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samedi, 24 août 2013

AFFI NGUESSAN REPOND A SES CONTRADICTEURS

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Le président statutaire du Front populaire ivoirien (Fpi), Pascal Affi N’Guessan, a échangé hier mercredi 21 août 2013, avec plus de 400 militants et cadres des régions du N’Zi Comoé, Moyen-Comoé et Sud-Comoé venus lui apporter soutien et réconfort après sa libération. Il en a profité pour révéler certaines vérités peu connues de l’opinion nationale sur son combat, ses relations avec le président Laurent Gbagbo. L’ex-détenu de Bouna se découvre de jour en jour. Larges extraits de son intervention devant ses visiteurs.


«…Je voudrais dire quelques mots pour apaiser tout le monde. Comme je vous l’ai dit, moi personnellement, je suis au service de mon pays et de ma communauté. Ce que je peux faire, je le fais au nom du pays et de la communauté. Je le fais aujourd’hui avec Laurent Gbagbo, Aboudrahmane Sangaré, Simone Gbagbo et avec l’ensemble des dirigeants et des militants du Front populaire ivoirien. Les gens ne doivent pas se méprendre, j’ai connu Laurent Gbagbo en 1988 quand il est revenu d’exil, mais j’étais déjà dans les structures clandestines du Fpi depuis 1986 précisément, avec mon ami Lia Bi Douayoua. Et nous avions un comité à l’Ecole nationale supérieure des Postes et Télécommunications. Très rapidement Gbagbo m’a fait confiance ; ce n’est pas parce que j’étais de sa région ni enseignant à l’université. J’étais fonctionnaire, Ingénieur des Postes et télécommunications.

Le siège du Fpi à Koumassi, c’est mon ami Diallo Mamadou et moi-même qui l’avons trouvé et équipé. La première facture d’électricité porte le nom de Diallo Mamadou, parce que c’est lui qui est parti faire l’abonnement à l’Agence sur le boulevard de Marseille. Donc déjà j’étais en plein dans le Fpi grâce à Gbagbo. Juste après la proclamation du multipartisme je suis devenu son directeur de cabinet. Le Congrès de 1994, il m’a fait l’honneur de me donner la présidence de ce congrès qui avait été déterminant. En 1995, il m’a dit «Affi, tu seras mon directeur de campagne». Evidemment vous connaissez l’histoire et nous avons été contraints à boycotter l’élection présidentielle. Mais je suis resté son directeur de cabinet jusqu’en 2000, où il m’a reconduit encore comme son directeur de campagne. Et quand il a gagné les élections, c’est sur moi que Gbagbo et Sangaré ont porté leur choix pour diriger le premier gouvernement de la Refondation. Et en juillet 2001, le même Gbagbo dit «Affi c’est toi qui va prendre la direction du parti». Pourtant, je n’étais pas forcément le meilleur, le plus ancien ni le plus intelligent parmi tous les cadres du Fpi. Donc un tel homme qui est votre bonne étoile (…) vous ne pourrez et vous ne pouvez jamais l’abandonner. Donc la cause de Gbagbo, c’est ma cause. Parce que je suis président du FPI, mais surtout pour ce qu’il représente dans ma vie et dans mon parcours politique.

Il ne faut pas que les gens se méprennent et que certaines personnes spéculent. Moi je suis fidèle et loyal. Parce que je ne cherche rien pour moi-même… Je n’ai pas d’ambition particulière, mais je suis un garçon tenace. Je veux faire la politique, je veux contribuer à la libération de la Côte d’Ivoire et j’y tiens. Et je vais le faire pian ! Sur ça seulement, tout le monde peut compter sur moi. Si c’est en tant que président ou simple militant du Fpi, que je peux le faire, ça ce n’est pas important. La contribution que quelqu’un apporte à l’histoire ce n’est pas à partir des postes. Certains croient que c’est en étant président seulement qu’on a une renommée. C’est faux !

Le combat de Laurent Gbagbo, nous allons le mener et nous allons le gagner. Parce que c’est le combat de toute la Côte d’Ivoire, contre l’injustice et pour la dignité. C’est pour cela que nous sommes engagés dans la politique. Le combat n’est pas terminé ».


Source: DEBOUTCIV.COM

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