topblog Ivoire blogs

mercredi, 30 mai 2012

«LE PRESIDENT A ETE SOUMIS A DES TRAITEMENTS INHUMAINS A KORHOGO» - LE TEMOIGNAGE PATHETIQUE DU MEDECIN DE GBAGBO


 

LAURENT GBAGBO A KORHOGO AVEC LES ELDERS.jpg

 

Sans considération pour son âge ni pour son rang, le régime Ouattara a fait endurer le pire à Gbagbo à Korhogo, et a réussi à lui faire perdre partiellement l’usage de ses membres supérieurs. Son médecin personnel, le Dr Christophe Blé, s’est confié à ses avocats qui ont restitué son témoignage dans leur document rendu public vendredi dernier. Un témoignage que nous mettons en valeur aussi pour alerter l’opinion nationale et internationale sur les possibles représailles qu’il pourrait subir désormais. Car le Dr Blé vit actuellement à Abidjan, sous le joug des extrémistes du clan au pouvoir.

"Manuel de sadisme à l’usage des tortionnaires ordinaires". A la lecture de la requête en incompétence de la CPI rédigée par les avocats du président Laurent Gbagbo, un éditeur sera-t-il tenté de proposer à Alassane Ouattara de rédiger un ouvrage de référence sur une «spécialité» dont son régime semble être spécialiste ? En tout cas, le document donne à plusieurs reprises froid dans le dos. Et encore… Une bonne partie de ses annexes sont «classées confidentielles», «accessibles uniquement aux parties conformément à l’article 23 bis du Statut de Rome». Il en est ainsi des annexes 6, 7, 8 et 23 qui donnent la mesure de la dégradation de l’état de santé du premier président de la Deuxième République consécutive aux mauvais traitements infligés par les nervis d’Alassane Ouattara. De manière plus spécifique, l’annexe 8 est le rapport du médecin expert datant du 31 mars 2012 qui établit que ces mauvais traitements étaient assimilables à des faits de torture pure et simple.

Une alimentation «pauvre et rudimentaire»

L’on en sait tout de même plus aujourd’hui sur l’enfer que Gbagbo a vécu à Korhogo. Notamment à travers le témoignage de son médecin particulier, le Docteur Christophe Blé, qui a livré un témoignage poignant exploité par l’équipe des avocats de la Défense. Enfermé avec lui, le Dr Blé a attesté, le 9 janvier 2012, qu’ils ont vécu «dans des conditions carcérales très pénibles et quasi inhumaines». Le Président, raconte-t-il, vivait dans une petite cellule dont il ne pouvait sortir «qu’au moment des repas». Des repas de mauvaise qualité au passage, puisqu’il décrit une alimentation «pauvre et rudimentaire». Le Nouveau Courrier est en mesure de révéler qu’il a été servi au président Gbagbo du «riz-pintade» sans rien d’autre quotidiennement pendant ces longs mois. Quand il a été demandé que ce régime soit quelque peu diversifié, il a été rabroué. Les «injures» et les «menaces» à l’endroit de Gbagbo et de son médecin particulier étaient «fréquentes», a-t-il confessé. Les deux prisonniers politiques n’ont pas été autorisés à sortir «à l’air libre pendant les huit mois de la détention». En dépit des lois et règlements nationaux et internationaux, Gbagbo est «interdit de toute communication avec sa famille et coupé du monde», ignorant de «ce qu’il se passait dans le monde extérieur».

Confiné seul dans une très petite pièce de 9 mètres carrés, Gbagbo n’avait même pas le droit de jouir de «la lumière naturelle». Alors qu’ils étaient détenus ensemble dans la même maison, les geôliers de Gbagbo et de Blé ont veillé à ce qu’ils communiquent le moins possible, pour accroître leur désespoir moral. «Le Président Gbagbo a dû se contenter pour tout suivi médical des courtes  entrevues avec son médecin personnel, le docteur Blé, lui aussi arbitrairement détenu dans l’autre pièce de la maison». Une absence de traitement sérieux qui a eu des conséquences. Le Dr Blé «n’a pu traiter son patient de manière satisfaisante». En effet, «le Président Gbagbo suivait un certain nombre de traitements» détaillés dans un rapport mis à la disposition de la CPI, «où il précise qu’il n’a pu traiter toutes les douleurs et maladies qui se sont déclarées au fur et à mesure lors de la détention». Conséquence : le président Gbagbo souffre aujourd’hui d’une paralysie partielle des membres supérieurs.

Douleur, angoisse, désespoir et impuissance…

La torture morale a également été de la partie. «Maltraité par ses geôliers, il fut forcé par eux à plusieurs reprises, de prétendre que tout allait bien lorsqu’il fut mis en présence des représentants du Secrétaire Général des Nations Unies», apprend-on. Dans son témoignage, le Dr Blé nous fait part des angoisses du Président. «Le Président Gbagbo n’était pas tenu au courant de ce qui pouvait se dérouler dehors, alors que le pays était en guerre, il n’avait pas accès à ses avocats, mais surtout, pendant huit mois, le Président Gbagbo a ressenti douleur, angoisse, désespoir et impuissance, ne sachant pas ce qu’il était advenu de sa famille et de ses proches, notamment ceux qu’il avait vu être blessés devant lui le jour de son arrestation», lit-on dans la requête.

A Korhogo, la condition physique de Gbagbo «déclina si rapidement qu’en quelques semaines, cela entraîna des difficultés, notamment concernant la marche». A tel point que Gbagbo «se posa la question de savoir s’il avait été empoisonné». Une préoccupation qui ne l’a pas quitté après son arrivée à La Haye, selon les témoignages de ses proches qui ont eu le privilège de le rencontrer à Scheveningen.

 

Philippe Brou


Source: LE NOUVEAU COURRIER

Commentaires

Cette posture me parait extrêmement risquée pour au moins deux raison:

1) Ce procès n'est pas un procès juste juridique, mais il est éminemment politique. C'est bien l'ONU qui a attaqué le Président LG. La CPI est une émanation de l'ONU. Alors comment l'ONU va se dédire en rendant la liberté à LG par simple incompétence de la haye quand on sait que son éloignement profite au régime d'Abidjan qui sous la protection des casques bleus ?

2)le dossier présenté par OCAMPO regorge d'incoherence notoire que peut facilement battre en brêche meme un non juriste. Alors pourquoi ne pas jouer directement sur ce terrain avec l'avantage de faire infirmer les acusations portées contre Gbagbo. De cette façon sa liberté ne serait pas compromise. En adoptant la posture de l'incompétence de la CPI alors meme qu'une interpretation du chapitre 13 de la convention de Rome a déjà été donné par la chambre préliminaire I jugeant la CPI compétence en connaissance de toute cause, Me ALTIT fuit le débat des preuves pourtant facile à défaire. On le voit dans le document de OCAMPO, la relation de cause à effet est difficile à établir entre les actes de LG et les crimes commis.

3) Dans l'histoire de la CPI, il me semble que cette juridiction ne s'est jamais avouée incompétente.

Écrit par : gehco | jeudi, 31 mai 2012

Cette posture me parait extrêmement risquée pour au moins deux raisons:

1) Ce procès n'est pas un procès juste juridique, mais il est éminemment politique. C'est bien l'ONU qui a attaqué le Président LG. La CPI est une émanation de l'ONU et c'est par la volonté de l'ONU que Gbagbo a été transféré à la haye. Alors comment l'ONU va se dédire en rendant la liberté à LG par simple incompétence de la haye quand on sait que son éloignement profite au régime d'Abidjan qui est sous la protection des casques bleus ?

2)le dossier présenté par OCAMPO regorge d’incohérences notoires que peut facilement battre en brèche même un non juriste. Alors pourquoi ne pas jouer directement sur ce terrain avec l'avantage de faire infirmer les accusations portées contre Gbagbo. De cette façon sa liberté ne serait pas compromise. En adoptant la posture de l'incompétence de la CPI alors mime qu'une interprétation du chapitre 13 de la convention de Rome a déjà été donné par la chambre préliminaire I jugeant la CPI compétence en connaissance de toute cause, Me ALTIT fuit le débat des preuves pourtant facile à défaire. On le voit dans le document de OCAMPO, la relation de cause à effet est difficile à établir entre les actes de LG et les crimes commis.

3) Dans l'histoire de la CPI, il me semble que cette juridiction ne s'est jamais avouée incompétente.

Écrit par : gehco | jeudi, 31 mai 2012

L'avantage de cette procédure est
1) Relever la collusion du procureur et de son bureau avec le pouvoir illégitime et donc dévoiler le complot international
2) Amener la cour a répondre à la question préjudicielle: Quel est le statut de Gbagbo au moment de la commission des faits incriminés , Président élu et investi ou pas! Et de cela découlera tout le reste notamment le procès de l'Eternel contre la communauté dite internationale . Tout le reste tombera tout seul!
C'est pourquoi ce que le collectif a fait sous son inspiration apparait comme un acte accusatoire!
Ce n'est pas la culpabilité du Président Gbagbo qui est le sujet puisque tous savent (ils sont les auteurs comme vous dites) mais bien le projet de Dieu!
De là viendra la manifestation de Sa gloire et la délivrance de l'Afrique!
Et remarquez que la défense n'a rien dévoilé de ses moyens de défense et de ses preuves! Ses batteries sont intactes ! Mais elle a renversé les rôles ; c'est à l'accusation de prouver ce qu'elle affirme et c'est là que nous allons nous amuser; car comment justifier le mensonge , sans savoir ce que l'adversaire a en face comme preuves !

Écrit par : Dé Débora | jeudi, 31 mai 2012

L'avantage de cette procédure est
1) Relever la collusion du procureur et de son bureau avec le pouvoir illégitime et donc dévoiler le complot international
2) Amener la cour a répondre à la question préjudicielle: Quel est le statut de Gbagbo au moment de la commission des faits incriminés , Président élu et investi ou pas! Et de cela découlera tout le reste notamment le procès de l'Eternel contre la communauté dite internationale . Tout le reste tombera tout seul!
C'est pourquoi ce que le collectif a fait sous son inspiration apparait comme un acte accusatoire!
Ce n'est pas la culpabilité du Président Gbagbo qui est le sujet puisque tous savent (ils sont les auteurs comme vous dites) mais bien le projet de Dieu!
De là viendra la manifestation de Sa gloire et la délivrance de l'Afrique!
Et remarquez que la défense n'a rien dévoilé de ses moyens de défense et de ses preuves! Ses batteries sont intactes ! Mais elle a renversé les rôles ; c'est à l'accusation de prouver ce qu'elle affirme et c'est là que nous allons nous amuser; car comment justifier le mensonge , sans savoir ce que l'adversaire a en face comme preuves !

Écrit par : Dé Débora | jeudi, 31 mai 2012

Les commentaires sont fermés.