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jeudi, 23 août 2012

QUAND LE CITOYEN ET SYNDICALISTE MAHAN GAHE RIDICULISE LE JUGE QUI L’INTERROGE

 

MAHAN GAHE BASILE.jpg

Mahan Gahé, Secrétaire Général de la Centrale syndicale DIGNITE, enfermé par le pouvoir Ouattara


Le juge qui prend la parole le premier dit à Mahan Gahé : « Monsieur Mahan vous êtes accusé d’avoir lancé un contre-appel aux travailleurs pour leur demander de désobéir à l’ordre du président qui appelait à cesser de travailler… ».

Voilà ce que répond le prisonnier politique:

« Monsieur le juge, vous me faites peur ! Vous me faites peur parce que vous êtes censé appliquer la loi. Mais il me semble que vous ne la connaissez pas. J’ai donc peur que vous appliquez autre chose que la loi dans cette affaire qui me concerne. D’abord de quel président parlez-vous ? Si c’est du président Alassane Ouattara que vous parlez, ce que je devine aisément, il n’était pas encore président quand j’ai lancé mon appel. Je ne pouvais donc pas lui avoir désobéi avant qu’il n’ait été reconnu comme tel par le Conseil Constitutionnel qui avait déjà investi son adversaire ».
 
Il a été reconnu par la communauté internationale, a relancé le juge.
 
« Vous me faites encore plus peur. Mais soit, supposons que ce sont les Ivoiriens qui votent et c’est la communauté internationale qui proclame les résultats, le président élu n’est pas comme moi un leader syndical pour lancer des grèves et appeler à saboter l’économie du pays qu’il est appelé à diriger. Je comprends que mon crime est d’avoir souhaité que les Ivoiriens travaillent pour sortir leur pays du sous-développement… j’étais loin de penser qu’un chef d’Etat aurait pu prendre cela pour un crime gravissime ».
 
Invariablement, le juge reprendra son refrain de la toute puissance de la communauté internationale devant un Mahan Gahé, serein, savourant ce moment où il se rend compte de la vacuité des accusations du régime Ouattara contre tous ses prisonniers politiques!
 
 
 
Joseph Marat, in le quotidien ivoirien "Aujourd'hui".

Commentaires

j'imagine le petit juge dans son soulier ce jour la (suivez mon regard du cote de Zoro Bi un autre petit juge sans personnalite veritable qui n'est que l'ombre de lui meme aujourd'hui avec ce que subi Sinfra sa ville natale). Vraiment quand un homme decide de s'abonner au compteur du monsonge et du faux c'est vraiement l'enfer.

Que Dieu benisse ces dignes fils ivoiriens qui croupissent dans les goulags du Nord. Nuits et jours nous prions pour vous et vos familles respectives.

Écrit par : IntelligenciaHomme | jeudi, 23 août 2012

Mahan Gahé, digne fils d'Eburnie, nous sommes plus que fiers de toi.
Qu'est ce qu'ils croient ces bouseux et arrivistes de tout bords?
Que la prison, l'injustice, le mensonge et la violence meurtrière allaient avoir raison des hommes et des femmes de CI?
Que le vocable "Communauté Internationale" allait faire trembler de peur tous les ivoiriens?
Merci, cher ainé ainsi qu'à tous ceux et toutes celles -je pense tout particulièrement à Simone Gbagbo et à Bro Grébé- qui comme toi font preuve de courage et de conviction malgré toutes les incertitudes qui planent sur vos têtes.
Nul doute que tous les ivoiriens éprient de justice et de bon sens ne cessent de prier pour tous les prisonniers du Dozoland.
Que le Dieu de Justice et de Vérité exerce Sa vengeance et Sa rétribution! Qu'une fois pour toutes, l'on sache dans ce pays, la Nouvelle Côte d'Ivoire qui pointe à l'horizon, que ni la force des armes et de la rébellion, ni la soi-disant communauté internationale n'auront raison du choix et du plan de l'Eternel en faveur de ce pays et de ses enfants.

Écrit par : GUI TEH | vendredi, 24 août 2012

salut mon patron basile je suis fiere de toi, sache que ns prions pour toi et un jour dieu te fera justice dans ta lutte, la cote d'ivoire compte sur toi. pour ta dignite.

Écrit par : G.l.j | vendredi, 24 août 2012

De telles réponses font vraiment plaisir ! Au regard de cet échange entre le juge et le syndicaliste, celui-ci est accusé d'avoir désobéit à la communauté internationale et rien d'autre. Bravo le pouvoir Ouattara ! On voit bien que ce n'est pas lui qui dirige la Côte d'Ivoire.

Écrit par : St-Ralph | vendredi, 24 août 2012

C'est plaisant de lire de telles réactions ! En définive, le syndicaliste est accusé d'avoir désobéi à la commnauté internationale et non pas à Ouattara ! C'est tout ce que l'on peut retenir de cet échange.

Écrit par : St-Raph | vendredi, 24 août 2012

C'est EXACTEMENT cela, mon frère ST-RALPH! La communauté internationale gouverne la Côte d'Ivoire. Et pour se faire, elle y a nommé un de ses fonctionnaires.

Vive la Côte d'Ivoire!

Écrit par : Dindé | vendredi, 24 août 2012

EH OUI C'EST LA NOUVELLE C.I. OU LA COTE D'IVOIRE DES ÉTRANGERS.
LES IVOIRIENS VOTENT ET C'EST LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE QUI VALIDE. POURQUOI ALORS AVOIR DEMANDE QU'ON VOTE ? SI C'EST LA COMMUNAUTÉ QUI DÉCIDE, ELLE POUVAIT DESIGNER LE PRÉSIDENT.
UN PRÉSIDENT QUI ORDONNE QU'ON ARRÊTE DE TRAVAILLER, QUI ORDONNE QU'ON AFFAME LES HABITANTS, QUI ORDONNE LA MORT DE SES COMPATRIOTES EN DEMANDANT L'EMBARGO SUR LES MÉDICAMENTS.

MERCI A CEUX QUI LE SUPPORTENT, VOUS AUREZ LA MORT DE TOUS LES IVOIRIENS SUR VOTRE CONSCIENCE A JAMAIS.

Écrit par : FROTTO GUY | dimanche, 26 août 2012

je ne comprends pas bien quelque chose. peut-être pourra-t-on m'éclairer. en quoi l'appel d'un individu fut-il président de la république, adressé à des travailleurs libres, dont il n'a même pas contribué à l'embauche, à agir dans un certain sens doit-il être obligatoirement obéi au point d'être trainés devant les tribunaux? une loi a-t-elle été violée? la seule parole du président a-t-elle force de loi? même Dieu respecte la liberté.

Écrit par : freddy | mercredi, 05 septembre 2012

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