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mardi, 09 juillet 2013

LA HAYE - MEIWAY PREND POSITION: «IL FAUT QUE LAURENT GBAGBO SOIT LIBERE» (VIDEO)


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Côte d’Ivoire - Pour Meiway, il faut que Gbagbo soit libéré [vidéo]


Regards sur Gbagbo – Source: Radio Pays-Bas internationale.

En visite à La Haye, siège de la Cour pénale internationale (CPI) et de la prison où se trouve Laurent Gbagbo, Meiway s’exprime.

L’artiste ivoirien s’excuse auprès de ses fans. Il regrette d’en avoir divisé certains pendant la crise en Côte d’Ivoire et espère la libération prochaine de Laurent Gbagbo.



Depuis La Haye - L’artiste Meiway prend position: ‘‘Il faut que Laurent Gbagbo soit libéré’’


L’artiste-chanteur Meiway était récemment à La Haye (au Pays-Bas) dans le cadre du festival Afrique 2013. Il a saisi l’occasion pour appeler, sur les antennes de Radio Pays Bas International, à la libération de Laurent Gbagbo. Monsieur ‘’Zoblazo’’ estime que la réconciliation nationale passe inéluctablement par cette libération.

Pour l’artiste, l’emprisonnement des leaders de l’opposition ne favorise pas la réconciliation tant souhaitée. «C’est clair que pour un Ivoirien qui vient prester à la Haye, il y a toujours un pincement au cœur de savoir que quelque part, on a un frère, un père, un parent qui est interné ici, qui est enfermé ici. Aujourd’hui, tous les interlocuteurs sont en prison. On ne peut pas se réconcilier», déclare-t-il. Avant de renchérir : «On peut penser à la paix, mais pas penser à la réconciliation, ce n’est pas possible tant que Laurent Gbagbo est à La Haye».

Meiway n’a pas manqué de saluer l’ancien président ivoirien et dit espérer de sa sortie prochaine : «Je lui fais un coucou et j’espère qu’il sortira de là très vite». L’artiste insiste qu’il faut libérer Laurent Gbagbo parce que, pour lui, en politique, il n’y a pas un seul exemple. «Que certains payent et que d’autres soient en liberté, c’est injuste. Mais il y a toujours injustice sur terre. J’espère qu’il sortira de là. Il (Ndlr, Laurent Gbagbo), faut qu’il soit libéré un jour. C’est mon avis», persiste Meiway. Qui dit s’exprimer, à la fois, en tant que citoyen ivoirien et leader d’opinion.

L’artiste fait savoir qu’il est détesté par des pro-Gbagbo parce qu’ayant choisi le camp Ouattara pendant la crise postélectorale. Celui que les fans appellent affectueusement le professeur Awolowo explique ce choix : «On a tous des parents qui ont péri. J’ai des oncles et des neveux qui sont morts. Je ne suis pas le seul, dans tous les camps politiques, il y a eu des morts. Il fallait réagir. Au moment où je suis arrivé pour entendre les deux partis, c’est à l’Hôtel de Golf qu’on a accepté de me recevoir. Donc je suis allé. Et quand je suis allé, je devais aller de l’autre côté, on a refusé de me voir. J’ai pris position. C’est un devoir du citoyen».

Toutefois, Meiway n’occulte pas le fait que ce choix soit regretté dans l’avenir parce que, dira-t-il, «l’artiste dans ce cas divise forcement son fan club». Le « génie de Kpalêzo » s’inscrit véritablement dans la réconciliation nationale et présente ses excuses s’il a offensé des compatriotes : « Si j’ai heurté des sensibilités, je m’en excuse. On est dans une période de réconciliation. On est dans une période où il faut penser à la paix ».


R. Dibi, in le quotidien ivoirien "L’Intelligent d’Abidjan".


Source: CONNECTION IVOIRIENNE

Commentaires

Merci, Meiway pour les propos. Tu t'es trompé. J'ai eu la chance à Treichville de faire partie de ceux que tes soeurs et frères appelaient "grand-frère". Je te savais un garçon intelligent, dans la vie, comme à l'école primaire. On disait que c'est "podium" qui t'a détourné de l'école. Je ne comprenais toujours pas pourquoi, au moment de la guerre imposée par Ouattara, tu semblais avoir intégré le cercle des gens qui agissent ou parlent avant de réfléchir, c'est-à-dire le cercle des ouattaraïstes.
Tu fais un "come back". J'en devine les raisons. Ouattara et ses suiveurs sont l'incarnation achevée du tribalisme, eux qui, pourtant, vivent partout, sauf chez eux. Tu les a suivis. Mais ton public n'est pas là-bas. Ton public, c'est la Côte d'ivoire. Tu te rends compte qu'au pays, comme ailleurs, tu es en train de dégringoler dangereusement. Alors, c'est pour des raisons alimentaires que tu fais volte-face. Même quand les ivoiriens vont de nouveau t'accepter, sache que tout le monde a su ton plan. Bienvenu à la maison.

Écrit par : sily camara | jeudi, 11 juillet 2013

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