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lundi, 13 mai 2013

LIDER DRESSE LE BILAN DE L'AN 2 DE OUATTARA

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Mamadou Koulibaly appelle à une coalition pour la rupture afin de donner un carton rouge à Alassane Dramane Ouattara en 2015.
 
 
C’est en lançant un appel pour une Coalition pour la rupture en 2015  que le Pr Mamadou Koulibaly, président de Liberté et Démocratie pour la République (LIDER), a conclu la série de conférences -débats organisées par son parti pour dresser le bilan de la deuxième année d’exercice du pouvoir par  M. Alassane  Dramane Ouattara.
 
Devant un parterre de plus de 300 participants, parmi lesquels se côtoyaient les représentants des ambassades des Etats-Unis, d’Afrique du Sud, du Sénégal, de Palestine, du Nigeria, de la Friedrich Ebert-Stiftung, de la société civile, d’autres partis politiques ainsi que de nombreux militants et sympathisants LIDER venus de toutes les régions du pays, le Pr Mamadou Koulibaly a présenté ses propositions  pour une Côte d’Ivoire meilleure et son projet pour s’assurer que l’actuel chef de l’Etat ne fasse pas plus d’un mandat au pouvoir.  
 
«En Côte d’Ivoire, les 20% des Ivoiriens les plus pauvres doivent se partager 5,6% des revenus annuels du pays, pendant que dans le même temps, les 20% des Ivoiriens les plus riches se partagent 47% des revenus annuels du pays », a relevé M. Koulibaly, stigmatisant la pauvreté et la profonde injustice qui caractérisent la société ivoirienne. Il a également noté la fracture effective qui existe entre ceux qui veulent utiliser l’Etat et la politique pour s’enrichir, quitte à instrumentaliser les populations et utiliser la violence à cet effet, et ceux pour qui la réussite passe par l’effort personnel, l’initiative privée et l’esprit d’entreprise.   
 
C’est à ces derniers, ainsi qu’à tous ceux qui, dans la classe politique, la société civile, dans les villes et les villages, en Côte d’Ivoire ou à l’étranger,  ne veulent  plus se laisser abuser par le pouvoir de l’Etat, refusent d’abandonner la Côte d’Ivoire aux mains des politiciens menteurs et manipulateurs et aspirent à une société plus juste, plus tolérante et plus prospère que LIDER demande de se remobiliser autour d’un programme de rupture pour la victoire en 2015.
 
Ecartant fermement l’éventualité d’un vote électronique à la prochaine élection présidentielle d’octobre 2015 évoquée récemment par le chef de l’Etat, qui semble oublieux des pénuries d’électricité récurrentes dans lesquelles est plongé le pays, le président de Liberté et Démocratie pour la République a énuméré  quelques points de ralliement de la coalition qu’il appelle de ses vœux  et qui n’est pas un rassemblement sans contenu autour d’un homme (comme l’ex-Lmp) ou une superposition désorganisée de partis et associations politiques comme l’ex-Cnrd, mais une initiative visant à réunir tous les Ivoiriens de bonne volonté qui souhaitent construire une Côte d’Ivoire meilleure et apaisée.  
 
A court terme, la Coalition pour la Rupture s’unirait autour d’un agenda qui consiste à pousser Ouattara à effectuer d’urgence un recensement général de la population, sans mention de l’ethnie ; à adopter un statut pour l’opposition ; à procéder à l’actualisation de la liste électorale, pour y intégrer tous les exclus, notamment les quelques trois millions de jeunes, qui ont obtenu le droit de vote en atteignant leur maj orité depuis 2009 et à qui M. Ouattara refuse catégoriquement de donner leurs cartes d’électeur  ; et enfin à former une commission électorale efficace et crédible, au sein de laquelle l’opposition statutaire sera représentée de façon paritaire.   
 
Une fois le pouvoir conquis en 2015, les parties engagées dans la Coalition pour la Rupture en 2015 procéderont à une réforme du foncier rural, qui se ferait conjointement avec le désarmement, pour rendre les terres dont l’Etat ivoirien s’est accaparé depuis 1960 à  leurs propriétaires légitimes, les paysans. Le programme contiendrait la mise en place d’un cadre efficient pour la promotion de la libre entreprise, meilleure arme pour générer de la création d’emplois ; une réforme de la justice pour la rendre réellemen t indépendante et mettre fin à l’impunité, et surtout, la réforme constitutionnelle qui sonnerait le glas de l’hyper présidence pour la remplacer par un régime parlementaire, qui permet de mieux contrôler l’exécutif et de le contraindre à rendre des comptes au peuple. A moyen terme, la rupture avec la monnaie inique qu’est le franc Cfa et l’instauration d’un marché des capitaux en Côte d’Ivoire seraient également sur  sa feuille de route.  
 
L’un des projets principaux de la Coalition pour la rupture, à long  terme, serait la renonciation aux frontières héritées de la période coloniale et la marche vers une fédération d’Etats ouest africains prélude à une confédération africaine viable.    
 
Avant l’intervention du Pr Koulibaly, la Déléguée nationale aux Questions électorales Mme Monique Gbékia, avec son équipe, avait ouvert la journée à 10 heurs en analysant l’état de la Réconciliation, qui
est au point mort en Côte d’Ivoire. Puis ce sont le Délégué national aux Réformes institutionnelles, Mohamed Sylla, et son équipe, qui ont fait le constat de l’absence criante de l’Etat de droit sous Ouattara, avant de céder leurs places au Délégué national au Système monétaire et financier, le Dr Séraphin Prao et à son équipe, qui ont démontré la vacuité des promesses d’émergence et démonté les solutions économiques du Dr Ouattara. La quatrième intervention avait été assurée par le Dr Eblin Fobah, Délégué national aux Questions sociétales, qui, entouré de son équipe, a ausculté la dégradation des conditions de vie des population s depuis l’avènement du régime Ouattara.  
 

Par  LIDER News, le 7 mai 2013.


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