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mercredi, 29 mai 2013

CPI - UN AVOCAT ATTAQUE: LA CPI N’A RIEN DE SERIEUX ET DE SOLIDE CONTRE GBAGBO

 

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Maître Norbert Tricaud


La situation politique en Côte d’Ivoire, deux ans après la déportation du président Laurent GBAGBO à la Haye, continue de faire débat. Passé en effet, l’euphorie des premiers moments de colère savamment orchestrés par la France de Sarkozy, instrumentalisant un simple et banal contentieux postélectoral pour diaboliser un camp aux yeux de toute la communauté internationale, les observateurs avertis de la crise politique ivoirienne ne veulent plus se taire. A l’évidence, l’escroquerie morale opérée en Côte d’Ivoire en avril 2011 ne fait plus recette. 

 

«Côte d’Ivoire: 10 ans d’erreurs françaises!» Voilà l’important thème qui a réuni autour de Jean-Luc Pujo, animateur de la rencontre, Charles ONANA, journaliste d’investigation, auteur du livre: "Côte d’Ivoire le coup d’Etat", maître Jean Balan, avocat des victimes françaises des douloureux événements de 2004 à Bouaké, Abel NAKI, responsable du mouvement CRI-PANAFRICAIN, et Mme Mireille SAKI, auteur de: " La charte de l’impérialisme, une charte de la servitude ". Quatre invités importants donc ce samedi 25 mai 2013, dans la salle Loungue du Café le FALSTAFF, sis place de la Bastille à Paris, pour un 24ème café littéraire hyper-républicain.      

Ouvrant la série des interventions, le journaliste d’investigation Charles ONANA, a démontré avec beaucoup de dynamisme, les causes profondes de la haine des dirigeants politiques français envers Laurent GBAGBO, l’opposant historique arrivé au pouvoir alors que personne ne l’attendait à ce rendez-vous.       

Pour lui, Laurent GBAGBO qui s’est positionné comme l’alternative politique à la fin du règne de Félix Houphouët Boigny, englué dans un  système opaque de monopartisme et monolithique avec la France, tenait avant tout à imprimer sa marque sur son pays après toutes ces années de règne sans partage du PDCI, le parti de feu Houphouët-Boigny.      

L’hostilité des dirigeants français à l’égard de Laurent GBAGBO est donc née du fait que fiévreux à l’idée de perdre les privilèges de la relation de proximité qu’ils vivaient avec Houphouët-Boigny au lendemain du changement politique en Côte d’Ivoire, ils ne voyaient pas d’un bon œil en effet, l’arrivée d’un dirigeant politique atypique qui réclamait la réécriture des principaux contrats économiques avec le colonisateur.    

Et comme pour son malheur Laurent GBAGBO n’appartenait à "aucun réseau parisien", CHIRAC et plus tard SARKOZY ont refusé de laisser en place un dirigeant politique que personne ne cernait. Le journaliste Charles ONANA fera dès lors l’inventaire de la longue liste des artifices et autres prétextes fallacieux utilisés par la France: tentatives de coups d’état, rébellion, affaire Kieffer, bombardement militaire de Bouaké en 2004, pour renverser après 10 années de harcèlement, Laurent GBAGBO le 11 avril 2011, à la suite du contentieux postélectoral qui l’a opposé à Ouattara Alassane.      

LE CARNET DE ROUTE DE L’ARMEE FRANÇAISE… RENVERSER GBAGBO

A la suite de Charles ONANA, maître Jean Balan, avocat des victimes françaises des douloureux événements de 2004 à Bouaké, dira d’emblée: "Ma conviction intime est qu’on voulait se débarrasser de GBAGBO Laurent…" Expliquant en effet les événements consécutifs à la tentative avortée du président Laurent GBAGBO de libérer son pays en 2004, le juriste fera noter que la fulgurance de la riposte française après la mort des soldats français à Bouaké: destruction à la hache des aéronefs ivoiriens, bombardement du palais présidentiel de Yamoussoukro et du Plateau, n’était rien d’autre qu’un scénario bien ficelé pour opérer un coup de force contre GBAGBO. Pour lui, la réalité est celle-ci: "Les soldats français tués en Côte d’Ivoire lors des événements de 2004 ont été sacrifiés… C’était le prétexte d’un coup d’Etat. C’est indiscutable. C’était le carnet de route de l’armée française…"          

L’avocat au barreau de Paris est d’autant plus convaincu qu’il ne comprend toujours pas les raisons pour lesquelles le dossier solide qu’il a constitué et qui identifie clairement la chaine de commandement dans cette affaire et met l’ex-ministre de la défense à l’époque des faits, Michelle Alliot-Marie en cause a buté sur le refus de la justice française d’aller au bout des enquêtes. "J’accuse formellement Alliot-Marie d’avoir menti. Je sais désormais qu’en France, il y a une catégorie d’hommes politiques qui sont très protégés", dira en conclusion, dépité, l’avocat des victimes.      

Pour sa part, Abel NAKI,  le responsable du CRI-PANAFRICAIN indiquera au public que la mobilisation des patriotes de la diaspora ne faiblira pas, "Parce que Laurent GBAGBO a gagné les élections en Côte d’Ivoire…" Qui plus est, qu’il a été investit par le conseil constitutionnel. Cela devrait suffire poursuivra t-il, pour éteindre toute forme de contestation suscitée et nourrie par Sarkozy au profit de son ami Ouattara: "Le bombardement de la résidence du président Laurent GBAGBO par l’armée française où il se trouvait avec les membres de sa famille et certains de ses proches collaborateurs, s’identifie tout simplement à un coup d’Etat mais aussi à une tentative d’assassinat, comme ce fut le cas pour le guide de Jamahiriya Libyenne, le colonel Kadhafi."  Martèlera Abel NAKI, invitant les résistants Africains à une mobilisation constante pour la libération de Laurent GBAGBO.       

Mireille SAKI auteur du très documenté livre: "La charte de l’impérialisme, une charte de la servitude "quatrième oratrice du jour enfoncera le clou en dénonçant les pactes de servitudes abusivement appelés traités de coopération signés entre la France et certains pays Africains. S’appesantissant sur le cas de la Côte d’Ivoire, elle révélera que c’est le 19 février 1842 que la France conclura son premier traité avec la Côte d’Ivoire. Une situation qui montre clairement que depuis cette date, la Côte d’Ivoire est sous tutelle de la France. "La France n’est pas prête à quitter la Côte d’Ivoire de sitôt…", dénoncera t-elle. Aussi, invitera- elle la nouvelle génération à poser sereinement le diagnostic de cette situation pour en tirer les conclusions les plus utiles.      

Pour finir, les uns et les autres ont appelé à la libération du président Laurent GBAGBO injustement détenu à la Haye. A cet effet, et devant le retard dans le verdict de l’audience de confirmation des charges. Maître Norbert Tricaud, conseil du Sénateur Jean Pierre Bemba, détenu également à la Haye dénoncera le manque de sérieux dans les accusations portées contre le président Laurent GBAGBO. En grand connaisseur des rouages de la CPI, il dira: "Dans l’affaire GBAGBO contre le procureur, l’accusation s’est ridiculisée. La nullité des preuves et autres documents comme la vidéo du Kenya attribuée aux partisans de GBAGBO montre bien qu’il n’y a rien de sérieux et de solide  contre GBAGBO. Ce qui se passe à la Haye n’est pas le procès de Laurent GBAGBO mais celui de la CPI. L’objectif de toute cette agitation c’est qu’ils veulent tout simplement liquider politiquement Laurent GBAGBO…", clamera l’avocat du dirigeant Congolais. 

 

Augustin Djédjé

djedjenet64@yahoo.fr 

 

Source: Le blog de Steve Beko

Commentaires

Enfin un autre article qui dénonce les événements dramatique qui se sont passés en Côte d'Ivoire depuis l'avénement a la Présidence de la République de Côte d'Ivoire par son excellence Monsieur Laurent GBAGBO. Je suis très heureux de lire cet article qui nous conforte dans la vérité sur le comportement des divers gouvernement français, capable de tout sous la férule de la démocratie pour faire la guerre contre des pays qui ne demande qu'a vivre en PAIX.
Nous avons vécu 35 ans dans ce merveilleux pays, et avons connu une démocratie vrai.
Il est vrai que mon épouse a été blessée par balle au cours d'un hold-up en 1986 perpétré contre la Société Générale de Banque en Côte d'Ivoire agence de Vridi, la justice Ivoirienne a rendu ses conclusions déclarent la SGBCI entièrement responsable des préjudices souffert par Madame Baldini par trois Arrêt de la Cour d'Appel d'Abidjan et un Arrêt de rejet par la Cour Suprême contre le pourvoi formé par la SGBCI contre l'arrêt de la Cour de renvoi, mettant fin a la procédure affaire Baldini contre la SGBCI.
Banque SG, assurance UAP Affaire Etrangères, des finances, et autre autorité de l'Etat Français ont agit exactement pareil pour s'exonérer aux payement des dommages et intérêts réclamés. Aujourd'hui ayant tout perdu nous vivons sous le seuil de la pauvreté.

J'évoque ce drame survenu dans ma famille pour exprimer mes sentiments contre le malheur que vit la Côte d'Ivoire, et en particulier Monsieur le Président Laurent GBAGBO. Pour plus d'informations voir sur internet "affaire Baldini contre la SGBCI".

Écrit par : Baldini Pierre | mercredi, 29 mai 2013

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