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dimanche, 30 septembre 2012

DECHETS TOXIQUES - OUATTARA NE VEUT PLUS DU PROCES APRES AVOIR LONGTEMPS ACCUSE GBAGBO


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Les ONG Amnesty International et Greenpeace ont demandé, dans un rapport publié récemment sur le scandale des déchets toxiques à Abidjan, l'ouverture d'une enquête pénale au Royaume-Uni, et de remettre en cause la légalité de l’accord conclu en 2007 avec Trafigura. Mais «L’Etat ivoirien ne fera pas de démarches dans ce sens-là», sauf, si de nouveaux éléments indiquent qu’il y a lieu de poursuivre Trafigura, a indiqué Koné Bruno, hier sur RFI. Qu’a-t-il pu bien se passer, entre temps, pour ce pouvoir qui avait accusé le régime Gbagbo d’avoir tué les Ivoiriens en organisant le déversement des déchets toxiques à Abidjan refuse un procès qui permettrait l’éclatement de la vérité!

En réalité, ce gouvernement a peur, puisque dans ce scandale des déchets, des personnalités du régime, notamment, Ahoussou Jeannot, l’actuel Premier ministre, Adama Bictogo, Diby Charles, Ministre de l’Economie et des Finances… avaient été nommément cité par des organisations des représentants des victimes.

Et aujourd’hui, Koffi Charles Hanon, président du réseau national pour la défense des droits des victimes des déchets toxiques de Côte d’Ivoire (Renadvidet-Ci) croupit en prison. Il a écopé de 6 mois d’emprisonnement ferme pour officiellement, trouble à l’ordre public et dénonciation calomnieuse à l’endroit du Premier ministre, Ahoussou Kouadio Jeannot.

Mais les raisons profondes seraient que le pouvoir le trouve trop bavard et gênant. Même si, après son limogeage, la justice ivoirienne a blanchi Adama Bictogo, réouvrir un tel procès, en Europe, serait probablement préjudiciable aux tenants actuels du pouvoir. Dans les rangs desquels, plusieurs sont soupçonnés d’avoir détourné une importante partie des indemnités qui auraient dû être payées aux victimes de la pollution causée par le déversement de déchets toxiques à Abidjan, en août 2006.

Aboubacar Marvin Ouattara qui préside l’une des organisations de défense des victimes ne croit pas si bien dire quand il déclarait sur RFI: «Nous suspectons la mainmise de l’Etat sur ce dossier qui, par son attitude, s’est désisté de toute action juridique…». Et pourtant sur cette même radio, d’autres responsables qui défendent ce dossier tel que Kumi Naidoo, Directeur exécutif de Greenpeace International réclament à cor et à cri la tenue d’un tel procès pour que le pollueur paie: «Il n'est pas trop tard pour que justice soit rendue, pour que des informations exhaustives sur la nature exacte des déchets déversés soient communiquées aux habitants d'Abidjan, et pour que Trafigura paie pour ses crimes. Ce n'est qu'alors que nous pourrons espérer que ce type de désastre ne se reproduira plus», a déclaré Kumi Naidoo, mais le gouvernement ne l’entend pas de cette oreille.

Pour rappel, le déversement des résidus toxiques du cargo Probo Koala à Abidjan, en août 2006, avait causé la mort de 17 personnes et plus de 100.000 intoxications.

 

Mélanie Coulibaly, in le quotidien ivoirien « Aujourd’hui ».

L’ETAT IVOIRIEN DECLARE LA CPI INCOMPETENTE A JUGER GBAGBO

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Est-ce une gaffe pour le moins inédite ou un simple souci d’affronter la réalité face à la polémique qui atteint jusqu’au cœur la CPI elle-même ? En tout cas, la présidence ivoirienne a promis, hier (mercredi 26 septembre 2012, Ndlr), d’appeler officiellement à la ratification du traité de Rome instituant la CPI au risque d’ajouter sa voix à celles des avocats de Gbagbo qui affirment depuis plusieurs mois que Gbagbo ne peut pas être jugé par elle parce que la Côte d’Ivoire ne l’a pas ratifié?

 

Selon un communiqué de la présidence ivoirienne, le gouvernement va demander au parlement de ratifier le traité de Rome instituant la Cour pénale internationale. Une telle décision n’est pas sans conséquence avec ce qui se passe actuellement à la Cour pénale internationale où un huis-clos bien gardé autour du cas Gbagbo a eu lieu du 24 au 25 septembre, soit deux jours plus tôt. Les avocats du président Gbagbo qui ont été entendus à cette occasion plaident depuis longtemps la relaxe pure et simple de leur client parce que la CPI est incompétente pour deux raisons fondamentales. A savoir les mauvais traitements infligés au Président Gbagbo qui deviendrait, du coup, inapte à être jugé par la CPI et l’absence de ratification qui ne permet pas à la CPI de garder Gbagbo dans ses prisons.

Jusque-là, la CPI avait allégué qu’elle était compétente pour juger le Président Gbagbo en raison d’un courrier que celui-ci lui avait envoyé en 2002 pour demander d’enquêter sur les crimes de cette année-là. Mais la CPI avait aussi estimé que le fait que Ouattara qui lui ait envoyé un autre courrier depuis son QG du Golfe Hôtel est un autre acte de reconnaissance tacite. C’est finalement cette partie de la polémique que la décision de la présidence ivoirienne referme. Car elle montre que la Côte d’Ivoire n’a jamais ratifié le traité. Or comme la loi n’est pas rétroactive, c’est-à-dire qu’elle ne s’applique pas aux délits qui avaient été commis avant qu’elle ne soit créée, cette ratification officielle qui fait entrer le traité dans le champ des lois ivoiriennes ne peut pas s’appliquer au Président Gbagbo. C’est donc un coup de pouce inespéré pour le camp Gbagbo et particulièrement pour ses avocats qui s’évertuent depuis de longs mois à l’expliquer aux juges de la CPI. Désormais, celle-ci ne peut plus continuer à harceler le Président Gbagbo sans se discréditer et faire penser à un sordide règlement de comptes de la communauté internationale.


Joseph Titi, in le quotidien ivoirien « Aujourd’hui ».

INSCRIPTION EN LIGNE: L’ECOLE IVOIRIENNE EST DEVENUE LA POULE AUX ŒUFS D’OR DU POUVOIR OUATTARA


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Le moins que l’on puisse dire avec les inscriptions en ligne instituées par le régime d’Alassane Ouattara, c’est que l’école ivoirienne est devenue un lieu où des opérateurs économiques privés peuvent venir se faire du sou. Beaucoup de sous. Pas en investissant dans la construction de salles de classe, de matériels didactiques ou quelque autre aspect de l’école mais en servant de paravent aux pontes du pouvoir pour empocher des milliards.

De fait, cette année, ce n’est plus un seul opérateur qui se charge d’enregistrer les inscriptions en ligne des élèves et étudiants de Côte d’Ivoire pour la rentrée 2011-2012. Ils sont désormais trois: Celpaid, MTN et Orange. Officiellement, les deux derniers, opérateurs de téléphonie mobile qui règnent en maitres sur le marché national du cellulaire, ont été recrutés après appel d’offres. Si nous n’en savons pas grand-chose sur cet appel d’offre, nous savons en revanche que le premier, c’est-à-dire Celpaid, est la propriété du cadre Rdr et ministre de la Construction, Sanogo Mamadou créé à cet effet.

Le passage d’un à trois opérateurs pour les inscriptions peut s’expliquer: l’année dernière, la manne récoltée par le pouvoir dans cette affaire s’élève à 3,651 milliards FCFA. De quoi susciter l’appétit d’autres proches du pouvoir qui y voient là l’occasion de s’enrichir. Et les sociétés de téléphonie servent de parfaits paravents.

Au fait, depuis l’avènement d’Alassane Ouattara au pouvoir le 11 avril 2011, le pouvoir RDR a institué une inscription en ligne dans les écoles ivoiriennes. C’est-à-dire que tous les élèves et étudiants de Côte d’Ivoire doivent désormais effectuer leurs inscriptions via internet, sur des plateformes que les opérateurs économiques susmentionnés ont mis sur pied à cet effet. Ces derniers travaillent en étroite collaboration avec le pouvoir qui y tire de consistants dividendes. Sinon comment expliquer l’augmentation de 500 F advenue cette année sur les inscriptions?

En effet, l’inscription qui était de 5.500 F l’année dernière est passée à 6.000 F cette année. Sur les motifs de l’augmentation, aucune explication n’est donnée officiellement. Ainsi donc, les opérateurs privés peuvent empocher les 500 F des milliers de jeunes Ivoiriens à qui les parents ont déjà du mal à assurer le pain quotidien.

Sur l’institution même de l’inscription en ligne, le ministre en charge de l’Education nationale, Kandia Camara, avance que l’objectif est de lutter contre les recrutements parallèles dans les établissements scolaires, éviter les braquages des économats, etc. 

Cette ambition aurait été louable si elle n’avait pas servi de prétexte - qu’il ne serait pas faux de qualifier de malsain – à des hommes tapis dans l’ombre. C’est assez choquant de savoir que l’école qui fait partie des prérogatives régaliennes de l’Etat, les inscriptions dans les écoles publiques et privées sont confiées à des milieux d’affaires privés. 

En effet, pour les besoins de la cause, c’est un cadre Rdr, ministre de la Construction, Mamadou Sanogo, qui crée une société dénommée Celpaid chargée d’enregistrer les souscripteurs. L’appel d’offres qui, selon le ministre Kandia Camara, aurait servi à recruter les deux autres opérateurs pue la magouille à mille lieues. Sinon la logique aurait voulu que l’opération débute par un appel d’offres, ce qui n’aurait certainement pas placé Celpaid en pôle position comparativement aux deux nouveaux opérateurs.

A cela, il faut ajouter qu’aucun chef d’établissement n’a été associé à cette décision. Un fondateur d’établissement que nous avons interrogé lors de notre micro trottoir réalisé en début de semaine n’a pas manqué de décrier cet état de fait. « L'initiative est louable. Mais, il aurait été judicieux d'associer à cette décision l'avis des chefs d'établissements privéIls sont aussi indispensables. Sinon comment expliquer à des parents qu’une inscription qui leur a coûté 5.500 F l’année dernière, on leur demande aujourd’hui de payer 6.000 F pour la même opération ? Mais en plus, est-ce que l’Etat donne la latitude à chaque chef d’établissement de choisir l’opérateur avec qui il veut traiter vu qu’ils sont aujourd’hui trois? A mon humble avis, je crois qu’il y a encore des choses à éclaircir si on veut accorder du crédit à cette opération d’inscription en ligne», se désole M. M. S. Michel, fondateur d’école dont nous taisons le nom de l’établissement.

Plus grave, les élèves payent mais le reçu de paiement ne porte aucune signature. « Personnellement je ne comprends plus rien. J’ai payé 6.000 F à la comptabilité dans un collège de Bingerville pour l’inscription en ligne de mon enfant. On me remet un reçu sans indiquer l’opérateur qui s’occupe de l’enregistrement en ligne », témoigne un autre parent d’élève.

Le plus aberrant, c’est que l’inscription en ligne pour la rentrée à l’Université est imposée aux élèves de Terminale sans que ceux-ci ne soient assurés d’obtenir le Baccalauréat. Vous avez dit privatisation de l’école?


Pascal Bellasset, in le quotidien ivoirien « Aujourd’hui ».

samedi, 29 septembre 2012

EXISTE-T-IL ENCORE DES ORGANISATIONS DE DEFENSE DES DROITS HUMAINS?

 

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Faut-il encore accorder du crédit aux organisations internationales de défense des droits de l’Homme, des organisations créées de toutes pièces par les puissances impérialistes dont elles sont des bras séculiers dans les conflits mondiaux? Nombreux sont ceux qui se posent cette question aujourd’hui, face à leurs comportements douteux, suspects parfois même criminels. C’est pourquoi, il faut tenter de répondre à cette question pour aiguiller la curiosité et attirer l’attention de toute personne sur les actes macabres et le rôle néfaste de ces organisations censées défendre les droits de l’Homme. 

Plus le temps passe, plus les manigances, de la soi disant communauté internationale, en fait le Club de Sadiques et Voraces Impérialistes Occidentaux (CSVIO) et tous ses appendices d’ONG de défense des droits humains, sont mises à nu; en réalité, ces organisations ne sont que des clubs de soutien masqués des basses manœuvres déshumanisantes des puissances impérialistes qui les manipulent pour installer leur domination dans le monde. 

Comment pouvait-il en être autrement quand on sait que plutôt que de défendre les droits de l’Homme, ces organismes sont créés et financés par ces super puissances pour déstabiliser sournoisement les pays sous développés, contrôler, exploiter astucieusement et à vils prix leurs richesses. Ainsi, les actes les plus ignobles de ce CSVIO ne font-ils l’objet d’aucune condamnation (tueries massives des ivoiriens en Novembre 2004 devant l’Hôtel Ivoire et dans beaucoup d’autres endroits de la Côte d’Ivoire, génocide des Wè en Mars 2011 à Duékoué, massacre de plusieurs centaines de réfugiés du camp de Nahibly en Juillet 2012, pour ne citer que trois exemples). Ces organismes fantoches appelés abusivement organisations internationales de défense des droits de l’Homme ferment les yeux sur les agissements inhumains de leurs maîtres qui divisent des peuples, installent des rébellions et autres actions déstabilisatrices dans les pays bien choisis selon les besoins de la cause. Ces organisations confirment de plus en plus qu’elles sont le relais de dénigrement des dignes fils d’Afrique, ces Présidents qui nourrissent de nobles ambitions pour leurs populations, leurs pays et pour le continent noir. 

Après que leurs maîtres eurent brocardé ces dirigeants patriotes africains, les qualifiant par de grossiers mensonges de dirigeants-dictateurs exerçant un pouvoir antidémocratique, elles prennent le relai pour continuer de calomnier ces dirigeants souverainistes et patriotes à travers les organes de communication propagandistes au service des pays occidentaux néo-colonialistes. 

Le cas du Président Laurent Gbagbo, en Côte d’Ivoire, est très patent pour éclairer les vrais démocrates de ce Monde. Que n’a-t-on pas entendu dire sur son compte ? Voici un Président qui n’entrait pas dans le système de spoliation de la Côte d’Ivoire établi par la France. A ce sujet, l’homme politique, ancien Président de l’Assemblée Nationale française, Henri Emmanuelli disait de Gbgabo: « Ce Président sait ce qu’il veut pour son pays ». Cet homme qui, pendant plus de 40ans a mené une opposition démocratique et pacifique en Côte d’Ivoire, sans jamais recourir aux armes pour obtenir le pouvoir d’Etat, est traité de dictateur, de Président infréquentable, xénophobe. Quel mensonge honteux! 

A partir de l’an 2000 où il parvint à la Magistrature Suprême après une brillante élection, les complots de la France vont se succéder contre lui avec des assassinats, des charniers fabriqués par ceux-là-mêmes qu’elle a installés aujourd’hui au pouvoir. 
C’est alors que ces ONG de droits de l’Homme vont entrer en transe pour hurler aux massacres, des militants de l’opposition et engager ainsi la déstabilisation de la Côte d’Ivoire (CI). 

Inventer des raisons farfelues pour vilipender Gbagbo et aider une rébellion à s’installer, tel fut le rôle exercé par ces ONG en Côte d’Ivoire. Ainsi, la France de Chirac en Septembre 2002, va-t-elle déclencher contre le pouvoir du Président Gbagbo, une rébellion préparée et entretenue par le Burkina Faso de Blaise Compaoré, au vu et au su de Human Right Watch (HRW), Amnesty International (AI), la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH) et bien d’autres organisations aux objectifs semblables ; ces organisations dites humanitaires sont toujours promptes à vilipender les dignes Présidents du continent noir pour les objectifs cruels de leurs mandants, les membres du CSVIO. 

Ces rébellions seront pourvues en armements et en ressources financières pour déstabiliser les régimes réfractaires au néo-colonialisme. Ainsi pendant dix longues années, les rebelles du couple « infernalissime » Ouattara-Soro, avec la bénédiction de la France et de l’ONU, vont semer la terreur au sein des populations et s’enraciner au Nord, au Centre et à l’Ouest de la Côte d’Ivoire. Ils y feront régner une justice expéditive pour massacrer des pro-Gbagbo et de nombreuses populations innocentes: les gendarmes désarmés de Bouaké, les danseuses d’Adjanou de Sakassou, de nombreux sacrifices rituels humains, etc. 

C’est bien avec les armes offertes par la France que des tueries vont être perpétrées sans que ces crimes ne soient véritablement dénoncés par la soi-disant Communauté Internationale et les ONG à sa solde. Il faut rappeler que cette Communauté Internationale a été pleinement actrice dans ces événements douloureux de Côte d’Ivoire éloquemment attestés par les actes destructeurs de l’ONUCI et de la Licorne pourtant venues en CI pour y restaurer la paix. Les rapports sur les atrocités vécues par les ivoiriens rédigés par ces organisations de l’ONU et de défense des droits humains, au lieu d’être véridiques et équitables, vont toujours indexer le Président Gbagbo, l’accusant d’être le plus grand criminel de tous les temps, lui qui a été la victime de la barbarie de la communauté internationale dirigée par la France. 

HRW, AI, FIDH…. savent aujourd’hui l’issue de ce complot ourdi contre celui que les ivoiriens avaient élu et réélu pour les sortir du sous développement par son programme audacieux de gouvernement. Laurent Gbagbo, après avoir miraculeusement échappé aux milliers de tonnes de bombes et de missiles de l’armée française, a été déporté manu militari à La Haye, pendant que les vrais criminels Chirac, Sarkozy, Ban ki Moon, Choi et leurs larbins ivoiriens Ouattara, Soro et autres quasi analphabètes, promus Préfets de régions pour services rendus aux nombreux ivoiriens, aujourd’hui dans les cimetières, ne sont guère inquiétés pour leurs nombreux crimes. Patissanganan !!! La partie fut vraiment sanglante. 

Ces organisations dites de défense des droits humains savent très bien que l’occident est à la base de tous les conflits qui déchirent le monde. En Lybie, Sarkozy et son ami Obama se sont solidarisés dans le mal pour devenir les bourreaux de Kadhafi. Par cet assassinat, ce pays est devenu une proie à toutes sortes de groupuscules équipés d’armes, à eux offertes par ces deux gendarmes, en réalité les pyromanes pompiers des conflits dans ce monde. C’est avec ces mêmes armes que le Nord du Mali est aujourd’hui sous le contrôle d’une horde d’intégristes religieux et de plusieurs bandes de voyous sans cesse soutenus par ces mêmes impérialistes. Le deal était qu’ils combattent Kadhafi pour obtenir le Nord du Mali. 

Voilà donc des comportements inhumains à dénoncer au lieu de hurler sur les antennes des télévisions, la pratique obligée de la charia et les destructions de monuments historiques qui n’ont aucune importance devant les massacres d’êtres humains que l’OTAN a perpétrés en Lybie, tout comme les nombreux crimes de l’ONUCI et de la Licorne en Côte d’Ivoire. Oh ! Un crime n’est-il crime que quand Sarkozy et Obama en décident ainsi. A eux a été donné, par on ne sait qui, le permis de tuer. C’est pourquoi HRW, AI, FIDH et autres organismes de même acabit se taisent sur leurs crimes odieux en Irak, en Côte d’Ivoire, en Lybie, en Syrie. 

Ainsi, aujourd’hui en Côte d’Ivoire, ce régime tyrannique installé par la France commet les crimes les plus inimaginables. 

Il n’est pas exagéré de noter que le programme des gouvernants actuels se résume à la traque, l’emprisonnement, l’expropriation et à l’assassinat des pro-Gbagbo. Malheureusement, au lieu d’être sanctionnés, ces miliciens du RDR, sont plutôt promus dans le silence de ces organisations qui voient bien les affidés de leur poulain commettre ces crimes et exactions. Bien sûr que les puissances financières ont rendu aphones ces organisations qui claironnent à tout moment leur autonomie. Heureusement qu’il y a Dieu qui jugera leurs crimes et leurs perfidies pour que chaque membre coupable de ces ONG subisse la punition éternelle en enfer. 

De même, voici une révolution, baptisée « Printemps Arabe »comme si tuer des être humains était annonciateur de bonnes nouvelles, inventée de toutes pièces par ces mêmes impérialistes pour déstabiliser les pays arabes, prendre le contrôle de leur pétrole et y installer leurs voraces multinationales. Toujours dans le même style, ces cyniques ONG de défense des droits de l’Homme se fourvoient actuellement en Syrie. Après avoir dénigré injustement le régime de Bachar El Assad, le CSVIO a créé une opposition fictive pour envahir la Syrie de mercenaires recrutés par ses soins à partir de la Turquie, croyant réussir aussi facilement son coup de force contre le Président syrien. 

Comme en Côte d’Ivoire où la rébellion a été affectueusement dénommée « Forces Nouvelles », elle appellera la coalition des mercenaires occidentaux « Armée Libre de Syrie » (ALS). Comme pour dire que celle qui défend le peuple syrien est une armée esclave d’El Assad. OH Honte ! Qu’une rébellion contre un régime légalement installé dans un pays ne puisse émouvoir les membres d’une organisation Internationale de défense des droits humains parce qu’elle a la caution des maîtres du monde est tout simplement ahurissant. 

Y a-t-il aujourd’hui lieu de prendre au sérieux ces satellites de la Communauté Internationale que sont ces organisations des droits humains? Car à la vérité, elles sont au début et à la fin des processus de déstabilisation des pays avec leur rôle de pyromanes et pompiers. Elles installent le lit du désastre en accompagnant les maîtres impérialistes qui n’ont d’yeux que pour les richesses des petits pays. 

Comment faire pour échapper à leur manège désormais dévoilé? Beaucoup de pays sous développés vivent encore une pauvreté accrue que les populations n’arrivent pas à juguler, à cause des nombreux besoins que la société occidentale leur impose à travers tous leurs instruments de communications actuels. Alors, au niveau de certains politiciens véreux, la tentation est grande quand ils sont sollicités pour servir d’instrument de déstabilisation de leurs propres pays, par des propositions faramineuses de promotion politique et d’enrichissement illicite et rapide. 

Tant qu’il y aura cette espèce de politiciens, il sera difficile de fermer la porte aux déstabilisateurs ; il n’est cependant pas impossible d’y arriver. Il faut alors une prise de conscience collective, comme en Syrie, où la véritable armée du peuple a compris qu’il n’est pas question de renoncer à cette lutte et qu’elle doit aller jusqu’au bout. Chaque citoyen doit normalement comprendre qu’il doit être un résistant permanent, face aux impérialistes qui veulent maintenir le monde sous domination, en privant les faibles de la liberté vivre et de jouir de leurs richesses. Il est seulement regrettable de constater que les organisations de défense des droits humains ne les y accompagnent. Pour les Africains, ces ONG méritent-elles de continuer d’exister ? Assurément non. 

 
NANWOULET G. Simone 
 
 
Source: AFRIK53.COM

IVOIRIENS, SOYEZ HEUREUX! OUATTARA VOUS LOGE... DANS DES GHETTOS


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Maison-témoin des logements sociaux d'Alassane Ouattara, dévoilée à Yopougon


Pendant sa tumultueuse campagne électorale, Alassane Dramane Ouattara avait promis à chaque ivoirien de l’aider à réaliser son rêve de posséder une maison. «Des maisons socio-économiques décentes à partir de 5.000.000 de francs», n’avait-il cessé de marteler à ses ouailles en délire.

Aujourd’hui, près de deux ans après son installation musclée, Ouattara révèle la primeur de sa vision d’urbanisation pour les Ivoiriens en dévoilant la maison-témoin (entendez le prototype, l’image idéalisée, le concentré de tous les efforts d’ingénierie de la rattrapocratie en la matière) de sa première opération immobilière socio-économique à Yopougon.

Horreur! Ouattara, qui n’a atterri en Côte d’Ivoire qu’en 1990, ne sait certainement pas qu’avant son arrivée au pays d’Houphouët,  les Ivoiriens avaient connu des opérations de logements modestes, mais de belles factures néanmoins, telles celles de la SOGEFIHA, de la SICOGI, de la SIPOREX; et que, même dans les années 70, ces poulaillers qu’il leur exhibe fièrement aujourd’hui comme des habitations décentes n’auraient même pas pu gîter une basse-cour ivoirienne.

Est-il vraiment nécessaire d’imaginer ce que sera dans seulement 2 ans une cité de cette horreur dont sont si fiers les ingénieurs d'Alassane Ouattara? Un berceau de contaminations, un centre d’infections, un fourmillement de pauvretés, un amoncellement de misères cachectiques et de mille insécurités.

Ivoiriens, soyez très inquiets! Car après avoir endeuillé et paupérisé votre pays, Ouattara est déterminé à le ghettoïser. L’arnaque au sommet de la Rattrapocratie continue! Le pire, c’est qu’encore une fois, ce sont les rattrapés de son régime qui se feront des crocs-en-jambe pour confisquer ces clapiers qu’ils loueront ensuite à des prix exorbitants aux infortunés du pays.


Source: Le blog de Frindéthié

KONE KATINAN VICTIME D'UNE NOUVELLE TENTATIVE D'ENLEVEMENT, A PEINE EN LIBERTE PROVISOIRE

 

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Affaire Justin Koné Katinan: quel harcèlement !!!


Les services ghanéens de l’Organisation internationale de police criminelle (OIPC ou Interpol en anglais) auraient interpellé à Accra, Justin Koné Katinan, ce vendredi 28 septembre 2012, à sa sortie d’un rendez-vous avec le Bureau National d’investigation (BNI).

Interpol apprend-t-on arguerait avoir été saisi d’une seconde demande d’arrestation provisoire de l’infortuné porte-parole de Laurent GBAGBO, en vue de son extradition selon une procédure simplifiée entre polices, vers la Côte d’Ivoire, où il serait, en plus des infractions à caractère économiques qui lui sont déjà imputées, aussi recherché, pour des crimes de sang, commis au cour de la crise post-électorale, qui a éclaté dans ce pays le 3 décembre 2010 et qui se poursuit à ce jour.

Il convient ici pour montrer le caractère extravagant de cette procédure, qui est en définitive un harcèlement policier, de préciser ce qu’est l’organisation internationale de police criminelle (OIPC ou Interpol en anglais) et les limites de son action.

Interpol est une organisation internationale créée en 1923, ayant son siège à Lyon, en France et dont le but principal est, aux termes de l’article 2 alinéa premier de son statut « d’assurer et de développer l’assistance réciproque la plus large de toutes les autorités de police criminelle, dans le cadre des lois existant dans les différents pays et de la déclaration universelle des droits de l’Homme»

L’article 3 du même statut précise le rôle politiquement neutre de l’organisation, qui, par conséquent ne doit en aucun cas intervenir dans les affaires à caractères politiques. Cette disposition se lit comme suit :« Toute activité ou intervention dans des questions ou affaires présentant un caractère politique, militaire, religieux ou racial est rigoureusement interdite à l’Organisation. »

Les crimes les autorités judiciaires ivoiriennes imputent à Justin Koné Katinan, à supposer qu’il en porte à quelque titre que ce soit, qui mériterait d’être précisé, la responsabilité pénale, ont été commis dans descirconstances d’un contentieux électoral, dont la nature politique est indéniable. Il s’ensuit bien évidemment le caractère politique des infractions imputées à Justin Koné Katinan, lesquelles, au demeurant, ne concernent qu’un seul pays membre de l’organisation.

En application donc de ses propres textes fondateurs, Interpol devrait, et doit s’abstenir de toute intervention dans de telles infractions à caractère hautement politique.

Il faut aussi souligner qu’Interpol n’est pas au-dessus des lois ghanéennes. Son propre statut le contraint au respect de celles-ci. A ce sujet, il inscrit dans l’article 2 ci-dessus visé, l’activité de l’organisation dans le cadre des lois existant dans les différents pays membres. D’où il suit qu’au Ghana, l’action d’Interpol doit en tout cas, s’inscrire dans les limites fixées par les lois en vigueur. Celles-ci n’ont jamais défini une procédure spéciale, fût-elle qualifiée de «procédure simplifiée de remise de personnes de police à police », qui autoriserait le Bureau National Central (BNC) d’Interpol à remettre aux autorités judiciaires d’un pays étranger.

En effet, la remise d’un individu qui se trouverait au Ghana à la Côte d’Ivoire qui rechercherait cet individu afin de le poursuivre ne se fait pas autrement que par la (elle est unique) procédure d’extradition définie par la loi ghanéenne d’extradition et la Convention d’extradition de 1994 de la Communauté des Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le tout, dans le respect des traités internationaux sur les droits de l’Homme auxquels le Ghana est partie.

Enfin, il faut noter que les activités d’Interpol se concentrent autour du trafic de drogues, du terrorisme, du blanchiment d’argent, de la criminalité transnationale. Ce dont nous sommes très loin dans ce qu’il conviendrait d’appeler l’affaire Koné Katinan.

Les autorités ghanéennes devraient mettre le holà pour de bon à ce harcèlement dégoutant.

 

James Cénach, Journaliste

Rapporté par Steve Beko

COTE D'IVOIRE - OUATTARA-AHOUSSOU: C'EST LA GUERRE FROIDE

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Malaise au sommet de l’Etat 



Rien ne va plus entre le chef de l’Etat et son Premier ministre. Méprisé, humilié au quotidien, Ahoussou Jeannot est considéré comme incompétent par son «boss». Iront-ils jusqu’à la rupture? Le Tout-Abidjan suppute. Les dernières révélations de La Lettre du Continent vont alimenter les bruits d’alcôve. 

Alors que la Côte d’Ivoire fait face de nouveau à une crise sécuritaire préoccupante, l’atmosphère au sommet de l’Etat est particulièrement délétère. L’information, qui circule dans les milieux informés d’Abidjan, a été divulguée par La Lettre du Continent dans sa dernière édition. Ce n’est plus du tout le grand amour entre Alassane Ouattara et Jeannot Ahoussou Kouadio. 

Imposé à la tête du gouvernement après le pacte signé avec Henri Konan Bédié durant la présidentielle de 2011, le Premier ministre Jeannot Ahoussou ne parvient pas à satisfaire Alassane Ouattara. Malgré sa pléthore de communicants, Jeannot Kouadio-Ahoussou peine à convaincre et à séduire. «Depuis sa nomination en mars, suite à la promesse de campagne d’Alassane Ouattara de nommer un membre issu du PDCI à la tête de l’exécutif, le Premier ministre est régulièrement rabroué par le chef de l’Etat en conseil des ministres ou en réunion de travail», écrit le périodique. Pour le «respect républicain», vous repasserez! La Lettre du Continent décrit quelques vexations que subit le «grand homme de Didiévi». 

«En juillet, la présidence a annulé in extremis un séminaire sur le programme de travail du gouvernement que tentait d’organiser Jeannot Ahoussou. Cause de l’ire présidentielle : son manque de maîtrise de certains dossiers et sa faible réactivité. Ainsi, les projets de lois adoptés en conseil de gouvernement, sous l’autorité du premier ministre, sont régulièrement réexaminés par les conseillers d'Alassane Ouattara, qui se gaussent en évoquant "le premier des ministres". » 

Ouattara et son clan «tiennent» Ahoussou par… la bourse! Les salaires de la Primature, nous apprend La Lettre du Continent, sont «sous la supervision» d’Ibrahim Ouattata dit «Photocopie», frère cadet du chef de l’Etat qui peut rationner comme bon lui semble le chef du gouvernement, dont il est par ailleurs – en principe – l’un des ministres. Signe qui ne saurait tromper: la nomination de notre confrère André Silver Konan «n’a toujours pas été entérinée», alors qu’elle date de plus de trois mois. 

Le clash est-il pour bientôt? Le schéma d’un «retour en force» de Guillaume Soro, notamment sous la «pression» de la situation politico-militaire, ne relève pas totalement de la politique-fiction. Une chose est sûre: les colères d’Alassane Ouattara, dont le caractère acariâtre est désormais critiqué mezza voce y compris dans son camp, sont légion. 

La Lettre du Continent évoque ainsi l’épisode d’une «foudre présidentielle» dirigée contre le ministre des Télécommunications et porte parole du gouvernement, Bruno Koné, dont le projet de réseau national de fibre optique, évalué à 45 milliards de FCFA, a été gelé. Le dossier a été remis au conseiller français du «chef», Philippe Serey-Eiffel, qui est réputé avoir fait disparaître le ministre Patrick Achi (PDCI) du «premier cercle». 

Une chose est sûre, dans tous les cas: le régime Ouattara est tenté par le repli sur sa base ethnique et strictement RDR. Et les dernières nominations de «com'zones» dont les CV sont pour le moins particuliers comme «préfets de région», si l’on en croit le site Internet de Jeune Afrique, constituent un signal que seuls les naïfs ne décoderont pas. 

 
 
Philippe Brou, in le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier"
 
 
 
Source: AFRIK53.COM

vendredi, 28 septembre 2012

COTE D'IVOIRE - DERNIER KATA DE RATTRAPAGE: DES EX-COM'ZONES NOMMES PREFETS DE REGION

 

 

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Ouattara bombarde 3 ex-chefs de guerre préfets de région 

 
Une insulte à l’intelligentsia ivoirienne, la décision que vient prendre Alassane Ouattara en nommant hier mercredi 26 septembre 2012, trois ex-chefs de guerre, préfets de région. Notamment, le Cdt Ousmane Coulibaly dit Ben Laden, Tuo Fozié et Koné Messamba. Un pied-de-nez aux administrateurs sortis de l’ENA. 

Les populations des régions qui accueilleront sous peu leurs nouveaux préfets de région doivent-elles en rire ou en pleurer ? En effet, Alassane Ouattara, chef de l’Etat a nommé respectivement préfets de région à San Pedro, Bondoukou et Guiglo, les ex-chefs de guerre Ousmane Coulibaly dit Ben Laden, Tuo Fozié et Koné Messamba. Avant d’être bombardé «préfet de région» à San Pedro, le Cdt Ben Laden était le «patron» du Camp de la Bae, devenu tristement célèbre pour s’être vu transformé en un véritable camp de «concentration ». Il était par ailleurs Com’zone à Odienné dans le nord du pays, où est jusque là détenue l’ex-première Dame Simone Gbagbo. 

Quant à Tuo Fozié, l’une des premières figures de l’iceberg «rébellion du 19 septembre 2002», il était jusqu’à sa nomination chef de l’unité des FRCI chargée de lutter contre le racket. Pour sa part, l’ex-chef de guerre Koné Messamba, était l’ex-directeur des forces paramilitaires des Forces nouvelles. Tous ces trois nouveaux «préfets de région» ont plusieurs points en commun. Ils sont originaires du nord du pays et ex-chef de guerre ; ils ont des problèmes à s’accommoder avec la langue de Molière. C’est donc à ces trois personnes qui ont objectivement comme background environ dix ans de rébellion qu’il échoit des postes très administratifs. 

Un pays sous contrôle des ex-chefs de guerre 

Comment comprendre la démarche d’Alassane Ouattara qui s’obstine à ridiculiser l’Etat de Côte d’Ivoire avec de telles mesures ? Alors que les administrateurs civils de qualité et de compétence il y en a à profusion dans le pays. A moins que le chef de l’Etat ne veuille étiqueter ces trois régions comme des «zones de guerre», où il faut des préfets «militaires». Mais là encore, il est passé à côté de la plaque, puisque la guerre est belle et bien terminée, selon son propre propos, depuis presque deux ans. Même là encore ces trois ex-chefs de guerre n’ont ni le bagage intellectuel requis ni les grades appropriés pour de telles fonctions. 

Alors qu’on avait pensé à la réunification véritable du pays et à un retour à la normalité, Ouattara replonge le pays dans un mode de gestion typique à l’ex-rébellion, avec des Com’zones. Et c’est bien le cas de le dire. On comprend aisément pourquoi le concours d’entrée à l’Ecole nationale d’administration (ENA) a été purement et simplement suspendu depuis deux ans. On ne sera pas étonné si dans quelques semaines Alassane Ouattara nomme des ex-chefs de guerre comme Gouverneurs des 12 nouveaux districts créés. 



Frank Toti, in le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier"






Ouattara nargue la CPI



Selon certaines indiscrétions dans le milieu diplomatique étranger en Côte d’Ivoire, la Secrétaire d’Etat américain, Hillary Clinton, lors de son passage, a demandé au numéro un ivoirien de lâché certains chefs de guerre impliqués dans les massacres de Duékoué et de Yopougon durant la crise postélectorale pour qu’ils répondent de leurs actes devant la Cour pénale internationale (CPI). 

Depuis hier, la position d’Alassane Ouattara est connue sur le sujet. Il a en effet nommé, depuis hier en conseil des ministres, trois anciens chefs de guerre de l’ex-rébellion ivoirienne à la tête de trois régions du pays. Il s'agit d'Ousmane Coulibaly (dit Ben Laden) à San Pedro, Tuo Fozié à Bondoukou et de Koné Messamba à Guiglo. Parmi ces trois figures de proue de l’ex-rébellion, un ex-chef de guerre, Ousmane Coulibaly, commandant de la sécurité de la commune de Yopougon jusqu’à sa nomination, est accusé par les organisations des droits de l’homme d’être impliqué dans les massacres de Yopougon. 

Et on se rappelle que, selon des sources proches du pouvoir, l’ex-adjointe de Luis-Moreno Ocampo, lors de son dernier passage à Abidjan, avait évoqué la possibilité de mettre très rapidement le grappin sur les auteurs des massacres des civils à Duékoué, à Yopougon et leurs «donneurs d’ordre». Ce qui, selon elle, pourrait redorer le blason de son institution dont l’image est fortement terni par des accusations de partialité. Eu égard à ce que, depuis l’arrestation et la déportation du président Laurent Gbagbo à La Haye, aucun auteur de crimes avérés du camp Ouattara n’a encore été mis sous contrôle judiciaire. 

Pourtant, Amnesty international et d’autres organismes sur qui ne sauraient planer des soupçons de collusion avec le camp Gbagbo, après investigations, avaient révélé la responsabilité directe de certains chefs de l’ex-rébellion, notamment Chérif Ousmane, Ben Laden, Losseni dit Loss et bien d’autres dans les massacres de Duékoué et Yopougon. Face à Fatou Bensouda, Alassane Ouattara, selon des indiscrétions, n’avait pas exprimé sa gêne, d’autant plus que la grogne que pourrait provoquer l’inculpation des exchefs de guerre suscités pourrait fragiliser son pouvoir. 

Le numéro un ivoirien aurait tout simplement demandé (comme à l’accoutumée lorsqu’il s’agit d’inculper des personnalités de son camp) de laisser une chance aux enquêtes qui sont menées sur ce sujet d’aboutir. Et garanti de mettre les coupables à la disposition de la justice. Mais ces mesures prises hier en nommant Ousmane Coulibaly (dit Ben Laden) aux plus hautes fonctions de l’administration au moment où l’opinion s’y attendait le moins démontre clairement qu’Alassane Ouattara n’est pas disposer à coopérer avec la justice internationale dans le lâchage de ses partisans pour que ceux-ci répondent de leurs nombreux crimes. Et la volonté de la Secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, selon le confrère de J.A dans son édition en ligne du mardi 17 janvier, de voir Soro (même à titre de témoins) et certains ex-chefs de guerre devant la CPI, tombe ainsi dans oreilles de sourd. 

 
 
Benjamin Silué, in le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier"

 
 
Source: AFRIK53.COM

OCCUPATION DU NORD DU MALI PAR LES ISLAMISTES: LA GRANDE COMEDIE ET LE CHANTAGE HONTEUX DES OCCIDENTAUX

 

 

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Les pays africains et arabes sont pris dans l’engrenage des ambitions démesurées des occidentaux. Lorsqu’ils ont des appétits de matières premières (pétrole, minerais, agricole,..), ils trouvent des prétextes pour s’attaquer aux pays qui en possèdent. Pour les uns, ce sont des dictateurs dont il faut se débarrasser. Pour les autres, ce sont des mauvais perdants aux élections démocratiques et qui cherchent désespérément à s’accrocher au pouvoir. 

L’un dans l’autre, au nom d’une démocratie ces personnes sont vouées aux gémonies et traitées comme tel. Alors qu’en réalité, les occidentaux n’ont jamais voulu la démocratie en Afrique et dans les pays Arabes. Pour se donner bonne conscience, ils s’attachent les services d’une minorité de la population du pays visé, aidée en cela par des mercenaires recrutés par leur soin. Le scénario de la déstabilisation se met en branle par le canal de leurs puissants médias. Quand cette féroce machine démarre, il est difficile de la stopper. Toute personne qui se met en travers est broyée sans autre forme de procès. Oui c’est cela le monde d’aujourd’hui. Sous le couvert de la communauté internationale tout y passe. La pauvreté et le vouloir paraître poussent certains individus en mal de publicité et jaloux de quelques dirigeants à se laisser manipuler par elle. 

La situation que vit le Mali en ce moment n’est pas fortuite. Tout a été préparé et orchestré par les occidentaux. Les islamistes qui occupent le nord du Mali ne sont pas là par hasard. Les responsables ont des connexions avec l’Elysée. Chacune des deux parties joue sa partition selon le schéma convenu. Les actes posés par ces islamistes traités aujourd’hui de terroristes sont calculés et millimétrés. Ils commencent par une prise d’otage dans le camp de la France pour faire croire que cette dernière est neutre afin de lever tout soupçon à son égard. C’est cela la dextérité des occidentaux dans les coups bas. 

Pourquoi cela arrive au Mali ? Certainement qu’avec Amadou Toumani Touré dit ATT, la France et ses alliés n’ont pu obtenir ce qu’ils voulaient. Souvent, ce sont des contrats au détriment du peuple. Que ce soit la droite ou la gauche française, c’est d’abord l’intérêt du pays. Vous comprenez que François Hollande ne peut se départir de ce que Nicolas Sarkozy a commencé au Mali. C’est une question de survie des pays occidentaux. Tout le monde sait qu’ils sont confrontés à d’énormes difficultés financières. De ce fait, ils sont prêts à tout. Au nom de la raison d’Etat, les otages français peuvent périr, pourvu que la France obtienne ce qu’il faut pour demeurer dans le gotha des leaders de ce monde. 

Le Mali est victime de la malice de la France tout comme la Côte-d’Ivoire l’a été en 2002 avec la rébellion de Guillaume Soro soutenue par elle. Lorsque le régime de Laurent Gbagbo a décidé de chasser cette rébellion de Bouaké, la France a trouvé l’alibi d’évacuer ses ressortissants de cette ville. Ce qui naturellement lui a permis d’organiser et de structurer ce groupe rebelle. En 2004, l’armée ivoirienne a pratiquement mis en déroute les rebelles. 

La France se voyant contourné décide de bombarder son propre camp et accuse le régime Gbagbo d’avoir tué 9 soldats français et 1 américain. Du coup, appliquant la théorie de la raison du plus fort la France a anéanti les aéronefs de l’armée ivoirienne. Voilà la triste réalité. Aujourd’hui, c’est cette rébellion qui est au pouvoir. Où est donc la morale ? L’ex-président du Mali, ATT a tenté d’en découdre avec ces groupes islamiques. Il s’est heurté au monstre caché derrière ces soi-disant terroristes. 

Le Mali fait partie de l’Afrique de l’ouest. Pourquoi la CEDEAO n’a-t-elle pas été prompte à l’aider à se débarrasser de ces hors-la-loi ? Où était l’ONU ? Tout ça, c’est de la comédie. Pauvre Afrique des fiers guerriers ! Du haut de la tribune de l’ONU, on annonce la guerre contre les islamistes installés depuis belle lurette au nord du Mali. Or, ceux-ci ne sont inquiétés outre mesure. Vous verrez que les soldats maliens qui seront en première ligne seront massacrés. Quant aux soldats de la CEDEAO, ils empêcheront les institutions maliennes de fonctionner normalement. L’armée française viendra en sauveur quand elle aura obtenu ce qu’elle veut. Cela s’appelle faire du chantage. 

Ce qui se déroule en Syrie n’est rien d’autre que la méchanceté des occidentaux. Déstabiliser le président Bachar Al Assad pour mieux contrôler les richesses de ce pays. C’est vraiment dommage ! On ne peut pas soutenir des rebelles en Syrie et ensuite venir combattre des terroristes au Mali. Quelle incohérence dans la marche du monde ! Terroristes et rebelles ne sont-ils pas les deux faces d’une même pièce ? Il ne sert à rien de dire : « La situation au sahel est inacceptable.. » alors qu’au fond on y est pour quelque chose. Ça aussi c’est de l’hypocrisie. 

Dire que quand l’armée française a fait le travail à la place des rebelles en arrêtant le président Laurent Gbagbo le 11 avril 2011, les maliens se sont réjouis en dansant sans comprendre ce qui a rougi les dents de l’écureuil. Lorsque la maison de ton voisin brûle aide-le à éteindre le feu. Sait-on jamais. Celui qu’on a mandaté pour mettre le feu en Côte-d’Ivoire, c’est le même qui s’acharne à convoyer les soldats de la CEDEAO pour créer la chienlit au Mali. Peuple malien, les occidentaux s’apprêtent à scinder votre pays en deux comme au Soudan pour des intérêts dont eux seuls ont le secret. C’est leur dernière trouvaille. La sincérité n’est plus une valeur cardinale. La comédie, le chantage et l’hypocrisie sont leurs armes et leur gagne pain. 


Gilbert KOIME 

gilbertkouame@yahoo.fr 



Source: AFRIK53.COM

LUCIE BOURTHOUMIEUX, AVOCATE DE KONE KATINAN: «ALASSANE OUATTARA A PEUT-ETRE RATE UNE CARRIERE DE GARDIEN DE PRISON»

 

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Ce 25 septembre au matin, avant l'audience qui a eu lieu au tribunal d'Osu et au cours de laquelle Justin Koné Katinan, le porte-parole du président Laurent Gbagbo a bénéficié d'une mise en liberté sous caution, face à l'incapacité de l'accusation à fournir des documents pertinents - et traduits en anglais - venant d'Abidjan, le quotidien Le Nouveau Courrier publiait une interview de Lucie Bourthoumieux, avocate de Koné Katinan. Extraits. 

Ce que Koné Katinan est allé faire en Afrique du Sud

"Nous y étions dans le cadre des missions traditionnelles du porte-parole, dont la feuille de route est de trouver par tous les moyens le chemin d’une vraie réconciliation en Côte d’Ivoire. Pour qu’enfin les Ivoiriens connaissent, dix ans après le début de la guerre, la paix que le président Gbagbo lui-même n’a eu de cesse de rechercher. C’est dans le cadre de cette mission que nous étions en Afrique du Sud, invités par les plus hautes autorités de cet Etat, pour faire le point, un an et demi après la chute du président Gbagbo, sur la situation politique et sociale en Côte d’Ivoire. Et à partir de là, voir ce que le grand pays qu’est l’Afrique du Sud peut faire pour encourager la paix et la réconciliation en Côte d’Ivoire. (...) L’Afrique du Sud est le seul pays d’Afrique qui fait partie du groupe des BRICS (pays émergents au sein duquel on trouve le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine, ndlr). A ce titre, il a un rôle géopolitique certain à jouer en Afrique. L’Afrique du Sud ne peut  pas ne pas s’intéresser à ce qui se passe en Côte d’Ivoire. C’est pour cette raison que nous avons eu droit à un accueil attentif et à une grande écoute lors de nos entretiens. (...) Je pense que tous les pays du monde, l’Afrique du Sud, la France, les Etats-Unis, les pays d’Afrique… pour peu qu’ils veuillent être objectifs, ont conscience que la Côte d’Ivoire est un pays sans Etat. Pensez qu’en 2002, ce pays est attaqué par des déserteurs de l’armée ivoirienne qui se retrouvent dans une partie du pays dont ils font, dit-on, leur fief. On les appelle alors les «comzones». Pensez que ce sont ces mêmes personnes qui, pendant dix ans, ont vécu hors-la-loi, dans une région de non-droit, qui aujourd’hui s’occupent de la sécurité de la Côte d’Ivoire, l’Etat le plus important en termes économiques et financiers de l’Afrique de l’Ouest francophone. Des gens qui ne connaissent ni la notion de l’Etat ni le concept d’Etat de droit ! Je vous laisse faire des déductions sur tout ce que ces pays peuvent penser aujourd’hui. On espérait que malgré cette formidable promotion qu’ils ont eu de Ouattara, ce dernier ferait de la politique, prendrait en compte l’intérêt du peuple ivoirien. Il n’en est rien. Gbagbo représente au moins  la moitié de la population ivoirienne. Et manifestement, cette moitié dérange Alassane Ouattara. Dans ces conditions, je ne connais pas un pays sérieux qui peut regarder la Côte d’Ivoire comme un Etat solide et tourné vers son avenir. La Côte d’Ivoire est un pays sans Etat, fragile, livré aux seigneurs de guerre, qui font leur loi, qui piétinent les lois internationales et la Constitution ivoirienne."

L'affaire Tsikata et les "mensonges" de Ouattara

"ll y a une affaire pendante aujourd’hui devant les juridictions ghanéennes. L’affaire Tsikata [du nom de l’homme d’affaires véreux associé à Hamed Bakayoko qui devait servir d’appât pour impliquer les exilés dans un faux complot destiné à les compromettre, ndlr]. Le grand quotidien ghanéen, qui s’appelle Daily Graphic, a parlé de cette affaire en utilisant l’expression «faux coup d’Etat» en Côte d’Ivoire. Si ses journalistes ont pris le risque d’utiliser ce terme, c’est qu’ils ont certainement des éléments concordants qui le leur permettent. Je ne vais pas rentrer dans les détails de l’affaire, mais elle est très troublante et elle montre la façon de faire de M. Alassane Ouattara. Je ne suis pas sûr que les Ivoiriens méritent cela. Mentir de cette manière à son peuple devrait être considéré comme un crime. Figurez-vous que M. Alassane Ouattara se promène avec cette cassette [des enregistrements du Colonel Katé Gnatoa, «l’appât» de Tsikata, ndlr] dont il est le commanditaire comme preuve que le Ghana est une plateforme de déstabilisation de son pays ! Je rappelle que le Ghana est à l’est de la Côte d’Ivoire et tous les troubles que connaît la Côte d’Ivoire sont à l’ouest ! [L’interview a été réalisée avant la troublante attaque de Noé, ndlr]. Au-delà de ce que Koné Katinan et moi avons pu vivre, se pose le problème du type de société qu’Alassane Ouattara propose aux Ivoiriens."

L'enjeu du procès de Katinan

"Koné Katinan a une feuille de route donnée par le président Gbagbo. Un des points de cette feuille de route, c’est de considérer qu’à chaque fois qu’il arrive quelque chose à un responsable de la galaxie pro-Gbagbo, il est essentiel de penser aux autres. Il s’agit de mettre fin, à travers cette affaire, à la terreur psychologique à laquelle Alassane Ouattara soumet les exilés au Ghana. Il s’agit d’amener la justice ghanéenne à statuer, une fois pour toutes, sur cette question d’extradition des réfugiés politiques qui n’est pas possible au regard de la loi. Or la justice a ses propres lois, ses propres lenteurs, ses procédures auxquelles nous nous soumettons. On ne peut pas préjuger d’une décision judiciaire, mais en tant qu’auxiliaire de justice et au regard des textes, je peux vous affirmer que ni la loi ghanéenne ni les conventions qui lient le Ghana ne permettent d’extrader Koné Katinan vers la Côte d’Ivoire. Que Koné Katinan ait un statut de réfugié ou pas. Mais il se trouve qu’il a en plus un statut de réfugié. Koné Katinan ne peut être extradé. Et les autorités ghanéennes en sont conscientes. Il s’agit d’appliquer la loi et rien que la loi."

L'état d'esprit de Koné Katinan, ce qu'il faisait de ses journées à la DST ghanéenne

"Vous savez, Koné Katinan, c’est l’enfant de Gbagbo. Il est serein, déterminé et combatif. Comme le président Gbagbo. Il fait comme son mentor. Il lit beaucoup. Il ne reçoit pas beaucoup pour des raisons de sécurité. Bien entendu, en tant qu’avocate, j’ai la latitude d’entrer en contact avec lui très régulièrement. C’est le droit dans son expression la plus basique."

Les manoeuvres du régime Ouattara

"Je ne travaille pas avec l’équipe de M. Alassane Ouattara. Mais ce que je peux vous dire, c’est que les documents qui m’ont été transmis par l’Etat du Ghana provenant de l’Etat de Côte d’Ivoire étaient des documents en français traduits en anglais. Ce qui s’est passé le 13 septembre, c’est que le gouvernement ghanéen a reçu à la dernière minute – à l’audience, d’ailleurs – des documents venant d’Abidjan. Et au regard de cela, le juge, qui fait bien son travail, a demandé un ajournement pour en prendre connaissance. (...) Ce que je sais, c’est que la procédure inquisitoire a ceci de formidable qu’elle ne permet pas à un tribunal de prendre une décision sur des déclarations. Il faut qu’elles soient documentées avec des éléments de preuves et des éléments physiques, c’est-à-dire des témoins. Nous n’avons pas vu de témoins le 13 septembre. En l’état actuel de la procédure, je n’ai pas encore vu les documents qui ont été versés le 13 septembre à l’audience. Je ne sais pas s’ils étaient en français ou en anglais. C’est quand je les verrai que je pourrai dire si des éléments de preuve ont été constitués. Mais je peux vous dire que nous restons très curieux des éléments de preuves dont M. Alassane Ouattara peut bien se prévaloir. Je rappelle tout de même que l’on parle, en ce qui concerne la BCEAO, de 300 milliards de FCFA qui auraient été dérobés ! Il faut, bien entendu, mettre cela en parallèle avec le fait que de décembre à mars, l’Etat de Côte d’Ivoire a fait face à ses engagements… Les fonctionnaires ont été payés. Je n’ai pas souvenir qu’une fois au pouvoir, Ouattara ait payé les salaires de ces mois aux fonctionnaires…"


Propos recueillis par Grégory Protche (Le Gri-Gri International) et Théophile Kouamouo (Le Nouveau Courrier)


Source: Le blog de Théophile Kouamouo

FUYANT LA PUISSANCE DE FEU DE L'ENNEMI A NOE: PLUSIEURS FRCI FAITS PRISONNIERS AU GHANA

 

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L’attaque de Noé dans la nuit du jeudi 20 au vendredi 21 septembre 2012, commence à livrer ses secrets. A en croire des sources militaires, l’armée ghanéenne aurait capturé des soldats de Ouattara.

Qui ont fui les combats. Dans la nuit du jeudi 20 au vendredi 21 septembre 2012, un poste de contrôle des Frci à Noé près de la frontière avec le Ghana a été attaqué par des inconnus. Les autorités ivoiriennes soutiennent mordicus avoir mis en déroute les assaillants. Elles prétendent même avoir fait cinq morts parmi les ennemis et avoir capturé une dizaine. Il se trouverait parmi ces prisonniers, des gendarmes, des pompiers, des militaires et un homme de Dieu. Côté Frci, le ministère délégué à la Défense et le commandant Frci de Noé, Sampayo, ne déplorent qu’un seul blessé léger au poignet à la face de la nation. On tombe des nues à entendre ces propos. Comment dans des combats qui ont duré plusieurs heures, aucun élément des Frci n’est tombé les armes à la main ? Les Frci seraient-elles devenues subitement immortelles ? Ce n’est malheureusement pas le cas. Quand on se rappelle les précédentes attaques le mois passé, où des centaines de Frci ont été tuées dans les combats les ayant opposés au commando invisible.

Ici encore concernant l’attaque de Noé, les autorités militaires ivoiriennes ont malheureusement servi du mensonge aux Ivoiriens. Selon les informations de première main, plusieurs Frci ont été tuées au cours de l’attaque de Noé à la frontière du Ghana. Une véritable déconvenue qui, si elle est portée sur la place publique, créerait la panique au sein de la population. On s’en doute. Mais, là où les dirigeants ivoiriens vont pécher, c’est lorsqu’elles accusent ouvertement le Ghana d’avoir accueilli sur son territoire, des assaillants ayant pris part à l’attaque de Noé. Paul Koffi Koffi, ci devant ministre délégué à la Défense manque de sagesse en affirmait que : «les assaillants sont venus du Ghana». Ce qui sous-entend évidemment pour leur repli au cas, ils échouent, ils reprendraient le chemin retour vers le Ghana.

C’est sur la base de ces allégations grossières que Ouattara, en véritable novice des questions diplomatiques et militaires, prend sur lui la décision de fermer les frontières aérienne, maritime et terrestre entre la Côte d’Ivoire et le Ghana. A la vérité, aucun assaillant ne s’est replié sur le Ghana, à en croire des sources au sein des Frci. C’est au contraire, révèlent nos informateurs, plusieurs éléments des Frci qui ont décampé du poste de contrôle avant même que les combats ne s’engagent.

Devant la puissance de feu de leurs ennemis, les Frci auraient pris la poudre d’escampette, non sans abandonner aux visiteurs armes et munitions. Vu que les assaillants les auraient pris au dépourvu à leur flanc arrière, les soldats de Ouattara n’avaient d’autre choix de fuir rapidement vers le Ghana.

Manque de pot pour eux. Car ils sont tombés dans les mailles du filet de l’armée ghanéenne. Ils seraient environ une cinquantaine, révèlent nos sources. Prisonniers de l’armée ghanéenne, ils auraient une première fois soutenu qu’ils seraient des assaillants qui ont fui la riposte de l’armée ivoirienne.

Mais, très inquisiteurs, les militaires ghanéens ont cuisiné leurs prisonniers. Qui ont par la suite avoué qu’ils appartiennent aux Frci du pouvoir d’Abidjan.

Une véritable honte pour l’armée de Côte d’Ivoire censée veiller sur la sécurité du territoire national et des populations qui y vivent. On comprend aisément la sortie du coordinateur de la sécurité nationale du Ghana. Le lieutenant-colonel Larry Gbevlo-Lartey a réclamé, le lundi 24 septembre 2012 aux autorités ivoiriennes, les preuves des accusations graves portées contre son pays. Une demande qui est motivée par la capture et l’emprisonnement de plusieurs soldats de l’armée ivoirienne en terre ghanéenne. Une confrontation de preuves, qui selon le Ghana permettrait de faire la lumière sur cette affaire qui risque d’envenimer les relations entre les deux pays frères et amis. Mais, avec cette humiliation, le régime ivoirien n’apportera jamais les preuves que réclament les autorités d’Accra.

D’abord parce que le pouvoir d’Abidjan ne détient pas les preuves de ses accusations. Ensuite, il ne sait pas comment s’y prendre pour faire libérer ses soldats faits prisonniers. D’autant qu’il a volontairement et unilatéralement décidé de fermer les frontières avec le Ghana voisin. Aujourd’hui, nettement en position de force.

La Côte d’Ivoire sera humiliée une seconde fois. Parce qu’il faudra négocier, en se pliant en quatre pour obtenir la libération de ces soldats lâches. Vraiment triste et désolant pour notre chère Côte d’Ivoire. La risée aujourd’hui du continent africain.

 

Fabrice Tété

Rapporté par Woyo-Mogoh Beugre 


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

jeudi, 27 septembre 2012

LE «CLUB DE LA PRESSE» SUR LA RTI: HISTOIRE D'UNE CENSURE MAL FICELEE

 

côte d'ivoire,le "club de la presse" sur la rti,histoire d'une censure mal ficelée,théophile kouamouo

 

Tout commence par l'enregistrement, le vendredi 21, de l'émission "Le Club de la Presse", dans les studios de la RTI. Jusqu'ici, tout va bien. L'émission, qui voit débattre des journalistes de différents journaux, est toujours enregistrée le vendredi pour être diffusé le dimanche. Sauf que, cette fois-ci, l'émission ne passe pas. Des "problèmes techniques", nous dit-on. Antoine Assalé Tiémoko, du journal "L'Eléphant déchaîné", se... déchaîne le premier sur Facebook.

"Ce jour, dimanche 23 septembre, à 18 heures 8 minutes, sur la RTI1, une bande déroulante a annoncé la non diffusion du CLUB DE LA PRESSE pour des "raisons techniques". Interrogé par "L'éléphant Déchaîné", Emmanuel Grattié Lavry, le présentateur de l'émission a déclaré qu'il avait été lui-même informé dans la soirée que l'émission ne sera pas diffusée pour des raisons techniques, sans plus de précisions. En réalité, cette émission, enregistrée le vendredi 21 septembre ne sera jamais diffusée et pas à cause de raisons techniques. Elle a été purement et simplement censurée. 

Il y avait comme invités: Assalé Tiémoko (Directeur général et gérant de l'éléphant Déchaîné"), Saint Claver Oula (rédacteur en chef de le nouveau courrier), Eddy Pehé (directeur de publication de le nouveau réveil), Célestin Gnonzion (enseignant-chercheur, spécialiste de l'éthique de la presse). Les thèmes débattus étaient la rébellion de 2002 (bilan, financement), les rencontres de la CDVR, l'enquête sur la mort de Guéi, la drogue dans les écoles, le conseil des ministres (le code de déontologie des fonctionnaires et agents de l'Etat), l'attaque du commissariat à Port-bouet, la suspension de la sanction contre les journaux bleus. 

Eh bien les vérités qui ont été dites au cours de l'enregistrement de l'émission n'ont pas semble-t-il, fait plaisir en haut lieu. L'émission a été purement et simplement censurée. Ce qui provoque la colère non seulement des invités, mais des autres confrères. Nous courons donc vers un boycott de cette belle émission et donc sa mort prochaine. Car, tant que cette édition du dimanche 23 septembre ne sera pas diffusée, plus personne ne répondra à l'invitation de la RTI. La suite et les détails des propos tenus au cours de l'enregistrement et qui ont provoqué la censure, dans "l'éléphant Déchaîné" du mardi 25 septembre."

Assalé Tiémoko a raison. L'émission n'est pas rediffusée le lundi, comme le veut la tradition. Mais les censeurs étant des personnes "paresseuses", selon l'expression du caricaturiste Issa Nyaphaga, l'émission se retrouve sur le site Internet de la RTI, avant d'être ôtée. Ce qui confirme la thèse de la censure (et renforce l'opprobre sur la direction générale de la RTI), sans pour autant d'être de la moindre efficacité. Puisque l'émission se retrouve, bien entendu, sur Youtube. En trois parties.

 

 

 

 

Bien entendu, le destin de cette émission est connu. Après Youtube, elle atterrira dans les disques durs et les cartes mémoire des téléphones des Ivoiriens qui auront désormais une idée précise du type de vérités que le régime qui les domine veut leur cacher. Le comble du ridicule et de l'amateurisme !

Alors, forcément, les sarcasmes se déchaînent... Laissons le mot de la fin à Anderson Diédri, reporter au Nouveau Courrier, qui fait un parallèle avec le limogeage fantaisiste de l'ancien directeur général de RTI, Brou Aka Pascal, finalement re-nommé au poste de président du Conseil d'administration de l'institution par le même Alassane Ouattara qui l'avait dégommé.

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"Le directeur général de la RTI Aka Sayé Lazare va-t-il être limogé pour "dysfonctionnement" (...) puisque malgré la "censure" de l'émission "le Club de la presse" dimanche, l'intégralité de l'enregistrement circule aujourd'hui sur Internet ?"

 

SourceLE NOUVEAU COURRIER

mardi, 25 septembre 2012

MICHEL GBAGBO EN DETENTION A BOUNA, SA MERE LUI ENVOIE UN MESSAGE FILME

 

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Cela n’a rien d’un hasard si la vidéo montrant Jacqueline Chamois adressant un message à son fils est intitulée «Bouteille à la mer». 
 

JACQUELINE CHAMOIS - MERE DE MICHEL GBAGBO.jpg

Jacqueline Chamois, mère de Michel Gbagbo en détention à Bouna



Le réalisateur et- plus que probablement, la mère de Michel Gbagbo- entretenaient des doutes sur la portée de la vidéo mise en ligne sur internet ce lundi 24 septembre, jour anniversaire, du fils de l’ex-chef d’Etat. Jacqueline Chamois apporte des nouvelles de la « famille » à son fils en détention depuis plus d’un an à Bouna. « Je voudrais te rassurer quant à la santé des plus jeunes et des plus anciens de la famille. Ils n’ont qu’une hâte, c’est de te retrouver parmi eux. Ils te demandent de ne surtout pas te décourager. Parce qu’ils ont besoin de toi. Ils souhaitent que tu préserves ta santé et ta foi en l’avenir. Avec moi, ils t’embrassent », dit Mme Chamois sur un ton certes, affectueux, mais qui dissimule mal, la douleur de l’éloignement.
 

 
Michel Gbagbo, prisonnier politique d'Alassane Ouattara, a eu 43 ans hier, lundi 24 septembre 2012. Le message vidéo émouvant de sa mère.
 
 
 
Elle signifie à son fils qu’elle est «en contact permanent» avec ses avocats, «dans un contexte difficile». «J’ai également des contacts avec les autorités françaises en France et en Côte d’Ivoire. Dis-toi que malgré les apparences, ta situation ne laisse personne indifférent», avance Jacqueline Chamois. Son fils, Michel, avait été arrêté alors qu’il se trouvait avec son père, Laurent Gbagbo, le 11 avril 2011, à la résidence présidentielle de Cocody, au terme de la crise post-électorale. Il a été transféré par la suite à Bouna. Il fut, en mars dernier, conduit à Abidjan pour des soins avant d’être renvoyé à son lieu de détention. Michel Gbagbo se trouve à Bouna avec le président du Fpi Pascal Affi N’guessan et l’ancien ministre et conseiller de Laurent Gbagbo, Moïse Lida Kouassi. 
 
 
MICHEL GBAGBO.PNG 

Kisselminan COULIBALY, in le quotidien ivoirien "Soir Info"

 
 
Source: L'INFODROME pour le texte et Le blog de Théophile Kouamouo pour la vidéo.

ATTAQUE DU POSTE-FRONTIERE DE NOE - APRES SAMPAYO, LE GARDE DU CORPS D'UN MINISTRE REVELE: «CE SONT NOS PROPRES HOMMES QUI ONT ATTAQUES NOE»

 

 

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Un mystérieux commando a de nouveau attaqué la Côte d’Ivoire dans la nuit du jeudi 20 à vendredi 21 septembre dernier. Cette fois-ci, c’est la position des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci), au niveau du poste frontalier de Noé qui a fait les frais de cette autre attaque. Très vite, le régime Ouattara a affirmé, sans la moindre enquête, que les assaillants sont venus du Ghana voisin. Faisant ainsi allusion aux pro-Gbagbo qui se sont refugiés dans ce pays. Mais la vérité finissant toujours par se révéler, cette affirmation des autorités ivoiriennes a été battue en brèche par le Lieutenant Amadou Koné alias "Sampayo", commandant des opérations au poste frontalier de Noé. «…je n’ai vu personne venu du Ghana», a affirmé l’officier des Frci sur Rfi. Confondant ainsi le ministre délégué à la Défense, Paul Koffi Koffi, qui avait pourtant soutenu le contraire.

A la suite de Sampayo, une autre révélation vient prendre à contre-pied les déclarations du ministre de la Défense. Celle de l’un des gardes du corps d’un membre de l’actuel gouvernement, originaire de l’Ouest. Selon ce gendarme dont nous taisons l’identité pour des raisons de sécurité, les assaillants sont des éléments des Frci. Il précise que l’attaque de Noé est partie d’Abidjan. Il a fait cette révélation à un de ses proches, la même nuit de l’attaque. « Il faut faire attention là où tu es. On  a attaqué Noé cette nuit »,a-t-il conseillé à son interlocuteur. « Mais qui attaque encore ? » Interroge le proche du garde du corps très apeuré. « Ce sont nos propres hommes qui attaquent, ce n’est pas quelqu’un d’autre… ». Réponse du gendarme très sûr de lui. « Mais depuis le début de ces raids, les autorités affirment que ce sont les pro-Gbagbo qui attaquent les Frci, comment se fait-il qu’aujourd’hui tu dises que ce sont vos hommes ? », réplique son interlocuteur très étonné. « Tu as raison, mais franchement, c’est maintenant qu’on a découvert la vérité… », révèle le sous officier de la gendarmerie nationale très embêté par la remarque de son parent à l’autre bout du fil. « La vérité finit toujours par triompher du mensonge », a dit le sage.

Voilà qui confirme la mauvaise foi du régime Ouattara aveuglé par sa volonté affichée de nuire à tout prix aux proches du Président Laurent Gbagbo dont il ne veut plus entendre parler. Mais c’est peine perdue puisque bien qu’il soit à La Haye, personne ne pourra enlever la philosophie et le nom de Laurent Gbagbo dans les esprits des Ivoiriens.

Des zones d’ombre

Selon les gouvernants, le poste avancé des Frci a été attaqué par des pro-Gbagbo. On nous dit que les Frci se sont repliés pour attendre des renforts. Pendant ce temps, où étaient les assaillants ? Si on veut suivre le ministre déléguée à la Défense, ces derniers étaient certainement assis quelque part en train d'attendre l'arrivée des renforts. Toujours selon les mêmes autorités, lorsque les renforts sont arrivés, ils ont tendu une embuscade aux assaillants parmi lesquels plusieurs ont été tués. Et après on nous dit que les assaillants sont repartis à bord de barques en direction du Ghana.

Alors question: comment des gens qui ont été pris dans un piège peuvent-ils se retrouver subitement en train de retourner «d’où ils sont venus?» Une interrogation qui fait appel à une autre. « Les combats ont duré combien de temps ? » On nous dira encore qu’ils sont tombés « dans une embuscade » Soit, mais, des sources bien introduites attestent que les combats ont duré de 3 heures du matin à 7 heures le lendemain.

Si les assaillants sont tombés dans une embuscade et que d’autres sont repartis au Ghana, alors quels sont ces survivants qui tenaient tête aux Frci qui leur ont tendu un piège pendant plus de 5 heures de combat ? Un autre fait très important. On sait que depuis sa prise de pouvoir, Ouattara avait constamment les yeux rivés du côté de Noé, certainement à cause du fait que des pro-Gbagbo sont exilés au Ghana. Ce qui explique que ce poste frontalier est devenu très important pour les autorités ivoiriennes qui y ont attaché un point d’honneur. Alors, comment se fait-il que ce sont les « vaillants » soldats des Frci du poste avancé de Noé qui ont replié très rapidement, trop facilement pour attendre des renforts? En dépit du danger que Ouattara craignait du côté d'Elubo, n'y avait-il placé qu'un petit poste avancé ?

Alors, de deux choses l'une. Où les éléments du contingent que Ouattara avait placé à Noé ont été facilement vaincus par les assaillants, où lesdits éléments ont tous pris la fuite pour attendre les fameux renforts d'Abidjan. Dans tous les cas, il y a eu des combats de plusieurs heures. Ce qui prend en flagrant délit de contre-vérités les autorités ivoiriennes qui affirment que les Frci n’ont enregistré qu’un blessé léger. A moins que cela soit un véritable miracle. Car, il est difficile de faire croire qu’après près de 5 heures de combats, seulement 8 assaillants tués, avec un blessé léger côté ami!

D'ailleurs, selon des indiscrétions, les soi-disant assaillants tués ne sont rien d’autres que des chauffeurs de Wôrô-Wôrô ghanéens et ivoiriens. Ces témoins attestent même que les Frci ont pris la fuite. Plusieurs d’entre eux s’étant retrouvés du côté du Ghana qu’ils ont rejoint en s'initiant à la natation pour les besoins de la cause.

 

Ferdinand Bailly, in LG Infos


SourceLe blog d’Arsène Dogba

LA COTE D'IVOIRE EST-ELLE EN MISSION DE DESTABILISATION DU GHANA?

 

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Depuis le coup d’État du 11 avril 2011 qui a emporté le régime de Laurent Gbagbo les relations naguère amicales entre le Ghana et la Côte d’Ivoire sont en passe de devenir tumultueuses. La raison apparente et immédiate de ce changement serait la présence sur le sol ghanéen de personnalités proches du président ivoirien déchu.

Or cette présence des réfugiés ivoiriens, fuyant les exactions et la justice des vainqueurs en Côte d’Ivoire, a un triple fondement. Elle s’explique d’abord par le fait que le Ghana, à l’instar de la Côte d’Ivoire, est un pays hospitalier dont le défunt Président, John Atta Mills, entretenait de surcroit des relations très cordiales avec  la Cote d’Ivoire de Laurent Gbagbo. La constitution de ce pays interdit le refoulement et l’extradition de réfugiés, pour autant qu’ils ne sont pas réputés criminels avérés dans leurs pays d’origine. Ensuite, après des années d’instabilité, rythmées par des coups d’état, le Ghana offre au monde aujourd’hui l’image d’un pays démocratique respectueux des droits humains. Enfin, on peut noter une relative solidité de l’économie ghanéenne galvanisée par la découverte d’importants gisements de pétrole et de gaz naturel. Le dynamisme de cette économie montre des signes perceptibles notamment dans le développement des infrastructures de communication. Pour toutes ces raisons, même si la langue constitue à priori une certaine barrière, les Ivoiriens ont préféré comme terre d’exil ce pays à d’autres destinations.

L’on se souvient qu’au plus fort de la crise post électorale, des Etats membres de la CEDEAO avaient préconisé une intervention militaire pour déloger le Président Gbagbo proclamé vainqueur de l’élection  présidentielle de 2010 par le Conseil constitutionnelle. Le Ghana avait joint sa voix à celles d’autres Etats dignes du continent noir pour réprouver une telle solution aux conséquences catastrophiques prévisibles. Pour autant, fidèle à sa tradition de pays respectueux des relations internationales, le Ghana a honoré le nouveau pouvoir installé à Abidjan à coup de bombes en avril 2011. En effet, à l’occasion de la pseudo investiture de monsieur Alassane Dramane Ouattara, le président ghanéen, non seulement, a autorisé ses troupes à défiler à Yamoussoukro, mais il a personnellement assisté à la cérémonie. Puis en août 2011, à l’occasion de la célébration de la fête de l’indépendance, le contingent ghanéen de l’ONUCI a encore défilé devant les autorités ivoiriennes. Autant d’actes dont l’élégance le dispute à la sagesse pour indiquer que le Ghana tient à conserver des relations de bon voisinage avec la Côte d’Ivoire en dépit du caractère manifestement illégal du nouveau pouvoir d’Abidjan.

Malheureusement, une fois installé et auréolé du soutien de toute la planète, Alassana Ouattara n’a pas le triomphe modeste. En mal de légitimité, il veut se poser en leader des pays de la sous région ouest africaine pour donner à la françafrique un nouveau souffle. C’est pourquoi pour la première fois dans l’histoire de la Côte d’Ivoire, un président Ivoirien va briguer le poste de président en exercice de la CEDEAO. Une fois à la tête de l’institution communautaire sous régionale, le président ivoirien ne tardera pas à se prendre pour le président des quinze Etats de cette organisation. Faisant fi des règles de bienséance qui président aux relations diplomatiques monsieur Ouattara tentent maladroitement d’en imposer à ses pairs avec des décisions à l’emporte pièce, notamment dans les crises malienne et gambienne.

Avec le Ghana voisin, le président a hâte de régler deux problèmes. Le premier concerne l’extradition ad et nunc des réfugiés ivoiriens sur installés au Ghana. Il en a besoin pour, d’une part être en conformité avec la constitution ivoirienne qui interdit l’exil des citoyens ivoiriens et d’autre part, en finir avec son adversaire politique Laurent Gbagbo en neutralisant tous ses partisans. Le deuxième problème auquel le président ivoirien s’attaque est relatif à la question de la délimitation de la frontière maritime entre les deux pays. Pour cela les autorités ivoiriennes ne ménagent aucun effort alliant diplomatie approximative à des actes de banditisme international dans l’espoir d’amener le Ghana à aller au rythme de la Côte d’Ivoire sur ces dossiers sensibles.

Sur la question des exilés ivoiriens la bonne foi du Ghana n’a jamais été prise à défaut, jusqu’à preuve du contraire. En effet, personne ne saurait reprocher  à un pays d’accueillir des réfugiés qui fuient une guerre à relent ethnique et tribal après avoir tout perdu dans leur pays d’origine. La Côte d’Ivoire avait par le passé accueilli des milliers de Ghanéens sans que le Ghana ne s’en émeuve autre mesure. Même en l’absence d’un droit international sur le statut de refugiés, le Ghana ne peut pas refouler des Ivoiriens en quête de sécurité et de paix. Au surplus, dans l’espace CEDEAO, le principe demeure la libre circulation et le libre établissement des citoyens de la communauté dans l’État de leur choix. Dans ces circonstances, forcer le Ghana à renvoyer les Ivoiriens est une entreprise suspecte vouée à l’échec. Le peu d’empressement que les Etats africains mettent à exécuter les nombreux mandats d’arrêt lancés contre les proches de Gbagbo en exil est un signe de désapprobation de cette politique répressive aveugle des autorités d’Abidjan. Plus d’un an après l’instauration de la démocratie des bombes, la répression et la justice des vainqueurs continuent de s’abattre sur les partisans de Laurent Gbagbo. Dans ces conditions, à moins d’être complice de ces violations flagrantes des droits humains, aucun pays sérieux ne peut extrader un exilé ivoirien vers la Côte d’Ivoire.

Quant à la question du différent frontalier, il est curieux de constater qu’à peine installées, les autorités ivoiriennes en ont fait un sujet prioritaire comme s’il y avait péril en la demeure. Faut-il rappeler que la frontière maritime entre la Côte d’Ivoire et le Ghana n’a jamais été délimitée contrairement à la frontière terrestre dont les bornes sont apparentes et ne font l’objet d’aucune contestation. Par laxisme les autorités ivoiriennes depuis l’indépendance n’ont pas daigné régler cette question jusqu’à ce que, sous le mandat du Président Gbagbo, le Ghana fasse une importante découverte de pétrole à proximité de la Côte d’Ivoire. La décision du gouvernement ivoirien de relancer le dossier de la délimitation de la frontière maritime avec le Ghana avait paru suspecte aux yeux du ministre ghanéen du pétrole au début de l’année 2010. Pour le Ghana, la Côte d’Ivoire s’active à cause de la découverte du pétrole dans les eaux territoriales voisines. Il a fallu tout le tact et toute la sagesse reconnus aux deux chefs d’État d’alors pour faire tomber  la tension en son temps. Le Président Ivoirien avait même dépêché le Ministre des Mines et de l’Energie auprès du Président ghanéen pour le rassurer sur les intensions non belliqueuses de la Côte d’Ivoire à l’égard du Ghana. Pour le Président Gbagbo, il n’y avait aucune fatalité pour les Etats africains à se livrer une guerre du pétrole qui ne profite qu’aux compagnies pétrolières. Et la guerre du pétrole n’eut pas lieu entre la Côte d’Ivoire et le Ghana par la sagesse des deux dirigeants qui avaient une haute idée de la paix et de la fraternité africaine. 

La détermination des occidentaux à faire de monsieur Ouattara le Président de la Côte d’Ivoire, contre vents et marées depuis 1994, trouve son explication dans la capacité de nuisance des intérêts africains de l’ancien fonctionnaire du FMI. La volonté des puissances occidentales de maintenir les pays d’Afrique dans la pauvreté et la misère n’échappe à personne. Cela apparaît comme une nécessité en raison de la position géostratégique d’un continent africain dont le sous-sol regorge de matières premières  qui font cruellement défaut à certains pays développés. L’équation qui se pose à ces nations développées est de savoir comment maintenir l’Afrique dans son rôle de pourvoyeur de matières premières brutes. Peu importe si les populations africaines doivent continuer à vivre dans des conditions moyenâgeuses.

Dans ces conditions, des Etats africains stables, gouvernés sous le modèle occidental et soucieux des intérêts nationaux constituent un danger. Ils sont qualifiés de pays fermés parce qu’ils veulent être maîtres des ressources naturelles de leur sous-sol. Ce statut de pays fermés est une conditionnalité suffisante à l’éligibilité au club des pays à déstabiliser. Pour échapper à ce club, très ouvert par ailleurs, les dirigeants des Etats dont le sous-sol regorge de matières premières, énergétiques notamment, ont une seule alternative. Ou ils servent les intérêts des puissances occidentales au moyen de contrats aux clauses léonines, ou ils affichent leur volonté de servir leurs peuples. Dans le premier cas ils sont assurés d’une longévité au pouvoir, assortie d’un permis de violation des droits humains. Dans le second cas, ils sont diabolisés, traités de dictateurs infréquentables avant de se faire éjecter du pouvoir violemment.

C’est à la lumière de cette réalité qu’il faut situer l’avènement de monsieur Ouattara à la tête de la Côte d’Ivoire après près de vingt ans de coups de force. Sa mission ne se limite pas à la seule Côte d’ivoire. Loin s’en faut ! A-t-il l’étoffe suffisante pour jouer efficacement ce rôle ? C’est là une autre question. Par contre son acharnement sur le Ghana qu’il accuse, en des termes à peine voilés, de servir de base arrière à des déstabilisateurs de son régime suscite réflexions.

En réalité, le Ghana a le profile d’un pays à déstabiliser tel que décrit plus haut. Que reste t-il de viable en Afrique de l’Ouest après l’effondrement de la Côte d’Ivoire, la désorganisation du géant nigérian et le plombage au sol de la Guinée et du Sénégal. Le pays de Kwame NKRUMAH, panafricaniste né, après avoir expérimenté la déstabilisation pendant de longues années, semble avoir compris le subtil jeu des intérêts géopolitiques internationaux. C’est pourquoi, prenant appui sur ses ressorts culturels, il a su instaurer un système de gouvernance qui lui permet aujourd’hui de s’attaquer aux fondements du sous développement. Le pays semble avoir mieux négocié ses contrats pétroliers pour en tirer le meilleur parti pour les générations actuelles et celles à venir. Il n’entretient pas de relations tutélaires étouffantes avec l’ancienne puissance coloniale. Le Ghana a une politique monétaire dynamique qui sert de levier à son économie. Autant d’atouts pour ce pays qui ne tardera pas à s’imposer comme modèle de développement en Afrique de l’ouest.

C’est pour casse cette dynamique que certains réseaux s’agitent en utilisant le pouvoir ivoirien qui multiplie les actes de provocation du voisin ghanéen. La Côte d’Ivoire a-t-elle intérêt à ouvrir un autre front à l’est après celui de l’ouest ? La réponse est assurément négative! Sauf que pendant que les pays seront occupés à se guerroyer, les exploitants pétroliers, gaziers et miniers continueront leur ouvrage, loin des velléités d’exigence du juste prix. Nous perpétuerons ainsi notre vocation de pays potentiellement riches mais éternellement pauvres. Ouattara serait-il en mission pour cela ?

 

John K. Silué, Cadre financier 

LIBERTE SOUS CAUTION ACCORDEE A KONE KATINAN: UN TEMOIN OCULAIRE RACONTE


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Leader de la galaxie patriotique ivoirienne en exil, Idriss Ouattara se fait un devoir d'assister à toutes les audiences dans le cadre du procès de Justin Koné Katinan, porte-parole du président Laurent Gbagbo dont le régime d'Alassane Ouattara n'a de cesse de demander l'extradition. Il raconte l'audience d'aujourd'hui, et explique dans quelles conditions le ministre du Budget du gouvernement Aké N'Gbo a obtenu la mise en liberté sous caution du juge ghanéen Aboagye Tandoh.


"Dès l'entame du procès, le juge a demandé à l'accusation de fournir enfin les preuves contre Katinan Koné. A la surprise géneralé, celle-ci répond qu'elle n'est pas prête parce qu'elle n'a toujours pas pu traduire les documents. Le magistrat réagit en dénonçant la lenteur de la traduction qui bloque le procès. "Comment peut-on accuser quelqu'un depuis un mois sans être en mesure de fournir les preuves?", s'étonne le juge. Il passe aussitôt la parole à l'avocat de Katinan [Maître Patrick Sogbodjor, ndlr] qui, lui, estime qu'en vérité, l'accusation n'a pas de preuves contre son client et demande en conséquence sa libération. Le juge redonne la parole à l'accusation pour qu'elle dise exactement quand elle pourra finir la traduction des documents de sorte à ne pas dire une fois de plus qu'elle n'est pas prête. L'accusation avance le 11 octobre comme date raisonnable pour elle. Le juge maintient cette date comme celle de la prochaine séance tout en mettant en garde l'accusation pour la dernière fois. Il fait aussi droit a la demande de liberté sous caution demandée par l'avocat de Katinan. Le juge accède a la requête et fixe la caution à 50 000 Ghana Cedis (environ 20 000 euros, environ 13 millions de FCFA) pour laquelle quelqu'un devra simplement se porter garant. Katinan doit, une fois par mois jusqu'à la fin du procès, se présenter dans les locaux du Bureau of National Investigation (équivalent local de la DST).

Remarque: le procès n'a duré que trente minutes. Petite anecdote : le juge ghanéen, à notre surprise, se débrouille bien en français et a même beaucoup taquiné Katinan. Qui doit rejoindre son domicile en début d'après-midi après les formalités administratives. Merci Dieu pour le triomphe de la vérité."


Source: Le blog de Théophile Kouamouo

lundi, 24 septembre 2012

GHANA - LE MINISTRE DE LA DEFENSE RECADRE LE DERAPAGE DE PAUL KOFFI KOFFI

 

LARRY GBEVLO-LARTEY ET PAUL KOFFI KOFFI.jpg

Paul Koffi Koffi recadré par le Lt Colonel Larry Gbevlo-Lartey   

 

Dans une interview accordée à Daily Graphic à Accra, le Lieutenant Colonel Larry Gbevlo-Lartey, le Coordinateur de la Sécurité Nationale ghanéenne a déclaré quel’attaque survenue la semaine dernière au poste frontalier de Noé en Côte d'Ivoire est purement une affaire interne à la Côte d’Ivoire et que le Ghana n’a pas sa main dans cette histoire.

Cette réaction de Gbevlo-Lartey est une réponse au dérapage, vendredi dernier, de Paul Koffi Koffi, le ministre ivoirien délégué à la Défense, qui en parlant de l’origine des assaillants ayant menés l’attaque à Noé a indiqué, par précipitation et sur aucune base fiable de renseignement comme constaté sur le terrain, que les assaillants étaient des « éléments armés en provenance du Ghana».

Après les événements survenus au poste frontalier de Noé et la réaction du ministre ivoirien Paul Koffi Koffi, c’est au tour du Ghana par la voix de son Chef chargé de la Sécurité Nationale de se faire entendre.En rejetant en bloc les accusations ivoiriennes, le Lieutenant Colonel Gbevlo- Lartey a réfuté toute implication du Ghana dans les affrontements armés qui ont eu lieu le vendredi dernier à Noé.

En rappelant l’engagement du Ghana dans le monde comme l’Etat pionnier de l'unité africaine qui cherche à se conformer scrupuleusement à tous les lois et protocoles internationaux lesquels obligent le pays à respecter la souveraineté des autres nations et à ne pas se mêler des affaires internes de ses voisins, le Chef de la Sécurité Nationale a réaffirmé que le gouvernement ghanéen ne permettra pas quelqu'un ou un groupe de personnes utilise tout ou une partie de son territoire pour déstabiliser un pays, en particulier la Côte d'Ivoire. Il a par ailleurs démenti les propos des médias qui ont prétendu que les incidents en questions se soient produits à la frontière ivoiro-ghanéenne.  

Revenant sur la déclaration du ministre ivoirien Paul Koffi Koffi, le Chef de la Sécurité ghanéenne a déclaré que « son affirmation est une déclaration hâtive de jugement qui est sans aucun support convaincant ». Pour amener le ministre ivoirien à justifier son accusation, la partie ghanéenne lui demande de prouver que « le Ghana a une main dans ce qui est purement une affaire interne en Côte d'Ivoire ». Pour plus de lumière sur cette affaire, le Lieutenant Colonel Gbevlo-Lartey a mis la Cote d’Ivoire au défi et en lui demandant d’apporter la « preuve de l'implication du Ghana » dans les attaques de Noé.

Lors de sa visite à Abidjan en ce début septembre, le Président ghanéen John Mahama a assuré son homologue ivoirien que le Ghana ne sera pas une base arrière pour ceux qui tentent de déstabiliser la Côte d'Ivoire.

C’est dans ce contexte d’accusation et de démenti de par et d’autre que va s’ouvrir ce 25 septembre 2012 devant la justice ghanéenne à Accra le procès pour lequel les autorités ivoiriennes réclament l’extradition de Koné Katinan vers la Côte d’Ivoire pour répondre des présumés crimes économiques commis durant la crise postélectorale de 2010.

Rappelons comme nous vous l'avons annoncé sur KOACI.COM dans les reportages effectués à Noé, que les assaillants venaient du nord de Noé, non loin d'Agnibelekro et le Ghana et la Côte d'Ivoire travaille de concert dans la traque de ceux qui ont pris la fuite.

Rappelons aussi, qu'au delà du fait qu'Alassane Ouattara soit le ministre de la défense et que Koffi Koffi soit complètement étranger à la chose militaire, que la fermeture de la frontière avec le Ghana s'est décidée après que les autorités ghanéennes aient donné leur accord.

Paul Koffi Koffi, à l'image d'autre proches de Guillaume Soro, tel Alain Lobognon, qui se sont étrangement empressés sur les réseaux sociaux (twitter) d’accuser le Ghana, n'en est pas à son premier dérapage et ce, au grand dam de la hiérarchie militaire ivoirienne et de la classe politique qui accusent une fois de plus le coup tant les relations entre les deux pays n'ont jamais été aussi bonnes. Espérons que ce recadrage servira d'exemple compte tenu de la dynamique de coopération active entre les deux pays aux cultures proches au regard de la majorité Akan présente en Côte d'Ivoire.

Pour finir, nous vous informons qu'un accord entre la Côte d'Ivoire et le Ghana vient d'être trouvé pour la réouverture partielle de la frontière à Noé. L'accord vise l'entrée et la sortie des piétons uniquement.

 

Mensah


Source: KOACI.COM

vendredi, 21 septembre 2012

GUERRE A L’AFRIQUE: LA FRANCE EN RETARD D’UNE DECOLONISATION

 

CASQUE DE COLON FRANçAIS.gif

 

A force de critiques et d’enterrements annoncés, on pourrait croire finie la « Françafrique », ce système d’exploitation et de violence qui a régi les relations internationales entre le continent et l’ancien colonisateur. Des changements de langage et d’hommes ne suffisent pas, comme le démontre déjà la gestion de la crise malienne par le président Hollande - et l’intervention militaire annoncée risque d’être son premier acte marquant en politique extérieure. Comme ses prédécesseurs, depuis un demi-siècle…

L’arrivée au pouvoir d’un nouveau président à Paris marque aussi le début d’une série de rituels et de signaux destinés à l’Afrique francophone: qui reçoit-on le premier, et qui ne reçoit-on pas? Quel voyage fondateur effectuera en Afrique le nouvel élu, quel discours et quelles promesses affichera t-il? A cette aune, que les africanistes détaillent avec gourmandise comme autrefois les kremlinologues savouraient les détails de la Nomenklatura, que de changements symboliques! Le démocrate Macky Sall du Sénégal reçu le premier, fraîchement élu contre Abdoulaye Wade à Dakar par un scrutin incontestable. Début juin, le tapis rouge déroulé à M. Yayi Boni du Bénin, président en exercice de l’Union Africaine, consulté es qualité pour la résolution de la guerre au Nord Mali. Encore plus significatifs ceux que l’Elysée se refuse à inviter, malgré leurs demandes réitérées: ni Bongo du Gabon, non plus qu’Eyadema du Togo, tous deux héritiers de dynasties autoritaires; non plus que Blaise Compaoré du Burkina, autoproclamé sage et doyen de l’Afrique de l’Ouest, non plus que l’ivoirien Ouattara, orphelin du sarkosysme et pourtant actuel président de la Cedeao.

Mais qu’importent les symboles et les discours, si les actions restent les mêmes, notamment l’envoi de l’armée française à chaque crise? Quel Etat en effet maintient des bases militaires permanentes en Afrique (Sénégal, Djibouti, Gabon)? Quel pays est capable de lancer en quelques heures des « opérations extérieures » (Epervier au Tchad, Licorne en Côte d’Ivoire)? Qui contrôle la masse monétaire de ses anciennes colonies par le jeu d’une monnaie issue de la colonisation, le franc CFA[i]? Baptisé laudativement « Françafrique » par le président ivoirien Félix Houphouët Boigny, dénoncé dès les années 1990 par le fondateur de « Survie », François Xavier Vershave, ce système occulte de domination, violent et pervers, a survécu à ses fondateurs.

En 1960 le premier ministre Michel Debré a vendu la mèche en déclarant à Léon M’Ba, président du Gabon: la France « donne l’indépendance à condition que l’État une fois indépendant s’engage à respecter les accords de coopération signés antérieurement. Il y a deux systèmes qui entrent en vigueur simultanément: l’indépendance et les accords de coopération. L’un ne va pas sans l’autre [ii]. » Et de fait, cette sujétion étatique, à la fois militaire et économique, est déclinée par des « accords de défense » aussi secrets que sommaires, entre les gouvernements français et africains – accords en fait à géométrie variable et parfois non appliqués selon l’opportunité décidée à Paris. Ainsi, les troupes françaises sont intervenues pour conforter des régimes souvent douteux comme au Tchad, Togo, Zaïre, Gabon tandis qu’elle se refusait à des interventions conformes aux accords, comme au Congo en 1963, au Niger en 1974, au Tchad en 1975, ou au début de la rébellion ivoirienne contre le régime du président Laurent Gbagbo, téléguidée depuis le Burkina Faso en septembre 2002… Et cette série d’interventions devient une sorte de conflit permanent, en continuité avec les guerres coloniales : selon l’historien italien Chalci Novati1, un décentrage nécessaire par rapport à un débat trop français montre une longue « guerre à l’Afrique » continue, dont les relations franco-africaines – et ses scandales récents ne sont qu’une partie.

Après le « containment » du communisme dans les années cinquante 2 (ou « endiguement », cette doctrine officielle des administrations américaines successives), n’assiste t on pas à la même politique de l’Europe devant les migrations du continent noir d’une part, et contre ses velléités d’autonomie de l’autre? Il faudrait replacer alors exploitation des matières premières, coups d’Etats et soutien des « dictatures à la française »du pré carré – l’ancien espace colonial, dans un système d’actions comprenant aussi la répression des flux humains vers l’Europe, la répression de la piraterie maritime à l’Est, le combat interminable contre les mouvements fondementalistes anti- occidentaux. Tout cela dans une désinformation continue et des « rideaux de fumée » médiatiques: « défense des ressortissants », si ce n’est des «intérêts français». Les médias français, privés ou publics, ne participent-ils pas plus souvent qu’à leur tour de cette Françafrique aussi discrète que puissante? L’ordinaire du « journaliste spécialiste de – l’Afrique » n’est-il pas trop souvent de voyager dans l’avion ministériel ou présidentiel français, de recueillir confidences et parfois subsides du dictateur local – le maréchal président zaïrois Joseph Mobutu s’en vantait, lui qui avait d’abord été journaliste – quand ils ne sont pas invités dans les palais des despotes africains? Sans compter la corruption ordinaire de tel hebdomadaire panafricain bien connu des dirigeants du Sud – qui ont investi volontiers dans la radio Africa N°1 ou plus récemment la télévision Africa 24[iii] Car la « conquête des coeurs et des esprits » passe par des médias sous contrôle, rebaptisant « fasciste » un régime populiste, et « démocrates » les dictateurs.

Ainsi, en juillet 2011, une campagne sourde a commencé à Paris [iv] au moment où le nouveau président guinéen, le politologue Alpha Condé, a failli être abattu à coups de roquettes dans le palais présidentiel de Conakry. Les éditoriaux vertueux de la presse parisienne condamnent-ils l’attaque qui a failli tuer le premier président élu de Guinée? Bien au contraire, ils sont axés sur le refus du nouveau pouvoir d’autoriser la presse guinéenne d’envenimer la situation (l’interdiction a été très vite levée). A croire qu’il y un rapport avec la volonté de M. Condé de renégocier les contrats léonins avec les sociétés étrangères et de se tourner, à son tour, vers la Chine…

Au moment où la crise électorale ivoirienne focalisait l’attention de la « communauté internatinale », M. Blaise Compaoré se succédait à lui-même au Burkina Faso, avec un score de 80 % en novembre 2010, tandis que M. Paul Biya du Cameroun, qui gouverne depuis la Suisse la moitié de l’année, vient d’être « réélu » à Yaoundé après 29 ans de règne (octobre 2011), sans que l’Elysée, l’Union africaine ou la presse occidentale y trouve à redire… Il est vrai que les pseudo-élections des dictateurs à vie sont souvent cautionnées par des juristes ou des hommes politiques complaisants venus de Paris. Ainsi la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) a-t-elle vertement tancé, en 2009, le député Jacques Toubon et… le président de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) et vice-président de la commission des droits de l’homme au Parlement européen, M. Patrick Gaubert, dépêchés sur place pour cautionner le régime du président congolais Denis Sassou N’Guesso ! [v]

Bien sûr tous les « chevaliers blancs » ne sont pas exempts de partialité, y compris les organisations internationales comme Reporter sans frontières (RSF) pour la presse et « Transparency international » pour la corruption. Leurs liens financiers ou politiques avec le département d’Etat américain sont bien connus des spécialistes [vi]. La crise en Cote d’Ivoire a fait toucher du doigt « l’honneur perdu d’ « Human Right Watch », ouvertement financée pour ce pays par la « Fondation Soros » – et menant de manière éhontée campagne sur campagne en faveur de M. Ouattara, identifié comme le défenseur de l’«open society» contre le contestataire Laurent Gbagbo, dès lors voué aux gémonies. Pour ne pas parler des silences d’Amnesty International sur les milliers de morts sudistes du régime Ouattara depuis avril 2011(Plus de 3000 « victimes oubliées »), ou la présence à la FIDH du négationniste Florent Geel qui refusant de dénoncer le millier de morts guérés de Duékoué, ville de l’Ouest ivoirien martyrisée à deux reprises par les milices ethniques pro Ouattara – est dénoncé de manière récurrente par les associations de victimes! L’Histoire jugera-t-elle ceux qui gardent les yeux fermés devant les massacres, qui savent et ne protestent pas? Trafic d’influence et corruption ne sont-ils pas que la conséquence de la doctrine du « pré carré » et du monopole de ses richesses? Ce qui est au fond l’équivalent de la « doctrine Monroe » pour les Etats-Unis sur le continent américain serait au fond soutenable si sa pratique était équitable pour les deux parties et si elle n’était violemment imposée par des interventions armées à répétition: quarante-trois depuis 1960!

Entre violence militaire et mise en condition médiatique le système françafricain subsiste aussi par une perversion continue des institutions démocratiques. Bien évidemment, la corruption ordinaire va bien plus loin que les mallettes de billets qui circulent dans les deux sens [vii] : le financement des campagnes électorales françaises n’est que la contrepartie des pourcentages sur les contrats ou les versements dans les paradis fiscaux sur les ventes de matières premières, en faveur des dirigeants africains.

L’association Sherpa, qui s’est fait une spécialité de la dénonciation des « biens mal acquis » des autocrates africains, a par exemple détaillé, selon une instruction en cours, le patrimoine de la famille Bongo du Gabon: «Au total, sont répertoriés 33 biens (appartements, hôtel particulier et maisons) appartenant au Gabonais Omar Bongo ou à sa famille, et 18 autres dont le président congolais et ses proches sont propriétaires. Le patrimoine de loin le plus imposant concerne M. Bongo lui-même. Son nom est associé à pas moins de 17 propriétés immobilières, dont deux appartements avenue Foch (88 m2 et 210 m2) et un de 219 m2 lui aussi situé dans le 16e arrondissement. A Nice, une propriété est constituée de deux appartements (170 m2 et 100 m2), trois maisons (67,215 m2 et 176 m2) et d’une piscine [viii]»…

Mais les richesses du couple Ouattara sont curieusement des « taches blanches pour Sherpa, cornaquée par Maître William Bourdon, comme si certaines indignations étaient très selectives… Les néoconservateurs français (chiraquisme et sarkosysme ne sont sur ce point que des bushistes néocoloniaux…) ont contribué à adapter un « modèle interventionniste », qui fait se succéder attaques médiatiques puis « humanitaires », enfin diplomatiques: les corps expéditionnaires – où l’ONU est désormais impliquée: l’ONUCI, combien de mort civils en 2011 à Abidjan? – sont bien l’ultima ratio de la Françafrique jettant son masque dans la terreur et sous les bombes! Le continent attend-il trop d’une révolution sur le modèle arabe, qui briserait d’abord le lien ambigu avec l’ancien colonisateur? Sur cette contagion démocratique éventuelle, mettant fin à la Françafrique, la Toile africaine fourmille de théories et de rumeurs: « descente » depuis l’Afrique du Nord de mouvements de libération, aide de démocrates occidentaux via les nouvelles technologies, et plus probablement insurrections de jeunesses urbaines au chômage, alliés à des paysans sans terre et des cadres nationalistes trouvant insupportable le train de vie des nouveaux maîtres. Le risque serait grand alors pour la France – et les ressortissants français, de « perdre l’Afrique » –, et les matières premières convoitées.

C’est sans doute cette inquiétude de se couper de ressources essentielles tout autant que d’alliés historiques qui pousse le gouvernement de M. Hollande à s’ingérer certes avec précaution, dans la crise malienne. L’embrasement du Nord Mali est tout d’abord l’héritage prévisible du reflux des guerriers touaregs de Libye, tandis que l’armement bradé aux factions combattantes permettait aussi aux groupes islamistes de s’étendre. Et certes l’héritage est lourd: à la fin du régime précédent, les stratèges du café de Flore ont été relayés par des machiavels manqués, au Quai d’Orsay ou à la défense qui ont voulu jouer les touaregs pour «liquider Aqmi».

Mais l’intervention militaire prônée par les relais de la Françafrique habituels, rhabillée par le président français aux couleurs de l’Union africaine et de l’ONU aurait , même appuyée par des supplétifs ouest africains le plus grand mal à lutter sur deux fronts: réduire les putschistes de Bamako-qui ont trouvé une certaine base populaire indignée par la corruption de la classe politique, et mettre fin à l’alliance MNLA/Ansar el Dine/Acqmi qui contrôle l’Azawad, ce foyer national touareg qui est aussi le no-man’s-land de djihadistes attirés de loin par ce nouvel « Afghanistan nomade ». Pourtant des responsables politiques civils, comme Ibrahim Boubacar Kéita – leader de l’opposition civile, ou Aminata Traoré – sociologue de renom et ancienne ministre de la culture, mettent en garde contre une intervention qui mettrait à bas la légitimité de l’Etat, comme déjà en Libye ou en Cote d’Ivoire. Déjà affaiblis par une corruption généralisées et des élections de façade, ces Etats déjà fragilisés et appauvris par des décennies d’ajustement n’ont vraiment pas besoin d’une recolonisation armée ! D’autant que poussé par des présidents africains mal élus ou arrivés au pouvoir par des rebellions sanglantes, le gouvernement français semble ne pas se rendre compte d’une extension probable du domaine des luttes sahariennes.

Le Niger et la Mauritanie seraient sans doute les premiers concernés, comme le Nord du Nigéria, le Sud de la Libye et même l’Algérie: après les armes libyennes, veut-on vraiment disséminer indépendantistes touaregs et combattants islamistes ? Se rend on vraiment compte à Paris que devant ces interventions anachroniques – de pareilles interventions militaires britanniques dans leurs anciennes colonies sont impensables!, le système de violence la Francafrique développe une détestation, voire une haine croissante envers la France et ses ressortissants, dont tous pâtissent, jusqu’aux missions humanitaires? L’élection de François Hollande, si elle suscite bien des espérances sur le continent, amènera-t-elle bien rupture et changement, ou une « Françafrique repeinte en rose »?

François Mitterand, et même Nicolas Sarkozy avaient déjà annoncé en leur temps la fin de ce système maffieux: un an après 1981, les chefs d’Etats africains les plus corrompus avaient obtenu la tête de Jean Pierre Cot, tandis qu’en 2008 le président Bongo avait provoqué la chute de Jean Marie Bockel, deux ministres chargés de la Coopération qui se targuaient -autant pour la droite que pour la gauche, de mettre fin à la « Françafrique »! Sans souhaiter à Pascal Canfin, le tout nouveau « ministre du développement », le sort de ses prédécesseurs, si rapidement biodégradables, on peut s’inquiéter des amitiés africaines des hiérarques du P.S. (illustrées par la visite au Gabon, en janvier dernier, de Laurent Fabius…)

Le temps où une réelle rupture est possible risque d’être bref et demande des décisions courageuses – comme le retrait des forces militaires françaises, ou la répudiation publique des dictatures. Le nouveau régime va-t-il, selon son slogan, décider le changement maintenant… ou jamais? Révolutions africaines à venir ou non, les vraies ruptures et les changements efficaces viendront certainement du continent lui-même: il n’y aurait qu’un mot à dire à Paris pour les encourager et provoquer des évolutions majeures.


Michel Galy

Politologue, Paris.


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[i] François Kéou Tiani, Le Franc Cfa, La Zone Franc Et L’Euro, l’Harmattan, Paris, 2002.

[ii] Lettre du 15 juillet 1960 de M. Debré, citée par Albert Bourgi : « La crise globale et l’Afrique : quels changements ? », colloque de la fondation Gabriel Péri à Dakar les 18 et 19 mai 2010.

[iii] Respectivement avec des capitaux étatiques du Gabon et de Guinée équatoriale.
[iv] Cf. par exemple : « Guinée: sévère rappel à l’ordre de la France au président Alpha Condé » , L’Express, 28 juillet 2011.

[v] « Congo-Brazzaville, que cherche Patrick Gaubert ?», communiqué de la FIDH du 3 mars 2005.

[vi] Voir pour Transparency International : Une ONG contestée, par Pierre Abramovici, Monde diplomatique, novembre 2000 ; pour RSF : Financements sans frontières, Monde diplomatique, Hernando Calvo Ospina, juillet 2007.

[vii] Lire Pierre Péan, La République des mallettes, Fayard, Paris, 2011.

[viii] Sherpa, « Restitution des avoirs détournés : Chronique 2009-2010 d’un engagement qui patine », novembre 2010.

1- «Aujourd’hui, c’est l’intervention néo-impériale qui est l’instrument utilisé pour «contenir» les pays qui peuvent fuir le contrôle du système capitaliste mondial» Gian Paolo Chalchi Novati, L’héritage de la colonisation, in « les défis de l’Etat en Afrique », Michel Galy et Elena Sanella eds., l’Harmattan, 2007.

2 - Dont on peut trouver une curieuse analyse, idéaliste, in : Raymond Aron, « En quête d’une philosophie de la politique étrangère », Revue française de science politique, 1953, Volume 3, Numéro 1.


Michel Galy, Politologue, Paris

 

In le quotidien ivoirien «Notre Voie» du 19 septembre 2012.

 

Source: IVORIAN.NET

FASSE DIEU QUE CE NE SOIT PAS VRAI!

côte d’ivoire,ils ont égorgé 7 jeunes hommes pour sceller le pacte de la créat,fasse dieu que ce ne soit pas vrai!,rhdp,hassane magued,la révolution permanente n°003720912

 

Côte d’Ivoire: ils ont égorgé 7 jeunes hommes pour sceller le pacte de la création du RHDP!

 

Cette révélation que nous avons reçue d’un contact à Abidjan mêle le spirituel et le réel. Elle nous a été faite par un contact à Abidjan qui en aurait été informé par l’un de ses proches. Et cette révélation devrait vous permettre de comprendre pourquoi.

Pourquoi vos frères de sang qui hier étaient des gens bien réfléchis, sont devenus subitement des personnes sans cœur, au raisonnement inexplicable, dès qu’ils ont confessé de leur bouche qu’ils sont membres du RHDP de Dramane Ouattara. Pourquoi vos amis qui défendaient hier la vérité, sont devenus des individus complètement insensés qui applaudissent le faux quand bien même ils savent que c’est du faux. Pourquoi vous avez l’impression que dès que quelqu’un se réclame du RHDP, il devient capable de donner la mort à sa propre mère si celle-ci ne partage pas ses opinions.

Oui, vous allez comprendre pourquoi Konan Banny ne peut pas démissionner de la fameuse CVDR qu’il dirige dans l’humiliation, au milieu de nombreux meurtres, enlèvements et tortures inhumaines, alors que sa femme a fait le tour de tous les hommes de Dieu qu’elle pense dignes de confiance encore, pour convaincre son époux de démissionner de leur CVDR.

Eh oui, tout peut être clair avec cette information qui explique pourquoi aucun d’eux ne peut démissionner, dénoncer, critiquer ou condamner quand bien même ils ne seraient plus d’accord avec ce qu’il se fait dans l’Ouest ivoirien et dans les villes ou villages du Sud contre la population civile innocente.

« Le RHDP a des fondements spirituels assis sur le sang. Ils ont enlevé 7 jeunes hommes. Ils ont liés leurs mains dans le dos. Ils ont organisé une cérémonie d’immolation. Ils ont fait entrer les jeunes l’un après l’autre. Ils n’ont ni bandé leurs yeux ni fermé leurs bouches. Ils ont installé au milieu d’eux, une sorte d’autel. Et chaque jeune était trainé vers l’autel, puis égorgé après qu’ils ont fait des incantations. Au fur et à mesure, lorsque les nouveaux voyaient le sang de ceux qui les ont précédé sur l’autel, au moment où on les rapprochait du lieu du sacrifice, ces jeunes pleuraient toutes les larmes de leurs corps et suppliaient l’égorgeur d’épargner leurs vies et qu’ils seraient prêts à tout faire pour eux. Ils criaient si forts que leurs cris de détresse déchireraient le cœur de toute personne ayant un peu d’humanité en elle. Mais, ceux qui assistaient au sacrifice rituel étaient tous insensibles à ces cris de supplication comme si cela en rajoutait à l’effet mystique qu’ils recherchaient à travers ces sacrifices humains. Ainsi, l’un après l’autre, ils ont été égorgés, leur sang a été recueilli et il a servi de breuvage pour oindre les personnes présentes, en boire une gorgée et sceller le pacte de sang.

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L’un des objectifs qui étaient assignés à ce pacte de sang, c’était la « loyauté ». Loyauté arrachée par un envoûtement populaire. Loyauté obtenue par l’adhésion volontaire. Dans tous les cas, le peuple et certains leaders devraient être sous contrôle spirituel afin que le RHDP résiste à toutes tentatives visant un renversement de la situation.

Si je n’avais pas l’esprit solide et que spirituellement, je n’étais pas fort, la découverte de ce spectacle aurait suffi pour me rendre fou. Voici donc le fondement sur lequel repose le RHDP.

Un jour, cela se saura. Mais peut-être qu’il serait trop tard. Peut-être pas. Toujours est-il que si Dieu doit intervenir dans la crise ivoirienne pour châtier, ce ne serait pas pour aider un parti politique ou un groupe d’individus à venir au pouvoir. Ce sera pour briser les fondements démoniaques de cette alliance qui a fait passer la Côte d’Ivoire sous un règne de sang et de domination démoniaque. C’est tout. »

Voilà donc la Révélation. Elle nous a été faite par quelqu’un que notre contact présente comme une personne qui voulait comprendre les raisons pour lesquelles il y a le sang depuis l’avènement du RHDP mais aussi et surtout, pourquoi tout se passe comme si les tenants actuels du pouvoir, leurs alliés et leurs soutiens populaires raisonnent à l’envers, parlent de réconciliation en continuant à donner la mort ou des coups encore plus cruels aux autres et, tout cela est regardé comme normal par ceux qui le font. Et puis cette personne a compris.

Mieux, elle a peur aujourd’hui, car elle soutient que le brisement de ce règne du sang par Dieu sera si terrible qu’il n’a pas les mots pour décrire le chaos.

Personnellement, au niveau de la Révolution Permanente, nous avons reçu à travers cette révélation, une explication profonde de ce que nous combattons depuis des mois et l’assurance que nous sommes sur le bon chemin du bon côté. Mais nous retenons une chose fondamentale : Dieu a son propre problème à régler en Côte d’Ivoire. Et si nous sommes de Son Côté, nous ne serons que les heureux bénéficiaires ou comme nous le croyons, nous ne serons qu’une partie des instruments qu’il est en train d’utiliser pour régler ce problème.

Il appartient donc à chacun d’entre nous de faire son examen de conscience et de choisir. Car personne ne reprochera à la Révolution Permanente de n’avoir pas parlé, de n’avoir pas prévenu et de n’avoir pas annoncé le grand nettoyage. C’est pourquoi les deux derniers Messages à adresser au Peuple de Côte d’Ivoire restent d’une importance capitale pour sauver la multitude. Mais chaque chose en son temps. Alors, patience.

A Très bientôt.


Hassane Magued

La Révolution Permanente N°00372/09/12


Source: INFO D'ABIDJAN.NET

VOICI L'ENQUETE EXPLOSIVE DU «MONDE DIPLOMATIQUE» SUR L'OUEST DE LA COTE D'IVOIRE

 

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Le titre se passe de commentaires. «Un territoire hors de contrôle – Guerre pour le cacao dans l’ouest ivoirien».

Le périodique français Le Monde Diplomatique donne à lire, dans son édition de septembre, un article de terrain accablant pour le régime Ouattara et les FRCI. C’est un article qui tranche avec la langue de bois et l’incroyable complaisance qui caractérise les médias hexagonaux depuis la prise de pouvoir de l’actuel chef de l’Etat. Et qui ne tarde pas à désigner et décrire ce qui se passe dans l’Ouest par son nom : un mouvement de «colonisation».

«A Abidjan, les exactions contre les partisans de l’ancien président Laurent Gbagbo se sont multipliées, cet été. Si M. Ouattara a finalement pris le pouvoir, en mars 2011, après la crise postélectorale est encore loin. Dans l’ouest du pays, l’Etat ne contrôle plus rien; des mafias ont mis la main sur l’économie du cacao», résume le journal. Cameroon Voice.

 

Un véhicule calciné et criblé de balles: c’est tout ce qu’il reste de l’attaque qui, le 8 juin 2012, a coûté la vie à sept casques bleus près de Taï, petite bourgade de l’ouest de la Côte d’Ivoire. Dans cette région, depuis plus d’un an, les villages font l’objet de mystérieux raids meurtriers. Yamoussoukro a accusé des «mercenaires libériens». Partisans de l’ex-président Laurent Gbagbo et opposés à son successeur Alassane Ouattara, ces hommes traverseraient le fleuve Cavally, qui marque la frontière avec le Liberia, pour venir semer la terreur en Côte d’Ivoire.

Mais, sur le terrain, la situation ne paraît pas aussi claire: depuis la crise qui a suivi l’élection présidentielle de 2010 (2), dans l’Ouest du pays se joue un inquiétant imbroglio politique et militaire, avec pour seul enjeu le contrôle des ressources naturelles. Ce sont en effet ses sols, extrêmement  fertiles, qui font la richesse de cette région verdoyante. On y cultive le cacao, dont la Côte d’Ivoire est le premier exportateur mondial. S’y étendent également les dernières aires forestières nationales, dont les forêts de Goin-Débé (133.000 hectares) et du Cavally (62.000 hectares), réservées à la production de bois d’oeuvre (3).

Depuis toujours, ces atouts ont attiré des planteurs d’un peu partout, y compris d’Etats voisins. Ce mouvement a été encouragé par le président Félix Houphouët- Boigny (au pouvoir de 1960 à 1993, qui avait décrété que «la terre appartient à celui qui la met en valeur»).

Si la région est aujourd’hui l’un des principaux centres de production de cacao, on y plante des hévéas, qui hissent le pays au rang de premier producteur africain de caoutchouc. «Cinq hectares d’hévéas rapportent de 7 à 8 millions de francs CFA [environ 12.000 euros] par mois», calcule un sous-préfet. Une petite fortune. Les problèmes ont commencé au milieu des années 1980, lorsque les cours mondiaux du cacao et du café ont chuté. La concurrence entre planteurs s’accroissant, des conflits fonciers ont alors éclaté entre les autochtones, devenus minoritaires, et les étrangers. La politique de l’«ivoirité» promue par le président Henri Konan Bédié (1993-1999) a encore envenimé les relations en poussant les nationaux à revendiquer les terres cédées aux nouveaux migrants. Une loi de 1998 a explicitement exclu les non-Ivoiriens de la propriété foncière.

Des hommes armés s’emparent d’un parc national

La tentative de coup d’Etat perpétrée le 19 septembre 2002 contre le président Gbagbo par des militaires du nord du pays partisans de M. Ouattara a achevé de mettre le feu aux poudres. La guerre civile qu’elle a déclenchée a touché tout particulièrement l’ouest et la ville de Duékoué. Située à une centaine de kilomètres au nord de Taï, Duékoué se trouve au croisement stratégique des routes menant au Liberia, en Guinée et à San Pedro, port d’exportation du cacao. Les rebelles, baptisés Forces nouvelles, y ont fait venir d’anciens combattants des guerres civiles libérienne (1989-1997) et sierra léonaise (1991-2002) dont Sam Bockarie, responsable d’atrocités en Sierra Leone. En retour, Yamoussoukro a aussi mobilisé des Libériens et des civils armés, pour la plupart des autochtones. Chaque camp a semé la terreur, contribuant à exacerber les antagonismes communautaires.

A l’issue du conflit, le pays s’est trouvé de facto divisé en deux et Duékoué placée sur la ligne séparant le Sud, administré par la capitale, et le Nord, géré par les Forces nouvelles. La région du Moyen-Cavally (devenue depuis deux entités différentes, le Cavally et le Guemon), dont dépendaient Taï et Duékoué, est restée dans le camp gouvernemental. Mais les armes ont continué à circuler pendant toutes les années 2000, et des miliciens et des groupes d’autodéfense plus ou moins soutenus par le camp Gbagbo se sont maintenus face aux rebelles, si bien que les tensions sont demeurées fortes, la présence de l’Etat étant en outre très mesurée.

Après la signature de l’accord de paix (4), le 26 janvier 2003, d’ex-combattants rebelles profitent de l’accalmie pour s’emparer des portions de territoire: M. Amadé Ouérémi, un Burkinabè ayant grandi en Côte d’Ivoire, s’installe ainsi avec plusieurs dizaines – voire plusieurs centaines – d’hommes armés dans le parc national du mont Péko, à 35 km au nord de Duékoué. Ils y cultivent notamment du cacao. Impossible de les déloger: en 2010, ils chassent même des agents de l’Office ivoirien des parcs et réserves et incendient leur véhicule. Un autre phénomène déstabilisateur apparait en 2007: l’arrivée par cars entiers de Burkinabè. En toute illégalité, beaucoup s’établissent dans la forêt de Goin-Dédé où ils développent des plantations de cacao. Dans le même temps, de nombreux déplacés de la guerre ne parviennent pas à récupérer leurs champs.

Quand la crise postélectorale opposant MM. Ouattara et Gbagbo se transforme en conflit armé, en mars 2011, Duékoué souffre comme jamais. Lors de la prise de la ville par l’armée créée par M. Ouattara, les forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci composées principalement des ex-Forces nouvelles), des centaines de personnes – la Croix rouge a compté 867 corps –, essentiellement de jeunes hommes, ont été assassinés. Selon une commission d’enquête internationale et des associations, ce sont des soldats des FRCI qui ont commis ces crimes, ainsi que des dozos, une confrérie de chasseurs traditionnels du nord du pays, et des partisans de M. Ouérémi. Malgré les promesses de justice du président Ouattara, qui prend finalement le pouvoir le 11 avril 2011, cette tuerie n’a donné lieu à aucune enquête.

Depuis, la situation s’est encore compliquée, avec l’entrée en scène de nombreux acteurs. D’abord, des hommes armés attaquent, à partir de juillet 2011, une petite dizaine de villages. C’est à leurs propos que les autorités parlent de ‘’mercenaires libériens’’ payés par des opposants à M. Ouattara en exil au Ghana. Des sources onusiennes évoquent plutôt des autochtones Oubi refugiés au Liberia et cherchant à défendre les terres qu’ils ont perdues.

Ensuite viennent les dozos: arrivés dans la région pendant la crise, ils n’en sont jamais repartis. De plus en plus nombreux, ils circulent à moto, en habits traditionnels, agrippés à leurs fusils ‘’calibre 12’’. Beaucoup viennent du Burkina Faso et du Mali. Certains sont devenus agriculteurs. L’inverse est aussi possible: il y a un an, un planteur burkinabé installé près de Taï depuis une trentaine d’années a ressemblé un groupe de dozos pour «assurer la sécurité des populations», dit-il. En réalité, beaucoup de dozos, devenus miliciens, terrorisent la population et la rackettent.

Les villages ont perdu tous leurs habitants autochtones

A cela s’ajoute l’immigration burkinabé d’une ampleur sans précédent. Huit cars transportant chacun environ 200 personnes arrivent désormais chaque semaine à Zagné, à 50 km au Nord de Taï. Une partie de ces voyageurs s’entassent aussitôt dans des camions de chantiers qui prennent la direction du Sud-Ouest. Leur installation se trouve facilitée par l’absence d’une grande partie de la population autochtone – au moins 70.000 personnes réfugiés au Liberia. Les treize villages implantés au sud de Taï ont ainsi perdu tous leurs habitants autochtones. Sauf : fin juin, à Tiélé Oula, il restait 9 Oubi sur les quelque 200 qui y vivaient avant 2011, pour 3.000 Burkinabè.

Si certains Burkinabé investissent les champs des absents, beaucoup gagnent les forêtsde Goin-Débé et de Cavally désormais totalement ravagées. Dormant sous tente, ils y plantent des cacaoyers, des hévéas mais aussi du cannabis. A Yamoussoukro et à Abidjan, la situation est connue. Fin mai, le gouvernement a ordonné l’évacuation des forêts avant le 30 juin. Sans résultat. ‘’L’Etat doit contrôler les frontières, assène le maire adjoint de Taï, M. Téré Téhé. Et il ne faut pas attendre que ces gens aient fini de planter pour les chasser’’.

Problème: les nouveaux occupants sont armés.

Observant un jeune paysan burkinabè partir au champ un fusil en bandoulière, le chef autochtone du village de Tiélé Oula, M. Jean Gnonsoa ne cache pas son désarroi: ‘’Ici les étrangers peuvent avoir des armes mais pas les autochtones’’ – sous peine de représailles.

‘’Comment régler sereinement un litige foncier face à quelqu’un qui est armé ?’’, s’interroge M. Téhé. ‘’Les Burkinabè nous disent que le président qui est venu (M. Ouattara) est leur homme. Et qu’ils ont donc le droit de tout faire’’, déplorent des villageois. De fait, certains s’emparent de plantations déjà occupées. ‘’Aujourd’hui, 80% de ceux qui sont installés dans les forêts de Goin-Débé et de Cavally sont armés de kalachnikovs et de fusils calibre 12’’, rapporte un administrateur local. Il évoque une organisation mafieuse à l’origine de cette colonisation: ‘’Il y a ceux qui les convient, ceux qui établissent dans les forêts les points de contrôle auxquels chacun doit payer 25.000 Fcfa pour avoir accès à une parcelle de terre, etc.’’

Monsieur Ouérémi est régulièrement cité comme l’un des responsables présumés de ce trafic de terres et de personnes, en lien avec des officiers des FRCI. Dans le pays, les FRCI, justement, sont les seules forces régulières à disposer d’armes depuis que, soupçonnées d’être favorables à M. Gbagbo, police et gendarmerie en sont privées. Jouissant d’une impunité quasi-totale, elles font la loi à Duékoué, elles entretiennent un climat de terreur et sont, d’après plusieurs témoins, impliquées dans des exécutions extrajudiciaires. Des observateurs les accusent aussi d’être derrière certaines des attaques attribuées aux ‘’mercenaires libériens’’. Beaucoup soupçonnent leurs membres d’être originaires d’une seule région, le Nord, mais aussi d’être de nationalité burkinabè.

Impôts illégaux et racket des paysans

Une chose est certaine: les FRCI se sont arrogé le droit de percevoir les taxes qui devraient normalement revenir à l’Etat. Selon un rapport de l’Onu, elles prélèvent aussi ‘’de 4 à 60 dollars beaucoup plus’’, sur les déplacements de personnes et de véhicules (5). Et elles rackettent les paysans: dans un village près de Taï, une femme se plaint de devoir leur payer 20.000 FCFA (30 euros) par mois pour accéder à sa  plantation.

Après la mort des Casques bleus, plusieurs centaines d’éléments Frci ont été déployés autour de Taï pour une opération de ‘’sécurisation’’ dirigée par le commandant Losséni Fofana alias Loss. Ancien chef de guerre des Forces nouvelles, ce dernier commandait déjà les troupes qui ont attaqué Duékoué en 2011. Ces soldats auraient joué un rôle important dans le massacre des Guérés. Pour l’actuelle opération de ‘’sécurisation’’, il a fait installer de nombreux points de contrôle. Les mauvaises langues assurent que pas un seul sac de cacao n’échappe au racket des Frci. Et peut-être aussi à la contrebande vers le Ghana.

Début juillet, le gouvernement a annoncé le lancement d’un recensement national des ex-combattants – le deuxième en un an – promettant le désarmement tant attendu. Cela ne suffit pas pour rassurer les habitants du Far West ivoirien dont beaucoup voudraient aussi que la justice fonctionne: malgré la promesse du président Ouattara, la tuerie de mars 2011 n’a donné lieu à aucune poursuite judicaire. Pis, elle a vraisemblablement été le moteur d’un nouveau drame. Fin juillet, des centaines d’individus parmi lesquels des dozos et des Frci ont attaqué et détruit le camp de déplacés du Haut commissariat des nations unies pour les réfugiés (HCR), près de Duékoué. En toute impunité. Des sources humanitaires parlent de 137 cadavres retrouvés dans les jours qui ont suivi ; des dozos ont également cherché à faire disparaitre de nombreux corps. Plusieurs indices laissent penser que cette attaque avait été planifiée de longue date.

Sous couvert d’anonymat, un spécialiste de la région nous confie: ‘’Le camp était gênant car les témoins du massacre de mars 2011 s’y trouvaient. Aujourd’hui, ils sont morts ou disparus. C’est ce que voulaient ceux qui ont organisé l’opération’’.

 

Fanny Pigeaud, envoyée spéciale

Le monde diplomatique – Septembre 2012

 

Source: CAMEROONVOICE