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mercredi, 26 juin 2013

«DEVANT L'HOPITAL, PAS UN BLANC POUR RENDRE HOMMAGE A MANDELA, UNE HONTE!»

 

MANDELA. SOUTIEN DES SUD-AFRICAINS AU MALADE.jpg

L'Afrique du Sud s'attend au décès de Mandela. Des Sud-Africains portent des pancartes de soutien à Nelson Mandela, le 25 juin 2013 à Pretoria [Alexander Joe/AFP].


«Je vous donne en partage, cet article que j'ai eu à lire (comme vous certainement...) sur la page de France 24, ce matin du 26 juin 2013. La journaliste rend-t-elle compte de la ''réalité'' sud africaine? La ''réalité'' étant que ''Les Blancs ont peur''. Peur? De quoi, de qui? Je revois encore Nelson Mandela, le 11 février 1990 à sa libération, après 29 ans de prison, déclarer: "Nous allons être libres ensemble". Une semence dont les fruits, aujourd'hui, devant la ''Mediclinic Heart Hospital'' et devant nous, sont  maigres, maigres, maigres...». Justes propos d'un aîné.

 
Ce n'est pas vraiment la foule de journalistes rassemblés devant la Mediclinic Heart Hospital où Nelson Mandela est actuellement soigné qui dérange les Sud-Africains. C'est plutôt le "raz-de-marée de couleur noir" qui les met mal à l'aise. Voire les agace fortement.
 
Il est vrai que devant l'hôpital de Pretoria, difficile de repérer un visage blanc hormis celui des journalistes occidentaux. "Pourquoi pas un Blanc n'est venu se recueillir ou déposer un mot de gentillesse pour Madiba?", s'étonne ainsi Comfort, un jeune homme âgé de 29 ans. "Madiba n'est pas seulement une figure pour les Noirs mais pour tout un peuple !", ajoute-t-il, voix baissée. Visiblement, évoquer ouvertement la question raciale, plus de 20 ans après la fin de l'apartheid, est encore taboue. Des personnes qui ont entendu Comfort n'hésitent d'ailleurs pas à tourner le dos à l'évocation de cette absence de Blancs devant la clinique, où de nombreux chants de soutien à Nelson Mandela se mêlent aux directs des journalistes.

afrique,afrique du sud, REPORTAGE Devant l'hôpital, pas un Blanc pour rendre hommage à Mandela une honte,Publié par Charlotte Boitaux pour France 24

Une femme essuie une larme (g.) lors d'une veillée organisée devant la clinique où est hospitalisé Nelson Mandela, le 25 juin 2013 à Pretoria. [Odd Andersen / AFP].

"Les Blancs ont peur"
 
A la nuit tombée, les langues finissent pourtant par se délier, mais toujours à voix basse. "C'est honteux, après tout ce qu'il a fait pour le pays, pas un Blanc ne vient le soutenir, lui rendre hommage", s'emporte soudainement Moses, un jeune ami de Comfort, âgé lui aussi de 29 ans. Pour lui comme pour d'autres, l'explication ne fait aucun doute : les Blancs "ont peur". "Ils ne viennent pas parce qu'ils savent que la mort de Mandela va changer les choses", confie Masabata, gardienne de sécurité à Pretoria. "Une fois Mandela décédé, ils craignent que les Noirs prennent leurs maisons, leurs emplois", renchérit Ben, un pharmacien de 29 ans. "Ils se disent que tant que Madiba respire, personne ne déclenchera les hostilités. Que cela ferait trop de peine à l'ancien président [qui a lutté pour la réconciliation nationale depuis 1990, NDLR]. Mais après [sa mort], tout va changer, vous verrez", affirme-t-il.
 
Si certains Sud-Africains, comme Rejoice, une mère de famille venue avec son fils déposer un bouquet de fleurs devant l'entrée de l'hôpital, considère ces propos comme "délirants", d'autres comme Miken, le seul Blanc repéré dans la foule, une casquette rouge vissée sur la tête, ne leur donnent pas tout à fait tort… "Vous évoquez des questions difficiles que personne ne pose. Mais, ok, vous voulez la vérité", lâche ce businessman la main devant la bouche comme s'il redoutait que quelqu'un puisse lire sur ses lèvres.
 
"Certains Blancs n'aiment pas les Noirs. Certains de mes amis blancs ne veulent pas les fréquenter. C'est pourquoi ils vivent dans leurs quartiers, entre eux, ils se considèrent supérieurs. Ils accusent Nelson Mandela de leur avoir fait perdre le pays. Ils ne le respectent pas", assène-t-il, mais toujours à voix basse. "Moi, je ne dis rien mais je ne suis pas d'accord, je pense que Mandela est un très grand homme", précise-t-il, tout en désignant le bouquet de roses qu'il vient de déposer. "Alors non, je ne suis pas surpris d'être le seul Blanc ici, on ne se mélange pas vraiment à Pretoria, conclut-il. Ici, vous verrez, l'apartheid n'a jamais vraiment fini".
 
 
Publié par Charlotte Boitaux pour France 24.

Commentaires

En Afrique du sud, la politique au noir et les affaires aux blancs.

Écrit par : Boniface | jeudi, 27 juin 2013

Mandela et les sud-africains ont souffert ici, et personne ne parlait peut être parce que c'était bien pour eux. A l'époque les censeurs d'aujourd'hui avaient même laissé le "bon"régime de l'apartheid avoir la bombe atomique. Après avoir laissé ce monsieur bien vieillir,ils l'ont libéré, retiré son nom de la liste des terroristes du congrès américain en juillet 2008, et érigé par la force de leurs médias Mandela en icône que tout le monde devrait adorer, tout ça pour ne pas qu'ont fassent l'inventaire de cette triste période. Malheureusement, de nombreux africains sont tombés dans ce piège et louent Mandela sans souvent bien savoir pourquoi. Et c'était ça l'objectif principal. C'est pour quoi, quand l'historien Laurent Gbagbo, demande à savoir, qu'est ce que Mandela à négocier, il ne peut que mettre des gens comme Hugeux de l'Express en colère. L'historien avait bien compris que c'était assez surprenant et facile que le démon de la nuit dernière soit subitement devenu l'ange du jour d'après.
Chers frères et soeurs, arrêtons de marcher selon le tempo de ces blancs-là, et posons nous de froides questions:
L'infection pulmonaire qui va emporter ce monsieur à été contracté en prison, qui est-ce qui l'a mis là-bas ? En 1990, avant sa libération, les blancs qui ne voulaient en entendre parler, créèrent l'état d'Orania au sein de l'Afrique du Sud, il existe encore aujoud'hui; pensez-vous que ces gens aient vraiment changé? Pourquoi Mandela est adulé et non Mugabé? Concernant Mugabé, sachons que ce monsieur était dans les geôles de Ian Smith quand son fils unique est décédé, et malgré sa demande pour assister au funérailles de ce dernier, Ian refusa. Devenu président, Mugabé n'a pourtant pas fait quelque chose à ce raciste de Ian et à ses complices, il a vécu et mourut tranquillement au Zimbabwé, malgré tout ce qu'il fit aux frères noirs zimbabwéens. C'est encore ce monsieur-là qui a soutenu sur tous les plans l'ANC.
Depuis 1990 jusqu'à ce jour, je reste convaincu que l'Afrique du Sud vit un repli stratégique des blancs (internes comme externes). Maintenant, que le vieux s'en ira, vous verrez bien leur jeu.
Que DIEU nous garde.

Écrit par : paul83 | jeudi, 27 juin 2013

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