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lundi, 21 mai 2012

LES FRCI NE LE RASSURENT PLUS - OUATTARA POSITIONNE LE GSPR A YOPOUGON

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Le régime Ouattara avait fait croire qu’il s’agissait d’une simple opération de rafle générale consécutive à l’évasion de prisonniers à la Maca visant à rassurer davantage les populations. Fait incroyable, depuis une semaine, les éléments du Groupement pour la sécurité du président de la République (GSPR), ont investi certains quartiers de Yopougon. Notamment Niangon Azito. Cela paraissait quasi normal – sous Ouattara – que les éléments Frci eussent  en charge l’opération de rafle générale imposée par le régime. Et ces derniers s’en donnaient à cœur joie, puisqu’il s’agissait d’une occasion rêvée pour terroriser encore plus les populations. Si la thèse de la sécurisation des populations suite à l’évasion de prisonniers a été avancée par les sécurocrates en chef du régime Ouattara, l’«intrusion» ou le déversement d’éléments de la garde présidentielle sur Yopougon a fini par convaincre que le régime avait un agenda secret dans la conduite de cette opération. 

En effet, depuis une semaine au moins, tous les soirs une cohorte de véhicules avant blindés (Vab) estampillés GSPR,  avec des éléments lourdement armés prennent position à Yopougon, précisément sur l’axe menant à Azito. Selon les témoignages recueillis, chaque soir depuis une semaine au moins, à partir de 21h, ces éléments lourdement armés investissent tout le périmètre et prennent position dans des endroits stratégiques.  En réalité, il s’agit des hommes de Chérif Ousmane, numéro 2 du Gspr et homme de main d’Alassane Ouattara. Comment se fait-il donc qu’une unité spéciale chargée d’assurer la sécurité du chef de l’Etat puisse s’inviter dans une opération de rafle générale ? En tout cas, tout semble indiquer que Chérif Ousmane mène une opération autre que l’officielle. A moins qu’on veuille nous faire croire que depuis quelques jours, Alassane Ouattara a décidé de passer des nuits à Yopougon-Niangon. Ou alors, s’agirait-il d’une crise de confiance sous-jacente entre Frci, qui pousserait à confier le secteur Azito, considéré certainement comme une zone sensible, à Chérif Ousmane, un des fidèles parmi les fidèles de Ouattara ? Au plus fort de la crise dite post-électorale, cet ex-chef de guerre est l’un des ex-Com’zones à avoir «pénétré» Yopougon, grâce à l’appui décisif de l’armée française. C’est à la suite de cette incursion qu’il a été accusé par des Ong internationales d’avoir commis, avec ses hommes, des crimes de guerre. Aujourd’hui, la présence d’éléments lourdement armés du Gspr dans le secteur d’Azito ne rassure guère les riverains qui ne s’en cachent pas. 

 

Frank Toti


Source: LE NOUVEAU COURRIER

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