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mercredi, 29 août 2012

AFFAIRE KATINAN KONE: LA «BATAILLE DE KIRINA» JURIDIQUE A COMMENCE!

 

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Les autorités ghanéennes ont décidé de jouer à fond la carte du droit dans l’affaire Katinan Koné, là où certains, le régime Ouattara notamment, avaient tout misé sur un passage en force politique. Dans un communiqué publié le dimanche le Ghana avait subtilement fait glisser l’affaire sur le terrain juridico-judiciaire, en entamant une procédure judiciaire, comme les textes l’exigent. Du coup, l’arrangement juridico-politique souhaité par Abidjan tombe à l’eau et laisse place à une véritable bataille juridico-judiciaire. Qui va connaitre son épilogue d’ici peu. Le ministre Katinan Koné part avec un léger avantage du fait de son statut de réfugié politique et de la constitution ghanéenne qui plaide en sa faveur en ses articles 14 et 21. L’affaire intervenant en pleines vacances judiciaires au Ghana, le temps pourrait également jouer en sa faveur, en lui permettant de se préparer et de mettre en place sa stratégie de défense. 

Initialement, l’affaire devrait être présentée hier lundi 27 août 2012 devant le tribunal de première instance d’Accra, avant d’être reportée. Tractations souterraines, intrigue judiciaire, complexité avérée du dossier ? En tout cas les avocats du ministre Katinan,  Me Lucie Bourthoumieux du Barreau de Paris et Me Patrick Sogdjibor du barreau du Ghana entendent utiliser tous les instruments juridiques en leur possession pour faire échec à un projet d’extradition de leur client. Hier, Patrick Sogdjibor est d’ailleurs sorti du bois, et a évoqué une possible action en justice pour obtenir une mise en liberté rapide de son client. «Nous attendons des autorités ghanéennes qu’elles respectent le droit à la liberté de notre client, et qu’elles respectent le fait qu'il est un réfugié inscrit ici, qui n'a commis aucun crime ; et qu’elles le libèrent immédiatement et sans condition pour qu’il retrouve sa liberté individuelle et son confort», a-t-il indiqué à la radio Joy FM. Une telle procédure peut-elle prospérer ? Oui, selon le Dr Vladimir Antwi-Danso, chercheur senior au Centre Legon pour les Affaires Internationales et Diplomatiques, qui a affirmé que M. Katinan a le droit de saisir le tribunal au sujet de cette affaire.

Le gouvernement ghanéen desserre l’étau des pressions…

Ce qui apparaissait comme une «simple» parenthèse semble s’être métamorphosé en une véritable bataille judiciaire qui s’annonce épique et rude. Et qui peut s’étendre sur plusieurs jours voire plusieurs semaines. Et il n’est pas exclu à l’analyse des informations en notre disposition que la  Haute cour de justice ghanéenne se saisisse du dossier au regard de la qualité du «prévenu» et du caractère à la fois complexe et délicat de l’affaire. Choisir de placer la bataille sur le terrain juridique permet en tout cas au gouvernement ghanéen de tenir à distance les différents lobbies qui s’activent autour de lui.

D’abord, le régime Ouattara, qui ne cesse de le harceler et devra se soumettre au droit et arrêter son activisme et ses menaces voilées. Mais également, les soutiens internationaux du ministre Justin Koné Katinan, notamment ses ex-hôtes sud-africains mais aussi l’ancien président John Jerry Rawlings, figure incontournable du NDC, parti du président John Dramani Mahama, qui serait bien contrarié d’aller à la bataille électorale de cette fin d’année en étant éventuellement handicapé par les conflits que peuvent susciter l’affaire Katinan au sein de sa formation politique.

Une bataille de Kirina juridique

Dans les camps de réfugiés, parmi les cadres en exil et au sein des milieux favorables à l’opposition en Côte d’Ivoire, la bataille juridique FPI-RDR qui s’est déclenchée au Ghana s’apparente à une véritable bataille de Kirina, du nom de celle, épique et à la vie à la mort, qui a opposé les troupes de Soundjata Kéita et de Soumahoro Kanté.  En effet, la jurisprudence qui s’écrira sera déterminante pour la sécurité des militants en exil, donc pour la pérennité d’un combat politique dont les figures principales en Côte d’Ivoire sont aujourd’hui embastillées pour un oui ou pour un non par ceux qui ont juré d’imposer un parti unique de fait en «éradiquant» toute forme de contestation.

 

Frank Toti


Source: LE NOUVEAU COURRIER

Commentaires

LE GHANA DEVRAI ARETER SA COMEDIE ET LIBEREZ KONE KATINAN.PAS LA PEINE DE NOU FAIRE PERDRE LE TEMP.DEPUI TOU LE TEMP KIL PASAI A SE PROMENER AU GHANA EN MENANT CES ACTIVITES DOUTEUSE,C MAINTENANT KIL S EN RENDE COMPTE?.TOULE MONDE SAIKE LE GHANA SERT DE BASE ARIERE AU PRO GBAGBO.ALOR FRANCHEMENT,IL NE CRAI PA GRAND CHOSE.MAI,LE COTE POSITIF,C TOUTE LE SAVOIR FAIRE DE LA DIPLOMATIE ADO.LA OU GBAGBO ORAI DEJA INSULTE LE GHANA ET BLE GOUDE,ORAI DEJA FAI SORTIR SES PATRIOTE POUR FAIRE LA CHASSE AU GHANEENS.ADO,LUI VA EN DOUCEUR ET EN DOIGTER.PATIEMENT,IL TISSE SA TOILE AUTOUR DES EXTREMIS PRO GBAGBO.C CA OSI UN PRESIDENT CONSCIENT

Écrit par : kayato | mercredi, 29 août 2012

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