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mercredi, 31 octobre 2012

LIBERTE PROVISOIRE DE GBAGBO: REPORT DU DELIBERE DU HUIS CLOS DE LA CPI A UNE DATE ULTERIEURE

 

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"Le délibéré du huis clos (de l'audience relative au réexamen de la demande de mise en liberté provisoire de Laurent Gbagbo) est reporté à une date ultérieure par la CPI. On peut dire que la libération du président Laurent Gbagbo devient une réalité. Thanks et que le Seigneur nous garde pour la suite du combat qui devient de plus en plus intéressant en Côte d'Ivoire."

Dr Sylla Mamadou, ph.D


Source: La page Facebook de Sylla Mamadou

A LA SUITE D'AMNESTY INTERNATIONAL: MELENCHON DENONCE LES VIOLATIONS DES DROITS DE L'HOMME SOUS OUATTARA EN COTE D'IVOIRE

 

 

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Le leader du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, a une fois encore dénoncé la politique française en Afrique, au cours de son entretien sur la radio France Inter. Selon lui, les autorités françaises ont tout fait sauf de la politique en Afrique, préférant maintenir des relations infantilisantes aux conséquences désastreuses.

 

Mélenchon a surtout insisté sur le rôle néfaste des dirigeants français de l’époque dans la crise post-électorale en Côte d’Ivoire. «En Afrique, il faut faire de la politique. Chaque fois que nous avons fait autre chose, nous sommes allés à un désastre. Regardez ce que nous avons fait en Côte d’Ivoire», interpelle le leader du Front de Gauche.

Avec comme conséquence, les violations continuelles des droits de l’homme sous Ouattara, une justice partisane et partiale, le transfèrement de Laurent Gbagbo à la Haye. «Vous étiez tous à faire des sauts périlleux arrière, à la démocratie, les droits de l’homme… C’était Gbagbo l’abominable homme des neiges.

D’accord ! Il est là bas maintenant, au tribunal international. Des centaines de gens sont en prison, qui ne sont ni jugés et qui ne donnent lieu à aucune espèce de travail judiciaire. Le fils de Gbagbo a pour unique motif d’inculpation d’être le fils de Gbagbo - ce type (Michel Gbagbo, ndlr) n’a jamais eu aucune espèce d’activité politique. Il a été détenu des mois et des mois dans une fosse et personne ne l’a défendu parce qu’il s’appelle Gbagbo», s’est indigné Jean-Luc Mélenchon. Qui fustige une fois encore les incessantes violations des droits de l’homme sous Ouattara.

Avec des détenus politiques maintenus depuis plus d’un an dans les cachots du régime sans procédures judicaires ni assistance juridique. Et parfois survivent dans des conditions quasi-inhumaines. L’invité de La Radio France Inter n’a pas manqué l’occasion de dénoncer une fois encore les agissements de la France en Côte d’Ivoire.

Une attitude qui a contribué à instaurer dans le pays un climat d’insécurité et de terreur. «Qu’avons-nous fait en Côte d’Ivoire? Qu’est-ce que nous avons rétabli? Qu’est ce nous avons fait de si beau pour que ça vaille la peine qu’on s’en vante aujourd’hui?», s’est interrogé l’ex-candidat à la présidentielle de 2012.

Selon lui, la France n’a rien fait d’agréable en Côte d’Ivoire pour s’en vanter aujourd’hui. «Eh bien, maintenant ça suffit ! La politique à l’égard de l’Afrique doit aider à ce que l’on se parle, à ce qu’il y ait de la démocratie et à ce qu’on vote», a fait savoir Mélenchon.

Qui s’est par ailleurs prononcé sur divers sujets de l’actualité française et internationale. Jean-Luc Mélenchon n’est pas à son premier coup de gueule contre la politique française en Afrique, particulièrement en Côte d’Ivoire, et surtout contre le régime Ouattara, qui pour lui est loin d’être un régime démocratique.



Source: La page Facebook de André Tameghe

AUDIENCE PUBLIQUE A LA HAYE POUR LA MISE EN LIBERTE PROVISOIRE DE LAURENT GBAGBO: LE BRILLANT PLAIDOYER DE MAITRE ALTIT

 

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"Bravo à Maître Emmanuel Altit, l'avocat principal du président Laurent Gbagbo, pour cette brillante prestation. Encore une fois, le monde entier a pu découvrir en direct que ouattara et ses parrains ont la facilité d'accusation mais l’incapacité d'apporter un début de preuves à toutes leurs accusations. Nous savons la CPI politique et elle ne dira sans doute pas le droit, aujourd'hui. Mais au moins, les écailles vont tomber des yeux de ceux qui refusaient de voir la vérité."

 
Sur la page Facebook de La Majorité Présidentielle

 

 

Argument de l'accusation pour demander le refus de la mise en liberté provisoire du Président Laurent Gbagbo:

"Monsieur Gbagbo a beaucoup de supporters... Ils vont l'installer au pouvoir". Que croyiez-vous donc? N'aviez-vous pas dit qu'il était un dictateur sanguinaire? Or donc aujourd'hui, le dictateur sanguinaire est tellement aimé par son peuple, qu'il risque d'être réinstallé au pouvoir? Donc conclusion? Conclusion: C'est lui, le vrai vainqueur de la présidentielle de 2010!!! Elle est vraiment intéressante, cette affaire de Gbagbo à la CPI!

Mieux, l'accusation ne fait que des allégations et ne produit aucune preuve. Comme au Ghana dans l'affaire Koné Katinan (c'est finalement une habitude et un état d'esprit, chez le régime Ouattara et ses officines). Sur la question, Me Altit a été doctoral: Pour les hommes de droit qu'ils sont tous à l'audience, les allégations et autres hypothèses ne sont pas valables. Ils le savent bien. Voilà qui est très clair!

Nous attendons maintenant la conclusion du huis clos qui s'éternise depuis lundi, 16 heures GMT.


A bientôt et que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire!

 

DINDE Fernand AGBO

mardi, 30 octobre 2012

LA PRESIDENTE DE LA COMMISSION DE L'UA, MME DLAMINI ZUMA DEMANDE LA LIBERATION DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO

 

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Trois mois après son accession à la Présidence de l'Union Africaine, Mme Dlamini Zuma par cette initiative, réoriente complètement la vision de l'organisation dont elle a pris les commandes en juillet dernier. La requête adressée auprès des juges de la CPI, demandant la libération de Laurent

 Gbagbo est une affirmation de la volonté qu'elle n'a jamais cachée, que les résolutions des problèmes africains doivent revenir aux africains. Cette démarche renvoie nécessairement à la résolution de la crise malgache et préfigure la mise en application des décisions prises par les chefs d'état membres de la Sadc au mois d'août dernier à Maputo.

La diplomatie pragmatique et préventive, telle que prônée par la toute nouvelle présidente de la Commission de l’Union africaine, est en train de prendre corps et passe à la vitesse supérieure. Les grands dossiers, tels que la crise malienne, la crise en Rdc, la crise au Soudan, et naturellement, celui du célèbre prisonnier de la Haye, Laurent Gbagbo, sont dans la besace de Dlamini Zuma.

Qui donne des signaux forts, et non des moindres, depuis son investiture officielle le lundi 15 octobre 2012, à la tête de l’Union. Et en termes d’actions tangibles, Outre le mini sommet qu’elle a convoqué sur la crise malienne, qui a lieu en terre malienne, vendredi 19 octobre 2012, la première personnalité de l’Ua va plus loin.

Le règlement de la crise ivoirienne, notamment le contour de l’incarcération de Laurent Gbagbo et les relents politiques liés à cet état de fait, dans la stabilité et le retour de la paix, sont, tout autre dossier brûlant dont elle s’est saisie avec diligence. Une prérogative que s’est octroyée Mme Zuma, sur laquelle revient François Soudan, éditorialiste à Jeune Afrique, sur les ondes de Rfi.

Selon le confrère, en faisant sienne la crise ivoirienne, la présidente s’est attachée les services de plusieurs chefs d’Etats africains, y compris ceux qui seraient encore réticents, pour constituer un groupe de pression qui va peser de tout son poids, en faveur de la libération de Laurent Gbagbo.

Toujours selon l’éditorialiste, la matriarche africaine s’est attelée en amont, à envoyer un courrier aux juges de la Cpi. Pour leur décliner sa vision de la crise, assortie de propositions, dont ils doivent tenir compte, dans le rendu du verdict du 30 octobre prochain. A en croire François Soudan, qui prétend ne pas être imprégné du contenu total de la missive, mais qui assure avoir eu une idée de la partie liminaire dudit courrier, Dlamini Zuma s’est voulue très formelle dans le règlement de la crise qui secoue la Côte d’Ivoire.

Et, écrit-elle en substance : «Sans m’ériger en Avocate défenseur de M. Laurent Gbagbo, encore moins m’immiscer dans les affaires judicaires qui ne sont pas de mon ressort, en tant que première responsable de l’Institution africaine, je prie le collège des juges de s’approprier mes propositions. Etant attendu que la réconciliation en Côte d’Ivoire est étroitement liée à la libération du chef de l’ex-régime». Pour lui, le fait que Dlamini associe à son projet, plusieurs chefs d’Etat, n’est ni moins ni plus une volonté avérée de la Sud-africaine, d’éteindre tous les brasiers qui consument l’Afrique et freinent son développement.

Et dans le répertoire, figurent les plus influents. Qui ne sont autres que Jacob Zuma, Goodluck Jonathan, le Ghanéen John Dramani, le Béninois Yayi Boni, pour ne citer que ceux-là. Et le moins qu’on puisse dire, la nouvelle dirigeante ouvre une nouvelle ère diplomatique, dans le mode de gestion concrète des crises qui minent l’Afrique. Elle qui ne cesse de clamer, haut et fort, et avec fermeté, citant Patrice Lumumba, que l’Afrique n’est «ni française ni russe ni portugaise ni américaine», mais bien africaine.

Réputée rigoureuse et efficace, Dlamini Zuma, a largué cette mise en garde : «Nos décisions ne seront facteurs de changement que si elles sont appliquées. Il faut des solutions africaines aux problèmes africains».

De célèbres phrases prononcées au cours de la cérémonie d’investiture, qui magnifient celle dont la débauche d’énergie en faveur de Laurent Gbagbo, est une réalité, et qui ne ménage aucun effort pour faire appliquer sa vision. Un pari qu’elle est en phase de gagner.Une belle leçon à inculquer aux avatars de l’affranchissement de l’Afrique, adeptes de l’afro pessimisme, qui militent en faveur de l’asservissement de tout un continent.


Source: La page Facebook de André Tameghe

L'ARTISTE IVOIRIEN BILLY BILLY: «LES POPULATIONS DEMANDENT LA LIBERATION DES PRO-GBAGBO POUR UNE VRAIE RECONCILIATION»

 

 

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L'icône africaine, Laurent Gbagbo


 

Une caravane de la réconciliation, organisée par le pouvoir Ouattara, qui se fait avec en marge toute une frange de la société ivoirienne. Mieux, ici et là des mécontentements dans ladite caravane, des clash retentissants entre les artistes pour des questions d'argent et de leadership (notament entre Alpha Blondy et Tiken Jah). Comme le dit Ken Adamo: "C'est honteux pour ces artistes". Tant et si bien que le jeune rasta Fadal Dey n'a pu s'empêcher d'exploser dans la presse: "La caravane est nulle!". Et pour cause: les stades sont désespérément vides, là où l'un de ces artistes à lui tout seul prestait à guichets fermés des jours à l'avance. Comme on peut le constater, cette caravane, prétendument de la réconciliation, qui coûte des centaines de millions de francs au contribuable ivoirien, est un parfait fiasco! D'où l'appel de Billy Billy.

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Pour notre part, les choses sont très claires: Que Ouattara gouverne tranquillement et qu'il arrête de parler de réconciliation nationale. Sans Gbagbo, c'est tout simplement impossible. Pas besoin d'être un partisan pour le comprendre. C'est juste une question de bon sens! 


Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire!


DINDE Fernand AGBO

lundi, 29 octobre 2012

COTE D’IVOIRE: ALARMANTE SITUATION DES DROITS HUMAINS - 42 PRISONNIERS EXTRAITS DE FORCE DE LA MACA

 

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 Le film du calvaire de Douati et de ses co-détenus

 

42 prisonniers extraits de force et en toute illégalité de la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca), jeudi dernier, ont été finalement ramenés pour la plupart dans la nuit du samedi à hier, dimanche. Après une pérégrination injustifiée à travers la ville d’Abidjan. Cinq d’entre eux manquent cependant à l’appel.

C’est en effet, au dire de sources pénitentiaires concordantes, le jeudi 25 octobre, veille de la tabaski, aux environs de 15h, qu’une escouade d’éléments de la police militaire de l’ex-chef rebelle Koné Zakaria lourdement armés encercle la Maca. Ils séquestrent le directeur de la prison et les gardes pénitentiaires à qui ils arrachent les téléphones portables. Ils exigent que le directeur leur remette 42 détenus, tous des prisonniers politiques civils et militaires dont l’ex-ministre Alphonse Douati, secrétaire général adjoint du Fpi chargé du suivi de l’action gouvernementale. Le directeur de la Maca s’y oppose au motif que ces  détenus sont sous mandat de dépôt et qu’ils ne peuvent être extraits de la Maca que sur instruction du procureur de la République. Les  hommes de Koné Zakaria refusent d’entendre raison.

Ainsi, armes aux poings, ils menacent d’exécution le personnel de la Maca y compris le directeur. A 17h, ils embarquent, de force, les 42 prisonniers dont l’ex-ministre Alphonse Douati en direction du quartier général (camp génie) de Koné Zakaria à Adjamé connu comme un camp de torture. Informée, l’opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (Onuci) y dépêche des émissaires. Sous la pression de ces derniers, les 42 détenus sont conduits à l’Etat-major  des armées au Plateau. Là, les maîtres des lieux refusent de recevoir ces prisonniers parce que, disent-ils, aucun ordre ne leur a été donné sur un tel transfèrement.

Ulcérés, les éléments de Koné Zakaria arrivent, ensuite, avec leur colis humain à la Maison d’arrêt militaire d’Abidjan (Mama) situé dans le périmètre de l’Etat-major. Ils engagent des négociations avec les responsables de ce lieu de détention réservé aux militaires afin qu’ils accueillent les 42 prisonniers. Ces derniers leur expliquent que non seulement ils n’ont pas assez de places pour les 42, mais en plus aucun document ne les autorise à les recevoir. Après des conciliabules, la Mama consent finalement à les recevoir. Pas en cellule, mais sous un hangar. Les prisonniers sont tous contraints à se déshabiller en gardant uniquement leurs pantalons ou culottes. Y compris l’ex-ministre Alphonse Douati. C’est donc sous ce hangar, torse nu et sans couverture, qu’ils passeront leur première nuit. Le lendemain, vendredi 26 octobre, ils reçoivent la visite de représentants de l’Onuci, de la Croix Rouge et du Mouvement ivoirien des droits humains (Midh). C’est sur intervention de ces derniers que les 42 prisonniers politiques civils et militaires sont autorisés à se rhabiller.

Le samedi 27 octobre, après une deuxième nuit sous le hangar et toujours sans couverture, Alphonse Douati est ramené dans sa cellule à la Maca aux environs de 14h, selon des sources pénitentiaires. 36 autres le rejoindront plusieurs heures plus tard. Sous le hangar à la Mama, les prisonniers dormaient quand on les a réveillés aux environs de minuit, dans la nuit du samedi au dimanche. Ils ont embarqué dans le fourgon et après un détour à Adjamé, ils ont été ramenés à la Maca où ils ont été remis dans leurs cellules. Pas de nouvelle en revanche des cinq détenus qui n’ont pas regagné la Maca avec leurs codétenus. Aucune raison n’a été avancée pour justifier cette opération qui s’apparente à une tentative d’enlèvement de prisonniers politiques.

 

Didier Depry

didierdepri@yahoo.fr


In le quotidien ivoirien "Notre Voie" N° 4256 du Lundi 29 Octobre 2012.

ALASSANE OUATTARA UNE NOUVELLE FOIS EN FRANCE SANS JUSTIFICATIONS OFFICIELLES

 

ALASSANE OUATTARA - FETE DE LA TABASKY.JPG

Alassane Ouattara "Magellan" en France pour un séjour privé de plus d'une semaine.

 

KOACI.COM apprend d'un communiqué de la Présidence de la république ivoirienne qu'Alassane Ouattara a subitement quitté Abidjan, ce samedi 27 octobre 2012, pour un séjour privé de plus d'une semaine en France. 

Vacance, voyage privé, problèmes de santé, rencontres politiques, une fois de plus aucune précision sur la raison de ce nouveau séjour français du président ivoirien, black out total dans son entourage, laissant une nouvelle fois place à toutes sortes de commentaires et d'inquiétudes, ce dimanche matin.

Par ailleurs, nous apprenons que le numéro un ivoirien se rendra ensuite à Dakar pour assister, neuf jours après, les 5 et 6 novembre prochains, à la commémoration du 50ème anniversaire de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), puis à Banjul (Gambie), pour une visite d’amitié et de travail, à l’invitation de son homologue, son Excellence Monsieur Yahya Jammeh.

Bref, malgré le climat d'insécurité qui pèse sur le pays, on ne reverra pas l'également ministre de la défense, Alassane Ouattara, en Côte d'Ivoire avant le 6 ou le 7 novembre prochain.

Notons pour finir, que tout indique à cette heure, que ce nouveau voyage en France n'était pas "prévu" au programme.

En attendant de connaitre la véritable raison de ce nouveau séjour, reste désormais à savoir si nous recevrons des nouvelles du président Ouattara en France, président d'une République trop souvent inquiète pour des raisons de manque d'informations notamment sur les voyages "privés" de ce dernier, président de tous les ivoiriens.


Amy

Source: KOACI.COM

LA CPI DECERNE A LAURENT GBAGBO LE PRIX NOBEL DE MEDECINE ET DE PHYSIQUE 2012

 

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 La juge botswanaise Sanji Mmasenono Monageng de la Chambre d'appel de la CPI a rejeté la demande de mise en liberté provisoire du Président Laurent Gbagbo

 

Après la grande révolution de la machine à remonter le temps découvert par les experts indépendants de l’ONU pour accabler les pro-GBAGBO, la Cour Pénale Internationale vient de certifier de très grandes découvertes en médecine et en physique faites par le plus célèbre des prisonniers: Laurent GBAGBO.

En effet, suite à la séance en appel de la demande de mise en liberté provisoire de Laurent GBAGBO, la juge en charge du dossier a opposé un refus catégorique car dit-elle, Laurent GBAGBO est capable de fuir compte tenu de  «ses réseaux importants et bien organisés de supporters, de ses contacts politiques étrangers et de ses moyens financiers».

Laurent GBAGBO, détenu à Korhogo avec les mêmes réseaux importants et bien organisés de supporters, ses contacts politiques étrangers, ses moyens financiers, n’a pas fui malgré sa bonne santé initiale et les conditions de détentions insupportables qui pouvaient inciter à la fuite ; mieux, sous une pluie de bombe de l’armée française et onusienne pendant les derniers moments de la crise postélectorale, il a fait le choix de vivre sous des bombes qui pouvaient l’exterminer.

Avec un état de santé amoindrie par les tortures de Korhogo et de meilleures conditions de résidence en cas de liberté provisoire, sans que ses réseaux de supporters, ses contacts politiques étrangers et ses moyens financiers n’aient changé, il serait prêt à fuir en se rendant invisible aux systèmes de surveillances électroniques fixes et mobiles les plus modernes.

Pour la CPI, Laurent GBAGBO est donc plus dynamique malade qu’en bonne santé. En plus, il détient la technologie de l’invisibilité aux systèmes de surveillances électroniques fixes ou mobiles. Ces technologies performantes qui ont des caractéristiques de traçabilité, d’inviolabilité, de détectabilité à distance  ou par satellite, d’alerte en cas de tentative de désactivation que même le tout puissant ex- DG du FMI, Dominique STRAUSS-KAHN, avec des moyens plus importants, un réseau de contacts politiques étrangers plus fourni, en tête des sondages aux élections présidentielles avec un réseau de supporters plus nombreux en France et dans le monde, n’a pas pu violer lorsqu’il était en liberté provisoire aux USA et potentiel Président de la République Française!

Si Laurent GBAGBO, détenu à la Haye a fait de si importantes découvertes lui permettant d’être plus dynamique malade qu’en bonne santé, indétectable par les moyens les plus modernes de surveillance électronique, il mérite plutôt le prix Nobel de médecine et de physique qu’une prison.

La science fiction a atteint un niveau spectaculaire avec la crise ivoirienne.

 

Dr Cheick DIABATE, Chercheur

Université de Colorado, USA

LA CPI, CETTE COUR AUX ORDRES: VOUS AVEZ DIT COUR DE JUSTICE OU COUR DE POLITIQUE INTERNATIONALE?

 

Fichier:International Criminal Court logo.svg 

 

Nous savons tous que la déportation de Laurent GBAGBO à La Haye, aux Pays-Bas, a été faite sur injonction de Nicolas Sarkozy, ancien président français et ami intime d'Alassane Dramane Ouattara. Toutefois, nous avons cru en la capacité des hommes et femmes qui animent cette institution internationale de dire le droit rien que le droit afin de permettre au monde entier de connaitre définitivement la vérité sur le dénouement de l'élection présidentielle qui s´est déroulée en Côte d'Ivoire en fin d´année 2010.

Aujourd'hui, après le rejet de la décision en appel de libérer provisoirement le président Laurent Gbagbo, il est indéniable que les arguments justificatifs de ce rejet sont fortement politiques que juridiques. Notamment quand la juge Sanji Mmasenono Monangeng, présidente de la séance de ce vendredi 26 octobre 2012, affirme que Laurent Gbagbo dispose d'un réseau très solide de sympathisants ou que son parti politique lie à sa libération l'aboutissement du processus de réconciliation nationale et de paix sociale en Côte d'Ivoire. Ici, l'on est en droit de se demander si nous sommes dans une cour de justice ou dans les bureaux d'un chef de parti politique ivoirien à la solde du régime fasciste et nazi en place à Abidjan.

Pis, vous soutenez madame la présidente pour justifier votre rejet que Laurent Gbagbo est capable de fuir une fois qu'il bénéficie d'une quelconque liberté provisoire. Non, madame la présidente. Je me demande si vous n'avez pas suivi la crise ivoirienne. Cette crise qui a secoué tout le continent noir et le reste du monde. Laurent Gbagbo n'a pas la posture d'un fuyard. Il a été kidnappé par l'armée française aidée de l'armée de l'ONU en Côte d'Ivoire entre les débris du palais présidentiel à Abidjan. C'est un homme qui a suffisamment conscience de sa responsabilité. Il est resté digne dans l'humiliation tout en demandant à son armée de cesser la guerre pour permettre au peuple de passer à la phase civile de la crise que son pays connait.

Pour rappel, madame la juge présidente, Laurent Gbagbo, déporté à La Haye, est aujourd'hui soumis à votre arbitrage parce que l'on l'accuse d'avoir perdu l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire et de ne pas vouloir céder le pouvoir à son adversaire. Pourtant vous reconnaissez implicitement la victoire de Laurent Gbagbo à ladite élection par le fait qu'il est majoritaire. Car on ne peut disposer d'un très solide réseau de sympathisants à cette étape de sa vie que si l'on n'est majoritaire. Mieux, que si l'idéal que l'on défend dans sa vision politique n'est partagé par la majorité de ses concitoyens. Depuis la création de votre juridiction internationale, c'est la première fois dans toute son histoire qu'un homme aussi incriminé et accusé de tous les maux de la condition humaine est soutenu et défendu par son peuple. Jamais un dictateur-criminel ne saurait bénéficier d'autant de soutien et d'affection de ses concitoyens. À moins que tous ceux qui le soutiennent soient des adeptes du crime abominable comme ceux reprochés à Laurent Gbagbo par votre institution. Bientôt deux ans que Laurent Gbagbo croupit sous le poids de l'accusation de crimes de sang, de crimes contre l'humanité, de crimes économique et de viols. Depuis bientôt deux ans aussi que ses concitoyens battent le pavé pour réclamer sa libération pure et simple. C'est un signe que vous devez savoir interpréter pour corriger le tort à lui fait au nom d’intérêts économico-idéologiques.

Madame la présidente, comment voulez-vous que le parti politique de Laurent Gbagbo appelle ses militants et autres sympathisants à aller à la réconciliation nationale et à la paix sociale en Côte d'Ivoire alors que leur champion croupit injustement et arbitrairement dans les goulags inféodés à l'impérialisme français? Oui madame la présidente, Laurent Gbagbo se trouve à La Haye non pas parce que les crimes à lui reprochés sont de son fait mais bien pour des raisons idéologiques, économiques et politiques. Laurent Gbagbo se trouve aujourd'hui déporté à La Haye dans cette prison construite par les occidentaux pour l'empêcher de mener de front la lutte pour la souveraineté et l'indépendance vraie des Etats Africains.

Laurent Gbagbo se trouve exposé à votre jugement parce que la France ancienne puissance colonisatrice n'est pas prête à accepter que la Côte d'Ivoire prenne le chemin de son autonomie. Elle se suffit et se plait dans l'utilisation de ses valets nègres pour perpétuer sa prépondérance et exploiter illicitement les ressources économiques de ses anciennes colonies. Elle se suffit et se plait dans l'enfantillage des africains pour leur faire porter la responsabilité de ses crimes qu'elle commet sous le faux manteau d'une soi-disant mission humanitaire. Et vous le savez autant que moi, madame la présidente. Laurent Gbagbo est en prison et bizarrement les crimes contre l'humanité se multiplient en Côte d'Ivoire. La Côte d'Ivoire est bloquée depuis l'avènement de Dramane Ouattara à la tête de ce pays. Toutes les régions susceptibles d'avoir voté pour Laurent Gbagbo font l'objet de représailles et leurs populations sont contraintes à l'exode et à l'exil. À l'Ouest de la Côte d'Ivoire, région d'origine de Laurent Gbagbo, le régime actuellement au pouvoir pratique une politique d'expropriation, une politique d'extermination systématique et de génocide programmé, une politique de repeuplement sous les yeux des nations unies pour lesquelles vous êtes sensée agir. Les rebelles, qui depuis 2002 jusqu'à maintenant tuent les Ivoiriens et commettent les pires formes de crimes contre l'humanité, connaissent chaque jour des promotions dans l'administration civile et militaire en Côte d'Ivoire. Et ça n'intéresse personne pourvu que les puissances occidentales trouvent leur satisfaction dans le malheur des africains.

Le 30 octobre 2012, se tiendra une autre audience. Je pense que ce sera l'occasion pour votre juridiction de se rattraper en vue de rectifier le tir. Parce que je crois qu'il n'est pas encore tard pour bien faire.

La CPI doit libérer Laurent Gbagbo le mardi 30 octobre prochain. En plus de ce que sa crédibilité est engagée dans ce procès contre Laurent Gbagbo, il se jouera à La Haye ce jour le destin de tout le continent Africain. Libérer Laurent Gbagbo, c'est donner espoir aux générations futures en Afrique de croire en la lutte pour la souveraineté et l'autonomie des Etats africains. Libérer Laurent Gbagbo le mardi 30 octobre 2012, c'est briser les chaines de la soumission et de l'assujettissement qui maintiennent nos pays Africains dans le sous-développement, la misère sociale et la précarité. Libérer Laurent Gbagbo, c'est faire comprendre au reste du monde que le combat des dignes fils d'Afrique pour une Afrique libre et souveraine n´était pas vain. Ce sera votre pierre à la construction d'une Afrique prospère et unie dans le destin. En ce moment les Africains comprendront la nécessité pour eux d'appliquer des modèles de développement économique et structurel qui génère la richesse et le bien-être social pour leurs populations. Vous verrez que l´humiliation que vivent de nombreux africains au quotidien connaîtra une fin certaine.

Je termine mon propos sur cette citation : «Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, mais parce que nous n'osons pas que les choses sont difficiles». Dites le droit et rien que le droit en libérant Laurent Gbagbo purement et simplement. Vous aurez ainsi participé à faire bouger les lignes dans le dénouement des relations internationales qui mènent notre monde d'aujourd'hui. L'Afrique tout entière et le reste du tiers-monde vous en seront reconnaissants.

Amoungnan !

 

Jean-Marie Dekpaï

MME DLAMINI ZUMA FAIT DE LA LIBERATION DE GBAGBO UNE CONDITION NON NEGOCIABLE DE LA PAIX EN COTE D'IVOIRE


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Madame Zuma, Présidente de la commission de l'Union Africaine, fait de la libération de Laurent Gbagbo une condition non négociable pour le retour de la paix en Côte d'Ivoire! Vive les femmes Africaines!


Selon des informations toujours à vérifier, Madame ZUMA, Président de la commission de l'UA, fait de la libération de Laurent Gbagbo, une priorité absolue. Elle aurait écrit à la CPI formulant cette demande, arguant que c'est une condition essentielle à l'instauration de la paix en Côte d'Ivoire, que cette libération est primordiale à toute réconciliation nationale.

Il fallait une femme, une femme de poigne pour enfin exprimer ce que l'ensemble des panafricains pense, à savoir, les affaires des Africains doivent être réglées par les Africains eux-mêmes. Courage à Madame Zuma qui partage nos points de vue et dont nous partageons les points de vue sur la gestion du continent. Et si elle ne sert pas d'exemple à ceux qui veulent présider à la destinée des Nations africaines, alors, il n'y aura plus rien à faire.
 
Bravo, Madame!

 
Calixthe Beyala,

Ecrivaine franco-camerounaise

dimanche, 28 octobre 2012

CPI: POURQUOI GBAGBO DOIT ETRE LIBERE

 

LAURENT GBAGBO DEVANT LA CPI.jpg

 

La date du 24 octobre 2012 restera certainement gravée dans les annales du système judiciaire ghanéen et ivoirien. Après plusieurs reports, le juge Ali baba a décidé de libérer Koné Katinan, après une première décision de liberté provisoire prononcée par un autre juge, Aboagye TANDOH, en dépit de toutes les procédures dilatoires mise en œuvre par le camp Ouattara pour retarder cette issue.

Certes, les deux magistrats ont mis en avant les droits de la personne humaine qu’ils ont aussi pour mission de protéger. Mais au-delà, c’est leur détermination à refuser de cautionner le faux qu’il faudra en définitive retenir. En effet, comment ne pas être ému par la sincérité du juge ghanéen Ali baba devant l’évidence des faits: «On ne peut pas accuser quelqu'un de meurtre et puis mettre autant de temps et de difficultés à apporter les preuves (…) à partir du moment où vous accusez, les preuves devraient  être disponibles», avait-il reproché au procureur.

Depuis la première arrestation de Koné Katinan pour crimes économiques, jusqu’à la seconde pour meurtres, la stratégie du camp Ouattara par le biais du parquet ghanéen aura été assez singulière, défiant les règles d’une bonne administration de la justice. Ce fut d’abord le recours abusif aux manœuvres dilatoires. A chaque audience, de manière invariable, le procureur a sollicité et obtenu le report de l’audience pour rechercher (ou compléter ou encore traduire) les preuves. En définitive, les magistrats ghanéens ont été exaspérés par cette démarche suspecte qui visait plutôt à priver un honnête citoyen de sa liberté.

Ensuite ce fut le refus de la jonction de deux procédures par le parquet après l’avoir acceptée d’abord. Et pourtant, parce qu’elles concernaient les mêmes parties (Etat de Côte d’Ivoire et Koné Katinan), portaient sur le même objet (une demande d’extradition), et avaient été introduites devant deux juridictions de même degré, il y avait un intérêt évident à ce que, dans ces deux procédures,  le second juge se dessaisisse au profit du premier pour une bonne administration de la justice.

Au bout de ce challenge, la justice ghanéenne en sort grandie, pour trois raisons:

- Le juge ghanéen refuse de cautionner le faux en récusant le régime Ouattara qui n’hésite pas à inventer des crimes dans le seul but de faire arrêter ou extrader d’honnêtes citoyens;

- Le juge ghanéen a du respect pour les droits de l’homme au contraire du régime Ouattara qui n’hésite pas à faire incarcérer des citoyens innocents sous des motifs fallacieux;

- Parce que sa décision est motivée par l’application stricte des règles de droit, l’autorité de la chose jugée a du sens pour le juge ghanéen dont la compétence ne peut être prise en défaut par la multiplication des procédures, notamment celle portant sur un crime de sang que le régime Ouattara n’hésite pas à inventer juste pour annuler les effets d’une liberté sous caution décidée précédemment.

Ces belles leçons servies par une juridiction africaine peuvent-elles faire des émules à la Cour Pénale Internationale (CPI), portée sur les fonts baptismaux comme une juridiction «indépendante» supposée agir «dans l’intérêt des générations présentes et futures» ?

Refuser de cautionner la répression judiciaire

En effet, c’est le même désordre judiciaire qu’il a tenté d’introduire au Ghana que le régime Ouattara entretient à la CPI. S’étant précipité pour porter les crimes commis en Côte d’Ivoire devant la CPI parce que le système judiciaire ivoirien ne serait pas outillé pour en connaître, Ouattara a fait transférer le Président Gbagbo de manière cavalière à la Haye. Mais par la suite, sollicité par la CPI pour accueillir d’autres pensionnaires à Scheveningen, Ouattara se rétracte subitement. L’argument qu’il n’avance pas, mais qui fonde son refus, est que ses partisans dont «son bon petit gros» Soro Guillaume, font partie du contingent de suspects.

Or, Ouattara a suffisamment montré à travers la justice des vainqueurs qu’il a instaurée en Côte d’Ivoire que pour lui, «la lutte contre l’impunité» rime avec la répression judiciaire de ses opposants les plus résolus. Il ne peut donc supporter qu’une justice équitable réclame ses partisans qui se sont donnés tant de mal pour qu’il accède au pouvoir à l’issue d’une guerre commencée en septembre 2002. Habitué au saut de clôture au moindre coup de pétard allumé par ses soins, il sait ce que pourrait lui coûter sa caution à un transfert de ses rebelles à la CPI. Soro et ses hommes à la Haye, la complicité de Ouattara dans cette crise pourrait évidemment être dévoilée. Et ce ne sont pas de vaines supputations  depuis qu’il ne dispose plus du parapluie de son ami Nicolas Sarkozy, déboulonné par les électeurs français. Ce sont ces peurs légitimes et la conception répressive de la justice de Ouattara qui l’ont conduit à clamer que, désormais, son appareil judiciaire avait retrouvé son allant pour juger les graves crises de la période postélectorale.

Une compétence complémentaire de la CPI compromise

Mais cela suffit-il pour plomber les procédures de la CPI ? A qui peut-on faire croire que le Président Laurent Gbagbo est le seul «responsable de haut rang» que la CPI pourrait suspecter des «crimes les plus graves» dont elle est compétente, quand les rapports de toutes les organisations des droits de l’homme, y compris les plus complaisantes à l’égard du camp Ouattara affirment le contraire ?

En tout état de cause, l’attitude des hommes forts de Côte d’Ivoire, a l’avantage de poser la question de l’opportunité de la compétence complémentaire de la CPI (article 1 du Statut de Rome), laquelle ne s’exerce que si les juridictions pénales nationales ne sont pas actionnées. Peut-elle toujours être mise œuvre pour la Côte d’Ivoire quand, pour la même affaire, les autorités ivoiriennes ont montré leur «volonté» et leur «capacité» à conduire des enquêtes et à exercer des poursuites ? L’article 17 du Statut de Rome ne doit-elle pas être invoquée pour déclarer irrecevable «une affaire … jugée par la Cour (mais qui) fait l'objet d'une enquête ou de poursuites de la part d'un État ayant compétence en l'espèce»?

Manifestement, dans ces différents cas de figure, la crédibilité et la légitimité de la CPI sont en jeu. Sauf à afficher une détermination à persister dans l’erreur, elle ne peut que relâcher le Président Gbagbo. Toute autre décision accréditerait l’idée selon laquelle, la CPI, «reliée au système des Nations Unies» n’est que dans un jeu de rôle dans cette crise ivoirienne à l’occasion de laquelle l’ONU a affiché un parti pris flagrant pour le camp Ouattara. A commencer par Ban Ki-Moon, son Secrétaire général pour qui la proposition de recomptage des voix du Président Laurent Gbagbo, pour résoudre le conflit électoral, aurait été «une grave injustice» - oui, vous avez bien lu. Or, toute prolongation de la détention du Président Laurent Gbagbo à la Haye est porteuse des plus grands périls pour l’avenir de la Côte d’Ivoire, le célèbre prisonnier de Scheveningen étant la pièce maîtresse de la réconciliation nationale. Pour ceux qui pouvaient encore en douter Mme Dlamini-Zuma, Présidente de la Commission de l’Union Africaine a pris ses responsabilités pour le signifier à la CPI.


Dr Kouakou Edmond

Juriste consultant

LETTRE OUVERTE A SON EXCELLENCE MADAME LA PRESIDENTE DE LA COMMISSION DE L’UNION AFRICAINE

 

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L’Afrique n’a rien à faire dans une ONU qui méprise ses Etats!

 

Ayant salué du fond du cœur, avec de nombreux autres Africains, votre avènement à la tête de la commission de l’Union Africaine, cette institution qui regroupe tous les Etats d’Afrique, je me permets de vous écrire ces mots qui sont d’une importance vitale pour moi. Je dois avouer que je ne croyais plus en cette Union Africaine, jusqu’à votre élection. Je ne vous connais pas, mais je connais votre pays, et je sais qu’il y a une très grande différence d’approche des questions internationales entre les (ex)colonisés de la France en Afrique, nous les francophones, et les autres que vous êtes. Et le fait pour moi, Ivoirien, que vous veniez du Pays de Thabo Mbeki est une raison d’espérer, en tout cas, jusqu’à ce que le temps et les évènements me donnent tort. 


Je vous écris à propos de l’Organisation des Nations Unies (ONU), cette institution créée en 1945, au lendemain de la Deuxième Guerre Mondiale. L’ONU, depuis sa création, n’a cessé de se comporter comme le bras séculier de l’impérialisme. Aujourd’hui, les intentions de ceux qui ont créé cette organisation sont apparues clairement à tout le monde: leur jeu consiste à se donner les moyens d’exploiter et de dominer tous les autres, à travers des artifices de toutes sortes. On a fini par comprendre que la Banque Mondiale, le Fonds Monétaire International (FMI), l’UNESCO et autres, sont des pièges dans lesquels les créateurs de l’ONU entraînent les autres pour mieux les exploiter, en vue de renforcer leur domination. Ils ont créé en plus de nombreuses superstructures, «les Organisations Mondiales» de ceci et de cela, qui leur servent de cheval de Troie dans les Etats. Il y aurait beaucoup à dire sur cette institution que le général de Gaulle, cet homme d’Etat français, a très tôt eu raison d’appeler «machin», c'est-à-dire une chose à utilité variable, selon les intérêts et intentions de celui qui la tient. Mais j’ai conscience de l’immensité de votre tâche, ce qui rend précieux votre temps, et je me limiterai à l’essentiel. 

La nuisance de l’ONU sur l’Afrique et les Africains a atteint aujourd’hui des proportions inacceptables. C’est une chose que l’ONU veuille se mettre au service des nations de sa création! Mais c’est une autre chose que les Africains se laissent malmener par cette institution, sans réagir! Je rappelle que votre élection à la tête de l’Union Africaine a suscité beaucoup d’espoir, et c’est au nom de cet espoir que je vous adresse cette lettre. 

L’ONU, une institution dans laquelle les Etats africains sont sous tutelle coloniale! 

En 1945, au moment où se créait l’Organisation des Nations Unies, les Etas Africains, dans leur réalité actuelle, n’existaient pas. On pouvait à peine parler du Libéria et de l’Ethiopie. Tous, nous étions des citoyens(!) de seconde zone des Etats colonisateurs, sur des territoires qui leur appartenaient et où ils disposaient des terres (sol et sous-sol), mais également de la vie des êtres sur ces terres. En 1960, lorsque furent proclamées les indépendances arrangées, à l’ONU rien ne changea: l’Afrique a continué d’être la chose des colonialistes. Plus d’un demi-siècle après, ce sont toujours les nations colonisatrices qui décident du sort des Etats africains dans cette institution. C’est ainsi que la France, dans sa guerre colonialiste contre la Côte d’Ivoire, a fait et continue de faire voter des résolutions qu’elle rédige, contre les Ivoiriens. Pendant plus de dix ans d’agression du pays, face à la résistance farouche du peuple de Côte d’Ivoire, les dirigeants français ont utilisé l’ONU à toutes les besognes, allant jusqu’aux massacres d’innocents aux mains nues. De ces massacres, on retiendra que les points culminants furent ceux de novembre 2004, avec les tueries racistes des ponts et de l’Hôtel Ivoire à Abidjan, les massacres de Duékoué en 2010, perpétrés par les miliciens de l’imposteur que la France et les USA ont imposé aux Ivoiriens, avec la participation avérée de l’ONUCI, l’armée de l’ONU dans le pays, puis les bombardements qui ont fait plusieurs milliers de morts (plus que les 3.000 annoncés) et détruit le palais présidentiel, en mars-avril 2011. Et ce Coréen, représentant de l’ONU qui, adossé aux armes du «machin» et de la France, s’arrogea le pouvoir de décider du gagnant des élections à la place du peuple ivoirien! Tous ces crimes sont accompagnés par les rapports fantaisistes des agents de cette ONU aux ordres. En définitive, Cette institution est l’arme fatale du néocolonialisme! Elle est l’outil de la manipulation avilissante que l’occident exerce sur l’Afrique!

Comme pour ce «machin», l’Afrique en tant qu’ensemble d’Etats souverains n’existe pas, comment l’ONU peut-elle poser un acte qui empêche la France de faire ce qu’elle veut en Côte d’Ivoire? Il y a certes la faiblesse des dirigeants africains, qui s’aplatissent devant les dirigeants français! Mais la vérité, c’est que, toujours dans la logique de la négations d’entités étatiques en Afrique, ce sont les dirigeants français qui ont placés ceux qui ont la charge des Etats en Afrique francophone; alors attendre des chefs d’Etats de la CEDEAO qu’ils disent autre chose que ce que veut la France, dans un problème en Afrique de l’ouest, est tout simplement un leurre. Et ce n’est pas la crise malienne, qui a tout l’air d’un complot français pour la partition du pays, parce qu’on aurait découvert des richesses dans le nord, qui donnerait l’occasion de prouver le contraire! Le complot ayant, vraisemblablement, échappé à ses auteurs, les pantins africains n’ont qu’à amplifier la voix de leurs maîtres à l’ONU, et la suite se verra… Le scénario semble le même, quand on pense au Soudan et à la Somalie, pour les Etats ex-colonies anglaises, portugaises ou espagnoles… 

A présent, le temps est venu pour que prenne fin ce mépris indicible que subit l’Afrique. Il faut que cesse le paternalisme infantilisant, mais surtout assassin que l’occident exerce sur l’Afrique! 

Être reconnu en tant qu’ensemble d’Etats souverains ou se retirer de l’ONU!

En écoutant, à la dernière Assemblée Générale de l’ONU, Monsieur Macky Sall, le nouveau président du Sénégal, on est comme soulagé de ce que quelque chose de pertinent soit dit: le chef d’Etat sénégalais a expliqué qu’il fallait, pour une juste appréciation des choses, qu’à l’ONU, l’Afrique qui est le continent le plus grand et le plus représenté, en terme de nombre d’Etats, soit présente au nombre des Etats membres permanents du Conseil de Sécurité. Cela est ce qu’il y a plus logique! Car, il n’est plus admissible que l’Asie soit représentée, même si c’est par la seule Chine, que l’Amérique soit représentée par les USA et l’Europe par la France, l’Angleterre et la Russie, et que l’Afrique soit snobée, avec tous les viols sur tous les plans. Si vraiment l’Afrique vaut pour rien dans la marche du monde, qu’on laisse les Africains s’organiser et gérer leur existence comme ils l’entendent et on verra. Ou alors s’accrocherait-on à ces idées reçues, d’un atavisme délirant, qui voudrait que les Africains soient de grands enfants qu’il faudrait toujours tenir par la main. Il y a en Afrique, comme partout ailleurs, des incapables qui ont besoin de tuteurs pour exister; mais il ya également, comme partout, des personnes de valeur, qui feraient avancer l’humanité, si les Etats colonialistes d’Europe n’imposaient pas aux Africains des médiocres, juste pour se faire servir et nuire à l’Afrique. Le fait est que cela retarde l’Afrique mais également et l’humanité toute entière! Car le continent le plus riche de la terre est ainsi entravé dans ses possibilités de faire avancer l’humanité, et c’est seulement quelques Etats tricheurs qui se servent avec la complicité de médiocres à leur service, qui empêchent le véritable rendement, sous l’œil complice de l’ONU.

Madame la présidente, engagez une bataille capitale: celle de faire entrer trois Etats africains, en tant que membres permanents, au Conseil de Sécurité de l’ONU, avec droit de veto ! Je dis trois en l’état actuel des choses, si aucun autre Etat n’est ajouté. Mais s’il doit être question d’une véritable réforme, tous les Etats étant égaux à l’ONU, que le nombre d’Etats membres permanents avec droit de veto, par continent, soit proportionnel au nombre d’Etats membres de l’ONU, par continent. Et en attendant que cela soit obtenu, que plus jamais aucun Etat tiers ne produise de résolutions dirigées contre un Etat africain, ainsi que le font la France, l’Angleterre et certainement d’autres Etats occidentaux, depuis que l’ONU existe ! Dans le même temps, mettez en marche une procédure de retrait de l’Afrique de ce «machin», si rien n’est fait, et faites de l’Union Africaine une véritable organisation de fédération des forces de notre continent. 

Que Dieu vous assiste! 

Veuillez agréer, Madame la présidente, l’assurance de ma très respectueuse considération.

 
 
BEDI HOLY 

Professeur d’Ens. Sec., Ecrivain 
Ancien Directeur national de l’Alphabétisation en Côte d’Ivoire

RAPPORT DU GROUPE D’EXPERTS DE L’ONU: UN MANQUE DE RIGUEUR METHODOLOGIQUE

 

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Le rapport de mi-mandat du Groupe d’experts de l’ONU sur la Côte d’Ivoire publié le 15 octobre 2012 (S/2012/766) affirme enquêter sur l’implication directe ou indirecte de pro-Gbagbo dans des «violations du régime des sanctions ivoirien». Ces pro-Gbagbo, nommément cités, seraient les soutiens politiques et financiers des opérations de déstabilisation entreprises en Côte d’Ivoire depuis quelques mois, auraient établi des connexions avec des groupes islamistes au Mali ainsi qu’avec la junte militaire dirigée par le capitaine Sanogo tout en faisant partie d’un commandement stratégique.

Pour un rapport destiné au comité de sanction du conseil de sécurité de l’ONU, on s’attendait à ce que des accusations aussi graves soient soutenues par des preuves tangibles. Malheureusement, à l’analyse, les affirmations se caractérisent par leur caractère gratuit. En cause, l’on peut aisément subodorer les positions partisanes des sources, que les experts n’ont pas daigné contrebalancer avec le point de vue des mis en cause, du fait de leur manque de rigueur.

En effet, dans sa méthodologie de travail, le groupe d’experts soutient avoir cherché, à chaque fois, à «étayer ces affirmations par des preuves documentaires irréfutables», et, à défaut, «retenu les seuls faits corroborés par au moins deux sources indépendantes et crédibles» (§ 9). Dans le cas de la liste des personnes indexées, en dépit de ces 96 pages d’annexes, aucune preuve documentaire n’a pu être fournie. En toute logique, elle a été établie par les experts eux-mêmes, en fonction des informations qui leur ont été communiquées. Ce qui pose le problème de la crédibilité et de l’indépendance (par rapport à qui?) de leurs sources d’informations. Quelles sont-elles?

Si l’on s’en tient  aux résolutions du Conseil de sécurité qui ont institué le comité des sanctions qui a mandaté le groupe d’experts, il s’agit des Etats membres de l’ONU (particulièrement les voisins de la Côte d’Ivoire), de l’ONUCI et des forces françaises. Outre ces entités, le groupe d’experts a aussi le droit de demander des informations au groupe d’experts sur le Libéria.

Malheureusement, ces différentes entités n’ont pas toujours fait preuve d’impartialité dans la crise ivoirienne. L’actuel gouvernement ivoirien s’est illustré à plusieurs reprises dans la production de faux, dès qu’il s’agit des pro-Gbagbo. L’affaire Justin Katinan Koné, du nom de l’ex-ministre du budget du Gouvernement Aké N’gbo, accusé d’un meurtre inventé de toutes pièces, juste pour obtenir son extradition du Ghana est encore présente dans les mémoires pour s’autoriser à douter du crédit des informations qui pourraient lui être demandées. 

Quant à l’ONUCI, elle n’est pas exempte de tout reproche quant à la fiabilité des informations qu’elle diffuse. Souvenons-nous de ce député norvégien, Lars Rise qui, pendant la crise postélectorale, arriva en Côte d’Ivoire à la suite de la publication sur le site internet de l’ONUCI par sa division des Droits de l’homme, d’une information relative à la constitution de charniers dans des zones qui lui auraient été interdites d’accès. Lorsque, bénéficiaire d’un laissez-passer délivré par le ministère de l’intérieur pour se rendre partout en Côte d’Ivoire, il se rendit au siège de la mission onusienne en Côte d’Ivoire pour solliciter de se faire accompagner par les auteurs de l’information sur les lieux supposés de constitution de charniers, il s’entendit dire par ceux-ci que l’information n’était pas fondée. C’est avec beaucoup d’amertume qu’il dénonça la «manipulation médiatique de l’ONUCI» à l’occasion d’une conférence de presse:

(http://revuedepressecigbagbo.over-blog.com/article-l-ex-depute-norvegien-lars-rise-accuse-l-onu-de-mensonge-en-cote-d-ivoire-73428563.html).

Le non-respect du contradictoire

On ne saurait donc trop recommander la vigilance extrême à tous ceux qui sont destinataires des informations dans le contexte de la crise postélectorale ivoirienne où des entités, a priori impartiales comme l’ONUCI et les forces françaises, ont manifestement pris position pour le camp Ouattara. Pour ne s’être pas imposé le devoir de traitement des informations recueillies, la Cour Pénale Internationale (CPI) est tombée dans le travers de la collusion avec le gouvernement ivoirien. Lors de la confection du document de charges contre le Président Laurent Gbagbo par Ocampo Moreno, l’ex-procureur de la CPI, Matt Wells, chercheur sur la Côte d'Ivoire à Human Rights Watch, révèle que «le gouvernement Ouattara (a apporté un appui à la CPI pour) monter rapidement un dossier contre Gbagbo» (le monde.fr, le 19 juillet 2012). Le résultat est que ce fameux document reprenait les accusations sans fondement distillées par les officines du camp Ouattara, sans aucune analyse juridique.

Dans le cas du rapport de l’ONU, le groupe d’experts est tombé dans le même piège pour n’avoir pas respecté sa propre méthodologie de travail. En effet, devant  «dans la mesure du possible, porté ses conclusions à l’attention des … individus … concernés, leur ménageant ainsi la possibilité d’y apporter leur réponse» (§10), le groupe ne s’y est pas astreint. Aucun contact n’a été établi avec ceux qu’il qualifie de pro-Gbagbo afin que ceux-ci puissent discuter les graves accusations qui pèsent sur eux. Pourquoi en lieu et place de cette procédure à laquelle est soumis un bon rapport d’expertise, le groupe a plutôt choisi la médiatisation d’une accusation non fondée, en organisant une «fuite» par l’intermédiaire de Radio France Internationale (RFI)?

Pis, en publiant des SMS «captés», le groupe d’experts a manifestement violé le secret de correspondance, qui est un droit en vertu du respect de la vie privée. Certes, des atteintes peuvent y être portées par l’autorité publique, mais en général dans les seuls cas de nécessité d’intérêt public (sécurité nationale, prévention du terrorisme) prévus par la loi et dans les limites qu’elle fixe et selon des procédures précises. Par exemple, en Côte d’Ivoire, il peut y être porté atteinte par l’autorité judiciaire (article 162 alinéa 2 de l’ordonnance 2012-293 du 21 mars 2012). Cette procédure judiciaire a-t-elle été respectée pour la «captation» de ces SMS? Le groupe d’experts est-il soucieux des conditions d’obtention des informations mises à sa disposition?

Au total, le groupe d’experts a péché par un manque de rigueur, d’autant plus dommageable qu’il ne met pas à l’abri de dénonciation calomnieuse. Il reste donc à espérer que le rapport final qui ne sera produit qu’en avril 2013 sera expurgé de ces allégations qui, pour le moment, ne reposent sur aucun fondement sérieux et qu’une analyse sérieuse de la géopolitique régionale ne permet pas d’accueillir. Le fait que le groupe d’experts ne fait aucune recommandation spécifique à l’encontre des personnes citées, peut être considéré comme la preuve supplémentaire que l’enquête n’a pas encore réussi à établir des preuves irréfutables de leur culpabilité.

 

Dr Kouakou Edmond

Juriste consultant

COMMUNIQUE DU PORTE-PAROLAT SUITE A LA LIBERATION DU MINISTRE KONE KATINAN, PORTE-PAROLE DU PRESIDENT GBAGBO

 

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Le Ministre Koné Katinan, Porte-parole du Président Laurent Gbagbo vient d'être libéré ce mercredi 24 octobre 2012  après un procès digne et honorable.

Revenant d'une mission en Afrique du Sud dans le cadre de ses attributions de Porte-parole du Président Laurent Gbagbo, il avait été interpellé le 24 août 2012 à l'aéroport international Kotoka d'Accra et détenu au Bureau National d’Investigation accusé de crimes économiques. Malgré toutes les pressions et la volonté du gouvernement d'Abidjan qui mit tout en oeuvre pour son extradition, les autorités judiciaires de Osu Court décidèrent, souverainement, la libération sous caution du Porte-parole du Président Laurent Gbagbo le 25 septembre dernier.

Le porte-parole du Président Laurent Gbagbo, le temps de retrouver ses proches fut à nouveau interpellé le 29 suivant après une tentative d’enlèvement manqué d’éléments de la DST et d’Interpol venus d’Abidjan et détenu cette fois avec comme chefs d’accusation : crimes de sang portant entre autre sur l’assassinat d’un vieillard de 83 ans.

Après plusieurs reports, la justice ghanéenne vient de blanchir le porte-parole des faits qui lui étaient reprochés en l’absence de preuves de crimes de sang et donc l’a libéré.

En attendant que la Osu Court se prononce définitivement le 7 novembre prochain sur la question de son extradition, nous saluons la décision  de l’ Ens  Court  qui fait honneur à la République du Ghana qui montre qu'elle est un Etat de droit, un Etat souverain respectueux des droits humains. La libération du Ministre Koné Katinan, réfugié politique, réjaillit sur l'ensemble des réfugiés politiques  recherchés par le pouvoir d'Abidjan et met fin désormais à leur poursuite pour des charges fallacieuses de crimes économiques et crimes de sang. Par ce geste souverain, le Ghana, non seulement rappelle qu'il est bien, depuis son indépendance, une terre d'accueil des réfugiés, surtout des personnalités politiques dont la vie est menacée dans leur pays d'origine, mais aussi se présente comme une grande nation qui montre la voie, la voie d'une Afrique libre, véritablement indépendante et souveraine symbolisée par l'étoile noire qui brille dans le ciel toujours assombri du continent noir.

Au nom du Ministre Koné Katinan, nous exprimons ici notre fierté et notre gratitude toujours renouvelées aux autorités ghanéennes et au peuple frère du Ghana pour l'attention particulière qu'ils n'ont cessé d'apporter à leurs frères ivoiriens réfugiés sur leurs terres depuis l'éclatement de la crise post-électorale en Côte d'Ivoire. Notre gratitude va aussi à tous ceux, personnalités du monde et leaders d'opinion, responsables de mouvements et d'associations de défense des droits de l'homme, qui, à travers le monde, se sont mobilisés pour apporter leur soutien aussi bien aux autorités ghanéennes qu'au porte-parole du Président Laurent Gbagbo.

Que Dieu bénisse le Ghana pour qu'il soit une nation toujours forte et prospère,

Que Dieu bénisse le président John Dramani Mahama, successeur du très vénéré John Evans Atta Mills,

Que Dieu bénisse les institutions ghanéennes,

Que Dieu bénisse le peuple frère du Ghana.

 

Pour le Porte-parolat

Le Directeur de Cabinet

 

Le ministre Lazare KOFFI KOFFI

samedi, 27 octobre 2012

QUI VEUT LA PEAU DU PROFESSEUR MAMADOU KOULIBALY?


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Le dimanche 21 octobre 2012, en début de soirée, à Cocody Ambassades, le Professeur Mamadou Koulibaly, Président de LIDER (Liberté et Démocratie pour la République), en compagnie de sa Conseillère exécutive, Nathalie Yamb, a été victime d'un grave accident de la circulation qui a vu son véhicule 4X4 littéralement réduit en épave, comme l'atteste ces images et ce témoignage de Nathalie Yamb sur sa page Facebook:

"Après une sortie de route à Cocody Ambassades, la voiture a heurté un poteau électrique, fait des tonneaux, glissé sur 29 mètres avant d’arrêter sa course couchée sur le côté gauche en heurtant un deuxième poteau électrique. La roue avant droite, le cardan, la crémaillère, le moyeu du véhicule ont été nettement sectionnés et complètement arrachés, les deux poteaux électriques totalement déracinés et le véhicule est une épave. Nous avions mis nos ceintures de sécurité, ce qui a été d’autant plus salvateur que les airbags ne sont pas sortis. Dieu est grand".

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L'épave de la 4X4 du Professeur Mamadou Koulibaly

Cause de l'accident: les premières informations sur le Net parlaient de l'explosion du pneu avant droit du bolide. Mais les précisions de la Conseillère exécutive nous situent plus exactement sur les raisons de cette sortie de route qui a failli leur coûter la vie:

"Ce n'est pas la roue qui a éclaté, c'est tout le dispositif qui a été "nettement sectionné" pour reprendre la formulation des agents de police qui ont procédé au constat. Le cardan, la crémaillère, le moyeu, tout a été arraché".

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Le dispositif sectionné de la roue: une véritable chirurgie du sabotage

Qui a donc "sectionné" le dispositif de la roue avant droite de la 4X4 du Professeur Mamadou Koulibaly? Qui veut, par cet acte évident de sabotage criminel, avoir la peau de l'ancien Président de l'Assemblée Nationale de la République de Côte d'Ivoire sous l'ère Gbagbo, actuellement Président de LIDER, parti qu’il a créé après avoir rompu avec le FPI de Laurent Gbagbo?

Après un bref séjour à la PISAM (Polyclinique Internationale Sainte Anne-Marie) de Cocody, où il a été opéré du bras gauche, le Professeur Mamadou Koulibaly s'en tire à plutôt bon compte avec sa Conseillère exécutive, grâce à DIEU.

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Indéracinables.

Si l'intention était de le neutraliser pour de bon ou d'intimider ce franc-parleur, éminence grise en économie internationalement reconnue, l'effet escompté a été un flop, comme en témoigne, ici, Nathalie Yamb: "Indéracinables. Deux jours après l'accident de voiture dont ils ont été victimes, le Pr. Mamadou Koulibaly et la Conseillère exécutive Nathalie Yamb se remettent au travail et assistent à une réunion des partis de l'opposition membres du Cadre Permanent de Dialogue à l'hôtel Belle Côte. Ils étaient accompagnés de Messieurs Lancina Karamoko et Stéphane Vangah, membres du Bureau du Président de LIDER".

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Quand on a souvenance des sorties caustiques de l'homme politique contre le régime actuel (la dernière en date, dans l'article "Mamadou Koulibaly déshabille Ouattara: le régime Ouattara dans toute sa laideur", à lire, ICI), on ne peut manquer de lorgner du côté du pouvoir que les diatribes de l'universitaire dérangent au plus au haut point et au plus haut niveau.

MK reste un grand-frère dans la lutte politique, quoi qu'on dise. Il est une valeur sûre de notre pays. Malgré tout.

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Toutes nos compassions au Professeur Mamadou Koulibaly et à Nathalie Yamb. YAKO!!!

 

DINDE Fernand AGBO

vendredi, 26 octobre 2012

MISE EN LIBERTE PROVISOIRE DE LAURENT GBAGBO: LA CPI A PARLE ET A FAIT SON DENI DU DROIT

 

côte d'ivoire,la cpi a parlé et a fait son déni du droit

Me Emmanuel Altit, avocat du Président Gbagbo, à La Haye


La Chambre d'appel de la Cour pénale internationale (CPI) a rejeté la demande de mise en liberté provisoire du Président Laurent Gbagbo. Il fallait s'y attendre. Cette institution ne dit pas le Droit mais fait de la politique. Morceau choisi: "Si nous accordons à Monsieur Gbagbo ne serait-ce qu'une liberté provisoire, il retourne au pouvoir. Un témoin l'a même confirmé (lequel, entre nous soit dit?). Il a de nombreux sympathisants". Arguments aussi légers qu'ahurissants. N'est-ce pas là une lumière crue jetée sur la victoire du Président Gbagbo à l'élection présidentielle de 2010?

Le message est désormais clair pour les Ivoiriens: C'est la politique qui a emmené Laurent Gbagbo à La Haye, c'est la politique qui l'en ramènera. On se comprend. 


Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire!

 

côte d'ivoire,la cpi a parlé et a fait son déni du droit

 

Quelques réactions sur Facebook, après la décision de la Chambre d'appel de la Cour pénale internationale:


Théophile Kouamouo:

"Une Cour pénale où les victimes ne peuvent pas venir porter plainte n'est pas une Cour pénale. Dans n'importe quel pays du monde, si on tue votre frère, vous déposez une plainte devant un tribunal. Mais la CPI, elle, "se saisit" de ce qui l'intéresse et ne se saisit pas de ce qui la gêne, notamment au regard des rapports de force internationaux et des desiderata des Etats qui la financent (une poignée d'Etats). Si la France arrête de financer la CPI, la CPI meurt. Elle ne jugera jamais un homme que la France soutient. Point final."

Grégory Protche:

"La décision, prévue et convenue, de la CPI n'a aucune importance.
Les conditions politiques doivent continuer d'évoluer (ne négligeons pas la nouvelle UA, qui réintègre le Mali au nez et à la barbe de la Gaule).
Ce sont elles qui ont amené Gbagbo là où il est.
Pas le droit.
Ce sont des décisions politiques extérieures qui ont mis Gbagbo devant la CPI.
Ce seront des décisions politiques extérieures qui l'en sortiront.
Pas le droit.
Pas celui-là.
Pas celui de la CPI.
Il ne saurait y avoir de défaite lorsqu'il n'y a pas match.
Le seul terrain de "jeu" de La Haye n'est pas juridique, il est politique, c'est celui sur lequel les Ivoiriens manifestent."

Maïga Awa Esther:

"Tu es triste pourquoi???
Tu vas faire quoi avec "liberté provisoire"?
Moi, mon Dieu ne délivre pas provisoirement, mais Il délivre totalement et pour toujours et Il dit: Ces égyptiens que tu vois-là, tu ne les reverras plus jamais!!! QUE YESHOUA SOIT LOUE."

Saint-Claver Oula:

"Bon, la CPI conclu que Gbagbo à de nombreux sympathisants, qu'il est populaire... Du coup la CPI soulève la question du verdict des urnes. N'est-ce pas celui qui a le plus fort taux de militants, de sympathisants, donc qui est populaire pour ne pas dire préféré par le plus grand nombre qui est à la tête d'une association, d'un parti politique, d'un pays? Pourquoi aller à une assemblée générale élective, à une élection présidentielle si l'on doit négliger la popularité, la préférence du plus grand nombre? Merci à la CPI qui vient de révéler qu'il demeure encore un flou sur les résultats du 2ème tour des élections présidentielles en Côte d'Ivoire."

côte d'ivoire,la cpi a parlé et a fait son déni du droit

Steve Beko:

"C'est un changement de réalité sur le terrain à Abidjan qui va entrainer la libération du Président Gbagbo. Tout le reste n'est que pure distraction.
Comment certains ont pu imaginer que ces gens vont se dédire, libérant quelqu'un contre qui ils ont eux-mêmes monté toutes les allégations mensongères possibles?"

Gbagbo Kafissa

"Laurent Gbagbo a été offert à la CPI par les impérialistes. Ce sont ces mêmes impérialistes qui financent la CPI. Donc nous ne devons pas croire que la libération de Gbagbo se fera aussi facilement qu'on se rend à un bal populaire. Retenons qu'il s'agit d'un procès politique et que seul un changement des rapports de force politiques pourra inverser la donne. Aucun des arguments des juges ne repose sur le Droit. Tout a une coloration politique. Alors, ne lâchons rien. Envahissons les réseaux, communiquons, que chacun joue son rôle et vous verrez si le soleil se lève toujours à l'Est."

Fier Ivoirien

"Puisqu'il n'y a pas de justice pour les faibles de ce monde, nos regards sont donc à présent tournés vers les DEBOULONNEURS. Où que vous soyez, qui que vous soyez, sachez que les prières de tout un peuple vous accompagnent. On veut en finir! C'est à vous de jouer!"

François Bérenger

"La Libération de Laurent GBAGBO se joue à Abidjan pas à La Haye."

Serges Kassy

A tous les frères et soeurs de lutte, ce message que je vous envoie est très important. Ce procès d'appel ne nous intéressait pas du tout. Au moment où nous nous concentrions pour la libération totale, on nous annonce le procès d'appel, alors retenez ceci: Qu'elle soit acceptée ou refusée, cette liberté provisoire ne nous intéresse pas. C'est le procès du 30 (octobre 2012), notre objectif. Tous donc à La Haye et personne, je dis bien personne, ne doit se décourager pour une liberté provisoire car c'est la liberté totale et définitive que Gbagbo attend et que Dieu a programmé. Tous donc à La Haye pour montrer au monde entier que nous sommes venus chercher notre président et que jamais nous n'accepterons qu'il reste dans cette prison où il n'a pas sa place. VENONS DEMONTRER NOTRE MOBILISATION COMME NOUS SAVONS LE FAIRE: A 100.000, 200.000, 300.000 ET PLUS. Je compte sur vous, Gbagbo compte sur vous. TOUS A LA HAYE POUR LA LIBERATION DEFINITIVE DE NOTRE PRESIDENT. Haut-les-coeurs!!!

Théophile Kouamouo:

"Gbagbo reste en détention. Dans ce contexte, rien à attendre du 30 (octobre 2012), à mon avis."


Bien à tous!


DINDE Fernand AGBO

REFUS DE CEDER AUX CAPRICES DE LA FRANÇAFRIQUE, LA SORCELLERIE CONTRE LE PRESIDENT GHANEEN A COMMENCE

 

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Selon le site internet ghanaweb.com, la banque mondiale et le FMI accusent l'actuel président du Ghana John Mahama Dramani et son épouse Mme Mahama Lordina d’avoir détourné la somme 170 millions de dollars de prêts et de subventions donnés au Ghana depuis 2010. Ces sommes auraient été déposées dans des comptes bancaires en Suisse. Selon ce site, le défunt président John Atta Mills aurait lui-même de son vivant écris à ces institutions pour se plaindre de l’attitude de son vice président. 

Donc le président découvre que son vice détourne de l’argent et il ne le convoque pas devant le sénat mais il s’en plaint auprès de la Banque Mondiale et du FMI. Mieux, il le choisit comme son colistier pour les élections présidentielles de décembre prochain.

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La communauté internationale vient de déclencher sa machine infernal contre ce pays pour certainement son assistance aux réfugiés ivoiriens.
 
Prions pour le Ghana!
 

Pris sur la page Facebook de Steve Beko
 
 
Source: GHANA WEB

AMNESTY INTERNATIONAL - COTE D'IVOIRE: IL EST TEMPS DE METTRE FIN AU CYCLE DE REPRESAILLES ET DE VENGEANCE

 

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Gaëtan Mootoo, chercheur d'Amnesty International, de retour de mission et basé à Paris, est disponible pour des interviews.

 

AMNESTY INTERNATIONAL
COMMUNIQUE DE PRESSE

26 octobre 2012


 
COTE D'IVOIRE: IL EST TEMPS DE METTRE FIN AU CYCLE DE REPRESAILLES ET DE VENGEANCE
 

Plus de 200 personnes, dont des membres du Front populaire ivoirien (FPI), le parti de l'ancien président Laurent Gbagbo, ont été arbitrairement détenues et torturées et beaucoup croupissent toujours derrière les barreaux, révèle aujourd'hui Amnesty International au retour d'une mission d'un mois en Côte d'Ivoire.
 
« Nous avons pu rencontrer des dizaines de détenus qui nous ont raconté comment ils avaient été torturés à l'électricité ou avaient subi des brûlures au plastique fondu, deux d'entre eux ont été victimes de sévices sexuels » a déclaré Gaëtan Mootoo, chercheur sur l'Afrique de l'Ouest à Amnesty International. « Certains ont été détenus pendant plusieurs mois sans pouvoir contacter leurs proches ni accéder à des avocats. »
 
Laurent Gbagbo a été Président de la Côte d'Ivoire de 2000 à 2010 avant d'être chassé du pouvoir suite à une élection contestée qui a dégénéré en affrontements violents.
 
Après un conflit de quatre mois qui a fait plus de 3 000 morts, Laurent Gbagbo a été arrêté en avril 2011 puis transféré à la Cour pénale internationale à La Haye pour des inculpations liées aux violences postélectorales.
 
Durant sa mission, Amnesty International a rencontré quatre détenus dans un lieu de détention non-reconnu comme tel, le Génie militaire, une caserne à Abidjan. Ces personnes avaient été détenues au secret pendant plus d'un mois.
 
Dans de nombreux cas, malgré des demandes et des efforts inlassables pour retrouver leur proche dans différents lieux de détention, des familles ont été laissées sans aucune information et n'ont appris le sort de leur parent que par le biais d'Amnesty International.
 
Parmi les personnes détenues dans des lieux de détention non-reconnus comme tels à Abidjan, certaines ont été inculpées d'atteinte à la sûreté de l'État. D'autres ont été remises en liberté sans inculpation ni jugement. Dans certains cas, les remises en liberté ont fait suite à des rançons versées à des membres de l'armée.
 
Tel a été le cas pour un membre du FPI, qui a été arrêté à Abidjan le 27 août 2012, car accusé d'être un milicien.
 
Il a été libéré deux jours plus tard contre une rançon. Il a déclaré à Amnesty International : « Mes parents ont d'abord versé 50 000 francs CFA (environ 75 euros), puis après ma libération, mes geôliers sont venus chez moi et ont exigé une somme plus élevée. Je leur ai dit que je ne pouvais pas payer une telle somme et ils ont accepté de recevoir 20 000 CFA (30 euros) ».
 
Dans un autre cas, un policier est décédé des suites de torture. Serge Hervé Kribié a été arrêté à San Pedro le 21 août 2012 par les Forces Républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI, l'armée nationale) et interrogé sur de récentes attaques. Il a été déshabillé, attaché à un poteau, aspergé d'eau puis a reçu des décharges électriques. Il est mort quelques heures plus tard.
 
Au cours de la mission, Amnesty International a rencontré de hauts responsables proches de Laurent Gbagbo qui sont détenus dans quatre villes du centre et du nord du pays, notamment son épouse, Simone Gbagbo, détenue à Odienné, son fils, Michel Gbagbo, emprisonné à Bouna, et des personnalités majeures de l'administration précédente, détenues à Boundiali et Korhogo.
 
Tous sont inculpés de plusieurs infractions dont des atteintes à la sûreté de l'État et l'assassinat.
 
« Certains d'entre eux nous ont dit que, bien que détenus depuis avril 2011, ils n'ont vu le juge d'instruction que deux fois, et ce pour quelques heures », a déclaré Gaëtan Mootoo.
 
La délégation a rencontré l'un des juges chargés de ce dossier. Celui-ci a déclaré qu'en raison de la confidentialité des enquêtes, il ne pouvait donner aucune information sur les dossiers, mais qu'il clôturerait son enquête avant la fin de l'année.
 
La délégation d'Amnesty International s'est également rendue à Duékoué et dans les villages environnants dans l'ouest du pays où des fosses communes ont récemment été découvertes.
 
Amnesty International s'est entretenue avec des personnes déplacées ayant vécu dans le camp de Nahibly qui a été attaqué par des Dozos (chasseurs traditionnels qui sont une milice soutenue par l'État) et des membres des FRCI en juillet 2012 en représailles à la mort de quatre personnes.
 
Amnesty International a recueilli des témoignages crédibles de nombreuses personnes relatant des détentions arbitraires, des disparitions et des exécutions extrajudiciaires suite à ces événements.
 
Cette attaque et les violations qu'elle a entraînées se sont produites alors que les soldats de maintien de la paix de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) étaient stationnés à l'extérieur du camp et bien que la police des Nations Unies était postée à l'intérieur.
 
« Bien que reconnaissant que le gouvernement ivoirien fait face à une vague d'attaques, nous craignons fortement que les arrestations et la répression en cours ne découlent d'une volonté de représailles et de vengeance », a déclaré Gaëtan Mootoo.
 
« Plus de dix-huit mois après l'arrestation de Laurent Gbagbo en avril 2011, il est grand temps pour le Président Alassane Dramane Ouattara d'aller au-delà des promesses et de placer le respect des droits humains au sommet des priorités de son gouvernement. »
 

Amnesty International France

Service presse - Aurélie Chatelard / Laure Delattre +33 1 53 38 65 77 - 65 41 - 65 75 / +33 6 76 94 37 05

Créée en 1961, Amnesty International est un mouvement mondial et indépendant de plus de 3 millions de personnes qui œuvrent pour le respect, la défense et la promotion de tous les droits inscrits dans la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948. Amnesty International a reçu le Prix Nobel de la paix en 1977. Amnesty International France (AIF) a été créée en 1971. Son financement repose sur la générosité du public (plus de 180 000 donateurs), sur les ventes de produits de soutien et les cotisations de ses membres (plus de 18 000). AIF est agréée par le Comité de la charte du don en confiance.





Compte Twitter: @amnestypresse

PROCES DE GBAGBO - FADI EL-ABDALLAH, PORTE-PAROLE DE LA CPI: «LE 26 PEUT ANNULER LE 30»

 

COUR PENALE INTERNATIONALE.jpg



L’annonce pour ce vendredi 26 octobre 2012 de la décision du jugement en appel, concernant la mise en liberté provisoire de Laurent Gbagbo (rejetée le 13 juillet) n’a pas attendu pour alimenter à nouveau les commentaires après l’euphorie provoquée par l’autre annonce du maintien en détention ou non de l’ancien président ivoirien prévue pour le 30 octobre prochain.

Et si ce deuxième communiqué de la CPI s’est voulu claire : « Veuillez noter que cette audience est distincte de l’audience prévue pour le 30 octobre 2012 par la Chambre préliminaire I de la CPI dans cette même affaire » ; Il n’en demeure pas moins qu’elle revêt d’une importance capitale et devrait être prise au sérieux bien plus que l’audience du 30 qui reste du ressort de la « routine ».

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Joint au téléphone ce matin, Fadi El-Abdallah, porte parole de la cour pénale internationale (CPI) s’est voulu très sincère:

« Effectivement l’audience du 26 qui est tenue par la chambre d’appel, donc une autre chambre différente de celle qui a rejeté la demande de mise en liberté, pourrait tout changer. Si le juge de la chambre d’appel casse la décision de la chambre préliminaire, alors l’audience du 30 octobre n’aura plus lieu, car c’est bien chaque 120 jours que les juges de la chambre préliminaire examinent le maintien en détention ou la liberté provisoire du détenu. Ce qui signifie que, soit Gbagbo est libéré le 26 ou bien il faudra compter à partir du 26, encore 120 jours pour réexaminer le dossier ».

Voilà qui est précis. Trêve donc aux jubilations et place aux prières pour les pro-Gbagbo afin que la décision du 26 octobre soit en leur faveur. Le contraire signifierait le maintien et la prolongation de la détention du prisonnier le plus célèbre de Scheveningen.

 
Philippe Kouhon


Source: La page Facebook de Rocky Côte d'Ivoire

jeudi, 25 octobre 2012

CLIMAT DES AFFAIRES SOUS OUATTARA: LA COTE D'IVOIRE DANS LE TROU

COTE D'IVOIRE DANS LE TROU.jpg

L’information est tombée hier (mardi 23 octobre 2012, Ndlr) aux environs de 15h. «La Côte d’Ivoire est passée du 167ème rang sur 185 en 2012, au 177ème rang sur 185 pays pour l’année 2013». La révélation vient de la Société financière internationale (SFI) et de la Banque mondiale. Ces institutions de la haute finance internationale ont publié leur classement hier mardi. L’information a été aussitôt reprise par l’organe d’information expresse Alerte Info qui l’a vulgarisée pour ses abonnés.

Ainsi, selon la SFI et la Banque mondiale, la Côte d’Ivoire vient de reculer de 10 points en un an, au niveau de l’environnement des affaires sous le régime de Dr. Alassane Dramane Ouattara, chef de l’Etat, grand commis, devant l’Eternel, de la haute finance internationale.

Qui l’eût cru !? Comment en est-on arrivé là?

Renseignements pris auprès des spécialistes de la question, il ressort grosso modo qu’un grand nombre de critères sont pris en compte par la SFI et la Banque mondiale pour établir le classement mondial de l’environnement des affaires. Ces critères, selon nos sources, partent de la qualité des acquis démocratiques à l’environnement sécuritaire, en passant par plusieurs autres lignes rouges à ne pas violer : bonne gouvernance, corruption, temps mis par un investisseur qui débarque pour obtenir les papiers pour créer sa société, la qualité de l’arsenal juridique pour le règlement des conflits et pour garantir la protection des affaires, le niveau des dessous de tables exigés pour fournir les documents administratifs, etc.

Or, sur toutes ces questions, les rares hommes d'affaires étrangers qui font semblant de s’entêter à investir dans notre pays ne cessent de se joindre aux Ivoiriens pour se plaindre. Dans toutes les chancelleries occidentales, les notes diplomatiques qui remontent vers leurs pays d’origine, parlant de l’environnement économique en Côte d’Ivoire, soulignent avec une rare virulence que le régime de Ouattara se caractérise par «un étonnant appétit d’enrichissement rapide, comme si chacun veut vite faire avant qu’il ne soit trop tard».

Trop tard !? Motus et bouche cousue.

Mais le plus dramatique est l’environnement sécuritaire.

Le pays toujours coupé en deux

Qui ne le sait ? Depuis le 11 avril 2011, date marquant l’arrivée au pouvoir de M. Alassane Dramane Ouattara sous le crépitement des armes et le largage des bombes, en guise de solution à un conflit électoral autour de la présidentielle ivoirienne, la Côte d’Ivoire reste coupée en deux blocs antagonistes. Cette guerre de quatre mois, préférée par la «Communauté internationale» à un «recomptage des voix» sollicité par un des belligérants, a fait 3.000 morts (officiels).

Certes, la guerre est finie, mais pas la crise. Et le pays reste divisé en deux blocs : d’un côté, le régime organise des spectacles politiques et musicaux et s’en sert pour préciser, à chaque coup, que «sous Alassane Ouattara, la deuxième chance de la Côte d’Ivoire après feu Félix Houphouët-Boigny, tout va bien dans le pays». Un taux de croissance «à deux chiffres» est annoncé, à chaque occasion, alors que les Etats européens donateurs croulent eux-mêmes sous le poids des crises économiques et monétaires chez eux. En face, bon nombre d’Ivoiriens constatent que, contrairement aux promesses électorales, la vie devient de plus en plus chère. Et pour couvrir les rengaines émanant de cette grande partie de la Côte d’Ivoire, Ouattara et son régime ont choisi d’étouffer toute contradiction démocratique interne.

A commencer par les médias. A eux seuls, sept (7) quotidiens de l’opposition totalisent un semestre de suspensions cumulées en quinze mois. Le Conseil national de la Presse est passé par là. Des journalistes sont soit envoyés en prison pour « délit non constitué », soit enfermés quelques heures aux violons de la Direction de la Surveillance du Territoire (Dst, police politique) pour des articles non au goût du pouvoir. Le DG de la Rti a perdu son poste après un banal ratage du retour du chef de l’Etat d’un voyage à l’étranger.

Cette censure institutionnelle doublée d’intimidations et de menaces d’incarcération est complétée par les attaques et/ou incendies des sièges des rédactions des journaux de l’opposition. Mais il paraît que les médias ont même beaucoup de chance. Car, sous Ouattara, le pluralisme politique, bien que constitutionnalisé, est supprimé dans la pratique. La démocratie est étranglée. La preuve ? Le plus grand parti de l’opposition, voire du pays, le Front populaire ivoirien (Fpi) du président Laurent Gbagbo (38% de l’électorat au premier tour de la présidentielle d’octobre 2010 contre 34% au Rdr d’Alassane Ouattara et 25% au Pdci-Rda d’Henri Konan Bédié) ne peut plus s’exprimer : toutes ses manifestations sont soit interdites, soit attaquées à coups de fusil ou à l’arme blanche par les miliciens à la solde du pouvoir.

Le Secrétaire général par intérim du Fpi, Laurent Akoun, est écroué à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (Maca) en compagnie de son adjoint, le ministre Alphonse Douaty. Ils y attendent M. Mady Bouabré, ex-député du Plateau, cadre de leur parti, détenu depuis près de 90 jours à la Dst alors que la garde à vue légale est de 48h. M. Etienne N’Guessan, Secrétaire exécutif d’un petit parti proche du Fpi, croupit, quant à lui, depuis plus d’une semaine, dans les violons de la Police économique au Plateau, sans aucun délit précis. Ces détentions sans jugement portent à près de cinq cent (500), peut-être même plus, le nombre de prisonniers politiques, civils et militaires confondus, dans les prisons du Sud (Abidjan) et du Nord (Bouna, Katiola, Korhogo, Odienné et Boundiali). Chaque jour, le régime opère des arrestations dans un seul camp, celui des partisans du président Gbagbo, et se félicite de «la fin de l’impunité», mais protège et fait la promotion des auteurs de crimes épinglés par les défenseurs des droits de l’Homme et par l’Onu dans son propre camp.

Dans cette atmosphère de justice des vainqueurs et de réconciliation ratée, l’environnement sécuritaire s’est totalement dégradé dans le pays. Les attaques armées se multiplient au rythme de la répression contre les opposants au régime.

Bongouanou (220 km de la capitale, à l’Est du pays), dans la nuit du 21 au 22 octobre 2012, Samo et Bonoua (70 km d’Abidjan, 150 km de la frontière ghanéenne, au Sud du pays), puis la centrale thermique d’Azito à Yopougon, dans la nuit du 14 au 15 octobre 2012 ; Noé (frontière ghanéenne), mais surtout à l’Ouest (frontière libérienne) avec, entre autres victimes, les sept (7) Casques bleus nigériens de l’Onuci (Mission de l’Onu en Côte d’Ivoire). Faut-il noter les attaques spectaculaires de Yopougon et du camp militaire d’Akouédo (Abidjan), celle de Dabou et de Jacqueville, deux bourgs de la banlieue abidjanaise, contre les positions des Frci ? A chaque attaque, des armes et des munitions sont emportées par les assaillants, faisant planer de lourdes incertitudes sur l’avenir du pays.

L’atmosphère sécuritaire est d’autant plus lourde que le pouvoir Ouattara a réussi de challenge deretourner ses propres combattants contre lui-même. Des sources lorgnent vers Guillaume Soro, ancien chef rebelle, successivement Premier ministre de Gbagbo et de Ouattara, devenu président de l’Assemblée nationale, soupçonné d’organiser des coups de feu pour empêcher Ouattara de le livrer à la Cpi. D’autres sources lient ces attaques à la «frustration» de milliers de mercenaires et supplétifs des rebelles enrôlés pour combattre Laurent Gbagbo et qui, abandonnés à eux-mêmes, après la guerre postélectorale, continuent d’attendre sans espoir les 5 millions FCFA (7.600 euros) de prime promis à chacun.

Dans ce groupe de frustrés de Ouattara, ces sources rangent les prisonniers libérés et armés par le camp Ouattara, ainsi que de nombreux Dozos, des chasseurs traditionnels transformés en chasseurs d’hommes pour «combattre pour la bonne cause» et qui, à la fin, se plaignent de plus en plus ouvertement d’avoir été délaissés. S’ajoutent à ce cocktail explosif de pro-Ouattara frustrés, toutes les victimes de déguerpissements forcés, sans mesure d’accompagnement, dont l’étape du quartier pro-Ouattara d’Abobo a montré que les populations civiles détiennent des armes de guerre.

Enfin, dernier groupe non moins frustré, tous ces professionnels des armes (soldats, gendarmes, policiers et autres corps habillés, tous grades confondus) issus de l’armée régulière du pays (Fanci ou Fds) qui, bien que non en exil, ont perdu qui leurs emplois, qui leurs postes, quand leurs comptes bancaires ne sont pas gelés, depuis que Ouattara a pris le pouvoir.

Rien ne montre encore une connexion entre tous ces frustrés mais personne ne sait où va le pays. Et en entendant le chaos social, c’est l’environnement des affaires qui dégringole sous Ouattara. La Côte d’Ivoire est dans le trou.

 

César Etou

DG/DP Notre Voie


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Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL