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dimanche, 12 août 2012

DUEKOUE, SOUFFRE-DOULEUR DU REGIME OUATTARA

 DUEKOUE - MANIFESTATION DES FEMMES CONTRE LES VIOLS ET LES TUERIES 6.jpg


Retour forcé des déplacés à Duékoué - La galère de ceux qui ont regagné leurs villages


Au nom de quelle logique la première réaction des autorités et des humanitaires, après l’incendie du camp de Nahibly et les tueries qui ont suivi, a-t-elle été d’organiser systématiquement des «retours forcés» dans leurs villages d’origine ? Les déplacés n’en reviennent toujours pas. De quoi renforcer leur conviction que l’on voulait coûte que coûte se débarrasser du camp. Après l’attaque du site, les populations ont pris d’assaut la mairie et la sous-préfecture où elles ont trouvé momentanément refuge. Même si dans la panique beaucoup ont quitté la ville ou trouvé refuge chez des proches à Duékoué, quelques 1 500 personnes, selon le premier adjoint au maire Mondouho Paul, ont pris d’assaut la mairie et la sous-préfecture. Où elles ont été contraintes de vivre dans des conditions déplorables : faim, nuit à la belle étoile malgré les pluies intempestives de ces jours-là, etc. 

Ce lundi 23 juillet, l’ambiance est pour le moins inhabituelle à la sous-préfecture. En effet, c’est ici que le HCR et l’OIM procèdent au recensement des déplacés et organisent les convois de retour depuis samedi.

Ce dernier jour du recensement, plaintes et complaintes fusent. Les déplacés s’expliquent difficilement le drame qui vient de s’abattre sur eux. Surtout devant les autorités. Comme si le ciel s’abattait encore –après les événements de janvier et mars 2011 – sur les populations. «Qu’est-ce que le Guéré a fait ? Si j’avais les moyens je partirais loin d’ici avec ma famille parce que j’ai comme l’impression qu’être Guéré est une malédiction. D’ailleurs, on nous promet que ce n’est pas encore fini», fulmine Gouéhan Maurice, 58 ans. Les déplacés estiment être abandonnés à leur seul sort.Ils sont assis à même le sol, munis d’un baluchons pour certains. Leurs regards semblent parfois perdus. Des familles entières ne savent pas à quel saint se vouer. Contraintes de retourner dans leurs villages la mort dans l’âme.

DUEKOUE - CAMP DES REFUGIES 5.jpg

Pour nous rendre compte du drame que vivent ceux qui ont regagné leurs villages, nous avons fait un tour ce mercredi 25 juillet dans le village de Niambly, à 5 kilomètres de Duékoué. Ce village avait, au plus fort de la crise postélectorale, été entièrement incendié, les maisons avaient été détruites. Les décombres et les stigmates sont encore visibles. Ici, tout est à refaire. A reconstruire. Et c’est l’ONG Solidarités Internationales qui tente tant bien que mal de reposer les toitures sur des habitations décoiffées. Les premiers déplacés venus du site fin août 2011 et le 26 avril 2012 dorment dans des maisons de fortune, à l’instar du chef du village, Tahé Gabriel. Certains squattent jusqu’à présent des bâtiments de l’école primaire. Thierry Bahié, contraint de regagner son village après l’attaque du site de Nahibly explique la précarité dans laquelle lui et sa famille vivent aujourd’hui: «On est arrivé au village on n’a plus de maison. Tout est détruit ici. Donc on dort sous les bâches qu’on nous a données. Dans la journée la tente nous sert de cuisine. Quand il fait nuit on range tout, on dresse les nattes et on dort».

Lui et sa famille – 8 personnes – ont reçu 2 bâches, 3 nattes et 3 couvertures. Ils attendent toujours les vivres promis. Les populations vivent également dans la psychose à cause surtout des Dozos qui paradent en armes. «On a toujours la peur au ventre», témoigne le chef Tahé Gabriel. Mais le chef d’état-major général des FRCI a promis la sécurité dans les villages. «C’est dit mais ce n’est pas encore appliqué. Au niveau du village on n’a pas encore vu de sécurisation», poursuit-il.  

En tout cas, un peu moins d’une centaine de personnes vivent toujours dans la cour de la mairie de Duékoué, malgré la précarité. «Ma plantation est occupée», nous a ainsi confié un vieillard, qui ne compte pas retourner dans son village.


Anderson Diédri


Source: LE NOUVEAU COURRIER

Commentaires

c vraiment triste de voir une communauté refugié dans sa propre region.par la faute de kelke gangster et coupeur de route,toute un communauté souffre.depuis des années,l axe man-duekoué est un vrai coupe gorge avec des braquages a repetition.tou les fonctionnaire traversant cet region,le faisait la peur au ventre.la crise de 2002 a agravé cela.et malheuresement ,pr faire face a la rebelion,le pouvoir en place a l epoque a distribué des arme a tord et a traver a des groupe d oto defense tel ke APWÉ,FLGO...
ceux ci se sont livré a toute sorte d exaction sur les population etrangère a duekoué(vol,viol,pillage,meurtre,enlevement)
cet situation fut denoncé par l onuci,hcr,msf et otre o.n.g .bocoup de ses population hallogène se son refugié dan dotre ville tel ke Man,DANANÉ,DALOA...
c etait le règne de la terreur.mais a la faveur de la crise post electoral,kan les milicien et otre mercenaire liberien furent mi en deroute a duekoué,on assista a des represaille sur les population guéré.d ou la situation nou vivon

Écrit par : kayato | lundi, 13 août 2012

ceke vit ojordui cet population es deplorable et condanable,il fo areté cet spirale de violence par une prise de conscience collective de la nececité de la paix.la paix avec les otre et non sans les otre.on peu etre fort un temp mais pas fort tout le temp.et c est ce ki est arivé aux guéré et c ce ki peu arivé au hallogene de duekoué s il ne se calmE pa.D AilleUR POURKOI LES BETÉ,ETHNIE DE L EX PRESIDENT DECHU ,NE SOUFFRE PAS DU MEME PROBLEME.IL DEVRAI ETRE LES PLUS MALTRAITÉ DE C.I.on dois osi se poser cet kestion.mai a cela on peu osi ajouté ke le probleme foncier y joue un role osi nefaste.ça eté un vrai casse tete pour tou ceu ki ce son succedé au palais.souhaiton tous ke la paix gagne tous les coeur et ke la raison l emporte sur les passion

Écrit par : kayato | lundi, 13 août 2012

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