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vendredi, 14 décembre 2012

LES FRCI TABASSENT DES ETUDIANTS SUR LE CAMPUS DE COCODY ET LES ENFERMENT DANS DES COMMISSARIATS ET DES CAMPS MILITAIRES


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Selon des informations recueillies sur ONUCI-FM et sur la toile, des étudiants mécontents de leurs conditions actuelles de travail et d'études à l'université d'Abidjan Cocody s'en sont plaints lors d'une rencontre informelle, hier, jeudi 13 décembre 2012: pas de toilettes, pas de bibliothèque, pas de laboratoires, pas de salles de TD (Travaux Dirigés), amphis surchauffés, pas de climatisation, sonorisation défaillante, vacarme dû aux bruits des bulldozers et autres engins sur le site de l'université encore en chantier, contrairement à ce qui a été annoncé, le campus est occupé par des FRCI en armes, au mépris de toutes les franchises universitaires, pas de point d'eau pour se désaltérer, pas de lieux de restauration à la hauteur de la bourse des étudiants (sur le campus, le pot de lait caillé coûte 1.200 F CFA, la bouteille d'eau minérale 1.000 F CFA, un plat avec sauce 2.000 F CFA, le café express 1.000 F CFA), le nouveau système LMD (Licence-Master-Doctorat) est mal ficelé et chaotique, il n'y a pas suffisamment de table-bancs, certains étudiants prennent leurs cours à même le sol, les amphis de 1500 places promis sont invisibles, il y a un déficit d'enseignants, la mise en ligne des cours annoncée est un leurre, les cités universitaires ne sont toujours pas ouvertes, mieux certains de leurs chantiers sont à l'arrêt faute de moyens, le quai de ramassage de la SOTRA qui était à l'entrée du campus repoussé jusqu'au CHU de Cocody, obligeant les étudiants à faire une longue distance de marche pour accéder à l'université et aux salles de classe; et pourtant l'université a été rénovée à 175 milliards. A quoi a donc servi une pareille bagatelle? On tient des discours officiels enjoliveurs et la réalité à l'université est tout autre.

Il n'en fallait pas plus pour que les mouchards du régime sur la "Fac" alertent les FRCI en armes sur le campus, qui débarquent et, sans état d'âme, s'adonnent à la répression des étudiants. Certains d'entre eux seraient en ce moment aux arrêts et enfermés dans des commissariats et des camps militaires d'Abidjan, selon des sources concordantes. L'université, elle, a été momentanément fermée après ces tristes évènements. La presse proche du RHDP se fait curieusement l'écho de cette énième dérive, elle qui excelle dans l'art aveugle du négationnisme et de l'encensement béat du régime dictatorial d'Alassane Ouattara. Nous ne pouvons donc manquer de nous écrier: "Ah bon!? Vous ne dites plus que c'est la FESCI?!!! Que le monde change!"

Comme le dit l'ami Léopold Kouassi: "Avant on accusait la FESCI, aujourd'hui la FESCI n'est plus là-bas, à qui la faute? Le malaise est clair et les revendications estudiantines sont loin d'être syndicales; il n'y plus de franchise universitaire et on veut enfermer les consciences; les jeunes disent non, c'est tout!"

Pour l'activiste Steve Beko, la presse pro-Ouattara doit être plus conséquente, et continuer dans sa réthorique habituelle: "Soyez courageux, franchissez le pas comme d'habitude! Annoncez que ce sont les militants de la FESCI armés par Laurent Gbagbo qui ont perturbé les cours. En fait, vous n'avez aucune connaissance du monde estudiantin. Là-bas, la réalité des partis politiques est secondaire face à la souffrance commune".

Quant au groupe Facebook Blé Goudé Les Amis, il n'a pu s'empêcher d'asséner ce commentaire: "Comme quoi, il ne s'agit pas de dissoudre la FESCI pour dompter les revendications estudiantines et scolaires. L'on pourrait affirmer sans se tromper que la FESCI est un esprit et non un individu. Il faut plutôt savoir utiliser la FESCI en posant les vrais problèmes des élèves et étudiants de la Côte d'Ivoire".

Il faut, en outre, noter que la prise en charge à 70% des frais d'inscription à l'université promise par le gouvernement n'est valable, en réalité, que pour les premières et deuxièmes années. Les autres niveaux paieraient l'entièreté des frais dont notamment la rondellette somme de 300.000 F CFA pour les Masters (maîtrise du nouveau système LMD) et Doctorats. Pire, certaines facs et filières n'ont pas encore ouvert, créant du coup une rentrée à double vitesse, problème que l'actuelle rentrée annoncée à cor et à cri par le régime Ouattara devait résorber. Au final, Ouattara ne résoud absolument rien, il ne se contente que de déplacer les problèmes et de nous faire macérer dans une communication trompeuse, mensongère et coûteuse pour le contribuable ivoirien.

Ainsi se porte la nouvelle gouvernance ivoirienne!

 

Que DIEU garde la Côte d'Ivoire!

 

DINDE Fernand AGBO

Commentaires

Un jour ça finira. Dieu est grand!

Écrit par : ETISALAT CI | vendredi, 14 décembre 2012

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