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mardi, 06 août 2013

MICHEL GBAGBO, AFFI NGUESSAN ET 12 AUTRES PRISONNIERS POLITIQUES DE OUATTARA, LIBRES!

 

MICHEL GBAGBO SORTI DE PRISON.jpg

Voici la première image de Michel Gbagbo libre. Pour l'avocate de Michel Gbagbo, sa libération provisoire est une décision "politique" et non "judiciaire" (Le Nouveau Courrier).

MICHEL GBAGBO.jpg

Michel Gbagbo hume l'air frais de la liberté. Après plus de deux ans de prison "cadeau" (Kouamouo).
Michel Gbagbo, obligé d'être exfiltré de la foule en larmes (Franck Toti).

AFFI NGUESSAN LIBRE.jpg

Affi Nguessan enfin libre!

Tous les autres prisonniers politiques et militaires de Ouattara doivent être libérés. La réconciliation nationale ne peut survenir sans cela.

Le régime Ouattara a procédé lundi à la libération provisoire de 14 prisonniers politiques, selon une source officielle.

Les prisonniers libérés sont :

1- Pascal Affi N’guessan
2- Koua Justin
3- Bro Grébé
4- Michel Gbagbo
5- Aboudramane Sangaré
6- Alcide Djédjé
7- Lida Kouassi Moïse
8- Kuyo Téa Narcisse
9- Alphonse Douati
10- Gouverneur Philippe Henri Dacoury Tabley
11- Seka Désiré
12 -Colonel Konandi Kouakou
13-Djro Nomel Jonas
14- Sokoury Bohui

Eric Lassale

Source: IvoireBusiness

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REACTIONS DE LIDER A LA REMISE EN LIBERTE PROVISOIRE DE 14 PRO-GBAGBO


Réaction de Mamadou Koulibaly, président de LIDER : C’est une bonne nouvelle mais qui interroge nos libertés individuelles et notre conscience démocratique. On ne m’a pas expliqué à l’époque pourquoi ils étaient en prison. On ne nous expliquera pas non plus pourquoi ils sortent de prison sans jugement. Je pense que quand un président et son gouvernement peuvent emprisonner les gens sans raisons valables et les libérer de la même façon nous avons un grave déficit de justice. Libérer ceux qui sont en prison, c’est bien. Mais à quand la libération de ceux qui ne sont pas prison? Le peuple entier attend d’être libéré par une justice juste et une réconciliation vraie. Il faut en finir avec les abus de pouvoir.

Réaction de Benson de Gnacabi, Délégué national à la Communication : Je me rends compte que dans notre pays, il y a des gens qui ont le droit de vie ou de mort sur nous. On peut vous arrêter quand on le veut et vous libérer quand cela nous arrange. Drôle de démocratie !

Réaction de Mohamed Sylla, Délégué national aux Réformes institutionnelles : 14 prisonniers politiques mis en liberté provisoire. C’est un bon pas dans le sens de la décrispation et l’apaisement du débat politique. Cette fois, c’est un bon point pour le gouvernement qui donne pour la première fois un gage de sa volonté à aller vers la réconciliation. Gageons toutefois que la lumière sera faite, un jour, sur tous les crimes des crises successives que nous avons connues, car l’arbre malade et défraîchi de la démocratie ivoirienne s’est suffisamment abreuvé du sang des Ivoiriens. Ravis pour ces prisonniers qui retrouveront leurs familles. Je ne peux cependant m’empêcher d’avoir également une pensée pour tous les Ivoiriens anonymes qui ont perdu la vie, pour toutes ces familles qui ne verront jamais leurs proches revenir. A un moment, il faudra mettre fin à ce cycle macabre. La Côte d’Ivoire nouvelle ne peut résulter que d’une nouvelle volonté politique commune. Ne pas démissionner devant une pareille tâche implique certes un grand effort tant individuel que collectif, mais cet effort est tout simplement le prix du futur.

Nathalie Yamb, Conseillère exécutive du Président : C’est une nouvelle preuve de l’arbitraire et de l’aliénation de la justice en Côte d’Ivoire. On arrête des gens sans motif, on les garde en prison sans les juger et on les libère, mais provisoirement, toujours sans motif et sans jugement. Je me réjouis pour ceux qui ont été libérés et leurs familles. Mais c’est un jour noir pour la justice, l’état de droit et la démocratie en Côte d’Ivoire.

Lider 142, militant : Libération des 14 pro-Gbagbo ou la démonstration par l’absurde de l’abus du pourvoir Rdr de Ouattara. Comme un film qu’on regarde pour la énième fois, on savait déjà que ça allait se terminer ainsi. Bien sûr, il faut être heureux pour les élargis car être détenu des années durant, pour rien pourrait-on dire, n’est pas le destin qu’un homme simple ou un homme politique voudrait se tracer. Personnellement, je salue cette libération arrachée par tous ceux qui ont encore le courage de montrer à ce pouvoir sa laideur et ses abus caractériels. Mais derrière cette libération, qui, nous l’espérons, a été arrangée dans un studio politique de bonne foi, se dressent les abus ostentatoires d’un pouvoir qui commence à voir que l’intempérance et les torts inutiles ne sont pas la solution. La liberté est provisoire? Pourquoi et jusqu’à quand? En tout état de cause, il ne faudrait pas que ce soit le « tais-toi si tu veux rester dehors« . Surtout que derrière cette libération provisoire, il ressort clairement l’incapacité révoltante de la justice ivoirienne sous Ouattara à rendre justice. La Solution avait promis une justice qui travaille et non une justice qui circule pour prendre une décision politique à la fin. Que la liberté germe dans ce pays mien!


Source: LIDER-CI.ORG

Commentaires

Il est d'abord faux de croire qu'en libérant ces prisonniers, Dramane Ouattara "oeuvre pour la réconciliation, fait preuve de mansuétude, de magnanimité". Ouattara, en les libérant se libère lui-même. Il s'est lui-même mis en prison sans le vouloir. Inculte, il a pensé, comme tous les analphabètes qui le suivent, que la survie de son pouvoir est liée à la force des muscles et des armes. Au 21e siècle ! Ecrasé par la mobilisation nationale et internationale, sous la pression des bâilleurs de fonds internationaux, des organisations de défense des droits humains, et même de ses anciens soutiens, il n'en pouvait plus. La vie était devenue insupportable pour lui. Il cherchait comment se libérer, mais il était tétanisé par la peur, la peur du retour du bâton. C'est donc un gros boulet qu'il essaie de défaire de son pied.

Écrit par : sily camara | mercredi, 07 août 2013

Frère Dindé s'il te plaît,nous n'avons pas besoin de connaitre les réactions de ce monsieur et de son groupe.

Écrit par : Paul83 | mercredi, 07 août 2013

Merci Prof pour cette réaction limpide. C'est comme cela nous t'avons connu mais hélas qui aurait cru que cette éminence grise allait s'aliéner un temps soit peu. Nous osons esperer que vous reviendrez bientôt prendre votre place pour le véritable combat que tu n'aurais jamais dû abandonner. Que Dieu t'eclaire afin que tu rejoignes le noble combat.

Écrit par : IntelligenciaHomme | mercredi, 07 août 2013

Merci, IntelligenciaHomme. N'oublie pas: "qui a trahi trahira ". Depuis 2005, après l'échec de l'opération "dignité" ( 2004), Koulibaly n'avait plus son coeur au FPI. Il faisait semblant, pour ne pas hypothéquer son poste de président de l'Assemblée nationale. Ce n'est pas en 2011 que les "choses" ont commencé. Je ne veux pas trop entrer dans les détails. Sachez seulement que le départ de Koulibaly en juin 2011 était aboutissement, un soulagement pour lui-même. Un soulagement, à l'époque. Le FPI en a pris acte, c'est tout.
A des moments cruciaux, le FPI a connu des départs de militants très importants: Maître Lanciné Gon Coulibaly, Bégnana Boguy, etc. Mais tous avaient une ligne de conduite: " nous sommes venus par nous-mêmes, sans bruit de grelot, nous partons par nous-mêmes, sans bruit de grelot". C'est pour quoi, avec grandeur, Gbagbo a répondu à Lanciné Gon en Novembre 1990 en disant : " au revoir Maître, à bientôt ! ". C'est pour quoi aussi que Lanciné a pu revenir discrètement à la "maison" dès 2001. Au bilan, Koulibaly a hypothéqué sa chance de redevenir "quelqu'un". Admirons-le, mais tenons-en compte.

Écrit par : sily camara | jeudi, 08 août 2013

Merci mon frère Sily pour tes interventions toujours à la pointe. Au fait ce monsieur je l'admire pour son brillant parcours universitaire et en toute sincérité je ne cesse de lui vouer cette immense estime due à son rang. Je m'explique difficilement comment une telle tête pensante a pu commettre pareille énormité. Je peux ici l'affirmer sans me tromper qu'au sein du FPI tous voyaient en lui le digne successeur du PR Laurent Gbagbo à la tête de ce parti. Non le prof Mamadou Coulibaly est un véritable gâchis en politique. Pourquoi une telle tête bien faite n'a t-elle pas tiré des leçons des événements précédents ce ne sont pas des exemples d'hommes morts politiquement qui manquaient dans ce marigot politique ivoirien. Plus je m'interroge sur le cas du prof émérite et plus je comprends pourquoi l'Afrique est à la traîne. Comment un homme peut il virer à 360 degré pour rien au monde! Que Dieu veille sur l'Afrique.

Écrit par : IntelligenciaHomme | vendredi, 09 août 2013

Merci, IntelligenciaHomme. 20/20 pour ton dernier commentaire. Effectivement, Koulibaly était vu comme le successeur de Gbagbo. Dans certains "cercles" du parti, on disait même: "le pouvoir était chez les Akan, il a transité par l'extrême ouest et est au centre-ouest. La prochaine fois ça sera au nord ", en pensant à Koulibaly. Au cours d'une visite officielle que Gbagbo a effectuée à Agboville, il l'a présenté à ses "parents" Abbey ( il est né à Azaguié) en soulevant les bras de Koulibaly. Il a dit ceci: "voilà votre fils, attrapez-le bien...". Il savait ce qu'il voulait insinuer. Koulibaly s'est suicidé.

Écrit par : sily camara | vendredi, 09 août 2013

Oui, mes frères SILY CAMARA et INTELLIGENCIAHOMME, KOULIBALY s'est suicidé! Et j'en éprouve encore une grande peine. Je fais encore mon deuil à KOULIBALY, bien que n'étant pas un militant du FPI. Simplement en tant qu'Ivoirien, attaché à l'indépendance, à la dignité et à la souveraineté de mon peuple.

Quel gâchis ! ! !

Écrit par : Dindé | vendredi, 09 août 2013

Ce monsieur, est là où il doit être, ce monsieur est un vrai disciple de Hayeck, égoïste. Etant entré par le haut au fpi par LG, il n'avait aucune culture idéologique et aucune notion de la gestion des hommes (Ce que Feu Boga n'appréciait pas chez lui).Ayant gravi les échelons du fpi avec facilité, la logique aurait voulu qu'il soit où il est. Nous ne pourrons jamais nous en sortir, si les nôtres refusent de se sacrifier, et monsieur "je sais tout" ne veut pas souffrir,il disparait toujours à l'heure de l'épreuve. Chers frères, il n'y a pas de jour sans passer par la nuit. C'est une loi divine.
Maintenant, que les Affi et autres ont une liberté provisoire, on voit son Dr Prao demander, la mise en place d'une coalition. C'est pas triste çà!

Écrit par : Paul83 | lundi, 12 août 2013

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