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dimanche, 25 novembre 2012

COTE D'IVOIRE: «LES UNIVERSITES GARDEES PAR DES HOMMES ARMES EN TENUE MILITAIRE»

 

ALASSANE OUATTARA - CEREMONIE REOUVERTURE UNIVERSITE.jpg

 

Communiqué de presse: Université de côte d’ivoire, ouverture compromise

 

CERUP-CI, Collectif des Étudiants pour la Réouverture immédiate des Universités Publiques de Côte d’Ivoire

 

Nous vous remercions tout d’abord de votre l’attention et votre contribution pour l’ouverture des universités et saluons la réouverture officielle des établissements. Cependant, cette réouverture connait des problèmes que nous soumettons à votre diligente attention.

La sécurité

La sécurité des étudiants nous inquiète: les universités sont sous la garde d’hommes en tenue militaire et en armes. Aussi faut-il noter que les hommes en tenue militaire refusent l’accès des universités à des filles prétextant qu’elles sont vêtues de manière indécente, sans que des critères aient été établis. Ces hommes ont aussi des comportements agressifs envers les étudiant(es), voire les menacent parfois avec leurs armes.

Des étudiants membres d’une plateforme d’associations estudiantines entretenue par des membres du ministère de tutelle et certains de vos conseillers refusent l’accès de l’université a des étudiants du fait de leur appartenance à la FESCI ou au LMP, sans qu’aucun texte discriminatoire n’ait été publié ni adopté.

Du point de vue socio-économique et politique

Fermées presque deux ans depuis la sanglante crise de 2010-2011 qui a secoué tout le pays, les cinq universités publiques de Côte d’Ivoire, dont les opportunément renommées université Félix Houphouët Boigny (ex. Cocody-Abidjan) et université Alassane Ouattara (ex. Bouaké), semblaient avoir fait peau neuve pour la réouverture.A y regarder de près, ce ne sont pas uniquement les amphithéâtres qui ont fait peau neuve lors de la reconstruction/réhabilitation des universités mais aussi tout le système universitaire ivoirien. Cornaqué par l’AUF, celui-ci va en effet se calquer sur le désastreux modèle européen du «LMD», sans concertation préalable avec les principaux acteurs du système et sans aucune préparation. Nos très nombreux cadres universitaires, sollicités, auraient pu proposer des modèles plus adaptés et plus efficaces pour le développement de notre pays, en respectant ses spécificités.

 

Gbane Aleoussene, le porte parole de CERUPCI


Source: CONNECTION IVOIRIENNE.NET

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