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vendredi, 05 octobre 2012

CONFERENCE DE PRESSE DE LA JFPI: DECLARATION LIMINAIRE DE KOUA JUSTIN RELATIVEMENT A L'INTERDICTION DU SIT-IN DU 4 OCTOBRE 2012

 

 

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CONTEXTE :

1) Les résultats des élections présidentielles de novembre 2010 proclamés par le Conseil Constitutionnel de Côte d’Ivoire, sur la base de la Constitution ivoirienne de Juillet 2000 ont donné le Président Laurent Gbagbo vainqueur. Mais la communauté internationale avec à sa tête la France en a décidé autrement. S’appuyant sur une résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU dévoyée, la France de SARKOZY a bombardé la résidence du Chef de l’Etat ivoirien. Le Président Laurent Gbagbo, celui que les ivoiriens ont choisi pour présider aux destinées de la Côte d’Ivoire a été arrêté par la France de SARKOZY le 11 Avril 2011 et remis aux autorités actuelles. Depuis cette date, la Côte d’Ivoire est plongée dans un climat de terreur inqualifiable.

2) Le Président Laurent Gbagbo a été déporté à La Haye (Pays-Bas), tandis que des dizaines de personnalités qui lui sont proches croupissent dans les geôles du pouvoir actuel, dirigé par Monsieur Alassane Dramane Ouattara.
 
3) La terreur érigée en mode de gouvernance continue de s’abattre sur la Côte d’Ivoire. Cette répression généralisée est orchestrée non seulement par les services publics de l’Etat, mais aussi et surtout par des supplétifs et milices armés entretenus par le régime actuel.
 
4) Les militants du FPI et les personnes soupçonnées d’être des partisans du Président Laurent Gbagbo sont systématiquement arrêtés, séquestrés, torturés et assassinés par le régime de Monsieur Alassane Dramane Ouattara.
 
5) Des camps de concentrations copiés sur le modèle nazi sont créés à travers la ville d’Abidjan et dans certaines régions de la Côte d’Ivoire. Ce sont entre autres:
 
- l’Escadron de Gendarmerie d’Abobo ;
- La caserne de la brigade anti-émeute (BAE) ;
- la résidence George Ouegnin à Yopougon ;
- Le génie militaire à Adjamé ;
- La Compagnie Républicaine de Sécurité (CRS) ;
- La gendarmerie d’Agban ; 
- La garde républicaine à Treichville.
 
Dans ces camps de concentrations, croupissent des centaines de jeunes ivoiriens arrachés à leurs familles, simplement parce qu’ils sont soupçonnés d’être des sympathisants du Président Laurent GBAGBO.
 
6) La Démocratie et les libertés publiques durement acquises par le peuple ivoirien ont fait place à une dictature féroce, doublée d’un totalitarisme inédit. L’Etat policier répressif procède systématiquement à une épuration politique, ethnique (génocide du peuple Wê) et sociale sans précédent.
 
7) Sous le prétexte de déstabilisation et d’atteinte à la sûreté de l’Etat, de tentatives de coup d’Etat, (condamnés par le FPI), la répression s’est accentuée sur les populations ivoiriennes en générale et particulièrement sur les jeunes pro-Gbagbo qui continuent d’être traqués, pourchassés, torturés dans ces camps de concentration et d’épuration.
 
8) Nous assistons à l’instauration d’une Côte d’Ivoire des vainqueurs qui pille, traque, enlève, torture et assassine tous les autres ivoiriens soupçonnés d’être des partisans du Président Laurent Gbagbo, ou n’étant pas du groupe ethnique de Monsieur Alassane Dramane Ouattara.
 
9) Les appareils de l’Etat (la Télévision et la Radio nationales) sont utilisés pour inciter et entretenir la haine, la violence, la dérive tribale et religieuse.
 
10) Face à ces violations quotidiennes des droits et libertés des populations ivoiriennes, la JFPI constate le mutisme de la communauté internationale qui a installé Monsieur Alassane Ouattara au pouvoir. Il est à relever aussi le silence des organisations de défense des droits de l’homme et des libertés publiques. Tous les objecteurs de consciences nationaux et internationaux restent silencieux face au drame qui se déroule pourtant sous leurs yeux.
 
Face à la destruction programmée de la Nation ivoirienne érigée en mode de gouvernance par le régime de monsieur Alassane Dramane Ouattara, la Jeunesse du Front Populaire Ivoirien et toutes les organisations sœurs avaient décidé de tenir un sit-in devant la cathédrale Saint Paul du Plateau, ce Jeudi 04 Octobre 2012 afin d’appeler :
 
1) L’ensemble des confessions religieuses à faire diligence auprès du régime Ouattara pour exiger que soit reconnu et garanti le droit à la vie de tout ivoirien, quelque soit ses idées politiques et croyances religieuses. Ce droit étant prescrit dans toutes les religions, la JFPI attend de toutes les communautés religieuses qu’elles œuvrent de façon effective à son respect en interpellant le régime de Monsieur Alassane Ouattara pour qu’il protége la vie des Ivoiriens.
 
2) Les organisations de défenses des droits de l’homme à se pencher sur la situation de chaos avancé dans laquelle est plongée la Côte d’Ivoire en dénonçant les violations systématiques et quotidiennes des droits humains les plus élémentaires.

3) La communauté internationale à travers l’ONU à :
 
- condamner toutes les formes de violences, les graves exactions et autres violations du Droit International, notamment le Droit International Humanitaire, le Droit International des droits de l’homme, perpétrées quotidiennement en Côte d’Ivoire par les FRCI et les supplétifs Dozos de Monsieur Alassane Ouattara. 
 
- Exiger de Monsieur Alassane Ouattara que soit garanti le droit à la vie, un droit fondamental consacré par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 en son Article 3.

- A rappeler à Monsieur Alassane Dramane Ouattara qu’il est de sa responsabilité de promouvoir et de protéger tous les droits de l’homme et toutes les libertés fondamentales en Côte d’Ivoire.

- A ne pas se rendre complice du génocide du peuple ivoirien par son incompréhensible mutisme. (Le cas Rwandais est encore vivace dans les consciences).
 
4) L’ensemble d’organisations de la société civile à agir pour les libertés en dénonçant l’épuration politique, ethnique et sociale qui a cours en Côte d’Ivoire sous le règne de Monsieur Alassane Ouattara.

LES FAITS :
 
Dans le cadre des préparatifs du sit-in, la JFPI a adressé:
 
- Deux courriers au Ministre de l’Intérieur à l’effet de l’informer, d’une part, de la situation dramatique que vivent les ivoiriens et particulièrement ceux soupçonnés d’être des proches du Président Laurent Gbagbo qui sont tués quotidiennement et d’autre part, de la tenue d’un sit-in pour exiger le droit à la vie.
 
- Des courriers à l’ensembles des représentations des Etats membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies, des représentants de l’ONU en Côte d’Ivoire, des organisations de défense des droits de l’homme, de la société civile, des confessions religieuses et des institutions de notre pays.
Pendant que nous faisions nos tournées dans le District d’Abidjan et les villes de l’intérieur pour inviter les Ivoiriens à se déplacer massivement à l’effet d’exiger que le pouvoir Ouattara garantisse leur droit à la vie, des informations nous parvenant faisaient état de ce que le pouvoir, devenu fébrile projetait, au mieux de faire interdire le sit-in et au pire de l’infiltrer pour rééditer le 18 février 1992 dans le même endroit. Nous n’avons pas pris au sérieux de telles informations, eu égard au caractère et au lieu de la manifestation. (Elle devait avoir lieu devant une Eglise)
 
- Le Mercredi 03 Octobre 2012, en fin d’après-midi, c'est-à-dire à quelque heures seulement de la manifestation, nous apprenions par un communiqué lu à la Télévision que le sit-in du lendemain venait d’être interdit.
 
- Ce matin 04 octobre, nous apprenons que des camarades qui n’ont pas été informé de l’interdiction de la manifestation viennent d’être arrêtés par les services de Monsieur Alassane Ouattara au Plateau et conduits à une destination inconnue.

NOTRE ANALYSE :
 
La JFPI constate une fois encore que le régime Ouattara a décidé de confirmer la nature fasciste de sa gouvernance, caractérisée par la confiscation de toutes les libertés, notamment la liberté d’expression, de réunion et de manifestation. Et l’interdiction de notre sit-in en est une preuve de plus.
 
Le régime de Dramane Ouattara démontre encore une fois son incapacité à promouvoir la démocratie dans notre pays.
 
La JFPI rappelle que le sit-in qui devait se tenir n’avait qu’un seul but: exiger le droit à la vie, qui est un droit fondamental reconnu dans toutes les sociétés. 
 
Et le régime Ouattara, en agissant comme il l’a fait, vient de démontrer encore une fois son mépris pour la vie humaine qui est pourtant sacrée. 
 
La JFPI estime que tous les actes posés par le régime sont de nature à compromettre dangereusement les acquis démocratiques et à instaurer un climat de suspicion pouvant conduire à une aggravation des tensions déjà existantes. C’est pourquoi :

NOTRE POSITION :
 
1) La JFPI condamne :
 
- Tous ces actes antidémocratiques qui ont cours sous le règne de Monsieur Dramane Ouattara;
- L’utilisation des appareils de l’Etat pour inciter à la haine, à la violence, à la dérive tribale et religieuse.
 
2) S’insurge contre :
 
- L’interdiction de la manifestation pacifique qu’elle a projeté de faire pour exiger le droit à la vie des ivoiriens.
- La montée en puissance de l’Etat totalitaire dirigé par Alassane Dramane Ouattara.
- L’incapacité de Ouattara à assurer la sécurité des ivoiriens.
- La défaillance de l’Etat-RDR qui entraîne chaque jour le Cote d’Ivoire dans le gouffre.
- La faillite du régime Ouattara qui est actuellement dans état de déliquescence avancée.
 
3) Exige :
 
- Une rencontre avec le Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur, Monsieur Ahmed Bakayoko pour, non seulement obtenir la libération sans condition et sans délai des ivoiriens illégalement détenus dans les geôles du pouvoir, mais aussi pour trouver une nouvelle date de manifestation, à l’effet d’exiger le droit à la vie.
 
5) Réaffirme à tous les Ivoiriens martyrisés par le régime fasciste de Dramane Ouattara, sa ferme volonté à continuer le combat pour la dignité de la vie humaine.
 
6) La JFPI recommande à la grande famille des démocrates ivoiriens, de rester à l’écoute de leur direction quant à la prochaine date du sit-in qui leur sera communiqué incessamment et de ne point se laisser envahir par la crainte et la peur, car c’est l’arme du régime pour nous contraindre au découragement et au silence.
 
 
 
Abidjan, le 4 octobre 2012
 
Le Secrétaire National de la JFPI

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