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vendredi, 31 août 2012

RIPOSTE - LES OBSERVATEURS DE FRANCE 24 ET LEURS CHOIX PARTICULIERS

 

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C’est l’histoire d’une série de vidéos en ligne qui ont fait le buzz avant de susciter la polémique. Au commencement, il y a un mystérieux compte Youtube d’où ont été postées, il y a «un mois», des images révoltantes de soldats FRCI soumettant quasiment tout un village à des traitements inhumains et dégradants à «Alépé», nous signale le «posteur». Ces images ont mis quelques semaines à être récupérées par les «facebookers» et certains blogueurs de ce qu’on pourrait appeler la «gbagbosphère». En l’absence d’explications claires de la personne – «Richard Geremy», certainement un pseudonyme – qui les a publiées, les supputations sont allées bon train. Certains internautes ont daté ces images de juin 2012.

C’est alors que France 24, à travers son émission «Les Observateurs», entre en scène et enquête. Ses conclusions ? Les images datent de mai 2011 et non de juin 2012 et décrivent néanmoins des sévices réels. Comme l’explique l’équipe des Observateurs, aidée par la journaliste Péguy Bruguière. «France 24 a pu contacter un témoin oculaire de la scène, qui a accepté de témoigner sous couvert d’anonymat. Il nous affirme que les faits se sont déroulés à Domolon, un petit village de la région d’Alépé, en mai 2011, soit quelques semaines après la chute de Laurent Gbagbo, l’ancien président. Il explique que, ce jour-là, les FRCI étaient venues venger d’autres soldats qui s’étaient fait "lapider" par un groupe de jeunes de la ville une semaine auparavant (sur la 3e vidéo, on entend à plusieurs reprises les soldats parler de "lapidation de FRCI"). Après avoir pillé plusieurs maisons du village, les FRCI ont alors regroupé les jeunes sur la place et les ont soumis à des actes humiliants. En entendant les tirs, le curé d’Alépé, qui se trouvait à Dabré, un village mitoyen, a accouru en soutane pour tenter de ramener le calme (à plusieurs reprises, on voit un homme en soutane blanche sur les images). Il est parvenu à convaincre le commandant "barbu" visible sur la 3e vidéo de libérer les jeunes, expliquant que ceux qui avaient agressé les FRCI la semaine précédente ont fui le village. Après plusieurs heures, les soldats ont fini par partir, laissant la population "traumatisée", selon notre témoin.»

Il y a tout de même un hic. L’angle fort que France 24 choisit de mettre en valeur, c’est le «retour de la cyber-manipulation», qui serait bien entendu le fait des vilains pro-Gbagbo. C’est un angle discutable et dangereux. 

Discutable parce que rien ne prouve que le fait que les images aient été datées de juin 2012 par certains internautes n’est pas tout simplement lié à une erreur de bonne foi qui s’est diffusée en ligne. Rien ne prouve même que celui qui a mis les vidéos en ligne est celui qui les a filmées. On a souvent l’impression qu’elles ont été prises par un FRCI, puis volées d’une manière ou d’une autre par celui qui les a anonymement dévoilées à la face du monde. 

L’angle de France 24 est dangereux parce qu’en insistant lourdement sur le fait que ces exactions se sont produites il y a plus d’un an, on sous-entend subtilement que les choses se sont arrangées depuis, ce qui n’est absolument pas vrai, comme l’indiquent de nombreux témoignages sur la pratique de la torture qui persiste, et que dénonce même la très officielle Commission nationale des droits de l’homme de Côte d’Ivoire.

Au final, l’angle de France 24 trahit la gêne de la «grande presse» française. Elle a soutenu à fond Alassane Ouattara qui se révèle à la pratique un chef autoritaire dont la troupe criminalisée viole au quotidien les droits de l’homme. Il faut donc pinailler, créer le flou, parler d’autre chose… continuer à bas bruit la diabolisation de l’adversaire commun. Le grand méchant Gbagbo et ses satanés patriotes des rues et des réseaux sociaux.

 

Benjamin Silué


Source: LE NOUVEAU COURRIER

Commentaires

Qu'importe la date de la réalisation de la vidéo. Que l'événement se soit déroulé en Côte d'Ivoire est suffisant pour condamner les auteurs d'une telle scène. A-t-on besoin de savoir a quelle heure la victime a été agressée pour dire si son agresseur reconnu est coupable ?

Écrit par : St-Ralph | vendredi, 31 août 2012

acte abominable et condamnable les responsables doivent être identifiés et chatiés

Écrit par : oumarou sanda mahaman maazou | lundi, 03 septembre 2012

Ils savent seulement mentir car se sont les produit de lénnémi

Écrit par : le sage | mercredi, 05 septembre 2012

Les produits que satan fait sont toujours bizards

Écrit par : l homme | mercredi, 05 septembre 2012

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