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mercredi, 12 décembre 2012

RECONCILIATION NATIONALE: LE «OUATTARISME» ENTRE DESILLUSION ET REALISME

 

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Pour une paix viable en Côte d’Ivoire

 

Gbagbo, c’est fini ; Gbagbo c’est du passé ! Non ceux qui sont dans la logique de cultiver de l’ostracisme à l’endroit de Laurent Gbagbo ont tort. Il faut regarder les faits et les réalités en face. Ceux qui continuent de cultiver la haine à l’endroit de tous les soutiens de Laurent Gbagbo, doivent bien se frotter les yeux pour voir et comprendre que ce qu’ils veulent imposer en Côte d’Ivoire ne peut pas y prendre corps. Simplement en regardant la Constitution, on voit qu’« aucun Ivoirien ne doit être contraint à l’exil ».

Après qu’une partie des Ivoiriens a été assassinée ; pendant que les soutiens réels ou supposés de Laurent Gbagbo continuent d’être martyrisés et pourchassés ; alors que des Ivoiriens sont torturés ; pendant que des fosses communes sont découvertes et qu’aucune enquête fiable n’est ouverte. Alors que Laurent Gbagbo est à La Haye, ses camarades et ses proches dans des goulags de la Côte d’Ivoire quand ils ne sont pas simplement contraints à l’exil … Peut-on parler de réconciliation nationale ? Qui veut-on réconcilier avec qui alors que les concernés sont enfermés ? Monsieur Ouattara le « démocrate de la Communauté internationale », il nous semble que vous devez mettre fin à l’ignominie constante que vos pratiques produisent à l’endroit de vos parrains. Regardez la vérité en face et souvenez-vous ! Avant le forum de réconciliation nationale d’octobre à décembre 2001, Laurent Gbagbo avait organisé votre retour en Côte d’Ivoire. Vous aviez quitté auparavant la Côte d’Ivoire suite à un mandat d’arrêt que Konan Bédié avait lancé à votre encontre. Konan Bédié lui-même s’était exilé après le coup d’Etat de décembre 1999. Vous avez voulu faire oublier Laurent Gbagbo par la peur induite par la brutalité de vos pratiques, en complicité avec vos parrains. Vous devez comprendre que des pratiques du passé ne peuvent plus faire bonne recette au 21è siècle.

La vérité vous reviendra toujours à la figure tant que vous ne ferez pas dos à cette ingratitude innommable qui est malheureusement un socle dans vos approches dans la gouvernance. La haine, la vengeance et l’autoritarisme ne peuvent pas prospérer dans notre pays. Nous n’accepteront pas que des Ivoiriens soient chassés de leur pays. Ce n’est pas simplement une volonté ; c’est parce qu’il ne peut en être autrement. Nous n’avons pas d’autres choix que de vivre en paix chez nous. Non Laurent Gbagbo, ce n’est pas du passé ; non Laurent Gbagbo, ce n’est pas fini. Oui Laurent Gbagbo, c’est aujourd’hui ! Oui Laurent Gbagbo, c’est l’actualité. Vous avez louvoyé pendant des années croyant que la violence et la peur qu’elle induit, ferait reculer les Ivoiriens. Il faut oublier cette posture parce qu’elle n’est pas compatible avec les réalités socio-politiques ivoiriennes. Le niveau de conscience que les Ivoiriens ont acquis les amène à distinguer la vérité de l’ivraie. Vous devez faire avec cette réalité incontournable si vous pensez vraiment être le chef de l’Etat des Ivoiriens.

Libérez Laurent Gbagbo ! D’abord pour des raisons politiques mais également pour des considérations d’ordre juridique. En effet, les faits que vous incriminez ne peuvent voir les suspects être jugés pour une partie en Côte d’Ivoire et pour l’autre partie à La Haye. Vous êtes en totale contradiction avec le statut de Rome. On ne peut pas étouffer les vœux des Ivoiriens ; on ne peut pas museler les Partis d’opposition. Vous dites « Démocratie et Droits de l’Homme ». Alors, jouons le jeu démocratique en évitant l’arbitraire.

Libérez Laurent Gbagbo et tous ses camarades et mettons-nous franchement, sans ruse ni évitement à la table des négociations. Nous devons retenir qu’il est plus que temps que les extrémistes des différents bords se rendent compte que le peuple veut la paix pour le développement du pays. Il nous semble que vous poursuivez ces mêmes objectifs.


Dr Claude Koudou

Ecrivain - Analyste politique

Commentaires

Merci, M Koudou; Pensez vous qu'il ne sait ou du moins ne connait pas la réalité? Que peut il faire devant ses envoyés, la finance mondiale et sa communauté international? c'est vraiment dommage pour le pays. Un débiteur peut il lever la tête juste pour dire je ne suis pas d'accord devant son créancier?

Écrit par : Kpene yovi goly | mercredi, 12 décembre 2012

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