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mardi, 17 septembre 2013

L’HOMMAGE DU MINISTRE EMILE GUIRIEOULOU A MAHAN GAHE: AINSI DONC ILS T’ONT EU

 

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Basile, ainsi donc ils t’ont eu ? Toi, le buffle de Diboké, toi, Mahan Gahé l’intrépide ?  De « prisonnier de la haine », tu viens grossir le rang, hélas interminable, de nos nombreux « morts de la haine ».

Basile, comme si c’était d’hier, je t’entends encore nous exposer, le ministre Oulaye et moi, lors de ton séjour à Accra en mai 2013, tes projets pour Diboké (ouvertures des rues, construction d’un château d’eau, etc.),  projets dont tu nous disais avoir obtenu des promesses de financement. Tu exprimais aussi ton souhait de te rendre au Libéria pour y rencontrer les parents réfugiés et étudier avec eux les possibilités de leur retour.

Mais j’entends encore résonner plus fort en moi tes paroles nous décrivant les actes de tortures et de maltraitance que tu as subis pendant plusieurs jours au commissariat de Williamsville après ton arrestation à ton domicile le 26 avril 2011. Je t’avais alors fortement recommandé de profiter de ton voyage à Genève le mois suivant dans le cadre de l’édition 2013 de la Conférence Internationale du Travail du BIT pour faire un bilan complet de santé et tu avais promis le faire. Je ne savais que le mal était déjà fait et que tu étais condamné à la mort : sept vertèbres cervicales et cinq côtes cassées !!! 

Quel sort cruel s’abat sur Diboké qui après cet autre digne fils, le maire Daouo Benoît en 2008, perd en Mahan Gahé celui sur qui cette nouvelle sous-préfecture plaçait tous ses espoirs pour son développement.

Basile, ils t’ont enfin eu pour le grand bonheur de celui qui, à ta vue à l’Hôtel du Golf où de Williamsville tu as été conduit plus tard par les FRCI, s’est exclamé « mais pourquoi, ils n’ont pas tué Mahan Gahé et puis ils l’amènent ici ! » comme tu me l’as confié ce jour-là.  

Basile, je n’ai pas la force de te pleurer. Aucune larme ne sortira de mes yeux. Non Basile. Parce que je suis convaincu que ce n’est cela que tu attends de moi. En pareille circonstance, les larmes doivent faire place à la dignité, à la force morale pour défier la mort et montrer à ceux qui en sont la cause que leurs desseins sont vains, que le combat qui était le tien continuera, que la flamme par toi allumée ne s’éteindra jamais et que dans tes pas d’autres Mahan Gahé marcheront pour poursuivre ton œuvre tant à la Centrale Dignité qu’à Bloléquin.

Mahan Gahé, Mahan Gahé, Mahan Gahé, Mahan Gahé, «  j’ai dit ton nom quatre fois » : de là où tu seras désormais, élevé par la mort au rang d’ancêtre, tu sais ce que tu as à faire. Bénis et accorde longue vie à ceux qui t’ont aimé et qui te portent encore dans leurs cœurs et fais descendre la malédiction, sur ceux qui t’ont causé ou même souhaité souffrances physiques et morales sur terre.

Basile, sur le chemin de la tranquillité éternelle  que tu t’apprêtes à emprunter, soit rassuré et dis en unisson avec nous : NINSEMON, GOSSEMAN !!! c’est à dire : Ta flamme n’est pas éteinte, les traces de tes pas ne sont pas perdues !!!

 

Par ton frère et ami,

Le Ministre Emile GUIRIEOULOU

Commentaires

Ooooooh mon Dieu ooooh mon Dieu ooooh mon Dieu. De façon majestueuse et digne j'ai pleuré, j'ai appelé au secours le Dieu tout Puissant. J'ai crié vengeance car j'ai mal, j'ai mal oui vraiment mal. Ooooh mon Dieu. Mes freres et amis Fernand, Sily, dites moi que ce j'ai appris n'est qu'un poisson de septembre. Ooooh mon Dieu pourquoi? pourquoi? pourquoi? Permets tu cela? Oui je pleure le regard hagar pensant à ce grand homme. Mon Dieu, pourquoi permets tu que cela arrive? Tous ces dignes de Ci capables de mener le juste combat vont t-ils disparaître tués par ce même ennemi commun? À quand la fin de cette hémorragie? Ooooh mon Dieu, sauve mon pays des mains de ces mauvaises gens!

Écrit par : IntelligenciaHomme | mardi, 17 septembre 2013

YAKO, mon frère INTELLIGENCIAHOMME!

Ta douleur, notre douleur, est grande. Mais un jour, justice sera faite. Immanquablement!

J'image aisément ta détresse et le dépit de ton âme mais prends courage, la lutte continue! Comme disent les Ecritures, "on ne bat pas le blé toujours" (indéfiniment). Un jour, le soleil se lèvera sur les ténèbres, avec sous ses ailes la guérison pour nos os brisés et pour nos coeurs meurtris.

Sois fortifié et continuons à garder les regards sur Celui qui décide de toutes choses, à qui appartiennent la justice, la vengeance et la rétribution!

Écrit par : Dindé | mardi, 17 septembre 2013

Seigneur pardonne leurs fautes. Démocratie? Pluralité de pensées, d'idées, de convictions.... Où allons nous en CI? Où sont ils passés les grands défenseurs de la démocratie, je veux citer les Venance KONAN, ZORO BI Epiphane. Les morts ne sont ils pas tous des hommes?

Je préfere mourir pour mes convictions, mes idées que de rester en vie dans le mensonge et la corruption.
La CI vient de perdre un digne fils. Que son âme repose en paix.

Écrit par : CHEICKNA | mardi, 17 septembre 2013

Enième victime du régime tortionnaire d'Allassane Ouattara. Doit-on en pleurer ? Non, sinon le combat risque de s'arrêter. C'est un combattant qui vient d'être abattu. Gloire à Basile ! La lutte continue. Le vieux Abou Cissé l'avait prédit: "Si Ouattara fait cinq ans au pouvoir, tout le pays sera transformé en cimetière". Non pas qu'il réussira à exterminer 22 millions de personnes. Mais aucune région n'échappera à sa furia. 28 mois de pouvoir. Du nord au sud, de l'est à l'ouest, en passant par le centre, tout le pays est en deuil. Alors qu'il reste encore 22 mois. Que nous réserve-t-il, pour la suite ?

Écrit par : sily camara | mardi, 17 septembre 2013

"Basile, ils t’ont enfin eu pour le grand bonheur de celui qui, à ta vue à l’Hôtel du Golf où de Williamsville tu as été conduit plus tard par les FRCI, s’est exclamé « mais pourquoi, ils n’ont pas tué Mahan Gahé et puis ils l’amènent ici ! » comme tu me l'as confié ce jour là"
Maintenant c'est fait, MAHAN GAHE n'est plus. Il est vrai que nous sommes aujourd'hui presque habitués (ô mon Dieu !) aux actes de torture, et aux exécutions sommaires etc. Mais certaines situations nous interpellent particulièrement par leur horreur et nous rappelle que nous avons affaire à des gens habités par l’esprit de mort, la mort des autres. La citation ci-dessus nous montre que la cruauté qui se voit au niveau des exécutants n’est que le reflet de celle qui habite profondément les chefs, Outtara, Soro, etc. Ils vivent dans la peur, peur panique de la confrontation face à leur propre nullité. Ils ont la naïveté de croire qu’en tuant le corps, si possible en le maltraitant à souhait, ils tuent les idées et les espoirs. D’autres l’ont cru avant eux et ne sont plus. Beaucoup ont aussi la naïveté de croire qu’ils sont éternels. Je me rappelle une situation que j’ai vécue dans un certain pays où quelqu’un me déclarait qu’ils garderont le pouvoir pendant mille ans. Ils ont été balayés deux ans après. Que la résistance de MAHAN GAHE et d’autres soit pour nous source de foi et soyons persuadés que les « ennemis » que nous voyons aujourd’hui, bientôt nous ne les verrons plus.

Écrit par : Gnikoli | mardi, 17 septembre 2013

Mon frère SILY CAMARA, angoissante question dont nous appréhendons la réponse!

Écrit par : Dindé | jeudi, 19 septembre 2013

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