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lundi, 31 décembre 2012

LETTRE DE FIN D’ANNEE A MONSIEUR ALASSANE DRAMANE OUATTARA

 

ALASSANE OUATTARA - MESSAGE A LA NATION 6 AOUT 2012.JPG

 
 
Monsieur Alassane Dramane Ouattara,
 
 
Par la présente, je viens vous parler comme votre entourage et vos associés ne l’ont jamais fait et ne le feront certainement pas, par manque de patriotisme, voire par manque de nationalisme vrai, par peur et parce qu’ils veulent ‘manger’.

Par le passé, j’avais pensé que vous alliez vous ressaisir dans votre envie féroce d’assassiner tous ceux qui ne pensent pas comme vous.  Mais, avec les événements, j’ai compris que vous ne méritez pas de bénéfice du doute.
 
D’ABORD, L’HONNETETE INTELLECTUELLE M’OBLIGE A RECONNAITRE «VOTRE CONSTANCE DANS LA DESTRUCTION», VOIRE «VOTRE CAPACITE DE NUISANCE».

Tout de suite, rappelons quelques faits qui exposent votre état psychique d’assoiffé de sang et de pouvoiriste  incomparable.
 
Premier ministre du mouton (du moins du bélier de Yamoussoukro), vous avez mis les Ivoiriens à la rue à travers les P.A.S (Programmes  d’Ajustement Structurel que je définis comme suit : Programmes d’Appauvrissement Structuré), reçus depuis les Institutions de Bretton Wood.  Vous avez, en ce temps-là, et avec vos amis, « vendu et racheté » plusieurs compagnies qui appartenaient à l’état au « nom » de la privatisation.  La célèbre loi « anti-casseur » était aussi l’une de vos potions magiques qui devaient maintenir la Côte d’Ivoire sous votre contrôle.  Il y a eu des centaines de prisonniers en 1992.  La carte de séjour, encore une de vos trouvailles pour soi-disant « renflouer les caisses de l’état » (votre mot).
 
A la mort du bélier qui vous a « importé et imposé » aux Ivoiriens, sans aucune cure, vous aviez tenté un coup d’état constitutionnel.  Votre échec fut la conséquence de la vigilance de votre allié d’aujourd’hui,  Konan Bédié (adepte de « l’éléphant blanc ») qui, à son tour, avait demandé aux Ivoiriens de se mettre à sa « disposition » comme dans un sérail. 
 
Vous avez également crié, sur tous les toits, que vous détruirez la Côte d’Ivoire si… Et, vous y êtes arrivé.  Or, sous d’autres cieux, avec ces propos, vous auriez été arrêté et condamné pour une longue période au moins, si ce n’est pas la condamnation capitale.
 
Depuis votre première venue dans le champ du microcosme politique ivoirien, le « BIEN-ÊTRE » de l’Ivoirien ne vous a jamais préoccupé.  A travers la carte de séjour, vous avez lézardé le mur de la cohésion qui existait entre les Ivoiriens et les Africains résidant en Côte d’Ivoire.  Avec votre rattrapage ethnique, vous ne trompez qu’une frange de la population pour servir vos maîtres basés à Paris, à New York…
Pensez-vous faire du bien aux ressortissants du nord ivoirien avec votre politique d’exclusion et tous les abus devenus moyens de gouvernance ? 
 
Encore en arrière, vous disiez que l’on refusait votre candidature parce que vous êtes un musulman et les adeptes de la fameuse « charte du nord » ont applaudi, crié à gorge déployée et dansé avec joie, sans comprendre le sort, le mauvais sort que vous leur réserviez.  Car, vous ne serez pas là éternellement pour pourvoir à leur sécurité ou à leur protection individuelle et tribalique. 

Avez-vous idée de la haine que vous avez inoculée en chaque enfant, en chaque femme, en chaque homme qui a perdu ses parents sous les coups de machette et autres armes de vos assassins importés du Mali, du Burkina Faso, du Niger, du Nigeria et des savanes ivoiriennes ? 
 
Pensez-vous que c’est en se mettant à genoux devant les cameramen que votre majordome, j’allais dire votre bouffon, Konan Banny, va ré-con-ci-lier les Ivoiriens dont vous abusez l’hospitalité? Erreur !
 
Croyez-vous que c’est la mise en liberté provisoire de quelques prisonniers politiques qui va cicatriser la profonde plaie que vous avez créée? Erreur!

ENSUITE, JE VOUS DEMANDE DE VOUS REVEILLER DES MAINTENANT.

Sachez qu’il y’a des dires ou des proverbes qu’il ne faut pas négliger.  Par exemple : « Qui tue par l’épée, mourra par l’épée ».  Les exemples historiques à ce niveau sont légions et je n’ai pas l’intention de les ressasser. Question de temps et d’espace.
 
Avec vous, la Côte d’Ivoire a connu une rébellion très sanglante.  Les enlèvements, les tortures de tous les genres et les exécutions extra-judiciaires continuent malgré votre « victoire » taillée sur mesure par la France, l’Amérique d’Obama et leurs alliés.  Vos assassins prennent tout aux autochtones.  Les propriétaires terriens deviennent étrangers chez eux. Les Mossi, les Maliens, les Nigériens et les Nigérians deviennent des chefs des villages et des cantons.  Malgré tout cela, vous êtes entre deux avions chaque semaine, parce que vous ne pouvez pas et ne pourrez pas gouverner.
 
Vous n’obtiendrez pas le titre de roi que vous recherchez avec toute votre névrose et votre ego torturé par certains manques que vous n’arrivez pas à satisfaire.  La reconnaissance que vous courez après vous échappe chaque jour et votre état de santé se détériore davantage. 
 
Retournez là d’où vous êtes venu pour endeuiller la Côte d’Ivoire, partez et ne revenez plus jamais.  Ceci est la seule et dernière issue qui vous reste si vous voulez bien vivre vos derniers jours.
 
Enfin, pour ne point augmenter vos soucis à travers mes lignes, je serai très court dans mes propositions :
 
SIMPLEMENT, RENDEZ LE TABLIER DES MAINTENANT! 

La tyrannie ne taira jamais l’ardeur des Ivoiriens.  Vous pensez connaître les Ivoiriens ?  Non ! Vous ne connaissez que ceux qui ne vivent que pour manger et donc qui vous vendent leur honneur, leurs êtres, leurs familles et leurs terres pour des promesses que vous ne tenez pas.  Car, « les pluies de milliards » promises hier, refusent de tomber.  C’est la sécheresse du côté de ceux qui chantaient « ADO solutions ».
 
LA COTE D’IVOIRE NE VA PAS CONTINUER DE MARCHER AU RYTHME DE VOTRE ETAT MALADIF!

Il est certes vrai que les rêves constituent ce qui transforme le monde, mais vous devez savoir qu’ils ne sont pas tous réalisables et ce n’est pas tout rêveur qui devient un grand bâtisseur.
 


SYLVAIN DE BOGOU,
(Écrivain, Journaliste & Analyste des R.I). Livre à paraître bientôt : « Afrique et Défis ».
 

dimanche, 30 décembre 2012

GBAGBO EN PRISON (44,17%), PLUS CELEBRE QUE OUATTARA (15,07%), DANS UN SONDAGE ABIDJAN.NET!

 

SONDAGE 2012 ABIDJAN.NET.jpg

 

Sur leur propre site abidjan.net, qui est logiquement plus visité par eux que par les pro-Gbagbo, pour faire un cadeau de fin d'année à leur mentor, ils ont organisé un SONDAGE de l'Homme ou la Femme de l'année 2012: 

http://www.abidjan.net/sondage/poll_results.asp?ID=184.

Au début ils avaient inscrit Laurent Gbagbo (La Haye [comme fonction]) et Alassane Ouattara (Président). Et parce qu'il serait incompréhensible pour les milliers de visiteurs du site de constater que celui qui se trouve à La Haye est plus aimé et avec près de 44,17% d'intentions de vote (à l'heure actuelle) loin devant les 15,07% de leur président, ils ont donc vite fait de rectifier pour écrire "Laurent Gbagbo (Ex-Président)".

Vers la fin du sondage, ce sera indiqué: LAURENT GBAGBO (fonction PRESIDENT DE LA REP. DE CIV) et DRAMANE OUATTARA (fonction MYTHOMANE, IMPOSTEUR, GENOCIDAIRE).

Il ne reste plus qu'aux propriétaires du site à falsifier les chiffres et un Youssouf Bakayoko pour inverser les résultats. N'IMPORTE QUOI!

Pour ceux qui voudraient parler au Président de la République de Côte d'Ivoire, Laurent GBAGBO:

Téléphone: +31 70 515 8080

Ou envoyer une carte de vœux:

ICC
Quartier pénitentiaire
Boîte postale 19519
2500 CM La Haye

Pays-Bas


Source: FACEBOOK

samedi, 29 décembre 2012

LE CARTEL DE LA RESERVE FEDERALE: LES HUIT FAMILLES (PARTIE 2)

 

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Les francs-maçons et la maison Rothschild - Par Dean Henderson
 

En 1789, Alexandre Hamilton devint le premier secrétaire au trésor (NdT : ministre des Finances) des États-Unis d’Amérique. Hamilton était un des nombreux pères fondateurs franc-maçons. Il avait des relations étroites avec la famille Rothschild, qui était propriétaire de la Banque d’Angleterre et était le leader du mouvement franc-maçon européen.
 
Georges Washington, Benjamin Franklin, John Jay, Ethan Allen, Samuel Adams, Patrick Henry, John Brown, et Roger Sherman étaient tous franc-maçons. Roger Livingston aida Sherman et Franklin a écrire la déclaration d’indépendance des États-Unis. Il donna à George Washington ses vœux de prises de fonction alors qu’il était le grand maître de la grande loge maçonnique de New York. Washington lui-même était le grand maître de la loge de Virginie. Des généraux de la Révolution américaine, 33 étaient des franc-maçons.
 
Ceci était très symbolique puisque les maçons du 33ème degré deviennent Illuminés [1]. Les pères fondateurs populistes emmenés par John Adams, Thomas Jefferson, James Madison et Thomas Paine, dont aucun n’était franc-maçon, voulaient couper complètement les ponts avec la couronne britannique, mais furent subjugués par la faction maçonnique emmenée par Washington, Hamilton et le grand maître de la loge St Andrews de Boston, le général Joseph Warren, qui voulurent « défier le parlement, mais rester loyal à la couronne ». La loge St Andrews était au cœur de la franc-maçonnerie du Nouveau Monde et commença à distribuer des degrés de chevaliers du temple en 1769 [2].
 
Toutes les loges maçonniques américaines sont jusqu’à aujourd’hui garanties par la couronne britannique, qu’elles servent en tant que centre de renseignement global et de réseau de contre-révolution et de subversion. Leur initiative la plus récente est le programme maçonnique d’identification infantile (NdT : CHIP, pour Child Identification Program). D’après Wikipédia, les programmes CHIP donnent l’opportunité aux parents de créer gratuitement un kit de matériaux d’identification de leur enfant. Ce kit contient une carte avec les empreintes digitales, une description physique, une vidéo, un DVD de l’enfant, une impression dentaire et un échantillon d’ADN.
 
Le premier congrès continental se rassembla à Philadelphie en 1774 sous la présidence de Peyton Randolph, qui succéda à Washington comme grand maître de la loge de Virginie. Le second congrès eut lieu en 1775 sous la présidence du franc-maçon John Hancock. Le frère de Peyton, William, lui succéda comme grand maître de la loge et devint le chef de file des supporteurs de la centralisation et du fédéralisme à la première convention de 1787. Le fédéralisme qui est au cœur de la constitution américaine est identique au fédéralisme exprimé dans la constitution franc-maçonne Anderson de 1723. William Randolph devint le premier ministre de la Justice de la nation et secrétaire d’État de Georges Washington.
 
Sa famille retourna en Angleterre, loyale à la couronne. John Marshall, le premier juge de la Cour suprême de la nation, était aussi un franc-maçon [3].
 
Quand Benjamin Franklin voyagea en France pour trouver un financement pour les révolutionnaires américains, tous ses meetings eurent lieu dans les banques Rothschild. Il passa des contrats d’armement avec un franc-maçon allemand, le baron Von Steuben. Ses comités de correspondance opéraient au travers des couloirs de communication maçonniques et étaient en parallèle d’un réseau d’espionnage britannique.
 
En 1776, Franklin devint le de facto ambassadeur en France. En 1779, il devint le grand maître de la loge française des Neuf Sœurs, à laquelle appartenaient John Paul Jones et Voltaire. Franklin était aussi un membre de la plus secrète loge royale des commandeurs du temple ouest de Carcassonne, dont un des membres était Frederick Prince de Galles. Tandis qu’il prêchait la tempérance aux États-Unis, il s’encanaillait allègrement avec ses frères de loge en Europe. Franklin servit de 1750 à 1775 comme receveur général, un rôle souvent relégué aux espions britanniques [4].
 
Avec le financement de Rothschild, Alexandre Hamilton fonda deux banques à New York, dont la banque de New York [5]. Il mourut dans un duel au pistolet avec Aaron Burr, qui fonda la banque de Manhattan avec l’aide financière de Kuhn Loeb. Hamilton incarnait le dédain que les huit familles vouaient au commun des gens en disant : « Toutes les communautés se divisent entre le peu et le nombreux. Les premiers sont les riches et les bien-nés, les autres la masse du peuple… Les gens sont turbulents et changent sans cesse ; ils ne peuvent bien juger que très rarement. Il faut donc donner à la première classe une part distinctive et permanente du pouvoir. Ils équilibreront le manque de stabilité de la seconde classe [6]. »
 
Hamilton ne fut que le premier d’une série de huit familles inféodées à devenir secrétaire au Trésor. Plus récemment, le secrétaire au Trésor de Kennedy était Douglas Dillon, venant de la famille Dillon Read (maintenant partie de UBS Warburg). Les secrétaires de Nixon David Kennedy et William Simon provenaient respectivement de la banque continentale de l’Illinois (maintenant sous contrôle de la Bank of America) et Salomon Frères (aujourd’hui partie de Citigroup). Le secrétaire au trésor de Carter Michaël Blumenthal venait de Goldman Sachs ; celui de Ronald Reagan, Donald Regan, venait de Merill Lynch (maintenant Bank of America) ; celui de Bush père Nicholas Brady venait de Dillon Read (UBS Warburg) ; les deux secrétaires au trésor de Clinton et de Bush fils, respectivement Robert Rubin et Henry Paulson, venaient de Goldman Sachs ; Tim Geithner sous Obama venait de Kissinger Associates et fut président de la Banque fédérale de New York.
 
Thomas Jefferson a toujours défendu l’idée que les États-Unis devaient avoir une banque centrale publique de telle sorte que les monarques européens et les aristocrates ne puissent pas utiliser l’impression de la monnaie pour contrôler les affaires de la nation. Jefferson, de manière visionnaire, déclara : « Un pays qui attend de rester ignorant et libre, attend ce qui n’a jamais existé et n’existera jamais. Il n’y a pas un roi sur cent qui, s’il le pouvait, ne suivrait pas l’exemple des pharaons en prenant d’abord tout l’argent du peuple, puis toutes les terres pour faire du peuple et de ses enfants ses serviteurs à tout jamais… Les établissements banquiers sont plus dangereux que les armées ennemies. Ils ont déjà levé une aristocratie de l’argent. »
 
Jefferson observa la prise de contrôle des États-Unis par la conspiration euro-bancaire. Il déclara : « Des actes de tyrannie simple peuvent être attribués à la conjoncture du moment, mais une série d’oppressions a débuté à un moment précis et de manière inaltérable au cours des changement de ministères et qui prouve de manière trop évidente le plan systémique de nous réduire tous en esclavage [7]. »
 
Mais les arguments de Hamilton sponsorisés par Rothschild en faveur d’une banque centrale états-unienne privée l’emportèrent. En 1791, la Banque des États-Unis (que nous nommerons dorénavant ici BEU, NdT) fut fondée, avec les Rothschild pour actionnaires principaux. La charte de la banque devait expirer en 1811. L’opinion publique souhaitait révoquer la carte et la remplacer par une banque centrale publique de type jeffersonien. Le débat fut repoussé alors que la nation fut plongée par les banquiers européens dans la guerre de 1812. Dans un climat de peur et de détresse économique, la charte de la BEU fut renouvelée jusqu’en 1816.
 
Old Hickory, Honest Abe & Camelot
 
En 1828, Andrew Jackson se présenta à la présidence des États-Unis. Tout au long de sa campagne électorale, il fustigea les banquiers internationaux qui contrôlaient la BEU. Jackson râlait : « Vous êtes un nid de vipères. J’ai l’intention de vous exposer et par dieu éternel, je vais vous extirper de là. Si le peuple comprenait le niveau d’injustice amené par notre système bancaire, il y aurait une révolution avant demain matin. »
 
Jackson gagna les élections et révoqua la charte de la BEU.
 
« L’acte de la charte semble être basé sur l’idée erronée que les actionnaires actuels de la banque ont un droit prescriptif sur non seulement les faveurs du gouvernement, mais aussi sur ses récompenses.. Pour leur profit, l’acte exclut le peuple américain de la compétition à l’achat de ce monopole. Les actionnaires actuels et ceux qui héritent de leurs droits en tant que successeurs, établissent un ordre privilégié, habillé de grande puissance politique et jouissent d’immense avantages pécuniaires de par leur connexion avec le gouvernement.
 
N’y aurait-il pas péril en la demeure si par les vertus d’un tel acte légal qui concentre l’influence dans les mains d’un directoire auto-élu, dont les intérêts s’identifient à ceux d’actionnaires étrangers. N’y aurait-il pas sujet à trembler pour l’indépendance de notre pays en guerre… pour contrôler notre monnaie, recevoir nos budgets publics et retenir l’indépendance de milliers de nos citoyens ; ceci serait plus dangereux et plus formidable que la puissance militaire et navale de l’ennemi. Il est regrettable que les riches et puissants plient trop souvent pour leur seul profit les actes du gouvernement… Pour rendre les riches plus riches et plus puissants. Beaucoup de nos riches citoyens ne sont pas satisfaits de la protection égalitaire et des bénéfices égaux, ils nous ont en revanche induit à les rendre plus riches par actes du congrès. J’ai rempli mon devoir envers mon pays [8]. »
 
Le populisme prévalut et Jackson fut ré-élu. En 1835, il fut la cible d’une tentative d’assassinat. Le tireur était un certain Richard Lawrence qui confessa qu’il « était en contact avec des puissances en Europe [9] ».
 
En 1836, Jackson refusa toujours de renouveler la charte de la BEU. Sous son mandat, la dette nationale états-unienne revint à zéro pour la première et dernière fois de l’histoire de notre nation. Ceci rendit furieux les banquiers internationaux, qui dérivent une grosse partie de leurs revenus du repaiement des intérêts de la dette des nations. Le président de la BEU Nicholas Biddle coupa le robinet des fonds au gouvernement états-uniens en 1842, plongeant le pays dans une dépression économique. Biddle était un agent de la banque de Paris Jacob Rothschild [10]. De plus, la guerre avec le Mexique fut également déclenchée contre Jackson. Quelques années plus tard, la guerre civile fut déclenchée, avec les banquiers de Londres finançant le Nord et les banquiers de France finançant le Sud.
 
La famille Lehman fit une fortune en passant des armes au sud et du coton au nord. En 1861, les États-Unis étaient de nouveau endettés de 100 millions de dollars. Le nouveau président Abraham Lincoln se joua lui aussi des banquiers européens en faisant imprimer les fameux Lincoln Greenbacks pour payer les factures de l’armée du Nord.
 
Le journal des Rothschild Times of London écrivit :
 
« Si cette politique malicieuse qui a son origine dans la république d’Amérique du nord, devait devenir à la longue une réalité fixe, alors ce gouvernement pourra fournir sa propre monnaie sans coût. Il paiera ses dettes et sera sans dette. Il aura tout l’argent nécessaire pour subvenir à son commerce. Il deviendra prospère au-delà de tout ce qui a été vu jusqu’ici dans l’histoire des gouvernements civilisés du monde. Le savoir-faire et la richesse de tous les pays ira en Amérique du Nord. Ce gouvernement doit être détruit ou il va détruire toutes les monarchies de la planète [11]. »
 
Le pamphlet périodique des euro-banquiers Hazard Circular fut dénoncé par les populistes en colère. Le périodique déclarait :
 
« La grande dette que les capitalistes vont créer est faite de la dette générée par la guerre et doit être utilisée pour contrôler la valeur de la monnaie. Pour ce faire, des bons du trésor doivent être imprimés et utilisés comme base bancaire. Nous attendons maintenant le secrétaire au trésor Salmon chase qui doit faire cette recommandation. Cela ne permettra pas de faire circuler les greenbacks comme monnaie, car nous ne pouvons pas contrôler cela. Nous contrôlons les bons du trésor et à travers eux le système bancaire. »
 
La loi sur la banque nationale de 1863 réinstaura la banque privée centrale américaine et des bons de guerre de Chase furent émis. Lincoln fut ré-élu l’année suivante, jurant de répudier cette loi après avoir pris ses fonctions en 1865. Avant qu’il ne puisse faire quoi que ce soit, Lincoln fut assassiné au théâtre Ford par John Wilkes Booth. Booth avait des connexions importantes avec les banquiers internationaux. Sa petite fille écrivit un livre, Cet acte fou, qui décrit dans le détail les relations de Booth et ses contacts avec « de mystérieux européens » juste avant l’assassinat de Lincoln.
 
Après avoir tiré sur Lincoln, Booth fut aidé par des membres d’une société secrète connue sous le nom de Chevaliers du Cercle doré (CCD). Cette société avait d’étroites relations avec la société française des saisons, qui produisit Karl Marx. Les CCD ont fomenté beaucoup de la tension qui causa la guerre civile, et le président Lincoln avait ciblé particulièrement ce groupe. Booth était membre des CCD et était connecté par le truchement du secrétaire d’État de la confédération Judah Benjamin à la maison des Rothschild. Benjamin s’enfuit en Angleterre après la guerre civile [12].
 
Près d’un siècle après l’assassinat de Lincoln pour avoir fait imprimer les greenbacks, le président John F. Kennedy se trouva lui aussi sous les feux des huit familles.
 
Kennedy avait annoncé une « descente » sur les paradis fiscaux et proposa une augmentation des impôts pour les grandes compagnies minières et pétrolières. Il supportait l’élimination des vides juridiques qui permettaient l’évasion fiscale des super-riches. Ses politiques économiques furent publiquement attaquées par le magazine Fortune, le Wall Street Journal et à la fois David et Nelson Rockefeller. Même le propre secrétaire au Trésor de Kennedy Douglas Dillon, qui venait de la banque d’affaires Dillon Read (UBS Warburg) s’opposa aux propositions de Kennedy [13].
 
Image illustrative de l'article Réserve fédérale des États-Unis
 
Le destin de Kennedy fut scellé en juin 1963, quand il autorisa l’impression par son département du Trésor de la somme de 4 milliards de dollars dans une tentative de contre-balancer le taux d’intérêt usurier pratiqué par la clique des banquiers internationaux en contrôle de la banque privée de la Réserve fédérale. La femme de Lee Harvey Oswald, qui fut abattu par Jack Ruby, lui-même abattu, dit à l’écrivain A. J. Weberman en 1994 : « La réponse à l’assassinat de Kennedy est à chercher avec la banque fédérale. Ne sous-estimez pas ceci. Il est faux de blâmer l’assassinat sur Angleton et la CIA seulement. Ils ne sont qu’un doigt de la même main. Les gens qui fournissent l’argent sont au dessus de la CIA [14]. » Par le zèle du nouveau président Lyndon Johnson, qui de suite hypertrophia la guerre du Vietnam, les États-Unis s’enfoncèrent bien plus dans la dette. Ses citoyens furent terrorisés à garder le silence. S’ils peuvent tuer le président, ils peuvent tuer n’importe qui.
 
La maison Rothschild
 
La maison hollandaise des Orange fonda la Banque d’Amsterdam, première banque centrale de l’histoire mondiale, en 1609. Le prince William d’Orange se maria dans la maison anglaise des Windsor, prenant pour épouse Marie, la fille du roi James II. La confrérie de l’ordre d’Orange, qui a fomenté récemment la violence protestante en Irlande du Nord, mit William III sur le trône d’Angleterre d’où il régna sur à la fois l’Angleterre et la Hollande. En 1694, William III fit alliance avec l’aristocratie britannique pour lancer officiellement la Banque d’Angleterre. La vieille dame de la rue du Chas d’aiguille, comme est connue la Banque d’Angleterre, est entourée de murs de 9 mètre de haut. Trois étages en dessous est stocké la réserve d’or la plus importante au monde [15].
 
Les Rothschild et leurs partenaires consanguinement dégénérés des huit familles prirent le contrôle graduel de la banque d’Angleterre. L’établissement quotidien de la valeur de l’or à Londres s’effectua à la banque N. M. Rothschild jusqu’en 2004. Comme l’assistant gouverneur de la banque d’Angleterre Georges Blunden le fit remarquer : « La peur est ce qui rend la puissance de la banque si acceptable. La banque est capable d’exercer son influence quand les gens sont dépendants de nous et ont peur de perdre leurs privilèges, ou quand ils ont peur [16]. »
 
Mayer Amschel Rothschild vendit les mercenaires allemands hessiens du gouvernement britannique pour combattre contre les révolutionnaires américains, envoyant les dividendes à son frère Nathan à Londres, où la banque Nathan and Meyer Rothschild & fils (NdT : connue sous le vocable N. M. Rothschild) était établie. Mayer était un élève sérieux de Cabala et commença sa fortune avec de l’argent soutiré d’un administrateur royal de William IX opérant dans la région du Hesse-Kassel, et franc-maçon notoire.
 
Barings, contrôlée par Rothschild, domina le commerce de l’opium chinois et des esclaves africains. Il finança l’achat de la Louisiane (NdT : à Napoléon). Quand plusieurs états refusèrent de payer leurs dettes, Barings soudoya Daniel Webster pour faire des discours prônant le repaiement des dettes. Les États tinrent leur ligne de refus, et en 1842, la maison Rothschild coupa le robinet d’argent plongeant les États-unis dans une dépression. Il a souvent été dit que la fortune des Rothschild dépendait de la banqueroute des nations. Mayer Amschel Rothschild déclara : « Je ne m’intéresse pas de savoir qui contrôle les affaires d’une nation, aussi loin que je puisse contrôler sa monnaie. »
 
La guerre ne fut pas néfaste à la fortune familiale non plus. La maison des Rothschild finança la guerre de Prusse, la guerre de Crimée et la tentative britannique de saisir le canal de Suez aux Français. Nathan Rothschild fit un gros pari financier sur Napoléon à la bataille de Waterloo, tout en finançant également la campagne péninsulaire du duc de Wellington contre ce même Napoléon. Les deux guerres aux États-Unis contre le Mexique et la guerre civile, furent de véritables mines d’or pour la famille.
 
Une biographie de la famille Rothschild mentionne une réunion à Londres où un « syndicat banquier international » décida de monter le Nord contre le Sud des États-Unis comme partie intégrante de la stratégie du « diviser pour mieux régner ». Le chancelier allemand Otto Von Bismark dit : « La division des Etats-Unis en des fédérations de force égale fut décidée bien avant la guerre civile. Les banquiers craignaient que les États-Unis dérangent leur domination financière du monde. La voix des Rothschild prévalut. » Le biographe de la famille Derek Wilson dit que la famille était le banquier officiel européen pour le gouvernement états-unien et un grand supporteur de la BEU [17].
 
Un autre biographe Neill Fergusson nota un «vide substantiel et non expliqué» dans la correspondance des Rothschild entre 1854 et 1860. Il a dit que toutes les copies des lettres émanant des Rothschild de Londres pendant la période de la guerre civile américaine «furent détruites sur ordre de partenaires successifs [18]».
 
Des troupes françaises et britanniques avaient encerclé les États-Unis au faîte de la guerre civile. Les britanniques envoyèrent 11 000 soldats au Canada, contrôlé par la couronne britannique et qui protégeait les agents confédérés. Napoléon III de France installa un membre de la famille autrichienne des Habsbourg, l’archiduc Maximilien, comme empereur marionnette du Mexique, où les troupes françaises se massèrent à la frontière avec le Texas. Seule l’envoi et le déploiement à la 25ème heure de deux navires de guerre russes par le Tsar Alexandre II allié des États-Unis en 1863, empêcha une re-colonisation des États-Unis [19].
 
La même année le Chicago Tribune écrivit : « Belmont (Auguste Belmont était un agent des Rothschild et avait une course de chevaux de la triple couronne nommée après lui) et les Rothschild… qui ont acheté les bons de guerre confédérés… »
 
Salomon Rothschild dit de Lincoln mort : « Il rejette toute forme de compromis. Il a l’apparence d’un paysan et ne peut raconter que des histoires de bars. » Le baron Jacob Rothschild était tout aussi flatteur à l’égard des citoyens américains, il commenta un jour au ministre états-unien envoyé en Belgique Henry Sanford à propos du plus d’un demi million de citoyens américains qui moururent lors de la guerre civile : « Quand votre patient est désespérément malade, vous essayez des mesures désespérées, y compris les saignées. » Salomon et Jacob ne faisaient que continuer une tradition familiale. Quelques générations auparavant Mayer Amschel Rothschild avait dit à propos de sa stratégie d’investissement : « Lorsque les rues de Paris sont inondées de sang… J’achète [20]. »
 
Les fils de Mayer Rothschild étaient connus sous le nom des cinq de Francfort.
 
Le plus vieux, Amschel, s’occupa de la banque de Francfort avec son père, tandis que Nathan géra les affaires de Londres. Le plus jeune, Jacob, fut envoyé à Paris, tandis que Salomon dirigea la branche de Vienne et Karl celle de Naples. L’écrivain Frederick Morton estime que dès 1850, les Rothschild pesaient 10 milliards de dollars [21]. Quelques chercheurs pensent que leur fortune aujourd’hui s’élèverait à plus de cent mille milliards de dollars.
 
Les Warburg, Kuhn Loeb, Goldman Sachs, Schiff, Rothschild, se sont mariés entre eux et forment une heureuse famille bancaire. La famille Warburg qui contrôle la Deutsche Bank et la BNP se lia avec les Rothschild en 1814 à Hambourg, tandis que la puissante Jacob Schiff des Kuhn Loeb partagea ses quartiers avec les Rothschild dès 1785.
 
Schiff immigra aux États-Unis en 1865. Il joignit ses forces à Abraham Kuhn et maria la fille de Salomon Loeb. Loeb et Kuhn épousèrent les sœurs de l’un et de l’autre ; ainsi fut scellée la dynastie Kuhn-Loeb. Felix Warburg se maria avec la fille de Jacob Schiff. Deux filles Goldman marièrent deux fils de la famille Sachs, créant ainsi Goldman Sachs. En 1806, Nathan Rothschild maria la plus âgée des filles de Levi Barent Cohen, un financier de renom à Londres [22]. Ainsi Abby Joseph Cohen de Merill Lynch et le secrétaire à la Défense de Clinton William Cohen, sont des descendants probables des Rothschild.
 
Aujourd’hui, les Rothschild sont à la tête d’une empire financier extensif, qui implique des parts importantes dans la plupart des banques centrales mondiales. Le clan d’Edmond de Rothschild possède la Banque Privée SA à Lugano en Suisse et la banque Rothschild AG de Zürich.
 
La famille de Jacob Lord Rothschild possède la puissante Rothschild Italia De Milan. Ils sont les membres fondateurs du club très exclusif des Îles à dix mille milliards de dollars, qui contrôle les géants industriels tels la Royal Dutch Shell, les industries chimiques impériales, la banque Lloyds de Londres, Unilever, Barclays, Lonrho, Rio Tinto Zinc, BHP Billiton et la branche DeBeers anglo-américain. Le club domine la distribution mondiale de pétrole, d’or, de diamants et de bien d’autres matières premières vitales [23].
 
Le Club des Îles pourvoie au capital du Quantum Fund NV de George Soros, qui fit des gains substantiels en 1988-99 après l’effondrement des monnaies en Thaïlande, Indonésie et Russie. Soros fut un actionnaire principal de la compagnie pétrolière de Georges W. Bush Harken Engergy. Le Club des Îles est dirigé par les Rothschild et inclut la reine Elisabeth II d’Angleterre et d’autres aristocrates européens et membres de familles royales [24].
 
L’entité dépositaire du plus de richesses pour les Rotshschild aujourd’hui est peut-être la Rothschild Continuation Holdings AG, une holding bancaire secrète, basée en Suisse. Vers la fin des années 1990, les tenants de l’empire global Rothschild étaient les barons Guy et Elie de Rothschild en France et Lord Jacob et Sir Evelyn Rothschild en Grande-Bretagne [25].
 
Evelyn était le président de la revue The Economist et un directeur de DeBeers et IBM GB.
 
Jacob fut derrière la campagne d’Arnold Schwarzenegger pour les élections de gouverneur de Californie. Il prit contrôle des parts de Khodorkovsky avec Yukos Oil juste avant que le gouvernement russe ne l’arrête. En 2010, Jacob rejoignit Ruppert Murdoch dans un partenariat d’extraction pétrolier en Israël par Genie Energy, une compagnie subsidiaire de IDT Corporation [26].
 
Quelques mois plus tard, Sarah Palin s’aloua les services de l’ex-PDG de IDT comme chef de personnel [27].
 
Sarah Palin est-elle le choix de Rothschild pour 2012 [28] ?
 
 
 
(Fin de la deuxième partie)
 
Source originale (en anglais) : globalresearch.ca.
 
 
Pour aller plus loin avec Kontre Kulture :
 
 
"Les Secrets de la Réserve fédérale" d’Eustace Mullins


Notes

[1] The Temple & the Lodge. Michael Bagent & Richard Leigh, Arcade Publishing, New York, 1989, p. 259.
 
[2] Ibid., p. 219.
 
[3] Ibid., p. 253.
 
[4] Ibid. p. 233.
 
[5] The Robot’s Rebellion : The Story of the Spiritual Renaissance, David Icke, Gateway Books, Bath, UK, 1994, p. 156.
 
[6] Democracy for the Few, Michael Parenti, St. Martin’s Press, New York, 1977, p. 51.
 
[7] Fourth Reich of the Rich, Des Griffin, Emissary Publications, Pasadena, CA, 1978, p. 171.
 
[8] Ibid., p. 173.
 
[9] Rule by Secrecy : The Hidden History that Connects the Trilateral Commission, the Freemasons and the Great Pyramids, Jim Marrs, HarperCollins Publishers, New York, 2000, p. 68.
 
[10] The Secrets of the Federal Reserve, Eustace Mullins. Bankers Research Institute, Staunton, VA, 1983, p. 179.
 
[11] The Secrets of the Federal Reserve, Eustace Mullins, Bankers Research Institute, Staunton, VA, 1983, p. 179.
 
[12] Marrs, p. 212.
 
[13] Idid., p. 139.
 
[14] Ibid., p. 141.
 
[15] Icke, The Robot’s Rebellion, p. 114.
 
[16] Ibid., p. 181.
 
[17] Rothschild : The Wealth and Power of a Dynasty, Derek Wilson, Charles Schribner’s Sons, New York, 1988, p. 178.
 
[18] The House of Rothschild, Niall Ferguson, Viking Press, New York, 1998, p. 28.
 
[19] Marrs, p. 215.
 
[20] Ibid.
 
[21] “What You Didn’t Know about Taxes and the Crown”, Mark Owen, Paranoia, #41, spring 2006, p. 66.
 
[22] Marrs, p. 63.
 
[23] « The Coming Fall of the House of Windsor », The New Federalist, 1994.
 
[24] « The Secret Financial Network Behind “Wizard” George Soros », William Engdahl, Executive Intelligence Review, 11-1-96.
 
[25] Marrs, p. 86.
 
[26] « Murdoch, Rothschild Invest in Israeli Oil Shale », Jerusalem Post, November 22, 2010.
 
[27] « Sarah Palin hires chief of staff for PAC », Huffington Post, February 2011.
 
[28] Cet article fut publié en juin 2011, ndlr.

PRISONNIERS DE OUATTARA: AMNISTIE, GRACE OU NON-LIEU?

 

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Dans ses récentes sorties publiques, évoquant la situation en Côte d’Ivoire après la tragédie du 11 avril 2011, M. Alassane OUATTARA n’a eu cesse de proclamer qu’il n’existe aucun prisonnier politique dans ses geôles. M. OUATTARA n’a cependant pas fait mystère sur ses bonnes dispositions à manifester sa mansuétude  dans une mesure de grâce à l’égard des pro-Gbagbo détenus.

Mais avant d’en arriver au rappel des différentes mesures prises en faveur des acteurs de cette crise qui prend ses racines dans la rébellion survenue dans la nuit du 19 septembre 2002, il importe de cerner la portée des effets de la grâce et de l’amnistie auxquelles on recourt usuellement dans les crises de l’ampleur de celle en cours en Côte d’Ivoire.

Aux termes des dispositions de l’article 108 du code pénal ivoirien, l’amnistie «éteint l’action publique. Elle efface toutes les condamnations prononcées et met fin à toute peine et mesure de sûreté à l’exception de l’internement dans une maison de santé et de la confiscation, mesure de police. L’amnistie n’est pas applicable aux frais si la condamnation est définitive. Elle n’entraîne:

–Ni la restitution des amendes et frais payés, ni celle des confiscations déjà exécutées;

–Ni la réintégration dans les fonctions ou emplois publics, grades, offices publics ou ministériels. Elle n’ouvre pas droit à reconstitution de carrière;

– Ni la restitution des décorations, ni la réintégration dans les ordres nationaux.

L’amnistie ne fait pas obstacle aux demandes en révision tendant à établir l’innocence de l’amnistié.   Elle est sans effet sur l’action civile ainsi que sur l’action et les peines.

Qu’en est-il des effets de la grâce agitée ces derniers jours par OUATTARA et son camp?

Conformément aux dispositions de l’article 134 du code pénal ivoirien «La grâce accordée par décret du Président de la République est la dispense, totale ou partielle, définitive ou conditionnelle d’exécution d’une peine ou mesure de sûreté devenue définitive, à l’exception de l’internement dans une maison de santé et de la confiscation spéciale. Le décret de grâce peut commuer toute peine  en une peine moins élevée dans l’échelle légale des peines. Sauf dérogation expresse du décret de Grâce:

– La commutation de la peine de mort entraîne pour le condamné application de plein droit de toutes les conséquences légales attachées aux peines privatives de liberté perpétuelle;

– La commutation d’une peine perpétuelle, qu’elle soit originellement prononcée ou qu’elle résulte d’une condamnation antérieure de la peine de mort entraîne de plein droit cinq ans d’interdiction de séjour et prend effet au jour du décret de grâce. La solidarité est rémissible par voie de grâce».

Il ressort du rappel des dispositions légales qui précèdent  que s’il peut être admis que la grâce s’analyse en une solution parmi tant d’autres à l’issue d’un conflit, on ne saurait perdre de vue que par sa portée, elle n’a nullement vocation à neutraliser les infractions réelles ou supposées commises par tous les acteurs du conflit.

La grâce, dans ses effets, ne se limite qu’au seul recouvrement de leur liberté par les personnes  qui en ont été privées par des décisions devenues définitives. La grâce a donc une portée limitée.

C’est pourquoi depuis l’éclatement de la crise ivoirienne, corollaire de la rébellion armée déclenchée le 19 septembre 2002, les preuves abondent que  le Gouvernement du Président Laurent Gbagbo d’un côté, et le camp rebelle composé du Mouvement Patriotique de Côte d’Ivoire de SORO Kigbafori Guillaume, ses démembrements et les partis membres du RHDP, de l’autre, ont privilégié l’amnistie  parmi les solutions possibles.

Ainsi, si l’Accord de Lomé I, conclu le 1er novembre 2002,  prescrivait la libération, sans condition, des détenus civils et militaires dans le cadre des hostilités débutées le 19 septembre 2002, celui de Marcoussis réalisé, lui, quelques mois plus tard, plus précisément le 24 janvier 2003, mettait en relief la nécessité d’amnistier tout simplement les faits délictueux susceptibles d’être imputés aux différents acteurs du conflit. Il importe d’indiquer que cette dernière mesure s’étendait aux exilés militaires.

En exécution des obligations enserrées dans cet Accord de Marcoussis, une première loi n°2003-309 portant amnistie était prise le 8 août 2003.

Mais, eu égard au champ d’application de l’Amnistie balisée par les dispositions de l’article 108 du code pénal transcrites plus haut,  les parties, mues par le souci de faciliter le pardon et la réconciliation nationale et de restaurer la cohésion sociale et la solidarité entre les Ivoiriens, convenaient d'étendre la portée de cette première loi d'amnistie à la réintégration de plein droit dans les fonctions ou emplois publics, grades, offices publics ou ministériels, la restitution de carrière au profit des membres de la rébellion.

Bien mieux encore, ayant estimé que ces premières mesures dérogatoires n’avaient pas permis l’atteinte  des objectifs de réconciliation, de restauration de la cohésion sociale et de la solidarité, l’Accord de Ouagadougou, conclu le 4 avril 2007 à l’issue du Dialogue Direct, prescrivait d’autres mesures dérogatoires. Ainsi, les parties au Dialogue Direct convenaient d’étendre encore la portée de la loi d’amnistie de 2003.

C’est donc en conséquence des obligations contenues dans cet Accord de Ouagadougou que l’Ordonnance n° 2007- 457 du 12 avril 2007 portant amnistie était prise par le Président Laurent GBAGBO.

En plus de sa fonction traditionnelle d’extinction des infractions commises dans le cadre des hostilités, les mesures dérogatoires figurant dans cette loi d’amnistie mettaient l’accent, entre autres, sur les exigences de la réconciliation et de l’obligation de solidarité nationale qui imposent le devoir à l’Etat de procéder à la réparation des dommages causés par les infractions amnistiées. Ces mêmes mesures dérogatoires prescrivaient la restitution de carrière des éléments de la rébellion présents en Côte d’Ivoire et en exil, avec paiement et rappel de leurs soldes.

Il s’infère  donc des mesures qui précèdent que l’Etat étant celui qui jouit des prérogatives régaliennes, d’une part, et sur qui pèse, à titre principal, le fardeau de la réalisation de la réconciliation, d’autre part, il ne peut  se permettre de faire l’économie de toute mesure propre à  permettre la réalisation de ladite réconciliation surtout lorsque la loi lui en trace les sillons.

C’est fort de cette réalité, et comme on le constate, que depuis l’éclatement de cette crise dans la nuit du 19 septembre 2002, la volonté d’aller résolument à la paix a été moult fois traduite dans les différents Accords et les mesures dérogatoires contenues dans les différents textes d’amnistie formalisées par le pouvoir du Président Laurent GBAGBO dans le seul intérêt de la paix et de la réconciliation.

Or, nul ne peut sérieusement soutenir que la crise ivoirienne actuelle est détachable de la rébellion armée déclenchée le 19 septembre 2002.

C’est en cela que l’observateur avisé relève que dès lors que des mesures dérogatoires ont déjà  été expérimentées dans la gestion de cette même crise, il n’y a absolument rien à inventer dans la quête de solution durable. Un tel état des lieux devrait donc inciter à l’économie de manœuvres de diversion  consistant à agiter des mesures qui rompent avec la pratique, et,  dont les effets ne sauraient garantir une quiétude à leurs destinataires, et donc insusceptibles de faire advenir une vraie réconciliation et paix.

Pour  montrer la pertinence de ce développement, et surtout, mettre en exergue le contraste entre la grâce et l’amnistie,  il apparaît nécessaire de retenir quelques illustrations.

1-LES EFFETS D’UNE AMNISTIE SUR LA SITUATION DE L’HONORABLE AKOUN LAURENT

Condamné à une peine privative de liberté de six mois ferme assortie d’une peine d’amende et des peines complémentaires (interdiction de paraître dans certains lieux pendant plusieurs années à l’exception de son lieu de naissance et déchéance des droits civiques), l’honorable  Laurent AKOUN recouvrerait automatiquement la jouissance, non seulement de sa liberté, mais aussi et surtout, de l’entièreté des droits civiques dont la décision de justice le prive. Subséquemment, l’amende greffée à la peine d’emprisonnement subira le même sort. Il ne paiera pas cette amende qui lui a été infligée à l’exception des frais de procédure qui, dans le cadre de la procédure de flagrant délit suivie contre lui, n’excède guère mille francs (1.000F) CFA. Bien mieux encore, quoi que cette décision qui le condamne survive dans l’ordonnancement juridique,  les condamnations effacées par la mesure d’amnistie ne peuvent être inscrites au casier judiciaire de l’honorable AKOUN Laurent.

En des termes plus simples, cela voudrait dire que s’il  était demandé plus tard  à l’honorable AKOUN Laurent de justifier, par exemple, à l’occasion de la constitution d’un dossier de candidature à un poste  politique  ou administratif (décoration et autres actes civils…), de ses antécédents judiciaires  en fournissant son casier judiciaire, le bulletin numéro 3, qui lui serait délivré à l’occasion, ne porterait aucune mention des condamnations amnistiées. Comme on le voit, la mesure d’amnistie réintègre le bénéficiaire dans sa virginité pénale.

Mais qu’en serait-il du cas du Général DOGBO Blé Bruno  et des autres personnalités inculpées en cas d’administration d’une amnistie?

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2-LES EFFETS D’UNE AMNISTIE SUR LA SITUATION DU GENERAL DOGBO BLE BRUNO

Il importe de rappeler qu’au terme d’un procès dont les débats n’ont pu établir, sans équivoque, l’implication du Général DOGBO Blé Bruno dans le meurtre du Colonel Dosso, les exigences d’une obligation de résultat qui pèsent naturellement sur une «justice des vainqueurs», ont essentiellement déterminé la Cour d’assises à entrer en voie de condamnation contre lui.

Ainsi, a-t-il été arbitrairement condamné à une peine privative de liberté de 15 années, assortie d’une peine d’amende et d’une rétrogradation.

C’est le lieu de relever que les dispositions de l’article 108 du code pénal  portant amnistie ont exhaustivement énuméré les cas d’exclusion.

Il s’en infère qu’aucune infraction n’est exclue, en dehors des usages qui, dans bien des cas, ont limité les effets de l’amnistie en ce qui concerne les crimes.

C’est pourquoi, et comme abondamment rappelé plus haut, les parties, à l’occasion de cette crise, sont toujours parvenues, au moyen des pouvoirs dérogatoires, à intégrer toutes les situations  dans le champ d’application de l’amnistie à l’effet d’atteindre les objectifs de réconciliation et d’une vraie paix.

Si donc, le pouvoir se refusait  à recourir à des mesures dérogatoires au profit du général DOGBO Blé dans le cadre d’une amnistie, tant en ce qui concerne sa liberté que son grade, l’exigence de la vérité  commanderait que la justice ivoirienne baptisée à raison, «justice des vainqueurs», pour s’être négativement illustrée lors de cette  crise historique, devra impérativement s’obliger à redorer son blason. Car, quel est cet ivoirien lucide qui n’a pas été bouleversé par ce terrible qualificatif de «sauveurs» que Monsieur le Procureur de la République près le tribunal de première instance d’Abidjan avait cru devoir attribuer à des criminels notoires,  dans l’unique but de les absoudre des pires  crimes dont ils se sont rendus responsable depuis la nuit du 19 septembre 2002 à ce jour? Qui ne se souvient encore de l’issue de cette audience théâtrale de la Chambre d’accusation qui, après s’être solennellement prononcée en faveur de la mise en liberté provisoire de 8 personnes et rejeté systématiquement les autres recours, en la présence constante de toutes les parties dont les conseils des appelants, leva son audience et se retira, mais, au beau milieu de la nuit, et hors la présence de toutes les parties concernées, porta, visiblement à la demande pressante du pouvoir en place, le nombre des «heureux bénéficiaires» de cette «précieuse» liberté provisoire à la carte, à 20 personnes? Quel est cet observateur avisé qui est parvenu à s’expliquer aisément, la suite favorable accordée, dans le tintamarre de la grâce agitée par le camp Ouattara, aux demandes de mise en liberté provisoire à 8 personnes, il y a quelques jours, et le curieux rejet  de celles d’une pléthore encore maintenue dans les goulags du nord, alors surtout que le crime commun «contre l’humanité» reproché à ces suppliciés, n’est autre que leur seule appartenance au  dernier gouvernement du Président Laurent GBAGBO après sa réélection, pour certains, et le soutien à la légalité constitutionnelle, pour d’autres? Ce constat ahurissant sur son fonctionnement pyromane à l’aune de cette crise historique n’incline-t-il pas à  exiger  de cette justice  la recherche de la vérité et surtout, l’intérêt national?

Un tel exercice, dans le cas du général DOGBO Blé, passe nécessairement par un réexamen  juste et impartial de la décision contestable  qui le frappe injustement. Car, il est de notoriété publique qu’au terme des débats, le procès du Général DOGBO Blé n’est pas parvenu à étayer l’implication, sans équivoque, de ce dernier dans l’assassinat du Colonel DOSSO. Tous les observateurs sont unanimes pour reconnaître que la Cour s’est délibérément refusée, pour des motivations qui échappent manifestement à la raison du droit, à lui faire bénéficier de l’épaisse couche de flou qui couvre sa responsabilité personnelle dans le meurtre du Colonel DOSSO.

Aussi, dans l’intérêt de la vérité  et de la paix, la Chambre judiciaire doit-elle s’obliger à renvoyer purement et simplement le Général DOGBO Blé des fins des poursuites.

3-LES EFFETS D’UNE AMNISTIE SUR LA SITUATION DES AUTRES PERSONNALITES INCULPEES

C’est un secret de polichinelle qu’alors que le monde entier connait parfaitement les vrais assassins en Côte d’Ivoire  depuis la nuit du 19 septembre 2002, les personnalités proches du Président Gbagbo, arrêtées avec la complicité et l’assistance déterminantes de la Licorne et de l’ONUCI à partir du 11 avril 2011, ont été par la suite toutes mécaniquement inculpées pour crime de sang et placées en détention.

Il a été  cependant démontré plus haut qu’il est possible d’étendre les effets d’une amnistie à toutes les infractions par dérogation aux dispositions légales.

Mais si d’aventure Ouattara s’y refusait, il ne resterait que les solutions appropriées par voie judiciaire.

En effet, étant incontestable que toutes ces personnes ont été arbitrairement inculpées pour des faits qualifiés de crimes par une «justice des vainqueurs», la quête de vérité et d’une vraie réconciliation impose une seule mesure appropriée qui n’est autre que la prise d’ordonnances de non-lieu. Une telle décision permettra d’atteindre les objectifs  visant à rétrocéder leur liberté aux personnes abusivement inculpées  et détenues. Subséquemment, c’est à bon droit  qu’une telle décision soustraira les intéressés de l’épée de Damoclès qui pèserait injustement et inutilement sur leur tête dans le cas d’une grâce et autres mises en liberté provisoire sur mesure qu’on enregistre à présent à compte-gouttes.

En dépit de ces seules voies salvatrices, comme on l’observe ces derniers temps, des prêches en faveur d’une mesure de grâce  ne cessent d’inonder le paysage politique ivoirien.

Alors quels sont les objectifs  réels visés par les adeptes d’une telle mesure?

4-LES EFFETS D’UNE GRACE PRESIDENTIELLE SUR LA SITUATION DE L’HONORABLE AKOUN LAURENT ET DU GENERAL DOGBO BLE BRUNO

La portée des effets de la grâce a été exhaustivement rappelée plus haut.

Il  en résulte que si c’était cette option que M. OUATTARA préférait à celle expérimentée depuis le déclenchement de cette crise, la situation se présenterait autrement.

En effet, le bénéfice de la grâce suppose la satisfaction des conditions.

C’est le lieu de rappeler que ne bénéficie de la grâce que tout condamné dont la décision est devenue définitive. Cela veut dire que si l’honorable AKOUN Laurent avait fait appel de la décision du tribunal ou si le Général DOGBO Blé Bruno s’était pourvu en cassation (saisine de la Cour Suprême contre la décision de la Cour d’Assises), les deux  ne peuvent être accessibles aux effets d’une mesure de grâce qu’autant qu’ils eussent acté un désistement.

Autrement, tant que les juridictions supérieures saisies n’auraient pas vidé leur saisine, les condamnés  demeureraient en détention nonobstant l’existence de la mesure de grâce.

Ainsi, en dehors du recouvrement de cette liberté «conditionnée», les effets de la grâce sont impuissants face à l’amende et aux peines complémentaires, c’est-à-dire, malgré une liberté obtenue à des conditions, l’honorable AKOUN Laurent exécutera la peine d’amende à laquelle il avait été condamné. En plus, il tombera encore sous le coup de la loi s’il se présentait à d’autres endroits du territoire en dehors de son lieu de naissance comme le lui a prescrit la décision de justice. Au final, toutes ces condamnations seront inscrites au casier judiciaire, de sorte que le jour où il devra fournir un dossier exigeant la production du bulletin numéro 3, toutes ces condamnations graciées y seront révélées, et le destinataire en tirera bien évidemment les conséquences de droit.

Il en sera de même  pour le Général DOGBO Blé qu’on n’appellerait plus «Général» au risque de tomber sous le coup du délit de «violation d’une décision de Justice» pour se retrouver soi-même en prison pour avoir tout simplement utilisé une formule de politesse.

5-LES EFFETS D’UNE GRACE PRESIDENTIELLE SUR LA SITUATION DES AUTRES PERSONNALITES  INCULPEES ET DETENUES

Il est constant que l’ensemble des personnes en détention après le 11 avril 2011 ont été systématiquement inculpées de crime de sang. Il en va donc que ces personnes ne sont même pas encore jugées pour, le cas échéant, exercer des recours.

Dès lors, et à l’aune des développements qui précèdent, n’apparaît-il pas surabondant de relever que ces personnes ne sauraient bénéficier d’une mesure de grâce qui ne concerne que les condamnés dont les décisions sont devenues définitives. C’est en cela que des décisions courageuses, empreintes de justice s’imposent, non seulement en faveur de la réconciliation vraie mais surtout de la vérité.

Au total, il s’infère des analyses qui précèdent que si par extraordinaire, M. Dramane OUATTARA  méconnaissait les mesures salvatrices ci-dessus étayées, au détriment de la vérité, d’une vraie paix et de la  réconciliation, en optant  pour la grâce qu’il  agite ces derniers jours,  il n’en émergerait pas moins sa ferme volonté à poursuivre la répression judiciaire, avec pour but final, l’anéantissement d’une opposition politique  significative dont tous les acteurs majeurs seraient ainsi privés de leurs droits civils et civiques. Ce qui conforterait les observateurs de la scène politique ivoirienne que M. Ouattara Dramane a une conception singulière de la démocratie qui exclut toute opposition significative. Comment penser autrement quand on sait qu’il a lutté dans les accords passés pour une amnistie et une libération des siens et qu’aujourd’hui, il préconise plutôt seulement une grâce pour les autres?

 

Ladji Fofana, Juriste

vendredi, 28 décembre 2012

COTE D'IVOIRE: LES GENDARMES AYANT SECURISE L'ARRIVEE D’AKE NGBO ET SES CAMARADES RECEMMENT LIBERES ONT ETE MIS AUX ARRETS


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Dramane Ouattara reproche aux gendarmes qui ont sécurisé l'arrivée du Professeur Aké NGbo et ses camarades récemment libérés d’avoir exécuté "une mission non-recommandée et non-autorisée". Ces gendarmes ont donc été jetés en prison. Cette information a été publiée par le quotidien "LG Infos" dans sa livraison N°323 du mercredi 26 décembre 2012, page4.

Le quotidien a pris le soin de mener ses investigations dans le camp de gendarmerie d’Agban ciblé par le régime Dramane Ouattara, à travers une vague d’arrestation. Des gendarmes ont ouvertement témoigné de la traque organisée par le régime contre ce corps depuis plusieurs jours.

Un officier n’a pas caché sa colère : «On nous taxe de pro-Gbagbo, surtout nous qui avons servi sous le Commandant Abehi, en particulier ceux qui sont en poste à la caserne de Yopougon. Je vais dire quelque chose de grave. On a même reproché aux gendarmes qui ont sécurisé l’arrivée du Professeur Aké NGbo et ses camarades récemment libérés, le fait d’avoir exécuté une mission non-recommandé et non-autorisée. Ceux qui ont été commis à cette tâche sont actuellement aux arrêts», a témoigné un gendarme résidant du camp d’Agban au quotidien "LG Infos".

Comment peut-on prétendre que des gendarmes qui obéissent à des ordres, ont exécuté une mission "non-recommandée et non-autorisée". Il est évident qu'ils ont été commis à cette tâche pour les piéger, en vue de les emprisonner.

«On veut faire croire que les gendarmes ont organisé une attaque contre un camp qu’ils habitent eux-mêmes. Non, c’est trop grossier», a déploré un autre gendarme d’Agban aux reporters de "LG Infos".

La presse rapporte des arrestations massives de gendarmes et de leurs proches, depuis 5 jours. On dénombre plus de 80 arrestations dans le cadre de cette affaire.

Jusqu’ici, personne ne peut expliquer la haine viscérale que Dramane Ouattara voue aux gendarmes ivoiriens. N’est-ce pas là le signe annonciateur du démantèlement de la gendarmerie par le régime Dramane Ouattara? Affaire à suivre!

 

Source: FACEBOOK

jeudi, 27 décembre 2012

COTE D'IVOIRE: DOUMBIA MAJOR APPELLE A UN COUP D'ETAT CONTRE ALASSANE OUATTARA

 

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"Pour Doumbia Major, ex porte-parole de IB, il faut enlever Ouattara par un coup d'Etat". Qui l'eut cru? Chien mange donc chien?


«Sur le plan politique, je pense que lorsqu'un régime vire vers des pratiques antidémocratiques il faut le renverser, et je continue de le penser. Je ne suis pas de ceux qui pensent qu'une fois élu un régime doit faire ce qu'il veut, y compris s'adonner à des violations de droits humains, à des pillages de ressources collectives et de deniers publics, qu’on doit le laisser pratiquer l'injustice, les abus de pouvoir etc... Et que, pendant que les dirigeants du régime s'adonnent à ce type de pratiques antidémocratiques le peuple doit attendre passivement la fin du mandat pour espérer un hypothétique changement de gouvernants.

Comme aux USA, où il est prévu une procédure «d'impeachment», le peuple doit se réserver la possibilité d'empêcher un régime d'aller au terme de son mandat si celui-ci trahit le peuple. C'est pourquoi je ne regrette aucun renversement violent d'un régime qui vire à la dictature.

Quand les révolutions surviennent, elles se passent pendant que certaines personnes qui les désapprouvent se trouvent tranquillement à leurs domiciles, mais ce n'est pas leur passivité ou leur désapprobation qui empêchent la révolution d'avoir lieu!

Autant l'humeur et le sentiment de désapprobation du mouton n'a pas d'influence sur l'organisation de la fête de la Tabaski, autant les sentiments de désapprobation de quelques pseudo-pacifistes et de quelques partisans d'un régime, ne peuvent empêcher la survenue d'une révolution, quand un régime vire à la dictature.

Ce qui empêche la survenue d'une révolution ce ne sont pas les cris et les larmes de crocodiles de quelques partisans d'un régime qui vivent du luxe que leur procure un système dictatorial qui se nourrit d'injustice et d'inégalité ; ce qui empêche la survenue d'une dictature c'est le comportement démocratique des dirigeants!» Doumbia Major.

Oui ! Vous ne rêvez point! Ces mots sont de Doumbia Major qui se dit exilé politique depuis près de dix ans. Depuis près de quatre mois, le cerveau politique de l’aile de feu le sergent major IB, donne de plus en plus de la voix. Pour, lui, l’Afrique doit aller de coup d’Etat en coup d’Etat. Pour lui, seule Ibrahim Coulibaly dit IB méritait de gouverner ce pays. On l’aura bien comprit, les attaques en Côte d’Ivoire ne sont pas le seul fait des partisans de Gbagbo mais aussi et surtout de certains militaires qui ont combattus aux cotés de ce dernier jusqu’à sa mort. L’administration Ouattara se trouve donc confrontée à deux entités qui conjuguent bien le fait que l’ennemi de mon ennemi soit mon ami. En clair une coalition entre les deux camps n’est pas à exclure dans la mesure où Doumbia Major disait il y a peu: «l’exilé n’a pas d’état d’âme, il peut s’allier à n’importe qui, pourvu que ce dernier lui promettre de mettre fin à son exil».

Qui vivra verra!

 

Jean Pierre Assa, in Lementor.net

Le 26 décembre 2012 par Autre presse


Source: IVOIREBUSINESS.NET

mercredi, 26 décembre 2012

LE CARTEL DE LA RESERVE FEDERALE: LES HUIT FAMILLES (PARTIE 1)

 

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Par Dean Henderson

 
Les quatre cavaliers [1] du système bancaire américain (Bank of America, JP Morgan Chase, Citigroup and Wells Fargo) possèdent les quatre cavaliers du pétrole (Exxon Mobil, Royal Dutch/Shell, BP Amoco et Chevron Texaco) en tandem avec Deutsche Bank, la BNP, Barclays et d’autres anciens pontes [2] européens de l’argent. Mais leur monopole sur l’économie globale ne s’arrête pas aux limites des champs pétroliers.
 
D’après les déclarations d’entreprise 10K enregistrées avec la SEC (NdT : la commission des cotations boursières, le «shérif» de Wall Street, ou ce qui devrait l’être), les quatre cavaliers de la banque sont parmi les 10 actionnaires majeurs de pratiquement toutes les entreprises figurant dans le gotha du Fortune 500 [3].
 
Alors qui sont donc les actionnaires de ces banques centralisant l’argent ? Cette information est gardée de manière plus ferme. Mes demandes aux agences régulatrices bancaires concernant la question de savoir qui possède les actions des « top 25 » compagnies américaines tenant les actions des banques ont initialement reçu un status couvert par le Freedom of Information Act (NDT : loi sur la liberté de l’information, qui aux États-Unis prévoit d’empêcher le secret de l’information), avant d’être finalement refusées sous couvert de raisons de « sécurité nationale ». Ceci est très ironique, sachant que bon nombre d’actionnaires résident en Europe.
 
Un des monument de la richesse de l’oligarchie globale qui possède ces compagnies de holding bancaire est la US Trust Corporation, fondée en 1853 et maintenant propriété de Bank of America. Un des récents directeurs de l’US Trust Corporation et administrateur honoraire était Walter Rothschild. D’autres directeurs furent Daniel Davison de JP Morgan Chase, Richard Tucker d’Exxon Mobil, Daniel Roberts de Citigroup et Marshall Schwartz de Morgan Stanley [4].
 
J.W. McCalister, un membre éminent de l’industrie du pétrole avec des entrées dans la maison des Saouds, écrivit dans le Grim Reaper qu’il a obtenu des informations de banquiers saoudiens, qui citaient le fait que 80 % de la banque fédérale de New York, de loin la plus puissante branche de la Réserve fédérale, étaient détenus par juste huit familles, dont quatre résident aux États-Unis. Ce sont les familles Goldman Sachs, Rockefeller, Lehman et Kuhn-Loeb de New York, les Rothschild de Paris et de Londres, les Warburg de Hambourg, les Lazard de Paris et les Israël Moses Seifs de Rome.
 
CPA Thomas D. Schauf confirme les dires de McCallister, ajoutant que dix banques contrôlent les douze branches de la Réserve fédérale. Il nomme N. M Rothschild de Londres, Rotshschild Bank de Berlin, la banque Warburg de Hambourg, la banque Warburg d’Amsterdam, Lehman Brothers de New York, Lazard Frères de Paris, la banque Kuhn-Loeb de New York, la banque Israel Moses Seif de Rome, Goldman Sachs de New York et la banque JP Morgan Chase de New York. Schauf cite également William Rockefeller, Paul Warburg, Jacob Schiff et James Stillman comme étant les individus qui ont le plus d’actions à tire individuel dans la Réserve fédérale [5]. Les Schiffs sont étroitement liés à Kuhn-Loeb, les Stillmans de Citigroup, qui se marrièrent dans le clan Rockefeller au début du siècle.
 
Eustace Mullins arriva aux même conclusions dans son livre Les Secrets de la réserve fédérale, dans lequel il montre des diagrammes connectant la Fed et ses banques membres avec les familles Rothschild, Warburg, Rockefeller et autres [6]. Le contrôle exercé par ces familles sur l’économie globale ne peut pas être exagéré et est couvert volontairement du sceau du secret. Leur bras médiatique est prompt à discréditer toute information exposant ce cartel de banques privées comme étant une « théorie du complot ». Pourtant, les faits demeurent.
 
La maison Morgan
 
La banque de la Réserve fédérale est née en 1913, l’année où mourut J. Pierpont Morgan et où la fondation Rockefeller fut créée. La maison Morgan présidait la finance américaine depuis le coin de Wall Street et Broad, agissant déjà en quasi Banque centrale américaine depuis 1838, quand Georges Peabody la fonda à Londres.
 
Peabody était un partenaire d’affaires des Rothschild. En 1952, l’enquêteur sur le Fed Eustace Mulins émit la supposition que les Morgan n’étaient de fait que les agents de Rothschild. Mullins écrivit que les Rothschilds « préféraient opérer de manière anonyme aux États-Unis derrière la façade de la JP Morgan and co [7] ». L’écrivain Gabriel Kolko écrivit : « Les activités des Morgan en 1895-96 de vente des bons du trésor-or américains en Europe étaient basées sur une alliance avec la maison Rothschild [8]. »
 
La pieuvre financière Morgan enroula rapidement ses tentacules autour du monde. Morgan Grenfell opérait depuis Londres. Morgan & Cie depuis Paris. Les cousins Lambert des Rothschild montèrent Drexel & Cie à Philadelphie.
 
La maison des Morgan étaient impliquée avec les Astors, DuPonts, Guggenheims, Vanderbilts et les Rockefellers. Elle finança le lancement de AT&T, de General Motors, General Electric et DuPont. Tout comme les banques de Londres Rothschild et Barings, Morgan devint partie prenante dans la structure de bon nombre de pays.
 
Dès 1890, la maison Morgan prêtait à la banque centrale d’Égypte, finançait les chemins de fer russes, renflouait les obligations du gouvernement provincial du Brésil et finançait des travaux publics argentins. Une récession économique en 1893 renforça la puissance financière de Morgan. Cette année là, Morgan sauva les États-Unis d’une panique bancaire, formant un groupement pour remonter les réserves fédérales avec un envoi d’une valeur de 62 millions de dollars d’or des Rothschild [9].
 
Morgan fut la force motrice derrière l’expansion occidentale des États-Unis, finançant et contrôlant les chemins de fer qui avançaient vers l’Ouest. En 1879 les chemins de fer centraux de New York, financés par Cornelius Vanderbilt-Morgan donnèrent des prix préférentiels à John D. Rockefeller pour son monopole pétrolier de la Standard Oil, scellant ainsi la relation Rockefeller/Morgan.
 
La maison Morgan alors tombe sous le contrôle familial Rothschild et Rockefeller. Un titre du New York Herald clame : « Les géants du chemin de fer forment un trust gigantesque. » J. Pierpont Morgan, qui déclara un jour « la compétition est un pêché », se réjouissait maintenant : « Pensez un peu que tout le trafic ferroviaire en compétition à l’ouest de St Louis est placé sous le contrôle d’une trentaine d’hommes [10]. » Morgan et le banquier de Kuhn, Loeb Edward Harriman obtenaient un monopole sur les chemins de fer, tandis que les dynasties banquières Lehman, Goldman Sachs et Lazard rejoignaient les Rockefeller pour contrôler la base industrielle états-unienne [11].
 
En 1903, les huit familles établirent le Banker’s Trust. Benjamin Strong du même organisme fut le premier gouverneur de la Banque de réserve fédérale de New York. La création de la Réserve fédérale en 1913 fusionna la puissance des huit familles à la puissance militaire et diplomatique du gouvernement américain. Si leurs prêts internationaux n’étaient pas repayés, les oligarques pouvaient maintenant déployer les fusiliers marins américains (NdT : traduction la plus proche pour « US Marines ») pour collecter les dettes. Morgan, Chase et Citibank formèrent une alliance internationale syndiquée de prêteurs sur gages.
 
La maison Morgan était dans les petits papiers de la maison Windsor britannique et de la maison italienne de Savoie. Les Kuhn-Loeb, Warburg, Lehman, Lazards, Israël Moses Seif et Goldman Sachs étaient également très proches des maisons royales européennes. Dès 1895, Morgan contrôlait le flot d’or qui entrait et sortait des États-Unis. La première vague des fusions américaines étaient dans sa prime enfance et était promue par les banquiers. En 1897, il y eut 69 fusions d’entreprises industrielles. En 1899, il y en eut 1 200. En 1904, John Moody, le fondateur de Moody’s Investor Services, dit qu’il était alors impossible de séparer les intérêts des Rockefeller et des Morgan [12].
 
La méfiance du public envers l’alliance se propagea. Beaucoup les considéraient comme des traitres à travailler avec le vieux système financier européen. La Standard Oil de Rockefeller, les aciers américains de Andrew Carnegie et les chemins de fer de Edward Harriman étaient tous financés par le banquier Jacob Schiff de Kuhn-Loeb, qui lui travaillait en relations étroites avec les Rothschild d’Europe.
 
Plusieurs États de l’ouest des États-Unis bannirent les banquiers. Le populiste William Jennings Bryan fut trois fois le candidat présidentiel démocrate de 1896 à 1908. Le thème central de sa campagne anti-impérialiste fut de dire aux citoyens que les États-Unis étaient en train de tomber dans le piège de « l’esclavage financier au capital britannique ». Teddy Roosevelt battit Bryan en 1908, mais fut forcé à la suite de ce feu de brousse anti-impérialiste de faire passer le décret antitrust. Il s’attaqua ensuite au trust de la la Standard Oil.
 
En 1912 eurent lieu les auditions Pujo, qui s’occupèrent des concentrations de pouvoir à Wall Street. La même année, Mme Harriman vendit ses parts substantielles de la banque du New York Guaranty Trust à JP Morgan, créant ainsi Morgan Guaranty Trust. Le juge Louis Brandeis convainquit le président Woodrow Wilson de terminer les situations d’inter-relations de comités directeurs. La loi anti-trust Clayton fut passée en 1914.
 
Jack Morgan, le fils et successeur de J. Piermont, répliqua en demandant aux clients de Morgan Remington et Winchester d’augmenter la production d’armement. Il décida que les États-Unis devaient entrer dans la Première Guerre mondiale. Pressé par la fondation Carnegie et d’autres instances de l’oligarchie, Wilson céda. Comme Charles Tansill écrivit dans L’Amérique s’en va en guerre : « Même bien avant que la poudre ne parle, la firme française des frères Rothschild câbla à Morgan and co à New York, suggérant le flottement d’un prêt de 100 millions de dollars, dont une partie substantielle serait laissée aux États-Unis pour payer les dépenses françaises pour des achats de produits américains. »
 
La maison Morgan finança la moitié de l’effort de guerre américain, tout en recevant des commissions pour avoir introduit des sous-traitants comme General Electric, DuPont, les aciers Américain, Kennecott et ASARCO. Tous étaient des clients de Morgan. Morgan finança également la guerre des Boers britannique en Afrique du Sud et la guerre franco-prussienne. La conférence de la Paix de Paris en 1919 fut présidée par Morgan, qui mena les efforts de reconstruction à la fois de l’Allemagne et des alliés [13].
 
Dans les années 1930, le populisme refit surface après que Goldman Sachs, Lehman et autres banques eurent profité du crash de 1929 [14]. Le président du comité bancaire du parlement américain Luois McFadden (démocrate-New York) dit de la grande dépression : « Ce ne fut pas un accident. Ce fut planifié… Les banquiers internationaux pensèrent à créer une situation de désespoir afin de pouvoir en émerger comme nos dirigeants absolus. »
 
Le sénateur Gerald Nye (démocrate-Dakota du Nord) présida une enquête sur les munitions en 1936. Nye conclua que la maison Morgan précipita les États-Unis dans la Première Guerre mondiale pour protéger des emprunts et pour créer un essor de l’industrie de l’armement. Nye produisit plus tard un document dont le titre était « La Prochaine Guerre », qui se référait cyniquement au « truc de le vielle déesse démocratie », par lequel le Japon pourrait-être dupé dans une seconde guerre mondiale. En 1937, le secrétaire à l’Intérieur Harold Ickes, mit en garde contre « l’influence des soixante familles américaines ». L’historien Ferdinand Lundberg, plus tard, écrivit un livre ayant le même titre. Le juge de la cour suprême de justice William O. Douglas décria « l’influence de Morgan… la plus pernicieuse dans la finance et l’industrie aujourd’hui ».
 
Jack Morgan répondit en rapprochant les États-Unis de la Seconde Guerre mondiale. Morgan avait des relations très étroites avec les familles Iwasaki et Dan, les clans les plus riches du Japon, qui possédaient Mitsubishi et Mitsui respectivement, depuis que ces deux compagnies émergèrent des shogunats du XVIIème siècle. Quand le Japon envahit la Manchourie et massacra les paysans de Nankin, Morgan minimisa l’incident. Morgan avait aussi d’étroites relations avec le fasciste italien Benito Mussolini, tandis que le nazi allemand Dr. Hjalmer Schacht était la liaison entre la banque Morgan et l’Allemagne durant la Seconde Guerre mondiale. Après la guerre, les représentants de Morgan rentrèrent Schacht à la Bank for International Settlements (BIS) à Bâle en Suisse [15].
 
Image illustrative de l'article Réserve fédérale des États-Unis
 
La maison Rockefeller
 
La BIS est la banque la plus puissante du monde, une banque centrale globale pour les huit familles qui contrôlent les banques centrales de presque toutes les nations occidentales et des pays en voie de développement. Le premier président de la BIS fut le banquier de Rockefeller, Gates McGarrah, un officiel de la Chase Manhattan Bank et de la Réserve fédérale. McGarrah était le grand-père de l’ex-directeur de la CIA Richard Helms. Les Rockefeller, tout comme les Morgan, avaient des relations très étroites avec Londres. David Icke écrit dans Les Enfants de la matrice que les Rockefeller et les Morgan n’étaient que des « prête-noms » pour les Rothschild [16].
 
La BIS est une propriété de la Réserve fédérale, de la Banque d’Angleterre, de la Banque d’Italie, de la Banque du Canada, de la Banque de Suisse, de la Banque de Hollande, de la Banque fédérale allemande et de la Banque de France..
 
L’historien Carroll Quigley écrivit dans son épique livre Tragédie et espoir que la BIS faisait partie d’un plan, celui de « créer un système mondial de contrôle financier dans des mains privées et capable de dominer le système politique de chaque pays et l’économie du monde dans son entièreté… un contrôle s’exerçant de manière féodale par les banques centrales du monde agissant de concert à travers des accords secrets ». Le gouvernement américain avait une méfiance historique à l’égard de la BIS, et fit pression sans succès pour qu’elle soit abandonnée en 1945 à la conférence de Bretton-Woods. Au contraire, la puissance des huit familles fut exacerbée avec la création par la conférence de Bretton-Woods du FMI et de la Banque mondiale. Le Banque fédérale américaine ne prit des parts à la BIS qu’en septembre 1994 [17].
 
La BIS détient au moins 10 % des fonds de réserve d’au moins 80 banques centrales au monde, du FMI et autres institutions multilatérales. Elle sert d’agent financier pour les accords internationaux, collecte les informations sur l’économie globale et sert de prêteur ou de dernier rempart pour éviter un effondrement financier global général. La BIS fait la promotion d’un agenda de fascisme monopolistique capitaliste. Elle donna un prêt de soudure à la Hongrie dans les années 1990 pour assurer la privatisation de l’économie de ce pays. Elle servit de canal de financement d’Adolf Hitler par les huit familles, emmenées par Henry Schroeder des Warburgs et la banque Mendelsohn d’Amsterdam. Un certain nombre de chercheurs supposent que la BIS est en fait le centre du blanchiment d’argent du trafic de drogue global [18].
 
Ce n’est pas une coïncidence si la BIS a son QG en Suisse, la cache financière préférée pour la richesse de l’aristocratie globale et quartier général de la loge franc-maçonne P2 italienne Alpina et Nazi International. D’autres institutions contrôlées par les huit familles : le Forum économique mondial (Davos, NdT), la Conférence monétaire internationale et l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
 
Bretton Woods fut une aubaine pour les huit familles. Le FMI et la banque mondiale étaient centrales à ce « nouvel ordre mondial ». En 1944, les premiers bons de la Banque mondiale furent amenés par Morgan Stanley et la First Boston. La famille française Lazard devint plus impliquée dans les intérêts de la maison Morgan. Lazard Frères, la banque d’investissement la plus importante de France, est la propriété de Lazard et des familles David-Weill, vieille tradition bancaire de Gênes représentée par Michelle Davive. Un directeur récent et PDG de Citigroup fut Sanford Weill.
 
En 1968, Morgan Guaranty lança Euro-Clear, une banque basée à Bruxelles spécialisée dans le système de négoce des sécurités Eurodollar. Ce fut la première aventure automatique. Certains appelèrent Euro-Clear « la bête ». Bruxelles sert de QG pour la nouvelle Banque centrale européenne (BCE) et pour l’OTAN. En 1973, les officiels de Morgan se rencontrèrent secrètement aux Bermudes pour opérer la résurrection illégale de la vieille maison Morgan, 20 ans avant que la loi Glass-Steagal fut abandonnée. Morgan et les Rockefeller donnèrent l’apport financier de départ pour Merrill Lynch, la propulsant dans le top 5 des banques d’investissement américaines. Merrill Lynch est maintenant une partie de Bank of America.
 
John D. Rockefeller utilisa sa richesse du pétrole pour acquérir Equitable Trust, qui avait absorbé plusieurs grandes banques et entreprises dans les années 1920. La grande dépression de 1929 aida Rockefeller à consolider sa puissance. Sa banque Chase, fusionna avec la banque de Manhattan de Kuhn-Loeb pour former la banque Chase Manhattan, cimentant ainsi une relation familiale de longue durée. Les Kuhn-Loeb avaient financé, avec les Rothschild, la quête de Rockefeller pour devenir le roi du pétrole. La banque National City Bank de Cleveland donna des fonds à John D. Rockefeller, dont il avait besoin pour s’embarquer dans le monopole de l’industrie pétrolière américaine. La banque fut identifiée dans une enquête du Congrès comme étant une des trois banques des Rothschild aux États-Unis dans les années 1870, quand John D. créa pour la première fois la Standard Oil dans l’État de l’Ohio [19].
 
Un des associés de Rockefeller dans la Standard Oil était Edward Harkness, dont la famille fut amenée à contrôler Chemical Bank. Un autre fut James Stillman, dont la famille contrôlait Manufacturers Hanover Trust. Les deux banques ont fusionné sous l’ombrelle de JP Morgan Chase. Deux des filles Stillman marièrent deux des fils de William Rockefeller. Les deux familles contrôlent également une grosse part de Citigroup [20].
 
Dans les affaires des assurances, les Rockefellers contrôlent Metropolitan Life, Equitable Life, Prudential and New York Life. Les banques de Rockefeller contrôlent 25 % de tous les biens des 50 plus grandes banques commerciales des États-Unis et 30% de tous les biens des 50 plus grosses compagnies d’assurance aux États-Unis [21]. Les compagnies d’assurance, la première aux États-Unis fut créée par les franc-maçons, jouent un rôle important dans la donne de l’argent de la drogue aux Bermudes.
 
Les entreprises sous contrôle des Rockefeller incluent Exxon Mobil, Chevron Texaco, BP Amoco, Marathon Oil, Freeport McMoran, Quaker Oats, ASARCO, United, Delta, Northwest, ITT, International Harvester, Xerox, Boeing, Westinghouse, Hewlett-Packard, Honeywell, International Paper, Pfizer, Mororola, Monsanto, Union Carbide et General Foods.
 
La fondation Rockefeller a des liens très étroits avec les fondations Carnegie et Ford. D’autres aventures philanthropiques de la famille incluent le fond des frères Rockefeller, Rockefeller Institute for Medical Research, General Foundation Board, Rockefeller University et l’université de Chicago, qui vomit régulièrement un flot continue d’économistes d’extrême droite, apologistes du capital international, incluant Milton Friedman.
 
La famille possède le 30 Rockefeller Plaza, où l’arbre de Noël national est allumé chaque année, et le Centre Rockefeller. David Rockefeller a contribué à la construction des tours du WTC. La maison de famille des Rockefeller est un complexe dans la partie bourgeoise de New York appelée Pocantico Hills. Ils possèdent également un duplex de 32 pièces sur la 5ème avenue à Manhattan, un manoir à Washington DC, le ranch Monte Sacro au Venezuela, des plantations de café en Équateur, plusieurs fermes au Brésil, une grande propriété à Seal Harbor, dans le Maine, et des stations balnéaires dans les Caraïbes, Hawaïï et à Porto Rico [22].
 
Les familles Dulles et Rockefeller sont cousines. Allen Dulles créa la CIA, assista les nazis, couvrit l’assassinat de Kennedy de la commission Warren et fit une alliance avec la confrérie des Frères musulmans pour créer des assassins conditionnés [23].
 
Son frère John Foster Dulles, fut président des trusts bidon de la Goldman Sachs avant l’effondrement de la bourse en 1929 et aida son frère à renverser des gouvernements au Guatemala et en Iran. Tous deux étaient membres de la société secrète Skull & Bones, du Conseil en relations étrangères (CFR) et franc-maçons au 33ème degré [24].
 
Les Rockefeller contribuèrent à former le club de Rome et son agenda de dépopulation, dans leur propriété familale de Bellagio en Italie. Leur propriété de Pocantico Hills donna naissance à la commission Trilatérale. La famille est une pourvoyeuse de fonds importante pour le mouvement eugéniste, qui accoucha d’Hitler, du clonage humain et de la forme courante d’obsession génétique sur l’ADN qui court dans les cercles scientifiques américains.
 
John Rockefeller Junior fut à la tête du conseil de la population jusqu’à sa mort [25]. Son fils du même nom est un sénateur élu pour la Virginie de l’Ouest. Son frère Winthrop Rockefeller fut lieutenant gouverneur d’Arkansas et demeure l’homme le plus puissant de cet état. Dans une interview avec le magazine Playboy en Octobre 1975, le Vice-président Nelson Rockefeller, qui était aussi gouverneur de l’État de New York, articula les vues globalistes et arrogantes de sa famille de cette façon : « Je crois absolument dans une planification mondiale totale de l’économie, des affaires sociales, de la politique, de l’armée… »
 
Mais de tous les frères Rockefeller, c’est le fondateur de la commission Trilatérale et président de la banque Chase Manhattan, David, qui propulsa l’agenda fasciste de la famille sur la scène globale. Il défendit le shah d’Iran, le régime d’apartheid d’Afrique du Sud, et la junte militaire de Pinochet au Chili. Il fut le plus grand financier du CFR, de la commission Trilatérale et (pendant la guerre du Vietnam) du Comité pour une paix effective et durable en Asie, une aventure affairiste pour ceux qui faisaient leur argent et vivaient du conflit.
 
Nixon lui proposa d’être son secrétaire au Trésor (ministre des Finances, NdT), mais Rockefeller déclina l’offre, sachant que sa puissance était bien supérieure en étant à la tête de la banque Chase Manhattan. L’écrivain Gary Allen écrivit dans son livre Le Dossier Rockefeller en 1973 : « David Rockefeller a rencontré 27 chefs d’état, incluant les dirigerants de la Chine et de l’URSS. »
 
En 1975, après Le coup de la Nugan Hand Bank et de la CIA contre le premier ministre australien Gough Whitlam, son successeur nommé par la couronne britannique se dépêcha d’aller aux Etats-Unis où il rencontra Gerald Ford après avoir rencontré David Rockefeller [26].
 
Lire la deuxième partie de l’article
 
Source originale (en anglais) : globalresearch.ca.
 
Pour approfondir, avec Kontre Kulture :
 
 
"Les Secrets de la Réserve fédérale" d’Eustace Mullins


Source: resistance71.wordpress.com
 

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Notes

[1] L’expression « quatre cavaliers » fait référence aux « Quatre Cavaliers de l’Apocalypse » (voir Wikipédia).
 
(Ndlr E&R)
 
[2] En anglais : « behemoth ».
 
Béhémoth
 
Pluriel du mot qui désigne, en hébreu biblique, les animaux domestiques (« bétail » dans le récit de la Création, Gen., i, 24). Dans le livre de Job (xl, 15), Béhémoth prend l’allure d’un pluriel intensif et mythique : il désigne la Bête par excellence, la force animale que Dieu le créateur peut seul maîtriser, mais dont la domestication échappe à l’homme. Béhémoth semble évoquer l’hippopotame, animal qui, selon les bas-reliefs égyptiens, s’avançait jadis jusqu’en Basse-Égypte.
 
Comme monstre mythique, Béhémoth, joint à Léviathan, est d’origine babylonienne : tous deux représentent les deux monstres primordiaux du chaos, Tiamat et Kingu de la mythologie babylonienne.
 
On retrouve Béhémoth dans la littérature apocalyptique juive, au seuil de l’ère chrétienne. À partir de l’Énoch éthiopien (lx, 7-9), il a des qualités distinctes de celles de Léviathan ; celui-ci conserve les caractéristiques de monstre aquatique qu’il avait déjà, Béhémoth prend celles, qu’il n’avait pas à l’origine, d’un monstre terrestre. Dans Baruch syriaque (xxix, 4), il est dit que les deux êtres, apparus au cinquième jour de la Création, seront servis en nourriture aux justes au grand banquet messianique. La même idée se retrouve dans le IVe Livre d’Esdras (vi, 47).

(Ndlr E&R)
 
[3] 10K Filings of Fortune 500 Corporations to SEC. 3-91.
 
[4] 10K Filing of US Trust Corporation to SEC. 6-28-95.
 
[5] « The Federal Reserve “Fed Up” ». Thomas Schauf, 1-02
 
[6] The Secrets of the Federal Reserve, Eustace Mullins, Bankers Research Institute, Staunton, VA, 1983, p.179.
 
[7] Ibid., p. 53.
 
[8] The Triumph of Conservatism, Gabriel Kolko, MacMillan and Company New York, 1963, p. 142.
 
[9] Rule by Secrecy : The Hidden History that Connects the Trilateral Commission, the Freemasons and the Great Pyramids, Jim Marrs, HarperCollins Publishers, New York, 2000, p. 57.
 
[10] The House of Morgan, Ron Chernow, Atlantic Monthly Press, New York, 1990.
 
[11] Marrs, p. 57.
 
[12] Democracy for the Few, Michael Parenti, St. Martin’s Press, New York, 1977, p. 178.
 
[13] Ron Chernow.
 
[14] The Great Crash of 1929, John Kenneth Galbraith Houghton, Mifflin Company, Boston, 1979. p. 148.
 
[15] Ron Chernow.
 
[16] Children of the Matrix, David Icke, Bridge of Love, Scottsdale, AZ, 2000.
 
[17] The Confidence Game : How Un-Elected Central Bankers are Governing the Changed World Economy, Steven Solomon, Simon & Schuster, New York, 1995, p. 112.
 
[18] Marrs, p. 180.
 
[19] Ibid. p. 45.
 
[20] The Money Lenders : The People and Politics of the World Banking Crisis, Anthony Sampson, Penguin Books, New York, 1981.
 
[21] The Rockefeller File, Gary Allen, ’76 Press, Seal Beach, CA, 1977.
 
[22] Ibid.
 
[23] Dope Inc. : The Book That Drove Kissinger Crazy, Editors of Executive Intelligence Review, Washington, DC, 1992.
 
[24] Marrs.
 
[25] The Rockefeller Syndrome, Ferdinand Lundberg, Lyle Stuart Inc. Secaucus, NJ, 1975, p. 296.
 
[26] Marrs, p. 53.
 
 

mardi, 25 décembre 2012

LE QUOTIDIEN D'ABIDJAN: «DIEU SE REVELE A UN VIEUX MUSULMAN AU NORD»

 

côte d'ivoire,le quotidien d'abidjan,dieu se révèle à un vieux musulman au nord,la statue de la "vierge marie",larmes de sang de la statue de la "vierge marie",laurent gbagbo,fin de la crise ivoirienne,la nouvelle côte d'ivoire

 

Bamba lancina, un vieillard de 85 ans, a fait des révélations sur la situation ivoirienne, la semaine dernière avant de rendre l’âme. Le vieux musulman du village de Gbêlo dans la sous-préfecture de Ouaninou, a confié à son entourage que Dieu va frapper dans les milieux religieux et politique. L’un de ses fils a joint la rédaction pour livrer la quintessence de ce message prophétique.


«Je suis…, fils de Bamba Lancina. Mon père qui avait reçu la révélation concernant l’arrestation de Laurent Gbagbo en son temps n’a pas voulu trop ébruiter ce message. Lui-même nous a demandé de publier cette dernière révélation. Il y a quelques jours qu’il nous a confié que Dieu est revenu encore lui parler de la situation de la Côte d’Ivoire. Le vieux a été inhumé, le samedi 1er Septembre, à Gbêlo. Avant de mourir, il nous a dit qu’il y aura beaucoup de morts parmi les serviteurs de Dieu. De nombreux prêtres, des imams, et des pasteurs des églises évangéliques qui ne font pas la volonté de Dieu. Dieu délivrera la Côte d’Ivoire par une grande colère contre le diable et ses suppôts.

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Abordant le phénomène de la statue de la vierge Marie, Dieu lui a dit que c’est l’incarnation de l’esprit démoniaque et d’idolâtrie, et l’esprit de mort. Voyant la colère de Dieu contre les prêtres, cette idole a manifesté leur humiliation à travers ses pleurs. Dieu a décidé d’établir deux grands serviteurs de Dieu qui ont sa sainte crainte à la tête de la nation. Il s’agit d’un prophète et d’une prophétesse. Ce prophète fera comme Moïse l’a fait avec le peuple d’Israël. Le christianisme va gagner toute la Côte d’Ivoire.

Mais les fausses églises seront fermées. L’un des prophètes viendra d’Israël. La constitution sera modifiée. Enfin, Dieu a dit que la seule condition pour que Gbagbo sorte de la prison est une repentance sincère. Il veut l’utiliser mais avant, celui-ci doit confesser ses transgressions et péchés. Sinon, aucun être humain ne pourra rien faire pour lui».

 

Source: Le quotidien ivoirien "Le Quotidien d'Abidjan" N° 703 du Mardi 04 Septembre 2012.

lundi, 24 décembre 2012

LE MARIAGE HOMOSEXUEL ET LA GAUCHE DE GAUCHE

 

france,le mariage homosexuel et la gauche de gauche,mariage et homosexualité parent 1 et parent 2,le projet de mariage pour tous,denise mendez

 

Il m'a vraiment plu, ce texte de Denise Mendez. D'un bon sens, d'une limpidité, d'une lucidité, d'une logique, d'un réalisme, d'une beauté morale indéniables, fascinants. Bonne lecture! Fernand Dindé.


On présente le mariage homosexuel, dit mariage pour tous, comme un progrès de civilisation et, en toute logique, la gauche de gauche toujours à l’avant-garde des droits humains se lance dans sa promotion et abandonne à la droite toute critique et réflexion anthropologique sur le sujet.  Ainsi le projet législatif du gouvernement serait-il une avancée dans l’égalité du droit à fonder une famille, indépendamment de la différence biologique entre sexe  masculin et sexe  féminin ; le projet  rejette donc la distinction entregenre masculin et genre féminin (1) qui était jusqu’ici au centre de la fondation de la famille et au cœur de la filiation. 

Cette initiative législative  prévoit donc la modification de plusieurs articles du code civil sur la filiation, effaçant en particulier les termes «père et mère» pour les remplacer par «parent-1 et parent-2». Selon ses promoteurs, elle est le reflet d’une évolution de la société dans un sens démocratique. Cette initiative  suppose l’assentiment général des homosexuels qui tous seraient censés aspirer à fonder une famille selon la manière traditionnelle, surmontant  les limitations imposées par la biologie, au moyen de modifications du droit et du recours aux nouvelles techniques de reproduction des mammifères. On peut douter de cette unanimité des homosexuels, et on peut également douter  de l’assentiment d’une opinion publique consultée  par des sondages qui se réfèrent au terme mariage et omettent les questions  de filiation. 

L’argument massue des promoteurs du projet est la référence empirique, il prend appui sur un état de fait, à savoir l’existence de milliers de personnes homosexuelles vivant actuellement en couple (pacsées ou non) et élevant des enfants adoptés ou obtenus par PMA (environ 40 000 enfants). Selon l’INED, en France, il y aurait  6 % d’homosexuels et  parmi eux, 1% seraient  engagés dans une forme de mariage. 

La gauche pensant se situer à l’avant-garde des revendications progressistes, néglige volontiers l’opinion des homosexuels qui restent  étrangers à l’idée de mariage traditionnel. 

On sait que, à travers l’histoire, les homosexuels, les plus originaux, les plus sincères, les plus créatifs ont toujours refusé les modes de vie  ordinaires fondés sur la famille; ils ont privilégié des formes de vie autonomes, indépendantes. Il est curieux de voir que la gauche ignore ces homosexuels-là, elle privilégie ceux qui constituent dans le monde occidental un lobby puissant qui fonde son succès sur une interprétation biaisée des droits humains et du principe de non discrimination. 

En somme, on s’apprête à modifier le code civil qui concerne 65 millions de personnes pour satisfaire la demande de quelques centaines de milliers (600 000 environ). On établit ainsi le droit de la minorité à imposer ses vues à la majorité la plus large (le gouvernement refusant un référendum). On sait que dans l’histoire, il arrive que les minorités soient à l’avant-garde du progrès de tous et donc agissent pour le bien de tous. Qu’en est-il en l’occurrence? Ces homosexuels partisans du mariage ordinaire sont-ils une avant-garde de la civilisation ou bien sont-ils plutôt des passéistes qui rêvent de vivre comme les hétérosexuels les plus traditionnels, ceux qui choisissent la cérémonie de mariage religieux, robes blanches et couronnes de jasmin. Voici une question qu’on aimerait voir poser par la gauche, justement à une époque où les couples hétérosexuels refusent de se marier alors même qu’ils  fondent des familles très stables. 

QUELS SONT LES ARGUMENTS QUI FONDENT LE PROJET DE MARIAGE POUR TOUS? 

Les homosexuels revendiquent le droit à un mariage civil du même  type que celui des hétérosexuels au nom de l’égalité des  droits, parmi lesquels le droit au mariage. Il y a en l’espèce une interprétation biaisée du droit: la confusion entre l’égalité des droits et le droit à l’égalité au nom de la non-discrimination entre les individus. La discrimination consiste à ne pas accorder les mêmes droits dans des conditions similaires. Or il est clair que, vis-à-vis de la procréation, les couples homosexuels ne sont pas dans la même condition que les couples  hétérosexuels, puisqu’ils ne peuvent pas procréer; on n’a jamais vu un enfant naître de l’accouplement de 2 hommes ou de 2 femmes. La revendication des homosexuels du droit à  fonder une famille selon le même régime juridique que les hétérosexuels, n’a aucun fondement anthropologique, elle n’a qu’un fondement idéologique. Si les homosexuels n’avaient recherché que la protection de leur type spécifique de famille, ils auraient trouvé suffisamment de garanties dans le PACS, lequel protège l’avenir du compagnon ou la compagne et des enfants adoptés en cas de séparation ou mort. Aussi, peut-on douter de l’intention qui sous-tend cette recherche d’égalité dans le mariage. Il est probable que ces homosexuels poursuivent un autre objectif ou d’autres objectifs. 

Il semble plutôt que ces homosexuels soient engagés dans une guerre idéologique autour de la question du genre. Cette guerre a été initiée dans les universités des États-Unis, par les Gender studies  et les Queer studies (2): études ayant  pour objet de démontrer que le genre  masculin/féminin n’existe pas  au niveau  de la nature.  Selon  leurs conclusions, on ne naît pas garçon ou fille, on le devient; le genre est une création sociale et, de plus, transitoire. On peut en changer, c'est pourquoi  on revendique la variabilité du genre au cours de la vie: le «transgenre». 

La revendication du mariage homosexuel obéit donc à une logique: la déconnexion du mariage et du genre, déconnexion du mariage et de la procréation et surtout la déconnexion du mariage et de la filiation. Par le mariage tel que prévu dans le nouveau code civil, la filiation n’est plus liée au genre masculin/féminin, au sens traditionnel, elle est liée à la volonté des partenaires appartenant au même genre dans l'acception nouvelle. La notion de  père et mère résultait d’un engendrement par un homme et une femme.  Désormais, il n’y a  plus besoin, l’engendrement  étant impossible, on passe outre; on crée une filiation sans  engendrement, c’est pourquoi le code civil doit supprimer les mots père et mère et les remplacer par «parent 1 et parent 2».  Plus question de filiation liée à la transmission biologique, plus question pour l’enfant de connaître son origine, ses ancêtres, sa lignée. Il a  des parents  ex nihilo  qui l’élèvent avec amour; l’histoire s’arrête là. Quant aux hétérosexuels, ils doivent se plier à la nouvelle loi. 

Ainsi, puisque les homosexuels ne peuvent pas avoir le statut  biologique de père et mère, ils exigent  que les hétérosexuels ne se désignent plus comme père et mère; afin de garantir l’égalité de statut dans le mariage pour tous. Ceci ressemble à une guerre contre l’hétérosexualité ou contre les hétérosexuels. Mais apparemment, les hétérosexuels de gauche acceptent de recevoir des coups, au nom de la modernité... 

HYPOTHESES EN MANIERE DE CONCLUSION PROVISOIRE 

1- On pourrait retenir l’hypothèse des couples d’homosexuels qui veulent banaliser totalement leur appartenance sociale, et pour l’inscrire dans la normalité, passer par le mariage commun et la famille commune. Un tel désir de normalité chez les homosexuels est insolite et ressemble à une trahison du vécu homosexuel dans l’histoire. Confirmant cette  normalisation, la  psychanalyste Caroline Thompson remarque, dans Le Monde Idées du 8 novembre 2012, qu'il arrive souvent que les couples homosexuels reproduisent les modèles de couples hétérosexuels, l’un des membres des couples hommes adoptant, dans les tâches domestiques, un rôle traditionnel féminin, tandis que l’autre adopterait le rôle du «macho». Il en est de même dans les couples de femmes homosexuelles, dont l’une serait  plus «machora» que l’autre. Pourquoi ce mimétisme, ce désir de ressembler aux couples hétérosexuels? On devine qu’un grand nombre de questions pourraient être posées par des anthropologues, psychologues et sociologues; ce questionnement semble un tabou chez les gens de gauche.  

En tout cas on peut se demander quelle est dans cette affaire l’avancée sociale, le progrès de civilisation qui vaille l’engagement de la gauche. 

2- On pourrait retenir l’hypothèse d’une avant-garde homosexuelle qui veut renverser le mariage traditionnel fondé sur le genre masculin/féminin et sur la filiation biologique. Il s’agirait alors d’une position subversive, révolutionnaire, dirigée contre les hétérosexuels et le système patriarcal; une position qui anticipe sur les futures transformations de la biologie, et l’artificialisation de la procréation.  En revendiquant un seul et même mariage pour tous, abolissant le statut de père et mère, les homosexuels voudraient ouvrir la société à un avenir où la procréation serait le fruit des nouvelles technologies; où les êtres humains arriveraient  sur terre ex nihilo.

Peut-on voir dans cette attitude une avancée sociale, un progrès de civilisation qui justifie l’engagement de la gauche  dans l’effacement de la filiation? 

A moins que le projet de «mariage pour tous» ne soit qu’un grand dérivatif  face au désastre politique: le progrès sociétal à la place du progrès social. La musique du «mariage pour tous» recouvre le cri des victimes de la régression des droits sociaux. Mais alors, pourquoi la gauche de gauche se fait-elle complice de cette mystification? 

 

Denise Mendez 

Novembre 2012

 

(1) Au sens traditionnel de l'expression avant que les thèses de la littérature étasunienne ne soient reprises plus largement.

(2) Pour gender, ou dans la traduction française approximative de genre, il s'agirait d'une dimension d'abord, voire exclusivement, sociale, alors que «sexe» vise à définir une donnée, ou un ensemble de données physiologiques.

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Sur le même sujet, lire :

http://agora.qc.ca/documents/le_mariage_homosexuel_est_il_soluble_dans_lecologie

 

Source: Le blog "UNE PLACE POUR TOUS!"

JUSTICE IVOIRIENNE: AKE N'GBO ET 7 DETENUS PRO-GBAGBO LIBERES

 

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Le Premier ministre Aké Ngbo et le ministre Désiré Dallo (Economie  et finances) à leur sortie de prison.



La justice ivoirienne a décidé hier jeudi 20 décembre 2012, d'accorder la liberté provisoire à huit (8) prisonniers politiques proches de l'ancien président, Laurent Gbagbo.

 

Il s'agit de l'ex-Premier ministre Gilbert-Marie Aké N'gbo, de l'ex-ministre de l'Economie et des finances, Noël Désiré Dallo, de Mme Adjobi née Christine Adjoua Nébout, ex-ministre de la Lutte contre le SIDA, du Journaliste Norbert Gnahoua Zibrabi, du syndicaliste Mahan Gahé, du chef de parti politique Jean-Jacques Béchio, du chef de milices, Mao Gloféi et de l'aide de camp de l'ancien président, le chef d'escadron Djua Kouassi. 

Selon un communiqué du ministère de la Justice, des droits de l'homme et des libertés publiques, lu au journal télévisé de 20h de la chaîne nationale (RTI 1), cette décision fait suite à des demandes de mise en liberté provisoire qui ont été jugées recevables par les juges en charge du dossier. Ces prisonniers mis en liberté avaient été conduits dans des prisons dans le Nord du pays, après la chute de Laurent Gbagbo en 2011. 

Après avoir passé près de deux (2) ans en prison, ces pontes du Front populaire ivoirien (FPI, le principal parti d'opposition) et de l'ancien régime peuvent respirer l'air frais de la liberté, même si elle n'est que provisoire. En tout cas, c'est une bonne nouvelle pour eux et pour les Ivoiriens qui sont engagés dans un processus de réconciliation nationale. Cette libération constitue en effet, un signe de décrispation de la situation sociopolitique tendue en Côte d’Ivoire. 

Selon certaines indiscrétions, la justice ivoirienne pourrait procéder à la mise en liberté provisoire d'autres prisonniers, avant la fin de l'année. 

Il s’agit de : 

1- N’GBO AKE Gilbert Marie 
2- DALLO Désiré Noël Laurent 
3- ADJOBI Née NEBOUT Aya C. Rosalie 
4- GNAHOUA Zabrabi Norbert 
5- MAHAN Gahé Basile 
6- BECHIO Jean Jacques 
7- MAO Glofiéhi 
8- Commandant DUA Kouassi 


Hervé Kpodion, in le quotidien ivoirien «L'Inter» du jeudi 20 décembre 2012.


 

ARRIVEE A ABIDJAN DES DETENUS PRO-GBAGBO MIS EN LIBERTE PROVISOIRE

 

Les détenus pro-Gbagbo mis en liberté provisoire le jeudi par le gouvernement ivoirien sont arrivés samedi en fin de matinée à Abidjan où ils ont été accueillis dans un grand hôtel de Cocody, le quartier des ambassadeurs. 

Sur les huit libérés, seulement quatre sont arrivée à l'hôtel Ivoire en provenance du Nord où ils étaient incarcérés depuis la chute de Laurent Gbagbo en avril 2011. 

Le Pr Aké N'Gbo ex-premier ministre de Laurent Gbagbo, l'ex-ministre de l'économie et des finances de Laurent Gbagbo pendant la crise postélectorale, Désiré Dallo, le syndicaliste Mahan Gahé et Gnahoua Zibrabi sont les quatre personnes arrivées à Abidjan. 

S'exprimant au nom de ses camarades, le Pr Aké N'gbo a remercié les autorités ivoiriennes notamment le président Alassane Ouattara pour ce geste d'apaisement. 

Les quatre autres ex détenus proches de Gbagbo, à savoir le chef milicien du grand Ouest Maho Glofiéhi, l'ex-ministre de la santé de la lutte contre le SIDA Christine Adjobi, le Commandant Doua Kouassi et l'ancien ministre de la fonction publique Jean Jacques Béchio, explique-t-on sont déjà sur place à Abidjan, la capitale économique ivoirienne. 

Ils étaient pour certains incarcérés à la Maison d'arrêt et de correction d'Abidjan (MACA) et pour d'autres dans des cliniques pour y subir des soins. 

Plusieurs proches de Laurent Gbagbo ont été mis aux arrêts au lendemain de son arrestation le 11 avril 2011 (...) 

Laurent Gbagbo est lui-même détenu à la Haye où la Cour pénale internationale entend organiser le 19 février prochain l'audience de confirmation des charges contre lui. Il est soupçonné de crime contre l'humanité de façon indirecte. 

Simone Ehivet Gbagbo à Odienné dans le Nord Ouest, Pascal Affi N'guessan et Michel Gbagbo à Bouna dans le Nord Est et d'autres cadres du Front populaire ivoirien (FPI), le parti de M. Gbagbo, restent pour l'instant en prison. 

Le président Alassane Ouattara avait annoncé fin novembre lors de sa tournée dans l'Est de la Côte d'Ivoire des mesures pour le bon déroulement de la réconciliation en Côte d'Ivoire. 

Cette mise en liberté provisoire intervient au moment un tribunal ghanéen a reporté au 17 janvier prochain, l'examen de la demande d'extradition de Justin Koné Katinan, le porte-parole en exil de l'ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo. 

M. Koné Katinan était pendant la crise postélectorale, le ministre du budget de Laurent Gbagbo. Il est recherché par les nouvelles autorités ivoiriennes pour crimes économiques. 

Source: APA (Agence de Presse Africaine)

MENACE DE GREVE ILLIMITEE - KANDIA CAMARA AUX ENSEIGNANTS: «LES PERTURBATEURS SERONT ARRETES, JETES EN PRISON ET RADIES…»

 

 

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Kandia Calamité: "Les perturbateurs seront jetés en prison et radiés", "L'école sera fermée pour une année..." 

 

Camara est intraitable face aux grévistes: "Le Ministre de l’Intérieur a donné des instructions aux préfets, d’arrêter tous les perturbateurs et de les faire mettre en prison". 



En marge des Conseils de gouvernement et des ministres qui se sont tenus les mardi 18 et mercredi 19 décembre 2012, à Yamoussoukro, la ministre de l’Education nationale et de l’Enseignement technique, a échangé avec les différents responsables de l’école venus de Bongouanou, Dimbokro, Bouaflé et Yamoussoukro. La rencontre avec Kandia Camara était axée sur la situation qui prévaut en ce moment au niveau de l’école ivoirienne. Au Lycée Mamie Adjoua où la rencontre a eu lieu, c’est d’un ton ferme que la patronne de l’école ivoirienne s’est adressée à ses collaborateurs. Après les avoir écoutés, madame le ministre a laissé des instructions fermes: «Ce que nous avons interdit à nos élèves, ce sont aujourd’hui des éducateurs qui le font. Nous ne pouvons accepter cela. Nous sommes déterminés à résoudre les problèmes des enseignants à condition que le droit à l’éducation des enfants soit garanti. 

Et c’est pour cette raison que je m’en vais vous dire ceci: Vous êtes les premiers responsables de nos structures. Et le Directeur régional doit tout mettre en œuvre pour que l’école fonctionne dans sa direction régionale. A-t-elle exigé avant d’ajouter ceci: «Je suis outrée qu’un chef d’établissement m’appelle, appelle le cabinet pour dire que des enseignants sont allés d’école en école pour déloger les gens. Quelles dispositions a prises le chef d’établissement pour que cela ne soit pas. J’ai eu à le dire, je veux des responsables qui ont de l’autorité. Si vous n’avez pas d’autorité, il sera très difficile d’accomplir notre mission et d’atteindre nos résultats. J’ai besoin des responsables qui sont des leaders. Car cela comptera désormais dans les nominations. Il faut arrêter d’être une majorité silencieuse. 

Comment trois individus peuvent-ils venir et déloger toute une école? Je vous pose la question». A-t-elle interrogé. Concernant les enseignants perturbateurs, Kandia Camara est intraitable: «Le Ministre de l’Intérieur a donné des instructions aux préfets, d’arrêter tous les perturbateurs et de les faire mettre en prison en attendant que le conseil de discipline statue sur leur cas. Nous allons radier tous ceux qui ne veulent pas travailler. Car si demain, on a de bons Ivoiriens, ce sera grâce aux enseignants mais si nous avons de mauvais Ivoiriens, c’est aussi à cause des enseignants».

C’est pourquoi, elle prône la fermeté: «Je voudrais vous demander plus de vigilance et plus de rigueur. Et en même temps, vous demander beaucoup de fermeté. Celui qui ne veut pas travailler, vous nous envoyez son nom et nous saurons ce qu’il faut faire». Joignant sa voix à celle de Kandia Camara, le ministre d’Etat, Dosso Moussa, a appelé les enseignants à un peu plus de patience afin que les différentes revendications trouvent solution au fur et à mesure comme le propose le gouvernement. 

 

Jean-Paul Loukou, in le quotidien ivoirien «Le Nouveau Réveil» du jeudi 20 décembre 2012.

dimanche, 23 décembre 2012

SANDY HOOK: LA PAGE FACEBOOK DEDIEE A L'INSTITUTRICE A ETE CREEE 4 JOURS AVANT LE DRAME

 

UNE DU JOURNAL TIME - VICTORIA SOTO.jpg

 

Dans le drame de Sandy Hook, chaque jour des preuves accablantes désignent une fraude manifeste.

On a eu droit à des références cinématographiques dans le dernier Batman, puis on s'est rendu compte que la page Facebook dédiée à la collecte de fonds pour l'une des victimes a été créée avant même l'annonce de sa mort. Il y a eu le scandale du père qui s'esclaffait devant les caméras avant de faire mine de pleurer, et la joyeuse réception en habits de fêtes en compagnie du président Obama.

Tous ces éléments avaient éveillé la suspicion des observateurs mais désormais la preuve est établie que l'affaire de la fusillade de Newtown est sans conteste un false flag programmé à l'avance.

En effet, on vient de se rendre compte que la page Facebook dédiée à l'institutrice victime des tueurs a été crée le 10 Décembre soit 4 jours avant la date de la fusillade!

Evidement, les responsables de cette opération ont pris soin de corriger leur erreur (Facebook complice?) et c'est en consultant le cache Google de la pageque l'on pourra vérifier qu'elle a bien été crée le 10/12.

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Story telling versus Vérité

On peut en conclure que le compte rendu que les médias ont fait de ce drame n'est que du story telling.

Ainsi l'institutrice passe pour une héroïne qui s'est sacrifiée en sauvant la vie de quelques élèves, ce qui lui apporte la sympathie du public. Même chose pour le père épleuré mais digne, de la petite Emilie.

De cette manière, toute contestation de la version officielle sera vouée à se heurter à un mur d'hostilité.

C'est la même technique utilisée lors du story telling du 11 septembre, par exemple avec l'histoire des passagers du vol 93 qui se sont révoltés contre les pirates de l'air.

Un nouveau 11 septembre 

Depuis le 11 septembre, une partie du public a admis le fait que jusqu'aux plus hauts niveaux du gouvernement, un réseau de gens sans scrupules étaient prêts à sacrifier des vies innocentes pour faire avancer leur agenda. Les récentes tueries d'Aurora et de Sandy Hook s'inscrivent dans cette continuité.

Grâce à la complicité des médias, ces sacrifices humains serviront des objectifs politiques.

Le droit de posséder des armes qu'octroie la constitution américaine est d'ores et déja dans le collimateur.

Des groupes de gens comme les survivalistes, les "preppers" voire même les conspirationnistes le seront également dans un proche avenir.

Par le biais de l'instrumentalisation des émotions qu'elles génèrent, les tueries comme celles de Sandy Hook et d'Aurora sont les nouveaux "11 septembre" dont a besoin l'élite mondialiste pour abolir le peu de libertés civiles qui reste au peuple.


Source: Les Chroniques de Rorschach

samedi, 22 décembre 2012

LETTRE OUVERTE DES VICTIMES DE NAHIBLY A MONSIEUR KONAN BANNY, PRESIDENT DE LA COMMISSION DIALOGUE, VERITE ET RECONCILIATION DE COTE D’IVOIRE

 

 

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Monsieur le président,


Permettez- nous, nous, victimes de la guerre de dix ans imposée à notre pays par les forces du mal, de vous adresser ce message par une voie peu ordinaire. Par les temps qui courent en notre pays, la Côte d’Ivoire, vous n’êtes pas sans savoir que la liberté d’opinion (quand bien même elle est franche ou sincère) et l’appartenance ethnique sont des délits réprimés dans le sang avec le régime au pouvoir depuis le 11 Avril 2011.

D’entrée, nous voudrions vous exprimer toute notre disponibilité à coopérer avec le réconciliateur national que vous êtes et en même temps vous soumettre nos inquiétudes et nos propositions. Si d’aventure un quelconque propos irrévérencieux ou malveillant se révélait dans notre adresse à votre honorable personne, croyez-nous, nous le regretterions sincèrement. Seulement, vous voudriez bien comprendre que pour des traumatisés de guerre comme nous le sommes ici à l’Ouest du pays, il peut arriver parfois que l’expression même de la franchise s’apparente à de l’arrogance. Or à quoi cela nous servirait-il d’être arrogants vis-à-vis de la haute personnalité que vous êtes? D’autant plus que ni l’amertume, ni la colère , la grande détresse et/ou l’arrogance de même que le désir fou de vengeance exprimés de façon irresponsable à l’encontre d’autrui ne pourront ressusciter ces milliers de parents et de biens que nous avons perdus et que nous perdons encore à ce jour, dans un pays où la loi a disparu et est remplacée par les machettes et les kalachnikovs d’étrangers venus de la sous-région ouest-africaine et qui nous imposent de mourir en silence afin de nous déshériter même de notre terre natale.

Monsieur le président, malgré l’indescriptible souffrance dont nous sommes l’objet en tant que des réfugiés sur les terres de nos ancêtres, nous voudrions vous rassurer de ce que nous gardons encore intact le sens de la lucidité et du discernement. C’est pourquoi, loin de vouloir de vous appâter par une démarche qui force la pitié ou le moindre sentiment pathétique, nous avons voulu, nous, réfugiés de Nahibly et victimes de la guerre de dix ans contre notre pays, vous faire cette adresse. C’est ainsi que debout, comme des fils d’hommes qui n’ont jamais baissé la tête parce que n’ayant rien à se reprocher, nous voudrions, avec toute la politesse due à votre rang mais avec toute la franchise face à laquelle nous ne saurions nous dérober, nous voudrions, disons-nous, vous adresser ce message.

DE NOTRE DISPONIBILITE                                                  

S’il est vrai que cela fait plus d’un an que vous avez été nommé pour conduire la commission de dialogue, de vérité et de réconciliation après ces longues années d’une guerre qui a totalement défiguré le pays et créé de graves fractures sociales, nous, victimes de guerre et réfugiés sur notre propre sol, nous gardons l’espoir dans la sérénité et croyons qu’un de ces jours enfin, vous allez vous décider à prendre le taureau de la réconciliation nationale par les cornes. Nous croyons fermement ce que nous disons parce que quinze mois perdus par une commission de réconciliation (somme toute inoffensive car sans armes de guerre), c’est bien moins que les dix ans d’une rébellion sauvage qui nous a carrément ramenés aux temps anciens, en ce début de vingt et unième siècle. En outre, quinze mois, c’est juste une petite goutte de temps dans l’océan de la vie d’une nation.

NOS INQUIETUDES

Monsieur le président de la commission pour la  réconciliation, souffrez aussi que pour les réfugiés et déshérités que nous sommes, nous vous fassions part de nos inquiétudes, lesquelles inquiétudes sont:

-1° : dans ce chaos total que nous vivons, pour les réfugiés sur notre propre sol que nous sommes, s’il est vrai que l’avènement de la rébellion en Côte d’Ivoire est une triste et honteuse réalité  pour les humains que nous sommes, pour nous réfugiés, toutes les raisons évoquées pour cautionner cette rébellion sont fallacieuses et donc ne tiennent pas debout. Pour la simple raison que ceux qui criaient à la misère, à l’exclusion et au génocide contre nos compatriotes musulmans du nord du pays, au tristement célèbre  charnier de Yopougon à Abidjan, depuis l’an 2000, sont ceux-là qui sont aujourd’hui au pouvoir en Côte d’Ivoire, grâce à une intervention militaire française que personne, à moins d’être descendu d’une autre planète, ne peut nier. Ils sont au pouvoir et non seulement la misère grandit vertigineusement au nord de notre pays, l’exclusion, le génocide et l’expropriation de tout bien par la force et la violence gratuite, ils l’appliquent aux ivoiriens de la partie Sud du pays même quand ils sont musulmans et refusent de les suivre dans leurs dérives. Quant au charnier de Yopougon, ils semblent l’avoir rangé aux oubliettes, alors qu’il était bel et bien une des raisons majeures de leur insurrection. Le développement tant souhaité de la partie septentrionale du pays, à les voir agir dans le désordre (un constat n’est pas une insulte), ce n’est pas demain qu’ils vont en amorcer les chantiers. Alors, monsieur le président de la commission pour la réconciliation nationale, question: que s’est-il vraiment passé? Qu’est-ce qui a vraiment suscité toute cette furie digne de bestiaires enragés et cette barbarie pour que nous en soyons-là aujourd’hui ? Oui, honorable président, pourquoi un tel déchaînement qui a fait couler tant de sang innocent ? Nous voulons juste en savoir la vraie raison. Pour en revenir à l’exclusion dont ils ont prétexté, monsieur le président, nous nous connaissons tellement dans ce pays qu’il suffit de rappeler que le mot « cafri » qui indexe tout non musulman est une de leurs créations et que ce mot (« cafri »), certains d’entre nous l’ont entendu depuis longtemps, bien avant même que ce pays n’accède à l’indépendance en 1960. Mais pour un simple mot (« cafri ») qui dérange sérieusement parce qu’il invite systématiquement à l’exclusion, jamais un ivoirien non musulman n’a pris de fusil contre son frère musulman tout en criant à l’exclusion. Ensuite, monsieur le président de la commission pour notre réconciliation, sortez de chez vous et parcourez un peu le pays pour vous rendre compte du fait qu’elles sont innombrables, les sœurs et les filles des «cafri» que nous sommes qui ont fait des enfants avec des musulmans quand inversement, leurs sœurs et leurs filles à eux, dans leur grande majorité, sont mises en demeure de nous éviter: c’est une vérité que sur le terrain de l’exclusion, ceux qui crient à l’exclusion sont eux-mêmes  des  pratiquants de l’exclusion au premier plan. Il suffit pour cela d’essayer seulement de calculer, dans la mesure du possible, les rapports de la mixité des couples conjugaux dans ce pays pour se rendre compte qu’elles ne sont pas nombreuses, nos sœurs musulmanes qui ont choisi de partager leur vie avec un non musulman.  Ici encore, leur façon de faire ne nous a jamais  poussé à prendre des fusils contre eux pour obliger leurs sœurs ou leurs filles à nous épouser. L’exclusion? Monsieur le président, c’est chaque jour que les peuples hospitaliers de l’Ouest de la Côte d’Ivoire la vivent sans broncher: depuis des décennies que d’autres ivoiriens, des «baoulé» surtout, en quête de terres cultivables, arrivent sur nos terres et vivent en réclusion entre eux, sur la base de l’appartenance ethnique ou régionale, dans des hameaux ou des campements, en dehors même de la communauté ethnique ou régionale qui les a reçus quand ils venaient juste d’arriver en terre étrangère. Malgré toutes les distorsions et les dérives dans le comportement (les hôtes qui ont prospéré dans l’agriculture répètent sans gêne - oh, ingratitude quand tu nous tiens! - que ceux dont ils exploitent les terres sont des paresseux), personne de chez nous n’a pris des armes pour se venger de comportements et de paroles qui nuisent et nuiront toujours plus à ceux qui les profèrent en toute inconscience. Avant eux, le président HOUPHOUËT en avait fait autant: «mes compatriotes originaires de l’ouest  - le groupe ethnique Krou - sont des abonnés à la fête», «la terre appartient à celui qui la met en valeur», «je préfère l’injustice au désordre» sont des propos qui résonnent encore dans les tympans de bien d’ivoiriens de bonne foi. Il y a eu aussi le président BEDIE qui, en Décembre 1997 à Fengolo, suite au meurtrier conflit foncier d’alors, a dit à l’endroit des populations autochtones Wê: «arrêtez d’être des jaloux et d’empêcher ceux qui maîtrisent le travail de la terre de s’adonner librement à leurs activités». Ce jour-là, le président BEDIE a été applaudi mais jamais le peuple Wê n’a pris des armes de guerre pour exprimer son indignation à la face du monde… Rappelons qu’en Août 1997, le conflit  meurtrier de Fengolo est parti du fait qu’un jeune guéré, parti se plaindre à un planteur baoulé qui avait fait tuer tous ses porcs parce qu’ayant détruit une de ses pépinières ou ses buttes d’igname (?), est mort à l’hôpital de Duékoué, suite à des coups et blessures à la tête (à l’aide de bâton ou de pilon entre autres) volontairement donnés par des paysans baoulé. Le médecin émérite de l’hôpital de Duékoué (feu Dr KOFFI) avait alors fait ce constat qu’il a par la suite changé en «décès suite à une méningite aigüe». Pour toutes ces incongruités et injustices criardes, jamais les populations d’ethnie guéré n’ont pris  des armes pour se rendre justice. En outre, monsieur le président, il y a même eu plus grave que tout ça en ce pays,  et jamais personne n’a songé à venger ses nombreux morts dans le sang: si l’on veut parler de génocide, il y en avait déjà eu dans ce pays nôtre. Souvenons-nous du Sanwi et du Guébié ainsi que de la grande manipulation des chiffres sur le nombre des victimes tombées en ces temps-là. Quarante et cinquante ans après ces tueries du Sanwi et du Guébié, quel bon ivoirien, digne de ce nom, a osé s’aventurer dans une sauvagerie meurtrière comme nous le démontrent chaque jour les Dozos et les FRCI, au nez et à la barbe de la communauté internationale qui, avant de le faire chuter, s’empressait de faire des procès médiatisés à Laurent GBAGBO, sur la base de faits diaboliquement fondés dans leur propre imagination tels que les escadrons de la mort, les disparitions de journalistes, les crimes et les charniers parce que n’existant même pas du tout dans la réalité? Monsieur le président, après un si long rappel qui frise la digression, pour en revenir à nos inquiétudes, il faut dire que nous ne comprenons toujours pas et nous nous posons encore la question de savoir pourquoi en est-on arrivé là, à une telle effusion de sang, pour les humains que nous sommes? Pourquoi tant et tant de sang a coulé et coule encore toujours en Côte d’Ivoire quand on sait que les rebelles, le RHDP, la France et la communauté internationale nous répétaient chaque jour que le problème de ce pays était Laurent GBAGBO?

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Le camp de réfugiés de Nahibly, après le passage des Dozos, des FRCI et des jeunes malinkés pro-Ouattara


-2° : S’il est vrai et humainement possible que l’on peut manger seul, rire ou pleurer, danser, marcher ou vivre seul, par contre, il est impossible ou insensé d’initier un dialogue tout seul. Voici bientôt deux ans que des justiciers sont au pouvoir par la force des armes et passent leur temps à jeter d’innocentes personnes en prison quand ils ne les exterminent pas en masses, comme ce fut le cas de centaines de nos parents il y a juste cinq mois dans l’enfer de Nahibly (à Duékoué). Les exilés ivoiriens se comptent par milliers hors du pays, les camps de détention et de torture sont légions en Côte d’Ivoire. Quel dialogue possible peut-il être initié dans de pareilles conditions? Si seulement vous saviez, monsieur le président de la commission pour la réconciliation nationale, combien de fois nous sommes moqués et nargués au quotidien, ici à Duékoué, par les tueurs Dozos et FRCI qui ont tué nos parents sans qu’il n’y ait un début d’enquête à ce jour… Président, c’est une situation qui appelle une autre question de notre part: à quand véritablement le début des travaux de la commission de réconciliation que vous dirigez, vu et su que chaque jour que le bon Dieu fait, les exactions et les tueries s’aggravent dans une continuité affolante et l’impunité avec? Honnêtement, même s’il est vrai que notre douleur de victimes d’une barbarie sans nom nous torture de plus en plus chaque jour, il nous est humainement indécent ou insensé de souhaiter l’avènement d’une apocalypse qui nous emporte tous, ces bourreaux et nous victimes, parce que nous souhaitons  que notre supplice collectif prenne rapidement fin. Par ailleurs, toujours au chapitre de nos inquiétudes, monsieur le président de la commission pour la réconciliation, il urge pour nous de vous citer un autre remarquable et donc non négligeable pour toute conscience qui se respecte: d’Houphouët à Ouattara en passant par Bédié et Guéi, Gbagbo est bien le seul qui n’a jamais fait emprisonner journalistes, syndicalistes, militaires et hommes politiques. Malheureusement, c’est lui, Gbagbo, qui est extradé à La Haye, humilié, calomnié ou volontairement sali à la face du monde. Or s’il est bien une qualité qu’il faut reconnaître à ce digne fils d’Afrique, c’est bien son refus catégorique de souscrire à l’esclavage mental et sa volonté inébranlable de bâtir une société de justice sociale, de paix et de progrès. La réconciliation peut-elle véritablement s’amorcer si Gbagbo est et continue de rester en prison, lui qui fait tant bouger le monde entier aujourd’hui alors même que la communauté internationale qui l’a combattu croyait l’avoir définitivement vaincu? Quelle réconciliation, monsieur le président, peut-elle être possible sans Gbagbo, le premier ivoirien dont la pensée politique fédère et mobilise, au-delà même de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique, des consciences et d’inestimables énergies humaines en ce moment même dans le monde?

-3° : Tout sauf votre respect, monsieur le président de la commission pour la réconciliation nationale, nous serions des hypocrites ou des personnes de mauvaise foi si, pour votre propre gouverne, nous gardons seulement pour nous ce que nous entendons sur votre compte de la part de ceux dont le jeu favori est de servir la violence gratuite ou la mort à leur prochain. Dans un contexte de réconciliation qui nous concerne et nous interpelle tous, ces tueurs sans foi ni loi disent à qui veut les entendre que le poste que vous occupez est juste un poste de nomination. En d’autres termes, vous avez été nommé pour n’être que nommé tout simplement. Nommé pour ne même pas (pouvoir) agir. Là-dessus, ils soutiennent leur propos en affirmant que ce poste vous a été octroyé comme une part du butin qu’ils ont obtenu en guerriers et en «sauveurs» de la Côte d’Ivoire. Ils ajoutent que les pontes de votre parti politique (le PDCI), pour vous neutraliser, ont vivement souhaité votre nomination à ce poste pour vous occuper et vous empêcher de travailler à votre positionnement au sein même du PDCI. Ils vont même plus loin en disant que si vous n’avez pas ouvertement pris les armes comme eux l’ont fait contre la Côte d’Ivoire, vous êtes quand même un des leurs et qu’ils ne vous lâcheront jamais quelque soit votre volonté de vous séparer d’eux. Ici aussi, les raisons qu’ils évoquent nous rendent perplexes et encore plus dubitatifs sur votre capacité et votre réelle détermination à mener à bon port la barque de la réconciliation. En effet, il n’y a qu’à écouter les FRCI et autres courtisans du pouvoir en place pour s’entendre dire qu’avec vous, monsieur le président, tout est bien calé (par eux) pour vous voir vous éterniser dans l’inaction: ces justiciers d’une autre époque soutiennent, sourire en coin, que des casses (par la rébellion) des succursales de la Banque centrale des états de l’Afrique de l’ouest (BCEAO) dont vous étiez alors le gouverneur en 2003 - crimes économiques jusqu’ici impunis - au scandale des déchets toxiques du navire Probo Koala qui a fait des milliers de victimes à Abidjan quand vous étiez premier ministre, en passant par la tentative de suspension de la Constitution ivoirienne à votre profit toujours quand vous étiez le premier des ministres en ce pays, ils vous ont avec eux, embarqués que vous êtes dans la même galère et jamais ils ne vous donneront l’occasion ou le temps de les quitter, sinon… Vrai ou faux, monsieur le président de la commission pour la réconciliation nationale, habitués que nous sommes aux prophéties de malheur de telles personnes qui ont toujours exécuté leurs funestes projets après les avoir longuement annoncés (par exemple la rumeur d’attaque du camp des réfugiés de Nahibly à Duékoué a d’abord couru pendant de longs mois), nous avons simplement jugé utile de partager ces informations avec vous. Quitte à vous de nous éclairer, monsieur le président, en nous disant, à nous réfugiés , de ce que vous pensez de telles affirmations qui ont été entendues dans des foyers et dans la rue, après votre dernier passage à Duékoué. Ce dernier point de nos inquiétudes les renforcent tellement que nous vous saurons gré de nous aider à les dissiper, parce que nous souhaitons chaque jour une réconciliation sincère et juste pour chasser enfin tous ces affreux traumatismes moraux qui nous hantent et nous rongent alors que la justice tarde à se faire pour nous apaiser. Or, monsieur le président de la commission chargée de nous réconcilier, notre pays sort d’une guerre que l’on lui a imposée et tout, pour le moment, se passe comme si rien du tout n’avait eu lieu et que tout a toujours été normal. Combien de temps encore celà va-t-il durer?

NOS PROPOSITIONS

Monsieur le président de la commission pour la réconciliation, il nous plaît ici de vous faire quelques propositions si tant est qu’un de ces jours, Dieu aidant, votre tâche de grand réconciliateur démarre véritablement. Au risque d’être traités de rêveurs ou de prétentieux par les loups locaux ou ceux de la communauté internationale toujours prompte à mettre les pieds dans «notre» plat, nous osons, de notre «trou» de réfugiés et de victimes de guerre qui ont tout perdu sauf - Dieu merci - la dignité et l’espérance de vivre un jour dans un pays véritablement souverain, nous osons, disons-nous, vous glisser ces quelques propositions. La situation actuelle de notre pays déchiré et défiguré n’a pas dépendu que de nous les ivoiriens seulement. Ayons ensemble le courage et la mémoire de nous souvenir qu’ils sont nombreux de l’extérieur à avoir allumé, attisé et animé  les foyers de tension dans notre cher et beau pays. Nous citerons pêle-mêle:

-1° : Monsieur Abdoulaye WADE, ex-président du Sénégal. C’est lui, le premier qui, en Octobre 2000, s’est permis de dire sur les antennes de Radio France international « qu’un noir africain était mieux traité en France qu’un burkinabé en Côte d’Ivoire ». Et on connait tous la suite engendrée par de tels propos.

-2° : Monsieur Benoît SCHAUER. Ce sociologue belge (?) d’une autre époque est à la base de la réalisation du film «Côte d’Ivoire, poudrière identitaire»,  en 2001. Un film dans lequel il a vu des charniers essentiellement composés des ivoiriens du nord et musulmans, une thèse qu’il aura du mal à authentifier aujourd’hui en Côte d’Ivoire avec tout ce qui s’y est passé et s’y passe encore et dont les preuves pullulent partout.

-3° : Monsieur Blaise COMPAORE. Il est de notoriété que l’actuel président du Burkina Faso a bel et bien logé, nourri, blanchi et formé la rébellion qui a impunément tué des personnalités, des civils, des militaires ivoiriens depuis 2002 jusqu’à ce jour, après avoir contribué à porter monsieur Alassane OUATTARA au pouvoir par la force des armes. Ce sont des soldats de son pays qui, par la force des armes, aident à l’installation actuelle de ses compatriotes dans nos villages et plantations, ici à l’Ouest du pays.

-4° : Messieurs Jacques CHIRAC,  Nicolas SARKOZY, Dominique de VILLEPIN, Michèle ALLIOT-MARIE, Pierre MAZEAUD, Bernard KOUCHNER, Ban KI-MOON, J. CHOÏ  pour leurs nuisibles et irruptions répétées dans le quotidien des ivoiriens que nous sommes, pendant plus de dix ans sans oublier les forces militaires françaises et onusiennes. Toutes ces personnalités ont sur la conscience la mort de plusieurs milliers d’ivoiriens sur la conscience, depuis le début de la guerre en 2002 à ce jour.

–5° : Monsieur Jean PING, ancien secrétaire de l’Union Africaine pour qu’il dise lui aussi sa part de vérité sur ce qu’il savait de la situation de notre pays et du rôle précis qu’il lui revenait de jouer dans notre tragédie. Bref, monsieur le président de la commission pour la réconciliation nationale, voici, c’est bien une liste non-exhaustive qu’il vous plaira d’allonger.

On ne peut pas, pour le résoudre, discuter d’un conflit sans la présence de toutes les parties qui ont participé de façon effective à ce conflit: nous avons tous en mémoire le jeu trouble et dilatoire de la SAGEM, cette société française chargée de l’identification qui, à dessein, a fait de beaucoup d’entre nous des sans papiers, les rôles obscurs et criminels à la fois de messieurs Beugré  Mambé et Youssouf Bakayoko, respectivement ancien et actuel président de la commission électorale.

La réconciliation est-elle possible sans vérité et sans justice? Nous croyons et disons tout de suite non. Pour que puisse démarrer le processus de la réconciliation nationale, les tueurs et les bourreaux ne peuvent et ne doivent pas être les juges des milliers de personnes emprisonnées à travers tout le pays, sans aucune raison légalement valable. A la réconciliation par la force, nous vous invitons, monsieur le président, à dire courageusement non. Non, non et non parce que voici cinq mois que le drame de Nahibly a eu lieu et aucune personne, parmi les brigands et les autorités administratives et militaires de Duékoué n’a été inquiété. L’ONU, dont des soldats étaient affectés à la surveillance du camp de Nahibly, se débine et se ridiculise comme ce fût le cas en Mars et Avril 2011, en Janvier 2011, fin Mai 2005, toujours à Duékoué. Pour toutes ces tristes dates, monsieur le président de la commission pour la réconciliation, nous vous informons que le motif majeur, pour «casser» et pour tuer des autochtones d’ethnie guéré, a de tout temps été le même: «un ou une dioula vient de mourir, suite à un braquage de la part de jeunes gens d’ethnie guéré». Comme si le délit ou le meurtre portait essentiellement la marque d’un groupe ethnique qu’on attaque et décime quand l’on veut, toujours sans enquête préalable pour essayer de mettre aux arrêts les vrais coupables. Résultat, la répétition de ce diabolique scénario a fait des milliers de morts et des enquêtes sans suite à ce jour. Le massacre de Nahibly, monsieur le président de la commission de réconciliation, a été perpétré suite à un affrontement meurtrier entre gangsters qui réclamaient depuis des semaines leur part de butin à leur chef (Koné, celui qui est mort). Pour un bandit de grand chemin qui est tué par ses complices, on évoque un braquage puis on va massacrer des centaines d’innocents dans un camp de réfugiés, au nez et à la barbe de l’ONUCI et aucune enquête pour situer les responsabilités. Dans une pareille atmosphère, on parle de réconciliation et de paix. Mais alors quelle bonne paix sans justice, monsieur le président?      

NOTRE CONCLUSION

Monsieur le président, ce qui s’est passé en Côte d’Ivoire ces douze dernières années est monstrueux, cruel et remet en question notre raison d’humains, tellement les limites du grotesque et de la sauvagerie humaine ont été franchies, comme si nous vivions à l’heure de la pierre taillée. Or, comble de la décadence même, ce sont des autorités, des institutions et des médias de pays dits civilisés avec comme tête de file la France de messieurs CHIRAC et SARKOZY - les preuves parlantes et crédibles contre eux, leurs soldats et leurs rebelles  sont innombrables et en nos mains - qui ont créé, soutenu et même organisé toutes ces sataniques orgies des FRCI et des Dozos, dont certains se sont abreuvés du sang innocent de nos parents dont de nombreux enfants. Le dire ou le rappeler, pour nous victimes et rescapés de Nahibly, ce n’est point s’opposer à la réconciliation nationale. Monsieur le président, le dire ou le rappeler, pour nous, est une façon légitime de demander que justice soit faite, au nom de la mémoire de nos parents disparus, pour que leurs âmes reposent en paix et que nos propres âmes puissent être apaisées en nous. Notre préoccupation majeure, devant votre volonté de nous amener à la réconciliation, président, se résume en un mot: «justice». C’est ce seul vocable qui peut véritablement nous apporter cette paix que nous souhaitons de tous nos vœux. Voici, monsieur le président de la commission pour la réconciliation nationale, l’essence de notre pensée que nous avons voulu vous livrer ce matin, depuis les rivages du Guémon, à Duékoué.

Nos respectueuses salutations, monsieur le président.

 

Pour le collectif des victimes et rescapés de Nahibly, Duékoué,


Emmanuel CALEB, le 22 Décembre 2012.

vendredi, 21 décembre 2012

JOYEUSE FIN DU MONDE A VOUS!

CHRIST ARCHE DE NOE POUR LE 21EME SIECLE.jpg

 

Ce jour, vendredi 21 décembre 2012, est censé survenir la fin du monde, selon une prophétie Maya (actuel Mexique). Je ne peux donc que vous en souhaiter une bien heureuse et joyeuse!

Des amis à qui je l'ai souhaité, ce matin, m'ont répondu:

- "Désolé, je voulais t'appeler mais il n'y a pas de réseau ici au paradis".

- "Merci! Nous sommes au paradis".

- "Merci et rendez-vous au paradis!"

Franchement, j'en étais mort de rire ! ! ! Que je me suis marré!

Pour parler plus sérieusement, selon la Bible, la Parole de DIEU, la fin du monde ne peut advenir sans et avant l'enlèvement de l'Eglise de JESUS-CHRIST composée de tous les chrétiens nés de nouveau (des millions d'hommes, femmes et enfants. 1 Thessalonissiens 4: 18), sans l'avènement de l'Antichrist, appelé aussi la Bête (Apocalypse 13), une autorité publique qui doit règner sur la terre entière et en prendre le contrôle total sous la direction de Lucifer, Prince des ténèbres, et sans la guerre d'Harmaguédon (Apocalypse 14: 14 à 20), qui devrait être la 3ème guerre mondiale et voir le presqu'anéantissement d'Israël. Suite à cette attaque d'Israël par les nations de la terre en une coalition unique, un secours miraculeux venu des cieux, en la personne de JESUS-CHRIST, délivrera ce qui restera d'Israël, dans un déchaînement sans précédent de forces de la nature et de prodiges de terreur.

Après cela, un règne de 1000 ans de paix terrestre suivra, le MILLENIUM (Apocalypse 20), Satan étant lié et jeté dans un puits profond pour ne plus séduire les nations, avant que n'éclate une dernière et effroyable guerre entre les puissances des cieux et les forces des ténèbres relachées pour un temps, à la fin du Millénium.

C'est seulement après TOUS ces évènements que surviendra LA FIN DU MONDE et le jugement de tous les hommes incrédules et sans DIEU, devant le grand Trône Blanc. La vraie fin du monde! Alors patience, nous en avons encore pour un peu plus d'un millénaire. Mais d'ici au début de ce millénaire, il arrivera à la terre, notre planète, des cataclysmes dont aucun film de fiction ne peut ébaucher le centième. Ce seront les jugements de DIEU contre un ennemi, la Bête, et contre une terre dépravée et sans morale, annoncés par l'Apôtre Jean, dans le livre de l'Apocalypse.

 

Joyeuse fin du monde à tous!

 

DINDE Fernand AGBO

jeudi, 20 décembre 2012

COTE D’IVOIRE: DES CRIMES ECONOMIQUES OUBLIES

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Dans les Républiques bananières dont la marche est ponctuée de coups d’état aux motivations aussi floues que surréalistes, l’opinion s’est accoutumée aux déclarations et autres actions de salubrité publique sans lendemain. Le trait commun des putschistes en Afrique est de se présenter dès leur prise du pouvoir comme des hommes neufs animés des meilleures intentions pour le peuple. Même lorsqu’ils ont participé à la gestion des affaires publiques, souvent à un niveau de responsabilité élevé, les nouveaux hommes forts se présentent toujours en redresseurs de torts. Torts qu’ils ont contribué à faire du reste! Les dignitaires de l’ancien régime sont accusés de malversations, voire de crimes économiques. Bien évidemment, les accusations de corruption et autres actes de prévarication ont d’autant plus d’écho que la grande majorité de la population vit au seuil de la pauvreté. L’objectif visé par les nouveaux dirigeants est d’asseoir leur légitimité et leur autorité en laissant planer l’épée de Damoclès sur la tête de leurs victimes qu’ils entendent neutraliser.

La Côte d’Ivoire n’échappe pas à ce schéma. Hélas! En 1999, le Général Robert Guéi renverse le Président Bédié et le contraint à l’exil en France avant de déclencher une série de procédures judiciaires à son encontre, notamment pour crimes économiques. En avril 2011, après le renversement du Président Laurent Gbagbo par Alassane Ouattara, avec l’appui déterminant de la France, le nouveau pouvoir a lancé des poursuites judiciaires systématiques contre tous les membres du gouvernement déchu pour crimes économiques et de sang. Le président du FPI et plusieurs de ses camarades sont également poursuivis sous le même chef d’accusation.

La coalition RHDP au pouvoir a-t-elle les moyens d’aller jusqu’au bout de cette action, somme toute salutaire pour la moralisation de la vie publique? A-t-elle jeté un regard dans sa gestion quarantenaire qui a entrainé la faillite de la Côte d’Ivoire? A l’évidence, les dirigeants actuels ont un passif tellement lourd qu’ils apparaissent les moins bien placés pour mener une opération mains propres aux desseins politiques inavoués. Il suffit tout simplement de faire un bref rappel des principaux actes de prévarication qui émaillent leur parcours pour conclure au caractère folklorique de cette opération.

Sous Houphouët-Boigny

Commençons par la fameuse expression «grilleurs d’arachides» qui est rentrée dans le jargon ivoirien depuis les premiers scandales financiers de l’ère Houphouët-Boigny. Le boum économique ivoirien s’est accompagné  de détournements massifs de deniers publics au profit des dignitaires du PDCI-RDA. Le silence du Président Houphouët devant l’enrichissement rapide et illicite de ses compagnons de lutte et des cadres promus devenait insupportable. En réaction à la grogne qui enflait, le père de la nation n’a eu d’autres mots que de justifier ces actes ignobles. De façon imagée, Houphouët lancera à la face des Ivoiriens, en substance « qu’on ne regarde pas dans la bouche de celui qui grille des arachides, il arrive qu’il mange quelques grains», cela ne devrait offusquer personne.

En 1977, c’est l’affaire de la surfacturation des complexes sucriers qui révèle l’ampleur du délitement moral du régime. La construction de six unités sucrières, devant assurer une production annuelle de 300.000 tonnes de sucre à la Côte d'Ivoire, va se transformer en cauchemar. Et pour cause, Monsieur Konan Bédié en charge de l’économie et des finances avait multiplié par deux le coût de chaque unité. Plus de 250 milliards de francs CFA avaient été engloutis dans l’opération. En définitive la production de ces complexes n’a guère dépassé les 150.000 tonnes, loin en deçà des prévisions. Pis, le prix de revient du sucre produit en Côte d’Ivoire est trois fois plus élevé que le prix sur le marché international. Absurdité économique! En conséquence, les complexes furent partiellement démantelés dans les années 1980, avant d'être cédé au privé en 1997, pour moins de 30 milliards de francs CFA. Comme sanction de cette bourde, une loi anti-corruption a été adoptée le 23 juin 1977 et les ministres concernés ont été chassés du gouvernement le 20 juillet de la même année, avec ce commentaire du Président Houphouët: «Je n’ai que faire des malhonnêtes, furent-ils compétents». Aucune action judiciaire ne sera engagée et les sommes détournées ne seront pas remboursées.

En 1983, c’est le scandale financier de la LOGEMAD qui secoue le régime du PDCI. L’affaire révèlera que cet organisme d’État chargé de reverser les loyers aux propriétaires des logements occupés par des fonctionnaires profite essentiellement aux responsables politiques. Leurs techniques consistent à fixer les prix des baux administratifs alors qu’ils sont propriétaires des logements baillés à l’État. Le préjudice subit par l’État s’élève à des centaines de millions de francs qui ne seront jamais restitués.

La mauvaise gestion des sociétés d’Etat qui avaient poussé comme des champignons avec pour corollaire  des salaires colossaux, des détournements de deniers publics n’ont pas ému outre mesure les pseudo fondateurs de la Côte d’Ivoire moderne.

Sous le parti unique du PDCI-RDA, les prêts consentis par les banques de développement à certains dignitaires de l’ancien régime et restés impayés ont été convertis en dettes d’État. Il en est de même de certaines dettes avalisées par l’Etat et transformées elles aussi en dettes publiques. C’était l’époque des «prêts bancaires politiques». Cette situation a fait culminer le stock de la dette extérieure de la Côte d’Ivoire à 11 367 milliards de francs CFA en 1996.

En 1992, la construction d’une usine de broyage du cacao à QINYUAN en Chine dans la province du GUANGDONG, a englouti plus de 10 milliards de francs CFA. Il se susurre que le partenaire technique français en charge de l’achat des équipements techniques n’avait livré que les équipements de moulage. Il vend à son profit les équipements de broyage constituant le cœur du projet et disparaît. Résultat, l’usine ne peut fonctionner et l’État ne peut retirer ses billes. Faisons le parallèle avec le projet Fulton aux Etats-Unis sous Gbagbo!

Que dire de la Caistab créée dès les premières années de l'indépendance pour protéger, grâce à un mécanisme de garantie, les planteurs de café et de cacao, des variations des cours internationaux de ces deux produits? Sa gestion opaque qui relevait de la seule responsabilité de son Directeur et du Président Houphouët avait amené les institutions financières internationales à exiger sa dissolution qui interviendra en janvier 1999. Les comptes financiers produits à cette occasion montreront l’ampleur des dégâts causés à l’économie nationale par cette structure. Les experts de la Banque Mondiale et du FMI évaluent à près de 80 milliards de FCFA, l'écart entre les recettes déclarées et les recettes réelles. Quand à l’audit commercial et financier, il révèle de nombreuses irrégularités dans les opérations de la CAISTAB. On note notamment un bénéfice de 23,5 milliards au lieu du déficit de 3 milliards déclaré.

A la fin des années 80, alors que la Côte d’Ivoire ployait sous le poids d’une dette colossale, les institutions financières internationales imposèrent au Président Houphouët esseulé, un bien curieux économiste. Son rôle officiel était d’aider à redresser l’économie qui prenait de l’eau de toutes parts. Les trois années passées par Monsieur Alassane Ouattara à la primature ont été désastreuses. L’économiste venu du FMI a procédé à la vente des actifs de l’Etats dans des conditions d’opacité qui ont heurté le parlement ivoirien de l’époque. Sous la primature de Ouattara, les délits d’initiés étaient devenus monnaie courante, poussant la presse à exprimer l’exacerbation de la population dans la formule «Alassane vend et rachète». Non content de racheter au franc symbolique les entreprises publiques, le Premier ministre avait importé 19 tonnes d’effets personnels d’Europe en s’exonérant de toutes taxes douanières, avant de racheter une villa privée à 300 millions de francs CFA.

Ainsi donc, pendant quarante années, les détournements de deniers publics et l’enrichissement illicite des dignitaires du parti au pouvoir étaient érigés en mode de gestion. Le chef ayant décidé qu’il devait en être ainsi, ses compagnons de lutte et ses collaborateurs ne se privaient. Les produits de ces détournements ont été investis pour partie dans des secteurs productifs de l’économie nationale à titre privé et pour partie déposés dans des paradis fiscaux. Houphouët-Boigny le confirme lui-même en disant : «Quel est l’homme sérieux dans le monde qui ne place pas une partie de ses biens en Suisse?» Sans commentaire!

Sous Konan Bédié

Le dauphin constitutionnel du Président Houphouët-Boigny, dont les mauvaises langues disent qu’il a fêté ses sept premiers milliards dans les années 70, fera montre d’un affairisme digne des mafieux. S’il perpétue le système des quotas d’importation et d’exportation des biens de consommation courante, il ne se gène pas de privilégier les membres de sa famille et ses amis. Les travaux pharaoniques de Pépressou (Daoukro), son village natale, et de Kokorandoumi, village de son épouse, se feront sur fonds publics sans aucun droit de regard du contribuable ivoirien.

Le régime de Monsieur Bédié poussera sa boulimie jusqu’à plonger la tête dans la besace des bailleurs de fonds internationaux. En effet, l'Union Européenne avait découvert, à la suite d'un audit effectué en 1997, qu'une partie des fonds d'appui à l'ajustement structurel qu'elle avait versés à la Côte d'Ivoire, notamment dans le domaine de la santé, avait été détournée. Le préjudice qui s’élevait à 18 milliards de francs CFA représentait environ 38% des fonds alloués. Sous la pression du bailleur de fonds, l’État s’est engagé à rembourser ces montants sans tirer toutes les conséquences judiciaires de cette sale affaire. Le ministre Kacou Guikahué a été certes limogé, mais le régime avait fini par faire le deuil de ce scandale. Seuls quelques fonctionnaires avaient été emprisonnés et vite relâchés.

Après le coup d’état de Robert Guéi en 1999, l'on se rappelle que deux des nombreux candidats se réclamant du PDCI-RDA à l'occasion de l'élection présidentielle d'octobre 2000, (Émile Constant Bombet et Lamine Fadika) avaient été recalés par la cour suprême pour défaut de probité. Autant dire que cette qualité est une denrée rare chez les houphouétistes.

L’affaire Roger Nasra a été l’autre scandale qui a remué la sphère financière ivoirienne. Par un système de fausses déclarations de TVA, l’homme d’affaires ivoiro-libanais avait réussi à soutirer plus un milliard de francs CFA au trésor public ivoirien. Au cours de son procès en appel comme en première instance, Monsieur Nasra avait mis en cause indirectement le président ivoirien Henri Konan Bédié. «Le directeur du Trésor M. Bouadou m’avait dit que l’argent détourné servirait à la campagne politique de M. Bédié, j’ai accepté de servir d’intermédiaire pour ces détournements, dans l’espoir d’obtenir ultérieurement des contrats avec la Côte d’Ivoire». Qui dit mieux ?

Sous Alassane Ouattara

Après son passage à la primature (1990-1993), Ouattara s’est signalé en 2002 avec cette rébellion qui continue d’endeuiller la Côte d’Ivoire. Le braquage de l’agence de la BCEAO d’Abidjan par un certain Sia Popo a finalement été le début d’actions d’envergure destinées à faire main basse sur les richesses du pays.

Le groupe Armajaro dirigé par le beau fils de Ouattara met à la disposition de la rébellion en préparation en 2002 un financement de 30 milliards de francs CFA en vue de la déstabilisation du pays. Bien entendu, le généreux bailleur de fonds, rompu aux techniques spéculatives sur les matières premières, a fait d’une pierre deux coups. Il entendait d’une part déstabiliser le régime de Gbagbo à défaut de le faire chuter au profit de Ouattara et d’autre part provoquer une flambée des prix du cacao sur le marché international qui redouterait une pénurie du produit dont la Côte d’Ivoire est le premier producteur. Après le 11 avril 2011, on peut dire sans se tromper que les deux objectifs ont été atteints. Le régime de Gbagbo a fini par chuter après huit années de résistance et l’entreprise criminelle des spéculateurs leur a rapporté quelques 500 milliards de francs CFA.

Le 24 septembre 2003, soit un an après le déclenchement de la rébellion, l’agence BCEAO de Bouaké, est attaquée et dévalisée. Les mystérieux braqueurs se sont évanouis dans la nature avec un joli pactole dont le montant exact ne sera jamais connu, les chiffres variant entre 50 et 300 milliards de francs CFA. La réussite de l’opération de Bouaké va encourager les rebelles à poursuivre leur entreprise de braquage des deux autres agences situées à Korhogo et à Man. En outre, dans la foulée, la Caisse Autonome d'Amortissement (devenue BNI), la Trésorerie régionale de Bouaké, ainsi que l’agence BIAO de Ferkessédougou ont été attaquées.  Le butin a servi pour partie à payer les combattants et les fournisseurs d’armes et pour partie à alimenter des comptes bancaires dans des pays de la sous région ainsi que des paradis fiscaux. Au vu et au su de la communauté internationale dont l’ONU!

Les poulains de Monsieur Alassane Dramane Ouattara ne s’arrêteront pas en si bon chemin. Appliquant les consignes de leurs commanditaires, les rebelles ivoiriens vont mettre en place de façon méthodique une économie de guerre en exploitant les ressources naturelles (cacao, coton, bois, noix de cajou, or et diamant) du territoire placé sous leur contrôle. Ils réussiront l’exploit de rendre le Burkina Faso exportateur de cacao pour la première fois dans l’histoire de ce pays sahélien enclavé. Ils percevront, en outre, des taxes sur le trafic routier et sur les services publics comme l’électricité que le gouvernement fournit pourtant gratuitement à la population. Ces activités leur rapportent environ 60 milliards de francs CFA par an selon les estimations du ministère de l’Economie et des Finances. A ces chiffres, il convient d’ajouter les activités personnelles des chefs de guerre, rapportant plusieurs milliards de francs CFA par an.

Ces pillages inédits dans l’histoire post coloniale de la Côte d’Ivoire est entouré d’un silence assourdissant et immoral. Que dit le justicier et censeur Ouattara de cette situation à laquelle il n’est pas étranger?

Notons que si le nouvel homme fort d’Abidjan est devenu aphasique sur les crimes économiques de son organisation mafieuse, il n’entend pas abandonner son jeu favori: le pillage des ressources nationales au travers d’une gestion scabreuse et opaque des deniers publics. Comme lui même et sa famille, la plupart des collaborateurs de l’homme qui a été installé par la communauté internationale sont plus préoccupés par la bonne santé économique de leurs propres business que par l’intérêt national. Dans ces conditions, l’on se demande si la signature, par les membres du gouvernement, de la charte d’éthique le 9 août 2011, n’était pas destinée à détourner les Ivoiriens des vrais défis de l’heure!

En moins de deux ans d’exercice du pouvoir, Dramane Ouattara est en passe de décrocher la palme de la mauvaise gouvernance. L’affairisme des dignitaires du régime Ouattara n’a d’égal que son avidité, avec un mélange de genres à couper le souffle. Avec Ouattara, on peut être Président, Ministre et chef d’entreprises privées. Quelques exemples suffisent à éclairer les Ivoiriens sur la nature réelle du régime d’Abidjan.

Selon la «Lettre du Continent», le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Energie, Adama Toungara a séjourné à l’hôtel Pullman dans une suite de plusieurs pièces, 16 mois durant, au frais du trésor public avec une ardoise d'un milliards quatre cents quarante millions (1 440 000) francs, soit 90 millions de francs par mois. Bien qu’étant le premier responsable des hydrocarbures de la Côte d’Ivoire, Monsieur Tounkara continue de diriger deux sociétés privées dans le même secteur: Minepetro Ltd basée dans l’Etat du Delaware (Etats-Unis) et Ipetro installée en Côte d’Ivoire.

Madame Kandia Kamara,  ministre de l’éducation, qui a maille à partir avec la langue de Molière, a institué un système d’inscription en ligne juste pour extorquer des fonds aux pauvres parents d’élèves. Sans appel d’offres, la ministre a attribué le marché à la société CELPAID contrôlée par son collègue Mamadou Sanogo, ministre de la Construction et propriétaire de grandes écoles à Abidjan (Hetec et Agitel Formation). L’un et l’autre sont maintenus à leurs postes, sans gêne!

Monsieur Adama Bictogo, ex-ministre de l’Intégration, contrôle ISD Holding, la filiale ivoirienne de la société belge Zetes qui possède le marché des passeports biométriques en Côte d’Ivoire.  Il a réussi par ailleurs à détourner une partie des sommes payées par Trafigura au titre du dédommagement des victimes des déchets toxiques déversés à divers endroits de la capitale économique, en 2005. S’il a été démis de son poste de ministre, il n’a nullement été inquiété par la justice.

Comme si les ministres de Ouattara s’étaient passé le mot, ils rivalisent d’ingéniosité pour s’enrichir de façon illicite. C’est ainsi que dans le courant de l’année 2011, la ministre de la Salubrité, Anne Ouletto, a réussi à attribuer un marché de 60 milliards à Satarem, une société française en faillite. La levée de bouclier sur ce grossier scandale a contraint le ministère de l’économie et des finances à annuler ce marché de gré à gré. Aucune autre sanction n’a été prise à l’encontre des auteurs qui continuent de narguer les Ivoiriens.

La réhabilitation des universités a été une autre occasion pour le régime de montrer son aversion pour la transparence dans la gestion des affaires publiques. C’est donc sans surprise que les travaux ont été surfacturés dans le cadre d’un marché de gré à gré, de plus de 110 milliards de francs CFA, attribué à une entreprise non spécialisée dans le BTP. Plus le temps passe plus la supercherie se découvre avec des campus universitaires non fonctionnels. Le détournement des deniers publics n’a donné lieu qu’au limogeage du Directeur des Affaires Financières du Ministère de l’Enseignement Supérieur.

Dans le courant du mois de novembre 2012, le périodique satirique «L’Eléphant déchainé» a révélé avec force détail l’enrichissement fulgurant de Diby Koffi Charles, Ministre de l’Economie et des Finances. Non seulement l’intéressé n’a pas démenti les allégations graves du journal, mais le Chef de l’État non plus n’a eu d’autres gestes que de le déplacer au poste de ministre des affaires étrangères. Les services du Trésor public ont institué un prélèvement illégal de 20 à 30% sur les factures des fournisseurs de l’Etat. Une vielle pratique déjà décriée sous les régimes précédents avec des taux moindre (5 à 10%).

Tels sont les principaux actes de mal gouvernance révélés en dix huit mois de gestion du pouvoir. Si le Chef de l’Etat ne semble pas gêné par ces nombreux scandales et conflits d’intérêts, c’est parce que ces pratiques constituent l’essence même de son pouvoir. Dans ces conditions il est disqualifié pour mener une quelconque opération mains propres contre les dignitaires du régime déchu. Il devrait s’inspirer de l’exemple de Laurent Gbagbo en la matière. Non seulement Gbagbo n’a pas jeté la pierre à ses prédécesseurs, mais il n’a pas hésité à saisir la justice même lorsque des soupçons de malversations ont pesé sur ses proches. «Avant de prétendre enlever la paille de l’œil d’autrui, il faut d’abord enlever la poutre qui crève tes propres yeux», conseille la Parole de Dieu. Simple leçon d’humilité pour un régime qui traine autant de casseroles!

 

John K. Silué

Financier, NY

mercredi, 19 décembre 2012

AFFAIRE FIRMIN MAHE: «PERMIS DE TUER» POUR L'ARMEE FRANÇAISE EN AFRIQUE

 

 

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Voici le communiqué que nous publions aujourd'hui sur le verdict de l'affaire Firmin Mahé et la décision du parquet de ne pas faire appel. Association Survie.


L’association Survie s’indigne de la décision du ministère public de ne pas faire appel du verdict rendu dans le procès de l’affaire du meurtre de Firmin Mahé. Les peines avec sursis prononcées contre les militaire français jugés coupables de ce crime de guerre commis en Côte d’Ivoire sont en effet insignifiantes. Mais surtout, les responsabilités au sommet, tant militaires que politiques, ont été honteusement escamotées. Signe que les interventions de l’armée française en Afrique demeurent au-dessus de tout contrôle.

Le 13 mai 2005 en Côte d’Ivoire, des soldats de l’opération française Licorne étouffaient un Ivoirien au moyen d’un sac poubelle. Firmin Mahé était le chef présumé d’une bande armée, accusée de crimes dans la zone de confiance qui séparait le sud du pays, contrôlé par le gouvernement, et le nord, occupé par la rébellion. Suite aux accords de Linas-Marcoussis et aux résolutions de l’ONU, les casques bleus, fortement épaulés par les militaires français, y étaient en charge de la sécurité.

C’est dans cette zone "de confiance" en fait zone de non-droit, où a explosé la criminalité [1] que nos militaires se sont affranchis des règles. Emploi d’indics ivoiriens sous uniforme français [2] ! Passages à tabac et traitements dégradants [3] !, Exhortation du colonel Burgaud pour « buter » un criminel pour l’exemple [4] ! Et donc exécution extra-judiciaire pour Firmin Mahé. Rappelons aussi que, dans la même région, des soldats de Licorne avaient braqué une banque [5] !

Vendredi 7 décembre 2012, la Cour d’assises a déclaré coupables trois des quatre militaires jugés dans cette affaire. Après deux semaines d’audiences, ces militaires ont été adroitement décrits comme les véritables victimes de cette affaire – victimes d’un mandat onusien irréaliste, victimes de casques bleus incompétents, victimes d’ordres illégaux, victimes d’une institution qui dresse des hommes à abandonner tout jugement – ces auteurs d’un crime de guerre caractérisé ont été condamnés à seulement un an à cinq ans de prison avec sursis. Dès le mardi 11 décembre, le Parquet a déclaré qu’il ne ferait pas appel de cette décision, avalisant ainsi une forme de "permis de tuer" pour les militaires français en Afrique : vous avez le droit à un assassinat, mais pas à deux. Si le jugement prononcé était juste, ce même jugement devrait en effet être prononcé de nouveau à l’avenir contre tout autre militaire qui, face à une situation complexe, se rendrait coupable d’exécution extra-judiciaire sur un prisonnier criminel. Le jugement actuel crée ainsi une jurisprudence dangereuse.

Par ailleurs, de bout en bout, la gestion de la crise ivoirienne est française. Les résolutions de l’ONU, qui donnent mandat à la force Licorne, ont toutes été écrites par la délégation française. Les accords de Linas-Marcoussis, qui ont instauré la zone de confiance et sur lesquels s’appuyait l’ONU, ont été imposés depuis Paris. Les missions sous casques bleus sont pilotées depuis New-York par les diplomates, immuablement français, qui dirigent le département des opérations de maintien de la paix.

On sait d’ailleurs que les méthodes expéditives de l’armée française en Afrique, particulièrement en Côte d’Ivoire, ne s’arrêtent pas à l’affaire Mahé. En d’autres circonstances, un chasseur alpin dira « des affaires Firmin Mahé, mettant en cause des officiers supérieurs, j’en ai vu plusieurs pendant que j’étais en Côte-d’Ivoire. » [6]

Si, au contraire d’affaires similaires, l’élimination de Firmin Mahé a eu des conséquences judiciaires, c’est très probablement à cause de l’épisode dramatique qui l’a précédé en novembre 2004 et qui oppose deux acteurs majeurs de l’époque : la ministre de la Défense Alliot-Marie et le commandant de la Force Licorne à l’époque, le général Henri Poncet. Il s’agit du bombardement de Bouaké, dans lequel neuf soldats français ont été tués et qui a précédé de sanglantes représailles de l’armée française sur les civils Ivoiriens. Après la plainte des familles des soldats français victimes de ce bombardement, les partitions jouées par le général Poncet et par Michèle Alliot-Marie ne s’accordent guère. Devant la juge du Tribunal aux Armées de Paris, le général évoque une « bavure manipulée » [7] destinée à justifier le renversement du président Gbagbo. Pour le contrer, l’ex-ministre exploite médiatiquement l’affaire Mahé. Tandis qu’en 2010, à l’issue de l’instruction, le Tribunal aux Armées de Paris renvoie aux assises les quatres militaires qui viennent d’être jugés, leur responsable hiérachique, le général Poncet, bénéficie d’un non-lieu. Les audiences du procès ont pourtant révélé l’existence de rapports internes à l’armée sur ce général au « style de commandement très violent, très pousse-au-crime » [8], qui aurait ordonné à l’un de ses colonels, après le bombardement de Bouaké, « je veux des morts ivoiriens » [9].

Exonération de la haute hiérarchie militaire de ses responsabilités, refus du ministère public de faire appel des peines de sursis prononcées : le précédent créé par cette première affaire en cour d’assises concernant des militaires coupables d’homicide est désastreux. L’association Survie s’indigne d’une telle indulgence pour les exécutants et leur chef, qui n’a pas été inquiété. Cela revient à blanchir officiellement les comportements criminels de l’armée française en Afrique.

[1] Lire « Les gens sont abandonnés à leur sort ». Témoignages recueillis en Côte d’Ivoire : 2003-2006, Médecins sans Frontières Belgique, 2007. Ce rapport n’est plus disponible sur internet mais peut être consulté sur le site de Survie. Parmi les témoignages recueillis, un membre du personnel médical de la ville de Man déclarait en août 2005 : « les victimes de violences, qui se font soigner ici, viennent pour la plupart de l’intérieur de la zone de confiance. Le danger y est omniprésent. Les habitants y sont abandonnés à leur sort. Ils ne peuvent compter sur personne pour assurer leur sécurité. Lorsqu’un vol est commis d’un côté ou de l’autre de la zone de confiance, on appelle la police et c’est fini. Mais qui garantit la sécurité dans cette zone ? Tout le monde peut y faire ce qu’il veut sans risque d’être inquiété car les crimes restent impunis. »

[2] Guy Raugel : « J’avais monté un réseau d’indics qui ne se connaissaient pas pour pouvoir recouper les informations. Ponctuellement, je mettais dans mes patrouilles un indic déguisé en militaire français. » Le Dauphiné Libéré, 27 novembre 2012. Guy Raugel a répété ses propos devant la cour d’assises.

[3] Lire L’armée parmi les accusés au procès des mosquées brûlées, Libération, 07/12/2006. Au sujet d’un ancien caporal chasseur alpin condamné au procès des mosquées brûlées d’Annecy : « À plusieurs reprises, il a participé à la force d’interposition entre rebelles et partisans du président Laurent Gbagbo en Côte-d’Ivoire. Il évoque l’affaire Firmin Mahé, ce jeune Ivoirien tué par des soldats français, et dit : « des affaires Firmin Mahé, mettant en cause des officiers supérieurs, j’en ai vu plusieurs pendant que j’étais en Côte-d’Ivoire. » Il raconte que lorsqu’ils attrapaient un rebelle, ils « le ligotaient et le sergent lui mettait un coup dans la gueule, puis c’était chacun son tour, et on le faisait sinon on était traités de pédés ». David Métaxas, avocat de la Licra, lui demande alors combien de fois c’est arrivé. Il soupire, ne sait pas, suggère qu’il a vu pire mais ne peut pas le dire. Puis rapporte cette anecdote : pour l’un de ses anniversaires, un lieutenant lui aurait dit : « joyeux anniversaire caporal. Comme cadeau, je t’offre trente Noirs pour construire un bunker. » La cour ne comprend pas, lui demande d’être plus clair. Il explique alors qu’il s’agissait d’un jeu fréquent. Des « esclaves » à qui l’on faisait construire des « postes de combat avancés » dont l’armée n’avait pas besoin. »

[4] Le colonel Burgaud a dit à ses hommes : « Il faut en buter un. Tant qu’on n’en aura pas tué un, le problème ne sera pas réglé. » À la barre, il a expliqué qu’il s’agissait en fait de « faire un flagrant délit ».

[5] C’est l’affaire de la BCEAO : 12 soldats de la force Licorne ont été condamné à de la prison ferme pour avoir pillé la banque qu’ils étaient censés garder.

[6] Cf. supra, L’armée parmi les accusés au procès des mosquées brûlées, Libération, 07/12/2006.

[7] Lire Le bombardement de Bouaké, une « bavure manipulée » ? Mediapart, 06/11/2011.

[8] Témoignage du général de Malaussène devant la cour d’assises, le 4 décembre 2012.

[9] Le colonel dont il s’agit, Luc de Revel, est aujourd’hui sous-directeur de l’Afrique subsaharienne pour la coopération militaire au Ministère des affaires étrangères. Son témoignage, qui figure dans le dossier Mahé (Mediapart, 06/11/2011), a été rappelé devant la cour d’assises par le général de Malaussène.

LA TUERIE DU CONNECTICUT SERAIT-ELLE UN COUP MONTE?

 

ECOLE DE SANDY HOOK A NEWTOWN - CONNECTICUT.jpg


C'est ce qu'il est permis de se demander au vu de l'écart considérable entre la version officielle, et les faits rapportés par certains observateurs. Beaucoup de questions viennent à l'esprit, et il est peu probable qu'on ait des réponses convaincantes de la part des autorités. 

Version officielle 

Elle est disponible dans l'ensemble des médias alignés. 

Vendredi 14 décembre, vers 9h30, un tueur fou débarque avec trois armes dans une école lambda, à Newtown dans le Connecticut, et tire sur tout ce qui bouge. 20 enfants sont morts, ainsi que sept adultes dont la mère du tueur assassinée dans la maison familiale, et le tueur lui-même. Au total, 29 morts. 

Parmi les six adultes, la directrice, Dawn Hochsprung, et la psychologue de l'école de Sandy Hook. Chaque corps a pris entre 3 et 11 balles. 

Le tueur est désigné quelques heures après comme étant Adam LANZA, 20 ans, habitant de Newtown. Un «jeune homme timide», nous dit-on, qui s'habillait tout en noir. Son frère Ryan, qui ne lui parlait plus depuis 3 ans quand il a déménagé avec sa mère dans le Connecticut, le dit «autiste». D'ailleurs, sa mère avait tout fait pour qu'il n'aille plus à l'école, alors que c'était un très bon étudiant... 

Les parents d'Adam ont divorcé quelques années plus tôt, et officiellement la mère d'Adam n'avait plus à travailler, grâce à une confortable pension alimentaire. 

Il a commencé par tuer sa mère Nancy, probablement dans son sommeil, puis a pris sa voiture, est allé massacrer 26 autres personnes, avant de se suicider. 

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Questions: 

Pourquoi le frère d'Adam, Ryan LANZA, a-t-il été arrêté immédiatement après le drame, avant même qu'on n'ait identifié le tueur? 

Et pourquoi a-t-on d'abord parlé de Ryan Lanza comme étant le tueur? (même si l'article d'ABC News a été promptement retiré) 

Et pourquoi a-t-il été arrêté sur le lieu de la tuerie alors qu'il vivait dans le New Jersey et qu'il était censé ne plus parler à son frère? 

Pourquoi a-t-on dit que la directrice de l'école avait ouvert l'établissement au tueur, en déverrouillant le système de sécurité? 

Que penser du fait que la mère d'Adam Lanza, Nancy, soit une «survivaliste» qui était en train de se préparer au chaos économique? Logiquement, elle était obsédée par les armes et appris à son fils à tirer. 

Comment a fait Dawn Hochsprung pour trouver le temps d'appeler le magazine The Bee et signaler qu'un homme masqué était entré dans l'école avec un fusil et commençait à tirer? Et pourquoi a-t-elle appelé ce média avant d'allumer l'alarme? 

Pourquoi n'y a-t-il aucun témoin vivant qui atteste que le tueur était bien Adam Lanza? 

Qui a déposé les armes qui ont servi à tuer certaines victimes dans la voiture de Lanza, où elles ont été retrouvées (comme un fusil, par exemple)? 

Qu'en est-il des affirmations selon lesquelles Nancy Lanza était analyste à la CIA, travaillant pour la Defense Research Projects Agency (DARPA) et pour le Department of Homeland Security? Or, la DARPA travaille spécifiquement sur des jeux vidéos de simulation destinés au contrôle mental et à mener des opérations psychologiques... Elle enverrait aussi des messages subliminaux via Facebook... 

Pourquoi Nancy Lanza a-t-elle critiqué son fils peu avant le massacre, disant qu'elle l'avait «perdu», qu'il «empirait»? 

Pourquoi le réseau téléphonique ne marchait-il pas dans l'école ce jour-là? 

Pourquoi a-t-on parlé de deux tireurs au tout début? C'est en tout cas ce qui a été dit par les premiers témoins, et répété par la police dans les premières heures. 

Pourquoi Adam Lanza portait un masque si c'était pour finir par se suicider d'une balle en pleine tête? 

Affaire à suivre.

 

Donde Vamos, lundi 17 décembre 2012.

 

Commentaire: découvrez l'analyse de Joe Quinn dans ce nouveau focus: Massacre de Newtown: deux tireurs? Regardez la tuerie d'Aurora

 

Source: SOTT.NET

COTE D'IVOIRE - EDUCATION: KANDIA EST UN DANGER!

 

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Dans sa parution du samedi 14 décembre, le quotidien Soir Info révélait ceci :

«Excédée par les grèves intempestives, jugées inopportunes, Kandia menace de fermer l’école pour un an».

C’est ainsi que l’on pourrait résumer la rencontre qu’a eu, hier, la ministre de l’éducation nationale et de l’enseignement technique avec les associations et mouvements des parents d’élèves, le forum des confessions religieuses, les chefs coutumiers. Il était question pour le premier responsable de l’école ivoirienne de mettre en mission ces partenaires sociaux pour faire entendre raison aux syndicats. 

«Cela y va de la responsabilité de chaque acteur, parents d’élèves. Echanger avec vous, nos partenaires sociaux, et vous informer de la réalité de la situation qui prévaut dans nos écoles et vous amener à prendre la pleine mesure de la situation concernant l’éducation de vos enfants. Nous souhaitons que les parents d’élèves, les responsables religieux, les chefs coutumiers que vous êtes… s’engagent dans la gestion de l’école et le règlement de cette crise».

Mais avant, elle est revenue sur l’ensemble des efforts faits par l’Etat à l'égard des enseignants, dans le souci de sauver l’école et mettre fin aux arrêts de travail à l’école qui, selon elle, «sont à la base du niveau bas de nos résultats scolaires». Ce qu’il faut savoir, c’est ce que l’Etat a proposé de payer 42.600.000.000 (42 milliards 600 millions) pour l’ensemble des fonctionnaires, d’ici 2013. Chose que réfutent les syndicats. Au dire du ministre de l’éducation nationale, «ils exigent qu’on paye les indemnités mais aussi qu’on paye les arriérés de 2007 à aujourd’hui qui s’élèvent à 207 milliards, ici et maintenant, plutôt que les 42 milliards 600 millions que nous leur proposons pour faire face à ces engagements. Ils lancent une grève illimitée à partir du 14 janvier. Si la situation continue ainsi, nous serons obligés de demander au président de la République de fermer l’école sur un an. Ainsi, ils seront sans salaire et cet argent va servir à la réhabilitation de l’école sérieusement marquée par la crise. Nous leur demandons d’être patients parce que nous venons de loin». L’Etat étant une continuité, a-t-elle précisé, «nous avons décidé d’honorer les engagements pris par l’ancien régime».

Ces propos de la Ministre Kandia Camara ne surprennent pas. Pourtant, ils appellent une réaction de chacun des ivoiriens en ce que l’école est un élément transversale qui touche directement ou forcément indirectement chacun de nous. Qui n’a en effet pas un enfant, un neveu, qui soit un élève ou encore enseignant ou assimilé?

En effet, un adage malinké dit ceci: «Manifester la volonté d’habiller un éléphant est une volonté louable, le réussir est une action encore plus méritoire». Que la ministre qui a en charge deux ministères mobilisant plus de la moitié des fonctionnaires ne comprenne pas l’importance de sa charge et veuille se mettre à dos 80.000 personnes en suspendant leurs salaires sur un an et en fermant leur lieu de travail sur la même période, est une hérésie. Kandia Camara semble oublier qu’une bonne partie des enseignants dont de nombreuses années de service ont été marquées par le raccrochage et qui continuent d’en payer les conséquences, en veulent terriblement au Président Ouattara. Si une partie de ceux-là ont accepté d’oublier, un grand nombre ne peuvent passer cet état de fait en pertes et profits et attendent des gestes forts de Ouattara. Certains attendent des réparations pour le préjudice subi depuis. Et il est clair qu’une suspension de solde et une fermeture des établissements est loin d’être ce geste attendu. Et pourtant, les revendications exprimées par les enseignants à travers l’ISEF (intersyndicale du secteur éducation formation) sont claires. Ceux-là demandent l’application d’accords dûment signés par l’Etat de Côte d’Ivoire. Kandia ne sait pas la valeur de l’école. En affirmant ce qu’elle a dit, Ouattara sait désormais qui est son ennemi dans ce gouvernement.

D’ailleurs cette sortie malheureuse de Kandia ne surprend personne. Chacun savait que Kandia aurait une réaction inopportune dès la première crise à l’école. Qu’attendre de quelqu’un qui n’est entouré que de "has been" qui ont encouragé les ministres Amani Michel et Bleu Lainé à prendre des décisions iniques qui n’ont eu de résultats que de contribuer à assombrir davantage l’environnement de l’école?

On le voit, Kandia n’a pas de repère, elle n’a pas de solution pour l’école. Tout ce qui lui importe, c’est de paraître et le seul titre de ministre lui semble suffisant pour exposer sa morgue et son arrogance, elle qui dit être du milieu de l’enseignement.

OUATTARA DOIT S’EN MEFIER

Sous le Président Gbagbo, les syndicats en œuvre actuellement sont ceux qui ont fait des grèves parfois rudes et pourtant certains leaders de ces organisations n’ont jamais caché leur proximité avec le FPI. Que Kandia qui a vainement essayé la manipulation et la diabolisation, en utilisant le RER (Rassemblement des Enseignants Républicains) pour faire passer les grévistes pour des putschistes, apprenne que rien ne peut estomper la marche vers un mieux-être des citoyens. Il est vrai que le Président Ouattara est au travail. Mais la lutte contre la pauvreté qu’il prône, et qui a justement été récemment rappelée par Kandia lors du lancement du fonds d’aide aux femmes, ne saurait se faire sur la dépouille d’une partie des citoyens. Si Alassane Ouattara suit Kandia dans ces errements, il ne pourra réaliser son projet pour les Ivoiriens. Qu’il se débarrasse de cette ministre qui pense qu’il faut discuter avec tout le monde sauf avec les acteurs de la grève qui sont pourtant bien connus.


D.F.S.

Source: CONNECTION IVOIRIENNE

ABIDJAN, VILLE LUMIERE POUR CERTAINS, VILLE POUBELLE POUR D'AUTRES

 

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Ça y est, c'est parti pour la deuxième édition d'"Abidjan ville lumière", officiellement lancée ce samedi soir par les autorités de la capitale économique et principale ville du pays.

En effet, les décorations installées pour la plupart au niveau du quartier central du plateau, de ses abords et sur quelques autres axes de grande fréquentation routière abidjanaise, se sont l'espace de quelques heures illuminées pour la grande joie de certains badauds profitant de l'occasion pour en faire une sortie pas cher et rompre ainsi avec l'ennui habituel des fins de semaine de la capitale.

En effet, si Abidjan ne compte (pas, plus?) de cinéma, de musée, de quartiers piétons modernes et animés, d'espace publics de promenade à l'image des villes modernes du vingt et unième siècle, elle brille au moins par sa capacité et son potentiel de dépenses (près de 5 milliards de Fcfa selon les indiscrétions, Ndlr) et ce pour des plaisirs visuels éphémères qui ont bien du mal à faire oublier sa saleté incommensurable, ses odeurs nauséabondes, son réseau routier obligeant aux 4X4, sa pollution et sa vétusté d'ensemble .

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C'est en tout cas le constat fait par KOACI.COM sur le terrain, ce samedi soir, auprès des ivoiriens abordés; les lumières font plaisir mais ne font pas oublier la réalité. "On vit dans une poubelle mais on tente de faire comme si de rien n'était, nous sommes tous responsables; cela dit, y a juste à voir la lagune et les ordures partout pour comprendre que c'est pas maintenant que ça va changer; en attendant, ils nous blaguent avec des lumières, on prend et on fait avec même si on imagine bien que cet évènement a donné la possibilité d'énormes détournements, on n’est pas dupe", livre Mamadou, un habitant de Treichville venu en famille, voire plus, pour admirer les faisceaux lumineux du Plateau.

"Bon, moi ça me plait, je fais avec; le reste, ça va aller petit à petit; on est en Côte d'Ivoire faut pas oublier, l'ivoirien est propre mais sa maison est sale, comme dit la chanson; dans mon quartier y a même pas de route ni d'égouts, donc en venant ici, ça nous change un peu", livre quant à elle, Solange, une fonctionnaire rencontrée à la hauteur de la place du marché en compagnie de son accompagnateur du soir.

"Je voulais être là pour le lancement; je remercie le district et la Lonaci pour cet évènement; c'est vrai que ce n'est que des lumières mais ça me plait", avoue quant à lui Souleymane, un garagiste venu d'Adjamé.

En conclusion, on dira qu'entre ville lumière et ville poubelle, en Côte d'Ivoire, il n'y a parfois qu'un pas.


Amy


SourceKOACI.COM

mardi, 18 décembre 2012

POURQUOI LES ETATS-UNIS RENFORCENT LEUR PRESENCE MILITAIRE EN AFRIQUE?

 

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Le service de presse d’Army Times vient de rapporter que les Etats-Unis s’apprêtent à envoyer plus de 3 000 soldats un peu partout, en Afrique, pour 2013. Pour le Major Général, David R. Hogg, « En ce qui concerne notre mission, c’est un territoire vierge ». Depuis quelques années, de plus en plus de soldats américains stationnent sur le continent africain et même, si le Général Hogg ne le dit pas, le but de la mission américaine est claire : verrouiller au plus vite le continent africain.

Pour les Américains, il y a urgence face à l’avancée commerciale de la Chine sur tout le continent. En fait, l’armée américaine effectue annuellement à peu près une douzaine d’opérations importantes en Afrique et pour ces opérations, des troupes et du matériel, y compris sophistiqué, sont réellement engagées. Pour les Etats-Unis, avoir un pied, militairement, dans tous les coins du continent, limiterait le risque que leurs intérêts ne soient pas protégés dans des régions où de réelles menaces existent en ce qui concerne l’accaparement de terres agricoles ou l’exploitation de minerais rares.

Le Mali dont on parle beaucoup, a été le site, récemment, d’un exercice militaire US du nom de « Atlas Accord 12 » qui a fourni aux militaires maliens une formation dans le domaine aérien. Quelques hauts-gradés maliens ont été formés ou ont suivis des stages à West Point.

Opérations US en Afrique en 2012

Pour illustrer cette ingérence américaine en Afrique, quoi de mieux que de dresser la liste des opérations américaines qui se sont déroulées, au cours de l’année 2012, en différents points du continent africain :

- « Cutlass Express », un exercice naval visant ce qu’on appelle la «piraterie» dans la région du Bassin de Somalie.

- « Africa Endeavor 2012 », basée au Cameroun, centrée sur la formation et la coordination en communications militaires. Tous les « renseignements » passant maintenant par le réseau américain Echelon. Nous avions d’ailleurs, déjà dit ici, qu’au Sahel, la France est obligée de passer par les services américains pour savoir ce qui s’y passe dans le « détail » !

- « Obangame Express 2012 », exercice naval pour assurer une présence dans le golfe de Guinée, région au cœur d’opérations pétrolières en Afrique occidentale.

- « Southern Accord 12 », basée au Botswana dont le but était d’établir des relations de travail entre les forces militaires d’Afrique australe et les Etats-Unis.

- « Western Accord 2012 », exercice militaire au Sénégal, impliquant tous les types d’opération, des exercices de tirs à la collecte d’informations et au combat de tireurs d’élite.

D’autres exercices de même nature aux noms tels que « African Lion », «Flintlock » et « Phoenix Express » ont aussi eu lieu. De plus, des unités de Gardes Nationaux US ont effectué des rotations dans des pays qui incluent entre autres, l’Afrique du sud, le Maroc, la Tunisie, le Nigéria, le Libéria et le Ghana. Des entreprises de sécurité privées américains se sont installées en Mauritanie et dans tout le Sahel.

Les communiqués de presse du US Africa Command (AFRICOM) suggèrent que ces opérations sont bénéfiques tant pour les Etats-Unis que pour l’Afrique. Leur message central est que les militaires US et Africains sont des partenaires dans la guerre contre le terrorisme et d’autres formes de soulèvement. Mais ce n’est pas en réalité du partenariat, c’est de la défense classique d’intérêts économiques et stratégiques.

25% des besoins américains en pétrole vers 2015 seront africains

Un rapport du Bureau de Recherche du Congrès sur les plans d’exploitation US a été publié par WikiLeaks. On y lit « en dépit des conflits dans le delta du Niger et d’autres régions productrices de pétrole, le potentiel pour des forages en profondeur dans le golfe de Guinée est élevé et les analystes estiment que l’Afrique pourra fournir près de 25% des besoins américains en pétrole vers 2015. »

Le document cite un officiel US du Département de la défense : « …la mission principale des forces US (en Afrique) est d’assurer que les champs pétrolifères du Nigéria …soient sûrs ». Au moins, le propos est-il clair. C’est pourquoi, les Etats-Unis seraient satisfaits que des actions militaires menées par des Africains visent les militants et les groupes mafieux qui sabotent les oléoducs et les opérations des compagnies pétrolières occidentales en Afrique occidentale. Parallèlement, en raison de l’accroissement de leurs importations de pétrole, les Américains s’opposent vigoureusement à toute velléité africaine d’exclure par la force les dites compagnies du Delta du Niger même si leurs pipelines qui fuient ont ruiné d’innombrables hectares de terres agricoles et d’eaux poissonneuses et ont provoqué un véritable désastre écologique de toute la région.

Les intérêts de l’Afrique sont, on le voit bien, en perpétuel conflit avec ceux des Etats-Unis comme avec ceux de la Chine. Les dirigeants africains continuent de leurrer leur peuple en s’attaquant souvent dans la presse africaine à la France ou aux Européens alors qu’ils se couchent honteusement, à tour de rôle, devant les Chinois ou les Américains.

Curieusement, il n’y a pas eu de réaction africaine sérieuse à cette annonce du renforcement de la présence de soldats US sur leur sol.

 

In Afriquedemocratie.net

 

Source: NEGRONEWS