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mercredi, 19 décembre 2012

ABIDJAN, VILLE LUMIERE POUR CERTAINS, VILLE POUBELLE POUR D'AUTRES

 

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Ça y est, c'est parti pour la deuxième édition d'"Abidjan ville lumière", officiellement lancée ce samedi soir par les autorités de la capitale économique et principale ville du pays.

En effet, les décorations installées pour la plupart au niveau du quartier central du plateau, de ses abords et sur quelques autres axes de grande fréquentation routière abidjanaise, se sont l'espace de quelques heures illuminées pour la grande joie de certains badauds profitant de l'occasion pour en faire une sortie pas cher et rompre ainsi avec l'ennui habituel des fins de semaine de la capitale.

En effet, si Abidjan ne compte (pas, plus?) de cinéma, de musée, de quartiers piétons modernes et animés, d'espace publics de promenade à l'image des villes modernes du vingt et unième siècle, elle brille au moins par sa capacité et son potentiel de dépenses (près de 5 milliards de Fcfa selon les indiscrétions, Ndlr) et ce pour des plaisirs visuels éphémères qui ont bien du mal à faire oublier sa saleté incommensurable, ses odeurs nauséabondes, son réseau routier obligeant aux 4X4, sa pollution et sa vétusté d'ensemble .

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C'est en tout cas le constat fait par KOACI.COM sur le terrain, ce samedi soir, auprès des ivoiriens abordés; les lumières font plaisir mais ne font pas oublier la réalité. "On vit dans une poubelle mais on tente de faire comme si de rien n'était, nous sommes tous responsables; cela dit, y a juste à voir la lagune et les ordures partout pour comprendre que c'est pas maintenant que ça va changer; en attendant, ils nous blaguent avec des lumières, on prend et on fait avec même si on imagine bien que cet évènement a donné la possibilité d'énormes détournements, on n’est pas dupe", livre Mamadou, un habitant de Treichville venu en famille, voire plus, pour admirer les faisceaux lumineux du Plateau.

"Bon, moi ça me plait, je fais avec; le reste, ça va aller petit à petit; on est en Côte d'Ivoire faut pas oublier, l'ivoirien est propre mais sa maison est sale, comme dit la chanson; dans mon quartier y a même pas de route ni d'égouts, donc en venant ici, ça nous change un peu", livre quant à elle, Solange, une fonctionnaire rencontrée à la hauteur de la place du marché en compagnie de son accompagnateur du soir.

"Je voulais être là pour le lancement; je remercie le district et la Lonaci pour cet évènement; c'est vrai que ce n'est que des lumières mais ça me plait", avoue quant à lui Souleymane, un garagiste venu d'Adjamé.

En conclusion, on dira qu'entre ville lumière et ville poubelle, en Côte d'Ivoire, il n'y a parfois qu'un pas.


Amy


SourceKOACI.COM

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