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mercredi, 24 avril 2013

DESERT ELECTORAL, FRAUDES ET VIOLENCES: LE RDR, UN PARTI MINORITAIRE ET DANGEREUX

 

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Violences postéléctorales à Koumassi


Le monde entier sait désormais qui sème la violence et le crime pendant les joutes électorales en Côte d'Ivoire et qui est abonné à la violence politique, à la fraude et au désordre, de tout temps. Merci, SEIGNEUR! Fernand Dindé.

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CI - Yopougon: «Nous avons les preuves de notre victoire et elle nous sera rétrocédée»

 

Chers Tous, nous voici face à l’ultime étape avant notre victoire finale. Ce soir, au vu de toutes les informations que nous avons collectées, j’accuse la CEI 4 présidée par M. COULIBALY Yaya de complicité dans la forfaiture manigancée par nos adversaires. Dans leur précipitation pour annoncer leur pseudo victoire, M. COULIBALY Yaya et ses complices ont laissé derrière eux les traces indélébiles de leur défaite. A travers le parti pris flagrant de M. COULIBALY YAYA, la CEI , supposée être l’arbitre est devenue partisan du camp adverse. A Sogefiha NIANGON, nos adversaires ont signé sous la contrainte des PV avant l’heure. Le magistrat de la CEI Centrale, M. COULIBALY Kuibert a dû déchirer certains PV tronqués dans ce lieu de vote.

Toutefois je vous appelle au calme, car quand on a gagné comme nous, on ne doit pas céder aux sirènes de la violence. Nous combattrons avec les moyens légaux mis à notre disposition par la loi pour récupérer notre victoire. La Cote-d’Ivoire est un État de droit dirigé par un homme soucieux du respect du droit qui a en horreur les voleurs et les fainéants. C’est pourquoi, je puis vous dire, chers amis, que le Président ADO ne saurait être mêlé de près comme de loin à cette forfaiture qui se passe à Yopougon comme certains voudraient le faire croire. Populations de Yopougon, retenez que nous ne céderons ni aux menaces, ni aux intimidations.

Le président BEDIÉ , en déléguant ce jour auprès de nous le SG Adjoint Chargé des Elections, tient à nous confirmer son soutien dans cette ultime bataille. C’est pourquoi nous ne reculerons pas. M. COULIBALY Yaya, en tronquant les résultats de la CEI 4 pour faire de l’homme dont il le Chargé de mission le vainqueur, a fait montre de cynisme et de brigandage électoral. Et nous ne saurions accepter cette forfaiture. Nous avons les Preuves de notre victoire et elle nous sera rétrocédée. Demeurons mobilisés. Merci pour votre soutien constant.


Doukouré Moustapha

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CI : Affrontements et accusations de fraude à Yopougon, Adjamé, Treichville et Koumassi: Ça chauffe entre le Pdci et le Rdr

 

Le pire est à craindre entre le Pdci et le Rdr. L’issue des municipales ne donne pas de lisibilité et la confusion règne dans plusieurs communes d’Abidjan. Entre les alliés houphouétistes, en l’occurrence le Rdr et le Pdci, l’alliance a atteint ses limites devant les enjeux. L’heure est à l’affrontement. Même entre des candidats issus du même parti comme à Adjamé où le maire sortant, Youssouf Sylla, a affronté son camarade du Rdr Farikou, candidat indépendant. Entre les deux camps, la guerre est imminente. La violence étant l’arme privilégiée du Rdr, les deux candidats pensent peut-être que le plus violent sera déclaré maire d’Adjamé.

En tout cas, hier, les commerces ont baissé pavillon dans cette commune. Sur le boulevard Nangui Abrogoua, poumon du commerce dans cette commune, tous les magasins ont fermé. La mairie était sous haute surveillance pour éviter que des manifestants jettent leur dévolu sur le bâtiment. «Ici, il y avait un affrontement depuis le matin à cause du vote», nous apprend un vendeur ambulant interrogé sur le boulevard Nangui Abrogoua. Juste après la mairie d’Adjamé, une horde de jeunes vêtus de t-shirt du candidat Farikou était très agitée. A les voir, on imagine leur fou désir de faire la guerre.

A Koumassi, la tension était aussi très vive entre le candidat du Rdr, Cissé Bacongo, et son allié-adversaire du Pdci, Raymond N’Dohi Yapi. Le premier, Cissé Bacongo, qui serait perdant, selon les informations véhiculées çà et là, n’entend pas accepter sa défaite. Les jeunes qui le soutiennent bandent leurs muscles pour aller au front au cas où Bacongo était effectivement déclaré perdant. A côté de la Place Inch Allah où se trouve un des Qg de Bacongo, on aperçoit un attroupement de jeunes. Dans certaines rues de la commune, des pneus ont été brûlés et les débris dégageaient encore la fumée à notre passage. Il n’y a pas que les pneus brûlés dans les rues. Les poubelles ont été également mêlées au combat des deux alliés du Rhdp. Les ordures ont été déversées en pleine rue par des mécontents. Plongeant ainsi Koumassi dans un état d’insalubrité.

Un tour devant la mairie a permis de constater un dispositif de policiers, gendarmes et Frci. Ces forces protègent la mairie en dressant des barricades qui empêchent le passage de véhicules. Les magasins sont également fermés comme à Adjamé.

Le candidat du Pdci, le maire sortant Raymond N’Dohi Yapi, n’est pas lui aussi prêt à se laisser faire. Il pense être le gagnant du scrutin de dimanche dernier. La commune de Koumassi aura-t-elle deux mairies ? Qui de N’Dohi et de Bacongo a gagné? Chacun s’attribue la victoire et les supporters des deux candidats sont déterminés à en découdre.

Yopougon n’est pas en reste. Personne ne peut encore dire exactement qui est le vainqueur du scrutin. Au Qg du candidat du Pdci, Doukouré Moustapha, à Bel Air, il n’y a personne pour donner des explications sur ce qui prévaut dans la commune. A l’hôtel qui abrite le Qg du candidat Yao Yao Bertin, on nous fait savoir que son staff a quitté les lieux pour le moment. Mais, le collège William Ponty connaissait une ambiance particulière. L’entrée de l’établissement est sous surveillance de policiers et, en face d’eux, sont amassés des jeunes qui ont travaillé pour la Cei. Ces derniers attendent leurs primes. Ils menacent de se faire entendre par tous les moyens si la Cei ne leur verse pas leurs primes.

Ces jeunes expliquent que les policiers surveillent le collège parce qu’à l’intérieur, la Cei est en train de délibérer pour dire qui a gagné. Mais, déjà, dimanche soir, des informations faisaient état de la victoire de Doukouré Moustapha devant le candidat du Rdr Gilbert Koné Kafana. Cette information relative à la victoire de Doukouré n’était pas confirmée hier lundi. On ne connaît donc pas le vainqueur. Qui de Kafana Koné, l’enfant de Kagbolodougou à Sinématiali, de Yao Yao Bertin, et de Doukouré Moustapha l’emporte ? Dans tous les cas, entre le Pdci et le Rdr, tous du Rhdp, l’alliance est en train de tourner à la guerre sans merci. Les jours à venir nous situeront.


Benjamin Koré benjaminkore@yahoo.fr

In le quotidien ivoirien "Notre Voie"

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Koumassi, Adjamé, Dabou: Des populations protestent dans les rues

 
Des policiers dispersent des partisans de Cisse Bacongo, l'un des candidats aux élections municipales de Koumassi, en Côte d'Ivoire, le 22 avril 2013

L’ambiance était électrique hier à Koumassi, Adjamé, Yopougon, Treichville et dans certaines villes de l’intérieur, notamment à Dabou.

En attendant la proclamation officielle des résultats par la CEI, plusieurs jeunes qui seraient proches du candidat Cissé Ibrahima avaient pris d’assaut les principales artères de la commune de Koumassi. Ces derniers ont déversé des ordures ménagères, ont brûlé des pneus pour obstruer le boulevard du 7 décembre, la ligne 32 et la ligne 11. Paniqués, plusieurs boutiques ont baissé rideau. Les forces de l’ordre sont vite intervenues pour rétablir l’ordre.

La circulation a été rétablie et certaines boutiques ont rouvert autour de 13h. La veille déjà, les électeurs proches du candidat François Amichia avaient fait une descente au siège local de la CEI pour s’en prendre au personnel. En effet, après quelques heures d’éphorie, ces derniers se sont rendu compte que la victoire leur échappait au profit de leur adversaire du RDR, Cissé Ibrahim. Dans leur colère, nos sources indiquent qu’ils ont fait mouvement vers l’un du siège du RDR à l’Avenue 16 où ils ont fait deux blessés, qui ont été conduits dans un centre de santé pour y subir des soins. Le premier a reçu quatre points de suture quand le second souffrait d’un traumatisme crânien. Les deux hommes sont hors de danger et sont sortis de la Clinique Nanan Yamoussou où ils avaient été internés. Le calme est revenu peu après.

La violence a également atteint la commune de Marcory, obligeant les membres de la CEI locale a démissionner en bloc. Ces derniers dénoncent des menacent de mort provenant des hommes du candidat Aby Raoul. La commune d’Adjamé qui habituellement grouille de monde était plutôt silencieuse. La quasi-totalité des magasins du boulevard Naghui Abrogoua ayant baissé pavillon. Des partisans du candidat Farikou Soumahoro ont fait une descente sur la mairie pour dénoncer des irrégularités dont ils seraient victimes. Au QG du candidat, situé à quelques encablures de la mairie, on pouvait observer un attroupement des hommes de Farikou, la mine plutôt grave. L’ambiance est au contraire à la fête au siège du RDR à Yopougon.

Le visiteur des lieux est accueilli par des chants et danses. Par dizaine, les militants du RDR affluent en ces lieux. Selon eux, ils sont là pour fêter la victoire de leur candidat, Kafana Koné. Lequel est d’ailleurs accueilli dans une liesse populaire à son arrivée sur les lieux. Dans la salle de centralisation des résultats, on s’atèle à consolider les derniers résultats. « Notre victoire est certaine. Je voudrais féliciter tous nos militants mais en même temps me réjouir de ce que le RDR demeure la première force politique en Côte d’Ivoire», se réjouit-t-il.

En fin de soirée, la victoire du candidat du RDR a été confirmée par la CEI. Dans la matinée, les partisans de Doukouré Moustapha s’étaient regroupés au collège William Ponty pour créer le désordre dans la commune. Là également, la police est intervenue pour disperser les semeurs de trouble. A 50 km d’Abidjan, la commune de Dabou a connu aussi des heures chaudes. Et pour cause, les partisans de la candidate Digbeu Marie Josepha, épouse Djobo étaient dans la rue. « Ils nous ont volés notre victoire », scandaient-ils. Ils dénoncent des PV mal remplis, des votes de personnes décédés, des bulletins sans sticker. Malgré la victoire prononcée de leur principal adversaire, Soukou Mohamed, ces derniers attendent introduire des recours à la CEI pour dénoncer toutes ces irrégularités. Finalement malgré ces échauffourées, Koumassi, Treichville, Marcory, Yopougon et Adjamé la vie a repris petit à petit son cours normal.


Source: Le quotidien ivoirien pro-Ouattara "Le Patriote"

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Côte d'Ivoire - Fraude électorale: Le RDR pris la main dans le sac



Des Commissaires Cei arrêtés

La mascarade électorale du 21 avril 2013 s’est déroulée dans la plus grande indifférence des populations ivoiriennes. Les Ivoiriens, dans leur grande majorité, ont boudé le scrutin, conformément au mot d’ordre de boycott lancé par le Front populaire ivoirien qui démontre une fois encore sa place prépondérante sur l’échiquier
politique national.

Le Rdr n’a pas changé ses habitudes... de fraude. Certains Commissaires et superviseurs CEI ont été pris la main dans le sac. Notamment à Guiglo, où le président de la Cei pour la région du Cavally, Amidou Bamba, a été pris en flagrant délit avec 6000 cartes nationales d’identité et de nombreux bulletins de vote déjà marqués en faveur de la candidate RDR aux régionales, Anne Ouloto, et du candidat RDR aux municipales de Guiglo, Lucien Boguinard.

Selon la même source, un forte somme d’argent a été également retrouvé sur lui. Ce sont les soldats de l’Onuci qui l’ont remis aux mains de la gendarmerie. Même scène à Yamoussoukro, où le commissaire superviseur de la Cei, Miézan Adelph Sylvère, a été pris avec en sa possession 40 CNI, 40 cartes d’électeurs, 35 récépissés de cartes nationales d’identité et plusieurs photocopies d’extraits d’actes de naissance. C’est un représentant d’un candidat qui l’a dénoncé à la Cei et à la police.

Interrogé par le président local de la Cei, l’infortuné n’a pas eu du mal à avouer les faits et a affirmé détenir tous ces documents depuis la période où les pièces étaient distribuées aux électeurs. Il est détenu dans les locaux de la Préfecture de police de Yamoussoukro. Des attitudes qui rappellent étrangement les actes posés par certains «affidés» lors des élections présidentielles de 2010, où une même personne avait pu voter autant de fois qu’elle voulait, notamment dans les zones sous contrôle des ex-rebelles.

Vives tensions à Ferké, Man et Koumassi

La fin du vote et les dépouillements dans la soirée ont créé de vives tensions hier dans plusieurs circonscriptions électorales. Notamment à Ferkessédougou, le fief de Guillaume Soro, où le candidat indépendant, Ouattara Alain, était en tête dans les dépouillements. Ce qui a suscité la réaction de colère de militants du Rdr qui s’en sont donné à une course-poursuite dans les rues de la ville. Ils en avaient après les partisans du candidat indépendant, Ouattara Alain, qui a maintenu sa candidature malgré les fortes pressions reçues, notamment de Guillaume Soro et Ibrahim Ouattara, dit Photocopie, le frère cadet d’Alassane Ouattara.C’était donc un affront intolérable pour les militants du Rdr. Des scènes de cafouillages ont été constatées dans certains quartiers.

A Man, de vives tensions étaient perceptibles à la fin du vote. Avec des échauffourées enregistrées à certains endroits de la ville, selon des témoins. Le véhicule d’un candidat aux municipales de Man a été incendié, en début de soirée. A Abidjan, c’est dans la commune de Koumassi que la tension est montée d’un cran, avec des tirs entendus dans les environs de la Sodeci sur le boulevard Valery Giscard d’Estaing.

Des partisans de Cissé Bacongo, le candidat Rdr, ont pris d’assaut la place Inch’Allah autoproclamant leur candidat vainqueur de l’élection à Koumassi, quand dans le camp de N’Dohi, le maire sortant et candidat du Pdci, l’heure était également à la fête. «Chacun se proclame déjà vainqueur ici, donc on préfère se terrer chez nous pour éviter autre chose», a déclaré un riverain de Koumassi.

 

Gérard Koné, in le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier"

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Abidjan, Toumodi, Bouaké, Séguéla et Ferkessédougou: Les partisans de Ouattara se livrent à la violence


Les partisans d’Alassane Dramane Ouattara ont repris leur jeu favori. La violence sur tout le territoire national où leurs candidats ont perdu les élections municipales et régionales. A Abidjan, capitale économique ivoirienne, Koumassi et Treichville sont en feu. Les militants du Rassemblement des républicains d’Alassane Dramane Ouattara s’en donnent à cœur joie. Avec une violence inouïe, ils saccagent tout sur leur passage.

Commissions électorales locales, bureaux de vote, adversaires politiques, les petits commerces. Ils n’épargnent même pas les badauds attirés par les casses. Ils veulent coûte que coûte broyer du Pdci-Rda qui leur a ravi les postes tant convoités de conseillers municipaux. Tout y passe. L’intérieur du pays n’échappe pas à la vendetta des partisans du chouchou des Occidentaux, Alassane Dramane Ouattara. A Toumodi, dans la région du Bélier, ses hommes attaquent les militants du Pdci-Rda qu’ils soupçonnent déjà, avant la proclamation officielle des résultats, de vouloir leur enlever le pain de la bouche en remportant les élections locales. Malgré la présence de nombreux militaires à Toumodi, la tension était toujours vive au moment où nous mettions sous presse.

Des sources concordantes, un couvre-feu est annoncé pour tenter de calmer les ardeurs des militants Rdr. A Bouaké, au cœur de la Côte d’Ivoire, des sources indiquent que les partisans du maire sortant Ibrahima Fanny sont à la poursuite des militants Pdci-Rda partout dans la ville. Dans le nord considéré comme leur bastion naturel, les partisans d’Alassane Dramane Ouattara n’admettent pas les victoires des candidats indépendants. Ainsi, à Séguéla où les dés sont définitivement jetés pour Amadou Soumahoro, c’est la chasse aux partisans du candidat indépendant qui a eu la témérité de battre, à plate couture, le secrétaire général par intérim du Rdr.

A M’Bengué et à Ferkessédougou, ville natale du président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro, il ne fait pas, en ce moment, bon d’être d’un parti autre que le Rdr. Ne supportant pas leur défaite qu’ils considèrent comme un déshonneur, les militants pro-Ouattara s’attaquent aux partisans des autres candidats. A Guiglo, dans l’ouest du pays, c’est la ministre Anne Ouloto qui conteste les résultats avec ses partisans du Rdr, qui exigent de la Commission électorale locale le recomptage des voix. Elle ne comprend pas qu’un parti au pouvoir perde aussi facilement devant le Pdci-Rda.

Des sources concordantes annoncent une tension vive dans toute la ville. Chacun se terre chez lui pour éviter le pire.

La capitale politique ivoirienne a aussi connu des manifestations hier. Mais, à la différence des autres villes, la circulation a été longuement perturbée par les partisans du candidat François Konian à Yamoussoukro où ils ont brûlé des pneus sur les artères principales du district. Ses supporteurs reprochent au Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp) de leur avoir volé leur victoire aux municipales. La liste Rhdp était conduite par le maire sortant Kouacou Gnrangbé.

Ainsi, la Côte d’Ivoire replonge-t-elle dans la violence avec le Rdr. Et le Pdci-Rda, son allié dans le Rhdp, qui en est fait actuellement le frais, ne dira pas que le Front populaire ivoirien (Fpi) ne l’avait pas averti de son alliance avec le Rdr. «Un homme averti en vaut deux», dit l’adage. Mais les hommes du président Henri Konan Bédié ne peuvent que s’en prendre à eux-mêmes. Eux qui ont refusé d’entendre raison en allant à la soupe avec le parti présidentiel.
 
Robert Krassault ciurbaine@yahoo.fr

In le quotidien ivoirien "Notre Voie"

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Jeu démocratique biaisé. Violences électorales en Côte d'Ivoire


 
A peine la fin du vote que déjà des contestations du scrutin dans plusieurs localités sont enregistrées. Certains candidats sont accusés d'avoir usé de fraude, d'intimidations et autres actes de violences pour perturber la proclamation locales des résultats ou influencer les résultats. Une situation qui rappelle étrangement la présidentielle de 2010, avec les mêmes signes.

Bassam: Des recours contre le candidat RHDP

Grand Bassam n'a pas échappé aux velléités de fraudes, d'irrégularités et autres anomalies. A en croire les manifestations qui ont eu lieu hier lundi 22 avril 2013 devant les locaux de la Cei locale. Pour ces manifestants, partisans du candidat indépendant, Ollo Germain, les irrégularités constatées sont de nature à compromettre la sincérité du scrutin et des résultats. Il s'agit entre autres des procès verbaux mal renseignés. De plus, 3/4 des urnes provenant des 103 bureaux de vote qui sont arrivées non scellées malgré la présence de procès verbaux les déclarants scellés.

Toujours selon les griefs enregistrés, des signatures des représentants des candidats variaient d'un procès verbal à un autre. Aussi, étaient-ils remplis avec des écritures différents et des stylos de couleurs différentes. Toutes ces irrégularités ont été notifiées sur le procès verbal de recensement général des votes et validées par les différents membres de la CEI locales. Conséquence, les candidats indépendants Ollo Germain et Tall Yacouba ont décidé de saisir la Chambre administrative de la Cour suprême, contre le candidat RHDP, Ezalé Philippe.

Treichville: Pdci et Rdr se proclament chacun vainqueur

Alors que les tendances donnaient le candidat du Pdci en tête des dépouillements, la Cei locale de Treichville a été saccagée aux environs de 21h 30 mn par une horde de jeunes, faisant ainsi planer une hypothèque sur la proclamation des résultats de cette commune. Et depuis, dans la matinée d'hier lundi 22 avril 2013, les deux états-majors célébraient chacun à sa manière «sa» victoire.

Mais pour trouver une solution immédiate et efficace à la situation de saccage des locaux de la CEI locale, la CEI a invité, hier lundi 22 avril 2013, les deux états majors du candidat du PDCI, François Albert Amichia, et du candidat Rdr, Cissé Ibrahim, à apporter leurs différents Procès verbaux (PV) des 125 bureaux de vote et des 18 centres d'élection, pour une confrontation avec les PV que la CEI a pu sauvegarder après le passage des vandales.

Le camp de François Amichia s'est aussitôt rendu à la CEI locale sis à l'Office national des anciens combattants et des victimes de guerre (ONAC-VG), accompagné d'un huissier de justice, pour faire authentifier ses PV. « Il faut que le RDR ait le courage de déposer ses PV pour une confrontation. Nous avons gagné. Tout ça est fait pour qu'on reprenne les élections. Ce n'est pas bien. Dieu merci la CEI a pu sauvegarder des PV. C'est dommage qu'il y ait tant de violence pour une élection municipale», a fait savoir Assane Soumahoro, membre du staff du candidat Pdci.

Ferké: le siège de la CEI locale attaqué

Des individus ont attaqué, hier lundi 22 avril 2013, le siège de la commission électorale indépendante locale, empêchant ainsi la proclamation des résultats des élections locales qui se sont déroulées, dimanche, dans la région, a constaté l'AIP. Le siège de la CEI, sis au quartier résidentiel, a fait l'objet d'attaque d'individus, hier lundi, à 14H.

Armés de bidons d'essence et de projectiles, ces jeunes gens, surexcités, ont réussi à faire irruption dans le siège qu'ils ont tenté d'incendier sans succès, empêchés par les forces de l'ordre. Prévue pour être annoncée dimanche soir, la proclamation a été empêchée par ces mêmes individus qui avaient saccagé des urnes dans des bureaux de vote. Remise à hier lundi, en début d'aprèsmidi, elle n'a pu non plus se faire, à cause des mêmes individus, apparemment en "mission commandée", ont indiqué des témoins.

Prikro: des urnes brûlées, des agents CEI molestés

Depuis dimanche soir, les résultats de la municipalité de Prikro n'ont pu être proclamés, suite à des manifestations qui ont conduit, hier lundi dans la mi-journée, à la destruction de quelques urnes et à l'agression de délégués de la Commission électorale indépendante (CEI) locale. Selon la CEI, la proclamation des résultats des élections régionales s'est déroulée dans le calme, cependant celle des municipales n'a pu avoir lieu, parce que des urnes qui avaient été sécurisées ont été incendiées hier lundi, a appris l'AIP auprès de la Cei régionale.

Des urnes volées à Toumodi

Des urnes ont été volées, dimanche soir, pendant leur acheminement à la sous-préfecture au siège de la commission indépendante locale, a-t-on appris sur place. Selon les informations, il ressort que six urnes de l'Ecole primaire d'Abli, une sous-préfecture du département de Toumodi, qui ont été victimes de ces actes de vandalisme. Après la fin des décomptes aux environs de 20H, dans les derniers bureaux de vote, les commissaires de la CEI sont convoyés vers la sous-préfecture quand le véhicule transportant les commissaires est intercepté et vidé de ses urnes dans les rues de Toumodi, explique-t-on. Informé de la situation, les forces de sécurité se sont déployées pour davantage sécuriser les autres urnes.

Koumassi: les partisans de Bacongo tentent d'incendier la mairie

Des partisans du candidat RDR aux municipales de Koumassi, Cissé Ibrahim Bacongo, ont tenté hier lundi 22 avril 2013, d'incendier les locaux de la Mairie de la commune. C'est l'impressionnant dispositif sécuritaire déployé aux alentours de la Mairie qui a finalement dissuadé les partisans du candidat Rdr. Pendant ce temps d'autres manifestants avaient érigé des barrages dans certains quartiers, en incendiant des pneus sur les voies. Notamment sur les lignes 32 et 13.La plupart des commerces avaient fermé pour éviter la visite de pilleurs et autres vandales.

Course-poursuite dans les rues de Yamoussoukro

Des participants du candidat indépendant, François Konian, venu en seconde position pour les municipales locales, ont décidé de se faire entendre bruyamment devant la CEI locale de Yamoussoukro, hier lundi 22 avril 2013, où se proclamaient les résultats officiels, avant de prendre la grande artère érigeant des barricades et incendiant des pneumatiques usés sur la voie publique où ils prenaient de déposer des tas d'immondices.

Ces manifestants ont opposé une résistance à la police qui a dû user de gaz lacrymogènes, les pourchassant dans les rues, avant de les disperser aux environs de 13H. Selon le porte-parole des partisans de M. Konian, il y aurait eu « beaucoup de fraudes » au détriment de leur « champion».

Violences électorales. Pourquoi 2015 fait déjà peur!

Un parti au pouvoir dont les loubards impunis persévèrent dans la violence. Une Commission électorale discréditée et partisane. Une communauté internationale complice. Ce cocktail explosif pourrait bien exploser au visage des Ivoiriens lors des prochaines élections générales. Et plonger à nouveau le pays dans les plus grands troubles.

"Un scrutin transparent pour un avenir sombre", écrivait, avec une troublante lucidité, notre regretté devancier Jérôme Diégou Bailly, éditorialiste du Jour des grands jours. Il évoquait les élections municipales de 2001, qui avaient vu la participation des trois grands partis politiques et avaient témoigné - selon son analyse - d'un inquiétant tropisme ethnique décelé dans les choix électoraux, annonciateur d'une fracture nationale à venir.

On pourrait aujourd'hui le paraphraser en écrivant "un scrutin chaotique pour un avenir qui fait peur". En effet, les élections locales qui viennent de s'achever mettent en lumière un certain nombre de phénomènes pour le moins préoccupants.

Premièrement, la culture de la violence et de la fraude, qui fait partie de l'ADN du RDR selon ses détracteurs, est une fois de plus venue perturber ce qui devrait être une "fête démocratique". Urnes cassées, procès-verbaux falsifiés, sièges locaux de la Commission électorale attaqués... Le modus operandi est désormais classique.

Et on ne peut que se poser une question : si pour des "petites élections locales", on déplore des affrontements postélectoraux dans un grand nombre de circonscriptions,qu'en sera-t-il lors de la présidentielle de 2015 ? La Côte d'Ivoire ne replongera- t-elle pas dans la guerre ? Et si ce n'était pas fini ? L'inconscient collectif rumine ces questions anxiogènes.

Deuxièmement, la Commission électorale dite indépendante est plus que jamais discréditée. Des récriminations considérées hier par certains comme les "jérémiades de Gbagbo le mauvais perdant" apparaissent désormais comme des vérités d'évidence. Prise en otage par les partis politiques du RHDP, notamment par le RDR, l'institution chargée d'organiser le scrutin et d'annoncer les résultats provisoires ne joue pas franc jeu. Et les suspicions qui l'entourent alimentent la défiance nationale et présagent de lendemains inquiétants, si l'institution n'est pas réformée en profondeur, et arrachée des mains de personnes qui sont à la fois juge et partie.

Troisièmement, la lâcheté de la "communauté internationale", qui n'a pas réussi à imposer des réformes électorales minimales au pouvoir lui explose une nouvelle fois au visage. En dépit de l'exclusion de fait d'un FPI marginalisé au sein d'une CEI partisane, de la fraude et des violences, l'ONUCI a "sanctifié" les dernières législatives, qui ont accru les déséquilibres nationaux et renforcé artificiellement la position dominante du chouchou des Occidentaux qui règne sur Abidjan.

Et demain ? Il faut craindre qu'en l'absence de pressions significatives relevant de "l'ordre interne", la prochaine présidentielle ivoirienne ressemble à s'y méprendre au dernier scrutin similaire en République démocratique du Congo. Où la fameuse communauté internationale a assisté, à la fois réprobatrice et complice, au sacre ambigu d'un Joseph Kabila qui avait été porté à bout de bras par le "système" en 2006. A tel point que son adversaire Jean-Pierre Bemba, victorieux à Kinshasa, avait été "transféré" à la Cour pénale internationale de La Haye. Comme pour faire "place nette".

Philippe Brou


Source: Le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier"

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CI: Au moins 1 mort à Koumassi, échanges de tirs entre pro-Bacongo et policiers

 

C’était prévisible. Après les menaces de Cissé Bacongo de ne pas reconnaitre les résultats qui seront proclamés par la CEI si ceux-ci annonçaient sa défaite, tout le monde savait que Koumassi courait les risques d’être mis sens dessous, sens dessus par les partisans de l’antidémocrate notoire, actuel ministre d’enseignement supérieur.

Toute cette nuit du mardi au mercredi (24 avril 2013, Ndlr), les partisans de Bacongo sont sortis dans les rues, surtout sur la ligne du bus 11 à Koumassi. Cassant tout sur leur passage. La police a abondamment usé de gaz lacrymogènes pour canaliser la meute de désœuvrés pro-Bacongo, payés pour casser et pour nuire à l’ordre public. Allant jusqu’à faire usage d’armes à feu contre les policiers. La riposte ne s’est pas fait attendre. On dénombrait au moins 5 blessés graves par balles parmi les mauvais perdants et un blessé léger dans les rangs de forces de l’ordre. Ces échauffourées ont duré presque toute la nuit. Ce matin, la population craint la reprise de la barbarie.

Les commerces ont timidement ouverts. Les rues à moitié désertes. Il faut rappeler que cette commune avait déjà enregistré un mort en début de semaine, dans des affrontements similaires.


Par Hervé d’Anvers avec Louty.

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Communiqué de Presse : Relativement à la mascarade d'élections municipales et régionales


 Le dimanche 21 avril 2013, le régime Ouattara a organisé une mascarade d’élections couplées (municipales et régionales), après avoir exclu le FPI du jeu démocratique.

Le FPI a lancé un appel national au boycott républicain de cette parodie électorale.
Comme il fallait s’y attendre, cet appel au Peuple a été amplement entendu et a donné un taux de participation national qui oscille entre 13% et 15%.

En dépit de la sortie illégale du chef de l’Etat appelant à la mi-journée à une participation massive des populations, ce taux de participation demeure plus faible que celui enregistré lors des élections législatives tronquées du 11 décembre 2011.

C’est pourquoi,

La direction du Front Populaire Ivoirien se félicite de l’écho favorable de son appel au boycott républicain.
Le FPI remercie vivement le Peuple de Côte d’Ivoire qui a pris la pleine mesure de ce qui est en jeu : la Patrie.
Le FPI remercie la presse nationale et internationale qui, à quelques exceptions près, a rendu fidèlement compte du « désert électoral » du 21 avril 2013.

La direction du FPI, une fois encore, invite le régime Ouattara à saisir la perche du dialogue à lui tendue depuis le 19 septembre 2011 afin que nous vivions ensemble chez nous avec nous.
 
Abidjan, le 21 avril 2013
 
 
Le Secrétaire Général par intérim & Porte-parole
 
Dr KODJO Richard


Source des articles: AFRIK53.COM

Commentaires

Il y a eu le parti fondé par Djeny Kobenan, Ayé Ayé, Jean Malan, Hyacinthe Léroux, Hyacinthe Sarassoro, Dobré Badobré, Grah Claire. Un parti national. Qui connaît la Côte d'ivoire peut lier chaque fondateur à une région. Un parti légaliste aussi.
Et puis, avec la mort suspecte et mystérieuse de Djeny, son secrétaire général, et avec l'irruption de Ouattara le grand inconnu, tous ces ivoiriens désertent... Immigrés et fils d'immigrés prennent en otage ce parti . Allassane Ouattara lui-même, incarnation achevée de la violence insuffle ses gènes au RDR. Il fait recruter dans les mosquées, les bas-quartiers, les gares routières (milieu de la pègre ), le milieu de l'analphabétisme. Le RDR devient sa personne, sa chose.
Coup d'état de 1999, assassinats manqués de Robert Guéi en juillet et septembre 2000, troubles après les présidentielles d'octobre 2000, violences après les législatives de Décembre 2000, tentatives de coup d'état de janvier 2001 et de septembre 2002, rébellion de 2002, etc.
La violence, c'est Ouattara. Le RDR, c'est Ouattara et la violence c'est le RDR. Sauf qu'elle peut aussi l'emporter.

Écrit par : sily camara | samedi, 27 avril 2013

"Le RDR, c'est Ouattara et la violence, c'est le RDR. Sauf qu'elle peut aussi l'emporter".

Bien vu, mon frère SILY CAMARA! Et elle l'emportera de façon absolument certaine... Ne dit-on pas que "Qui sème le vent récolte la tempête"?

Wait and see!

Écrit par : Dindé | lundi, 29 avril 2013

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