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jeudi, 11 octobre 2012

L'EDITORIAL DE HENRY AGRE: MAGOUILLES JUDICIAIRES ET NEOCOLONIALISME FRANÇAIS EN COTE D'IVOIRE

 

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Jean-Marc Simon 

 

«J'ai fait mon travail en défendant le président élu de la république, en l'occurrence Monsieur Laurent Gbagbo, reconnu par notre constitution et les institutions de la Côte d'Ivoire. Je ne regrette pas le travail accompli. Je suis en paix avec moi-même et avec Dieu car je n'ai jamais trahi»; les propos tenus à la Cour par le vaillant général Dogbo Blé Bruno sont clairs et nets.

En réponse à ceux qui veulent réinventer la vérité et réécrire les doctrines judiciaires en Côte d'Ivoire, l'officier supérieur leur a rabattu le caquet de façon intelligible et très intelligente. Que l'être humain soit un descendant de quelque primate ou bien encore d'Adam et Eve comme l'ont stipulé sur ce dernier point tous les trois rameaux du monothéisme abrahamique, il est une structuration corporelle, idéelle, idéologique puis spirituelle qu'on ne peut enlever à tout le monde.

L'ancien ambassadeur de France à Abidjan, le néo-esclavagiste et criminel Jean-Marc Simon dont les missions dans notre pays ont consisté à remodeler notre paysage politique et ramener de force la Côte d'Ivoire dans le giron de l'Afrique Occidentale Française (AOF) en reconstruction doit être tout petit dans ses souliers là où il se trouve. De ce pseudo procès dirigé à charge contre les patriotes, rien ne sortira qui puisse faire baisser pavillon au vaisseau patriotique ivoirien. Parce que la raison appartient au général Dogbo Blé Bruno puis à tous ceux, hommes et femmes, petits et grands, borgnes et aveugles qui savent ce que veut dire la liberté individuelle d'abord et ensuite, l'indépendance totale d'une nation en devenir. Jean-Marc Simon est homme avec ce manque crucial qu'est la morale, celle-là même qui conditionne l'entrée de l'être humain dans l'humanité.

Ce monsieur est-il resté en dehors des temps? J'en suis persuadé. Envoyé par son pays dans le but de parfaire le plus long coup d'état de l'histoire, nous l'avions vu sur les chaînes de télé du monde entier, le téléphone en main, diriger les opérations militaires françaises ayant abouti au kidnapping du président Laurent Gbagbo. La justice ivoirienne ou plutôt ce qu'il en reste ne jouit d'aucune considération depuis que le rattrapage ethnique a été imposé en sous-main par la France dans notre pays. S'inquiéter à juste titre de cette justice aux ordres est un devoir patriotique lorsque le bourreau, le rebelle en armes, celui qui a assassiné durant des années s'ingénie à dicter la magouille comme article de loi. Là où j'aurais convoqué en tant que témoins Michèle Alliot-Marie, Nicolas Sarkozy et Jean-Marc Simon devant nos tribunaux; car ils sont des témoins précieux de ce qu'il s'est passé dans notre pays, les juges commis d'office depuis Paris dans sa nouvelle zone d'influence ivoirienne ont poussé la caricature du nègre soumis aussi loin que l'Elysée l'a ordonné. 

Au soir du verdict que prononceront ces messieurs du rattrapage ethnique, le droit n'aura pas été dit, mais la Côte d'Ivoire déjà en recul socio-éducatif et économique, aura grimpé dans le véhicule de l'esclave qui refuse de s'affranchir. Pour autant, à l'instar du président Laurent Gbagbo et du général Dogbo Blé Bruno pour ne citer que ces deux-là, une seule certitude règne dans l'enclave patriotique ivoirienne. Celle-ci, aux avant-postes de nos décisions affirme que nous avons le devoir légal de renverser le renversement de notre histoire.

Monsieur Mohamed Azab est un éminent intellectuel égyptien ayant exercé son métier d'enseignant-chercheur à travers le monde et surtout en Europe. Ceux qui ont eu le privilège d'assister à un de ses cours en France à la Sorbonne ou à une de ses conférences en sortent richement dotés en connaissances. Depuis octobre 2010, il fait office de conseiller du grand imam de la mosquée Al-Azhar du Caire, lieu cultissime d'échanges et de débats de haute volée intellectuelle. Ce vénérable sachant, comme on aimait à décrire les personnes de grande culture il y a quelques siècles de cela, s'est prononcé à propos des fièvres obsidionales qui secouent l'Europe en ce moment et les haines que cela engendre contre les peuples non blancs et leurs religions. Dans l'interview peu vulgarisée qu'il a donnée à un quotidien européen la semaine dernière, en s'adressant aux Européens, il a dit ceci en réponse à une des questions : « Est-ce que vous connaissez le droit à la différence? Vous faites des lois contre l'antisémitisme et la Shoah et cela est tout à fait normal. Nous souhaitons un traitement équivalent pour tout ce qui excite la haine des peuples. Nous avons nos valeurs, vous avez les vôtres. [...] J'accepte les critiques mais, acceptez la mienne très amicale. Nous avons le droit de demander des améliorations dans nos rapports. Nous sommes ensemble sur la terre. »

Encore une fois, on ne peut être plus clair. Monsieur Mohamed Azab à qui je demande de recevoir tous mes respects a résumé la pensée de beaucoup de personnes à travers le monde. Oui, nous respectons les valeurs des Européens et de tous leurs alliés qu'ils appellent les Occidentaux. Quand bien même beaucoup de leurs valeurs sont discutables, nous les leur laissons avec. Effectivement, ils ne sont pas seuls sur la terre, ils n'ont ni créé le ciel ni les éléments de la nature. Et nous leur demandons de respecter nos valeurs. Aux Français, nous demandons de respecter notre indépendance ; s'ils ne sont pas de cet avis, nous irons la chercher par tous les moyens nécessaires.

 

Source: IVOIRE-POLITIQUE, le blog de Henry Agré

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