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jeudi, 22 novembre 2012

POUR AVOIR DIT «NON» A LA LOI HOMOSEXUELLE DE OUATTARA, LE DEPUTE YASMINA OUEGNIN SE FAIT TANCER PAR «LE PATRIOTE»

 

côte d'ivoire,POUR AVOIR DIT "NON" A LA LOI HOMOSEXUELLE DE OUATTARA, Le DéPUTé YASMINA OUéGNIN SE FAIT TANCER PAR "LE PATRIOTE"

 

Le quotidien..., que dis-je, le brûlot ivoirien "Le Patriote", caisse de résonance du RDR et propriété du ministre de l'intérieur Hamed Bakayoko, tout entier immergé dans le complot homosexuel franc-maçon contre la société ivoirienne, trouve étrange qu'une femme biologiquement et intellectuellement bien constituée, digne de ce nom, ayant reçu une éducation familiale et religieuse de qualité, jeune et indépendante quoiqu'élue du PDCI-RDA à Cocody, refusant de macérer dans cette combine amorale, puisse voter "non" à la nouvelle loi du mariage, faussement "pro-femmes", portée par le RDR d'Alassane Ouattara. Pour la punir de ramer à contre-courant de cet assassinat moral de la société ivoirienne, "Le Patriote" ne trouve rien de mieux à faire que de la tancer et de remettre quasiment en cause son statut même de femme, plutôt que de comprendre simplement qu'il existe encore des citoyens ivoiriens (et ils sont d'ailleurs les plus nombreux) dignes, qui se refusent à donner un blanc-seing à la mutation de la Côte d'Ivoire vers Sodome (paradis homosexuel) et à travestir nos valeurs en faisant disparaître de nos textes de lois les termes "mari" et "femme" pour les fondre dans celui assexué "d'époux", offrant ainsi le champ libre à l'officialisation de l'homosexualité et de la zoophilie. Navrant et tout simplement désespérant! Jugez-en vous-mêmes. Bonne lecture à tous et bravo, honorable! Fernand Dindé.


Yasmina Ouégnin opposée à la promotion de la femme

 

Une femme qui épouse les discriminations faites aux femmes. Le député de Cocody, Yasmina Ouégnin s’est illustré hier au Parlement. En effet, l’élue s’est dressée contre la nouvelle loi sur le mariage en Côte d’Ivoire qui consacre l’égalité entre l’homme et la femme et qui stipule que les deux époux doivent désormais gérer la famille de façon collégiale. Cette promotion et surtout responsabilisation de la femme au sein de la famille n’agrée pas la jeune député. Elle a démontré cela par son vote "non" tout au long de la procédure. Depuis les articles jusqu’à l’ensemble du texte, elle a dit non.

Au point de se faire remarquer par tous. Mais pourquoi et comment une femme peut-elle être opposée à l’éradication de la discrimination faite aux femmes? Là est la question. Et les uns et les autres se perdent en conjoncture en essayant de donner une réponse à cette interrogation. Yasmina Ouégnin refuse-t-elle la loi pour une considération personnelle ou est-elle véritablement opposée à l’émancipation et la promotion de la femme au sein de la société ivoirienne? En outre, malgré la levée de l’amendement du PDCI et surtout l’invite faite par le président du groupe parlementaire, Ouassénan Koné à l’ensemble de ses troupes à soutenir le projet de loi, elle a maintenu sa position contre la loi. Pourquoi est-elle si gênée par cette loi pourtant profitable aux femmes étant donné qu’elle lui reconnait une légalité avec l’homme. Au point de boycotter son parti. Une bonne raison personnelle peut expliquer cette position qui ne tient pas évidemment compte de l’intérêt général de la gente féminine en Côte d’Ivoire.

 

Source: Le quotidien ivoirien "Le Patriote" du 22 novembre 2012.

Commentaires

Il est important de donner tout son sens et objet à la démocratie: pouvoir du peuple par le peuple et pour le peuple; et objet, l'intérêt collectif de la société. En effet le système démocratique n'est pas un système de coercition et de contrition. Seule la liberté justifie son existance et demeure son ADN. Le composant essentiel de ce dernier , ici, est le peuple et non le parti politique. Car un député n'est pas là pour faire le bonheur d'un parti politique - même si c'est ce dernier qui contribue à le faire élire . Il devient le porteur de la conscience et de l'intérêt de son peuple, de tout le peuple. Aussi la position de Madame Yasmina Ouégnin est une interrogation au présent pour l'avenir et ne peut pas se résumer en une caricature partisane. En France, le point focal de cette loi divise les parlementaires d'un même parti. J'ai pensé et continue de penser que tout se désigne par des mots et que ces derniers portent sens et substance : le Mariage est d'une symbolique si particulière et forte, qu'une autre thématique - Alliance par exemple - aurait fixée le genre, évitant toute confusion pour commencer. L'égalité, même si elle s'adresse aux genres n'est pas du genre , mais du droit par substance. Car le mélange du genre ne signifie par forcément égalité de droit. C'est ainsi que dans nos sociétés humaines - quelles soient africaines ou pas , nombreuses demeurent les discriminants dès lors qu'intervient le Marché et son corollaire, la Finance. Cela est si vrai qu'au Cercle de réflexion sur et pour l'Afrique (Nice - Monaco - Afrique Forum) nous alertons sur ces biais qui tendent à instaurer le droit intégral et le droit partiel dans la pratique entre les citoyens. Aussi faudra-t-il espérer que la position du Député Yasmina Ouégnin enrichisse la réflexion de notre Assemblée plutôt que de porter à caricature et ostracisme. Bonne chance à la Démocratie en Côte d'Ivoire.

Écrit par : Sagou | samedi, 20 avril 2013

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