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jeudi, 18 avril 2013

KONAN BANNY VOIT ROUGE A BORDEAUX

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Présent dans la capitale girondine pour une conférence, le président de la CDVR, Charles Konan Banny, a été violemment pris à partie par des pro-Gbagbo. Reportage sur l’état de la pacification de la Côte d’Ivoire.



Invité le 12 avril pour animer une conférence sur la paix et la réconciliation en Côte d’Ivoire lors de la seconde Journée de l’Afrique de la ville de Bordeaux, Charles Konan Banny "CKB" a totalement perdu son flegme face à plusieurs partisans de Laurent Gbagbo venus lui apporter la contradiction. Après la présentation de la conférence par Alain Dupouy, le "monsieur Afrique" d’Alain Juppé, suivie d’un exposé du général Bruno Clément-Bollée, directeur de la coopération de sécurité et de défense au Quai d’Orsay, une dizaine de militants infiltrés vêtus de tee-shirts "No Gbagbo, No Peace" se sont levés comme un seul homme, traitant le patron de la Commission dialogue, vérité et réconciliation (CDVR) de "menteur", "d’usurpateur" et d’autres noms d’oiseaux. Alors qu’Alain Dupouy a failli en venir aux mains pour les expulser, Charles Konan Banny est allé au devant des manifestants pour en découdre. Modérateur de la rencontre organisée au Musée d’Aquitaine, le juriste constitutionnaliste bordelais Jean du Bois de Gaudusson regardait, ébahi.

Après un échange d’invectives, l’ex-gouverneur de la BCEAO est finalement parvenu à installer le dialogue avec la salle, non sans avoir endossé le costume de patriarche appelant au respect des anciens. "Je n’ai pas peur de tout cela. Ces intermèdes font partie du contexte ivoirien" a-t-il expliqué, tout en constatant : "Il nous reste du pain sur la planche !". Après une longue tirade sur le rôle de la CDVR, Charles Konan Banny, nommé à ce poste par Alassane Ouattara, a réaffirmé sa "totale indépendance d’esprit" à l’égard de l’exécutif ivoirien. "Qu’est-ce qui vous fait croire que nous ne sommes pas préoccupés par cette question ?", a-t-il également rétorqué à Guy Labertit, ex-responsable Afrique du Parti socialiste français et ami de Gbagbo, qui l’interrogeait sur le pardon "actuellement inexistant en Côte d’Ivoire". Malgré un prêche de trois heures sur la non-violence truffé de proverbes baoulés, CKB n’a pas convaincu les militants pro-Gbagbo. Certains ont quitté la salle en hurlant "Banny, la honte !".


In "La Lettre du Continent"


Source: La page Facebook de Théophile Kouamouo

Commentaires

"Qui est fou" ( expression très usitée en Côte d'ivoire dans les années 70 ) pour ne pas se rendre compte que Banny et Ouattara font de la diversion avec cette commission de réconciliation ?
Les calculs étaient simples au départ. Alassane Ouattara sait qu'il ne repose sur rien en Côte d'Ivoire. Il sait pertinemment qu'il n'est que le bénéficiaire d'un coup d'état opéré par la France. Une réconciliation vraie suppose la libération des centaines de militaires, des centaines de militants du FPI incarcérés injustement, le retour d'exil d'un demi-million d'ivoiriens qui n'ont eu leur salut qu'en fuyant la mort. Cela n'était pas envisageable, en conclusion. Banny avait pour rôle d'amuser la galerie en attendant que Ouattara consolide son pouvoir. Mais ce qui n'a pas la bénédiction de Dieu est voué à l'échec. Il ne reste que deux années et demi et le fossé affectif entre Ouattara et les ivoiriens se creuse de jour en jour. Les temps sont plus que durs, ils sont intenables pour lui.
La commission de réconciliation, installée depuis près de deux ans est dans un sommeil profond. Quand la presse en parle, Banny, pour justifier l'argent des contribuables qu'il gaspille, s'octroie des tournées à caractère spectaculaire, publicitaire.
Comme tout le monde n'est pas aveugle, il trouve sur son chemin des ivoiriens comme ceux de Bordeaux ou de Londres.

Écrit par : silycamara | jeudi, 18 avril 2013

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