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vendredi, 31 août 2012

RIPOSTE - LES OBSERVATEURS DE FRANCE 24 ET LEURS CHOIX PARTICULIERS

 

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C’est l’histoire d’une série de vidéos en ligne qui ont fait le buzz avant de susciter la polémique. Au commencement, il y a un mystérieux compte Youtube d’où ont été postées, il y a «un mois», des images révoltantes de soldats FRCI soumettant quasiment tout un village à des traitements inhumains et dégradants à «Alépé», nous signale le «posteur». Ces images ont mis quelques semaines à être récupérées par les «facebookers» et certains blogueurs de ce qu’on pourrait appeler la «gbagbosphère». En l’absence d’explications claires de la personne – «Richard Geremy», certainement un pseudonyme – qui les a publiées, les supputations sont allées bon train. Certains internautes ont daté ces images de juin 2012.

C’est alors que France 24, à travers son émission «Les Observateurs», entre en scène et enquête. Ses conclusions ? Les images datent de mai 2011 et non de juin 2012 et décrivent néanmoins des sévices réels. Comme l’explique l’équipe des Observateurs, aidée par la journaliste Péguy Bruguière. «France 24 a pu contacter un témoin oculaire de la scène, qui a accepté de témoigner sous couvert d’anonymat. Il nous affirme que les faits se sont déroulés à Domolon, un petit village de la région d’Alépé, en mai 2011, soit quelques semaines après la chute de Laurent Gbagbo, l’ancien président. Il explique que, ce jour-là, les FRCI étaient venues venger d’autres soldats qui s’étaient fait "lapider" par un groupe de jeunes de la ville une semaine auparavant (sur la 3e vidéo, on entend à plusieurs reprises les soldats parler de "lapidation de FRCI"). Après avoir pillé plusieurs maisons du village, les FRCI ont alors regroupé les jeunes sur la place et les ont soumis à des actes humiliants. En entendant les tirs, le curé d’Alépé, qui se trouvait à Dabré, un village mitoyen, a accouru en soutane pour tenter de ramener le calme (à plusieurs reprises, on voit un homme en soutane blanche sur les images). Il est parvenu à convaincre le commandant "barbu" visible sur la 3e vidéo de libérer les jeunes, expliquant que ceux qui avaient agressé les FRCI la semaine précédente ont fui le village. Après plusieurs heures, les soldats ont fini par partir, laissant la population "traumatisée", selon notre témoin.»

Il y a tout de même un hic. L’angle fort que France 24 choisit de mettre en valeur, c’est le «retour de la cyber-manipulation», qui serait bien entendu le fait des vilains pro-Gbagbo. C’est un angle discutable et dangereux. 

Discutable parce que rien ne prouve que le fait que les images aient été datées de juin 2012 par certains internautes n’est pas tout simplement lié à une erreur de bonne foi qui s’est diffusée en ligne. Rien ne prouve même que celui qui a mis les vidéos en ligne est celui qui les a filmées. On a souvent l’impression qu’elles ont été prises par un FRCI, puis volées d’une manière ou d’une autre par celui qui les a anonymement dévoilées à la face du monde. 

L’angle de France 24 est dangereux parce qu’en insistant lourdement sur le fait que ces exactions se sont produites il y a plus d’un an, on sous-entend subtilement que les choses se sont arrangées depuis, ce qui n’est absolument pas vrai, comme l’indiquent de nombreux témoignages sur la pratique de la torture qui persiste, et que dénonce même la très officielle Commission nationale des droits de l’homme de Côte d’Ivoire.

Au final, l’angle de France 24 trahit la gêne de la «grande presse» française. Elle a soutenu à fond Alassane Ouattara qui se révèle à la pratique un chef autoritaire dont la troupe criminalisée viole au quotidien les droits de l’homme. Il faut donc pinailler, créer le flou, parler d’autre chose… continuer à bas bruit la diabolisation de l’adversaire commun. Le grand méchant Gbagbo et ses satanés patriotes des rues et des réseaux sociaux.

 

Benjamin Silué


Source: LE NOUVEAU COURRIER

jeudi, 30 août 2012

UNIVERSITES DE COTE D'IVOIRE: PARADE POUR UNE RENTREE MANQUEE

 

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En lieu et place de la rentrée universitaire annoncée pour être effective le 3 septembre 2012, après deux incompréhensibles et inacceptables années blanches, le régime Ouattara s'apprête à servir aux ivoiriens et au monde entier (convoqué à cette occasion) une parade aussi inutile, inédite que coûteuse pour masquer son incapacité à tenir une date qu'il a lui-même annoncée en fanfare. Cela s'appelle un cache-sexe!



 


Universités publiques: Ouattara camoufle la non tenue de la rentrée du 3 septembre dans une cérémonie

 

Alassane Ouattara et son régime l’avaient annoncé tambour battant: "La rentrée universitaire s’effectuera le lundi 3 septembre 2012". Ils avaient même fixé des frais d’inscription faramineux de 300.000 à 500.000 FCFA avant de faire volteface quelques jours après. Nous sommes à jour J-5 et les universités sont toujours en chantier. Des professeurs en prison ou en exil, des étudiants tués ou en exil. L’Université de Bouaké est envahie d’herbe. Les UFR des autres villes, personne n’en parle. Aucun signe concret de la rentrée effective annoncée pour le 3 septembre 2012.

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Travaux sur le campus de l'Université d'Abidjan Cocody, fin juillet. Sia Kambou/Afp

 

Ce matin, mercredi 29 août 2012, à 07h 20mn lorsque que nous passions près du site de l’Université de Cocody, des Caterpillar et des camions ainsi que des ouvriers s’activaient à préparer les lieux pour la trompeuse manifestation. Les gazons plantés dans la cours et dans l’espace extérieur n’ont pas encore germé. Mais Ouattara tient à organiser sa cérémonie tape-à-l’œil. Juste pour détourner le regard de certains ivoiriens et des observateurs de cette honteuse débâcle de la non-tenue de la rentrée du 3 septembre, Ouattara et son régime ont trouvé la parade d’organiser une cérémonie creuse en lieu et place de la rentrée annoncée. On y annonce des conférences, des prestations musicales sous le haut patronage d'Alassane Ouattara himself. La RTI a même conçu une bande publicitaire dans laquelle elle annonce la participation de Didier Drogba, le Footballeur international, à cette comédie qui ne dit pas son nom.

Après avoir focalisé les ivoiriens et les bailleurs de fonds sur le 3 septembre 2012 comme date de la rentrée universitaire, on constate que Ouattara a encore menti comme à son habitude. La rentrée effective n’aura pas lieu. Les communicants du régime trouveront des parades pour justifier l’incompétence de leur mentor. C’est déjà connu. Pauvre Côte d’Ivoire!

 

SourceLe blog d'Alain Doh Bi

AVANT L'AUDIENCE DE VENDREDI A ACCRA, L'AVOCATE DE KONE KATINAN DIT TOUT

 

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Me Lucie Bourthoumieux, l’un des avocats du ministre Koné Katinan dans l’affaire (elle collabore par exemple avec le juriste ghanéen Patrick Sogbodjor), a bien voulu accorder un entretien au Nouveau Courrier dans lequel elle explique la procédure en cours, en particulier la dernière initiative de la Défense qui a choisi d’invoquer la notion d’habeas corpus, chère au système juridique anglo-saxon, pour obtenir la mise en liberté du porte-parole du président Gbagbo. Elle s’exprime également sur ce qu’elle perçoit comme la volonté manifeste des autorités ghanéennes de ne se fier qu’aux textes et loi en vigueur dans le pays et sur la scène internationale, en dépit des pressions politiciennes. En filigrane, l’on comprend que l’enjeu pourrait bien être une forme de jurisprudence qui clora, dans un sens ou dans un autre, le débat engagé, avec force tambours et trompettes, par le régime ivoirien. 

Vous invoquez l'habeas corpus dans le cadre de l’affaire Katinan Koné. A quoi répond cette démarche juridique?

Le sens de cette démarche est simple. L’Etat ghanéen doit venir se prononcer devant la justice sur les raisons de ce qu’on peut appeler la privation de liberté, ou alors de la mise en sécurité de M. Koné Katinan. La Cour nous a donné raison en désignant un juge qui a convoqué l’Etat et fixé une date d’audience relativement rapprochée, c’est à dire vendredi prochain. De façon à ce que l’Etat vienne s’expliquer sur le fait que notre client, M. Koné Katinan, soit mis en sécurité depuis vendredi dernier, et pendant plus de 48 heures. Je pense que l’Etat ghanéen viendra expliquer qu’il a procédé ainsi parce que le gouvernement Ouattara avait demandé que Koné Katinan soit extradé. 

A partir de là, on demandera au juge de se prononcer sur la légalité de cette demande d’extradition. Dans la mesure où premièrement, il n’y a pas du tout de convention d’extradition entre la Côte d’Ivoire et le Ghana. Deuxièmement, M. Katinan Koné bénéficie du statut de réfugié politique. Et à ce titre, il est couvert par la Constitution ghanéenne de 1992 qui est contre toute extradition d’un réfugié vers son pays d’origine ou décrit comme tel pour des motifs politiques. Et même les textes de la Cedeao interdisent toute extradition pour des raisons politiques d’un ressortissant de la Cedeao vers son pays d’origine ou un pays tiers.

A quoi doit-on s’attendre lors de l’audience de vendredi? Y aura-t-il un débat de fond sur l’affaire même?

Des questions peuvent toujours conduire à un débat de fond. A la suite des explications de l’Etat. Qui viendra donner les raisons pour lesquelles le ministre Koné Katinan est retenu depuis vendredi dans ses locaux. Et à partir de ces raisons-là, le juge pourra décider si l’Etat a le droit de retenir pendant plus de 48 heures un réfugié politique ou en tout cas un résident étranger, sachant que ce dernier a toutes les pièces justificatives de son statut. 

Par rapport à tous les éléments à votre disposition, êtes-vous confiante quant à l’issue de la procédure?

En tout cas, nous sommes confiants et nous avons confiance en la justice ghanéenne, dans la mesure où nous avons pu constater depuis quelques jours que nous négocions ce dossier en rapport avec toutes les autorités politiques et judiciaires, que toutes les autorités ont à cœur de se soumettre à la loi de leur pays quelques soient les pressions subies. 

Sommes-nous dans la même configuration que l’affaire du ministre Lida Kouassi extradé au forceps du Togo en juin dernier?

On est dans la même situation de demande d’extradition de personnalités ivoiriennes, mais vous voyez que le modus operandi est complètement différent. Vous avez vu qu’au Togo le ministre Lida Kouassi a été extradé avec une autorisation administrative, donc purement politique. Mais, dans le cas de Koné Katinan, l’Etat ghanéen a souhaité étudier le dossier au regard de la loi. Ça, c’est une différence de taille !


Réalisée par Frank Toti


Source: LE NOUVEAU COURRIER

INSECURITE GALOPANTE EN COTE D'IVOIRE: LA FRANCE INTERPELLE SES RESSORTISSANTS

 

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«Les conseils de prudence qui s’applique en province sont maintenus en raison de la présence possible de délinquants appelés coupeurs de route sur certains axes. Les déplacements commerçant ou se commerçant ou se terminant de nuit sont également fortement déconseillés». Cette recommandation est adressée aux ressortissants Français vivant en Côte d’Ivoire. Elle figure dans l’édition du vendredi 24 août 2012 du Bulletin d’information consulaire et de sécurité de la communauté française.

Un périodique édité par le Consulat général de France à Abidjan. Les nouvelles autorités françaises qui n’ignorent pas que la situation sécuritaire et sociopolitique en Côte d’Ivoire s’est fortement dégradée depuis l’installation au pouvoir, dans les conditions que l’ont sait, d’Alassane Dramane Ouattara, avec le soutien militaire du régime de Nicolas Sarkozy, demandent explicitement à leurs ressortissants d’éviter de sortir la nuit à Abidjan et à l’intérieur de la Côte d’Ivoire. Au quel cas, ils s’exposeraient à la violence des « coupeurs de route ». Mais également (cela le Consulat français ne l’a pas écrit) aux Frci et aux dozos, des forces armées pro-Ouattara qui commettent des exactions en toute impunité.

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Autres consignes livrées par la France à ses ressortissants : ne pas tenir compte des rumeurs, éviter les lieux de rassemblements et être particulièrement vigilant dans les zones festives et se tenir informé en consultant le site de l’Ambassade de France. «Les exactions dont vous avez été victimes doivent être déclarées auprès des autorités ivoiriennes (police ou gendarmerie)», mentionne le consulat français. Sans évoquer curieusement les Frci, ces forces armées rattachées à M. Ouattara. Qui se substituent quotidiennement pourtant à la police et la gendarmerie. Comment interpréter cette attitude de la France ?

Prudence ou déception à l’égard du régime Ouattara qu’elle a activement contribué à installer ? Un fait demeure certain, selon des sources diplomatiques, Paris est inquiet par la tournure des choses en Côte d’Ivoire. Même son de cloche pour l’Union Européenne dont le chef de délégation, M. Thierry De Saint Maurice, l’a signifié au Premier ministre ivoirien, Jeannot Ahoussou-Kouadio, lors d’une rencontre, lundi dernier, à la Primature (Abidjan-Plateau).

 

Didier Dépri


didierdepri@yahoo.fr


Source: 2IVOIRES ACTUALITES

REVELATION SUR LE CAS KATINAN: CORRUPTION, TERRORISME ET GANGSTERISME

 

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Avant les obsèques du président ghanéen Atta Mills, Ouattara avait remis au directeur de la DST ghanéenne (via Hamed Bakayoko son ministre de l'intérieur), une importante somme d'argent avec une liste de certaines personnalités ivoiriennes, afin que celui-ci procède au kidnapping et à l'extradition en Côte d'Ivoire de ces personnalités. L'arrestation et extradition manquée du ministre Koné Katinan était le premier du genre. 

L'investigation au sein de la DST ghanéenne a donc permis aux autorités ghanéennes de découvrir le plan frauduleux. La suite, on la connait tous: le directeur de la DST et ses collègues complices ont été démis immédiatement de leur fonction. 

Dévoilé, Ouattara ne va pas démordre pour autant dans sa volonté de ramener Katinan en Côte Ivoire. Car, il fit intervenir l'ambassadeur de France au Ghana. Mais face aux explications de l'avocat du ministre Katinan, le diplomate français s'est toute suite retiré. 

L'UEMOA, NOUVELLE SOLUTION POUR L'EXTRADITION?

Au dernière nouvelle, après l'échec de l'extradition du ministre Katinan, grâce à la loi ghanéenne sur la protection des réfugiés, ouattara a choisi l'option Uemoa. En effet, selon les proches du pouvoir Ouattara, l'Uemoa serait entrain de mettre en place une commission rogatoire pour obtenir l'extradition du ministre Katinan. Selon ces derniers, la Commission Bancaire de l'UEMOA avait diligentée une enquête (?) pendant la crise post-électorale qui établit clairement l'implication directe du ministre Katinan dans l'appropriation illégale de ressources au sein du siége national de la BCEAO à Abidjan.

Selon ces pro-ouattara, cela apportera du crédit à l'accusation de crimes économiques formulée par le pouvoir Ouattara. Toujours, selon eux, si cette commission rogatoire se confirme, les juges ghanéens pourraient difficilement s'opposer à l'extradition du ministre Katinan, puisque la loi ghanéenne sur la protection des réfugiés ne s'applique pas quand un réfugié commet des crimes non-politiques dans son pays d'origine avant d'entrer sur le territoire ghanéen. Cependant, ces pro-Ouattara, précisent qu'une telle procédure peut durer plusieurs semaines...

OBJECTIFS REELS DE OUATTARA

L'affaire de l'extradition du ministre Koné Katinan a révélé au monde entier la vraie nature de Ouattara et son régime: corruption, terrorisme, gangstérisme, dictature... Du mandant d'arrêt pour déstabilisation de pays, on est passé en 48h, après l'échec de l'extradition du ministre Katinan, à un nouveau mandat d'arrêt pour crime économique. 

Le régime Ouattara agit comme un gang mafieux. L'objectif de ce dernier est d'éradiquer définitivement l'opposition significative ivoirienne (le FPI, parti du Président Gbagbo), et de réduire en silence toutes les personnalités ivoiriennes susceptibles d'avoir en leur possession des preuves qui accablent Ouattara et son pouvoir.

Les plans morbides de ouattara sont désormais dévoilés. Et son acharnement contre le peuple ivoirien va le perdre indubitablement. 


Source: Facebook Ma Patrie

mercredi, 29 août 2012

LA RECONCILIATION DANS UN COMA PROFOND - LA CDVR REAGIT ENFIN!

 

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La Commission réconciliation ivoirienne appelle Ouattara à relancer le dialogue

 

Le chef de la Commission réconciliation ivoirienne a appelé le président Alassane Ouattara à prendre des initiatives pour relancer le dialogue avec l'opposition, alors que le pays connaît un regain de tension après des violences et des arrestations , dans un entretien avec l'AFP.

La Nation ivoirienne est en danger, a alerté l'ex-Premier ministre Charles Konan Banny, président de la Commission dialogue, vérité et réconciliation (CDVR), dans cet entretien réalisé mardi. Selon lui, la solution réside dans le dialogue et j'attends du chef de l'Etat, président de tous les Ivoiriens, qu'il prenne des initiatives en ce sens.


AFP, 29 août 2012.

ACCUSE DE MONTER UNE REBELLION: BLE GOUDE REPOND A SES DETRACTEURS

 

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Depuis la crise post-électorale, les Ivoiriens vivent dans un climat sécuritaire qui laisse à désirer. Leur quotidien est rythmé par des attaques meurtrières menées ces dernières semaines par un commando non encore identifié. A la recherche des auteurs et co-auteurs de ces attaques, les Frci procèdent à des opérations d'enlèvements et d'arrestations ; ce qui rend la situation sécuritaire beaucoup plus délétère.

Ces enlèvements sont pour la plupart du temps consécutifs à des dénonciations calomnieuses et fantaisistes qui s'apparentent plus à des règlements de comptes. C'est certainement dans cette optique que depuis quelques jours, une certaine presse se fait l’écho d'une prétendue enquête qui me présente comme le cerveau d'une rébellion qui se préparerait depuis le Libéria voisin. Cette enquête menée par monsieur Venance Konan et publiée par le quotidien dont il est le Directeur général, à été reprise par un autre quotidien du même bord politique.

Face à cette alchimie qui tient forcément à m'associer aux attaques de ces dernières semaines, je voudrais interpeller les auteurs de ces articles et les tenir pour responsables de ce qui pourrait arriver à ma famille et à mes proches, dans une Côte d'Ivoire où l'on est à la recherche de bouc-émissaire. Est-il encore important de vous rappeler que je suis opposé à l'usage des armes comme moyens de conquête du pouvoir. Je demeure attaché à cette philosophie qui est le fondement de mon action politique. Et vous ne réussirez pas à me transformer en putschiste. Pour moi, le règlement de nos différends politiques doit se faire par le dialogue et la paix.

Mieux, faire la paix dans un pays qui a été déséquilibré par une crise liée à des élections, n'est pas une option, c'est un impératif pour le peuple de Côte d'Ivoire. Je reste convaincu que le dialogue pose les balises d'une lisibilité et d'une visibilité politiques durables dont notre pays a besoin. C'est pourquoi, je considère que ceux qui inventent des histoires et les montent de toutes pièces, dans le seul objectif de se rendre utiles aux yeux du pouvoir ne rendent pas service à la Côte d'Ivoire.

Comme une plaie qui a besoin de toutes les cellules du corps pour cicatriser, la Côte d’Ivoire a besoin de toutes ses filles et fils pour reprendre le chemin de la reconstruction et du développement. Pour y arriver, notre pays a besoin de discours et d'actes d’apaisement. Tous ceux qui, au lieu d'y contribuer, attisent plutôt les braises, seront un jour montrés du doigt par le tribunal de l'histoire. Car le tableau analytique du climat politique de notre pays appelle à des inquiétudes. 



Charles Blé Goudé


LA FRANCE, LA COTE D'IVOIRE, LE DESARMEMENT ET LA PAIX

 

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C’est une prise de position qui n’a pas été assez commentée dans l’effervescence de l’actualité ivoirienne de ces dernières semaines. Face au regain de tension armée en Côte d’Ivoire, la diplomatie française est sortie du bois et a «pondu» un communiqué sur lequel il serait pertinent de s’attarder. «Nous appelons au calme et à l'apaisement des tensions», a déclaré un porte-parole du quai d'Orsay, qualifiant le climat d’insécurité qui règne au pays des Eléphants de «préoccupant». Ce porte-parole a poursuivi: «Le désarmement et la réforme des secteurs de la sécurité doivent plus que jamais être une priorité, tout comme la poursuite du processus de réconciliation nationale et la lutte contre l'impunité».

Dans la bouche d’un officiel français, le mot «désarmement», dès lors qu’il est rapporté à la Côte d’Ivoire, ne peut pas être neutre. Il a une histoire. En effet, si les accords de Linas-Marcoussis (parrainés par Paris), de Pretoria et de Ouagadougou n’ont, depuis début 2003, cessé d’appeler au «désarmement», l’ancienne puissance coloniale a eu, jusqu’à la chute du président Laurent Gbagbo, un positionnement politique et stratégique encourageant clairement la prolifération des armes légères… tant qu’elle dérangeait le chef de l’Etat d’alors. Ainsi, Paris a refusé, lors de la création du MPCI et de ses succursales MPIGO et MJP, de faire pression sur les présidents Blaise Compaoré (Burkina Faso) et Charles Taylor (Liberia), pour qu’ils cessent de fournir les rebelles en armements. Par la suite, l’embargo onusien frappant le pays a soigneusement évité d’inclure les pays qui fournissaient les insurgés en armes, ce qui revenait à «punir» la seule partie gouvernementale, qui ne pouvait naturellement rester les bras croisés à attendre d’être submergée par l’ennemi. La France a manœuvré à l’ONU pour que les élections générales soient organisées sans le désarmement des rebelles et la réunification du pays, pourtant consignés par les chronogrammes adoptés par toutes les parties. Par la suite, elle a accompagné sans état d’âme la conquête du Sud par les Forces nouvelles transformées en FRCI, conquête qui n’a été rendue possible que par une violation «autorisée» de l’embargo et par la distribution de kalachnikovs à des milliers de civils fanatisés. Alors qu’elle a rejeté une solution politique classique – le recomptage des votes – qui pouvait préserver les chances du pays de se reconstruire et de se réconcilier! Le Canard Enchaîné, hebdomadaire toujours très bien renseigné, a même affirmé que Paris avait fourni des «munitions» aux desperados pro-Ouattara durant la guerre postélectorale, sans être démenti même faiblement.
 
Un problème de désarmement ou un problème politique ?
 
La nouvelle passion française pour le désarmement en Côte d’Ivoire est une illustration de ce qui a été hier un réflexe partagé par une partie de la «communauté internationale» et par la totalité de l’opposition ivoirienne. Qu’importe que le pays brûle pourvu que Gbagbo parte! Eh bien, c’est cette logique irresponsable qui se retourne aujourd’hui contre ceux qui en ont fait, hier, leur leitmotiv. Ceux qui ont, pendant des années, volontairement déplacé la crise politique ivoirienne sur le terrain armé sont aujourd’hui pris au piège de leurs propres passions nihilistes. Il faut qu’ils s’en convainquent même si, en Côte d’Ivoire, en Libye ou en Syrie, le sens de l’autocritique n’est pas la qualité première des pompiers-pyromanes planqués dans les bureaux confortables des chancelleries occidentales…

La crise ivoirienne, dont les éruptions de violence armée de ces dernières semaines ne sont, au fond, qu’un signe parmi d’autres, peut-elle être réglée par une politique plus efficace en matière de désarmement? Relève-t-elle de considérations d’ordre logistique ou technocratique ou est-elle un problème fondamentalement politique? Les officiels français connaissent la réponse, mais ne peuvent l’affronter. En dépit d’une alternance qui n’a pas, loin de là, mis un terme aux suicidaires réflexes anti-Gbagbo et anti-FPI de la diplomatie hexagonale. Pourtant, que l’on considère que les dernières attaques soient le fait de miliciens pro-Ouattara frustrés ou de soldats favorables à l’opposition, en exil ou sur place, l’on est bien obligé de mettre les choses en perspective. Pourquoi le régime a-t-il de la peine à limiter le pouvoir de nuisance de ses nervis armés, alors qu’il est en train de mourir de son propre poison? Principalement parce que son projet de gouvernance autoritaire ne pourrait prospérer que dans un contexte de terreur, et que ce régime de terreur ne peut être garanti que par des milices tribales comme les Dozos. Problème politique, donc! Pourquoi ce régime maintient une atmosphère d’arrestations, d’enlèvements et de répression insensée qui empêchent la «paix des braves» à force de tenter de mettre en place une sorte de «pacification par l’humiliation»? Peut-on faire la paix quand pour des centaines de soldats, de sous-officiers et d’officiers, il n’existe pas d’autre choix en dehors de l’exil ou de l’embastillement et de la torture? Toute l’attitude du régime Ouattara montre qu’il a de vrais soucis en termes de légitimité, qu’il en est conscient et gouverne contre une très large partie du peuple et de l’armée. Comment le piège a-t-il pu se refermer sur lui? Qu’est-ce qui le rend sourd à toute conciliation? Problème politique, toujours! 

La France, seule puissance à pouvoir raisonner le régime ivoirien donc à empêcher une nouvelle descente aux enfers du pays, est elle-même prise au piège de ses propres impasses, de son long storytelling mensonger sur la Côte d’Ivoire, de son orgueil de puissance et d’une certaine fatalité coloniale qui la conduite à toujours préférer la politique du pire et le compagnonnage criminel avec des systèmes politiques condamnés à moyen terme mais rassurants, à très court terme, sur l’image qu’elle se fait d’elle-même et de son influence. Hélas.
 


Théophile Kouamouo



AFFAIRE KATINAN KONE: LA «BATAILLE DE KIRINA» JURIDIQUE A COMMENCE!

 

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Les autorités ghanéennes ont décidé de jouer à fond la carte du droit dans l’affaire Katinan Koné, là où certains, le régime Ouattara notamment, avaient tout misé sur un passage en force politique. Dans un communiqué publié le dimanche le Ghana avait subtilement fait glisser l’affaire sur le terrain juridico-judiciaire, en entamant une procédure judiciaire, comme les textes l’exigent. Du coup, l’arrangement juridico-politique souhaité par Abidjan tombe à l’eau et laisse place à une véritable bataille juridico-judiciaire. Qui va connaitre son épilogue d’ici peu. Le ministre Katinan Koné part avec un léger avantage du fait de son statut de réfugié politique et de la constitution ghanéenne qui plaide en sa faveur en ses articles 14 et 21. L’affaire intervenant en pleines vacances judiciaires au Ghana, le temps pourrait également jouer en sa faveur, en lui permettant de se préparer et de mettre en place sa stratégie de défense. 

Initialement, l’affaire devrait être présentée hier lundi 27 août 2012 devant le tribunal de première instance d’Accra, avant d’être reportée. Tractations souterraines, intrigue judiciaire, complexité avérée du dossier ? En tout cas les avocats du ministre Katinan,  Me Lucie Bourthoumieux du Barreau de Paris et Me Patrick Sogdjibor du barreau du Ghana entendent utiliser tous les instruments juridiques en leur possession pour faire échec à un projet d’extradition de leur client. Hier, Patrick Sogdjibor est d’ailleurs sorti du bois, et a évoqué une possible action en justice pour obtenir une mise en liberté rapide de son client. «Nous attendons des autorités ghanéennes qu’elles respectent le droit à la liberté de notre client, et qu’elles respectent le fait qu'il est un réfugié inscrit ici, qui n'a commis aucun crime ; et qu’elles le libèrent immédiatement et sans condition pour qu’il retrouve sa liberté individuelle et son confort», a-t-il indiqué à la radio Joy FM. Une telle procédure peut-elle prospérer ? Oui, selon le Dr Vladimir Antwi-Danso, chercheur senior au Centre Legon pour les Affaires Internationales et Diplomatiques, qui a affirmé que M. Katinan a le droit de saisir le tribunal au sujet de cette affaire.

Le gouvernement ghanéen desserre l’étau des pressions…

Ce qui apparaissait comme une «simple» parenthèse semble s’être métamorphosé en une véritable bataille judiciaire qui s’annonce épique et rude. Et qui peut s’étendre sur plusieurs jours voire plusieurs semaines. Et il n’est pas exclu à l’analyse des informations en notre disposition que la  Haute cour de justice ghanéenne se saisisse du dossier au regard de la qualité du «prévenu» et du caractère à la fois complexe et délicat de l’affaire. Choisir de placer la bataille sur le terrain juridique permet en tout cas au gouvernement ghanéen de tenir à distance les différents lobbies qui s’activent autour de lui.

D’abord, le régime Ouattara, qui ne cesse de le harceler et devra se soumettre au droit et arrêter son activisme et ses menaces voilées. Mais également, les soutiens internationaux du ministre Justin Koné Katinan, notamment ses ex-hôtes sud-africains mais aussi l’ancien président John Jerry Rawlings, figure incontournable du NDC, parti du président John Dramani Mahama, qui serait bien contrarié d’aller à la bataille électorale de cette fin d’année en étant éventuellement handicapé par les conflits que peuvent susciter l’affaire Katinan au sein de sa formation politique.

Une bataille de Kirina juridique

Dans les camps de réfugiés, parmi les cadres en exil et au sein des milieux favorables à l’opposition en Côte d’Ivoire, la bataille juridique FPI-RDR qui s’est déclenchée au Ghana s’apparente à une véritable bataille de Kirina, du nom de celle, épique et à la vie à la mort, qui a opposé les troupes de Soundjata Kéita et de Soumahoro Kanté.  En effet, la jurisprudence qui s’écrira sera déterminante pour la sécurité des militants en exil, donc pour la pérennité d’un combat politique dont les figures principales en Côte d’Ivoire sont aujourd’hui embastillées pour un oui ou pour un non par ceux qui ont juré d’imposer un parti unique de fait en «éradiquant» toute forme de contestation.

 

Frank Toti


Source: LE NOUVEAU COURRIER

GERMAIN SEHOUE: «LES CRIMES COMMIS EN COTE D'IVOIRE NE SONT PAS LE FAIT DU CAMP GBAGBO»

 

 

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Paru aux éditions L’Harmattan, le livre de l'écrivain, Germain Séhoué, « Le commandant invisible raconte la bataille d’Abidjan » soulève des réactions qui fusent de toutes parts. Pour en savoir davantage, nous avons rencontré l’auteur. Il dit tout sans faux fuyants au cours de cet entretien. 


Vous venez d'écrire un livre portant sur la bataille d’Abidjan. Peut-on savoir les motivations? 

Je suis journaliste, mais avant tout écrivain. Et lorsque j’ai observé la crise ivoirienne, la rébellion et ses caprices, les complots, les mensonges, la méchanceté des hommes et de la communauté internationale, les morts inutiles, les calomnies, la façon dont Laurent Gbagbo a été honni et trimbalé à la Cpi, mon cœur a saigné et je me suis dit : il faut percer un mystère ! Car ce que les gens ont besoin de savoir aujourd’hui, c’est qui a fait quoi dans ces crimes ? On accuse tout le monde ou plutôt, on pointe du doigt le camp Gbagbo. Mais en vérité, qui a fait quoi ? C’est la question centrale ! Pendant la guerre, chacun était dans sa maison ou caché quelque part, sans savoir ce qui s’est réellement passé dehors, derrière les écrans de fumée des bombes. Et la providence m’a permis d’être remarqué par un sachant. Un de ceux qui menaient des actions et exactions et prenaient une part active à la guerre, Séméfia Sékou alias Colonel Sékouba, commandant du théâtre des opérations du fameux Commando invisible. Donc ma motivation, c’est de contribuer à faire éclater la vérité et à libérer Laurent Gbagbo, comme tous mes confrères le font chacun à sa manière, parce que sa place n’est pas à la Cour pénale internationale(Cpi). Certes, Gbagbo a ses défauts, mais il ne mérite pas la Cpi. 

Comment s'est fait le choix de votre acteur principal ? 

« Le Commandant invisible raconte la bataille d’Abidjan », n’étant pas un roman, une œuvre de fiction, mais le récit d’une succession de faits de guerre, un témoignage, c’est la qualité du sachant qui a déterminé son choix. D’ailleurs, ce n’est pas moi qui l’ai choisi, mais c’est lui qui m’a choisi pour des raisons qui lui sont propres, alors que je ne le connaissais même pas. Je l’ai accepté parce que c’est une bibliothèque sur la rébellion ivoirienne. C’est un acteur conforté et repenti. J’ai compris que j’avais une mission auprès de lui et je ne devais pas négliger cette mission si vraiment j’aimais mon pays. C’est la mission que j’ai accomplie en publiant le livre. 

A vous lire, il semble que la mort de Yves Lamblin, du colonel Dosso, Philippe Rémond n'est pas un fait anodin imputable au camp Gbagbo comme on nous laisse croire. Sur quoi fondez-vous votre confiance pour affirmer de telles révélations? 

Je fonde ma confiance sur la qualité du Commandant invisible ; il a été le commandant du théâtre des opérations du Commando invisible. Et il ne suffit pas de le déclarer, quand il relate comment il a opéré, vous ne pouvez que le prendre au sérieux. Je compte aussi sur la cohérence de ses propos, sur son courage à avouer ses propres crimes et son engagement à faire éclater la vérité sur cette crise. Je fonde ma confiance sur sa connaissance du sujet. C’est un sachant lucide. 

Après la sortie du livre, quelles sont les réactions que vous avez reçues des deux camps, Gbagbo et Ouattara ? 

Du côté des pro-Gbagbo et des patriotes de tous bords, c’est l’explosion de joie, une vague d’espoir quant au sort de leur leader en prison à La Haye. Et ce sont eux qui font la promotion du livre ; c’est comme si j’ai trouvé ce qu’ils recherchaient depuis. Donc le livre a été bien accueilli et le moins que je puisse dire, c’est que la demande est forte. Du côté de Ouattara, c’est le calme, le silence, à part quelques grognons qu’il faut comprendre. Mais même parmi les pro-Ouattara, beaucoup ont lu déjà le livre et d’autres cherchent à le lire. Parce qu’autour de Ouattara, il y a des gens à qui nos écrits font énormément du bien, des gens qui nous lisent, nous bénissent mais qui sont là-bas pour préserver leurs privilèges sociaux. Et même le chef de l’Etat, je le considère comme mon cousin et je lui ai expliqué dans un de mes billets, que j’ai publié ce livre pour participer à la construction de la démocratie et non pour le provoquer. Et je crois qu’il m’a compris. 

Ne craignez vous pas pour votre vie en abordant un sujet aussi sensible ? 

Si, je crains pour ma vie. Mais la crainte pour ma vie ne peut me détourner de la construction de l’histoire de mon pays à laquelle tout écrivain est appelé en ces temps particuliers que la postérité aura besoin de bien comprendre. Dans tous les cas, le chef de l’Etat Ouattara sait où je suis. Il a tous les services de renseignements avec lui. Il est convaincu que je suis un journaliste opposant radical contre sa politique depuis 1992, et si je suis là, en train d’exercer librement, avec quand même quelques « tacles » du Cnp (Conseil national de la presse, ndlr), c’est parce qu’il ne me veut pas de mal. Il dit vouloir bâtir un grand pays, or un grand pays a besoin de tous ses enfants, les partisans et les opposants, les écrivains laudateurs comme les écrivains pourfendeurs. C’est la diversité qui donne le génie d’une nation. Je ne suis pas d’accord avec lui, mais ce n’est pas pour autant qu’il va encourager le cousin Soumahoro à me précipiter au cimetière. Ça ne serait pas fraternel de sa part de me faire ça. Lui-même sait qu’au cimetière, il n’y a pas de démocratie, il n’y fait pas bon vivre. Mais dans tous les cas, ma sécurité est entre les mains du chef de l’Etat. C’est mon cousin ! Parce que dans ce que j’ai écrit, il y a beaucoup d’Ivoiriens qui y ont trouvé leur joie. Or, lui cherche à rendre les Ivoiriens heureux. Je suis donc à féliciter par le Grand Cousin et non à confier aux croque-morts. 

Qui est en réalité ce commandant invisible? 

Le Commandant invisible est Séméfia Sékou alias Colonel Sékouba, un proche de feu Ibrahim Coulibaly, qui fut le commandant du théâtre des opérations du fameux Commando invisible à Abobo. Le Commando invisible n’était pas une vue de l’esprit comme tentent de le faire croire ceux qui veulent délibérément travestir l’histoire de la Côte d’Ivoire. Nous avons travaillé lorsqu’il était prisonnier à la Maca. Je n’ai jamais vu son visage. Mais il a eu la chance de s’évader de la prison avant la sortie du livre. Il n’est plus en Côte d’Ivoire, mais ce que j’ai appris, c’est que sa tête est mise à prix par le pouvoir désormais éclairé par le livre, il serait également recherché pour «être abattu » par l’Onuci, l’Ecomog, la Cedeao et l’Union africaine, de sorte qu’il n’arrive pas à la Cpi où il a promis faire un déballage sur la crise ivoirienne.

Où l'avez-vous rencontré le « Commandant invisible » et à quel moment de la bataille d'Abidjan ? 

Je ne l’ai pas rencontré au cours de la bataille d’Abidjan, puisque, moi-même, à ce moment là, je m’étais mis en lieu sûr comme ceux qui le pouvaient. Mais je suis croyant et j’ai compris que c’était écrit quelque part que je devais travailler avec lui. Une nuit, il m’a envoyé sur mon téléphone portable un message (sms) me disant qu’il avait une révélation à faire et qu’il était à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca). Et qu’il fallait que j’y aille pour le rencontrer. J’ai cru que c’était ces mêmes plaisantins qui fatiguaient les journalistes. Mais il a insisté. Mais à cause de mes problèmes de santé, je ne pouvais me rendre là-bas au risque de rester débout pendant longtemps. Alors, j’ai transféré ses sms précis, qui ne laissent indifférent, à un collègue. Ce collègue n’a pas réagi. Je les ai ensuite transférés à un autre, que j’ai même encouragé à y aller. Il a pris peur et m’a répondu que cela pouvait être un piège du régime pour nous arrêter. J’ai donc proposé au prisonnier de travailler dans un premier temps à partir du téléphone, ensuite je me rendrais à la Maca pour le voir. C’est ainsi que nous avons commencé. Pour le reste, c’est un secret professionnel. 

Pourquoi le choix de ce titre et pas un autre ? 

Je me suis dit que le Commando invisible qui a sévi à Abobo, était dirigé par un Commandant, chef du théâtre des opérations qui ne pouvait-être lui-même qu’invisible, si l’on veut rester dans leur terminologie. Et c’est son caractère « invisible » qui peut être excitant pour le public, même si ses révélations sont plus captivantes. Alors j’ai fait la composition avec son récit de la bataille d’Abidjan. Parce que c’est ce que les gens ont besoin de savoir. Pendant la guerre, chacun était dans sa maison où caché quelque part sans savoir ce qui s’est réellement passé. Or celui qui menait des actions et prenait une part active à la guerre, est bien placé pour un témoignage conforté. C’était le cas de Séméfia Sékou alias Colonel Sékouba. 

Le livre est sorti à quelques jours de la première date prévue pour le procès le 18 juin de Laurent Gbagbo, est-une coïncidence ou le fait du hasard ? 

Non, pas de hasard concernant ce livre. Le Commandant invisible n’est pas le premier tapuscrit que j’ai déposé à L’Harmattan ces derniers temps. Il y a avant lui La dérive de l’ambassadeur, en réédition, un texte prêt à l’impression. Mais c’est le caractère du « Commandant invisible » qui l’a fait passer avant les autres. C’est un livre qui a une mission urgente : contribuer par son contenu sans complaisance, à prouver l’innocence de Laurent Gbagbo et à sa libération. L’Harmattan a donc bousculé son programme de fabrication, d’impression pour sortir le Commandant invisible juste avant le procès prévu le 18 juin 2012 afin qu’il pèse dans la balance. Il a été positionné pour servir de co-avocat ou « supplétif » à la défense du Président Gbagbo. Vous avez dû constater les demandes de report du procès faites par les avocats pour mieux ficeler la défense à la lumières des nouveaux éléments et aussi pour protéger les témoins dont on ne parlait pas au départ. 

Selon vous qui a donc tué Yves Lamblin et ses collaborateurs ? 

La réponse à votre question se trouve dans le livre, dans le récit du « Commandant invisible ». Et je pense que les familles de ces personnalités, ainsi que celle du colonel Dosso Adama sont maintenant situées et devraient m’être renaissantes d’avoir été gratuitement leur détective privé, sauf si elles ont plus à gagner qu’on retienne que ces crimes sont du camp Gbagbo. On ne sait jamais, dire que c’est Gbagbo le criminel, serait aujourd’hui un bon fonds de commerce. Et concernant particulièrement la mort du colonel Dosso Adama, le chef de l’Etat même devait me féliciter, parce que, apparemment, puisque le « Commandant invisible » a avoué avoir fait exterminer tous les compagnons du colonel Dosso Adama avant de le faire abattre ce jour-là, il n’y a eu aucun témoin pour savoir ce qui s’était réellement passé. Et donc Ouattara et son camp pouvaient soupçonner à loisir le camp Gbagbo qui était en conflit avec lui, sans penser au règlement de compte du Commando invisible. Il a donc fallu ce livre pour que Ouattara soit éclairé sur ce sujet et se rende compte que sa propre épouse l’a même échappé belle à cette occasion. Donc j’ai rendu service, à mon niveau, à mon Cousin. 

Que vous voulez-vous qu'on retienne de la lecture de ce livre ? 

Ce livre ne vient pas mettre en valeur l’auteur, mais il apporte à l’histoire de la Côte d’Ivoire une lumière d’une qualité particulière pour l’ensemble des Ivoiriens. Qu’ils soient pro-Gbagbo ou pro-Ouattara, il permet à tous de découvrir des choses comme ils n’en avaient jamais imaginé. L’information et la connaissance ne tuent pas. C’est vrai, des gens peuvent être surpris, abasourdis, déçus ou retournés, mais c’est cela aussi le charme de la démocratie. Que ceux qui ont l’antithèse de ces révélations, écrivent leurs livres, les Ivoiriens vont comparer. Et c’est la Côte d’Ivoire qui va gagner. 



Entretien réalisé par Odette Latey in le quotidien ivoirien "Le Temps". 

lohboris@yahoo.fr 


 

SYRIE: VLADIMIR POUTINE SONNE LE TOCSIN ET LA FIN DE LA RECREATION

 

POUTINE ET ASSAD.jpg

 

Derrière les plis de l’actualité, les non-dits, l’escroquerie intellectuelle et médiatique, la ruse et le mensonge, de cet impérialisme meurtrier, accompagné toujours d’un discours humanitaire, qui est en train de vouloir rééditer ses exploits passés, il faut dire non. Mais, derrière cette façade triturée du bien se cache en fait, le bruit et la fureur. Le refus permanent de tendre la main, le diktat, la violence et le perpétuel logos morbide et mortifère.

Il n’est pas utile de revenir ici sur les exploits de prêcheurs de haine qui s’habillent d’oripeaux élogieux pour semer la misère, la détresse et la mort. Comment un Américain peut-il, aujourd’hui, parler d’humanitaire avec les exploits de son pays à Hiroshima et Nagazaki (Japon), au Vietnam, en Irak ou en Afghanistan, pour ne citer que ceux-là ? Avec un tel parcours jonché de macchabées, il serait plus intelligent de se taire sur le dossier syrien et rechercher la paix au lieu d’attiser les tensions en mettant de l’huile sur le feu.

Dans son dernier démiurge, qu’il veut sain et moral, le président russe Vladimir Poutine dit, « stop ». Au mensonge, à la falsification, au diktat, à la haine. Pour ceux qui doutent encore du complot ourdi par de nombreux pays contre la Syrie, la Russie propose un plan de sortie de crise que ceux qui aiment véritablement la Syrie ne peuvent refuser. Le Gouvernement syrien lui-même se dit prêt à discuter “sans conditions”. Or dans le bruit et la fureur occidentale, on n’entend que le sempiternel refrain maladif « Assad doit partir ».

A défaut de se prendre pour Nostradamus pour savoir que ce départ de Bachar Al-Assad est la solution à tout, pour qui se prennent ceux qui l’exigent ? Dieu ? De quel droit, nous souhaitons le savoir, Barack Obama, François Hollande, David Cameron, les Turcs et les « démocraties » du Golfe disposent-ils pour exiger un changement dans un pays souverain tiers ? Faut-il changer le droit international pour les beaux yeux de ces hommes et ces femmes ? Ce serait inique, quoique, la Libye a été le laboratoire, la zone d’expérimentation, de la raison du plus fort qui échappe à tout contrôle.

Furieux et désabusés après cet épisode qui a vu des personnes, sous prétexte de protéger des civils, sont allés détruire un pays, la Chine et la Russie refusent désormais de se faire à nouveau entuber. La Libye qui était l’un des pays les plus sûrs d’Afrique et le plus riche, est aujourd’hui à la remorque. Plus dangereux et vivant désormais de l’aide internationale. Hier, le ministre de l’Intérieur a déposé le stylo, pour s’opposer à ceux qui refusent de déposer les armes. Ici, désormais, ce sont les bandes armées qui font la loi, d’où, les élections et l’instauration d’une démocratie d’exclusion en sont le résultat. Faut-il parler du Mali ? Visiblement, les Occidentaux préfèrent avoir la même situation en Syrie.

Poutine est conscient que la bête immonde rôde et ne laissera pas un seul espace, une seule erreur, pour passer à l’acte. Il réitère son soutien à la Syrie, expliquant le sens des 3 vétos russes, que semble ne pas vouloir admettre les ennemis de la Syrie. Une façon simple, et avec grande conviction, de dire à ceux qui sont en train de déstabiliser la Syrie que leurs actions unilatérales sont vouées à l’échec…

Dans le texte, s’adressant à ceux qui ne veulent pas entendre raison sur la situation et la position russe, il a dit ceci :

« Il faut que tout le monde prenne en considération sans sous-évaluer cette équation de la réaction russe qui peut aller plus loin que l’on n’imagine. L’utilisation du droit de veto à trois fois consécutives au Conseil de sécurité est, en définitive, un message clair pour tous.”

C’est dit !

 

Source: ALLAIN JULES

mardi, 28 août 2012

LA VIOLENCE L’ARME DES FAIBLES… ET SI NOTRE GUIDE PARLAIT DE NOUS?

 

UNE LE PATRIOTE N° 58 DU 13 SEPTEMBRE 1999.jpg


Lu sur Facebook:

''La haine et la violence ne résoudront rien. C'est l'arme des désespérés''. Alassane Ouattara, ce lundi 27 août 2012. Ça lui aura pris quand même 19 bonnes années pour le savoir! 

"La violence est l'arme des faibles…" dixit Alassane Ouattara. Juste une question: Est-ce que suite à cette déclaration de l'époque (Nous frapperons ce pouvoir au bon moment et il tombera), le concerné a été emprisonné pour "Trouble à l'ordre public"? C'est juste une question afin de mieux comprendre l'arrestation puis l'emprisonnement de Laurent Akoun.

Place maintenant à l'excellent article du jour de notre ami Alain Bouikalo. Bonne lecture!
 

 

Il est rentré. Notre guide est revenu avec des mallettes chargées de pétrodollars pour fermer le caquet aux éternels aigris qui ne manquent aucune occasion pour dire qu’il ne travaille pas. Pendant qu’il tire notre cher pays vers le cercle très fermé des pays émergents, des abonnés à la guerre prennent le malin plaisir de perturber sa sérénité. Ils attaquent son pouvoir conquis non dans la violence et le crépitement des canons, mais de façon excessivement régulière. Ces abonnés à la guerre veulent entretenir la violence parce qu’ils sont faibles et tous désespérés ! 

Notre guide a tapé du point sur la table et a mis un holà ! Assez. Il a été très clair envers ces assaillants, amis de la violence, ennemis de la paix: «la violence est l’arme des faibles…, l’arme des désespérés». Que c’est beau ça! Très beau quand cela sort des entrailles de notre guide. Nous ne lui dirons pas qu’il a oublié de faire rétroagir cette affirmation. Son propos est aussi vrai pour les faibles d’hier que pour les désespérés d’aujourd’hui. Notre guide s’est adressé à nous ses admirateurs. Il nous a précisé que la violence est multiforme et elle prend ses racines dans les cœurs et les esprits. Une fois les racines fortement fixées, la violence force la porte des lèvres pour prendre une forme verbale avant de s’exprimer par les armes. Après le dialogue des armes et une fois le pouvoir conquis, la violence prend une autre forme, on pourrait l’appeler la violence de la gouvernance. Voici donc en bref, le schéma de la violence, l’arme des faibles…des désespérés. 

Il se trouve que nous ne sommes pas nés le 11 Avril 2011. Nous, les vieux ivoiriens qui avons dansé «indépendance cha-cha», savons un peu comment la violence a été célébrée dans ce pays.

Heureusement que notre guide a aussi dansé avec nous, «indépendance cha-cha». Il a tellement bien dansé que nous avons eu la naïveté de croire qu’il exécutait des pas de Liwaga (1). Il sait donc parfaitement que la violence est une discipline sacrée qui a été enseignée à nous ses admirateurs. Il a donc raison quant il rappelle à l’ordre les nouveaux violents de 2012. Pensent-ils qu’ils peuvent nous voler la vedette? Jamais!

Pour donner plus de charme à l’affirmation, nous pensons qu’il serait intéressant de non seulement faire rétroagir la parole de notre guide, mais aussi de l’adresser aux esprits éclairés qui plastronnent dans les lambris dorés du pouvoir.

En effet, nous avons un doyen bien aimé qui nous a appris de belles choses dans cette République. Lorsqu’il nous parlait, nous le regardions avec une admiration inimaginable. Ecoutons-le: «… Ils ne nous font pas peur, ils ont dit que nous ne serions plus rien dans ce pays. Ensuite, ils ont renvoyé 267 de nos cadres. Ils ne veulent plus entendre l’appel du muezzin de la mosquée pour la prière. Ils ne veulent pas de l’Islam et des musulmans. Ils envoient les militaires les frapper dans les mosquées. Si nous acceptons ça c’est que nous ne sommes pas des musulmans, si nous les suivons, c’est que nous sommes des bâtards…. Nous avons les mêmes armes qu’eux. Nous avons aussi nos hommes dans l’armée. Nous ne voulons d’eux ni aujourd’hui, ni demain…». Ainsi s’est exprimé en 1995, à Odienné lors d’un meeting du RDR, notre doyen Lamine Diabaté. Ses conseils ont été suivis à la lettre et nous, les faibles d’esprit, avons frappé les pouvoirs moribonds. Nous l’avons fait parce qu’au sein de l’armée, nous avions « nos hommes». Ce n’est pas un secret puisque notre doyen l’avait déjà dit. Nous avons en outre usé de violence pour rendre « le pays ingouvernable », nous avons tout mélangé. Nous avons fait l’effort de passer de la parole à l’acte. La violence verbale, nous l’avons métamorphosée en guerre.

Pendant que nous agissions comme des désespérés, notre guide nous regardait sans rien dire. Nous ne comprenons pas encore pourquoi une telle passiveté. Pourquoi lui le candide, la colombe, le rameau n’a-t-il pas réagit? La question reste posée.

Quand vint le temps de la danse des armes, nous les faibles d’esprit et les désespérés n’avons ménagé aucun effort pour refuser la paix. Nous étions condamnés à faire la guerre parce que nous avons été conçus dans la violence. Et notre guide sait quel bien ça fait d’être un désespéré. Sur le terrain de la guerre, nous avons appris à ne pas accepter les solutions pacifiques. Lorsque notre «mongôdjougou» (2) nous parlait de recomptage des voix nous le regardions avec beaucoup de mépris. Nous avons même rangé dans les tiroirs la solution du Président Thabo M’béki, médiateur de l’Union africaine, Nous avons dit que le recomptage des voix n’était pas prévu par la Constitution, seule la guerre l’était. Cela est tellement vrai que notre ambassadeur-militant du Rdr au Cameroun, SEM. Dosso Adama, l’a démontré sur le plateau de Vox Africa. 

Lorsqu’on nous disait «Asseyons-nous et discutons», nos branches s’évertuaient à planter le commando invisible dans le cœur d’Abidjan. Lorsque le méchant Gbagbo nous tendait les mains en disant: «Rentrez dans la République», nous répondions «Si nous les suivons, c’est que nous sommes des bâtards…. Nous avons les mêmes armes qu’eux». Ah! Que c’est pénible d’être un esprit faible et désespéré. Nous avons tout fait pour gagner la guerre. C’est-à-dire que nous avons remporté l’Oscar de la violence, l’arme des faibles et des désespérés. Aujourd’hui nous sommes aux affaires et doucement, notre violence génétique nous suit. 

Lorsque nous tendons un dossier à notre guide, le contenu est violent parce que toute notre stratégie pèse un seul mot: Dictature. Or nous ne pouvons promouvoir notre dictature sans exercer la violence. C’est donc l’ère de la violence de la gouvernance. Notre violence a le vent en poupe. A gauche, on arrête des opposants! A droite, on torture des opposants! En face, on harcèle les exilés! Derrière, on bâillonne la presse libre! Au milieu, on rafle ceux qui ne sont pas des rejetons du rattrapage ethnique!

Quand un indésirable parle, si nous ne l’envoyons pas au cimetière, nous éradiquons son parti qui est du même champ lexical que Al Qaida, Mujao, Aqmi. Notre guide nous regarde, heureux de savoir que ses enfants ont bien été automatisés. Jamais il ne dira de nous que nous sommes des faibles et des désespérés, pourtant c’est bien nous qui avons introduit la violence politique dans ce pays. Nous savons que nous sommes des êtres faibles et désespérés, mais notre guide ne le sait pas encore.

Quand il le saura, nous perdrons notre qualité d’êtres violents. Nous deviendrons tout simplement des agneaux. 

En attendant que vienne ce jour, cherchons à trouver des poils sur les œufs.

L’histoire jugera chacun. 

 

Les Pamphlets d’Alain Bouikalo


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1. Liwaga: Danse traditionnelle burkinabè.
2. Mongôdjougou: Homme méchant, en langue Malinké. 
C'est ainsi que certains militants du Rdr nomment le Président Laurent Gbagbo.

TENTATIVE D'EXTRADITION MENEE PAR LE REGIME OUATTARA - LES DESSOUS DE LA DERNIERE AFFAIRE KONE KATINAN

 

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Le ministre Justin Katinan Koné


Deux mois et demi après le «mensonge d’Etat» sur la fausse arrestation du ministre Koné Katinan au Cameroun, le régime a ravivé le «dossier», cette fois-ci en ventilant dans ses canaux locaux, le samedi 25 août 2012, une information relative à l’arrestation et à l’extradition imminente du porte-parole du président Laurent Gbagbo du territoire ghanéen vers la Côte d’Ivoire. Par la suite, le week-end a été riche en annonces et en démentis, en coups tordus et en opérations de manip' plus ou moins réussies. Que s’est-il passé exactement? Tout par d’un déplacement en Afrique du Sud du ministre Justin Katinan Koné, porte-parole du président Laurent Gbagbo, invité par l’ex-président sud-africain Thabo Mbeki à Johannesburg pour prendre part aux travaux de l’African Forum, plateforme regroupant notamment d’anciens chefs d’Etat africains. C’est en compagnie de Me Lucie Bourthoumieux, une des avocates de Gbagbo, que Katinan séjournera du dimanche 19 au vendredi 24 août dernier en Afrique du Sud. 

A la fin de son séjour fort enrichissant, au vu de la densité et de la qualité des personnalités rencontrées, le ministre du Budget du Gouvernement Aké N’Gbo et l’avocate Me Lucie Bourthoumieux regagnent la capitale ghanéenne d’où ils sont partis. C’est par un vol régulier de la South African Airways qu’ils atterriront à l’aéroport international Kotoka d’Accra. Après les formalités d’usage, c’est à leur sortie de l’aéroport, qu’ils seront apostrophés par des agents de la police ghanéenne. Et pour cause: une short-list de personnalités ivoiriennes en exil a été transmise par les autorités ivoiriennes. Justin Koné Katinan figure sur la fameuse short-list. Très clairement, le régime Ouattara l’accuse d’être impliqué dans les récentes attaques armées contre des cibles militaires en Côte d’Ivoire. En procédant ainsi, il espère faire prospérer sa demande d’extradition auprès d’un pays qui s’est toujours refusé à lui livrer ses opposants politiques. 

C’est donc en raison de ces accusations fallacieuses que Koné Katinan sera interpellé par les services de l’immigration et gardé depuis lors dans les locaux du Bureau of national investigation (BNI), l’équivalent de la Direction de la surveillance du territoire (DST) ivoirienne. Et avant même que les autorités ghanéennes ne communiquent sur l’affaire, c’est curieusement Abidjan qui a ventilé l’information de l’arrestation du ministre Katinan et de son «imminente extradition» dans la journée du samedi dernier. 
 
La Constitution ghanéenne, le rempart de Katinan
 
Une extradition qui n’est jusque-là pas encore intervenue. Parce que contrairement au Togo, le Ghana est pointilleux sur le respect des lois et des procédures. Et dans le cas de l’affaire Katinan, les autorités ghanéennes butent principalement sur les dispositions de la Constitution ghanéenne de 1992, qui sont assez strictes concernant tout ce qui est relatif à l’extradition et au non refoulement. De plus l’ex-ministre du Budget du gouvernement Aké N’Gbo bénéficie du statut de réfugié reconnu par les autorités ghanéennes et le HCR. On se souvient que c’est à la veille de la visite de Ouattara à Accra, le 6 octobre dernier, que le Parlement ghanéen avait voté à l’unanimité une disposition reconnaissant le droit d’asile et favorisant le statut de refugié aux dizaines de milliers d’Ivoiriens qui avaient trouvé refuge dans ce pays voisin. 

Si le Ghana a confirmé l’interpellation de Katinan Koné qui revenait du pays de Nelson Mandela, son extradition est loin d’être acquise. Selon les informations en notre disposition, cette «garde à vue» prolongée est en réalité une mesure sécuritaire prise par les autorités ghanéennes à l’endroit de celui qui porte la voix du président Laurent Gbagbo. Devant la tournure et la sur-médiatisation de cette affaire, les autorités ont jugé bon de mettre à l’abri le concerné. Qui a pu rencontrer des membres de sa famille dans la soirée de samedi dernier. 
 
Une action longtemps préparée par le régime Ouattara
 
Selon nos sources, des informations à la précision troublante sur l’arrestation d’un «gros poisson» parmi les exilés politiques au Ghana circulaient depuis quelques temps. Les autorités ivoiriennes, notamment le ministre des Affaires étrangères, au cours de sa conférence de presse du lundi 20 août dernier, avaient annoncé l’accélération des procédures avec le Ghana sur les extraditions. De son côté, le ministre de l’Intérieur avait subtilement laissé entendre au cours d’une rencontre que le Ghana était disposé à collaborer. C’est pour cette raison qu’Abidjan a été la première capitale à ventiler l’information sur l’arrestation de Katinan. Avant d’annoncer le samedi matin avoir dépêché des juges (et des éléments de la DST) à Accra pour obtenir son extradition. Cette délégation a-t-elle réellement quitté Abidjan? En tout cas, les autorités ghanéennes ne confirmeront pas la venue d’une délégation ivoirienne pour négocier l’extradition du porte-parole de Laurent Gbagbo. Alors s’agissait-il d’un coup de bluff médiatique destiné à faire pression sur Accra? Une chose est sûre : le régime d’Abidjan est prêt à tout pour obtenir la «tête» de Katinan sur un plateau d’argent. Celui dont l’arrestation et l’extradition ont été plusieurs fois annoncées y compris par Ouattara lui-même. 
 
Dlamini-Zuma, Mbeki et Rawlings suivent le dossier
 
Le Ghana va-t-il céder à la pression «ouattaresque»? Pas si sûr. Surtout que c’est volontairement que les autorités ghanéennes ont «construit» un mur juridique en béton armé qui protège les exilés politiques. De plus, Katinan et ses camarades jouissent du regard protecteur de l’ex-président John Jerry Rawlings qui ne ménage aucun effort quand il s’agit des pro-Gbagbo. Selon les informations en notre possession, ce dernier est au fait de cette affaire et ne tient pas à ce que son pays «vende» des frères ivoiriens. Plus loin d’Accra, le dossier est très suivi par les autorités sud-africaines. Notamment, la présidente de la Commission de l’UA, Mme Nkozasana Dlamini-Zuma, et l’ex-président Thabo Mbeki qui ont eu des entretiens avec le ministre Katinan Koné lors de son récent séjour à Johannesburg. 

De leur côté, les proches de Katinan Koné sont confiants et assurent qu’il ne sera pas extradé et recouvrera la liberté assez rapidement. Pour l’heure, l’affaire reste entre les mains de John Dramani Mahama, le successeur constitutionnel de John Atta Mills.
 
 

Frank Toti et Marc K. Blanchard



lundi, 27 août 2012

MAIS OU A-T-ON CACHE SIMONE GBAGBO?

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Les visiteurs de l’ex-Première dame ivoirienne ne la trouveront plus à Odiénné.

Détenue dans cette localité du nord-ouest de la Côte d’Ivoire depuis avril 2011, Simone Gbagbo aurait été transférée vers un autre lieu tenu secret, à 80 km de son lieu de détention initial.

L’information provient du quotidien Notre Voie qui s’appuie sur des «sources judiciaires», confirmées par un avocat de l’épouse de Laurent Gbagbo.

Par ailleurs, le journal pro-Gbagbo cite des informateurs qui donnent les raisons de ce transfèrement:

«Le pouvoir actuel soupçonne donc les individus qui attaquent de vouloir libérer les prisonniers politiques détenus dans le nord du pays, dont Mme Gbagbo.  

Alors il (le régime Ouattara, ndlr) a décidé de la déplacer d’Odienné vers une autre destination tenue secrète.»

Une interprétation concordant avec les propos du journal l’Inter qui fait le récit d’une tentative d’enlèvement manquée de Simone Gbagbo dans la nuit du vendredi 17 au samedi 18 août 2012.

Cette rumeur, invérifiable, est néanmoins corroborée par les opérations de ratissage des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) qui avaient lieu au même moment à Odienné.

Il y a peu de chances pour que celle qui est inculpée pour «crimes de sang, vol aggravé, détournement de deniers publics, pillage, concussion et atteinte à l’économie nationale», ne soit transférée à la CPI comme son époux.

Interrogé fin juillet par RFI sur cette éventualité, le président ivoirien Alassane Ouattara, a été clair:

«Ma priorité et mon souhait, ce serait de juger tous les Ivoiriens en Côte d’Ivoire.»

Il faut donc s’attendre à ce que ce transfèrement ne soit pas le prélude à un départ de madame Gbagbo vers le tribunal de La Haye.

 

Lu sur Notre Voie, RFIL’Inter


Source: SLATE AFRIQUE

UNE MILITANTE DU RDR ACCUSE HAMED BAKAYOKO DE CORRUPTION DANS L'AFFAIRE KONE KATINAN

 

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Lu sur le mur Facebook de Massandjé Koné, une amie RDR (posté par elle).


Voici les faits et jugez en vous-mêmes. Je suis dégoutée par cette manière de diriger la nation ivoirienne. A l’issue de son voyage en Afrique du Sud sur invitation de l'ANC, Koné Katinan est arrivé à l’aéroport international d’Accra-Kotoka par un vol régulier de la compagnie aérienne South African Airways.

C’est à sa sortie de l’aéroport, après toutes les formalités usuelles et dans l’attente de son chauffeur, que Koné Katinan a été interpellé par des policiers dont on découvrira par la suite qu’ils sont d'Interpol Ghana. Ces derniers, notoirement dans un deal avec quelques membres de notre gouvernement (Hambak, en particulier), à l’insu des autorités ghanéennes, ont voulu remettre Katinan dans l’avion pour le livrer à Abidjan, comme ce fut le cas du Commandant Anselme Séka Yapo, depuis l’aéroport de Lomé.

L’avocate Lucie Bourthoumieux, qui avait fait le voyage avec Katinan, s’y est opposée de manière très ferme et a clairement indiqué aux policiers que la destination finale de son client était Accra et non Abidjan. C’est sur ces discussions que l’affaire atterrit à la police de l’immigration de l’aéroport et ensuite au BNI (Bureau National d’Investigation), DST ghanéenne.

Là-bas, tout le monde est surpris par ce qui apparait visiblement comme un enlèvement organisé par le pouvoir ivoirien, avec la complicité manifeste de certains policiers du Ghana. On parle même d’une affaire de gros sous. Actuellement où je vous parle, ces policiers viennent d'être relevés de leur fonction. Katinan est en résidence surveillée, le temps que le Président Dramani rentre de son voyage.

Voici l'histoire très humiliante que nous vivons depuis hier. Au passage, je crois, avec mon expérience, que nous nous trompons de cible, notre ennemi est dans notre propre maison. Ce n'est pas le FPI!

 

Sur la page Facebook de Ma Patrie.

 

Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

COMMUNIQUE DU FPI RELATIVEMENT A L'INTERPELLATION DU SECRETAIRE GENERAL ET PORTE-PAROLE LAURENT AKOUN

 

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Laurent Akoun, Secrétaire général du FPI


Le dimanche 26 août 2012, aux environs 14h00, le Secrétaire Général et Porte-parole du FPI, M. AKOUN Laurent, a été interpellé au corridor de l’entrée nord d’Adzopé, par une dizaine de FRCI commandée par le chef de brigade de gendarmerie de ladite ville. Ce dernier a intimé l’ordre au Secrétaire Général de descendre de son véhicule pour prendre place dans sa pick-up (estampillée brigade de gendarmerie d’Adzopé) puis, il a déclaré à la délégation du FPI qu’il conduirait M. AKOUN Laurent à la ‘brigade d'Adzopé’.

Lorsque, 10 mn plus tard, les membres de la délégation du FPI (15 militants responsables dont les vice-présidents Kodjo Richard et Marie-Odette Lorougnon) sont arrivés à la brigade de gendarmerie d’Adzopé, les gendarmes présents ont affirmé de ne rien savoir de toute l’opération.

Depuis, le Secrétaire Général et Porte-parole du FPI, M. AKOUN Laurent reste introuvable.

A la tête d’une importante délégation du FPI, M. AKOUN Laurent venait de présider une réunion avec les structures de base du Parti à Akoupé, sous la protection des forces de l’ordre de la ville et d’un détachement de l’ONUCI basé à Adzopé. Le Secrétaire Général devait présider sa 2ème réunion de la journée avec les structures de base d’Adzopé cet après-midi. Cette réunion avec la base a eu lieu, présidée par le Vice-président KODJO Richard. 

A la lumière de ce développement nouveau, la Direction du FPI se réunira dans les toutes prochaines heures pour aviser.



Fait à Abidjan, le dimanche 26 Août 2012.

dimanche, 26 août 2012

L'IMPOSTURE DU PREMIER HOMME SUR LA LUNE

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L'équipage d'Apollo 11 en mai 1969: Neil Armstrong (à gauche), Michael Collins (au centre) et Edwin «Buzz» Aldrin (à droite) HANDOUT / REUTERS

 

La mort de l'astronaute américain Neil Armstrong, présumé premier homme à avoir marché sur la lune, nous donne l'occasion de dénoncer une nouvelle fois les manipulations médiatiques et les conspirations américaines, à l'image des attentats du 11 septembre 2001. Aucun homme n'a jamais marché sur cette lune. Preuve à l'appui dans cette vidéo que nous vous recommandons fortement. Comment un mensonge aussi odieux, une supercherie aussi énorme, a pu prospérer aussi longtemps?

 

 


Appréciez l'ampleur du complot et de l'escroquerie morale à travers les réactions ci-dessous. Ainsi va ce monde de ténèbres épaisses! 


 

Mort de Neil Armstrong: «Un homme qui nous a appris l'énorme pouvoir d'un seul petit pas»

 

 

Réactions - Sa famille, Barack Obama ou encore Buzz Aldrin font l'éloge de l'astronaute américain, décédé à l'âge de 82 ans...

 

Si Neil Armstrong n'a jamais voulu qu'on lui colle l'étiquette de «héros», il aura bien du mal à y échapper, d'autant plus après son décès survenu ce samedi à l'âge de 82 ans. 

>> Notre diaporama de 50 ans de conquête spatiale est à voir par ici

Comme l'a indiqué sa famille dans le communiqué annonçant sa disparition, Neil Armstrong a toujours considéré qu'il n'avait fait «que son travail». «Il a servi fièrement son pays, en tant que pilote de chasse et astronaute», indique-t-elle, ajoutant que le natif de l'Ohio était resté un passionné de l'aviation et de l'exploration spatiale toute sa vie. Pour sa famille, Neil Armstrong reste «un exemple pour les jeunes qui, à travers le monde, travaillent dur pour réaliser leurs rêves, avec le souhait d'explorer et de repousser les limites, ainsi que de servir de manière désintéressée une cause beaucoup plus grande qu'eux-mêmes». 

L'un «des plus grands héros américains»

Afin d'honorer la modestie qui collait à la peau de Neil Armstrong, sa famille souhaite ainsi que chacun lui rende hommage ainsi: «La prochaine fois que vous marchez dehors par une nuit claire et que vous voyez la Lune qui vous sourit, pensez à Neil Armstrong et faites-lui un clin d'oeil.»

Le président américain, Barack Obama, n'a cependant pas pu se contenter d'une sobre réaction. Pour lui, Neil Armstrong est «un homme qui nous a appris le pouvoir énorme d'un seul petit pas». L'ancien astronaute «faisait partie des plus grands héros américains, pas seulement de son temps, mais de tous les temps», a-t-il ajouté ce samedi dans un communiqué. «Quand lui et son équipage ont décollé à bord d'Apollo 11 en 1969, ils portaient en eux les aspirations d'une nation toute entière. Ils ont voulu montrer au monde que l'esprit américain peut voir au-delà de ce qui paraît inimaginable, qu'avec assez de conduite et d'ingéniosité, tout est possible», indique encore Barack Obama.

« La Lune a perdu son premier fils terrien»

La mort de Neil Armstrong réunit évidemment toutes les tendances politiques américaines, même en pleine campagne électorale. «Neil Armstrong prend place aujourd'hui au panthéon des héros. Avec un incommensurable courage et un amour sans borne pour son pays, il a marché là où aucun homme n'avait marché auparavant. La Lune a perdu son premier fils terrien», a souligné Mitt Romney, candidat républicain à l'élection présidentielle.«J'ai rencontré et discuté avec Neil Armstrong il y a à peine quelques semaines, sa passion pour l'espace, la science et la découverte et son dévouement à l'Amérique m'inspireront durant ma vie», a-t-il poursuivi.

«Un vrai héros est retourné vers les cieux où il a déjà volé une fois», a déclaré le républicain John Boehner, président de la Chambre des représentants. «Neil Armstrong a inspiré des générations de garçons et de filles à travers le monde, non seulement par son exploit monumental, mais par l'humilité et la grâce qu'il a porté en lui jusqu'à la fin. L'Ohio a perdu l'un de ses fils les plus fiers. L'humanité a gagné une légende», a-t-il ajouté dans un communiqué. 

«Mon ami Neil a fait un petit pas, mais un pas de géant qui a changé le monde»

Buzz Aldrin, son fidèle compagnon d'équipage sur Apollo 11, lui a également rendu un hommage émouvant ce samedi, évoquant sa grande «tristesse» d'avoir perdu un partenaire, mais aussi un ami. «Quand je regarde la Lune, cela me rappelle ce moment, il y a plus de quarante ans, lorsque j'ai réalisé que même si nous avions été plus loin de la Terre que personne auparavant, nous n'étions pas seuls», a-t-il indiqué. Pour l'ancien astronaute, Neil Armstrong était «un vrai héros américain et le meilleur pilote» qu'il n'ait jamais connu. «Mon ami Neil a fait un petit pas, mais un pas de géant qui a changé le monde et restera à jamais comme un moment important de l'histoire de l'humanité», ajoute-t-il.  «Il était le meilleur et il va terriblement me manquer», a ajouté Michael Collins, lui aussi membre de la mission Apollo 11.

Buzz Aldrin avait l'espoir que lui, Neil Armstrong et Mike Collins, puissent se réunir en 2019, pour célébrer les 50 ans du premier pas sur la Lune. «Malheureusement, cela ne se fera pas. Neil sera certainement parmi nous avec son esprit», conclut-il.

 

Corentin Chauvel


Source: 20 MINUTES

AFFAIRE KATINAN: L'IRRITATION DU GHANA ET DU MONDE ENTIER FACE A OUATTARA

 

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En refusant de livrer KATINAN ce samedi, le Ghana ouvre une relative tolérance vis-à-vis de ses exilés Ivoiriens, mais exprime surtout une option politique soutenue par ses populations, des Ghanéens de plus en plus hostiles à la politique du gouvernement Ouattara. C’est la marque d’une réelle réserve face à l’attitude du gouvernement Ouattara, relativement à la réconciliation nationale et au sort reservé au Front Populaire Ivoirien [FPI]. Le Ghana bénéficie dans cette rébellion contre Ouattara du soutien de l’Afrique du Sud et de plus en plus de pays africains. Même la France et les USA se sentent désormais poussées à prendre des distances d’avec ADO, si le dialogue républicain direct ne prend pas forme.

Katinan Koné qui était contesté, jalousé, redevient un héros dans le camp Gbagbo !

Le FPI, et c’est son plein droit, trouve dans cette résistance internationale contre Ouattara, un ferment de mobilisation fournit par le pouvoir Ouattara lui-même. Désormais, la communauté internationale devient impatiente et pourrait manifester publiquement une mauvaise volonté, si le pouvoir Ouattara maintient la ligne intransigeante actuelle face à l’opposition FPI et l’opposition ivoirienne en genéral.

Dans cette situation, le PDCI semble fuir ses responsabilités. Oubliant qu’il est comptable aussi bien des échecs que des succès, Bédié ne réagit que lorsque Ouattara le consulte. Ce que ce dernier fait de moins en moins. Quand on l’interpelle, le président du PDCI s’en remet à Ahoussou [premier ministre sans réels pouvoirs], lorsqu’il [Bédié] ne lève pas les bras au ciel en disant: « Alassane voulait être président, qu’il montre ce dont il est capable. » Le Ghana et le monde entier savent tout ça, et sont décidés à empêcher Alassane Ouattara de n’en faire qu’à sa tête avec cette justice vindicative, sans aucune sanction pour les abus et criminels de son propre clan politico-militaire mono-ethnique.

Plus de 16 mois après le 11 avril 2011, seuls les pro-Gbagbo sont victimes des poursuites de Ouattara. Ce qui n’est plus acceptable pour les Ivoiriens dans leur écrasante majorité, ni pour les Ghanéens, ni pour les Africains, encore moins pour l’ONU et l’Union européenne.

Alassane Ouattara le sait désormais.

On peut affirmer, ce samedi soir, que l’entêtement de Ouattara dans le dossier Katinan, sonne les débuts de son isolement diplomatique.


 

La rédaction de Connectionivoirienne.net

 

Source: CONNECTION IVOIRIENNE

 

 

 

 

 

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Côte d'Ivoire: Arrestation de Katinan Koné au Ghana, ce qui s'est réellement passé

 

Contrairement à ce que les médias à la solde du régime Ouattara veulaient faire croire, le ministre Justin Katinan Koné a été brièvement interpellé en compagnie d'une avocate du président Gbagbo lors d'un contrôle de police aux frontières au Ghana à l'aéroport de Takoradi alors qu'il revenait d'Afrique du Sud ce vendredi soir..

Malgré l'insistance, la demande et la pression du camp Ouattara et ses soutiens extérieurs, pour sa livraison en vue d'une extradition vers la Côte d'Ivoire, les autorités ghanéennes se sont refusées à livrer le ministre ivoirien délégué au budget du dernier gouvernement du président Laurent Gbagbo qui a, selon nos sources sur place, quitté tranquillement son lieu d’interpellation pour se rendre dans une villa de la banlieue d'Accra.

Selon nos informations, les autorités ghanéennes auraient rappelé la loi en vigueur en matière d'extradition sur leur sol aux "envoyés" spéciaux de Alassane Ouattara qui sans nul doute guettaient son arrivée.

En tout cas, Il est en ce moment à son domicile au moment ou nous écrivons ces lignes.

Le camp Ouattara va-t-il s'avouer vaincu dans cette affaire....?

Nous vous tiendrons informés s'il y a un quelconque changement.


 

Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE

samedi, 25 août 2012

LETTRE OUVERTE A MONSIEUR CISSE BACONGO, MINISTRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE DE COTE D’IVOIRE

 


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Monsieur le ministre Cissé Bacongo,


Après avoir lu, avec attention, votre message que vous avez livré à la presse, le jeudi 23 août 2012, à votre cabinet, message qui a été publié le vendredi 24 août 2012 par le quotidien « Le Nouveau Réveil », je vous adresse cette lettre, en espérant qu’elle vous parviendra et que vous la lirez jusqu’au bout.

Monsieur le ministre Cissé Bacongo, dans votre message, vous avez, en ce qui concerne la rentrée universitaire 2012-2013, fixée au 3 septembre 2012, déclaré ceci : « Pour le rendez-vous du 3 septembre, je suis prêt ... Il peut avoir des détails à parfaire, des équipements à renforcer. Mais, en l’état actuel des choses, je tiens à rassurer tout le monde que le rendez-vous du 3 septembre sera honoré. La rentrée universitaire aura lieu… ». 

Vous avez aussi déclaré : « l’Etat a fait un sacrifice historique pour redonner à nos universités une allure, une dimension et des conditions qui leur permettent de concurrencer les grandes universités du monde ». Certes. Les bâtiments ont été repeints, des kilomètres de clôture sont bel et bien visibles.

Mais, savez-vous que, après plus de 15 mois de fermeture des Universités, tout le monde attend de voir ce que, au-delà des bâtiments repeints, vous avez réellement changé. Allez-vous, après les inscriptions, commencer à payer les bourses de 2009-2010 qui sont encore dues ? Est-il prévu, au titre des réformes du système de l'enseignement supérieur, que les bourses seront payées au premier trimestre de l'année pour les charges de l'année en cours et non des bourses d'une année A payées dans une année B ?

Pire, vous parlez uniquement de droit d’inscription et pas de bourse d’études et de leur montant. Ce faisant, vous donnez l’impression, Monsieur le ministre Cissé Bacongo, de ne pas savoir que, la prospérité de notre pays repose sur l’agriculture, c’est-à-dire que les richesses de notre pays sont créées par les paysans. Et donc, la bourse doit constituer un droit garanti à tous les fils et filles de ces gens-là, afin qu’ils aient les moyens indispensables et suffisants pour mener à meilleur terme les études par eux-mêmes choisies, et bien entendu en fonction de leurs aptitudes, pour devenir ce qu’ils ont la force et l’intelligence d’être, comme vous et moi. Eh oui, la bourse doit constituer un droit garanti pour qu’un grand nombre d’hommes sorte des affres de l’ignorance et de la dépendance, et puisse avoir les capacités requises pour remplir les fonctions nécessaires à la société, en vue du bien-être et de la prospérité des uns et des autres…

Monsieur le ministre Cissé Bacongo, comme vous le savez, à l’issue de la crise post-électorale, de nombreux intellectuels du pays, et spécifiquement des enseignants, je veux dire vos collègues, ont été arrêtés, a tort ou a raison. Certains d’entre eux sont encore détenus à Boundiali ou à Bouna, etc.

Beaucoup d’autres sont partis en exil forcé ou volontaire. Un nombre élevé de ceux-ci s’est vu offrir d’autres emplois ; sinon des postes dans des universités étrangères où des rémunérations plus alléchantes leur ont été proposées. Et donc, ces professeurs n’envisagent peut-être pas retourner en Côte d’Ivoire. Alors, Monsieur le ministre Cissé Bacongo, pouvez-vous nous rassurer que vous avez trouvé des enseignants pour remplacer ces enseignants nationaux ivoiriens qui sont en prison ou en exil, ainsi que les autres professeurs étrangers qui, pour des raisons personnelles, y compris de sécurité, n’entendent plus exercer en Côte d’Ivoire ?

Par ailleurs, que répondez-vous aux professeurs ivoiriens qui disent que, par solidarité et cas de conscience, ils n'iront pas enseigner, tant que leurs collègues ne seront pas libérés, ni de retour d'exil ?

Vous pouvez, comme bien d’autres, ne pas partager leur point de vue ; mais. admettez que ce sont des intellectuels autant que vous et que, en tant que tels, ils ont, comme vous, un niveau d’éducation et de culture qui leur permet de prendre des positions personnelles et d’assumer des responsabilités dans la vie sociale et publique du pays.

De plus, comme vous le savez, alors que les pouvoirs publics ont le devoir d’assurer à tous les enfants le droit de recevoir une éducation de qualité, les étudiants ivoiriens ont été chassés des cités et des amphithéâtres par le Président Ouattara dès sa prise de pouvoir et a fermé les universités publiques.

Le Président Ouattara a ainsi condamné, voire mutilé, des générations entières d’Ivoiriens, en maintenant les universités fermées pendant deux années, pour, dit-on, les réhabiliter ; deux années durant lesquelles, en toute bonne conscience, avec votre salaire bien garanti, vous êtes resté coi et vous êtes demeuré ministre de l’enseignement. En tant que vous-même enseignant, intellectuel et ministre de tutelle, vous ne vous êtes jamais opposé à toutes ces incongruités et violations des droits humains par Alassane Ouattara et vous ne vous êtes jamais élevé au-dessus des contingences ethnocentriques et géopolitiques pour signifier à celui-ci que l'UNESCO, (organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture), interdit de traiter de la sorte les enseignants et autres instructeurs de la république.

D’ailleurs, en ce qui concerne cette décision de fermeture des universités publiques, vous savez bien qu’elle a été prise en l’absence de tout consensus, sans l’avis des parents d’élèves ou leurs organisations, sans concertation avec les étudiants, principaux concernés, ni avec les enseignants, techniciens du domaine. Or, les enseignants, vous le savez, jouent un rôle clef dans toutes les formes d'éducation ; au point que, dans les pays civilisés, on ne saurait envisager aucune mesure de telle envergure visant l'éducation, sans se référer à eux, les enseignants, tout au moins pour ce qui est des réformes et des stratégies. Voilà pourquoi, je me demande si vous, enseignant et ministre de tutelle, n’avez jamais eu de ressentiment, du moins si vous n’avez jamais senti votre dignité bafouée de voir que le président Ouattara n’ait aucun respect pour les enseignants, mais plutôt du mépris à leur encontre ?

Et puis, Monsieur le ministre Cissé Bacongo, vous qui avez bénéficié de l’école gratuite, de tenues et fournitures gratuites, de bourse d’état, pour étudier et devenir ce que vous êtes aujourd'hui, pourquoi voulez-vous que les enfants de Côte d'Ivoire payent 30.000 FCFA pour accéder à l’université ? Où et comment, dans la situation précaire et instable où nous nous sommes, nos parents vont-ils trouver une telle somme, quand on sait que, par défaut de l’uniforme, certains enfants ne peuvent pas aller à l’école ? Vous savez bien que si vos parents avaient eu à payer une telle somme, vous ne seriez pas devenu ce que vous êtes aujourd’hui, croyez-moi. Moi non plus. Vos frères non plus. Monsieur Alassane Ouattara non plus... Alors, pourquoi, maintenant que vous êtes au pouvoir, vous ne garantissez pas aux enfants de notre pays de tels acquis qui vous ont permis d’être un intellectuel et un haut fonctionnaire ? Pourquoi refusez-vous de faire pour les jeunes générations qui représentent l’avenir de notre pays, ce qu'on a fait hier pour vous ? Pourquoi ? Pure méchanceté ? Inconscience ?... Dieu seul le sait.

Oui, Monsieur le ministre Cissé Bacongo, franchement, je vous croyais imprégné de l’idéal républicain. Alors, je vous voyais, au nom du droit à l’éducation, et eu égard aux bienfaits de l’école, aux avantages et atouts des études universitaires pour développer les facultés intellectuelles et les capacités mentales, pour hisser l’être humain à un haut standing de travail et de vie, je vous voyais, dis-je, rendre l’école ivoirienne obligatoire et surtout gratuite. Oui, gratuite, pour garantir une égalité réelle de chances entre tous les jeunes Ivoiriens. Oui, gratuite, parce que c’est une nécessité incompressible, voire un droit absolu, conforme à la justice sociale dont doit jouir tout enfant pour se préparer à la vie de notre temps. Oui, gratuite, parce que c’est un impératif répondant tant à l’intérêt de chaque individu qu’au besoin de développement du pays, sur le plan économique, social et culturel. Ah oui ! Je vous voyais rendre l’école ivoirienne obligatoire et gratuite. Mais non ! Maintenant que vous êtes positionné sur l’autre rive, vous vous en fichez et contrefichez éperdument : c’est 30.000 FCFA, sinon y a pas université ! C’est à se demander si vous avez jamais compris votre mission de ministre de l’instruction publique, n’est-ce pas ?...

Autre chose. Monsieur le ministre Cissé Bacongo, avant de « rassurer tout le monde que le rendez-vous du 3 septembre sera honoré. La rentrée universitaire aura lieu… », avez-vous jamais pris soin de sécuriser les lieux pour ne plus y vivre les barbaries d’hier? Avez-vous jamais pris soin de faire le décompte des jeunes Ivoiriens qui sont prêts à payer vos 30.000 F CFA et à prendre, à cœur joie et sans peur dans le ventre, le chemin de l’université, dans ce climat d’insécurité?...

Enfin, Monsieur le ministre Cissé Bacongo, si malgré tout, les universités devaient reprendre leurs activités, vous imaginez-vous, l’amer constat de l’absence à jamais d’un grand nombre d’étudiants, notamment et sans nul doute, ceux assassinés et disparus depuis la crise ? On a l’impression que, pour vous, peu importe ! ». Car, comme vous l’avez annoncé « la vida continua », et la fête aura lieu. Il y aura des festivités. Il y aura une cérémonie solennelle au Campus Houphouët-Boigny de Cocody en présence d’étudiants et d’enseignants venus de France, d’Afrique, d’écrivains et d’hommes d’affaires, tels que M. Tidiane Thiam, M. Wolé Soyinka, la directrice générale de l’Unesco, le directeur de Africa Rice…, en présence d’Alassane Ouattara lui-même et de plusieurs chefs d’Etat de la sous-région et des ministres de l’Enseignement supérieur des pays membres du CAMES, etc. Mais quel gâchis ! De mémoire, je ne connais pas d’université qu’on a ouverte ou recouverte avec un tel faste ?... Mais, ainsi va la Côte d’Ivoire !

Au total, je vous dirais, voyez-vous, Monsieur le ministre Cissé Bacongo, qu’elles sont nombreuses les raisons pour lesquelles, objectivement, formellement, et a contrario de ce que vous déclarez, la rentrée ne peut avoir lieu et n’aura pas lieu. En tout cas, au regard de tous ces faits que nous venons de relever, force est de reconnaître que cette rentrée risque d’être un échec. Quoiqu’il en soit, , qui vivra verra.

 

Léandre Sahiri,

(Docteur ès lettres, Professeur, écrivain, militant pour les droits et libertés. Directeur de publication du magazine LE FILAMENT).

DUEKOUE - CAPITAINE OUATTARA KPOLO: «CEUX QUI SONT A L'INTERIEUR DU PARC DU MONT PEKO SONT MAJORITAIREMENT ETRANGERS»

 

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Ce que vous allez lire est totalement surréaliste. La Côte d'Ivoire est-elle encore un Etat? Y a-t-il des gouvernants sur ce lopin de terre africaine ou sommes-nous en pleine jungle où chacun peut faire impunément ce qu'il veut? Faites-vous en une opinion! Bonne lecture.


Capitaine Ouattara Kpolo (Office ivoirien des Parcs et Réserves): ''Ceux qui sont à l’intérieur du parc sont majoritairement des étrangers. Chaque semaine, deux à trois cars de transport en commun y déversent les clandestins, augmentant ainsi leur population. Si l’ on part sur la base de deux convois par semaine, on se retrouve facilement avec 600 personnes par mois.''


Comment va le secteur parc du Mont Péko, aujourd’hui ?
 
J’ai pris fonction à Duékoué en décembre 2011. En fait, j’étais déjà ici en 2008-2009 et je suis allé en formation. En ce qui concerne la conservation du parc, notre absence sur le terrain depuis 2002 a eu un impact. C’était partout la même chose. Même nos locaux étaient occupés par les militaires. Nous n’existions même plus en ville. Après la crise post-électorale, nous sommes revenus occuper nos locaux qui étaient devenus, entre-temps, les logements de certains éléments des Frci. Nous avons réhabilité partiellement un bâtiment en mars 2012. Malheureusement pour nous, on nous annonce que les Frci reviennent. On nous a dit que c’est provisoire. Mais cela nous inquiète.

Et le parc lui-même ?

Au plan technique, c’est un autre problème. C’était difficile. Le personnel que j’ai trouvé sur place n’allait pas sur le terrain. Les risques d’attaque étaient grands. Surtout qu’au niveau du parc, il y avait beaucoup d’informations qui circulaient.

Que disent ces rumeurs?
 
Il s’agit principalement de la présence d’hommes armés à l’intérieur du parc. Moi-même, après six mois de présence, je n’y suis entré qu’une seule fois.

Pourquoi, avez-vous peur aussi ?
 
J’avais été averti de la situation dès mon arrivée. Ma méthode a donc été d’approcher les populations riveraines avant de rencontrer ceux qui sont à l’intérieur du parc. Nous sortons d’une crise armée. Je ne peux pas engager, dès mon arrivée, la répression. J’ai eu des instructions fermes de ma hiérarchie dans ce sens. Je suis donc venu en tant qu’agent de développement. Localement, je me suis appuyé sur la population. Parce que les gens pensaient que les Eaux et Forêts n’allaient plus revenir et que la zone avait été déclassée. J’ai pu réussir ma mission en partie parce que les préfets et sous-préfets m’y ont aidé. Les deux tiers du parc sont dans le département de Bangolo et l’autre tiers à Duékoué. Il était question de rencontrer les infiltrés. Je leur ai adressé des convocations avec l’aide des sous-préfets de Guinglo-Taouaké, Bléni-Méhouin. Mais ces derniers ont refusé de me rencontrer.

De quelle nature est la population infiltrée ?
 
Pour nous, ce sont des paysans. Ceux d’entre eux qui m’ont répondu, m’ont demandé de prendre attache avec Amadé Ouérémi avant de les rencontrer. Or pour moi, il s’agit de personnes individuellement en infraction. C’est là que j’ai compris qu’elles sont organisées. A partir de février 2012, j’ai changé de stratégie en cherchant à rencontrer Amadé Ouérémi, en vain. Je suis passé par ces mêmes sous-préfets, sans plus de succès. Et quand j’ai voulu entrer dans le parc pour le voir directement, on m’en a dissuadé en évoquant le danger auquel je m’exposais.

Avez-vous essayé de joindre Amadé Ouérémi par téléphone ?
 
Son numéro que j’ai eu marche bien. Mais il ne décroche jamais. J’ai appris, par la suite, qu’il ne répond pas aux appels émanant de numéros qu’il ne connaît pas. J’ai donc changé de méthode encore.

En quoi faisant ?
 
Je suis passé par des gens qui lui sont proches. Notamment ses compatriotes burkinabè. On ne m’a fait que des promesses. J’ai tenté de le rencontrer par le biais du sous-préfet de Bagohouo qui m’y a envoyé à des réunions pour me présenter à la population, en vain.

Qu’avez-vous donc fait ?
 
Finalement, j’ai pris mon courage à deux mains pour pénétrer dans le parc.

Pourquoi une telle décision lourde de conséquences ?
 
J’avais une contrainte de temps du fait de la mission d’évaluation des parcs. Les experts devaient venir voir la dégradation du Péko (faune et flore). Je me suis référé au sous-préfet de Bagohouo qui m’y a encouragé. Quant au chef de ce village, il m’a dit : «Allez-y, mais, je ne peux pas vous accompagner». Il restait une semaine pour la mission. J’ai pris la voie qui mène au campement d’Amadé Ouérémi. Je suis arrivé à un corridor où des individus m’ont demandé ce que je venais faire en ce lieu.

Ces personnes étaient-elles armées ?
 
Elles étaient en civil et ne portaient aucune arme. Elles étaient une douzaine. On m’a demandé si j’avais rendez-vous avec Amadé Ouérémi. Quand j’ai répondu par la négative, on m’a demandé d’attendre. Quinze minutes après, Amadé Ouérémi est arrivé. C’était le 25 avril. Il n’était pas content que je sois entré dans la forêt.

Qu’a-t-il donné comme argument pour justifier son mécontentement ?
 
Il a demandé qui m’a autorisé à entrer dans le parc. Il m’a menacé en disant qu’il n’aime pas les Eaux et Forêts parce que c’est sa forêt. Il m’a même dit que si je suis venu chercher des histoires, il était prêt. Il a proféré des menaces de mort à mon endroit.

Que vous a-t-il dit exactement ?
 
Il a dit qu’il allait nous tuer.

Combien de personnes ont fait cette mission ?
 
Nous étions quatre. J’ai répondu à Amadé Ouérémi que j’avais mesuré le danger auquel je m’exposais. Mais, je n’étais pas là pour créer des problèmes. Il est devenu un peu froid. Je lui ai dit : « Depuis cinq mois, je n’arrive pas à vous rencontrer. Je suis le responsable du Mont Péko et je suis venu vous annoncer qu’une mission d’évaluation viendra d’Abidjan dans une semaine pour visiter le parc. C’est dans votre intérêt et le nôtre. Cette mission est diligentée par l’Etat de Côte d’Ivoire. Si vous vous y opposez, c’est comme si vous vous opposiez à l’Etat de Côte d’Ivoire ».

Quelle a été sa réaction ?
 
Il m’a dit qu’il a investi beaucoup d’argent dans le parc. Si la mission venait le lui arracher, il ne se laisserait pas faire. Qu’il doit être dédommagé.

Qu’entend-il par “ investir de l’argent dans le parc’’ ?
 
Il a fait des plantations. Je lui ai répondu: « Je suis un simple commis de l’Etat. Il faut montrer aux responsables de la mission vos investissements dans le parc. Seul l’Etat peut décider de votre sort. Si un jour, le parc est déclassé, je serai affecté ailleurs ».

A-t-il autorisé la mission des experts ?
 
Il n’était pas question d’une autorisation. Mais juste de lui annoncer une mission qui s’impose à nous tous.

Cette mission a-t-elle eu lieu ?
 
Elle a effectivement eu lieu de février à mars.

Sans accroc ?
 
Le deuxième jour de la mission, les hommes d’Amadé Ouérémi ont voulu faire de la résistance à la vue des agents en treillis dans le groupe. Ils s’en sont pris à un expert en oiseaux, il faut savoir que la particularité de ce parc est qu’il abrite une espèce rare d’oiseaux. C’est ce qui lui a permis de bénéficier d’un projet. Il fallait s’assurer que cet oiseau était encore là. Il y avait tout de même deux fausses notes.

Lesquelles ?
 
Quand les sociologues sont venus, ils ont vu les chefs des villages voisins, ils ont demandé à croiser les infiltrés. Ouérémi et ses éléments ont refusé. Vers la fin de la mission, nous étions stressés. Un dernier volet devait faire l’état des pistes qui ceinturent le parc dont l’une des vocations est le développement du tourisme. Dès que la mission est finie, il y a eu le communiqué du gouvernement qui demandait aux infiltrés de sortir des aires protégées. Amadé Ouérémi et ses hommes ont pensé que l’objet de la mission était de connaître leur position et les signaler à Abidjan.

Etiez-vous de la mission ?
 
Non. J’ai fait partir deux éléments. On me connaissait déjà, il fallait éviter que les esprits s’échauffent. Je faisais la ronde autour du parc pour alerter les autorités en cas de besoin.

La mission a-t-elle pu voir cet oiseau rare ?
 
C’est ma hiérarchie qui peut vous répondre. Je ne peux pas évoquer les conclusions d’une mission dont je ne suis pas le commanditaire.

Le parc peut-il encore être sauvé ?
 
La vocation d’un parc, ce n’est pas forcément la forêt. C’est aussi le relief, le paysage, la faune. Si on le laisse tranquille, il peut se reconstituer. Il y a des éléphants et des chimpanzés dans ce parc. Ils sont chassés. L’exploitation agricole est également très intense. Cela met le parc en péril.

Que dites-vous aux populations riveraines qui se plaignent qu’on les empêche de travailler dans le parc, alors qu’Amadé Ouérémi y est en toute tranquillité ?
 
Elles ont raison. Ce parc est préservé depuis la période coloniale. Il a un rôle très important dans la région. Aujourd’hui, on se rend compte que le fleuve Sassandra est en train de mourir. Une des causes de cette situation est la destruction du Péko qui est un de ses réservoirs. Tous les cours d’eau qui partent du Péko sont à sec. Dans les champs, les populations déforment les lits des cours d’eau.

Comment régler, selon vous, le cas d’Amadé Ouérémi ?
 
Nous nous référons à notre hiérarchie et au gouvernement. Le dossier est très sensible pour diverses raisons.

Lesquelles ?
 
Ceux qui sont à l’intérieur du parc sont majoritairement des étrangers. En tant que gestionnaire du Mont Péko, il ne m’appartient pas de mener des actions qui peuvent entraîner des troubles dans la région.

Quel est l’état réel du parc aujourd’hui ?
 
On ne peut pas vous répondre sans faire une étude du parc. Or, il est impossible de la faire. Parce que, le parc est devenu une poudrière. Chaque semaine, deux à trois cars de transport en commun y déversent les clandestins, augmentant ainsi leur population. Si l’ on part sur la base de deux convois par semaine, on se retrouve facilement avec 600 personnes par mois. Au départ, les nouveaux venus étaient des manœuvres agricoles au service des anciens. Quand ils ont des moyens, après leurs contrats, ils achètent à leur tour des parts de forêt. Ils sont bien organisés sur place.

Pourquoi ne pas passer du côté de Bangolo ?
 
Partout, on vous renvoie à Amadé Ouérémi. En fait, il y avait deux groupes au départ. A Bangolo, un certain Bakary et Ouérémi dans la zone de Duékoué. Chacun travaillait de son côté. Il y a eu conflit de compétence entre les deux quand les champs des deux groupes se sont touchés autour de 2008-2009. A la suite des affrontements, Amadé Ouérémi a pris le dessus.
 
 

Interview réalisée à Duékoué par Doua Gouly.

In le quotidien pro-gouvernemental Fraternité Matin.