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lundi, 04 février 2013

OUATTARA LANCE UNE FATWA CONTRE LES PRO-GBAGBO A ACCRA

 

EXILES IVOIRIENS AU GHANA.jpg


Depuis qu’ils ont réussi à pécher le président du Cojep dans le marigot ghanéen, des agents d’Interpol, appuyés de certains éléments des forces de sécurité du pays de Jerry Rawlings et d’autres venus d’Abidjan, ne se donnent pas de répit pour mettre le grappin sur les Ivoiriens exilés.

 

Plus de peur que de mal pour Mosis Christian-Pierre, un exilé ivoirien au Ghana. Enlevé mercredi 23 janvier dernier à Accra, il a finalement été libéré le 29 janvier à 19 heures par le Bureau of National Investigation (BNI), équivalent local de la DST. Un autre réfugié ivoirien, Koffi Serge alias «Anaconda», a eu moins de chance. Arrêté selon le même modus operandi, il est toujours porté disparu au moment où nous mettons sous presse. Que lui est-il arrivé ? A-t-il été extradé dans des conditions extrajudiciaires ou enlevé par des éléments venus directement d’Abidjan dans le cadre d’une opération en marge de la légalité ? En tout cas, il ne se trouve pas au BNI, ce qui inquiète profondément la communauté des réfugiés ivoiriens…

Dans ce climat de traque des réfugiés politiques ivoiriens au Ghana par le régime Ouattara, l’ancien ministre du gouvernement Aké N’Gbo, Charles Rodel Dosso, le leader de la galaxie patriotique et Gohourou Claude, ancien responsable d’association de défense des victimes des déchets toxiques, en conflit avec Adama Bictogo dans le cadre du scandale qui lui a valu son poste de ministre de l’Intégration africaine, ont échappé récemment à un enlèvement, alors qu’ils se trouvaient ensemble, selon des informations parvenues à la rédaction du Nouveau Courrier. Il y a une dizaine de jours, poursuivent nos sources, l’ex-DG de la douane, Alphonse Mangly, a vu sa maison d’Accra attaquée par des hommes armés qui seraient vraisemblablement venus le kidnapper. Il a échappé in extremis à un enlèvement.

Depuis ces différentes tentatives d’enlèvements ciblés à Accra, c’est la psychose au sein des exilés pro-Gbagbo qui soupçonnent certains des leurs de servir d’infiltrés à la solde du régime d’Abidjan, en échange d’espèces sonnantes et trébuchantes.

L’attitude des autorités ghanéennes difficilement lisible

Le hic, c’est que Interpol et des agents venus de Côte d’Ivoire en mission opèrent à leur guise. Alors que le Parlement ghanéen avait voté une loi en session extraordinaire accordant le statut de refugiés politiques à tous les Ivoiriens exilés au Ghana depuis la guerre post-électorale. Et ce, deux jours avant la visite à Accra d’Alassane Dramane Ouattara, le 6 octobre 2011. La carte bleue d’exilé avait été ensuite distribuée. Elle place les victimes du régime d’Abidjan sous la protection de la Constitution ghanéenne et interdit l’extradition d’un exilé politique dans son pays.

Les autorités ghanéennes vont-elles laisser piétiner leur propre loi en regardant opérer librement Interpol sur leur territoire ? Cette traque sournoise s’opère-t-elle avec leur bénédiction ?

Au cours d’une de ses sorties publiques en décembre dernier, après l’élection de John Dramani à la tête de l’Etat ghanéen, le Premier ministre Daniel Kablan Duncan, avait déclaré que le rapatriement des exilés politiques était une question de temps. Est-ce ce processus qui s’opère de la façon la plus brutale ? Les autorités ghanéennes gagneraient à éclairer la lanterne de l’opinion.

 

Gilles Naismon, in le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier".


Lu sur RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL


SourceEBURNIENEWS

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