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samedi, 13 juillet 2013

AFFAIRE «LE FPI DOIT DEMANDER PARDON», DANO DJEDJE: «DEMANDER PARDON A QUI ET POURQUOI?»

 

DANON DJEDJE SEBASTIEN.jpg

 

Pour aller à la paix et à la réconciliation, on écoute quand même celui qu’on accuse, qu’il donne sa version des faits. Et c’est sur la base de cela qu’on peut savoir qui a tort ou qui a raison. C’est seulement en ce moment que peut intervenir l’acte. Mais pour l’instant, nous ne savons pas ce qu’on reproche au Fpi». Ainsi, s’est exprimé, hier, sur Onuci-Fm, le Sga du Fpi, Dano Djédjé.

L’ancien ministre sous le régime Gbagbo répliquait à la proposition faite à sa formation politique, par le chef de l’État, de demander pardon aux victimes de la crise postélectorale de 2010. «Aujourd’hui, c’est le président lui-même qui demande au Front populaire ivoirien de demander pardon. Je pense que c’est mal poser le problème de réconciliation en Côte d’Ivoire, parce que cela suppose que tout ce que nous avons entrepris comme démarche, notamment, les négociations, la participation aux élections, les exilés et les prisonniers et tout, sur tous ces problèmes-là, la seule condition pour le président, c’est que le Fpi demande pardon aux victimes et aux parents des victimes», a poursuivi Dano Djédjé.

Et de conclure : «Comme il y a eu beaucoup de victimes, qui demande pardon à qui ? Et comment ? Et pourquoi ? Je pense que, de façon globale, si on veut vrai ment régler le problème de la Côte d’Ivoire, c’est ce que nous souhaitons, il faut s’asseoir, et si au cours de ces discussions, on estime qu’un tel ou un tel a eu tort, s’est comporté de telle ou telle façon, en ce moment-là, nous sommes des êtres humains, celui qui aura eu tort demandera pardon».

 

In le quotidien ivoirien "Le Nouveau Réveil" du 10 juillet 2013.


Benoït HILI

Commentaires

Ma voix n'engage pas le FPI, mais je voudrais, modestement, au nom de tous ceux qui pensent comme moi, demander pardon à Allassane Ouattara.
Ouattara, au nom des miens (les manchots, les unijambistes, les éclopés, les veufs et veuves, les orphelins, les morts, en un mot tous ceux à qui ta guerre a apporté la vie et la dignité) je voudrais sincèrement te demander PARDON. Mille fois pardon, vénéré Chef, homme au coeur rempli de paix, de bonté et d'amour. Tu es l'alliage parfait de Saint François d'Assise et de Soeur Theresa.
En effet, quand en 1984 tu as refusé de servir la Révolution au Burkina Faso pour salaire et avantages insignifiants, Thomas Sankara t'a démis du poste de vice-gouverneur ( pour le compte du Burkina) à la BECEAO. Tu errais dans la nature comme une âme en peine. Tu te préparais à aller te réconcilier avec ton ex-épouse américaine (Barbara ), en vue de prendre la nationalité américaine. Houphouet-Boigny (ennemi de Sankara), sur intervention, dit-on d'Aboulaye Fadiga ( gouverneur de la BCEAO ), t'a octroyé un passeport diplômatique ivoirien afin que tu ne sois pas un apatride, sans moyen de se mouvoir. Tu l'as accepté, malheureusement. Cela a contrarié tes plans, car un paradis t'attendait ailleurs. Houphouet, le mauvais ! Comment a t-il osé te faire un si grand mal !. Pour tout ce tort fait par Houphouet, au nom des miens, je te demande pardon.
A la mort de Fadiga, il ose encore te nommer Gouverneur de la BCEAO, poste réservé à la Côte d'ivoire. Quel acte de méchanceté! Veuille là aussi accepter notre pardon.
En 1990, il te fait venir dans la galère ivoirienne où, après des péripéties, il te nomme premier ministre. Quel cynisme de la part du "vieux" ! Là aussi, pardon pour le tort qui t'est fait.
Contre ton gré, tu prends goût à la vie ivoirienne. Houphouet meurt. Tu tentes de lui succéder. Echec, par la faute d'un fainéant nommé Bédié. En 1999, tu mets une cagoule(appelée Guéi) pour ne pas que les Burkinabè et les ivoiriens te reconnaissent. Tu déboulonnes Bédié mais ta cagoule te joue un mauvais tour. On étale sur la place publique que ton ivoirienneté est douteuse. Reçois le pardon de tous ceux ( comme moi) que tu as embellis par ta généreuse guerre, ta guerre salvatrice.
Arrive au pouvoir un paumé nommé Laurent Gbagbo. Tu tentes tranquillement, pacifiquement, de le déboulonner. Il résiste au bonheur fait homme que tu incarnes. ô l'inculte deGbagbo. Alors, tu décides d'apporter le bonheur aux ivoiriens, de gré ou de force. Tu transformes tout le pays en cimetière. Les survivants, bizarrement fuient le pays. Tu règnes sur une terre vidée de ses hommes, que tu tansformes en paradis. Le lait et le miel coulent à flot. La mort s'enfuit, et la population connaît la vie éternelle. Et puis, un groupuscule d'ingrats nommé FPI, qui ne veut pas prendre part à la félicité s'entête encore à refuser ta "main-tendue". Comment ! avec la gymnastique que tu fais pour les rendre heureux, selon la mission que Dieu t'a confiée. Trop, c'est trop ! Alors au nom de tous les miens, je te demande pardon, mille fois pardon et que Dieu te bénisses pour la paix, le bonheur, la richesse et la vie éternelle que tu as apportés à tous les pécheurs que nous sommes. Merci, fils unique de Dieu.
Pour une fois, j'ai été trop long, Monsieur le Président. Veuillez m'en excuser. L'expression de ma reconnaissance en valait la peine.

Écrit par : sily camara | samedi, 13 juillet 2013

Amis miens, lisez plutôt que Dieu te bénisse et pas que te "bénisses".

Écrit par : sily camara | samedi, 13 juillet 2013

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