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mardi, 20 août 2013

LA FRANCE DOIT SE REINVENTER OU PERIR

côte d'ivoire,la france doit se réinventer ou périr,dindé fernand agbo in le quotidien ivoirien "le nouveau courrier,"le nouveau courrier" du lundi 19 août 2013

 

Des voix plus autorisées et des éminences plus techniques pourront certainement traduire en des chiffres et termes plus appropriés ce que nous allons exposer en des mots simples, sans prétention savantes.
 
La France est en récession et ne fait pratiquement plus de croissance, nous apprennent quotidiennement les médias français. Mais en vérité, c’est peu dire. La France connait une grave crise économique et sociale qui menace de l’emporter. Comment un état européen, régnant encore sur un véritable empire colonial resté intact, si on s’en tient aux profits à moindre frais qu’il continue d’en tirer sans discontinuer, peut-il ainsi partir en vrille ? Incompétence, mauvaise gestion, rythme de vie au-dessus des moyens objectifs ?, pourrait-on s’interroger.
 
Pour pallier les effets de la descente aux enfers, une seule et même méthode frappée de péremption, un seul et même moyen séculaire : la prédation, la rapacité et le carnage. Encore et toujours. Contre des nations plus faibles. Comme si le monde n’avait pas évolué depuis un siècle. D’autres peuples sont contraints de faire les frais de la gabegie et du train de vie bourgeois d’une France qui rechigne à réinventer autrement son développement.
 
La question ou le problème de la France, aujourd’hui en pleine dérive sociale, économique et financière, n’est pas de mettre toujours plus de pays ou d’ex-colonies africaines dans sa besace en y menant la guerre, des guerres prétendument « humanitaires », pour les droits de l’homme et la démocratie, ou en fomentant des coups d’Etat contre des nationalistes et des souverainistes africains, ou des chefs d’Etat insoumis à l’exécutif français ou devenus récalcitrants, pour y installer des pantins prêts à brader leur pays et ses ressources à vil prix, sous des dehors d’élections démocratiques encadrées par l’Elysée, comme cela a dernièrement été le cas au Mali. Et comme c’est le cas dans la plupart des pays africains, anciennement (?) colonies françaises : Côte d’Ivoire, Niger, Togo, Tchad, Mauritanie, Burkina Faso, Guinée, Gabon, Centrafrique, Congo Brazzaville, Cameroun, Bénin, Sénégal.
 
Le problème de la France, c’est qu’elle fait montre d’une absolue incapacité à se réinventer, prise en otage et dirigée qu’elle est par un groupuscule de francs-maçons complètement sclérosés et une oligarchie occulte qui ne rêve que, non pas de servir les français et de les rendre heureux, mais de mettre la France et l’Europe au service des ambitions nouvel-ordre-mondialistes des américains dont le scandale du programme de méga-surveillance et de contrôle planétaire, PRISM, dévoilé par le jeune informaticien transfuge de la NSA, Edward Snowden, n’est que la pointe de l’iceberg des projets obscurs états-uniens contre l’humanité.
 
Les exécutifs successifs de la France continuent de recourir à des recettes du moyen-âge (guerres de conquête et de reconquête, butins de guerre) pour gouverner un état moderne (dont la gestion nécessite invention, management et travail), en pleine mondialisation, devant une concurrence aussi intelligente que virulente des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud). Ils n’ont pas de réponses aux problèmes des français, bondissent au plafond pour une croissance (somme toute médiatique) de 0,1% (qui en réalité est de zéro, si ce n’est bien moins) quand tous les indicateurs sociaux et économiques virent au rouge sang, font du surplace et enrobent cette incompétence notoire dans des campagnes médiatiques (guerres « humanitaires et démocratiques ») destinées à polir l’image de chefs d’Etat en réalité franco-dépressifs pratiquants – puisque ne croyant qu’en leurs seules thèses et solutions – et aussi désespérants les uns que les autres. Singulièrement les deux derniers, Nicolas SARKOZY et François HOLLANDE.
 
Français, ces deux pro-américains-là, authentiques fantoches si l’on peut dire, n’ont rien pour vous. Reprenez en main votre destinée aux prochaines élections, ou vous pouvez tirer un trait sur la « grandeur » de la France. Ouvrez enfin les yeux et voyez l’inéluctabilité de votre déclin, de votre déchéance, si une nouvelle « révolution » n’a pas lieu. Une vraie, cette fois. Pas une du genre de celle qui vous a enfermés dans cette prison dorée appelée REPUBLIQUE qui n’est en fait que l’émanation d’un pouvoir occulte qui vous oppresse et qui vous conduit dans le mur, en vous chantant des sérénades. Pays des droits de l’Homme ? C’est à reconsidérer. N’est-ce pas juste une illusion, une entourloupe sémantique ? Quand on a encadré un génocide au Rwanda et quand on a installé et qu’on soutient militairement et diplomatiquement des dictateurs en Afrique qui oppriment et pillent leurs peuples, encore et toujours, quand on sème mort et désolation en Côte d’Ivoire, en Libye et en Syrie, sous des prétextes fallacieux et franchement indignes, avec l’appui ou sous les ordres de l’ogre américain, peut-on y prétendre ? Certainement pas, à notre avis.
 
Un de vos illustres chefs l’avait dit : « Les français sont des veaux ! ». Nous laissons la déclinaison de son identité à votre sagacité. C’est malheureusement ainsi qu’ils continuent à vous percevoir, quand ils vous regardent, enfoncés dans vos canapés douillets, à déguster vins et fromages, attachés à un confort factice qui vous sera bientôt ôté avec une France en chute libre morale et économique (nous n’avons pas l’intention de vous être désobligeants mais souhaitons sincèrement fouetter votre orgueil). Rendez-vous enfin compte que vous êtes « la prochaine Grèce » ! Ce n’est pas nous qui le disons, mais le magazine hebdomadaire britannique « The Economist ». Et ce sera bien pire, croyez-nous. Parce qu’on vous ment sur tout – c’est un secret de polichinelle – et vous cache tout. Les chiffres de votre économie et vos déficits – c’est encore ce journal qui le dit – sont trafiqués, pour vous donner le sentiment que votre situation n’est pas aussi désespérée. Elle l’est parfaitement !
 
Sauriez-vous renverser l’implacable tendance ? L’Histoire nous le dira. Pour l’heure, réveillez-vous ! Parce que l’on ne peut comprendre qu’un pays comme l’Allemagne, sorti exsangue de la deuxième guerre mondiale et presqu’entièrement détruit, se relève après seulement un demi siècle pour devenir en une soixantaine d’années, la première puissance européenne, elle qui n’a ni pré-carré, ni chasse-gardée, ni prébende, ni monopole, ni chefs d’autres Etats aux ordres comme les marionnettes africaines aux pieds de l’exécutif franc-maçon français, ni départements et territoires d’Outre-mer. Mais qui a une inventivité et une capacité d’innovation incroyable, une force de travail hallucinante et une rigueur de gestion implacable. Quand on se sait sorti de guerre, c’est une exigence prioritaire. Et le mérite de l’Allemagne est encore plus grand et plus éclatant quand on note qu’elle a d’abord dû rattraper un retard abyssal dû à l’immensité de la désolation d’après-guerre, reconstruire tout ce qui a été détruit, avant de prendre un envol fulgurant.
 
Mais, nous semble-t-il, la France, tout aussi brisée par la guerre, mais adoubée vainqueur avec les alliés, n’en a pas tiré les mêmes leçons. Puisqu’elle s’est contentée de partager avec les libérateurs de l’Europe d’alors le gâteau du monde et de vivre du lait, non pas de son travail et de sa propre sueur, mais de celui des mamelles de ses ex-colonies (?), comme à une source intarissable. La poule aux œufs d’or et la vache à lait ont été et continuent à être pressées à souhait. Jusqu’à l’étouffement.
 
Malheureusement, la France a changé et n’est plus tout à fait la même, sa population s’est considérablement accrue depuis lors, ses besoins aussi dans les mêmes proportions, tout naturellement. Il faut donc plus de richesses, plus de ressources minières et de matières premières bon marché, plus d’argent. Plus de lait et d’or, en somme. La vache à lait et la poule aux œufs d’or durent-elles périr, à force d’exploitation et d’abus. Elle n’en a cure !
 
Il se trouve justement que chaque état, même vassal, a aussi sa prétention à « l’émergence à l’horizon X » (suivez notre regard). Comment donc continuer à les vampiriser et manger leur chair sans mettre à mal leurs économies et leur développement, et sans déstructurer gravement la configuration géopolitique régionale ou sous-régionale, au péril de tous, Africains comme Occidentaux (cas de la Libye et du Mali) ? Pas si sûr que ces nombreux Etats africains acceptent indéfiniment – du moins, leurs peuples – de se laisser tondre ad vitam aeternam et de rester éternellement dans les liens du sous-développement. Ce lait cessera bien de couler un jour, et cette manne, de vous être gracieusement donnée, très chère France. Et peut-être, sera-ce d’une façon absolument brutale.
 
On a trop tiré sur la corde. Elle va bientôt craquer. Malgré cela – c’est-à-dire malgré toutes les richesses volées à nos peuples, nos devises et gains à l’exportation engrangées avec une désinvolture scélérate dans les comptes d’opérations criminels du Trésor français, nos recettes budgétaires transportées chaque semaine (sans laisser de traces comptables) dans des mallettes en Hexagone pour aider au fonctionnement de l’Elysée, pour financer les partis politiques français, pour enrichir plus que de nature leurs responsables (Droite et Gauche, de façon indifférenciée) et se payer au passage des biens mal-acquis – la France continue à sombrer.
 
C’est ce type de relation-là entre la France et l’Afrique, judicieusement baptisé par Houphouët-Boigny, FRANÇAFRIQUE, qui tue l’Afrique… et qui tue la France ! Qui fait qu’elle n’a pas appris à innover économiquement, commercialement et technologiquement, à réétudier son marketing et sa force de vente, à accepter de perdre stratégiquement quelques recettes aujourd’hui pour en gagner davantage demain, à se battre à armes égales avec ses adversaires dans l’impitoyable concurrence commerciale internationale (où elle est gravement défaillante, ayant toujours tout reçu sur un plateau d’or à travers monopoles, prébendes, contrats léonins et prédation, et ayant fini par en être totalement sclérosée).
 
Une ligne d’esprit (au final) qui fait qu’elle est impuissante sinon incapable d’explorer de nouvelles pistes de développement, de se remettre fondamentalement en cause et d’impulser la douloureuse mais combien indispensable refonte de son modèle social et économique, inutilement couteux et désormais inadapté (coût de production élevé et peu concurrentiel, coût de la vie et de l’habitat facticement élevé à cause d’impôts excessifs, démesurés, et aussi à cause de la préservation injuste de privilèges de quelques familles milliardaires – onze ou douze en tout – qui tiennent la quasi-totalité de l’économie française, qui ont toujours plus de profit, qui embauchent peu et qui s’enrichissent outrageusement).
 
La France devra également reconsidérer sa perception actuelle du travail, dans un monde globalisé où la quête de productivité et de rentabilité et la conquête des marchés sont infernales ; un monde globalisé qu’elle appelle curieusement de tous ses vœux, sous l’égide américaine. Cette globalisation qu’elle peine à suivre et qui menace justement de la phagocyter. Et avec elle, une partie de l’Europe.
 
Que fait la France du fruit de tout ce pillage organisé et de cette prédation scandaleuse en Afrique, depuis des décennies, et dans nos pays exsangues, pour être aussi mal en point, aujourd’hui ? L’Allemagne en aurait eu le quart que nous n’osons pas imaginer ce qu’elle serait devenue dans le monde. Voyez ce qu’elle fait avec si peu ! A la vérité, ce n’est pas la raréfaction ni même l’insuffisance (au regard des besoins actuels hexagonaux) de cette manne financière à moindre coût directement déversé dans l’économie française ou les comptes privés français qui est en cause (elle n’a jamais manqué), mais la gestion qui en est faite. « La France n’est grande que montée sur les épaules de l’Afrique », c’est vrai, on le sait tous et on ne le dira jamais assez. Elle ne serait rien du tout sans l’Afrique. C’est à nous que la France doit son prestige. Que ce soit économiquement, militairement ou diplomatiquement (ONU). Même sous ce cliché, elle fait pitié à voir. Parce que malgré tout ce dont elle spolie l’Afrique, elle est quand même dans les cordes du déclin. Qu’en serait-il alors advenu d’elle si elle n’avait pas la mainmise sur les destinées de ces ex-colonies (?). Rien qu’à y penser, on est saisi d’effroi. Tant la médiocrité de la gestion hexagonale sidère.
 
Mais en France, ce sont les mêmes qui s’enrichissent. Et toujours plus. Ce sont eux qui sont, en réalité, montés sur nos épaules et qui sont, à dire vrai, les seuls véritables bénéficiaires de cette manne africaine (marchés gré à gré, pots-de-vin, rétro-commissions, mallettes privées, ventes et trafics d’armes, exploitations pétrolières et minières). Le français moyen n’en voit pas la couleur ni n’en sent l’odeur. Lui qui devrait créer la richesse nationale et l’accroître. Pas étonnant donc qu’il s’appauvrisse toujours davantage. A ce rythme, il n’y a pas grand-chose à espérer de la France, parce que sa chute sera lourde et dévastatrice. C’est juste une question de timing. A moins qu’elle ne se réinvente et ne soit plus gérée comme un petit club d’amis, affairistes insatiables, enfants gâtés et capricieux, bourgeois arrogants et sans âme.
 
 
Que DIEU aie pitié de la France !
 
 
DINDE Fernand AGBO
 
 
In le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier" du lundi 19 août 2013.

Commentaires

J'ai placé un extrait de votre intéressant article sur mon blog :
http://www.ampus-casanova.com et mon site.
et mon site : http://casanova.fr

Écrit par : Roger Démosthène CASANOVA | lundi, 02 septembre 2013

Tellement bien que je ne puis renchérir que cette france tombera tôt ou tard ainsi soit il. Merci Fernand et que Dieu bénisse la Ci

Écrit par : IntelligenciaHomme | lundi, 02 septembre 2013

Merci, cher frère, INTELLIGENCIAHOMME! J'en suis très honoré!

Cette France-là, avec les dirigeants qu'elle a, n'a sûrement pas les moyens de se réinventer. C'est la sclérose totale! Elle en donne encore la preuve éloquente avec le dossier syrien. A la solde des Américains et sans aucun honneur. La déculottée est à la dimension de la bêtise.

Déclin et déchéance imparables: Triste fin pour une France qui s'est voulue plus grande que de raison.

Écrit par : Dindé | mardi, 03 septembre 2013

Une grenouille vit un boeuf
Qui lui sembla de belle taille.
Elle, qui n'était pas grosse en tout comme un oeuf,
Envieuse, s'étend, et s'enfle et se travaille,
Pour égaler l'animal en grosseur,
Disant: "Regardez bien, ma soeur;
Est-ce assez? dites-moi: n'y suis-je point encore?
Nenni- M'y voici donc? -Point du tout. M'y voilà?
-Vous n'en approchez point."La chétive pécore
S'enfla si bien qu'elle creva.
Une fable bien française écrit par Jean de la Fontaine.
C'est l'image que la France donne depuis quelques années.

Écrit par : GUI TEH | mercredi, 04 septembre 2013

J'ai lu avec attention votre article.
Je m'étonne de lire sous la plume de blogueurs africains : "comment la France peut-elle se planter vu les profits qu'elle tire de son ex-empire colonial ?" Quand on parle de profits, il faut se pencher sur les vrais chiffres des échanges commerciaux France-Afrique publiés par l'INSEE en 2011 et exprimés en Milliards d'euros:

Exportations France vers:
Algérie+Maroc+Tunisie+Afrique du Sud : 16M€

Exportations France vers le reste de l'Afrique soit 50 pays : 12,2M€

Importations par la France des: Algérie+Maroc+Tunisie+Afrique du Sud :12,5M€

Importations par la France du reste de l'Afrique soit 50 pays : 14,3M€
A noter que l'essentiel du commerce avec "le reste de l'Afrique" se fait avec le Nigéria, l'Angola et le Congo.

Concernant le reste de l'Afrique dont la RCI, la France importe plus qu'elle n'exporte soit 12,2 - 14,3 = - 2,1M€.

Concernant les multinationales françaises dont Total, elles payent leurs impôts dans le pays d'accueil d'où la raison pour laquelle Total ne paye quasi pas d'impôts en France.

Où la France s'enrichit t'elle sur le dos des pays Africains ? Je pose la question...

Chiffres INSEE 2011 : http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=NATTEF08475

Cordialement...

Écrit par : Alenya | mercredi, 11 septembre 2013

Cher Monsieur ALENYA,

Votre tentative de prouver que la France n'a rien tiré de l'Afrique est pitoyable et obscène. C'est un secret de Polichinelle, la prédation honteuse de la France exercée sur les peuples africains, depuis la colonisation jusqu'à nos jours. Pas besoin de chiffres INSEE pour en attester.

Mais cela ne m'étonne pas, venant d'un Français endoctriné par des chiffres donnés par une structure française qui n'exposera certainement pas la France et qui est fondée à faire du négationnisme.

Vous voir écrire: "Concernant les multinationales françaises dont Total, elles payent leurs impôts dans le pays d'accueil d'où la raison pour laquelle Total ne paye quasi pas d'impôts en France", me fait vraiment marrer et prouve votre ignorance sur le dossier ou l'insuffisance criante de vos informations.

Si TOTAL et les autres multinationales françaises payent tant d'impôts aux pays où elles sont installées, et notamment en Afrique, qu'elles ne payent quasiment pas d'impôts en France, c'est que, de façon certaine, elle ne font pas de bénéfices.

D'où vient-il alors que LE FIGARO nous informe que "Total dévoile un bénéfice de 12 milliards" d'EUROS en 2011? (Cela fait 7.872 milliards de Francs CFA, en une seule année!)

Source: http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/02/10/97002-20120210FILWWW00311-total-devoile-un-benefice-de-12-milliards.php

Et pourquoi ce niveau époustouflant de profits est-il pratiquement le même chaque année, cher ALENYA?

Selon la même source, "Concernant les perspectives, le groupe table sur 20 milliards d'investissements nets en 2012, après 22 milliards l'an dernier (2011, Ndlr), et a confirmé son objectif d'une hausse de sa production de 2,5% par an en moyenne entre 2010 et 2015".

Quand on ne tire rien d'une activité, on n'y investit pas autant ! ! ! Alors, je vous pose la question: la France ne tire-t-elle vraiment rien de ses multinationales? Quand on sait que ces chiffres vertigineux ne concernent que TOTAL (qui ne payent que des subsides aux pays africains où elle exploite, justifiant un niveau aussi impudique de bénéfices)?

Commencez déjà par nous expliquer, cher Monsieur, comme vous l'écrivez si bien, pourquoi la France S'EST PLANTÉE (parce que vous confirmez qu'elle s'est plantée), abstraction faites d'hypothétiques profits (selon vous) qu'elle tirerait de son ex-empire colonial. D'où vient, selon vous, la faillite de la France?

Et je serais bien curieux de connaître le montant des avoirs, devises et recettes à l'exportation des pays africains déposés dans le Trésor français, pour garantir la parité du Franc CFA avec une monnaie aussi fantomatique que le Franc Français.

Trouvez-moi ce chiffre et nous continuerons un peu plus loin notre discussion. Ok? Je vous attends.

Bien à vous!

Écrit par : Dindé | mercredi, 11 septembre 2013

Merci de bien vouloir m'accorder un droit de réponse...

Où ai-je écrit que la France allait se planter ? Je dis que je m'étonne de lire cela sous la plume de blogueurs Africains... (relisez-moi plus haut).

Quant à TOTAL vous êtes à côté de la plaque, je dirai TO-TA-LE-MENT.
Cette multinationale française comme bien d'autres, ne paye pas d'impôts à la France en vertu des accords bilatéraux entre pays qui prévoient qu'on ne peut payer des impôts pour une activité dans deux pays.
Total est taxé à 60% dans les pays d'accueil soit 25M€ x 60% = 15M€
Il reste 10M€. La France ne peut taxer une seconde fois.
Ces milliard sont réinvestis par Total accompagnés de prêts...
et c'est reparti pour une autre année.

Prenez le temps de vous informer:
http://www.enquete-debat.fr/archives/idee-recue-total-ne-paie-pas-dimpots-97300

Quant au francs CFA, je n'ai pas de réponse, je promets de revenir aussitôt que j'aurai des infos.

Écrit par : Alenya | mercredi, 11 septembre 2013

Soyez-en sûr, cher frère, TOTAL ne paye pas 60% d'impôts en Côte d'Ivoire, ni nulle part en Afrique. Peut-être à d'autres pays qu'elle ne contrôle pas, mais certainement pas aux Africains.

Simple question de logique: Pourquoi la France financerait-elle des guerres et des coup d'Etats en Afrique, installerait-elle des pantins de la trempe de Ouattara à la tête de nos différents Etats pour, au final, payer 60% d'impôts dans des pays à sa solde, à des gouvernements qui prennent l'ordre du jour de leurs conseils à l'Elysée???

Simple question de bon sens. Vos dirigeants sont peut-être méchants et cupides mais ils ne manquent certainement pas de jugeote, croyez-moi!

Si par extraordinaire elles les payent, ces impôts, vos entreprises, ce n'est sûrement pas dans nos caisses que cela atterrit. Si cet argent "payé" est invisible dans nos pays (exemple de l'uranium au Niger et au Tchad) et qu'il n'est pas non plus rapatrié en France sous forme d'impôts, cela nous donne une nouvelle preuve, qu'il sert de caisse noire entre les gouvernements corrompus et sans honneur de l'Afrique, vos multinationales et les chefs de vos exécutifs. Pas étonnant alors que la France sombre!

Mais en réalité, il n'y a pas d'impôts payés aux pays africains à hauteur de 60%, c'est une fable! Juste des subsides versés pour contenter des despotes sanguinaires afin qu'ils soient, en retour de leur "générosité", sous la protection rassurante de la France.

Si AREVA payait ne serait-ce que la moitié de ces 60% au Niger et au Tchad, ces deux pays seraient depuis longtemps sortis de la misère lancinante qui les taraude chaque jour un peu plus. Sortez de vos rêves et des contes de fée que vous racontent vos gouvernements pour vous attendrir à leur endroit. Arrêtez de vous mentir!

Quel pays colonisé par la France en Afrique et dans le monde est un pays émergent ou en voie d'émergence, dites-moi, Monsieur l'informé? Or, en la matière, les pays anglophones sont une référence, nous ne pouvons même pas nous comparer à eux. C'est déjà un message très fort, démontrant la rapacité et l'économie de prédation exercées par la France sur ces ex(?)-colonies, les empêchant totalement de décoller.

Quand aux impôts, je n'y ai pas focalisé mes propos, c'est vous qui maintenez que les multinationales françaises ne payent pratiquement pas d'impôts à la France. Cela n'engage que vous et les articles que vous voulez bien lire. L'argent de TOTAL soi-disant payé à nos Etats revient bel et bien en France, sous forme de bakchich, de pots-de-vin, de financement occulte des partis politiques français (Gauche et Droite) et de profits. c'est bien connu!

Et qui vous dit que la France a même besoin que des impôts lui soient payés directement? Pas nécessaire: les bénéfices de vos multinationales ne sont pas domiciliés dans les banques nationales des pays d'accueil pour leur permettre d'alimenter et booster leurs économies locales mais sont presqu'entièrement rapatriés en France, et injectés dans votre économie. Qui en bénéficie? La France!

Que me dites-vous donc? La France ne tire vraiment rien de ses multinationales? Soyons sérieux, Monsieur ALENYA ! ! ! Ne me dites surtout pas qu'après avoir "payé 60% d'impôts" aux pays d'accueil, vos multinationales réinvestissent le reste des bénéfices avec des prêts en sus. En ce moment-là, que fait la France dans ces pays? Puisqu'elle n'en tire rien! Elle n'a alors qu'à rentrer chez elle! C'est aussi simple que cela!

Je vous attends toujours sur l'autre aspect de la discussion: nos avoirs dans vos comptes d'opération.

En outre, je n'ai utilisé le terme "se planter" nulle part, c'est plutôt vous. Ou vous me citez exactement ou vous assumez vos propres mots.

Merci et à bientôt!

Écrit par : Dindé | jeudi, 12 septembre 2013

La France ne s'immisce pas plus dans le business de Total - société privée - que les USA ne s'immiscent dans celui d'Apple. Je choisis Apple parce que sa capitalisation est supérieure à Total et dépasse même parfois celle du pétrolier Exxon.
Si vous en Afrique, n'êtes pas en mesure de dire à une société privée étrangère, "tu nous payes des taxes de 60% ou tu dégages" que peut y faire la France ?
A noter qu'Apple s'arrange pour ne pas payer de taxes aux USA !

Ensuite, croyez vous que la France ne préfèrerait pas commercer avec une Afrique riche dans sa globalité plutôt qu'avec une Afrique pauvre ? Si l'Afrique était riche la France exporterait beaucoup beaucoup plus et engrangerait beaucoup plus d'euros que ce qu'elle retire aujourd'hui.
L'essentiel du commerce avec l'Afrique se fait avec 8 pays seulement...

L'époque où le CFA rapportait à la France est révolue ou quasi révolue...
L'Europe est passée par là. Si la France n'avait pas soutenu le CFA vous auriez fait quoi, créé une monnaie comme "la gourde" d'Haïti qu'on ne peut échanger et qui est soutenue par les USA ?

J'ai utilisé le terme "se planter", un synonyme de périr...

Dire que la France va devenir la Grèce je dirai oui avec ce gouvernement socialiste que nous avons. La Grèce a été gouvernée 25 ans par les socialistes... à l'arrivée au pouvoir la droite a du masquer les comptes pour entrer dans la CEE et ce fût une erreur...

Cordialement...

Écrit par : Alenya | jeudi, 12 septembre 2013

Il serait temps de laisser la FRANCE et de grandir en tant que pays indépendant depuis cinquante ans. C'est à dire assumer nos propres fautes et faire tout pour que cela change avec nos moyens.

Écrit par : david | samedi, 30 novembre 2013

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