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vendredi, 31 mai 2013

CAMP D’AVEPOZO AU TOGO: INJUSTICE, FAMINE ET DESOLATION TOTALE POUR LES REFUGIES IVOIRIENS

 

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Le vendredi 3 mai 2013, pour avoir manifesté avec leurs concitoyens et compagnons d’infortune, dans le camp d’AVEPOZO pendant plus de 64 jours (sit-in et manifestations de femmes et d’enfants quotidiens), en vue de l’obtention de la reprise de la distribution des vivres suspendue depuis bientôt 6 mois par le HCR Togo, pour l’obtention également d’eau potable et pour des soins plus appropriés, dans un camp qui ne répond plus à aucune norme de salubrité et de sécurité, 5 femmes ivoiriennes et 2 hommes, réfugiés au TOGO, ont été délogés manu militari de leurs tentes par des soldats togolais, traînés à terre, et incarcérés à la prison de LOME. (Il faut indiquer que depuis Janvier 2013, la situation sociale et sanitaire dans le camp s’est de plus en plus dégradée, jusqu’en l’état actuel). Ce qu’on leur reproche ? D’être « des agitateurs politiques ou des politiciens » !

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La grève des femmes d'Avépozo


Ils y croupissent dans le silence le plus total de l’Etat de Côte d’Ivoire (le commanditaire ?), des autres ONG de défense des droits de l’homme et des responsables du Haut commissariat pour les réfugiés (HCR), dont notamment le Responsable HCR local, Monsieur Théophilus VODONO et Monsieur INADJO, Coordinateur de la Coordination Nationale d'Assistance aux Réfugiés.

Aucune autre ONG connue (Croix Rouge, HRW, etc) n’est allée s’enquérir du désastre de ces sœurs et frères Ivoiriens, à part les rares visites du Responsable HCR Togo pour les intimider et les menacer (pour ainsi dire).

Apparemment, le but visé est de contraindre les réfugiés Ivoiriens à rentrer en Côte d’Ivoire. Y compris par les moyens les plus inqualifiables. La dernière fois où le HCR (Togo) a daigné pointer le nez au camp, c’était pour leur faire du chantage, pour qu’ils abandonnent leurs revendications et leurs manifestations en échange de la libération de leurs amis. Un chantage honteux !


Les personnes accusées de ces maux : Le pasteur Gogoua Lévi et sa femme, Pasteur Gogoua Elisabeth, qui s’occupaient de l’organisation du camp, Yéré Prisca, mère au foyer, Mme Gnahoré, mère au foyer, Dago Nathalie, mère au foyer, Yao Laura Florencia, sage-femme, membres actifs de ce mouvement des femmes, Dali Douzoua Jules Arnaud, footballeur.

Agés de 25 à 50 ans, leur tort est d'avoir manifesté et demandé pour le camp des réfugiés, nourriture, eau, soins,... En un mot, des conditions de vie décentes pour tous les réfugiés, et non pas pour eux, personnellement.


L’arrestation des réfugiés ivoiriens au Togo, une cabale

Les autorités togolaises et les autorités du HCR, selon une source crédible et témoin des faits, disent dans les médias (radio et télé), que ce ne sont pas elles qui les accusent et les incriminent mais plutôt les Ivoiriens du camp eux-mêmes, qui ont porté plainte contre eux.

Ils seraient maintenant en train de préparer un piège avec des armes et de la drogue pour les faire accuser et faire une descente musclée, afin d’arrêter les hommes et les jeunes et d'autres femmes, pour les rapatrier de force en Côte d’Ivoire et présenter l’évènement au monde comme le retour des exilés et des ex-combattants pro-Gbagbo. Le pouvoir Ouattara n’annonce-t-il pas déjà, depuis un moment, le retour de 200 ex-combattants ? Prenons donc garde de ne pas nous laisser naïvement abuser par une éventuelle énième manipulation médiatique. Les réfugiés Ivoiriens au TOGO ne désirent pas rentrer car ils ont peur à cause des traumatismes vécus, actuels et anciens. Il n’y a aucune aide psychologique au retour, s’il était  possible, bien évidemment. Nombre de réfugiés ont tout perdu (famille, maison, travail, biens) et sont malades. Des gamins parmi eux essayent d’aller travailler en ville pour quelques pauvres sous. Ils pourraient bien rentrer au bercail, mais en tout cas pas dans cette ambiance et dans ce contexte. Ils ne veulent, actuellement, que de meilleures conditions d’existence – même pas de vie – en exil. Rien de plus. Est-ce un crime ? Apparemment, oui !

Les autorités togolaises présentent les dénonciateurs de ces 5 femmes et de ces 2 hommes comme des Ivoiriens qui vont faire partie du contingent qui retourne à la mère-patrie.

Ces personnes parlent sur les médias locaux et internationaux et dénoncent ces femmes en des termes inqualifiables, et la majorité de ces interviewés sont présentés comme les victimes des « agitateurs politiques ». Il n’en est rien, selon notre source. C’est tout simplement une intox médiatique et de l’escroquerie morale.

Des Ivoiriens qui sont prêts, pour un mieux-être éphémère, à immoler d’autres Ivoiriens, réfugiés dans la détresse comme eux, sur l’autel de l’intérêt personnel.


Ils sont utilisés par les autorités et se font passer pour des victimes du couple Gogoua, en prétextant par exemple (élément vidéo sur YouTube) que ce sont «de jeunes ivoiriens qui ont incendié les tentes après le départ des soldats» alors que l’on voit très  bien dans les images filmées par les réfugiés eux-mêmes que l’incendie a eu lieu concomitamment aux arrestations. Ce ne pouvait donc pas objectivement être de jeunes Ivoiriens qui l’aient fait, pendant que sévissait l’armée togolaise, dans un camp en total désarroi.

C’est une autre forme d’esclavage, le traitement subi par les dénonciateurs, ou pour être plus exact, les calomniateurs : réveiller les plus bas instincts de l’homme et le mettre à la solde d’un pouvoir contre son prochain. Ils sont eux aussi victimes, d’une certaine façon, qu’on les apprécie ou pas. C’est une vieille méthode utilisée dans tous les camps de prisonniers, y compris les camps de concentration, où les nazis employaient des «kapos» de la même communauté que ceux qu’ils surveillaient. Tandis que d’autres se prostituaient.

Les autorités et les responsables du HCR trompent le monde entier et essayent de lui faire croire que c'est un problème entre Ivoiriens et qu'ils ne sont intervenus qu’à la suite d’une plainte déposée par ces Ivoiriens-là contre leurs frères et sœurs. C’est une obscure machination visant en premier à diviser les différentes communautés entre elles, et à  obliger les réfugiés Ivoiriens à rentrer chez eux, comme ne cessent de le clamer à l’unisson certains Togolais, eux-mêmes victimes des mensonges médiatiques, incroyablement remontés contre nos frères, et qui ne leur cachent plus leur hostilité. Ce sont des togolais du camp. Car  il y a aussi des Togolais du Nord dans le camp.

D’autre part, les autorités locales ont interdit à certains Togolais, touchés par tant de misère et qui habitent près du camp, de les aider, sous peine de poursuites judiciaires. Allez-y y comprendre quelque chose ! 

Faire croire qu’il n’y a que des bété et des ex-combattants à Avépozo

Les autorités togolaises veulent fait croire qu’il n’y a que des Bété, ethnie du Président Gbagbo, à AVEPOZO. Ce qui est vraiment à mille lieues de la vérité.

Toute la Côte d’Ivoire est représentée dans le camp, toutes les ethnies de la Côte d’Ivoire, venant d’un peu de toutes les régions.

Les autorités togolaises, proches d’Alassane Ouattara, en complicité avec les responsables du HCR, veulent faire prendre pour parole d’évangile leurs dires selon lesquels le camp n’abriterait que des Bété et des ex-combattants, pour justifier les misères qui sont faites aux réfugiés Ivoiriens et faire passer les vraies victimes pour les coupables.

Au camp d’AVEPOZO, à dire vrai, il y a des Guéré,  des Wobé,  des Yacouba,  des Bété,  des Dida,  des Baoulé,  des Agni, des Abouré, des Adjoukrou, des Abidji, des Aladjan, des Abbey, des Kroumen, des Sénoufo, des  Malinké,  des Ebrié, des Koulango, etc.

Il y a des musulmans et des chrétiens de différentes confessions, qui vont dans les églises togolaises catholiques ou protestantes, évangéliques ou pentecôtistes, quand ils le peuvent.

Nous devons, en tant qu’Ivoiriens, une fière chandelle à certains Togolais (tous ne pouvaient être mauvais !), particulièrement à des pasteurs et des églises qui se sont dévoués pour venir en aide à nos frères et sœurs Ivoiriens en détresse, matériellement, avec leurs faibles moyens, et aussi spirituellement. Il n’y a pas d’églises ivoiriennes dans le camp. Ce sont uniquement des églises installées au Togo et qui apportent de l’aide aux réfugiés comme elles peuvent. Sans leur secours, la situation aurait été bien pire.

L’arrestation de « la responsable GOGOUA Elisabeth », disent les réfugiés Ivoiriens, était comme un acte de guerre ; cette guerre qu’ils avaient déjà vécue en Côte d’Ivoire et dont ils avaient du mal à se remettre.

De nombreuses femmes et des enfants, voire même des hommes, sont encore traumatisés et ont décidé de dormir dans des églises. Plusieurs réfugiés dorment à la belle étoile, de peur que l’armée ou la gendarmerie togolaise ne vienne les surprendre en plein sommeil dans leurs tentes et les conduire en prison. Les Ivoiriens réfugiés au TOGO, pays et peuple frère, avaient-ils besoin de ce nouveau traumatisme ? N’y a-t-il plus d’humanité sur la terre des hommes ?


Une situation plus que jamais précaire dans le camp

« C’est la saison des pluies et lorsqu’il pleut, l’eau pénètre dans les tentes qui sont vieilles et  déchirées. Certaines ont été brûlées par les soldats togolais lors de leur incursion. Nous avons vécu une deuxième guerre et les esprits sont marqués, abattus. On pouvait entendre dans tout le camp, lors de l’arrestation, les femmes pleurer et dirent : ’’Qu’est-ce que vous faites, qu’est-ce qu’on vous a fait ?’’. C’était bouleversant ! », témoigne notre source.

Au camp d’AVEPOZO, tous les services ont été brutalement suspendus : surtout ceux de la sécurité et de la santé. Or il y a encore des femmes enceintes, des enfants malades à cause de la famine dans le camp, des hommes et des femmes traumatisés qui ont besoin de sérénité. Beaucoup d’entre eux sont vulnérables et n’ont pas un kopeck pour se nourrir, se déplacer ou pour aller au centre-ville en vue de recevoir des soins.

La population du camp est essentiellement constituée de femmes et d’enfants, de personnes âgées et de jeunes hommes,  et il y a déjà des épidémies dues aux conditions d’hygiène et à l’eau polluée par les excréments. La famine a également poussé certains enfants (filles) et femmes à la prostitution, parce que le camp ne reçoit plus de nourriture, depuis bientôt 6 mois. Comment comprendre et accepter que des êtres humains soient traités de la sorte ? Fussent-ils affublés de l’épithète « pro-Gbagbo » !

Nos frères d’AVEPOZO vivent un vrai drame au TOGO, en ce moment. Comment peut-on plonger des semblables, qui plus est étrangers en quête de refuge et de quiétude, qui demandent juste un peu d’hospitalité, dans une telle détresse, au nez et à la barbe du HCR et des organisations de défense des droits de l’homme ? Humanité sélective ou impuissance avérée ? Nous aimerions savoir.

Entre temps, les fameux « plaignants » sont invisibles et les procédures judiciaires peinent à avancer, en raison de leur défection ou de leur inexistence. Il n’en demeure pas moins que les accusés sont encore en prison, dans la plus totale légèreté procédurière. Ils ne sont assistés d’aucun avocat ! Même commis d’office. Ils doivent être libérés sans autre forme de procès, si la justice existe au TOGO. Car ce qui s’y déroule, actuellement, est parfaitement inacceptable. Aux dernières nouvelles, ils seraient fatigués et amaigris, même s’ils gardent encore le sourire. Quelques autres réfugiés et pasteurs s’organisent pour les assister, leur donner un peu de nourriture, quand ils le peuvent, et leur rendre visite. Visites, au demeurant, surveillées et contrôlées par des policiers. Bien évidemment !

Pendant ce temps, des émissions radio sont produites par le pouvoir togolais et le HCR au cours desquelles des Ivoiriens à leur solde disent des choses incroyables et étourdissantes, en français, et qui sont reprises en langue locale, à des heures de grande écoute, contre leurs frères Ivoiriens : une véritable campagne d'intoxication, de mensonges et d'accusations farfelues. Il y a même également eu une interview de ce genre sur BBC, le lendemain des exactions ! Quelle cabale !

Ils disent entre autres que le couple pastoral Gogoua est un couple d’arnaqueurs qui prétend pouvoir faire partir des réfugiés en Europe. Et l’une des radios qui leur sert, de façon récurrente, à cette sale besogne est l’ancienne Radio Nostalgie de LOME, Légende FM.


A l’heure actuelle, c’est la famine dans le camp ; c’est un mouroir certain pour les malades. On donne de l’argent, pour le retour en Côte d’Ivoire, à ceux qui veulent rentrer « volontairement » (dans ces conditions ?). Une douzaine sont déjà rentrés, notamment des personnes âgées et des malades ; malheureusement, les autres ont encore peur du contexte sociopolitique qui prévaut et qui les attend en Côte d’Ivoire.

Un agent du HCR est allé, en dernier ressort, comme nous le disions plus haut, voir les femmes du camp qui multipliaient, malgré tout, sit-in et réunions de prière, pour leur dire que si elles arrêtaient leurs sit-in et qu'elles demandaient pardon publiquement à l'Etat togolais pour ce qu'elle ont dit – ce qui sous-entend bien qu'elles reconnaissent qu'elles ont menti sur leurs conditions de vie! – ils libéreraient les prisonniers. Ce chantage est inqualifiable ! Tel est le désastre que vivent nos frères Ivoiriens au TOGO.

 

Que DIEU aie compassion des réfugiés Ivoiriens et que DIEU sauve la Côte d’Ivoire !

 

DINDE Fernand AGBO 

APPEL

Nous cherchons quelques personnes, ou une église, qui auraient à cœur de s'engager, à leur rythme, pour:

1) Soutenir déjà personnellement le Serviteur de Dieu réfugié qui s'occupe des visites aux prisonniers (besoins estimés à 80 Euros par mois – nourriture et transport pour la prison qui est à plus de 25 Km du camp).

2) Faire face aux besoins essentiels des prisonniers jusqu'à leur libération (dons répartis par l'intermédiaire de ce serviteur. 30 Euros par personne estimés).


Pour la Côte d'Ivoire et les pays africains, uniquement par mandat:

Contacter Dindé Fernand: dindefernand2@yahoo.fr, pour la marche à suivre, avec copie à  eleutherie@gmail.com.


Autres pays:

Pour les dons et tout renseignement et aides pratiques:

Contacter l'association Eleutherie (www.eleutherie.eu), en écrivant à:

eleutherie@gmail.com 

Nous vous enverrons un RIB (numéro international d’un compte bancaire).

Chèques à l'ordre d'Eleutherie, à envoyer à:

Association Eleuthérie 11, rue Dumont 88560, St Maurice-sur-Moselle

(Spécifier le nom des personnes à qui le don est destiné: Pasteur "Avépozo" notre contact, ou "Gogoua" pour les prisonniers, etc).

Si vous connaissez un avocat à Lomé qui serait susceptible de nous aider, écrire à:

eleutherie@gmail.com.


Merci  et que DIEU vous bénisse!

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