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mardi, 23 juillet 2013

CPI - LA LIBERATION DE GBAGBO SE PRECISE

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Fatou Bensouda, depuis Abidjan, avoue ne pas avoir eu les preuves contre Gbagbo et ne pas avoir vu les victimes.


Fatou Bensouda, procureure de la Cour pénale internationale, malgré ses efforts, n’a pas réussi à dissimuler sa colère envers les autorités ivoiriennes, lors de son deuxième séjour à Abidjan, vendredi et samedi derniers. Selon les informations en notre possession, elle s’est fait tout simplement rouler dans la farine par le régime ivoirien concernant les preuves supplémentaires contre Gbagbo, concernant les victimes qu'elle voulait rencontrer, et concernant l’affaire Simone Gbagbo.

Sur ce dernier point, sa déclaration samedi au cours d’une conférence de presse dans la capitale ivoirienne, fut une quasi-injonction au régime ivoirien à coopérer avec la CPI : “Nous ne pensons pas que les autorités ivoiriennes refuseront de transférer Mme Simone Gbagbo à la CPI. Mais aussi, selon le statut de Rome, si les autorités ivoiriennes veulent juger Simone Gbagbo ici, ils ont aussi le droit de défier le cas devant la Cour pénale internationale”, a-t-elle déclaré. Mme Bensouda a clairement réitéré son appel au gouvernement ivoirien à “exécuter dans les plus bref délais possibles”, les “demandes de coopération” de la CPI, notamment “les mandats d’arrêts et les demandes de remise à la Cour émis par les juges de la CPI”.

“Cela vaut donc pour le mandat existant contre madame Simone Gbagbo ainsi que pour tout autre suspect dans l’avenir”, a-t-elle martélé. On ne peut pas être plus clair, même si pour mieux faire passer la pilule très amere aux autorités ivoiriennes, elle a aussi déclaré: « Simone Gbagbo, visée par un mandat d’arrêt de la CPI, peut être jugée en Côte d’Ivoire conformément au statut de Rome ». Vouloir juger Mme Gbagbo en Côte d’Ivoire est “une prérogative que le statut de Rome reconnait aux autorités ivoiriennes”. “Ce sera aux juges de décider si le cas est recevable devant la CPI. Vous verrez que ce fut le cas en Libye”, avec l’affaire Seïf Al Islam, a-t-elle dit.

Concernant l’affaire Laurent Gbagbo et la recherche de preuves supplémentaires, Fatou Bensouda se serait fait rouler dans la farine par le régime ivoirien. Dès son arrivée vendredi à Abidjan, elle avait effectivement planté le décor: « C’est une mission technique. » Une mission pour rencontrer notamment « ceux qui nous assistent pour trouver des informations additionnelles » dans l’affaire Laurent Gbagbo.

En d'autres termes, la procureure de la CPI est venue à Abidjan pour chercher des preuves contre le Président Laurent Gbagbo, preuves promises par le régime ivoirien et manquant cruellement au dossier d'accusation. Les juges de la Cour lui ont dit le 03 juin dernier de revoir sa copie et d'apporter des preuves supplémentaires pouvant étayer ses accusations contre Laurent Gbagbo.

Ces juges on se le rappelle, n’ont pas voulu se prononcer sur la confirmation des charges contre le Président Laurent Gbagbo, car ils avaient estimé que les preuves présentées par la procureure n’étaient pas suffisantes et lui ont demandé de les compléter. Fatou Ben Souda est donc venue à Abidjan pour chercher les preuves complémentaires, et rencontrer les victimes ou associations de victimes. Et selon nos informations, aucune preuve supplémentaire n’a pu être réunie par les autorités ivoiriennes à son arrivée, de même qu’aucune victime ou association de victime n’a pointé le nez devant elle, ce qui a eu le don de l’irriter à l’extrême. C’est donc bredouille que la procureure de la Cpi est retournée à la La Haye après avoir passé 48 heures sur les bords de la lagune ébrié.

Pire, Fatou Bensouda n’a pas du tout goûté l’absence de Ouattara à son arrivée en Côte d’Ivoire. Il était étrangement à Lomé au Togo en réunion de la CEDEAO. Pourtant, sa venue à Abidjan était prévue de longue date, et la rencontre avec le chef de l’Etat était prévue dans son agenda.

Selon nos informations, Alassane Ouattara, dont la volonté de coopération avec la CPI est de plus en plus remise en cause, aurait décidé de prendre ses distances avec la désormais très gênante procureure de la CPI, et aurait de laisser son ministre de la Justice Gnénéma Coulibaly, et sa collègue de la solidarité, de la famille, de la femme et de l`enfant, Anne Désirée Ouloto, la recevoir.

Echec et mat pour Fatou Bensouda à Abidjan qui a avoué n’avoir pas eu les preuves recherchées. Cette dernière, qui joue sa carrière et dont la crédibilité est gravement mise en cause, a exigé du solide de la part des autorités ivoiriennes. Ceux-ci ont préféré la lâcher "en plein vol", car devenue un peu trop exigeante et moins docile comme lors de son premier voyage à Abidjan où elle prenait pour argent comptant, tout ce qui venait du régime Ouattara concernant Laurent Gbagbo.

Comme on le voit, la LIBÉRATION DE LAURENT GBAGBO SE DESSINE A L'HORIZON. Les preuves supplémentaires tant attendues par les juges de la CPI viennent une fois de plus de manquer à l'Appel. Ces derniers n'auront plus d'autre choix que de prononcer la rélaxe pure et simple de Laurent Gbagbo. Me Emmanuel Altit s'était dit confiant il y a peu, sur la libération de son client, avant la fin de l'année 2013.

Avec le terrible revers de Fatou Bensouda à Abidjan, la libération de Laurent Gbagbo avance à pas de géants.

Nous y reviendrons.

 

Eric Lassale avec Parice Lecomte

 

Commentaires

La sagesse africaine nous enseigne que quand le moment de la course arrive, le mensonge est le premier à démarrer. Mais il finit toujours par être rattrapé par la vérité. Ils ont dansé tôt, plus vite même que le tam-tam. Au moment où tout le monde est invité dans l'arène, ils sont déjà essoufflés. Merci quand même, ONU, France, CPI, Ouattara et consorts. En voulant noyer le "poisson" Côte d'ivoire, il vont finir par la délivrer des ventouses de l'éternelle pieuvre, la France.

Écrit par : sily camara | mardi, 23 juillet 2013

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