastructures. Que sert-il de marcher sur du nouveau bitume avec un cœur ulcéré, un esprit en peine et une âme tourmentée ? Si bien qu’à Man et Kouibly, ce sont des malinkés qui ont été coptés porte-paroles des autochtones. Où sont donc passés ces autochtones ? A la vérité, le discours tranche totalement avec les actes. Pour contraindre les réticents à venir accueillir « leur président », des quasi battues ont été organisées par les Dozos dans les campements et villages avec, quelquefois, des chiens de chasse pour les résoudre à en sortir et aller dresser des haies d’honneur à celui qu’ils considèrent encore comme leur bourreau.

Pour la même cause, les marchés ont été fermés, les commerçantes, obligées à aller sur les places de meeting, et les taxis, forcés au stationnement, sous peine de mise en fourrière. On se serait à nouveau cru dans une Côte d’Ivoire à jamais révolue. Celle du temps de la colonisation et des travaux forcés.

Selon des fils de la région, des victimes seraient même encore venues alourdir le déjà-insupportable passif de la crise ivoirienne dans ces contrées montagneuses. Pour la simple et bonne raison qu’au nom de dispositions sécuritaires, le nouveau pouvoir d’Abidjan a organisé une véritable traque contre les Wè, estampillés pro-Gbagbo, à l’approche de la visite d’Alassane Ouattara. La chasse à l’homme a donc repris, à la faveur d’une visite présidentielle (si elle a même cessé, un jour !).

Des populations, tout naturellement terrifiées par un traumatisme récent, et sous la menace, qu’il a été aisé de convaincre d’afficher des sourires de circonstance pour faire plaisir à l’illustre hôte, dussent-elles ravaler leurs amertumes et leurs morgues pour tous les crimes continuellement subis. La paix par la peur, la terreur et le mutisme, qui oblige la victime à se terrer et à faire profil bas, voici le type de paix que Ouattara propose aux Ivoiriens. Est-ce cela la réconciliation tant annoncée et chantée, mais qui jamais ne pointe à l’horizon ? S’il y a encore des personnes honnêtes et lucides autour de Ouattara, qu’elles le lui disent : Nous allons droit dans le mur !

Nous autres, sommes des « renards du Net » et en avons parcouru, des sites, des blogs et des réseaux sociaux ! Où que vous alliez, une chose vous frappe invariablement : les ivoiriens sont profondément opposés et divisés. Et c’est un euphémisme de le dire. Passez sur n’importe quel forum où il est loisible aux Ivoiriens de s’exprimer, vous verrez des positions ivoiriennes inconciliables, tranchées, voire guerrières et franchement macabres. Des forums où fusent des injures et des insanités impossibles à reproduire, tant elles sont d’une vilenie renversante. Impossible d’engager le moindre débat, sereinement. Tout observateur et analyste sérieux se rend tout de suite compte que la fracture ivoirienne est totale, consommée, cristallisée, quasi irréversible.

Cette guerre de tranchées et cette intransigeance jusqu’au-boutiste des positions sont indissociablement liées au manque déprimant de tact des nouveaux gouvernants ivoiriens qui ont opté pour la jubilation indécente et la diabolisation permanente contre Laurent Gbagbo (qui continue de hanter leurs nuits), postures qui n’ont pas faibli en une année de pouvoir. Il n’y a qu’à voir tous les plateaux télé consacrés à la crise ivoirienne sur RTI 1, les discours du Chef de l’Etat et du nouveau président de l’Assemblée nationale. Pas plus que ne s’estompent les mensonges éhontés sur la crise ivoirienne depuis 2002, qui ne voient des victimes que dans un camp, ainsi que sur la crise postélectorale de 2010-2011, et la justice de vainqueurs qui a vu récemment mettre aux arrêts Me Rodrigue Dadjé, avocat de Mme Simone Gbagbo, en pleine préparation de dossier de défense. L’homme de droit est accusé d’atteinte à la sûreté de l’Etat et de trafic d’armes, et subit le chantage d’une certaine autorité ministérielle pour la remise de sommes indues (10 millions de francs CFA) devant conditionner sa libération.

C’est un grand opprobre pour ce qui est censé être la « République de Côte d’Ivoire », si du moins elle est encore pourvue de scrupules. Mais cela, nous semble-t-il, n’émeut personne dans la « nouvelle Côte d’Ivoire ». Bien au contraire ! Tous saluent ou assistent indifférents, passifs – à commencer par la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation (CDVR) –, aux dérives du régime et à l’escalade dans les actes antirépublicains et fossoyeurs de paix. Incarcérer l’avocat de son opposante, en pleine affaire, il faut vraiment le faire ! Ce pouvoir est-il sérieux ? Au reste, quel crédit accorder à une réconciliation qui en une année n’a pas fait le moindre pas significatif en avant. En la matière, la CDVR est une désolation nationale. Toutes choses qui n’ont pas manqué d’arracher à la diva de la musique ivoirienne, Aïcha Koné, en exil en Guinée, cet aveu : « Je ne comprends pas bien cette réconciliation ». Elle n’a pas tort. Nous n’y comprenons pas grand-chose, nous non plus ! Et des millions d’Ivoiriens avec nous. Il y a véritablement matière !

Finalement, il faut se le dire honnêtement et sans ambiguïtés, on ne fera jamais l’économie du recomptage des voix pour solder le contentieux électoral ivoirien et pour le retour d’une paix véritable en Côte d’Ivoire, à moins d’y arriver par des arrangements politiques au plus haut niveau. Encore faut-il que le pouvoir Ouattara ait cette culture et cette élégance. Attendons de voir.

C’est par la sagesse et le tact du souverain, du gouvernant, que les cœurs se désarment et que la paix a lieu. Quand il n’en a pas, il faut en faire le deuil. Continuer de mentir ainsi, comme des arracheurs de dents, et retenir dans les bagnes du Nord ses adversaires politiques comme des trophées de guerre, les persécuter sans relâche et se susciter une autre opposition, sur mesure, sélective, sans consistance véritable, ordonnée par les partenaires financiers et sous leur pression (tout comme le premier voyage présidentiel à l’Ouest pour rassurer les investisseurs et alliés internationaux sur la bonne marche du processus de réconciliation), ne donne absolument aucune chance à la paix en Côte d’Ivoire. Toutes choses qui nous ont inspiré ce titre si peu optimiste. Peut-il en être autrement quand celui qui nous tient lieu, actuellement, d’«héritier du père de la nation» est d’une accablante incapacité à réunir les fils de la Côte d’Ivoire pour faire la paix des braves, englué qu’il est dans les petits calculs de survie et de pérennité au pouvoir, par la mise à mort de la seule opposition significative, le FPI-CNRD, volontairement décapité pour s’incruster.

Ouattara ne peut faire croire au peuple ivoirien qu’il est un homme de paix avec des discours lénifiants et des promesses. Pas plus qu’il ne peut faire croire que la crise ivoirienne a débuté en 2010, qu’il est blanc du pourrissement de l’atmosphère politique, dans notre pays, depuis deux décennies, et doit cesser de s’afficher en permanence comme l’unique victime de l’histoire récente de la Côte d’Ivoire, victime qui, du reste, serait pur du sang des Ivoiriens et qui, aujourd’hui au pouvoir, pardonne à ses bourreaux. La campagne électorale est passée. Il est primordial de mettre un bémol aux promesses, tout comme aux contes de fées, et de passer aux actions. Cela fait plus d’un an que le peuple attend des actes véritables de réconciliation, par l’élargissement des adversaires politiques incarcérés dans ses goulags du Nord et la ré-civilisation de la vie politique ivoirienne qui est devenue un champ de tous les périls pour les opposants.

Y parviendra-t-il ? Nous le lui souhaitons. Car en réalité, à cela, nous, peuple ivoirien, pourrons juger de sa grandeur d’homme d’Etat ou de sa petitesse de calculateur médiocre. L’histoire le regarde et retiendra chacun de ses actes.

 

Que DIEU bénisse la Côte d’Ivoire !


In le quotidien ivoirien N° 504 des samedi 28 et dimanche 29 avril 2012.

INCARCERE A LA COUR PENALE INTERNATIONALE: GBAGBO VA FAIRE UNE DEMANDE DE MISE EN LIBERTE

 

côte d'ivoire

 

Du nouveau du côté de La Haye. On en sait un peu plus sur la stratégie de défense du président Gbagbo qui comparaitra le 18 juin prochain devant le tribunal de la Cour pénale internationale (CPI) pour l’audience de confirmation de charges. Selon nos informations, ce sera avant le 18 juin prochain.

Incarcéré à la prison de Scheveningen, aux Pays-Bas, dans le cadre de la procédure ouverte contre lui par le procureur de la Cour pénale internationale – Louis Moreno-Ocampo, qui sera bientôt remplacé par son adjointe Fatou Bensouda –, le président Laurent Gbagbo va faire une demande de mise en liberté provisoire avant l’échéance de la très attendue audience de confirmation des charges. «C’est un homme qui a subi des traitements assimilables à de la torture à Korhogo, il a été maltraité au-delà de l’imaginable. L’ONU le savait, la France le savait, les Etats-Unis le savaient, et la CPI le sait. Cette institution doit montrer qu’elle n’approuve pas ces traitements qui l’ont profondément affaibli aux points de vue physique et psychologique,  et elle doit créer les conditions optimales pour lui permettre de récupérer. La procédure est longue, et c’est dans l’intérêt de la CPI de maintenir en forme le président – qui n’est pas encore accusé encore moins reconnu coupable», explique un membre de sa «task-force» juridique.

Cette demande de mise en liberté provisoire sera-t-elle acceptée par les juges ? Difficile à dire. D’une certaine manière, le contexte général – justice des vainqueurs, refus du régime Ouattara de livrer ses hommes et manœuvres partisanes d’Ocampo – joue en faveur de Gbagbo. Lui accorder la liberté provisoire recrédibiliserait quelque peu sur le continent une institution considérée par beaucoup comme un bagne uniquement réservé aux Africains «récalcitrants». Cela dit, les facteurs politiques sont prédominants dans ce type de dossier. La France et les Etats-Unis, qui ont surinvesti sur leur allié Ouattara et connaissent sa fragilité, voudront sans doute éviter de donner une victoire psychologique à son opposition. Même si Laurent Gbagbo est loin d’être un chef de guerre, et que c’est bel et bien sa présence à La Haye qui peut hystériser ses partisans et entraver le processus de paix. 

Quel pays accepterait d’accueillir le fondateur du FPI ? L’on se souvient que, par exemple, la CPI a accordé une mise en liberté provisoire au Congolais Jean-Pierre Bemba en 2009 avant de se rebiffer en appel, en mettant notamment en avant la difficulté à trouver un pays d’accueil – les pays pressentis s’étant rebiffés et la République démocratique du Congo ayant refusé de le recevoir. On peut penser que Gbagbo conserve tout de même quelques solidarités à l’étranger, contrairement à Bemba… Mais son habileté politique, sa prise de parole qui peut faire mal et son aura auprès des Africains le rendent tout de même dangereux pour la «coopérative des puissants», au-delà de la personne d’Alassane Ouattara. 
 
Comment le bureau du procureur de la CPI veut «coincer» Gbagbo

Par ailleurs, on en sait un peu plus sur la stratégie du duo Ocampo-Bensouda pour «coincer» le «réprouvé de Scheveningen». Partis avec la certitude que le dossier Gbagbo serait un dossier facile, bercés de fausses assurances sur les «preuves en béton» de la France et de Ouattara, ils se rendent progressivement compte qu’ils peuvent perdre leur procès. Ils axent toute leur stratégie sur leurs complicités douteuses avec le régime Ouattara. Il est question de faire parler les «ralliés» au nouveau régime, qui «vendront» leur ancien bienfaiteur contre quelques témoignages orientés – et pourquoi pas imaginaires… Il est également question de faire «craquer», par l’arme de la torture, un général ou du moins un officier supérieur en vue lors des années Gbagbo, et aujourd’hui traité dans les pires conditions dans un des mouroirs du régime, comme celui de Korhogo, tenu par Fofié Kouakou, considéré comme un criminel contre l’humanité par l’ONU – qui l’a soumis à des sanctions pour cette raison. Habilement «retourné», rassuré par un «deal» sur une peine d’emprisonnement «light» puis transféré à La Haye, un tel pion viendrait établir une relation directe entre Gbagbo et les exactions qu’on lui imputerait, en jouant «le témoin-clé qui a tout vu et tout entendu».

Un problème demeure : réussiront-ils à retourner un officier supérieur «pro-Gbagbo» par l’arme de la torture ? Sera-t-il «fiable» jusqu’au bout ? Craquerait-il en face du «chef» calomnié par ses soins ? Plus profondément, le choix d’Alassane Ouattara de ne pas envoyer le moindre sous-fifre de son camp à La Haye, et du coup de ne plus transférer aucun Ivoirien, brouille la stratégie du bureau du procureur. Qui, pour la première fois, n’a plus les mêmes intérêts que les actuels maîtres d’Abidjan.
 

Philippe Brou


samedi, 28 avril 2012

VOYAGE EN COTE D'IVOIRE - LE DEPARTEMENT AMERICAIN DECONSEILLE: VOICI LE COMMUNIQUE OFFICIEL


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Contrairement à ce que tente de faire croire le régime Ouattara sur la situation sécuritaire en Côte d’ivoire, l’alerte est toujours de mise. Ça ne va toujours pas. La preuve…

Dans un communiqué officiel dont le quotidien ivoirien « Notre voie » a pu avoir copie, le Département d’Etat (ministère américains des affaires étrangères) a pondu, le lundi 23 Avril 2012, une sévère mise en garde contre ceux des citoyens américains appâtés par un voyage en Côte d’ivoire. Mais plus qu’une alerte aux américains, le ministère dirigé par Hilary Clinton a déclaré que la Côte d’ivoire sous le régime Ouattara, est  une destination à éviter, pour des questions de sécurité et de « troubles civils » probables et imprévisibles.

Un an après avoir contribué à installer Alassane Ouattara par les bombes au palais présidentiel ivoirien, la lassitude gagne ses parrains américains. Voici, traduit en français, la teneur de cette mise en garde du gouvernement de Barack Obama adressée aux citoyens américains.

« Côte d’ivoire : avertissement aux voyageurs.. »

 

« Le Département d’Etat met en garde les citoyens des Etats Unis sur des risques liés aux voyages à destination de la Côte d’ivoire. Les citoyens américains résidant ou effectuant un voyage à destination de la Côte d’ivoire devrait suivre de près les conditions, avoir conscience de la situation y prévalant et faire très attention à leur sécurité personnelle. Certes, la situation sécuritaire s’est améliorée au cours des quelques mois écoulés, mais les possibilités de troubles civils demeurent. Les conditions sécuritaires pourraient changer de manière rapide et imprévisible.

Le présent avertissement se substitue à celui du 16 Décembre 2011 et vise à informer les citoyens américains de ce que l’ambassade des Etats-Unis en Côte d’ivoire (…) sur la situation sécuritaire actuelle.

Les crimes, tels que les agressions, vols, cambriolages et braquages de véhicules à Abidjan et partout dans le pays constituent des risques auxquels s’exposent les visiteurs étrangers. Le personnel de l’ambassade est tenu de requérir l’approbation du service de sécurité de l’ambassade pour des propositions de voyages à l’ouest de la Côte d’ivoire, en raison des tensions ethniques et des activités criminelles visant les voyageurs occidentaux. En raison du risque de voies de fait et/ou vol qualifié, il conviendrait que vous preniez des précautions lorsque vous êtes bloqués dans un trafic intense ou à des barrages routiers ; de même, il conviendrait d’éviter les déplacements à l’extérieur d’Abidjan à la tombée de la nuit. Les routes terrestres conduisant aux pays voisins sont ouvertes, mais la prudence et la vigilance devraient être de mise lorsque vous voyagez sur ces routes. Les autorités policières locales disposent de moyens limités pour répondre aux urgences.

Instruction est donnée par l’ambassade à son personnel d’éviter les grands attroupements, les foules, manifestations et évènements politiques. Il est rappelé aux citoyens des Etats-Unis que même les manifestations et/ou évènements politiques censés être pacifiques peuvent se muer en confrontation et, éventuellement, dégénérer en violence. Il est, par conséquent, vivement conseillé aux citoyens américains d’éviter les lieux où se tiennent les manifestations et de faire preuve de prudence s’ils se trouvent à proximité de toutes manifestations ou de tous évènements politiques. (…)

Si vous avez des questions ou des préoccupations quant à la sécurité ou aux sujets connexes, nous vous exhortons à contacter la section consulaire de l’ambassade en envoyant un message par courriel à l’adresse suivante : AbjAmcit@state.gov

Ce communiqué se justifie d’autant plus que la côte d'Ivoire n'a surement pas finit de pleurer ses fils et filles. La répression aveugle qui a succédé aux attaques d'hommes armés non identifiés contre les miliciens de Ouattara prouve combien ce régime tire ses racines de la pire des expériences de régimes autoritaires que le monde ait connu… lire la suite ici

 

Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE

PRETENDUS MERCENAIRES ARRETES DANS LA FORET DU BANCO: DES RESCAPES TEMOIGNENT

 

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Le régime Ouattara englué dans une dérive dictatoriale irréversible voit des tentatives de coups d’Etat ou de déstabilisation et des mercenaires partout. Les journaux proches du pouvoir et la Rti version Ouattara ont présenté, dans leurs éditions d’hier, des jeunes gens comme étant des miliciens et des mercenaires en préparation d’un coup d’Etat que les Frci, forces armées pro-Ouattara, auraient arrêtés, jeudi, dans la forêt du banco à Abidjan.

Au nombre de 18, ces hommes étaient, dit-on, en réunion pour déstabiliser le pouvoir en place. Ils sont actuellement détenus au camp commando d’Abobo où les soldats de Ouattara les brandissent comme des trophées de guerre. Ces arrestations ne sont rien d’autres que des actes dictatoriaux qui reposent sur de l’intox. Un rescapé, témoin oculaire de ces enlèvements en cascades, et un des parents de certains des jeunes gens arrêtés se sont rendus hier à notre rédaction pour témoigner afin que l’opinion publique sache la vérité.

« Le jeudi 26 avril vers 13h, je mangeais de l’attièké à la maison à Abobo-Sagbé avec mon neveu Lêgbou Djoni, étudiant à l’Université de Cocody, mais qui ne va plus à l’école du fait de la crise. Tout d’un coup, nous avons entendu des tirs dans le quartier et nous avons donc fui pour rentrer dans la cour. Trois éléments des Frci (Forces pro-ouattara) armés sont alors entrés chez moi. L’un d’eux m’a demandé s’il n’y a pas de garçons dans la maison. Je lui ai répondu que nous, les garçons, sommes au nombre de trois. Mon neveu l’étudiant, un ami baoulé couturier qui s’appelle Gustave et moi. Ils nous ont dit de les suivre pour aller rejoindre un autre groupe d’hommes qu’ils avaient aussi arrêtés.

Quelque temps après, ils m’ont dit de retourner chez moi parce que je suis vieux. C’est comme ça que j’ai été libéré et je ne sais même pas où ils ont emmené mon ami et mon neveu qui vit avec moi depuis trois ans après le décès de son père Lêgbou Zoané», témoigne le doyen Lêgbou D., la soixantaine passée, qui vit depuis cinq ans à Abobo-Sagbé où il exerce la profession de chauffeur. Féhi Jules qui vit également dans le même quartier relate des faits quasi-similaires. « Dans la cour où j’habite, les Frci ont fait irruption et ont pris mon neveu Francis Djè Bi Irié, vigile à Vigassistance et sont partis aussi avec lui pour une destination inconnue», révèle t-il. Selon lui, un autre jeune homme nommé Zê Bi, originaire de Zuénoula, qui venait de prendre sa douche pour se rendre à son lieu de service à Filtisac a été arrêté par les forces armées pro-Ouattara.

Ces deux rescapés de la barbarie du pouvoir Ouattara disent être venus à Notre Voie pour révéler la vérité mais surtout pour protester contre l’arrestation qu’ils jugent arbitraire de leurs enfants qui ne sont pas des mercenaires comme on tente de le faire croire. Comme on peut le constater, les jeunes gens arrêtées n’étaient pas dans la forêt du banco en train de préparer la déstabilisation du pouvoir Ouattara. A Yopougon, 100 personnes sont arrêtés et détenues par les Frci à Yopougon-Nouveau quartier.


Vincent Deh


Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE

vendredi, 27 avril 2012

L’OTAN, AVEC LES USA EN TETE, PREPARE LE TERRAIN POUR UNE GUERRE CONTRE LA SYRIE

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PressTv- Un analyste américain dit que les Etats-Unis ont dépêché des escadrons de la mort en Syrie qui se sont constitués en gangs armés pour attaquer des groupes de population avant que Washington n’envahisse la Syrie.


« Ces escadrons de la mort sont la principale cause des problèmes en Syrie » a déclaré l’auteur et historien Webster Griffin Tarpley dans un interview avec Press TV. Il a ajouté que chaque fois que les Etats-Unis veulent envahir un pays, ils commencent par envoyer des escadrons de la mort pour attaquer des groupes de population. Tarpley a expliqué que Washington avait envoyé des escadrons de la mort en Irak en 2006 et 2007 parce que la situation était intenable et avait instigué une guerre civile dans le seul but de maintenir sa présence dans la région.


 

Il a ajouté que les escadrons de la mort envoyés en Syrie avaient été recrutés dans plusieurs parties du monde. « La Syrie faisait partie du même plan (de “pacification” ndt) que l’Irak et donc ce qu’ils ont fait en Irak établissait un schéma qu’ils n’avaient plus qu’à reproduire ailleurs » selon l’analyste. Pour Tarpley, la situation actuelle en Syrie est le signe que l’OTAN cherche à « intervenir militairement » dans le pays. ”Les puissances de l’OTAN essaient de déclencher une guerre civile à partir de l’extérieur”, selon lui. La Syrie connaît des troubles depuis la mi-mars 2011 et beaucoup de gens, y compris des membres des forces de sécurité, ont été tués dans la tourmente. L’Occident et l’opposition syrienne accusent le gouvernement de tuer les opposants.

Mais Damas accuse « les hors la loi, les saboteurs et les groupes terroristes armés » d’être responsables de l’agitation qui, affirme Damas, est orchestrée de l’étranger.

 

Source: ELECTION 2012

jeudi, 26 avril 2012

OUEST IVOIRIEN: OUATTARA S'EN VA, RIEN NE CHANGE POUR LES POPULATIONS

 

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Alassane Ouattara a achevé, lundi dernier, une visite surmédiatisée qu’il a effectuée dans l’ouest du pays, notamment à Man, Toulepleu, Blolequin, Guiglo, Duékoué et Bangolo. Morceaux choisis par l’actuel numéro un ivoirien : l’éternelle litanie de promesses face à des solutions urgentes. C’est à une course contre la montre, comme s’il se retrouvait en territoire hostile, qu’Alassane Ouattara s’est adonné lors de sa visite éclaire dans les régions des 18 montagnes,  le Guémon et le Moyen-Cavally. En trois jours, il a pu s’imprégner des réalités des populations de Man, Toulepleu, Blolequin, Guiglo, Bangolo et Duékoué. Dans certaines localités, les populations mobilisées par ses proches pour les besoins de la cause n’ont eu droit qu’à moins d’une heure de présence de leur hôte sur leur sol, souvent même dans l’évitement de la tradition locale. 

C’est le cas au stade de Man où, contrairement à Laurent Gbagbo qui avait mâché la noix de cola de ses hôtes après la cérémonie de libation des propriétaires terriens pendant la campagne électorale, Alassane Ouattara s’est dérobé à la tradition. Une pratique courante chez le peuple Dan pour symboliser l’estime qu’il porte à son hôte de marque. Soit. La visite en elle-même était opportune ? En ce sens que dans les régions du Guémon et du Moyen-Cavally notamment, les populations autochtones, propriétaires terriens, dans leur grande majorité, ont déserté les lieux pour se mettre à l’abri des massacres depuis avril 2011. 
 
Il ne s'est pas démarqué de ses incessantes promesses

Leurs biens abandonnés ont été pillés et leurs forêts aujourd’hui aux mains d’allogènes majoritairement burkinabè. L’insécurité est de mise et lorsque certains s’essaient au retour, ils sont taxés de miliciens ou pro-Gbagbo et sont passés à la guillotine. Les Dozos, chasseurs traditionnels originaires du nord de la Côte d’Ivoire et au delà de la frontière ont pris pied dans les régions et s’érigent en justiciers. En s’aventurant dans leurs régions, les populations du Guémon et du Moyen-Cavally s’attendaient à un signal fort de la part d’Alassane Ouattara pour le retour de la normalité. L’actuel numéro un ivoirien était attendu sur le dossier des Dozos qui détiennent illégalement des armes de guerre et se substituent à l’armée régulière dans les villes, villages et campements. Là où l’on s’attendait à un discours de démobilisation de cette confrérie, Ouattara a plutôt préféré leur rendre les honneurs, leur apportant ainsi, de façon sournoise, sa caution à l’exercice de basses manœuvres dans les localités sous leur contrôle.

Alassane Ouattara n’a pas également apporté de solutions urgentes à la question de réhabilitation des résidences détruites des populations à qui il demande de retourner chez elles. Elles sont nombreuses à vivre sous les tentes à Duékoué et en dehors de la Côte d’Ivoire, ruinées par la guerre et ne disposant pas de ressources pour se construire ou réhabiliter leur toit. La question foncière, la plus cruciale, Alassane Ouattara l’a botté en touche et l’a lié à la question de la nationalité. Alassane Ouattara veut-il entériner le peuplement des régions du Moyen-Cavally et du Guémon par la colonie d’allogènes burkinabè qui s’arrogent des parcelles de forêts au mépris de la loi sur le foncier ? Donne-t-il des signaux de naturalisation de la cohorte d’allogènes qui prennent pied à l’ouest et entériner leur installation définitive dans les régions en question ? Il a donné son quitus à la nouvelle assemblée qui nous éclairera davantage. 

Ce qu’il faut retenir de cette visite, c’est qu’Alassane Ouattara ne s’est pas une fois de plus démarqué de ses incessantes promesses depuis la campagne électorale dont les signaux ne sont nullement visibles depuis un an qu’il a accédé brutalement au pouvoir. Ouattara s’en va, rien ne change dans la vie des populations. Celles qui étaient réfugiées dans leur tente de fortune y retournent…
 

Saint-Claver Oula


PRESIDENTIELLE FRANÇAISE: SARKOZY DIVISE LA CLASSE POLITIQUE IVOIRIENNE

 

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L'élection présidentielle en France ne laisse pas indifférents les Ivoiriens, particulièrement la classe politique divisée entre pro et anti Nicolas Sarkozy, le président sortant, arrivé deuxième dimanche derrière François Hollande à l'issue du premier tour.

 

Ancienne colonie française, la Côte d'Ivoire a maintenu des relations privilégies avec son ex-métropole qui demeure un de ses principaux fournisseurs et clients.

Mais, c'est surtout l'intervention décisive de l'armée française pour permettre l'arrestation de Laurent Gbagbo et installer Alassane Ouattara au pouvoir après les meurtriers affrontements post-électoraux de novembre 2010 qui façonne le regard des Ivoiriens sur l'élection présidentielle en France.

Ce regard est bien évidemment différent selon que l'on est proche du camp Ouattara ou que l'on est militant du Front populaire ivoirien (FPI) ou sympathisant du président déchu Laurent Gbagbo.

Pour ou contre Sarkozy?
                                                                                     
Le Rassemblement des Républicains (RDR) et ses alliés du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), partisans d'Alassane Ouattara, sont sans réserve pour la réélection de Nicolas Sarkozy. Le RDR, parti d'Alassane Ouattara, a signé le 14 avril à Paris avec l'UMP de Nicolas Sarkozy un "accord de coopération et d'amitié". Les deux présidents se targuent d'être des amis intimes de longue date et le pouvoir à Abidjan voit d'un mauvais œil une défaite de M. Sarkozy qui signifierait la perte d'un soutien de taille à l'Elysée.

"Si Sarkozy tombe, nous n'aurons plus les mêmes relations avec les nouvelles autorités françaises. Nous n'aurons plus droit à un certain nombre de privilèges que nous avons avec Sarkozy en terme d'appui auprès des institutions internationales, des entreprises françaises, au plan de la sécurité", fait savoir un militant du parti de M. Ouattara. En face, les partisans de Laurent Gbagbo ne jurent que par la défaite de M. Sarkozy considéré comme leur "principal ennemi". "Nous souhaitons que Sarkozy perde les élections parce qu'il s'est présenté comme notre principal ennemi", soutient un responsable du FPI, Raymond Abouo N'Dori.

"Moi, je ne comprends pas pourquoi les partisans de Gbagbo voient en François Hollande un sauveur", s'interroge un enseignant qui relève que le Parti socialiste français avait demandé, au plus fort de la crise post-électorale, l'exclusion du FPI de l'Internationale socialiste et ne s'était point opposé aux bombardements qui ont entraîné la chute de Gbagbo.

"Nous n'avons pas de raisons objectives de pavoiser sur l'arrivée des socialistes au pouvoir puisqu'ils ne nous ont jamais soutenu mais, entre deux maux, il faut choisir le moindre mal. Hollande représente le moindre mal pour nous", tranche Abouo N'dori. Pour de nombreux Ivoiriens, la réélection ou non de Sarkozy ne changera rien à la politique africaine de la France. 

Hollande et Sakozy? Blanc bonnet et bonnet blanc
                                                 
"La politique reste la politique, je ne vois pas ce que Hollande fera de spécial au niveau des accords de coopération entre la France et ses colonies d'Afrique", se demande Habib, un couturier. "Sarkozy ou Hollande, la politique de la France vis-à-vis de la Côte d'Ivoire ne changera pas d'un iota, la France n'a pas d'amis en Afrique mais plutôt des intérêts", estime Joël Bouabré, fonctionnaire de son Etat.

Pour le politologue Maurice Fahé, les Ivoiriens ont des raisons de ne pas être indifférents à ce qui se joue en France même s'il pense qu'un changement de président ne bouleverserait pas les rapports entre la France et la Côte d'Ivoire.

"La pratique a montré que, que ce soit un gouvernement de gauche ou un gouvernement de droite, la politique africaine de la France restait toujours la même", affirme-t-il. Le politique indique toutefois qu'il peut se produire des "changements à la marge" liés à la personnalité du chef de l'exécutif français ou à son appartenance idéologique. "Si François Hollande venait à être élu président de la France, cela ne changerait pas grand-chose, sauf la proximité avec le président ivoirien et peut-être certains engagements personnels de M. Sarkozy en Côte d'Ivoire", explique-t-il.

"Après tout, la Côte d'Ivoire, comme l'Afrique, n'est qu'un sous-thème dans la présidentielle française, son sort étant depuis longtemps réglé par les accords de coopération, les traités monétaires et la pratique économique, politique et diplomatique", conclut le politologue.

 

Source: CAMEROON VOICE

mercredi, 25 avril 2012

GREVE DANS LE PRIMAIRE: LES INSTITUTEURS INDIGNES PAR LES PROMESSES NON TENUES PAR OUATTARA

 

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Le mythe Ouattara devait tomber et il est tombé. Les peurs des heures chaudes de la crise postélectorale et de l'après-crise postélectorale ont été ravalées, le front social amorce son embrasement avec la grève des instituteurs. Qui n'est apparemment pas partie pour s'essouffler dans les prochains jours. A en juger par ce SMS qui circule sur tous les réseaux de téléphonie mobile: "Bonjour, camarade sauveur! L'Etat vient, une fois encore, de se foutre de toi. Après la première journée de négociation, voilà ce que l'Etat te propose: Reliquat des 5.000 F en 2015, grille indiciaire en 2020. Pendant ce temps, il augmente le taux de cotisation de la pension de 7%. Refuse tout en bloc et reste à la maison. Camarade, tu dois rester serein et impertubable car ta détermination fera ton bonheur tant recherché. Envoie ce SMS à 10 instituteurs. L'heure est grave!!!". No comment. Fernand Dindé.


Depuis hier lundi, 23 avril 2012, les instituteurs de Côte d’Ivoire observent un arrêt de travail de 48 heures. Répondant au mot d’ordre de grève lancé par le Mouvement des Instituteurs pour la Défense de leurs Droits (MIDD), ils réclament entre autres ce qui leur est dû.

A savoir :

1. Le paiement correct avec rappel de tous les reliquats (indemnité contributive au logement, deuxième moitié de la bonification indiciaire, rappel lié au Cap des années 88 à 92)

2. Le déblocage des avancements avec effet financier

Cette grève intervient en effet dans une situation où l’on observe sur les marchés une nette flambée des prix des denrées de première nécessité, donc dans un contexte de cherté de la vie de plus en plus intenable.

Tel est en substance le sens de cette grève.

Les instituteurs, las d’attendre les promesses à eux faites par Ouattara depuis son accession au pouvoir, ont donc décidés de prendre leurs responsabilités, en mettant la pression sur le gouvernement. Les négociations qui ont eu lieu, dans la semaine écoulée, avec le ministère de tutelle, ont achoppées notamment sur les montants des reliquats dûs. Là où les instituteurs attendent 5000 f au titre de rappel de leur reliquat de l’indemnité contributive au logement et 26 000 F au titre de la bonification indiciaire par mois depuis l’année 2009, l’Etat propose de payer respectivement 1500 F pour l’un et 7500 F pour l’autre, soit 9000 F sur un total mensuel de 31 000 F attendus, et ce pour l’année 2013. Pour le reste des revendications, ils sont priés d’attendre jusqu’en 2020. « C’est inacceptable ! », s’insurge monsieur Konan, instituteur à Songon. Selon lui, ces sommes proposées sont insignifiantes et cette attitude du gouvernement frise carrément le mépris. 

 Rappelons à toutes fins utiles que l’indemnité contributive au logement et la bonification indiciaire ont fait l’objet de décrets signés par le Président Laurent Gbagbo en 2009. Mais comme Ouattara nous y  a habitué, avec sa tendance à vouloir effacer coûte que coûte ‘’les traces de Laurent Gbagbo’’, il oublie vite qu’un Etat a toujours la tâche impérieuse d’assurer son devoir régalien vis-à-vis de la société. Koné Bruno, porte-parole du gouvernement, traduit en ces termes, l’état d’esprit du gouvernement:

«(Le gouvernement ndlr) a hérité de promesses qui n’apparaissent pas sérieuses». Il n’est donc pas étonnant que le régime actuel de Ouattara ne veuille pas, ou pire, ne puisse pas faire face à ces questions qui entrent naturellement dans la droite ligne de la continuité de l’Etat et dont il doit assumer toutes les conséquences. Mieux, alors qu’une certaine presse proche du régime actuel s’empresse, sur fond de bilan comparatif, de dire que Ouattara a fait bien plus en 10 mois, ce que Gbagbo n’a fait en 10 ans, l’on est en droit de se demander pourquoi monsieur ‘’la solution’’ n’arrive toujours pas à juguler le problème des instituteurs de Côte d’Ivoire, plus d’un an après son accession au pouvoir, au point que l’on en arrive à la grève proprement dite, au grand dam des élèves et parents d’élèves du primaire ?

Toute la journée d’hier, on pouvait le constater : c’est un véritable ras-le-bol manifesté par les instituteurs, après les négociations avec le ministère de l’éducation nationale qui achoppent depuis plusieurs mois. Cette grève lancée par le MIDD sous la houlette de son secrétaire général national, Mesmin Komoé est un franc-succès, car largement suivie sur toute l’étendue du territoire ivoirien. C’est l’Agence Ivoirienne de Presse (AIP) qui nous en rapporte les échos. Selon l’agence Korhogo, Bouaké, Abengourou, Abidjan, Gagnoa…, « les écoles sont restées fermées » ou encore « les cours perturbés… ». 

La RTI1, chaine nationale passée propagandiste du régime, s’est même vue obligée de diffuser la fausse note, au détour de l’édition spéciale sur la visite ‘’du chef ’’ à l’ouest. Le reportage diffusé sur la chaine nous entraine successivement à l’école régionale puis à l’école du Pont, les deux plus grandes écoles primaires de la Côte d’Ivoire, toutes deux situées dans la commune de Treichville. Constat : les classes sont désespérément fermées et les élèves qui jouent dans la cour de l’école se comptent sur le bout des doigts.

Le reportage tendancieux d’à peine 3 minutes essaie tant bien que mal de montrer, que cet état de fait serait dû à des enseignants qui auraient délogés leurs collègues des salles de cours, interviews de quelques élèves, de directeurs d’école et les commentaires du journaliste à l’appui. Mais la réalité est pourtant là : les classes sont fermées depuis le matin et les enseignants étaient au nombre des abonnés absents.

Il y a donc lieu de s’inquiéter, au moment où les dates des examens scolaires à grands tirage viennent d’être annoncées. Car si rien n’est fait, le MIDD entend reconduire son mouvement de grève, pour une semaine, puis pour une durée indéterminée.

Dans cette optique, la question qui reste entière est la suivante: où sont donc passées les ‘’solutions’’ et surtout les ‘’pluies de milliards’’ promis par Ouattara ?

Plus étonnant, le communiqué du conseil des ministres du 04 avril 2012 est révélateur. On peut y lire : « (…) notre économie n’a pas fini de se relever des conséquences de la crise sociopolitique de 2010, ainsi que de plusieurs années de sous-investissements. En raison des discussions en cours pour l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE, le Gouvernement invite l’ensemble des organisations sociales à éviter les positions excessives, qui n’auraient pour seules conséquences, qu’une aggravation de la situation dont se remet progressivement notre pays.

Le Premier ministre en appelle au sens du patriotisme de nos concitoyens, à qui il demande de consentir les sacrifices nécessaires par l’observation d’une véritable trêve sociale ».

Qui l’eut cru ? Alassane Ouattara aussi, attend le point d’achèvement de l’initiative PPTE ! Quand Laurent Gbagbo évoquait la situation de guerre qui l’empêchait de mettre en œuvre son programme, certains s’en offusquait et refusaient d’y croire.

Comment voulez-vous donc, alors que le pays est dit « réunifié », que l’on chante à tue-tête que « la paix est revenue », que l’homme au « carnet d’adresses chargé », présenté comme « l’homme providentiel » pour la Côte d’Ivoire, est enfin au pouvoir et qu’il se promène actuellement à travers l’ouest du pays pour promettre monts et merveilles aux populations, que les ivoiriens consentent encore à des sacrifices, au point d’observer une trêve sociale ?

 Les instituteurs de Côte d’Ivoire ne l’entendent certainement pas de cette oreille, face à cette fuite en avant du régime. Bien au contraire, ils se disent déterminés et prêts à aller jusqu’au bout, refusant de subir d’avantage la précarité dans laquelle ils tombent chaque jour.


Marc Micael – zemami1er@yahoo.fr


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Le front social s’allume, toutes les écoles primaires publiques ont fermé

 

Le Mouvement des instituteurs pour la défense de leurs droits (MIDD) a entamé hier sa grève d’avertissement de 48 heures décidée par l’assemblée générale extraordinaire du mercredi 4 avril 2012 tenue à l’EPP Amon d’Aby, au Plateau. La grève a été suivie à 100% à Abidjan et à l’intérieur du pays. Tous les militants des autres syndicats d’enseignants du primaire public (SNEPPCI, le SAEPPCI, SYNEBACI…) ont suivi le mot d’ordre du MIDD même si les directions de leurs syndicats respectifs n’ont pas appelé à la grève.

A Yopougon par exemple, à l’instar de toutes les communes du District d’Abidjan, la grève a été totale et effective. Les écoliers des groupes scolaires Sicogi 1, 2, 3, 4, des groupes scolaires Lauriers 2, CAISTAB, SOGEFIHA, Antenne (Yopougon Nord), BAD Ananeraie, au quartier Maroc, sont repartis à la maison, faute d’enseignants. Les salles de classe sont restées également vides au Groupe scolaire Jean Delafosse des 220 logements à Adjamé, aux groupes scolaires de la Cité des arts, Danga, Anono, à Cocody.

Le gouvernement Ouattara avait pourtant annoncé la veille que des dispositions sécuritaires seraient prises pour permettre aux enseignants de dispenser tranquillement les cours et aux écoliers de regagner, sans être inquiétés, leurs salles de classes. Aucune force de l’ordre n’a osé contrarier les grévistes. Aucun corps habillé n’était visible dans et en dehors des écoles primaires.

La mobilisation des militants du MIDD à laquelle se sont ralliés tous les militants des autres syndicats du primaire public a été totale.

En cas de non satisfaction des revendications, conformément à la décision prise en assemblée générale le 4 avril dernier, la grève sera reconduite pour une semaine. «Si le régime continue de rester aux revendications du MIDD, prévient Mesmin Komoé, la grève se poursuivra pour une durée illimitée». 

Les instituteurs de Côte d’Ivoire réclament à Ouattara le paiement avec rappel de tous les reliquats (Indemnité contributive de logement, seconde moitié de la bonification indiciaire, rappel lié au CAP des années 1988 à 1992) ; le déblocage des avancements avec effet financier. «Instituteur de Côte d’Ivoire, tu t’abstiendras de venir aux cours, d’exercer toutes activités pédagogiques et administratives pendant les deux jours. Tu ne céderas à aucune forme t’intimidation ou de menace d’où qu’elle vienne. Tu resteras seulement à l’écoute de ton bureau exécutif national. Tu t’apprêteras à reprendre la grève à l’appel du MIDD jusqu’à la satisfaction de tes revendications. Seules ta détermination et ta solidarité auront raison de la précarité dans laquelle tu tombes chaque jour». C’est la teneur du mot d’ordre lancé le 4 avril dernier par le secrétaire général du MIDD.

Charles Bédé in COTE D'IVOIRE LA VRAIE


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

mardi, 24 avril 2012

LEANDRE SAHIRI - MON TEMOIGNAGE: A BERNARD ZADI ZAOUROU

ZADI ZAOUROU.gif

Adieu Maître
Je salue solennellement ta mémoire
Tu resteras toujours et à jamais
Dans mon cœur
Et dans d’autres cœurs
Sûrement
Pour ton enseignement et ton engagement
Pour ton esthétique et ton éthique
Pour ton audace et la force de tes idées
Pour ton sens de la concordance et de la justice
Pour ton combat contre l’ignorance et l’injustice
Ton combat au nombre des grands hommes et femmes de ce monde
Qui luttent au quotidien
Pour promouvoir la culture et le savoir
Pour défendre les droits fondamentaux des personnes humaines.
 
Adieu Maître
Je salue solennellement ta mémoire
Toi dont une part vit en moi
Par ton enseignement
Parce que j’ai été l’un de tes élèves
Parce que j’ai beaucoup appris de toi
Parce que j’ai appris
Parce que nous avons appris
A ton école
A nous comporter en citoyens dignes
A nous élever au-dessus de toutes abjections et de toutes exiguïtés
A nous comporter en êtres pensants et intelligents.

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Adieu Maître
Je salue solennellement ta mémoire
Même si
Sur la base de quelques dissensions
Je ne te voyais plus très souvent
Sois assuré
Cher Maître
Que je t’ai beaucoup aimé
Que je ressens de manière très forte
Ta disparition.
 
Adieu Maître
Je salue solennellement ta mémoire
Je n’ai  pu
Me trouvant à l’étranger
Me joindre
A ta famille
A tes amis
A tes collègues
A mes condisciples…
Pour te rendre un hommage mérité
Pour t’accompagner à ta dernière demeure.
 
Adieu Maître
Je salue solennellement ta mémoire
Tout au long de ma vie et de ma carrière
Surtout aux moments les plus difficiles
Je me ressouviendrai presque toujours
De tes conseils
De tes mots
De ta vision
D’écrivain et de précepteur
En qui j’ai puisé inspiration et vocation.
 
Adieu Maître
Je salue solennellement ta mémoire
Lorsqu’on me demande de citer des noms
Des noms de ceux qui ont influencé et façonné ma personnalité
Ton nom
Très cher maître
Est toujours
Sur mes lèvres
Cité parmi les premiers.
 
Adieu Maître
Je salue solennellement ta mémoire
Ainsi donc, tu nous as quittés
Mais, tu resteras
Dans ma mémoire
Dans la mémoire des miens
Car, je leur ai souvent parlé de toi
De l’être vraiment exceptionnel que tu demeureras
A mes yeux
Et qui
Aujourd’hui
A tous ceux qui ont eu le privilège de te côtoyer
Manque.
 
Adieu Maître !

 
Léandre Sahiri

lundi, 23 avril 2012

QUAND IL PLEUT A PARIS, ABIDJAN EST MOUILLE - SARKO MENACE, OUATTARA TREMBLE

 

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Ce n’est pas encore la grosse peur, mais un vent de panique souffle sur le clan Ouattara et ses divers alliés. Le premier tour de la présidentielle française vient de livrer ses résultats, et il paraît évident que Nicolas Sarkozy est en ballottage défavorable dans la perspective de la «lutte finale». La gauche est à son plus haut niveau depuis longtemps, et selon les sondages le président sortant bénéficiera d’un report de voix globalement assez médiocre de la part des électeurs du Front national (extrême-droite) et du MODEM (centre). La perspective la plus probable est donc la défaite électorale de Nicolas Sarkozy, même si les jeux ne sont pas faits. 

Ces dernières semaines, les observateurs de la vie politique ivoirienne ont tous pris acte de la nervosité qui s’est emparée des dignitaires du Rassemblement des républicains (RDR) et du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP). Ne se sentant pas satisfaits de l’étrange accord de partenariat signé avec l’UMP, ils ont demandé solennellement à leurs sympathisants ayant la nationalité française de voter pour Nicolas Sarkozy. Un Sarkozy qui devait se demander pourquoi il n’y avait pas de réaction en France à l’activisme des Africain-Français hostiles à sa double épopée ivoirienne et libyenne. Certes, le RDR et l’UMP sont des formations politiques de droite, avec tout ce que cela comporte. Mais l’on ne sent pas la même fièvre dans les autres pays du «pré carré» dirigés par des alliés objectifs de l’UMP. De quoi a donc peur le régime Ouattara ?
 
Un système de gouvernance autoritaire qui repose sur des complaisances parisiennes

Une chose est à noter : si Nicolas Sarkozy perd le pouvoir, ce sera la première fois, depuis l’éclatement de la crise ivoirienne, que les alliés traditionnels du PDCI et du RDR quitteront les lambris dorés de l’Elysée et des cabinets ministériels pour s’installer sur les sièges réservés à l’opposition parlementaire. Ce sera donc un grand saut dans le vide. Déjà, avant la crise, les liens entre la nomenklatura ivoirienne et la droite française étaient patents. Malgré une prévenance de tous les instants des socialistes, Félix Houphouët¬-Boigny soupçonnait François Mitterrand d’instrumentaliser son opposition pour l’affaiblir. Quand Jacques Chirac a été élu en 1995 en battant Lionel Jospin, les journaux progouvernementaux d’alors ont exulté. Pendant longtemps, l’affrontement entre bédiéistes et ouattaristes se déroulait selon la grille chiraquiens contre balladuriens. C’est pour cette raison que l’arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir sera un sujet de grande joie pour Ouattara, heureux d’avoir «noyé» les réseaux parisiens de Bédié, et de faire savoir à Gbagbo qu’il était le seul opposant d’Afrique subsaharienne à avoir été reçu à plusieurs reprises à l’Elysée dans un contexte de guerre froide franco-ivoirienne où Gbagbo n’avait «droit» qu’à des échanges non formalisés avec des seconds couteaux ou à une photo à la volée à New York, à l’occasion d’une Assemblée générale des Nations Unies. Dans une logique similaire, la victoire électorale de Jacques Chirac en mai 2002 devait sonner l’heure de la reconquête dans l’arrière-cour ivoirienne, où la «normalisation» et la «prise de distance» voulues par le gouvernement de Lionel Jospin avaient permis aux rapports de force internes de s’accomplir à travers l’élection de Laurent Gbagbo en octobre 2000. Le coup d’Etat du 19 septembre 2002, s’il avait abouti à la capitulation d’un Laurent Gbagbo acceptant un exil doré en France, aurait parachevé la «reprise en main» des lobbies droitiers français pour qui la Côte d’Ivoire doit être la continuité géostratégique de la France…
 
C’est bel et bien Nicolas Sarkozy qui a instrumentalisé l’ONU, l’Union européenne et l’Union africaine pour faire prévaloir le récit médiatique douteux accréditant la victoire électorale d’Alassane Ouattara. Il a même appelé à onze reprises en une seule journée un chef d’Etat ouest-africain pour le rallier à la guerre de Ouattara. Contre un grand nombre d’officiers supérieurs de son pays, il a engagé l’armée française dans la bataille d’Abidjan, ordonné l’omerta sur les crimes commis par les supplétifs FRCI qui avançaient grâce aux missiles de la force Licorne, fermé les yeux sur l’assassinat du Français Philippe Rémond à Yamoussoukro et sur le martyre de son compatriote Michel Gbagbo, vidé les fonds de caisse de l’Agence française de développement (AFD) pour payer les salaires du régime Ouattara, intrigué pour envoyer Laurent Gbagbo à la Cour pénale internationale, applaudi la justice des vainqueurs et les dérives tribales du régime ivoirien…
 
Un départ de Sarkozy viendrait au pire moment pour Ouattara…

Nicolas Sarkozy est allé tellement loin avec Alassane Ouattara que ce dernier sait pertinemment  qu’un changement de pouvoir à l’Elysée baissera forcément le niveau des complicités crapuleuses dont il bénéficie à Paris. Il a pourtant construit tout son système autoritaire de gouvernance sur le «droit d’humilier» dont il dispose et sur la muraille d’impunité qui est bâtie autour de lui par la France et au-delà de la France – à l’ONU, dans les institutions de Bretton Woods. Alassane Ouattara est allé tellement loin dans les démonstrations d’amitié avec Sarkozy qu’il pourrait à juste titre craindre un «retour de bâton» des futurs maîtres de la France, qu’il a toujours cajolés grâce à ses relations au Parti socialiste. Des relations – son avocat Jean-Pierre Mignard par exemple – désormais en porte-à-faux avec leur famille politique, «grâce» à la stratégie caricaturale du «tout-Sarkozy» adoptée par l’homme fort d’Abidjan. S’il est élu, François Hollande devra normaliser la relation franco-ivoirienne, désormais regardée même en France comme un signe du renouveau de la Françafrique. Et cette normalisation, Alassane Ouattara, qui supplie la France de maintenir ses bases militaires et de truffer son Palais de coopérants de tous genres, n’en veut absolument pas. Comment gouverner sans béquille ? Là est la question.

Un éventuel départ de l’Elysée de Nicolas Sarkozy interviendrait au pire moment pour Ouattara. Après un an de «grâce internationale» et plus de dix ans d’accompagnement médiatique complaisant, la «bulle explicative internationale», notamment représentée par les différentes ONG financées par les Etats et les grandes entreprises occidentales et qui «notent» la gouvernance des pays africains, commence à se montrer plus exigeante. Tandis que les analystes de la presse parisienne considèrent désormais qu’une dérive autoritaire guette le régime d’Abidjan.

C’est pour anticiper les nouvelles exigences de l’étranger qu’Alassane Ouattara, qui répugne à négocier avec les corps intermédiaires comme les syndicats ou avec son opposition, communique sur le thème d’une main tendue à son opposition qui n’a aucune consistance puisque la logique des inculpations à caractère politique et de la «justice des vainqueurs» se poursuit, voire se renforce avec les dérives de la Direction de la surveillance du territoire (DST). D’une certaine manière, cet ersatz de dialogue inter-ivoirien pourrait même viser à donner de la consistance à Nicolas Sarkozy qui veut visiblement «capitaliser» sur sa prétendue «crédibilité internationale», se fondant notamment sur ses sanglantes épopées libyenne et ivoirienne, «vendues» comme des «victoires de la démocratie» là où elles ont semé la mort et la désolation. Des informations sur un processus de «réconciliation» en Côte d’Ivoire avant le second tour seraient une aubaine pour lui. C’est pour cette raison que l’opposition ivoirienne ferait une belle passe à l’adversaire en se soumettait à l’agenda et au «storytelling» de Ouattarakozy.
 
 
Théophile Kouamouo


CONSEQUENCES DE LA CRISE IVOIRIENNE: LES PSYCHOLOGUES ONT PEUR D'EN PARLER

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Des actes et scènes d’une extrême violence ont éclaté, dans plusieurs localités de la Côte d’ivoire, au lendemain de la crise post-électorale, débutée le 28 novembre 2010. Les rescapés sont choqués, sans doute pour le restant de leur vie. Ils porteront les traces de ces événements douloureux à plus ou moins long terme. Alors que l’on s’attendait à ce que les psychiatres soient prolixes sur la question, c’est à un mur que nous nous sommes plutôt heurtée dans nos tentatives d’en savoir plus sur la situation réelle en matière des désordres psychiatriques occasionnés par les récentes violences post-électorales, ainsi que les clés pour en sortir.


Un psychiatre rencontré au CHU de Treichville (Abidjan) refuse de répondre à la moindre question concernant les victimes de la récente crise. « La situation est encore sensible. Je ne veux pas voir mon nom dans un quelconque journal », avertit-il. Même son de cloche au service d’Hygiène mentale de l’Institut national de santé publique (INSP) dans la commune d’Adjamé. En revanche, le ton est plus modéré: « Je suis médecin psychiatre, certes, mais avant tout fonctionnaire de l’Etat de Côte d’Ivoire, et à ce titre, je ne peux pas répondre à vos préoccupations (…) sans l’avis de ma hiérarchie ». Hiérarchie? Nous joignons un peu plus tard le directeur du programme de santé mentale… qui "botte" aussitôt en touche: « Je ne peux pas officiellement m’exprimer sur ce sujet ».

C’est que, expliquera plus tard notre contact à l’INSP qui insiste pour garder l’anonymat, il est impossible aujourd’hui pour un psychiatre de rendre publique sa lecture de la situation, sans que ses propos ne soient mal interprétés par les pouvoirs politiques. « Aucun camp n’est prêt actuellement à voir en face les dégâts considérables qu’il a créés, depuis plus d’une décennie, dans la tête de chaque ivoirien ou habitant de la Côte d’Ivoire. Car en réalité, tous les camps ont perpétré des horreurs », martèle-t-il. Avant de déplorer le fait qu’aucune prise en charge psychologique réelle n’est faite en direction des victimes des violences successives. « Ce que nous faisons, depuis tout ce temps, c’est de gérer l’immédiat », avoue le médecin. Car malheureusement, aucune structure, aucune volonté politique ne prend en compte « de façon sincère » les besoins en matière de gestion des traumatismes. En Côte d’ivoire, comme dans tous les pays ayant connu la guerre, la prise en charge psychologique est en elle-même tout un processus auquel doivent participer, non seulement le patient et son médecin, mais aussi toute la société dans toutes ses composantes, indique le spécialiste.

Il est vrai qu’après les dommages considérables occasionnés par la guerre, il importe absolument de reconstruire le pays. Mais la population est à un pays ce qu’est le sang au corps humain. Aussi, est-il plus que nécessaire d’œuvrer d’abord à la reconstruction des cœurs et des esprits. Et le gouvernement l’a bien compris, en créant une Commission Dialogue Vérité et Réconciliation. Or, les psychiatres ivoiriens sont plus d’une fois montés au créneau pour dénoncer leur non-implication dans les différents forums et commissions dits de réconciliation qui se sont succédés, en Côte d’Ivoire.

Mais, réconciliation avec qui? Pourquoi? Pour quoi? Comment? Autant de questions auxquelles ces spécialistes auraient aidé à répondre, si les commissions de réconciliation qui se sont succédées en Côte d’Ivoire avaient prêté attention à leurs interpellations. Pourtant, si les choses demeurent telles qu’elles le sont aujourd’hui, « nous sommes bien partis pour 50 ans » de conséquences psychologiques, a, enfin, regretté le médecin psychiatre rencontré à l’INSP qui voit affluer chaque jour, au service d’hygiène mentale, de plus en plus de victimes venues se décharger de leurs douleurs enfouies tellement profondément…


Ghislaine Atta


In le magazine "LE FILAMENT" N° 21 du 15 avril 2012.


Source: SLATE AFRIQUE

LA MANIPULATION DES MASSES SELON NOAM CHOMSKY

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Noam Chomsky est est un linguiste et philosophe américain devenu Professeur émérite du Massachussetts Institute of Technology (MIT) où il enseigna toute sa carrière durant. Une carrière qu'il consacra aussi à étudier les comportements, les codes linguistiques et la communication verbale. Il a joué un rôle important dans ce qu'il est désormais convenu de nommer la Révolution Cognitive qui, à la fin des années cinquante, structura la compréhension des mécanismes de la pensée humaine.

Volontiers anarchiste, à 81 ans Noam Chomsky, qui imagina la grammaire générative et transformationelle reste une référence en matière de comportement humain. Fin septembre 2010, Chomsky a édité une liste qui regroupe les dix stratégies de manipulations des masses car il ne fait aucun doute, selon lui, que les masses sont manipulées par ceux qui dirigent le monde, que ce soient les financiers, les politiciens ou les médias. L'agence de presse internationale Pressenza, connue pour ses prises de positions pacifiques, vient de rendre publique la Liste de Chomsky (1).

Pour établir cette liste, Noam Chomsky se base sur le fossé qui s'est creusé entre les connaissances publiques et les connaissances de ce qu'il appelle "l'élite dirigeante", un fossé qui permet désormais à cette élite de mieux connaitre l'individu lambda que celui-ci ne se connait luimême... Cette forme de métaconnaissance facilite, toujours selon Chomsky, le contrôle des individus...

Nous vous proposons de passer en revue ces dix stratégies de manipulation des masses.

A chacun de faire son commentaire.

1° La stratégie de la distraction : élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. «Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux» Extrait de «Armes silencieuses pour guerres tranquilles» (1979).

2° Créer des problèmes, puis offrir des solutions : cette méthode est aussi appelée «problème- réaction-solution». On crée d’abord un problème, une «situation» prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

3° La stratégie de la dégradation : pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en «dégradé», sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.

4° La stratégie du différé : une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme «douloureuse mais nécessaire», en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que «tout ira mieux demain» et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.

5° S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge : la plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-age ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant.

Pourquoi ? «Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans». Extrait de «Armes silencieuses pour guerres tranquilles».

6° Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion : faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…

7° Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise : faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. «La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures». Extrait de «Armes silencieuses pour guerres tranquilles».

8° Encourager le public à se complaire dans la médiocrité : encourager le public à trouver «cool» le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…

9° Remplacer la révolte par la culpabilité : faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution !

10° Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes (comme conséquence des 9 précédentes).

 

Olivier Moch


(1) Les dix stratégies de manipulations des masses, par Noam Chomsky, in Pressenza, 21 septembre 2010.
(2) Le temps passé devant la télé à augmenté en 2009, par Frédéric Bianchi, on lsa.fr, 18 mars 2010.
(3) La pub en chiffres, on L'Internaute, novembre 2005.


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

00:05 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Etats-Unis d'Amérique, Monde | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : monde, noam chomsky, la manipulation des masses, olivier moch, syti.net | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

MADAGASCAR: LETTRE OUVERTE A LA SADC

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Mise en garde contre les manœuvres politiciennes de la France pour éliminer le Président Ravalomanana.

 

A la veille de l'examen du cas de Madagascar par la Troïka, il est de notre devoir de vous alerter sur la situation nationale désastreuse qui devient de plus en plus insupportable voire désespérante pour l’ensemble de la population.

 Alors que plus de 500 000 personnes sont sans emploi et 8 Malagasy sur 10 vivent avec moins de 1 EUR par jour (selon le PNUD), les conséquences sont tout simplement dramatiques:

- le niveau de pauvreté atteint actuellement 77% de la population, le plus élevé en Afrique (une augmentation de 20% depuis 2008 d’après la Banque Mondiale),

- 57% de la population ne mangent plus à leur faim (selon le quotidien La Gazette de la GI dans son édition du 6 mars 2012),

- un million d'enfants ne peuvent plus être scolarisés faute de moyens pour les parents,

- de plus en plus d'enfants souffrent de malnutrition.

Il faut ajouter à cette triste énumération, une corruption généralisée, l'insécurité quotidienne, des pratiques mafieuses diverses.

Actuellement, la France, qui a n’a jamais caché son soutien très actif aux putschistes, mène une campagne tous azimuts auprès de la Communauté Internationale en général et le Parlement européen en particulier, pour empêcher les trois présidents élus (Mrs Zafy, Ratsiraka et Ravalomanana) ayant une légitimité certaine de se présenter aux élections. Nous exprimons notre indignation car cela constitue une insulte à la Démocratie et au peuple Malagasy déjà meurtri par plus de 36 mois de régime totalitaire.

Fort de l'appui de la France, Rajoelina et sa clique continuent, non sans arrogance, de défier la Communauté Internationale en persistant dans leur unilatéralisme habituel confirmé par plusieurs faits:  

  • la  mise en place unilatérale de toutes les institutions de transition,
  • le recours à de faux partis politiques pour “gonfler” la liste des participants aux Institutions de la Transition et donner ainsi l’impression d’une adhésion massive à la politique de la HAT,
  • la violation continue des articles 16 et 20 de la feuille de route, permettant l’apaisement et stipulant l’arrêt des poursuites judiciaires, des répressions et le retour des exilés politiques, notamment du président Ravalomanana et sa famille,   
  • la volonté unilatérale et précipitée d’organiser des élections pour cette année et ce, avec le concours de la France à travers l'OIF et la COI, deux organismes à très forte influence française,
  • l'adoption sans aucun amendement de la loi d'amnistie en l'absence des membres des mouvances de l'opposition.

Tout ceci fait partie de la stratégie mise en place par le pouvoir de fait, obsédé par la recherche de la reconnaissance internationale, de vouloir induire en erreur la Communauté Internationale.

Aussi, nous demandons urgemment à  la Troïka :

  • de contraindre les autorités de transition à mettre en œuvre sans délai les mesures d'apaisement prévues, à savoir l’ouverture des médias de l’opposition, la liberté d’expression et la libération des prisonniers politiques,
  • d'exiger des autorités de fait l'application stricte de l'article 20 de la  Feuille de Route pour permettre le retour des exilés politiques notamment celui de Marc Ravalomanana,Président élu démocratiquement, avec toutes les mesures de sécurité nécessaires,
  • de ne pas se laisser séduire par les arguments fallacieux des putschistes et de refuser toute reconnaissance officielle à ce régime totalitaire,
  • de s'opposer aux manœuvres politiciennes de la France qui n'ont d'autres objectifs que l'élimination politique du Président élu Ravalomanana,
  • d’exiger un vrai gouvernement de transition inclusif et consensuel où toutes les mouvances sont équitablement représentées. C'est la seule garantie pour des élections libres et transparentes,
  • de confirmer l’application effective des sanctions décidées par l’Union Africaine à l’encontre des auteurs du coup d’Etat,
  • de garantir le respect des droits civiques et politiques de tous les Malagasy sans exception surtout le droit de participer  librement aux élections,
  • d’assurer le respect des droits fondamentaux pour tous les Malagasy sans exception, plus particulièrement ceux de pouvoir entrer et sortir librement du territoire,        
  • de se porter caution pour l’organisation des élections libres, transparentes et crédibles et ne pas la laisser à d’autres organismes à la solde de l’ancienne puissance coloniale dont l’objectivité et la neutralité sont douteuses.

Enfin, en 3 ans de combat contre ce régime dictatorial, le peuple Malagasy, exténué par une si longue crise qu'il n'a pas choisie, attend de vous FERMETE ET INTRANSIGEANCE vis à vis de ce régime voyou qui tue son propre peuple à petits feux, il y va de la crédibilité de la SADC.


C'est quand même la vie de 20 millions de personnes qui est en jeu.


Source: TSIMOKI GASIKARA

dimanche, 22 avril 2012

LE MINISTRE CHARLES RODEL DOSSO: «IL FAIT NUIT ACTUELLEMENT SUR LA COTE D'IVOIRE»

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Une interview du Ministre Charles Rodel Dosso, depuis son exil.


1- Que devenez-vous depuis votre exil ?

Acceptez que je dise simplement que tout va bien. Il a plu à Dieu que je sois là où je devrais être en ce moment pour améliorer ma connaissance de la vie et des hommes. L’humiliation, le mépris, l’arrogance à nous imposés par le "pouvoir" Ouattara nous créent certes d’énormes difficultés mais qu’il convient  de mettre rapidement sur le compte de la formation. Mieux, c’est un moment de pénitence qui nous rapproche davantage de Dieu en vue de nous préparer à rentrer dans la nouvelle Jérusalem, la terre promise, la Côte d’Ivoire nouvelle. Dans notre justice, nous sommes frappés, bafoués, humiliés. La souffrance succède à la souffrance. Le méchant semble réussir dans ses voies. Cependant, mon cœur demeure dans la joie. Dieu ne dit-il pas que le malheur frappe souvent le juste mais qu’Il l’en délivre toujours ? Mieux, ne dit-il pas encore : "Ne t’irrite pas contre les méchants, n’envie pas ceux qui font le mal. Car, ils sont fauchés aussi vite que l’herbe et ils flétrissent comme le gazon vert"? Pendant que le désespoir humain devient grand et la souffrance de plus en plus atroce, c’est que la main divine n’est plus loin. Nous nous rapprochons inexorablement vers le terme de la crise ivoirienne. A ce terme, le juste sera justifié et le mal rendu à celui qui l’a semé. Nous sommes donc zen en gardant les yeux rivés vers la nouvelle Côte d’Ivoire qui pointe déjà à l’horizon. Certainement comme toute naissance, elle sera pénible voire horrible mais la joie sera au bout. Les pleurs de douleur du juste seront transformés en pleurs de bonheur. En ce moment, il n’aura plus d’exilés et le peuple ivoirien sera libre, en harmonie avec lui-même. Le Premier citoyen aura du respect pour le dernier, le nord aura de l’amour pour le sud et l’Est pour l’Ouest et vice-versa. 

2- Parlons du 11 avril 2011, où étiez vous ce jour là? Comment avez-vous vécu la chute de Laurent Gbagbo?

J’étais à mon poste. Après, l’arrestation du Président Laurent Gbagbo par les forces françaises, je me suis mis à l’abri dans une église dans la banlieue abidjanaise. Au premier instant, j’étais choqué, scandalisé de savoir que des ivoiriens puissent se liguer avec l’extérieur pour désacraliser l’Etat de Côte d’Ivoire, tuer des milliers d’ivoiriens pour avoir droit à un fauteuil présidentiel par procuration.  Car, ce n’est un secret pour personne, la Côte d’Ivoire est gérée aujourd’hui depuis l’Élysée.

J’ai eu mal de savoir que l’élection qui devrait ramener la paix après 9 ans de crise armée se termine par une autre guerre à l’initiative des mêmes personnes qui ont déclenché celle de 2002. C’est-à-dire M. Ouattara et ses compagnons, tous des sbires de la France. Une guerre post-électorale dont on aurait pu faire l’économie en recomptant simplement les voix, à l’image des grandes démocraties, comme souhaité par le Président Laurent Gbagbo. 

Mais, quand j’ai vu Laurent Gbagbo sorti vivant des décombres de sa résidence totalement détruite par les bombes françaises, je me suis rappelé la Parole de Dieu à Satan, parlant de Job : "Voici, je te le livre ; seulement, épargne sa vie". Quant on sait que JOB fut victorieux après l’épreuve, je compris dès lors que nous venions de perdre un combat mais que la bataille était encore très ouverte. Mieux, qu’à son terme, nous gagnerons car les ténèbres n’auront jamais raison de la lumière.        

3- Personnellement, comment êtes-vous sorti du pays? Avez-vous été exfiltrés par les Frci?

Si exfiltration y a eu, je crois qu’elle fut menée par la main de Dieu et non par les hommes habités par la rage de croquer toutes personnes ayant servi l’Etat auprès du Président Laurent Gbagbo.  Ma sortie du pays fut véritablement une grâce de Dieu.  L’homme de Dieu chez qui j’avais trouvé refuge est venu à moi, le soir du 15 Avril, et  m’a dit que Dieu lui demandait de m’envoyer hors du pays, le lendemain. Le 16 Avril 2011, à  bord de son véhicule, nous avons quitté l’endroit de refuge  pour la première ville ghanéenne, par la voie principale, sans être arrêté une seule fois. C’est le lieu de bénir l’Eternel et lui  rendre toute la gloire pour son serviteur. 

4- Souhaitez-vous rentrer au pays? Si oui, à quelles conditions?

Je souhaite rentrer au pays. Il est toujours difficile de vivre éloigné des siens. Toutefois, j’attends le temps de Dieu, le temps de la restauration, le temps de la délivrance. Ce temps ne semble plus loin. Moi, mortel, je n’ai donc aucune condition pour rentrer au pays. Seulement, l’Eternel nous rappelle ceci en 2 corinthiens 6-14 :"Ne vous mettez pas avec les infidèles sous un joug étranger. Car quel rapport y a-t-il entre la justice et l’iniquité ? Ou qu’y a-t-il de commun entre la lumière et les ténèbres?".

Comme des macrophages, M. Ouattara, sa suite et leurs soutiens extérieurs ont mis à mort la nation ivoirienne et jouissent avec une joie funeste de sa dépouille. Je veux ne pas souiller ma main en prenant part à un tel festin. Je préfère travailler à la résurrection de la mère patrie. Une résurrection du reste irrévocable.

Il fait nuit actuellement sur la Côte d’Ivoire, bientôt, il fera jour. Il appartiendra à chacun de courir vers sa nation libre, digne et fière.


5- Un an après, quel regard jetez-vous sur l'avenir du Fpi mais aussi sur les actions du président Alassane Ouattara?                                                                                                                                    

J’aurais voulu ne pas dire un seul mot sur la gestion des affaires de l’Etat et des hommes par M. Ouattara. J’ai répondu invariablement que je n’attends rien de bon de lui encore moins un assouplissement de la souffrance qu’il impose au Président Laurent Gbagbo et ses collaborateurs. Le faire, serait refuser que l’histoire de la Côte d’Ivoire soit scellée par le sceau divin. De Ouattara, la Bible dit ceci, en Daniel 8 à partir du verset 23 : "…il s’élèvera un roi impudent et artificieux. Sa puissance s’accroîtra, mais non par sa propre force, il fera d’incroyables ravages, il réussira dans ses entreprises, il détruira les puissants et le peuples des saints. A cause de sa prospérité et du succès de ses ruses, il aura de l’arrogance dans le cœur, il fera périr beaucoup d’hommes qui vivaient paisiblement et il s’élèvera contre le chef des chefs, il sera brisé sans l’effort d’aucune main ". 

 Ainsi, que M. Ouattara veuille humilier son "opposition", qu’il mette des feux d’artifices à coût de plusieurs centaines de millions au Plateau, se paye un avion à des milliards pour ses balades pendant que les universités sont fermées et que l’ivoirien n’a pas le minimum vital, que les FRCI martyrisent la population et terrorisent les hommes de Dieu, que Soro exige de lui et obtient la Présidence de l'Assemblée nationale avant de partir de la Primature pour la guerre menée pour lui, que la France obtienne tous les marchés pour le bombardement de la résidence de Gbagbo et sa présence militaire dissuasive au coté de Ouattara, qu’il soit président de la CEDEAO par un forcing de la France… n’est que l’accomplissement de la Parole de Dieu. Elle ne revient jamais à l’Eternel sans avoir été accomplie. Elle s’accomplira totalement dans sa vie et la vie de la nation ivoirienne. Que ceux qui veulent pour l’heure éprouver la Parole l’éprouvent. Mais le temps vient où ils rendront témoignage de la puissance de Dieu.

Concernant le FPI, je voudrais féliciter la direction et les militants restés au pays. Car, grâce à leur effort, progressivement mais sûrement, nous sortons la tête de l’eau. La lutte n’est certes pas facile dans les conditions délétères imposées par "le pouvoir" mais nous n’avons pas le choix. Faire front ou mourir. Le choix de la lutte a été vite fait par la direction. J’ai foi que dans la fournaise de l’adversité, le FPI a des arguments pour vaincre. Le Front Populaire Ivoirien est un parti de combat. Dieu qui, dans sa fidélité, ne permet pas que l’on soit éprouvé au-delà de ses forces, nous donnera les ressources nécessaires pour tenir bon face à cette animosité politique à nous imposée par le RDR et ses alliés. Je ne doute pas un seul instant du triomphe du FPI.


Charles Rodel Dosso


Secrétaire d'Etat chargé des victimes de guerre

dans le Gouvernement Aké Ngbo

samedi, 21 avril 2012

ROMPRE LE SILENCE SUR LE MASSACRE DE DUEKOUE

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Le massacre de Duékoué, devenu symbole de la tragédie et de l’épuration ethnico-politique a commencé en 2002 et se poursuit aujourd’hui dans toute la Côte d’Ivoire. Le peuple wê vit depuis une décennie les moments les plus dramatiques de son Histoire, celui de la destruction, de l’extermination, de l'exil et de l’expropriation. Les villages et quartiers wê ont été massivement pillés et incendiés lors des épouvantables massacres de 2002, 2003, 2005 et 2011. 

Des milliers d’autochtones wê sont donc réfugiés au Liberia (160.000 personnes selon l'ONU), traqués dans les forêts ou terrés dans des camps improvisés autour d'institutions chrétiennes (missions catholiques ou protestantes). Ceux qui s'étaient réfugiés dans des bâtiments publics en sont chassés par les autorités de fait et ont dû improviser des habitations de fortune sans aucune aide des ONG ou du pouvoir en place. 

Dans la seule zone de peuplement wê, le bilan de ces crimes depuis novembre 2002 serait de plus de 10 000 morts et disparus, des milliers de blessés, des milliers d'habitations détruites ainsi que presque tous les lieux sacrés du pays qui constituent l'âme et les symboles du peuple wê (les Kwi et les Glaé). L'Ouest ivoirien a été envahi par une coalition de rebelles armés. Avec le retour à une situation de ni paix/ni guerre à la mi-2003, suite aux accords signés, des forces armées onusiennes (ONUCI) et française (Licorne) ont été positionnées dans plusieurs villes de l'Ouest ivoirien, notamment à Duékoué. Elles n'ont cependant pas empêché le massacre de Guitrozon en 2005, au cours duquel 107 villageois Wê de deux villages voisins de Duékoué ont été assassinés pendant leur sommeil.

Ces mêmes forces internationales dites de paix n'ont pas non plus empêché les Dozos (chasseurs traditionnels venus du Nord ivoirien) de brûler le quartier "Guéré" de Duékoué, tuant une trentaine de personnes en janvier 2011 et provoquant la fuite de 20 000 Wê vers la Mission Catholique de la ville. 

Les populations wê s'étaient rassemblées autour des missions catholique et protestante de Duékoué (30.000 à 40.000 personnes) en avril 2011 ou avaient gagné d'autres régions de Côte d'Ivoire. 

Selon une enquête d'Amnesty International, 60 à 75 % des Wê n'étaient toujours pas rentrés chez eux en septembre 2011 (date dudit rapport). L'ONU, qui ne s'est jamais préoccupée du cas des réfugiés se soucie toujours très peu de compter ceux qui ont fui les exactions des rebelles aujourd’hui rebaptisées FRCI (Forces Républicaines de Côte d’Ivoire). La Communauté internationale coalisée derrière la France et le Conseil de sécurité des Nations Unies s'efforce surtout de minimiser leur nombre en les encourageant à rentrer dans les ruines de leurs maisons tout en diminuant les allocations de nourriture des récalcitrants. De son côté, le gouvernement menace régulièrement de fermer les camps qui les abritent. 

D’après de nombreux témoignages qui se recoupent, ceux qui rentrent sont confrontés à des occupants qui leur interdisent l'accès à leurs plantations. Parler de cette épuration ethnique peut valoir des représailles au nom de la lutte contre la xénophobie et l'incitation à la haine. De nombreux crimes sont commis par les différentes forces armées supposées veiller à l’ordre public (Dozos, FRCI, "faux-FRCI", etc. suscitant un climat d'insécurité généralisée). Parfois, ils s'en prennent même aux membres de leur propre groupe ethnique, suscitant alors des soulèvements populaires (événements de Vavoua fin 2011). 

Pour en revenir au massacre de Duékoué devenue ville martyre, un an après le rôle de la Communauté internationale reste très controversé, de même que plus largement son rôle dans la crise ivoirienne. 

Les enquêteurs de la Cour pénale internationale (CPI) se sont rendus sur place tout récemment avec un drone et des sondes archéologiques pour tenter de retrouver les corps des victimes. Après avoir mis en œuvre leur matériel sophistiqué en présence des médias, leur porte-parole a déclaré lors d'une conférence de presse le 14 mars 2012 : 

«Nous avons trouvé trois aires géographiques localisées dans le ‘’quartier Carrefour’’ où on pourrait avoir des charniers possibles, des charniers probables et des charniers quasi-certains». Pourtant, ces charniers étaient parfaitement identifiés par les organisations internationales puisque l'inhumation des corps y a été effectuée par le bataillon marocain des forces de l'ONU avec la Croix-Rouge locale : «Ces corps ont été enterrés dans trois fosses communes localisées au quartier Carrefour. (Rapport ONU du 10 mai 2011)».

 A ce jour, aucun des suspects incriminés pour ce massacre ne semble avoir été désarmé, interrogé ou inquiété. Amnesty international s'en étonné d’ailleurs car Amédé Ouéremi, ressortissant du Burkina Faso a été accusé par l'ONU (rapport du 10 mai 2011) d'être le chef des Dozos qui auraient commis le massacre du quartier Carrefour. Il commande toujours ses Dozos. Les autres chefs des FRCI qui ont pris Duékoué, Losseni Fofana et Eddy Medy (rapport HRW), ont été promus dans l'Armée et continuent de faire régner la terreur parmi les populations autochtones Wê.

Dans le contexte du conflit post-électoral ivoirien, il était évident que la mission de protection des civils par les Casques Bleus et la Licorne aurait dû s'exercer à Duékoué où les tensions inter-ethniques étaient déjà à leur paroxysme. 

Lorsque les Frci ont pris la ville d’assaut, les centaines de soldats des forces internationales d’interposition présents se sont contentés d'observer les exécutions avec un hélicoptère sans même signaler quoi que ce soit aux médias, interdisant même l’accès de leurs casernes aux populations civiles venues implorer leur protection. Il a fallu que la Croix-Rouge se départisse de sa réserve habituelle pour que le massacre soit connu du grand public. 

Mieux encore, l'ONU a tenté d'en minimiser l'ampleur en annonçant un nombre de tués inférieur au nombre de corps enterrés conjointement par ses hommes et la Croix-Rouge, avant de réviser ce chiffre à la hausse quand le coup de feu médiatique a cessé. Il faut bien reconnaitre que le peuple wê n'est qu'une victime collatérale du conflit entre les factions ethnico-politiques de la classe politique ivoirienne. Utilisé comme chair à canon et victimes emblématiques, les Wê ont payé un lourd tribut à cette crise. 

Or, il est impossible de faire son deuil sans la reconnaissance du statut de victime. Mais pourquoi donc la quasi-totalité des médias occidentaux, africains, des ONG et des organisations nationales ou internationales ont-ils passé sous silence le calvaire de ce petit peuple à la légendaire hospitalité ? 

Pourtant, la réconciliation – préalable indissociable du retour à la paix – suppose donc que les coupables de tous ces crimes qui ont endeuillé et continuent d’endeuiller la Côte d’Ivoire soient poursuivis, jugés et condamnés. 

L’impunité est le pire gage de l’appropriation et de la conservation du pouvoir par la force. J’en veux pour preuve l’abominable assassinat de François Gboblemon enlevé sous les yeux terrorisés de sa famille à Guéhiebly (circonscription de Duékoué) dans la nuit du 18 au 19 mars 2012. Les photos insoutenables qui m’ont été transmises de ce meurtre sont édifiantes du degré d’inhumanité atteint par cette justice des vainqueurs. 

A l’heure où nous sommes, aucune enquête digne de ce nom ni aucune mise en examen des responsables pourtant connus de ces massacres n’a eu lieu, contrairement à ce qui avait été promis par le nouveau régime. 

Or la plupart des médias et des responsables tant nationaux qu’internationaux savent que de la réconciliation des populations de Duékoué et du pays wê dépend la réconciliation nationale toute entière. «Un peuple qui oublie son histoire se condamne à la revivre de nouveau», disait Churchill.  

En attendant cette véritable réconciliation que nous appelons de toutes nos forces, nous lançons un cri du cœur pour venir en aide à nos frères et sœurs qui souffrent au pays, tout particulièrement aux milliers d’orphelins livrés à toutes sortes de maux (prostitution juvénile, drogue, viol, famine, malnutrition,…). 

 

Martine Keï Vaho

Présidente de ARDEFE 

(Association des ressortissants de Duékoué en France et en Europe)


Source: LE NOUVEAU COURRIER

POUR BIEN COMPRENDRE LA CRISE MALIENNE - DOSSIER MALI: LA VOIX DES SANS-VOIX

 

DIONCOUDA TRAORE ET AMADOU SANOGO.jpg


A présent, c'est sur le Mali que s'abat la désinformation. Pendant que les médias passent sous silence ou minimisent les "bons coups d'Etat" (ceux que les grandes puissances trament contre les gouvernements trop résistants), ils dénigrent les "mauvais coups d'Etat" (ceux qui s'en prennent à leurs marionnettes).

Pour que les Maliens puissent décider, sans ingérences des grandes puissances, à propos de leurs ressources, de leurs intérêts et de leur avenir, diffusez autour de vous ce dossier spécial Mali, discutez sur les médiamensonges et n'hésitez pas à nous envoyer vos remarques et suggestions d'articles à secretariat@michelcollon.info

Bonne lecture !

Michel Collon

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L'HISTOIRE CACHEE :

Les leaders maliens qui dérangent, la France les élimine - Modibo Keïta

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Le Mali, une terre riche, un Etat endetté... - Interview d'Eric Pauporté par Michel Collon, Mouâd Salhi et Fatma Kassoul

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Le Mali dans l'oeil du cyclone - Odile Tobner

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Les voix de la résistance - Oumar Mariko et Victor Sy

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BIENTOT, SUR NOTRE SITE, UNE INTERVIEW AUDIO :

Des personnalités européennes mènent une politique criminelle en Afrique - Interview de Luk Mertens et Eric Pauporté par Mustapha Boulehien et Michel Collon.



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LES GRAVES REVELATIONS DU PROPHETE DALI CLAUDE SUR LA COTE D'IVOIRE EN VERSION TEXTE

 

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Cujema : Frères et sœurs, depuis le 17 Février 2005, le prophète DALI CLAUDE a parlé de la crise ivoirienne quant à sa fin et est revenu deux ans plus tard sur les antennes de la radio (ivoirienne) Fréquence 2 pour nous livrer le message de Dieu à l’émission « Mythes et Mystères ». Mais beaucoup d’ivoiriens ont exprimé le désir de l’avoir en texte pour prendre le temps de bien lire et faire lire à des proches. Je pense que c’est chose faite par la grâce de Dieu. Le Seigneur nous a donné la force et le temps pour retranscrire ces messages terribles mais glorieux à la fin, pour que nous sachions ce qui nous attend. Bonne lecture dans le nom de Jésus-Christ, celui qui est vivant et qui règne aux siècles des siècles.

AMEN!

 

L’EMISSION (Jeudi 9 mars 2006).


1- JULIETTE ANZIAN : Alors prophète DALI CLAUDE, vous êtes prophète d’une église ou bien simplement prophète, parce qu’aujourd’hui on commence à faire la différence. Il y a des prophètes qui gèrent des églises, il y a des prophètes qui n’ont pas d’église qui simplement prophétisent, qui disent ce qui va arriver. Vous vous situez dans quelle vague?

2- DALI CLAUDE : Oui, par la grâce de Dieu avant que je n’exerce dans le prophétisme, j’ai été pasteur pendant 13 ans dans une église de la place (Eglise Protestante Baptiste Œuvres et Missions Internationales, Ndlr). Bien avant que le Seigneur me donne ces messages de prophétie, il m’a donc fait retirer pendant deux à trois ans et depuis lors, je reçois des révélations pour les communiquer à toute la Côte d’Ivoire et je n’ai pas d’église sauf depuis quelques temps, j’ai une cellule où je prie à la maison.

3- JULIETTE : Et aujourd’hui, ça fait trois ans si mes souvenirs sont bons, ça fait trois ans que vous êtes passé à la radio pour vraiment dire des choses graves, graves et vous m’avez dit pendant qu’on préparait cette émission quand je vous ai vu, ah Juliette, le temps est arrivé pour que je parle. Pourquoi avoir mis tout ce temps avant de réagir et de venir nous dire des choses qui vont certainement nous faire peur.

4- DALI CLAUDE : Oui, pour mémoire, il faut dire que ce fut le 17 Février 2005 que j’étais venu ici pour la première fois et c’est ce que vous avez entendu. Maintenant depuis lors, le Seigneur pendant presque deux ans que je ne parle plus dans les rues, il m’a demandé de me taire et maintenant de revenir parce que le temps est presqu’arrivé…

5- JULIETTE : …Est presque… ou est arrivé ?

6- DALI CLAUDE : Est arrivé!

7- JULIETTE : Le temps est arrivé, pour tout ce que vous avez dit là, ah bon ?! Et ça va se faire vraiment ?

8- DALI CLAUDE : Oui, ça va se faire.

9- JULIETTE : D’accord, donc notre thème aujourd’hui, c’est la solution à la crise ivoirienne, à la lumière des révélations de Jésus. Qu’est-ce que cela veut dire d’abord?

10- DALI CLAUDE : Ça veut dire que par rapport à cette crise ivoirienne, Dieu qui est Dieu, a son mot à dire. Et c’est à la lumière des révélations, des prophéties, des visions, qu’il nous a données, qu’il a donc jeté les bases de solution aux problèmes de cette crise ivoirienne.

11- JULIETTE : Oui alors, des pasteurs sont passés, à la radio, à la télé. Partout dans les églises aussi, même des imams, des hommes de Dieu je veux dire tout court; il y a eu des intellectuels qui sont intervenus, des hommes de la société civile, les artistes ; même les politiciens, et aujourd’hui on a l’impression qu’on tâtonne, on n’avance pas, qu’est-ce qui se passe ? Selon vous? Quelle est la voix de Dieu? Qu’est-ce-que Dieu veut nous dire?

12- DALI CLAUDE : Dieu est merveilleux, il est souverain et il ne fait rien au hasard. Nous voudrons dire tout de go aux uns et aux autres, que le Dieu qui a créé le ciel et la terre, ne fait jamais rien au hasard. Au temps de Noé, il a envoyé Noé et il lui a donné une mission, celle de construire l’Arche. Pour ce qui concerne le cas de la Côte d’Ivoire, bien de prophètes ont parlé. Mais nous, nous savons de quoi nous parlons. Et ce que vous entendez, c’est ce qui s’accomplira à la lettre pour la Côte d’Ivoire.

13- JULIETTE : Et qu’est-ce qui va se passer ?

14- DALI CLAUDE : Ce qui va se passer, c’est que des choses à la fois glorieuses, je pourrai donc dire hyper-glorieuses, mais qui seront précédées d'évènements hyper-dramatiques, attendent la Côte d’Ivoire. Mais de quoi s’agit-il ? C’est que la Côte d’Ivoire fait l’objet du choix de l’Eternel pour diriger le plus grand réveil jamais connu, un réveil sans précédent dans l’histoire de l’humanité.

15- JULIETTE : Réveil quoi ? Spirituel ?

16- DALI CLAUDE : Oui, je voulais parler de réveil spirituel. Maintenant, on pourrait se demander qu’est-ce que c’est que le réveil spirituel ?

Le réveil, c’est quand Dieu lui-même prend le contrôle de toutes choses en main dans la vie d’un homme ou d’une nation, détruisant avec force tout ce qui est du pouvoir de l’Ennemi, en vue d’établir son règne sans partage et ce dans tous les domaines. Quand on parle de réveil, outre ce que vous venez d’entendre, c’est aussi les miracles, les guérisons en masse, la conversion en masse. Nous voudrions dire aux uns et autres que l’humanité est presqu'à son terme, et Dieu est en train de préparer son Eglise, ceux qui le craignent réellement, véritablement, pour l’enlèvement. Donc il faut une évangélisation tous azimuts dont la Côte d’Ivoire sera le porte-flambeau pour engranger suffisamment de personnes pour préparer l’enlèvement; vous avez bien entendu, l’enlèvement, parce que Dieu ne cache rien du tout.

17- JULIETTE : L’enlèvement, on va en parler tout à l’heure. Pourquoi ? C’est la question que je pose à la plupart de mes invités. Pourquoi le choix de la Côte d’Ivoire ? Je n’ai pas encore bien perçu ce choix-là. Pourquoi le choix de la Côte d’Ivoire ?

18- DALI CLAUDE : Comme je l’avais dit Il y a quelques années, à vous JULIETTE ANZIAN et aussi à toute la Côte d’Ivoire, le choix de Dieu ne souffre d’aucune pression. Il est fait, le choix, simplement parce qu’il (Dieu) choisit. Nous pourrons expliquer de manière plus agrandie pour dire que Israël avait été choisi en son temps pour diriger les nations et faire connaître la Parole de Dieu aux nations. Mais lorsque Jésus-Christ est venu et qu’il a été tué, voici bientôt deux milles ans, l’évangile s’est ouvert aux nations. Alors donc Dieu se choisit une nation dans les nations, notamment la Côte d’Ivoire, pour éclairer les nations en vue de préparer l’enlèvement.

19- JULIETTE : Maintenant, dans le choix de la Côte d’Ivoire, on parle de nettoyage. Avant de parler de ce nettoyage, prophète, les hommes en général pensent que, quand ça vient de Dieu, c’est parfait, c’est bon, il n’y a pas de morts, il n’y a pas de souffrance, il n’y a pas de problèmes. Alors quand vous dites - on parle de nettoyage - le choix de Dieu pour la Côte d’Ivoire mais dans ce choix-là, il faut d’abord nettoyer; quand vous parlez de nettoyage, vous parlez de quoi ? Qu’est-ce qu’on peut entendre par nettoyage ?

20- DALI CLAUDE : C’est une très bonne question et nous voudrions parler le plus simplement possible, le plus clairement possible, pour que les uns et les autres comprennent. Oui, il y aura un nettoyage. On a coutume de penser au balayage et autres, mais cette fois-ci, le nettoyage qui sera utilisé, c’est la guerre.

21- JULIETTE : La guerre, la guerre même? Et ça va se passer comment?

22- DALI CLAUDE : La guerre, G - U - E - 2R - E, ce sera une terrible guerre. C’est par la guerre que Dieu va opérer le nettoyage parce qu’il ne viendra pas pour pouvoir mettre dans son rang ceux qui ne voudrons pas se soumettre à la Seigneurie du Christ et comme il y a beaucoup qui ne voudrons pas se soumettre à l’Eternel, ils mourront. Peut-être par la suite nous allons parler des personnes que le Seigneur va utiliser pour faire ce nettoyage, mais comme le dirait les gens pour le livre «la guerre de Troie», nous dirons pour la guerre de la Côte d’Ivoire, elle aura bel et bien lieu et elle sera terrible.

23- JULIETTE : Mais je vous ai demandé, les gens disent souvent, Dieu va faire que ça va aller, il n’y aura pas de guerre, Dieu va tout faire pour qu’on ne meurt pas. Qu’est-ce que vous répondez à tous ces gens-là ? Est-ce qu’on comprend bien la Parole de Dieu ?

24- DALI CLAUDE : Oui, ce qu’ils disent, ils n’ont pas tort, mais dans Romains 11. 22, il est dit: "Considère la bonté et la sévérité de Dieu". Dieu est bon mais il est juste. Nous voudrions dire à ces personnes qui le disent, ils n’ont pas tort, mais ils ont une mauvaise approche de la Parole de Dieu ; car dans le livre de 2 Chroniques 7 qu’ils aiment souvent citer, mais qu’ils enlèvent du contexte. Je voudrais donc dire (que dans) 2 Chroniques chapitre 7. 11-22, Dieu dit : Si mon peuple sur lequel est invoqué mon nom cherche ma face s’humilie, et se détourne de ses mauvaises voies, alors moi aussi je l’exaucerai. Mais pour le cas de la Côte d’Ivoire, depuis lors, on cherche à prier mais on ne se repent pas sincèrement. Les maux, les vices et les péchés ne font que s’accroitre, alors c’est un peu comme de l’hypocrisie, ils sont en train de singer, Dieu est obligé de frapper.

25- JULIETTE : Mais pourquoi ? Est-ce que Dieu ne peut pas procéder autrement ? Au lieu de frapper, au lieu d’amener la souffrance, la mort, la désolation, on ne peut pas faire autre chose ? Passer par un autre chemin?

26- DALI CLAUDE : Oui, le problème des hommes et particulièrement celui de la Côte d’Ivoire c’est que les gens veulent que Dieu se soumette à leur volonté mais ils ne veulent pas se soumettre à la volonté de Dieu. Quel est l’enfant qui ne voudrait pas accepter la correction de son papa et qui voudrait que son papa accepte ses caprices ? Il doit s’aligner, au quel cas le papa va le châtier, va le corriger, c’est le cas de Dieu. Il est appelé aussi un bon Dieu mais il est aussi appelé l’Eternel des armées. Et quiconque parle de l’Eternel des armées, parle à la fois des armes, de stratégie de guerre, mais parle en même temps de victoires et de défaites vis-à-vis de quiconque va s’opposer à l’Eternel. Donc les gens, s’ils se soumettaient un temps soit peu à la volonté de Dieu, Dieu n’utiliserait pas les moyens forts. Dans le livre de 1 Samuel 15. 22, il est écrit : "L’obéissance vaut mieux que les sacrifices", mais dès lors qu’on ne veut pas obéir à Dieu, Dieu est obligé de monter sur ses grands chevaux pour frapper. Ce sera le cas de la Côte d’Ivoire.

27- JULIETTE : D’accord, il y en a aussi qui disent qu’on va prier, on va jeuner et ça va passer.

28- DALI CLAUDE : Pour le cas de la Côte d’Ivoire, la période de jeûnes et de prières est passée. Parce que quoi qu’on fasse, monter descendre, je le dis aisément à la limite de la présomption, de l’orgueil, de la fierté, car nous sommes sûr de ce dont nous parlons; monter descendre, cette crise se terminera par une terrible guerre et elle sera plus forte que la guerre du Rwanda. Dieu m’a dit ceci qu’il va ouvrir une fenêtre de l’Apocalypse sur la Côte d’Ivoire. La guerre qui va se passer ici, c’est une guerre qui, du point de vue rendement macabre, sera plus lugubre et sera plus mauvaise que celles de la première et de la deuxième guerre mondiales, en comptant sur le domaine statistique, parce que la première guerre, ça a duré 4 ans, la deuxième, ça a duré 5 ans et ça a fait des millions de morts. A supposer pour la Côte d’Ivoire, si la guerre a lieu en une semaine ou en deux semaines et qu’on va trouver au moins au moins 5 à 11 millions de morts, comprenez très bien que ça sera plus macabre et plus meurtrier que la première et la deuxième guerre mondiales.

29- JULIETTE : Vous dites des choses très graves et ça fait peur et c’est grave ce que vous dites!

30- DALI CLAUDE : Oui, JULIETTE ANZIAN, et toute la Côte d’Ivoire qui m’écoutez, ça fait peur mais à la lettre, c’est ce qui va se passer, car Dieu ne ment pas.

31- JULIETTE : Qu’est-ce qu’on a fait de si mal ?

32- DALI CLAUDE : Oui, les Ivoiriens ne veulent pas se repentir, ils ne veulent pas laisser le péché, mais pire, je pourrais dire mieux, c’est que la Côte d’Ivoire a été choisie. Et lorsqu’on veut faire un champ de café ou de cacao, la nuit sur sa couche, on réfléchit à son patrimoine forestier et la partie qu’on a choisi, les arbres ne seront pas debout là-bas. Les arbres vont tomber parce qu’on veut planter le café ou le cacao. Comme Dieu a choisi la Côte d’Ivoire, il va faire tomber les arbres, nettoyer balayer et semer car on ne peut pas mettre de la nourriture dans une assiette sale, donc il va nettoyer d’abord avant d’accorder cette hyper et grande bénédiction à la Côte d’Ivoire.

33- JULIETTE : Mais si… Justement par rapport à la grande bénédiction que la Côte d’Ivoire aura, si tout le monde meurt, qui va bénéficier ? Qui va en profiter ?

34- DALI CLAUDE : Tout le monde ne mourra pas comme je ne cesse de le dire. En Israël, quand de telles choses ce sont continuellement passées, il y a toujours eu un petit reste, le reste de ceux qui croient effectivement en Jésus-Christ. Donc ceux qui vont se confesser, se repentir et donner leur vie à Jésus-Christ, à savoir demander pardon à Dieu et se convertir à Jésus. Je dis bien à Jésus-Christ, c’est ceux-là qui seront préservés. Qu’ils soient peu ou pas, peu importe. Seulement que Dieu regarde à ceux qui se seront soumis à lui.

35- JULIETTE : Est-ce qu’aujourd’hui, on a encore l’occasion de se repentir, de demander pardon pour que les choses aillent pour chacun de nous, peut-être, ou bien pour tout le monde, de façon collective.

36- DALI CLAUDE : C’est vraiment une très bonne question. Oui, il y a encore le temps, mais de le faire avant qu’il ne soit trop tard ; et je souhaiterais que pour chacun, ce soit maintenant parce que du jour au lendemain on peut mourir. Il est mieux de se réconcilier avec Dieu maintenant, car ce n’est pas en pleine guerre qu’on serait en train de le faire. Et ça viendra subitement, ça viendra subitement et ça sera très fort. Ça va embraser tout le pays. Aucun mètre-carré de la Côte d’Ivoire ne va échapper. Campement, hameaux, villes et villages. Quartier, maison, sera systématiquement pris.

37- JULIETTE : Et qu’est-ce qui va provoquer…… qui va faire ça ? C’est vrai qu’on dit c’est Dieu. Mais Dieu ne descend pas pour le faire. Qui sont ceux qui vont….. enfin est-ce qu’on peut savoir ?

38- DALI CLAUDE : Pas de problème. Selon les révélations, les prophéties que nous avons reçues, nous mettons n’importe qui au défi quant à l’accomplissement de ces prophéties; c’est ce qui va se passer. Dieu m’a dit et ce n’est pas une seule fois, c’est plusieurs fois, qu’il a mandaté la France….. il a mandaté la France pour que la France accomplisse le jugement sur la Côte d’Ivoire.

39- JULIETTE : Pourquoi la France ?

40- DALI CLAUDE : Pourquoi la France, bon ! C’est son choix, c’est tout. Voilà, de la même manière qu’il a choisi en son temps Babylone de Nébucadnetsar pour châtier Israël impénitent, c’est de la même façon qu’il a choisi la France pour châtier la Côte d’Ivoire. Et quiconque s’opposera à la France sera en train de s’opposer à Dieu, parce que la France fera office de verge de l’Eternel.

41- JULIETTE : Quand vous parlez de quiconque s’opposera à la France, si par exemple aujourd’hui comme on l’a déjà vu en 2004, l’association (la galaxie, Ndlr) des patriotes qui vont s’opposer, par exemple, parce que pour eux leur pays est en train d’être pris. Est-ce que c’est de ça que vous parlez?

42- DALI CLAUDE : Oui, en Novembre 2004 avec précision, avec ce qui s’est passé à l’Hôtel Ivoire, sans compter les frappes ciblées sur Bouaké et autres, Korhogo. La riposte française a été fatale. En si peu de temps les aéronefs ivoiriens ont disparu. C’était déjà un signal très fort pour dire que la France a mandat divin pour accomplir le châtiment sur la Côte d’Ivoire.

43- JULIETTE : On ne doit même pas s’opposer, on ne doit pas agir, réagir ?

44- DALI CLAUDE : Si la Côte d’Ivoire utilise les moyens militaires pour pouvoir résoudre le problème de la crise en s’attaquant aux Français, ils seront vaincus… ils seront vaincus.

45- JULIETTE : Vous dites aussi que… justement cette crise a des causes essentiellement spirituelles et non politiques.

46- DALI CLAUDE : Oui, cette crise a des causes essentiellement spirituelles.

47- JULIETTE : Expliquez-vous !

48- DALI CLAUDE : Je m’explique. Les hommes de Dieu de la génération finissante, à savoir ces grands hommes de Dieu qui sont donc dans ce pays qui porte le nom de Serviteurs de Dieu, mais en réalité qui ont pactisé avec le diable. Et ce n’est donc pas étonnant qu'en son temps, Béhanzin ait parlé de certaines personnes qui sont venus le voir. J’affirme de manière péremptoire que c’est vrai, selon ce que Dieu m’a dit, et je peux - mais je m’en garde - citer le nom de certains grands hommes ou de soi-disant grands hommes de Dieu de ce pays qui ont pactisé avec le diable; je les connais, Dieu ne cesse de me les montrer.

49- JULIETTE : Donc vous dites que Béhanzin a eu raison?

50- DALI CLAUDE : Béhanzin a eu raison car les hommes de Dieu ont pactisé avec le diable.

51- JULIETTE : D’accord, on continue, et qu’est-ce qui va se passer alors ?

52- DALI CLAUDE : Et à eux la mission avait été donnée de diriger ce réveil, ils se sont détournés et ils sont allés chercher la puissance chez le diable, chez les marabouts, chez les charlatans, chez les féticheurs. C’est fort de cela que Dieu a bien voulu faire descendre sa colère sur le pays. Donc la raison fondamentale, elle est avant tout foncièrement spirituelle avant d’être politique.

53- JULIETTE : Alors Dieu sait que… si c’est les hommes de Dieu, il les connaît, pourquoi c’est tout le peuple qui doit payer pour des gens qui ont commis le péché ou bien la faute ?

54- DALI CLAUDE : C’est vraiment une très bonne question. Les hommes de Dieu sont comme la lanterne, sont comme les sentinelles d’une nation ou sont comme les chauffeurs d’un véhicule. Alors, si les sentinelles n’ont pas vu le danger venir, il va s’en dire que ceux qui sont dans le véhicule, qui sont donc les ivoiriens, vont aussi tomber avec le chauffeur, c’est le cas.

55- JULIETTE : Je reviens maintenant à la question…. Vous avez parlé de la France, j’ai l’envie de dire que vous avez accusé la France. Elle peut porter plainte contre vous pour dire que vous l’avez accusée de vouloir faire du mal à la Côte d’Ivoire. Ce que je veux savoir est : Comment elle va procéder ?

56- DALI CLAUDE : Quant à ce qui est d’accuser la France et qu’elle pourrait porter plainte, je suis responsable de ce que je déclare car je parle de la part de l’Eternel. Et si la France n’a pas été créée par Dieu, c’est alors qu’en voulant s’opposer à ce qui vient d’être dit, elle verra « qui a mis l’eau dans coco » (comme disent les Ivoiriens, Ndlr), car si elle veut dénier cela, elle verra par la suite qu’elle sera obligée, qu’elle le veuille oui ou non, d’agir conformément à la volonté de l’Eternel.

Voici donc comment ça va se passer. Certainement que la Côte d’Ivoire voudrait peut être engager la guerre en voulant donc avoir une autonomie de son pays, se libérer totalement. Donc si elle le faisait, la France va intervenir de manière frontale avec son armement. Ça sera une guerre totale, elle sera à la fois navale, terrestre et aérienne.

57- JULIETTE : Avec les bombes et tout ça ?

58- DALI CLAUDE : Avec les bombes, vous savez que la France est une superpuissance. Elle ne va pas aller de main morte. Selon les prophéties, les visions, les révélations que nous avons eues, nous avons vu l’aviation française agir, les chars d’assaut agir. Nous avons aussi vu, n’est-ce pas, les bateaux de guerre agir. Et la France, aujourd’hui, ne peut pas dire qu’elle ne pourra pas faire cela. C’est une vision et elle s’accomplira car Dieu dans le livre de Nombre 23 verset 19 n’est pas un homme pour mentir. Tout cela parce que la Côte d’Ivoire ne veut pas se repentir. Elle marche dans l’orgueil et elle est dans une corruption sans nom. Dieu va frapper, et cela, du planton jusqu’au sommet de l’Etat; Dieu va frapper. Je parle de la part de l’Eternel. Ce que les uns et les autres doivent savoir, c’est que lorsque Dieu établit un Serviteur de Dieu, le Serviteur de Dieu est établi sur tout ce qu’il entend. Je fais mon travail et je suis conscient de ce que je suis en train de dire et j’endosse l’entière responsabilité parce que Dieu m’envoie pour avertir toute la nation ivoirienne afin de se repentir pour ne pas qu’elle périsse. Mais si elle ne se repent pas et qu'elle veut marcher dans son orgueil et aller selon sa propre volonté régler cette crise, la Côte d’Ivoire et ceux qui ne voudront pas se soumettre passeront, ils mourront physiquement mais également aussi éternellement, pour passer leur éternité en enfer.

59- JULIETTE : D’accord, donc la France va…. En fait, moi je veux encore savoir hein… C’est vrai, vous dites que si on ne se soumet pas par rapport à la spiritualité bien sûr, si on ne se soumet pas à Dieu, Dieu va frapper et sévèrement, de façon sanglante. Je… sais pas, c’est nous qui allons... aller taper la France au point de la provoquer pour pouvoir nous tuer ou bien….. ça… va se passer comment ?

60- DALI CLAUDE : Je ne saurais dire exactement comment ça va se passer, je ne fais que dire ce que Dieu m’a dit.

Certainement que peut-être la Côte d’Ivoire voudra se libérer comme j’ai dit tout à l’heure et alors la France va riposter. Mais là, Dieu ne me l’a pas dit, je ne peux pas inventer. Ce que je sais, c’est que de manière frontale, il y aura une guerre entre la Côte d’Ivoire et la France qui, d’ailleurs, va travailler sur le couvert de l’ONU.

61- JULIETTE : L’ONU, donc avec la caution de l’ONU, la France va nous frapper?

62- DALI CLAUDE : Avec la force Licorne, comme vous le savez.

63- JULIETTE : Ceux qui sont là encore-là ?

64- DALI CLAUDE : Oui, mais dans un premier temps, la France, la France va avoir la victoire et va positionner les rebelles. Mais par la suite, l’armée céleste avec les anges va intervenir pour libérer magistralement la Côte d’Ivoire.

65- JULIETTE : Mais puisque tout le monde est mort !

66- DALI CLAUDE : Non tout le monde ne sera pas mort, je ne cesse de vous le dire.

67- JULIETTE : C’est… c’est…. On dit des millions de morts !

68- DALI CLAUDE : Oui, il y aura des millions de morts, il y aura des millions de morts. Celui qui en doute, je vais déjà prématurément donner mon contact pour dire que je sais de quoi je parle.

69- JULETTE : Ça sera à la fin de l’émission, à la fin on va donner le numéro. Mais pour vous, vous dites qu’à partir de ce moment-là, quand la France va vraiment frapper, qu’on sera dans le désarroi, Dieu va envoyer son armée céleste, n’est-ce pas, qui va……. Ça va se passer comment ?

L’armée céleste de Dieu, est-ce que tout le monde pourra voir cette armée? Comment ça va se passer?

70- DALI CLAUDE : Les anges ont cette capacité d’être invisibles. Ils peuvent aussi se rendre visibles, à dessein. Mais cette armée a continuellement été souvent utilisée dans les grandes guerres pour libérer la nation que Dieu supporte, que Dieu soutient. Parce que je ne cesse de dire, Dieu aime la Côte d’Ivoire. Ce n’est pas qu’il n’aime pas, mais il y a des individus dans cette nation ou des personnes dans cette nation qui n’ont pas envie de se rallier à la cause du Christ, c’est pour ceux-là que la guerre viendra et ils mourront parce qu’ils auront refusé de se soumettre à Dieu. Dans Psaumes 24, 1er verset, il est écrit : "A l’Éternel la terre et ce qu’elle renferme, le monde et ceux qui l’habitent!". Il n’a jamais été dit : A aucun homme politique la terre; mieux, un pays, ça appartient à Dieu. On doit donc se soumettre à la volonté de Dieu. Quiconque ne se soumet pas à la volonté de Dieu est considéré comme un rebelle et il va donc trouver Dieu en face de lui. Nous demandons donc aux uns et aux autres de se confesser, s’il vous plait, de se repentir, de demander pardon à Dieu, et donner leur vie à Christ car le jugement dont nous parlons est imminent. Deux ans après que je me sois retiré des lieux publics, Dieu m’a demandé de revenir pour dire aux Ivoiriens que le jugement est imminent. Il va frapper et très, très, très, très, très-très fort!

71- JULIETTE : Oui, ça… donc… C’est sans appel hein?

72- DALI CLAUDE : C’est sans appel et c’est fort possible que la France utilise des armes non conventionnelles.

73- JULIETTE : Qui veut dire ?

74- DALI CLAUDE : Qui veut dire l’armement chimique. Ils vont aussi utiliser des armes qu’ils n’ont encore jamais essayées.

75- JULIETTE : Pourquoi, la Côte d’Ivoire va résister ? Va être forte aussi ou bien ?

76- DALI CLAUDE : Oui, oui, oui, la Côte d’Ivoire va résister, oui. Bon nombre qui n’ont pas encore compris et qui penseraient que ce serait une guerre de délivrance du néocolonialisme, donc beaucoup voudront s’engager dedans, à savoir les patriotes, les étudiants, les politiciens, et les différentes ethnies et autres. Ils vont vouloir s’engager. Alors la France ne va pas aller de main morte, elle sera sans pitié. J’en veux pour preuve les évènements qui se sont passés en Novembre 2004, voilà ! Mais je voulais aussi dire que cette guerre aura un élan de guerre civilo-militaire à consonance politique, religieux, ethnique, militaire, sous-régionale, entendez par là, Ivoiriens contre étrangers, ce serait un méli-mélo. L’ennemi et l’adversaire ne viendront pas de loin ou ça ne sera pas entre rebelles et loyalistes. Ce sera entre le voisin d’à coté et soi-même. Les autres viendront demander: Quelle est ton ethnie ? Tu es de quelle religion ? Tu es de quel parti politique ? Si ça ne l’arrange pas, il va terminer celui qui est en face de lui. Ce sera très… très fort. Ne m’en voulez pas, je ne fais que dire ce que le Seigneur ne cesse de me dire. Toutes les nuits, il ne cesse de me parler. Et c’est ce qui va se passer. Je vous avertis, s’il vous plait, par amour.

77- JULIETTE : D’accord, et vous dites aussi que ce sera le jugement de Dieu!

78- DALI CLAUDE : Oui, ce sera le jugement de Dieu.

79- JULIETTE : Et c’est ça hein ! Vraiment, il n’y a rien à faire ?

80- DALI CLAUDE : Il n’y a rien à faire, ce sera un jugement irrévocable. Vous lisez le livre de Amos chapitre 1, dedans, vous allez trouver à chaque fois où Dieu dit que le jugement sera irrévocable. Vous lisez le livre de Jérémie 14. 11 à 16, Dieu dit: Que ce peuple-là jeûne, prie ou s’humilie ou pas, je vais frapper. Voilà ! Vous lirez aussi le livre d’Ezéchiel, tout le chapitre 9, où Dieu parle aussi du jugement. Ce qui va se passer, ce sera terrible, ce sera apocalyptique.

81- JULIETTE : Vous avez aussi dit que la France va utiliser les rebelles. C’est ça ?

82- DALI CLAUDE : Oui, vous savez que dans un premier temps, ce n’est un secret pour personne, les rebelles qui sont venus avaient pour parrain la France. J’en ai pour preuve sur les journaux, il est écrit que le QG des rebelles était le Quai d’Orsay et c’était une parole du président et c’est écrit sur les journaux, ce n’est un secret pour personne.

N’ayant pas donc réussi eux-mêmes, ils vont donc venir, mais comme le pays ne leur appartient pas, lorsqu’ils vont combattre, qu’ils vont gagner, parce que dans un premier temps ils vont gagner, ils vont positionner les rebelles au pouvoir. Et Dieu va cautionner cela, parce que les rebelles viendront avec une telle colère et une telle haine que sans pitié, ils vont aller tuer tous ceux qui ne voudront pas se soumettre à la Seigneurie de Jésus-Christ, parce que nous ne cessons de le dire. Dieu a pris ce pays, il veut prendre ce pays comme modèle. Après la crise, la Côte d’Ivoire, je le dis de manière péremptoire, ne sera plus un pays laïc. La Côte d’Ivoire sera un pays missionnaire. Si vous ne croyez pas, cessez d’être des perroquets et de chanter l’hymne national dont un des vers dit ceci : Notre devoir sera d’être un modèle non pas de corruption ni de "mapouka serré" mais un modèle de l’espérance promise à l’humanité. Qu’est-ce à dire ?

L’avenir de la Côte d’Ivoire est hyper-glorieux et c’est Dieu qui va prendre ce pays en main pour faire de ce pays un pays théocratique, comme ce fut le cas au temps du règne de David, et c’est la Bible qui va servir donc de Constitution à la Côte d’Ivoire, qui sera dirigée par des hommes craignant Dieu. C’est ce qui va se passer, je le dis et je m’engage entièrement à cela, c’est ce qui va se passer. Dieu ne ment pas.

83- JULIETTE : D’accord, et donc après, vous dites que la Côte d’Ivoire, dans les perspectives, la Côte d’Ivoire va connaître, n’est-ce pas, un essor glorieux, mais il faut passer par ce petit… problème….

84- DALI CLAUDE : Oui, il faut passer par le désert; le peuple d’Israël en partance pour Canaan, venant d’Egypte, est passé par le désert. Mais après, ils sont devenus un pays très florissant et fort. Ce sera le cas de la Côte d’Ivoire. La Côte d’Ivoire sera une plaque incontournable sur le plan spirituel, mais vous savez que si spirituellement une personne est avancée, économiquement, financièrement, socialement et autres, alors la personne est, comme le dirait l’autre, "est devant". Donc la gloire qui attend la Côte d’Ivoire, elle est une grande gloire; même le sous-sol ivoirien, le seigneur va permettre qu’on puisse découvrir encore de l’or, du diamant, du pétrole en quantité, juste pour avoir suffisamment de l’argent pour faire l’évangélisation internationale et mondiale. La Côte d’Ivoire est le porte-flambeau de l’Evangile dans le monde entier. Ce qui attend la Côte d’Ivoire, ce sont des choses glorieuses. L’humanité tout entière va envier la Côte d’Ivoire, c’est pourquoi je prie ceux qui sont en Côte d’Ivoire et les ivoiriens de se repentir pour bénéficier de ces heures glorieuses qui arrivent. Ceux qui ne se repentiront pas, ils mourront. D’aucuns me diront: Pasteur ou prophète, tu exagères, je voudrais dire….

85- JULIETTE : Oui, j’allais le dire, vous exagérez quand même! C’est tellement sombre que même le survivant, il ne va même pas en profiter!

86- DALI CLAUDE : Je n’exagère pas et comme je n’ai cessé de le dire, s’il n’y a pas eu assez de morts, ça fera au moins 5 millions de morts voire 11 millions de morts…

87- JULIETTE : Mais nous sommes combien ?

88- DALI CLAUDE : Je n’exagère pas; voici ce que la Bible dit dans Matthieu 24 verset 6, voici les signes qui annonceront mon retour. Premier signe, c’est la guerre, ce n’est pas la paix. Donc ces fossoyeurs de l’Evangile, soi-disant serviteurs de Dieu, prophètes, pasteurs et autres, qu’ils cessent d’amuser la galerie. Qu’ils annoncent le retour du Christ qui marche avec le fait d’annoncer les cataclysmes, les guerres et autres. Jésus a dit dans le livre de Matthieu 24. 37 à 44: "Ce qui arriva du temps de Noé arrivera de même à l’avènement du Fils de l’homme. Car, dans les jours qui précédèrent le déluge, les hommes mangeaient et buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche; et ils ne se doutèrent de rien, jusqu’à ce que le déluge vînt et les emportât tous".

Je voudrais dire aux uns et aux autres, les démographes disent qu’au temps de Noé, il y avait environ un milliard de personnes. S’il vous plait, tout le milliard est mort, c’est seulement huit (8) personnes qui ont été sauvées : Noé, sa femme et ses six enfants.

89- JULIETTE : Vous parliez aussi du peuple juif, l’exemple du peuple juif qui a traversé l’eau pour arriver à Canaan, qui a traversé le désert et tout, alors que là-bas, les écrits saints disent que ça a duré 40 ans ou 400 ans, je sais plus…

90- DALI CLAUDE : Ils ont fait 40 ans dans le désert.

91- JULIETTE : 40 ans, est-ce que c’est ce que nous, on va faire ? On va faire 40 ans aussi ?

92- DALI CLAUDE : Ooooh, la raison qui a fait qu’ils ont duré 40 ans dans le désert, c’était leur incrédulité. Non, nous, on ne durera pas 40 ans dans le désert, ça va pas durer.

93- JULIETTE : Ça ne va pas durer, cette crise aussi ne va pas durer ?

94- DALI CLAUDE : Cette crise ne va pas durer, ce sera une guerre-éclair.

95- JULIETTE : Eclair, quand vous dites éclair, vous l’estimez à combien de temps, par exemple ?

96- DALI CLAUDE : Dieu ne m’a pas dit le temps et donc le temps lui appartient, selon Daniel 2. 19 à 22…

97- JULIETTE : Mais quand vous dites déjà éclair… c’est quelque chose qui est rapide.

98- DALI CLAUDE : Bon, ça sera rapide mais je ne peux dire en combien de semaines ou en combien de mois.

99- JULIETTE : D’accord, maintenant les perspectives. Vous dites que ça sera un moment glorieux après tout ça. Dites-nous un peu, ces perspectives-là, comment ça va se faire ? Vous avez parlé du pétrole, le sous-sol sera très riche, il y aura beaucoup d’argent, la Côte d’Ivoire sera enviée, essayez de nous expliquer.

100- DALI CLAUDE : Une reconstruction aussi très moderne; la Côte d’Ivoire aussi… ça sera une plaque tournante des choses spirituelles, ce sera aussi comme un lieu de pèlerinage. Dieu va susciter des grands hommes de Dieu qu’il a appelés les para-commando spirituels suicides qui vont aller par le monde entier annoncer l’Evangile de Dieu. Ces personnes seront dotées et nanties d’une onction jamais expérimentée. Ce que Moise a eu à faire, ce que Paul a eu à faire, ce que des éminents Serviteurs de Dieu ont eu à faire, ceux que le Seigneur va utiliser très bientôt à partir de la Côte d’Ivoire, ça va dépasser pour ces personnes que je viens de citer.

101- JULIETTE : Ce sera quand même des Ivoiriens ?

102- DALI CLAUDE : Ce sera des Ivoiriens et je veux citer un verset de Jean 14 verset 12 où Jésus a eu à dire : "En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m’en vais au Père". En réalité, nous tendons vers la fin des temps et l’enlèvement n’est pas pour… (longtemps).

103- JULIETTE : C’est quoi, l’enlèvement ?

104- DALI CLAUDE : L’enlèvement, c’est quand Christ… selon la Bible, vers la fin des temps, viendra pour enlever les vrais croyants, comme ce fut le cas au temps du déluge. Avant le déluge, Dieu a pris ceux qui ont cru en lui. Donc avant qu’il y ait ce que la Bible appelle, selon Apocalypse, la guerre de l’Armagueddon, si vous voulez la dernière guerre mondiale, on pourrait dire la troisième et dernière guerre mondiale, avant cela, alors Dieu va venir enlever son Eglise. Et l’Eglise est composée des vrais croyants qui ont donné leur vie à Jésus-Christ et non pas de lieux ou de dénominations.

105- JULIETTE : A vous écouter, on a l’impression que beaucoup de gens ont déçu surtout… vous êtes un homme de Dieu. Beaucoup d’hommes de Dieu, comme vous dites, ceux qui étaient chargés de propager la lanterne ont dévié, ont déçu, qu’est-ce que vous voulez dire ?

106- DALI CLAUDE : Oui… mais ce n’est un secret pour personne. Voilà, pourquoi : Rien qu’à écouter leurs prêches, ils mettent l’accent sur la prospérité, tu vas voyager, tu vas prospérer, tu vas te marier, tu vas faire ceci, tu vas faire cela, et ils parlent aussi de paix. Mais tout ça, c’est faux. La Bible déclare que les choses, selon le livre de 2 Timothée 3 à partir du premier verset, iront de mal en pire jusqu’à ce que le Seigneur revienne. Qu’ils aient le courage de prêcher l’Evangile pur qui dit de donner sa vie à Jésus et d’annoncer le retour du Christ, mais comme ils veulent pactiser avec les politiciens, comme ils veulent plaire… prendre de leur argent, ils ne veulent pas annoncer l’évangile pur. Nous voudrions dire aux uns et aux autres que ce que Dieu nous a dit, c'est que l’Eglise, ici en Côte d’Ivoire, et partout dans le monde, est à 95% apostate, donc sur 100 chrétiens, on peut trouver 3, 4, voire 5 donc…

107- JULIETTE : Disons les vrais chrétiens hein ?

108- DALI CLAUDE : Les vrais chrétiens, il n’y en a pas beaucoup, il n’y en a pas beaucoup.

109- JULIETTE : Vous avez dit aussi, il y a deux ans, trois ans, quand on vous a reçu que…Vous avez dit: Juliette, il faut photographier le Plateau, il faut filmer les immeubles, parce qu’il n’y en aura plus. Vous affirmez encore ce que vous avez dit, il y a trois ou quatre ans ?

110- DALI CLAUDE : Je le réitère tout de go, l’aviation française, je le dis une fois de plus, je le répète encore une seconde fois, je mets n’importe qui au défi de cette révélation, elle va s’accomplir. Pas que je souhaite le mal de la Côte d’Ivoire, mais puisque les ivoiriens ne veulent pas se repentir. Donc l’aviation française va travailler et elle va détruire systématiquement le Plateau. Mais ils vont nous rendre service parce qu’après, on va exploiter le pétrole…ah oui, on va exploiter le pétrole et on aura une autre capitale, bien construite.

111- JULIETTE : Et, bon, c’est peut-être la dernière question. Vous avez dit aussi qu’après tout ceci, Dieu va faire venir son armée céleste et elle va bombarder aussi… je ne sais pas si c’est bombarder ou… en tout cas, vaincre la France, qui va devenir notre "David contre Goliath", c’est bien ça ? Est-ce que vous pouvez réitérer ce que vous avez dit ?

112- DALI CLAUDE : Pas de problème; ce qui devait nous réjouir et nous amener à nous repentir parce que Dieu nous aime et il envoie l’armée céleste pour nous défendre. Donc la France, cinquième puissance militaire du monde, selon ce que nous savons, sera face à une armée invisible mais puissante, l’Armée de Dieu; elle ne pourra pas tenir.

113- JULIETTE : Vous avez dit une poignée d’armée, un petit groupe !

114- DALI CLAUDE : Non, non pas une poignée, une grande puissance, voilà… puissante armée céleste devant laquelle la France ne pourra pas tenir, je dis bien la France ne pourra pas tenir.

115- JULIETTE : On pourra les voir physiquement ?

116- DALI CLAUDE : On peut les voir comme on ne peut pas les voir, mais ils seront très peu ceux de la Licorne qui vont retourner en Europe.

117- JULIETTE : Oui, oui…

118- DALI CLAUDE : La plupart, ils vont tous mourir ici, c’est du jamais vu. Et c’est là que l’humanité tout entière va dire: Mais un pays qui a été déjà défait militairement par une grande puissance, comment se fait-il qu’il ressurgit pour pouvoir vaincre cette puissance, et la gloire, selon le livre d’Esaïe 42 verset 8, reviendra non pas à la Côte d’Ivoire, non à aucun individu, ni à aucun général d’armée qui soit un stratège fin, mais ça reviendra au seul général d’armée qui est Dieu, Jésus-Christ, le Roi des rois, le Seigneur des seigneurs, le Prince de la paix, l’Alpha et l’Oméga, le Premier et le Dernier, celui qui était, qui est et qui vient, car c’est à lui qu’appartiennent toutes choses et c’est pour lui que sont toutes choses.

118- JULIETTE : D’accord, prophète DALI CLAUDE, avant de donner vos contacts, est-ce que quand même il y a des recommandations, j’espère que vous allez pouvoir le faire.

119- DALI CLAUDE : Oui, j’ai un profond amour pour mon pays, c’est pourquoi la recommandation que je voudrais faire à chacun d’entre nous, qu’on soit Ivoirien ou pas mais pourvu qu’on soit sur la terre d’Eburnie, c’est de demander aux uns et autres de se confesser, de se repentir, de demander pardon à Dieu pour leurs péchés et donner leur vie à Jésus-Christ, non pas à une religion, et ils seront épargnés. Voici la recommandation que je voulais faire. Et cela concerne aussi bien celui qui est au bas de la société jusqu’à ceux qui sont "en haut de en haut" (comme disent les Ivoiriens, Ndlr). Et je le dis aussi même à ceux qui portent le titre de pasteur, de prophète, de chrétien, qu’ils n’ont qu’à faire un examen de conscience car la Bible déclare que le jugement…

120- JULIETTE : Oui, allons doucement, lentement.

121- DALI CLAUDE : Que le jugement commencera par la maison de Dieu. Je voudrais dire à cet effet, que bien des églises qui ont été construites à coût de milliards seront littéralement bombardées par l’aviation française. Je demande aux uns et aux autres de se confesser, de se repentir, de demander pardon à Dieu et de donner leur vie à Jésus-Christ car l’avenir qui attend la Côte d’Ivoire est un avenir hyper, hyper, hyper, hyper-glorieux. Ce que Dieu ne cesse de me faire voir et même pendant que je suis en train de parler et ce que je vois actuellement (rires), c’est merveilleux et c’est glorieux!

122- JULIETTE : Mais il faut passer par le tunnel de feu d’abord.

123- DALI CLAUDE : Il faut passer par le feu et ça sera terrible, jamais une guerre ne sera aussi meurtrière que celle qui va se passer, ici, en Côte d’Ivoire. Et elle aura bel et bien lieu.

124- JULIETTE : Merci, prophète DALI CLAUDE, vous êtes prophète et vous dites que vous n’avez aucune église, vous priez simplement en cellule et vous êtes Ivoirien, Ivoirien de père et de mère.

125- DALI CLAUDE : Oui, je suis ivoirien, je suis Bété.

JULIETTE : Bété ?

126- DALI CLAUDE : De Gagnoa.

127- JULIETTE : Bété de Gagnoa, ah d’accord !

On va prendre vos contacts. Vous répondez à quel numéro?

128- DALI CLAUDE : Voilà mon contact, mais avant cela je voulais dire que je suis marié et père de six enfants, et j’ai des enfants qui sont au supérieur, donc je suis responsable de ce que je dis. Alors mon contact, c’est 05 - 63 - 87 - 92.

129- JULIETTE : Je vais reprendre pour vous: 05 - 63 - 87 - 92. Merci beaucoup, merci! Il a dit, mesdames et messieurs, il a dit, il est responsable, il est père de famille, il est marié, il parle au nom de Dieu et il prend toutes ses responsabilités parce que c’est Dieu qui l’a mandaté pour nous livrer ce message terrible. Merci beaucoup.


NB : Lisez et faites lire, même dans les villages reculés, les campements, les hameaux.

Retranscrit par Cujema et corrigé par Fernand Dindé.


Source: Cujema.unblog.fr

vendredi, 20 avril 2012

OFFICIEL: BLYTHE MASTERS VA RACHETER TOUTES LES MATIERES PREMIERES AGRICOLES DE LA PLANETE

 

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Du 10 au 14 avril 2012. Pour que Blythe Masters daigne apparaître sur CNBC dans une interview "one to one", c'est qu'il y a le feu dans la maison. En effet, la JP Morgan s'est fait sérieusement allumer dans le FT à propos de la faillite de la Lehman Brothers, puis de la MF Global: "JP Morgan's practices bring scrutiny (article de Tom Braithwaite, Telis Demos et Tracy Alloway à New York)". Le lendemain, bing!, Blythe (qui hait la presse) décide soudain de parler de ses affaires à l'occasion de son don de 5 millions à l'Université de Denver pour que celle-ci dispose d'un département/chaire de... matières premières! Lire ici le Denver Post. Cela ne suffisait pas d'enseigner les conneries de Friedman... ""No academic program matches what the J.P. Morgan Center for Commodities will provide," said Don Elliman, University of Colorado Denver chancellor. "J.P. Morgan will partner with the CU Denver Business School to create that vital intersection for commodities education and the industry"". Des centaines d'étudiants à venir donc, et qui sauront comment tout acheter aux paysans avant que leurs produits n'arrivent dans votre assiette pour le compte de la Morgan et de la GS...

C'est donc bien officiel (mais vous le saviez déjà si vous avez lu BM), les banques ont plein pouvoir pour tout racheter et manipuler les prix à leur guise et Blythe sera officiellement à leur tête... Elle a déjà gagné presque 3 milliards sur les différences de prix achat et revente + coms... Pendant ce temps, bien sûr, les politiques regardent ailleurs. NOUS SOMMES EN 1788.

Elle a aussi expliqué que c'était tout à fait normal pour la JP Morgan d'avoir des positions sur l'argent métal, et qu'elle ne faisait rien de mal (question que Bob Pisani lui avait posé autrement lors de sa première interview pour le compte de la SIFMA) puisque tout était fait pour ses clients... (merci au Capitaine pour la version french). Lisez bien ce qu'elle dit à propos des positions monstrueuses sur les métaux précieux de la JPM:

That there's been a tremendous amount of speculation particularly in the blogosphere about this topic.
I think the challenge is that the speculation represents a misunderstanding as the nature of our business.
As i mentioned earlier, our business is a client-driven business where we execute on behalf of clients to achieve their financial and risk management objectives.
The challenge is that commentators don't see all of that activity simultaneously.
So just to give you a simple example, we store significant amounts of commodities, for example, silver, on behalf of customers we operate vaults in new york city, in singapore and in london. and often when customers have that metal stored in our facilities, they hedge it on a forward basis through jpmorgan who in turn hedges itself in the commodity markets.
If you see only the hedges and our activity in the futures market, but you aren't aware of the underlying client position that we're hedging, then it would suggest inaccurately that we're running a large directional position.
In fact that's not the case at all.
We have offsetting positions. we have no stake in whether prices rise or decline. rather we're running a flat or relatively match book.

Et si c'est au nom de ses clients... Il se trouve que son premier client est justement la Fed qui peut respirer grâce à elle tant que les cours de l'or et argent restent assez bas pour ne pas effrayer tous les papy et mamies de la planète qui ont des assurance-vie en papier... Non la JP Morgan ne trafique pas les cours.... elle l'a redit hier... La seule vraie info donnée est que le pouvoir et la pression ont metamorphosé Blythe Masters qui est devenue presque méconnaissable. Dégager 3 milliards, ça laisse des traces et des rides. Mettez plein écran. PS: Elle a réussi à placer sa phrase favorite qui est "le Diable est dans les détails"...


 

Source: Le blog de Pierre Jovanovic

Blog de l'Apocalypse Financière
Analyse et Revue de Presse Internationale

jeudi, 19 avril 2012

PPTE COTE D’IVOIRE: LE POINT D’ACHEVEMENT ET APRES?

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Bref historique et enjeu du dossier PPTE-Côte d’Ivoire

 

Lancée en 1996, l’initiative PPTE (Pays Pauvres Très Endettés) aux yeux des partenaires au développement correspondait exactement aux besoins des pays comme la CI, pour lesquels les rééchelonnements successifs de la dette extérieure depuis le début des années 1980 et les Plans d’ajustement structurels (PAS) qui les accompagnaient n’ont pu régler la crise d’endettement. C’est pourquoi dès 1998 l’éligibilité du pays à ce programme est obtenue. Malheureusement la mauvaise gouvernance du régime Bédié (entre autres l’affaire des 18 Milliards de l’Union Européenne, les immenses dépenses engagées non ordonnancées (Denos), les exportateurs défaillants et des créances compromises ders exportateurs du café/cacao, etc., qui ont conduit à la rupture entre la Côte d’Ivoire et l’ensemble des bailleurs de fonds) et les effets du coup d’Etat de Guéi du 24  Décembre 1999 vont retarder l’atteinte du point de décision. Ce sont les réformes engagées par Laurent Gbagbo dès 2001 qui ont permis de renouer rapidement avec ces derniers de sorte que l’atteinte de ce point de décision serait intervenue fin 2002 au plus tard sans la tentative de coup d’Etat de septembre 2002. Toutefois, la stabilisation de la situation politique, la reprise rapide des réformes et la conclusion d’un nouvel accord avec les bailleurs de fonds à partir de 2007 (à travers un ambitieux programme post-conflit-EPCA1 et 2, l’apurement de tous les arriérés vis-à-vis des créanciers multilatéraux, et l’élaboration d’un DSRP original) ont permis l’atteinte effective du point de décision du PPTE en Mars 2009.

L’atteinte du point d’achèvement du PPTE qui était attendue au plus tard en 2011, a été reportée du fait de la crise postélectorale et de la guerre qui s’en est suivie. Le FMI et la Banque Mondiale envisagent de décider d’accorder le point d’achèvement en juin de cette année. Ce qui serait une très bonne chose. Le gouvernement Ouattara tout en omettant de mentionner les efforts qui ont été fait par l’équipe du Président Gbagbo pour faire progresser ce dossier, jubile sans retenu (Notez par exemple que les réponses aux différentes revendications sont reportées dans 3 mois) en oubliant que l’atteinte du point d’achèvement du PPTE ne signifie pas automatiquement la garantie du bénéfice immédiat des avantages qui lui sont attachés sans efforts. L’objet de cette réflexion est de rappeler les avantages attendus du PPTE et les conditions pour y arriver rapidement et pleinement. 

Les avantages attendus au point d’achèvement du PPTE et les conditions pour en bénéficier

Les avantages attendus au point d’achèvement du PPTE (au titre du PPTE et de l’IADM) sont les suivants: allègement de la dette à travers une baisse du service et une réduction du stock de la dette/ amélioration des ratios de la dette (stock de la dette sur PIB, exportations et revenu ; services de la dette sur exportations et revenu), grâce à l’annulation des intérêts et l’annulation partielle et la restructuration du stock. Amélioration de la solvabilité du pays et possibilités accrues d’accès à de nouveaux emprunts publics. Encouragement aux IDE, accélération des investissements en général et stimulation de la croissance pouvant se traduire par une forte réduction de la pauvreté. Ainsi, l’avantage direct attendu du point d’achèvement du PPTE c’est une accélération de l’allègement de la dette.

Dans le cas de la Côte d’Ivoire l’allègement attendu est de 3 milliards de dollars US au titre du PPTE et de 2 milliards de dollars US au titre de l’IADM. Le total de l’allègement attendu est ainsi de 5 milliards de dollars US, environ  2 500 milliards de F CFA. La Côte d’Ivoire a déjà reçu près de la moitié de son allégement estimé au titre de l’Initiative PPTE à la faveur de rééchelonnements et d’opérations d’apurement des arriérés concessionnels passés, soit 1.5 milliards dollars US, ce qui ramène le gain attendu à seulement 3.5 milliards de dollars US, soit environs 1700 milliards de F.cfa. L’enjeu de ce programme est considérable autant pour la Côte d’Ivoire que pour les bailleurs de fonds (le montant de l’allègement est supérieur à tout ce qui a été payé par le FMI au titre du programme depuis son lancement et représente le 2ème montant le plus élevé après celui de la RDC, 12.3 milliards de dollars US).    

Si l’amélioration des ratios du stock de la dette est immédiate dans tous pays bénéficiaires du PPTE, la baisse du service de la dette extérieur n’est pas évidente. En réalité la baisse du service effectivement payé est très faible car les pays surendettés n’assurent en général que le service de la dette vis-à-vis des créanciers multilatéraux. Or, dès l’atteinte du point de décision c’est l’ensemble du service sur la dette non éligible qui est payé. C’est ainsi que le Mali par exemple devait, selon les estimations du FMI, rembourser 16,1 millions de dollars en 2010 pour 19,7 millions en 2000 et la Tanzanie ne verrait son service de la dette diminuer que de 7% dans le meilleur des cas. En Côte d’Ivoire le service de la dette extérieure augmente en 2012 du fait des paiements croissants aux créanciers bilatéraux et privés (62 milliards des 145.1 milliards d’échéances exigibles, soit 42.7%), qui n’étaient pas servis avant les accords récents sur la dette extérieure. De plus, le pays doit rester à jour de ces paiements sur la durée du programme.

Tous les scénarii esquissés par le FMI dans l’analyse de la soutenabilité de la dette ivoirienne prévoient une hausse des ratios du service de la dette, après la baisse initiale au point d’achèvement, jusqu’en 2017, et une autre hausse à partir 2021 après une brève baisse entre 2017 et 2021. Les obligations qui pèsent sur la dette extérieure conduisent souvent à un alourdissement de la dette intérieure, dont le service s’accroit fortement. Dans le cas de la Côte d’Ivoire, selon les projections du ministère de l’économie et des finances le service de la dette intérieure, après une baisse significative en 2012 (en passant de 869.8 Mds de F.CFA à 421.7 Mds de F.CFA), reste compris entre 470 et 570 Mds de F.CFA jusqu’en 2016 et ne passe en dessous de 200 Mds de F.CFA qu’en 2017.

Les ressources attendues de l’allègement de la dette ne sont donc pas toutes disponibles immédiatement. L’effet des annulations du stock est immédiat pour tous les créanciers (y compris les créanciers multilatéraux avec l’IADM) à l’exception de la France, qui les intègre dans un programme désendettement/développement (C2D) d’une durée de 15 ans au moins. Celui de l’effacement des intérêts de la dette se fait aux échéances prévues. Ici aussi la France intègre ces éléments dans le C2D. Le mécanisme du C2D est la forme la plus achevée des entraves à l’utilisation des ressources du PPTE. En effet, ici le pays continue d’assurer le service de sa dette, que lui reverse la France sur un compte spécial conformément à une convention qui détermine les conditions d’utilisation des fonds. La lourdeur et les contraintes de ce mécanisme expliquent que de nombreux pays qui ont franchi le point d’achèvement depuis des années peinent à utiliser les ressources du C2D. C’est le cas du Mali, de la Mauritanie, du Cameroun. L'Etat du Cameroun par exemple a régulièrement remboursé puis s'est vu remis (selon le mécanisme du C2d), à échéance, une moyenne de 70 milliards de F.cfa par an. Mais, les tirages sur ces fonds, qui sont logés à la Banque centrale (Beac), sont souvent freinés pour des raisons de procédures. Dans tous les cas les pays bénéficiaires sont tenus de tenir une comptabilité séparée de l’utilisation de ces ressources en vue de garantir qu’elles servent avant tout à la réduction de la pauvreté. 

De fait, pour continuer à bénéficier des ressources PPTE le pays doit poursuivre ses efforts de réformes qui lui ont permis de franchir les différentes étapes du processus. Il doit s’assurer que le cadre macroéconomique est sein (notamment réformes des secteurs clé de l’économie, amélioration de l’environnement des affaires, bonne tenue du commerce extérieur et des comptes extérieurs en vue de bons résultats macroéconomiques), que les performances finances publiques sont bonnes, tout en conduisant une politique de lutte contre la pauvreté et de bonne gouvernance.

En ce qui concerne la Côte d’Ivoire, après le choc de la crise postélectorale, de la guerre et des tâtonnements des premiers gouvernements de Ouattara en 2011, des réformes importantes sont attendues : elles devraient porter entre autres sur la restauration et la consolidation des finances publiques (les régies financières dévastées par les exaction restent peu performantes), réformes du secteur cacao, la libéralisation ou la révision des prix des produits pétroliers et de l’électricité et la réforme du secteur énergie, la réforme du secteur bancaire et financier et la restructuration des banques publiques en vue du financement de l’économie (au lieu de la fuite en avant de la liquidation ou de la privatisation des banques publiques), la réhabilitation et le redéploiement de l’administration, la réhabilitation du secteur privé et la promotion de la compétitivité, etc..

Ces réformes ainsi que la mise en œuvre du DSRP sont indispensables à la Côte d’Ivoire. Comme elles sont inscrites dans les différents programmes signés avec les bailleurs de fonds, elles sont autant de conditionnalités à l’accès aux ressources du PPTE. A ce niveau, malgré la succession des communiqués d’autocélébration du gouvernement, la Côte d’Ivoire n’est pas bien avancée dans ces différents domaines. En particulier, une dégradation du cadre macroéconomique et les contreperformances des finances publiques peuvent éloigner une bonne partie des avantages attendus du PPTE. La Mauritanie, qui a franchi le point d’achèvement du PPTE en 2002, n’avait pas encore bénéficié de l’allègement au titre de l’IADM et de l’intégralité de l’allègement au titre du PPTE en 2007 du fait de la dégradation des résultats macroéconomiques et des finances publiques. Les problèmes de gouvernance qui apparaissent en Côte d’Ivoire (attribution de marchés publics par gré à gré ou des appels d’offre bidons, nominations complaisantes-sur des bases ethniques et partisanes- dans l’administration et les entreprises publiques, justice aux ordres, l’insécurité généralisée, etc.) ne sont pas faits pour faciliter l’accès aux ressources du PPTE.  

 A ces conditionnalités des bailleurs de fonds il convient d’ajouter des conditions internes (économiques et financières, mais aussi institutionnelles, administratives et sociopolitiques). La première condition économique du bénéfice effectif des ressources du PPTE c’est la croissance et les performances des régies financières. Les scénarii du FMI pour la soutenabilité de la dette de la Côte d’Ivoire prévoient un taux de croissance de 8.5% en 2012, de 5.7% en moyenne jusqu’en 2016, et de 5% en moyenne entre 2017-2031. Ils prévoient également des recettes publiques hors dons représentant 20.3% du PIB en 2016 et qui passent 22% en 2031. C’est sur la base des recettes attendues que les dépenses sont projetées à 23.9% du PIB en 2016 et à 25.3% du PIB en 2031. Mais bien plus, les annulations du stock et l’effacement des intérêts se faisant sous la forme de remises de dette, ils ne peuvent être effectifs que si le pays mobilise suffisamment de recettes propres pour les conserver et les utiliser. Dans le cas de la Côte d’Ivoire, des recettes à plus de 20% du PIB c’est plus de 2000 milliards de F.CFA. L’état actuel des régies financières ne permet pas de garantir une telle performance. Je ne parle même pas des projections de croissance irréalistes qui sous-tendent les prévisions de recettes.  

Relativement à l’utilisation des ressources PPTE, leur suivi suppose l’élaboration et l’exécution de budgets-programme (CDMT) dans les secteurs ciblés pour la lutte contre la pauvreté, à savoir l’éducation, la santé, l’assainissement et l’eau, les infrastructures, l’agriculture, etc.. Les capacités administratives actuelles, suite à la dévastation de l’administration sur l’ensemble du territoire pendant la guerre et les recrutements complaisants, sur fond de Rattrapage ethnique, qui ont désorganisé complètement ce qui restait de notre administration, ne semblent pas être à même de conduire ce processus. Avec l’administration Gbagbo une première esquisse de CDMT avait été élaborée pour les secteurs de l’éducation et de la santé. Aujourd’hui on ne sait pas où on en est avec ce projet, d’autant que les premiers responsables de ces départements inspirent peu confiance. De même un rapport d’étape de l’exécution du DSRP avait été rédigé. Est-ce le ministère du plan tel qu’il est géré aujourd’hui peut-il poursuivre l’exercice? Plus globalement le suivi de l’utilisation des ressources PPTE suppose une production régulière et abondante de données statistiques. La Côte d’Ivoire, qui a du mal à conduire à son terme un projet de restauration des statistiques après la crise, peut-elle produire en quantité et en qualité les données requises pour suivre l’allocation optimale des ressources attendues du PPTE?

Le gouvernement Ouattara devrait plutôt s’employer à répondre à ces préoccupations légitimes au lieu de se complaire dans un triomphalisme béat, oubliant tout le travail à faire pour permettre un accès large et rapide aux ressources PPTE en vue d’en tirer le maximum d’avantages dans l’hypothèse du franchissement du point d’achèvement au deuxième trimestre 2012.

 

Jean Charles TIEMELE

Economiste Financier