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dimanche, 05 août 2012

CRISE ALIMENTAIRE AU BURKINA FASO: «DES PAYSANS SE NOURRISSENT EXCLUSIVEMENT DE FEUILLES D’ARBRES»

 

 

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Une femme ramasse des feuilles pour nourrir sa famille dans la région de Kaya (Burkina Faso). Photo : Neal Mann qui a lancé #hiddencrisis et poste régulièrement des photos sur son compte Twitter @fieldproducer sur la famine au Mali. 

 

 

Après s’être taillé une fortune colossale tirée de trafics de toutes sortes (notamment de diamant sierra-leonais, de cacao ivoirien et d’armes), de coups d’Etat et de guerres sous-régionales, Blaise Compaoré, le chef de l'Etat burkinabé, laisse son peuple mourir de faim, incapable de lui faire bénéficier du fruit de sa rapine. Pas étonnant que les ressortissants burkinabé envahissent et colonisent l’Ouest de la Côte d’Ivoire, kalashnikov au poing.

A la fin de la lecture de ce reportage des observateurs de France 24, vous aurez compris pourquoi, pour un régime de banane coupé dans le champ d’un burkinabé à Sanégourifla, dans le département de Sinfra en Côte d’Ivoire, des burkinabé, chasseurs traditionnels Dozos, ont tué à bout portant 3 personnes. Une dizaine d’autochtones luttent contre la mort dans les hôpitaux de Sinfra et de Yamoussoukro. Que DIEU garde les survivants de cette nouvelle tragédie sous le régime Ouattara ! Bonne lecture !


Comme une grande partie de la région sahélienne, le nord du Burkina Faso doit faire face depuis plusieurs mois à une importante crise alimentaire, conséquence de la mauvaise récolte de cette année. Une situation qui pousse les familles paysannes sur les routes, et en oblige certaines à se nourrir exclusivement de feuilles d’arbres. 

Selon les autorités burkinabè, le bilan céréalier national brut de 2011/2012 est déficitaire de plus de 150.000 tonnes. Cent soixante-dix communes rurales, essentiellement dans le nord du pays, ont été déclarées zones à risque d’insécurité alimentaire, soit six fois plus que l’année précédente.

Au Sahel, où les céréales comme le mil, le maïs ou le riz sont la base de l’alimentation, les mauvaises récoltes de l’automne 2011, dues notamment à la sécheresse, affectent plus de 16 millions de personnes. Et plus d’un million d’enfants de moins de 5 ans se trouvent actuellement en situation de malnutrition "sévère" dans la région.  

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Un arbre dont les feuilles ont été quasiment toutes arrachées dans le village de Kambaogo.  Photo :@Rosiechilds de l'organisation Save the Children actuellement en mission dans le région de Kaya au nord de Ouagadougou. 

 

CONTRIBUTEURS

Barnabé ouéder

"Les paysans qui ont la chance d’avoir un peu de bétail sont en train de vendre leurs bêtes pour quelques kilos de riz"


Barnabé Ouédraogo vit à Kaya, capitale de la région centre-nord. Il est enseignant et travaille dans une association d’aide aux enfants déscolarisés. 

 

En tant que fils de cultivateur, je me souviens d’années très difficiles, mais cela faisait longtemps que nous n’avions pas connu une situation aussi critique. Avec la disette, le prix du sac de maïs est passé de 12.500 francs CFA [19 euros] à 22.500 francs CFA [34 euros] en quelques mois. Les villageois viennent de plus en plus nombreux à Kaya pour essayer de trouver de la nourriture. Récemment, une grande vente à prix réduit a été organisée dans la ville par les autorités municipales. Les paysans ont commencé à faire la queue en pleine nuit et sont restés, pour certains, toute la journée suivante, sous un soleil de plomb, pour repartir avec un unique sac de riz. Il n’y en avait même pas pour tout le monde. Ces initiatives ont eu lieu dans plusieurs communes, mais l’impact est quasiment insignifiant au vu de l’ampleur de la crise.

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Des femmes font la queue devant un centre de santé. Photo : Neal Mann postées sur son compte Twitter @fieldproducer.


"Il arrive que certains se trompent ou, poussés par la faim, mangent des feuilles non comestibles"

Les paysans qui ont la chance d’avoir un peu de bétail sont contraints de vendre leurs bêtes contre quelques kilos de riz. Les autres font avec ce qu’ils trouvent et notamment les arbres, dont ils récoltent les feuilles. S’il leur reste un peu de riz, ils mettent les feuilles dedans et en font une bouillie. Ça permet d’augmenter la quantité de nourriture tout en économisant un peu de céréales. Certaines feuilles font déjà partie de l'alimentation des Burkinabés, mais  en ce moment certains en sont réduits à se nourrir uniquement de  ça, ce qui provoque inévitablement des maladies, notamment diarrhéiques. Il arrive aussi qu’ils se trompent ou, poussés par la faim, mangent des feuilles non comestibles.

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Photo : Neal Mann postées sur son compte Twitter @fieldproducer.


Moi, j’ai la chance d’avoir des revenus qui me permettent de subvenir aux besoins de ma famille. Et j’essaie d’aider ceux qui m’entourent, mais vous savez personne n’est à l’abri. On fait tout notre possible mais comme on dit ici, aider neuf personnes et vous devenez le dixième pauvre.

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Photo : @Rosiechilds de l'organisation Save the Children actuellement en mission dans le région de Kaya au nord de Ouagadougou.

 

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Une femme pile des grains de sorgho. Photo : Neal Mann postées sur son compte Twitter@fieldproducer.

 

 

Source: LES OBSERVATEURS DE FRANCE 24

Commentaires

Personne ne peut se réjouir de la famine d'un pays voisin comme le BURKINA FASO,ces paysans burkinabés sont aujourd'hui victimes de la gestion catastrophique des autorités actuelles des leurs ressources alimentaires.Toujours les ONG étrangères,en pareille situation qui volent au secours de la population fragilisée par la situation et leur apportent aide et assistance pour pallier la pénurie alimentaire du moment.Ce sont toujours des images humiliantes et choquantes pour le pays.Des dirigeants incapables de gérer les stocks alimentaires. Comme on dit,on récolte ce que l'on sème.Adage à méditer pour le Burkina Faso.Le peuple subit toujours les conséquences de vos actes.

Écrit par : RitaFlower | dimanche, 05 août 2012

Si au lieu de penser développement tu penses a faire régner la terreur chez autrui. En lieu et place de développement on pense à déstabiliser les autres avec le silence coupable et souvent même le soutien actif de ceux que nous avons hébergés ici chez nous. Ce n'est que le début
Tant que le programme de gouvernement de ce tueur de Blaise C ne se résumera aux coup d’État et autres méthodes staliniennes et hitlérienne il en sera ainsi. Et ma sœur RitaFlower tu n'as nullement besoin de t'excuser pour ce qui est une vérité implacable.
Que Dieu garde le peuple digne de CI car la vérité éclatera tôt ou tard.

Écrit par : IntelligenciaHomme | dimanche, 05 août 2012

C'est désolant pour l'Afrique, mes chers frères! Des chefs d'Etats hyper-riches à la tête de peuples miséreux.

Je pleure le peuple burkinabé pour cet homme sans scrupules qui le dirige, autant que je plains les Ivoiriens pour l'imposteur sans compassion et avide de gain qui les gouverne.

DIEU ait pitié de l'Afrique!

Écrit par : Dindé | dimanche, 05 août 2012

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