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vendredi, 20 juillet 2012

L'ADRESSE DU COJEP AU PRESIDENT DE LA CDVR, CHARLES KONAN BANNY


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Monsieur le président de la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation,
 

Le COJEP, voudrait par ma voix, vous traduire sa gratitude, pour la promptitude avec laquelle vous recevez ses responsables chaque fois que vous avez  été sollicité.
 
Monsieur le président, cette rencontre, la deuxième du genre, depuis que la lourde tâche de réconcilier les ivoiriens vous a été confiée, est une occasion pour nous, de porter à votre connaissance, les préoccupations qui sont les nôtres et tracer ensemble les sillons qui conduisent à la paix dans notre pays.
 
Autrement dit, nous sommes venus traduire en acte, le courrier officiel que le fondateur du COJEP, le président Charles Blé Goudé vous a adressé, depuis son lieu d'exil forcé.
 
Monsieur le président,
 
Le COJEP, est un mouvement responsable, qui a toujours oeuvré pour la paix et la réconciliation dans notre pays. Sa philosophie et sa ligne politique tranchent d'avec l'utilisation des armes et la force comme moyens d'accession au pouvoir. C'est pourquoi, le COJEP et ses responsables ne comprennent pas la traque et la répression systématique dont sont victimes ses responsables et militants.
 
En effet, monsieur le président, en plus du fait que notre siège est toujours occupé par les FRCI, toutes nos manifestations sont systématiquement interdites ou dispersées par les FRCI, malgré toutes les assurances et autorisations obtenues auprès des autorités compétentes, comme l'exige la loi.  Il ne se passe pas une seule semaine, un seul mois, sans qu'un responsable du COJEP ne soit enlevé et incarcéré, avec un chef d'accusation qui, nous en sommes maintenant convaincus, a été taillé à la mesure du COJEP: atteinte à la sûreté de l'Etat. Les cas sont légions, monsieur le président. Le vice-président du COJEP, le camarade YOUAN BI AGENOR, a été enlevé à Aboisso, alors qu'il venait de participer à une cérémonie à laquelle il représentait son supérieur hiérarchique de l'Agence pour la Promotion de l'Emploi (AGEPE). Accusé d'atteinte à la sûreté de l'Etat, Youan Bi Agenor croupit à la Maison d'Arrêt et de Correction d'Abidjan (MACA), depuis plus de neuf mois. Tout récemment, alors qu'il venait d'accorder une interview au quotidien "Notre Voie", le président par intérim du COJEP, a été kidnappé par des hommes en tenues qui l'ont conduit au camp Génie d'Adjamé où lui et notre coordinateur d'Oumé ont subi, trois semaines durant, des tortures et autres traitements inhumains.
 
Accusés d'atteinte à la sûreté de l'Etat, Yavo Martial et le coordinateur du COJEP d'Oumé ont rejoint Youan Bi Agenor à la MACA.  Le camarade Zéliahourou, cordinateur adjoint du COJEP de Gagnoa, a été enlevé et se trouve à la direction de la surveillance du territoire.  A sa suite, le camarade Gonto Olivier, coordinateur du COJEP de Daloa a été enlevé, vendredi 13 Juillet 2012, battu à sang avant d'être mis en liberté le lendemain, après une rançon payée par sa famille. À  San Pedro, plusieurs responsables du COJEP sont  portés  disparus et la plupart de nos coordinateurs sont interdits de retourner dans leurs localités respectives où ils vivaient. Monsieur le président, pour leur appartenance au COJEP, beaucoup de nos camarades ont purement et simplement été licenciés de leurs différents services où ils servaient leur pays. Même le domicile de notre leader (Charles Blé Goudé) est jusqu'aujourd'hui occupé par les FRCI, malgré toutes les assurances à nous données par les autorités. Monsieur le président, nous vivons dans la terreur et la hantise. Nous sommes des prisonniers en sursis. C'est à juste titre que nous nous demandons si le COJEP est dissout ou interdit d'activités par les autorités de notre pays. Monsieur le président, non seulement le COJEP n'est pas une milice, mais il n'est associé à aucun projet de déstabilisation de la Côte d'Ivoire. Mouvement de réflexion et de pression, le COJEP, prépare en ce moment son congrès, afin d'adapter ces textes et ses organes dirigeants aux changements socio-politiques dans notre pays.
 
Monsieur le président,
 
Voici exposées, les raisons qui nous ont conduits à vous. Cependant, malgré  toutes les injustices dont nous sommes victimes, nous nous associons à la main tendue de notre leader, pour la réconciliation entre ivoiriens. Nous vous encourageons à créer les conditions pour que se tienne la rencontre qu'il a souhaitée avoir avec vous, car connaissant son engagement et son amour pour la Côte d'Ivoire, nous savons de quoi est capable Charles Blé Goudé. Les mauvaises langues sont aux aguets et nous n'avons pas le droit de leur donner raison. C'est pourquoi, nous souhaitons que vous travailliez à créer un environnement propice à la réconciliation, en intercédant auprès des autorités afin que soient mis en liberté la plupart des prisonniers politiques dont les camarades du COJEP.
 
Monsieur le président,
 
Nous vous sommes reconnaissants, pour le temps que vous avez pris pour nous écouter, et nous vous rassurons de notre disponibilité à vous accompagner dans votre difficile mission, dans l'intérêt supérieur de la Côte d'Ivoire. Dans l'espoir que nos propos trouveront auprès de vous un écho favorable, par ma voix, le COJEP vous remercie.
 
Que Dieu bénisse la Côte d'Ivoire!
 
 
Fait à Abidjan, le 18 Juillet 2012
 

Pour le COJEP,
Le vice-président
 
 
Blé Sépé Mark

Commentaires

bjr, chers amis patriotes, je voudrais m'excuser auprès de vous, écrire à mr Banny pour obtenir quoi, il ne peut rien vous le savez autant que moi. regardez un peu depuis qu'il préside cette commission, il n'a jamais pu visiter les goulags de mr Dramane ou se trouve ses frères ivoiriens, afin si pour respecter le protocole ok, sinon lui-meme il a une viscérale contre le fpi, parce que pour eux la c.i est un royaume baoulé et qu'un autre ne doit pas etre président d'ou cette animosité vis à vis des autres. lisons bien les évènements

Écrit par : gnamien | lundi, 23 juillet 2012

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