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lundi, 30 septembre 2013

COTE D’IVOIRE 2015: LES ELECTIONS PRESIDENTIELLES AURONT-ELLES LIEU?


OUATTARA ET BEDIE 2.jpg

 

Depuis plusieurs mois, alors que le « compte des élections de 2010 » n’a pas encore été soldé que la question d’élections en 2015 est remise au goût du jour. Des campagnes ont commencé ici et là, faisant ainsi entorse à la souveraineté du peuple. Peut-on continuer de fonctionner ainsi lorsque l’élite dit travailler pour le bien-être des populations ? Le process que nous lisons, donne plutôt la primeur des intérêts d’une certaine élite sur ceux du peuple ?

En fait, avant de parler des élections de 2015, il convient de répondre à la question qui restera pendante aussi longtemps qu’elle sera éludée : « Qui a gagné les élections présidentielles de 2010 ? » Que cette question agace ou non suivant le bord où l’on se situe, sa pertinence doit interpeller chaque citoyen qui voudrait travailler dans le sens de l’apaisement et de la réconciliation nationale. Car il paraît aujourd’hui patent que ceux qui ont eu la légitimité de la Communauté internationale mais qui souffre d’une illégalité interne (ou nationale) doivent tendre la main à ceux qui ont une légalité nationale et qui n’ont pas la légitimité de la part de certains grands pays.

Position du problème

En Côte d’Ivoire, deux blocs se sont affrontés à l’occasion des élections de novembre 2010. Il s’agit de la LMP et du RHDP. La caution apportée par le candidat (Henri Konan Bédié) du PDCI à celui du RDR (Alassane Ouattara) a donné du grain à moudre aux artisans de l’imposture en Côte d’Ivoire. En effet, nous avons bien vu qu’une victoire de monsieur Alassane Ouattara était impensable avec le taux de participation de 70 % au deuxième tour du scrutin du 28 novembre 2010. Mais la propagande de persuasion des « médias-mensonges » et les relais de monsieur Ouattara dans le monde ont fini par convertir l’amalgame en une vérité du moment. Par ailleurs, le renversement de Henri Konan Bédié le 24 décembre 1999 ; la tentative de coup d’Etat du 19 septembre 2002 contre Laurent Gbagbo et le coup d’Etat de 11 avril 2011 contre Laurent Gbagbo ont crée en Côte d’Ivoire un climat de méfiance et de suspicion légitimes.

Depuis, Alassane Ouattara dirige le pays alors que le juge des élections – le Conseil constitutionnel – a déclaré Laurent Gbagbo vainqueur. Il faut bien noter maintenant que Bédié, Gbagbo et Ouattara ont chacun été à la tête de la Côte d’Ivoire. Ces trois acteurs majeurs de la vie politique ivoirienne ont chacun fait son expérience. Aussi, le peuple a-t-il eu l’occasion d’apprécier le mode de gouvernance de chacun d’eux.

Etat des lieux

Le problème ainsi posé, il convient d’examiner la situation du pays et de réfléchir à ce qui peut être la bonne approche dans l’intérêt du peuple. Hier des Ivoiriens ont été entraînés par un fondamentalisme. Alassane Ouattara a fait croire aux ressortissants du nord ivoirien qu’il « défendait leur cause ». Ceux-là ont très vite déchanté quand ils ont vécu la pratique de l’exercice du pouvoir de monsieur Ouattara. Intoxiqué par un discours à la fois haineux et diviseur ; ébloui par un chantre chauvin mais plus justement tribaliste, il était impensable dans la foulée que certains ressortissants du nord trouvent « Gbagbo kafissa », à savoir que Gbagbo était mieux. Aujourd’hui, que de ravages, surtout lorsque l’on veut prospérer sur l’ignorance de populations analphabètes ? Pour une question que nous pouvions résoudre en nous « asseyant pour discuter ». Imposé à la tête de la Côte d’Ivoire par des bombes, Alassane Ouattara n’a pas pu identifier la méthode qui convient pour ramener la paix. Etait-il en situation pour réussir ? La réalité est que convaincu lui-même de ce que son avènement est l’effet d’une imposture, celui qui n’a jamais été adepte de la démocratie a penché systématiquement pour la « pacification » et donc la logique de la terreur pour s’imposer. C’est là où Ouattara ne connaît pas le pays. Il faut dire que les accords de Marcoussis – au-delà d’autres accords qui n’ont pas réglé le conflit – contenaient des aspects confligènes.  En emmenant le MJP, le MPIGO et bien d’autres mouvements qui n’ont de militants que leurs dirigeants, la réconciliation était difficile à obtenir. Laurent Gbagbo a beau faire des sacrifices, endurer des humiliations, rien n’y fait. Le forum de réconciliation nationale d’octobre 2001 avait donné des débuts de réponses pour désamorcer des germes de crise. Aujourd’hui, plus de deux ans après les dernières élections présidentielles, la CDVR (Commission Dialogue et Réconciliation)  n’a pas résolu le problème posé. Et les populations, dans la souffrance, regardent pour l’instant impuissantes, les exercices des différents acteurs politiques pour voir dans quelle(s) mesure(s) une posture donnée peut les délivrer.

Quelle incidence de la mondialisation

Le terrorisme gagne différentes contrées du monde. Mais il se concentre surtout en Afrique. Les guerres en Somalie, au Soudan, en Afganistan, en RDC, en Irak, en Lybie, en Côte d’Ivoire et au Mali et autres crises déstabilisatrices nourrissent le fondamentalisme et l’intégrisme religieux. Mais comme tout(e) mal(adie), il convient de trouver la cause pour suivre la bonne thérapie. Plutôt qu’un prétexte pour mener des interventions sur des terrains tiers, le terrorisme – qui ne saurait trouver aucune justification – est un mal qui puise ses racines dans la désespérance. Cette cristallisation de l’extrémisme peut trouver sa solution dans la prévention. C’est une erreur de continuer à penser que le terrorisme peut être vaincu par des guerres. Il faut regarder du côté des injustices criantes. Il y a des accumulations de richesses dans certaines parties du monde qui prennent bon marché (si ce n’est à vils prix) leurs matières premières, entre les mains de ceux qui vivent injustement dans la pauvreté. Il convient d’indiquer au passage que la position de la Russie dans la guerre en Syrie devrait être observée en lien avec des résolutions antérieures du Conseil de sécurité.

Sur la Lybie, le 17 mars 2011, « … Aux termes de la résolution 1973, adoptée par 10 voix pour et 5 abstentions (Allemagne, Brésil, Chine, Fédération de Russie et Inde), le Conseil a décidé également que cette interdiction ne s’appliquera pas aux vols dont le seul objectif est d’ordre humanitaire ou encore l’évacuation d’étrangers … Pour leur part, les délégations qui se sont abstenues sur ce texte, dont deux membres permanents du Conseil de sécurité -la Fédération de Russie et la Chine-, ont expliqué leur décision par le fait, qu’au cours des délibérations, elles n’avaient pas pu obtenir des réponses à leurs questions… ».

Sur la Côte d’Ivoire, « … Rappelant ses résolutions antérieures, en particulier les résolutions  1572 (2004), 1893 (2009), 1911 (2010), 1924 (2010), 1933 (2010), 1942 (2010), 1946 (2010), 1951 (2010), 1962 (2010), 1967 (2011), 1968 (2011) et les déclarations de son président sur la situation en  Côte d'Ivoire, ainsi que la résolution 1938 (2010) relative à la situation au Libéria, Réaffirmant son ferme attachement au respect de la souveraineté, de l'indépendance, de l'intégrité territoriale et de l'unité de la Côte d'Ivoire, et rappelant l'importance des principes de bon voisinage, de non-ingérence et de coopération régionale, … Réaffirmant qu'il souhaite vivement que la crise postélectorale en Côte d'Ivoire soit réglée de manière pacifique, et qu'elle exige une solution politique globale qui préserve la démocratie et la paix et favorise la réconciliation durable de tous les Ivoiriens,… ».

D’abord, il faut remarquer que des résolutions se sont accumulées sur la Côte d’Ivoire sans la réelle volonté de la Communauté internationale d’aller jusqu’au terme de chacune dans sa mise en œuvre. Mais on peut également noter la ferme affirmation que le problème ivoirien devrait être résolu par la voie pacifique. A la lecture de ces résolutions, on peut constater que la Communauté internationale a été surprise à l’épreuve de la bonne foi. Que dire de la Cour pénale internationale ? Sa pratique démontre qu’elle est le bras séculier du Conseil de sécurité de l’ONU. L’initiative des intellectuels africains sous l’égide du professeur Malick N’diaye qui a – les 3 et 4 décembre 2012 – mis en évidence à Addis Abeba, la forfaiture dans son mode de fonctionnement de la CPI venait ainsi à point nommé. On observe que les poursuites de la CPI sont orientées essentiellement contre les Africains. Ce qui a poussé l’Union africaine à qualifier la CPI d’une justice raciste. L’initiative du Kenya de revenir sur la ratification du traité de Rome et le sommet spécial d’octobre prochain de l’Union africaine sur la CPI sont des signaux qui devraient montrer aux grands pays que l’instrumentalisation des institutions internationales aux dépends de l’Afrique n’est plus acceptable par l’Afrique.

A la croisée des chemins, le dernier discours de François Hollande au Mali mérite d’être examiné dans tous ses contours. Le relent paternaliste que respire un tel discours doit nous interroger sur la posture réelle du candidat socialiste de 2012 qui a présenté des projets progressistes.

Quelle élite pour résoudre la question du vivre ensemble ?

Il convient d’approcher la question ivoirienne en intégrant que la réponse se trouve en interne. Les appuis extérieurs, s’ils sont sincères ne peuvent que venir en appoint. La dimension à bien travailler est la relation avec l’ancienne puissance tutélaire. Plus de cinquante deux (52) ans après les indépendances des pays de l’espace francophone,  l’on pouvait difficilement imaginer que la France veuille encore régler la question de la sécurité des Africains en France. Cette logique d’infantilisation qui ne tient pas compte des choix des Africains doit commander une certaine rupture. Soit l’occident – surtout la France – intègre que les vieux modèles qu’il remet lui-même en question ne peuvent plus également s’appliquer à l’Afrique, auquel cas, il faut imaginer ensemble une posture de « partenariat gagnant-gagnant » soit il s’entête à rester dans sa logique séculaire de pillage systématique des richesses en Afrique et les Africains devront trouver la voie qui conduise à leur épanouissement.

Parler des élections de 2015 en Côte d’Ivoire demande que l’on mette sur la table des préalables dont « qui a gagné les dernières élections présidentielles ? ». Mais aussi pour aller vers 2015, il faut traverser la question de l’armée (avec le désarmement), celle d’une Commission électorale indépendante et de la liste électorale.

Les responsables politiques et des élites doivent raison gardée faire preuve d’un minimum de sagesse et de bonne foi. La question culturelle, le respect de nos traditions, la sociologie locale et la psychologie des administrés sont des facteurs qui doivent absolument nous aiguiller vers la bonne dialectique. L’heure n’est pas aujourd’hui d’endormir des consciences et de déterrer certains préjugés. Houphouët Boigny a bien fait certaines choses. Mais comme toute œuvre humaine, beaucoup de dégâts d’aujourd’hui tirent leurs racines dans les approximations et erreurs commises de bonne foi par ce grand homme. Evoquer la grandeur de Houphouët ne donne aucune caution à monsieur Charles Konan Banny qui a été complice des fossoyeurs de la Côte d’Ivoire, depuis son passage à la BCEAO, en passant par la primature, période où des casses ont été commises dans des agences de Korhogo et Bouaké de la dite institution. La couardise et la duplicité de Charles Konan Banny est caractéristique de ces hommes et femmes politiques qui manquent réellement de courage mais qui ont porté l’espoir de nombre de citoyens crédules. Si le PDCI est menacé d’implosion, c’est parce que la frange bédiéiste est pour appuyer Ouattara pour un second mandat. Ceux qui n’ont rien gagné ou pas grand’chose du deal actuel Bédié-Ouattara ne veulent pas entendre parler d’un seul candidat (Ouattara) RHDP. Mais au-delà de « la politique du ventre » qui aliène Bédié pour se maintenir à la tête du PDCI, la génération de Kouakou Konan Bertin (KKB) et Kouassi Yao appuyée par Djédjé Mady envisage l’avenir du PDCI sous un angle un peu plus ouvert. Il faudra attendre pour voir si la jeunesse qui entend s’épanouir à l’heure de l’internet aura raison des « vieux loups » qui sont encore des adeptes de l’ordre ancien.

Si les armes avaient les solutions, on en serait pas là en Afganistan, en Irak, en Lybie et même en Côte d’Ivoire. Si Ouattara achète des armes à coups de milliards, c’est une violation de l’embargo qu’il faudra vigoureusement dénoncer. Le camp RHDP avait demandé la mise sous tutelle de la Côte d’Ivoire. Nous y sommes pratiquement. Mais la question est comment les Ivoiriens prennent leur destin en main. Nombre de pays ont montré que leurs peuples pouvaient choisir la voie qui leur convient en luttant les mains nues.

L’équation ivoirienne ne saurait connaître de résolution si la confiance n’est pas récréée. Pour aller dans le sens de l’apaisement, il faut mettre en avant l’intérêt du peuple. Car que ce soit en Allemagne, en France ou dans d’autres pays, le peuple souverain doit contrôler l’exercice des gouvernants. Angela Merkel a été réélue parce que les Allemands l’ont voulu ; de même pour François Hollande plus d’un an auparavant quel que soit ce que l’une ou l’autre pouvait souhaiter ou attendre. Les dirigeants d’autres pays travaillent avec celui qu’un peuple a porté à la tête de son Etat. Pourquoi veut-on toujours imposer quelqu’un à la tête des Etats africains ? C’est une question majeure qui interpelle les Africains.

Des élections pourront-elles se tenir dans des conditions actuelles ?

D’abord, la résolution 2062 du Conseil de sécurité apporte des pistes de réponse sur plusieurs questions fondamentales qui minent le pays. Alassane Ouattara n’a pas respecté cette résolution. Et la Communauté internationale reste complaisante. Après plus de deux ans de galère, les Ivoiriens doivent se montrer plus déterminés et résoudre leurs problèmes eux-mêmes. Car tout prédateur ne peut toujours se réjouir que d’un désordre local. La Côte d’Ivoire naguère Havre de paix doit se réconcilier avec sa tradition de terre d’accueil, d’espérance et de fraternité. Il convient pour cela que les différents acteurs principaux revêtent toute l’humilité qu’un homme d’Etat doit avoir.

Les Ivoiriens peuvent se réconcilier si les conditions du rassemblement et du vivre ensemble sont créées. Il me semble que pour les mois qui nous séparent de 2015, un collège de trois présidents (Bédié-Gbagbo-Ouattara) doit être mis en place. Ce collège devra concevoir une feuille de route à remettre pour mission à une primature organisée sur la configuration d’un binôme. Un membre du RHDP et un autre de la LMP. Un gouvernement de transition de 27 membres comprenant neuf (9) FPI, 9 PDCI et 9 RDR doit être mis sur pied. Une commission électorale indépendante de technocrates devra être mise en place. Il faudrait pour panser les plaies se parler. Que ce soit dans un forum de réconciliation nationale ; que ce soit lors d’états généraux de la République ou en mettant en place une véritable commission dialogue et réconciliation, la sémantique importe peu.

Il faudrait revoir la Constitution. Il me semble que les Ivoiriens ont suffisamment vu de choses pour identifier où se trouvent leurs intérêts.  Sur le financement des partis politiques, il faut être juste. L’argent des contribuables ne saurait être affecté à des tâches injustifiées et/ou pour servir  « à régler des comptes » envers ses adversaires. Tous les partis politiques doivent bénéficier de financement public pour jouer leur rôle. La question de l’armée, du listing électoral et d’autres sujets de nature à garantir la transparence des élections devront également faire l’objet du chantier qui devra être terminé deux mois avant les élections. Nous avons vu que différents scénarios consistant à mettre tel ou tel adversaire à l’écart par des voies non démocratiques ont connu un échec patent. Cela devrait inviter les uns et les autres au réalisme à la modestie. A l’issue d’élections qui pourront voir le jour au bout du processus proposé plus haut, les anciens présidents perdants des élections pourront bénéficier d’indemnités liées à leur statut. L’intérêt du peuple doit être au-dessus.

Il est évident que tout cela ne peut pas seulement être obtenu par le seul bon vouloir des politiques. La société civile et tous les acteurs qui souffrent de cette situation qui provoque des morts par AVC, par la faim, par un chômage galopant et un déficit criant de logistique de santé, devront maintenant passer à une autre échelle de pression – soit par les manifestations de rue si besoin est -. Puisque la pauvreté ne doit pas être une arme pour tenir un peuple en laisse.  

 

Dr Claude KOUDOU, Enseignant-écrivain ;

Directeur de la Collection « Afrique Liberté » ;

Membre de la Coordination des Intellectuels africains et des Diasporas africaines.

ASSASSINAT DE MAHAN GAHE: LA FIDHOP VA SAISIR LES INSTANCES DES DROITS DE L’HOMME A L’ONU!

 

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1/ BREF RAPPEL DU DRAME :

Le lundi 16 septembre 2013, nous avons accueilli avec indignation et émotion la nouvelle de la disparition absurde et non élucidée du célèbre Secrétaire Général de la centrale syndicale ivoirienne « Dignité » affiliée à la Confédération Générale du Travail (CGT) de France et à la Confédération Syndicale Internationale (CSI), M. Basile MahanGahé.

Ex-membre du Bureau mondial du BIT (Bureau International des Travailleurs) et ex-membre de la Commission Nationale des Droits de l’Homme de Côte d’Ivoire (CNDHCI), ce valeureux acteur de la Société civile ivoirienne avait été arrêté à son domicile par les FRCI de M. Alassane Dramane Ouattara au plus fort de la crise postélectorale, puis injustement et illégalement incarcéré avec d’autres personnalités du pouvoir précédent, à la prison civile de Boundiali, dans le nord de la Côte d’Ivoire, début juillet 2011.

Grâce à de nombreuses pressions extérieures et intérieures contre le régime Ouattara et « sa justice des vainqueurs », M. Mahan Gahé fut libéré en décembre 2012, soit après seize (16) mois de détention arbitraire, avec un non-lieu prononcé par la justice ivoirienne.

Mais depuis son arrestation et sa libération, M. Basile Mahan Gahé n’avait plus jamais recouvré la pleine santé,jusqu’à sa mort prématuré du 16 septembre 2013.

2/ NOTRE CONVICTION AU SUJET DE CETTE MORT TRAGIQUE :

Considérant que pour des raisons politico-politiciennes, l’Etat ivoirien ne révèlera pas de sitôt les vraies circonstances de cette disparition, la FIDHOP (Fondation Ivoirienne pour les Droits de l’Homme et la vie Politique), dont le Président-Fondateur était en contact régulièrement avec l’ex-prisonnier depuis sa cellule de Boundiali, ainsi qu’avec ses proches, a pu avoir une idée précise sur ce drame ;

Considérant donc, de façon convaincue, que M. Basile Mahan Gahé a finalement succombé aux souffrances physiques et morales dont il se plaignait très souvent, séquelles des multiples coups violents et blessures à lui infligés par ses bourreaux lors de son arrestation, mais aussi aux divers actes cruels de tortures, de maltraitances et de traumatismes subis durant son incarcération, tels que le choc de tirs nourris de kalachnikovs autour de sa personne dans un cimetière et en pleine nuit ;

Considérant que le sort qui a été réservé à M. Mahan Gahé a été sans doute le même vécu par la quasi-totalité des prisonniers pro-Gbagbo : on pense aux nombreux jeunes anonymes, comme aux célèbres détenus, que les agents de M. Ouattara électrocutent et torturent à longueur de journées dans les maisons clandestines dans le pays ou dans le sous-sol de la Direction de la Surveillance du Territoire (DST), soit par plaisir, soit pour leur arracher des aveux ;

Vu la gravité de ces faits et l’évidence de l’assassinat de M. Basile Mahan Gahé par le régime ADO, qui a déjà fait de précédentes victimes de notoriété parmi les proches de M. Gbagbo du fait du gel injustifié de leurs avoirs ; toutes choses qui confirment le caractère dictatorial de ce régime, la FIDHOP décide ce qui suit.

3/ NOS ACTIONS A ENTREPRENDRE :

  • La FIDHOP dénonce et condamne, avec la dernière énergie, ce décès prémédité du syndicaliste émérite Basile Mahan Gahé !
  • La FIDHOP décide de faire de ce cas, l’une de ses préoccupations prioritaires du moment, afin d’alerter et prévenir les opinions nationale et internationale sur tous les cas de tortures, de sévices corporels et d’actes de traitements inhumains et dégradants que les FRCI et dozos font subir aux détenus politiques dits pro-Gbagbo.
  • La FIDHOP décide de saisir formellement le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU et le Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme à Genève. A cet effet, la grande Marche panafricaine et la Conférence prévues à Genève le samedi 12 octobre 2013 sur « les Guerres en Afrique, le cas de la Côte d’Ivoire », seront spécialement dédiées à M.Basile Mahan Gahé et à tous les prisonniers politiques de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique.
  • La FIDHOP invite tous les syndicalistes ivoiriens et africains, les membres de la CGT, de la CSI et du BIT à se mobiliser et à « s’indigner »avec la famille de l’illustre disparu, afin que ce crime ne reste pas impuni.
  • La FIDHOP invite enfin toutes les organisations des Droits de l’Homme et de la Société civile ivoirienne, ainsi que les ONG internationales et la Division des Droits de l’Homme de l’ONUCI à se joindre à cette initiative, afin d’exiger du gouvernement ivoirien que ce crime soit élucidée et que justice soit rendue.

Fait à Genève, le 27 septembre 2013

 

Dr BOGA Sako Gervais


- Enseignant-Chercheur à l’Université deCôte d’Ivoire ;

- Ex-Membre de la Commission Nationale des Droits de l’Homme de Côte d’Ivoire (CNDHCI) ;

- Président de la Fondation Ivoirienne pour les Droits de l’Homme et la vie Politique (FIDHOP) ;

- Ecrivain-Essayiste.

dimanche, 29 septembre 2013

LE CIRQUE MALIEN: LES AFRICAINS ONT-ILS UN PROBLEME AVEC LA LIBERTE?


JEAN-PAUL POUGALA.jpg


Lorsque hier 19/09/2013, j’ai vu à la télévision la cérémonie de la prestation de serment du nouveau président malien (IBK) à Bamako, j’ai eu un pincement au cœur. Nous avons tous vu le président français menacer la Syrie dans son discours de Bamako. Et lorsqu’en plus la chaine de télévision française TF1 titre son journal télévisé avec ces quelques mots: «Mali: sept mois après, Hollande de retour pour «investir» le nouveau président». Elle confirme de fait que Monsieur Kéita n’est qu’un sous-préfet. Et je me suis posé certaines questions: A quoi cela sert-il au peuple français un tel cirque? Pour convaincre qui sur cette planète? Combien d'emplois seront créés en France à partir des millions d’Euros que ce pays a dépensés pour inviter le monde entier à applaudir au cirque malien de ce 19/9/2013? Après 21 ans de la démocratie, le Mali nous prouve qu'en Afrique, ce n’est point la démocratie qui va précéder l’économie, bien peut-être l’inverse. Le cirque malien est la preuve qu’aucun pays au monde n’a jamais résolu ses problèmes grâce à la prétendue «démocratie» et d'alternance politique au pouvoir. Si 20 ans de démocratie malienne finit à la mise sous-tutelle du pays par un chef d'Etat français en mal de popularité dans son pays, c'est que nous avons vraiment touché le fond. Alors qu’est ce qui ne va pas? Est-ce qu’on verrait le même président français dans les anciennes colonies françaises d’Asie pavoiser de la même manière?

 

Pour une fois, plutôt que de voir tous les problèmes dans la méchante France, je m’interroge sérieusement si les Africains n’ont pas un problème avec la liberté. Est-ce que 500 ans d’humiliation et de soumission n’ont pas transformé l’Africain en un animal en cage ? en un animal que même laissé libre de s’échapper, refuse obstinément de partir, de s’envoler à la découverte de la splendeur du ciel bleu ?

Pour le comprendre, je vous invite à analyser le comportement d’autres peuples hors d’Afrique, colonisés par la même France, pour voir si ces pays ont le même comportement que les pays africains. Nous allons choisir deux secteurs dans notre analyse : la Langue et la Monnaie.

1- Le Cambodge

Le Cambodge est une colonie française depuis 1863, jusqu’à la proclamation de son indépendance le 9 novembre 1953, c’est-à-dire après 90 ans d’occupation coloniale française. Indépendance suivie d’une longue guerre civile. Mais peut-on imaginer les dirigeants cambodgiens se comporter avec la même soumission etallégeance vis-à-vis de la France ?

a) La langue : A l’indépendance, les intellectuels sont unanimes sur une chose : Si le français reste la langue officielle du pays, l’indépendance à peine obtenue ne sera jamais effective. Voilà pourquoi le Khmer devient l’unique langue officielle avec son système d'écriture alpha-syllabique de 33 consonnes et 24 voyelles. La langue française comme l’anglais, le chinois ou le russe est relayé au rang de langues étrangères. 

b) La monnaie : Leur BEAC (Banque des Etats de l’Afrique Centrale) et leur BECEAO (Banque des Etats de l’Afrique de l’Ouest) locale s’appelait : La Banque de l’Indochine créée à Paris le 21 janvier 1875 par deux banques françaises, le CEP (Comptoir d'escompte de Paris) et le CIC (Crédit industriel et commercial) pour servir localement de banque d'émission des colonies d’Asie. Leur « Franc CFA »local émis par cette banque portait deux noms en fonction des pays : Le Franc Pacifique et la Piastre. Par exemple, elle ouvre ses portes aussi dans les comptoirs français de Chine dès 1889, et c’est Mao qui va mettre fin à cette occupation coloniale avec sa monnaie dès 1955. Au Cambodge, à l’indépendance du pays en 1953, la monnaie coloniale française, la PIASTRE sera remplacée par le RIEL qui a pour code international : KHR ;

2- La Syrie

Comparez-vous même 2 pays ex-colonies françaises : Le Mali et la Syrie et répondez à vous même si les dirigeants africains et le peuple africain n'ont pas un sérieux problème d'assumer et de vivre en liberté.

La Syrie et le Liban (en 1920), de même que le Cameroun et le Togo, ont été donnés par la Société des Nations en administration à la France. Alors que dès 1944, la Syrie arrache sa liberté en proclamant de façon unilatérale son indépendance de la France, qui mettra 2 ans pour l'accepter, les autres pays africains vont attendre les années 60 pour recevoir en cadeau l'indépendance de la généreuse et magnanime France.

Après la création de Israël en 1948, les politiciens palestiniens commettent l’erreur stratégique de faire partir une bonne partie de la population. Les Etats-Unis et la France tentent alors de convaincre les dirigeants syriens d’offrir à 500.000 réfugiés palestiniens présents en Syrie, la nationalité syrienne. La somme de 400 millions de dollars est offerte aux dirigeants syriens pour cette opération et ce sont tous les partis politiques qui sont choqués par cette proposition qui signifie tout simplement qu’il n’y aura plus jamais un Etat Palestinien, dès lors que ses citoyens auront été convertis à d’autres nationalités. La tête de file de la protestation, c’est le parti Baas, c’est-à-dire celui dirigé en 2013, par un certain Assad. 

Combien de dirigeants africains auraient refusé une telle somme ? 400 millions de dollars sont environ 263 milliards de Francs CFA. Mais lorsqu’on regarde de plus près, on trouve d’autres petits détails qui démontrent du vrai patriotisme des dirigeants syriens, lorsqu’en Afrique c’est plutôt l’opposé :

a) La monnaie : à l’indépendance, la monnaie coloniale française est remplacée dès 1946 par la Livre Syrienne.

b) La langue : Tout est fait pour marginaliser le français afin de créer une véritable rupture de colonialisme mental et culturel. Ainsi, aujourd’hui en 2013, la langue officielle est l’Arabe. Après c’est l’Anglais qui est la langue étrangère la plus parlée. Mais le plus surprenant c’est le Russe et le Chinois qui arrivent immédiatement après, surtout parce que ces 2 langues sont enseignées dans les Universités syriennes. Le français n’est parlé que par environ 4.000 personnes sur les 22 millions d’habitants, surtout certaines minorités chrétiennes, au moment où en Afrique ce sont les intellectuels qui écrivent des livres que personne ne peut lire tellement c’est compliqué, puisque les auteurs africains pour la plupart veulent démontrer aux français combien ils sont civilisés. Et mêmes les chefs d’Etat s’y mettent en faisant passer la présidence de la Francophonie, même plus importante que celle d’une République Africaine.

3- Le Laos

Le Laos subit une agression française avec le blocus de ses côtes dès 1893, pour la contraindre à accepter l’occupation coloniale française et intégrée à l’Indochine française en 1899. Elle proclamera son indépendance le 19 juillet 1949.

a) La langue : Les dirigeants politiques vont alors, vite changer la langue nationale coloniale du Français au Lao. Aujourd’hui en 2013, sur 6,5 millions d’habitants, seuls 3.000 étudiants et quelques fonctionnaires à la retraite parlent encore le français. Et même si ce pays fait partie de l’organisation de la Francophonie, c’est le chinois qui est la deuxième langue, derrière le Lao. Le français est une simple langue vivante 2, comme l’Allemand (parlé par plus de 3.400 personnes) et le Russe.

b) La monnaie : la monnaie coloniale, la Piastre est remplacée par le KIP (LAK) à peine 5 ans après l’indépendance, en 1954, et rendue immédiatement inconvertible.

4- Le Vietnam

Lorsqu’au milieu du 19ème siècle, le Vietnam refuse toute influence occidentale, en interdisant par exemple, le christianisme, la France lui livre la guerre qui va finir en 1858 par l’annexion d’une partie du pays, officialisant de fait le début de l’occupation coloniale française du pays dans ce que cette dernière va appeler la « colonie de Cochinchine ». Le 2 septembre 1945 les nationalistes proclament l’indépendance du pays. La France ne l’entend pas de cette oreille et va déclencher dès 1946, la célèbre guerre dite d’Indochine, combattue surtout avec la chair à canon, appelée TIRAILLEURS SENEGALAIS.

Mais grâce au soutien militaire de la Chine de Mao, la France connait une défaite cuisante dans la célèbre bataille de Diên Biên Phu. Elle est alors contrainte de reconnaitre l’indépendance du Vietnam en 1954 (traité de Genève). 10 ans plus tard, les américains chercheront à venger la honte de la défaite française à travers ce qu’on a appelé la « guerre du Vietnam », là aussi avec la défaite qu’on connait et qui continue de traumatiser encore aujourd’hui, les vétérans américains de cette guerre, avec des fusillades dans tous les USA.

a) La monnaie : A l’indépendance, contrairement aux pays africains, la monnaie coloniale française le Piastre est remplacée par le DONG (VND) rendue immédiatement inconvertible.

b) La langue : La langue française est immédiatement remplacée par le Vietnamien. Aujourd’hui en 2013, sur les presque 90 millions de Vietnamiens, seuls 1% d’entre eux, c’est-à-dire 90.000 personnes parlent français, notamment les personnes âgées, surtout les anciens fonctionnaires à la retraite.

5- CONCLUSION

Je ne peux pas conclure ce texte sans revenir au Mali.

Le 8 juin 1992 Alpha Oumar Konaré est élu président de la République du Mali. Il sera réélu en 1997 dès le premier tour avec plus de 95% de voix. Lorsqu’il atteint ses limites de 2 mandats maximum en 2002, dès l’année suivante, il est élu lors du Sommet de Maputo, comme le Président de la Commission Africaine. Durant son mandat à ce poste il a beaucoup œuvré pour l’application de la langue commune africaine, le Swahili, que je préfère appeler : l’AFRICAIN.

Une fois fini son mandat à l’Union Africaine, le grand Alpha Oumar Konaré est aujourd’hui membre du Haut Conseil de la Francophonie. Il rejoint à cet organisme 2 autres ex-présidents africains, notamment, Monsieur Cassam Uteem, ancien président de la République de l’Ile Maurice, Abdou Diouf, ex président de la République du Sénégal et actuel secrétaire général de l’Organisation de la francophonie et président de ce Haut Conseil de la Francophonie. Et de nombreux ex-ministres africains, notamment: Jean-Baptiste Tati Loutard, ancien ministre de la Culture du Congo-Brazzaville, Adama Samassékou, ancien ministre de l’Éducation Nationale du Mali, Paulin Hountondji, ancien ministre de la Culture du Benin, Bernard Dadié, ancien ministre de la Culture de Côte d'Ivoire. Mais c’est quoi le Haut Conseil de la Francophonie ?

Le Haut Conseil de la Francophonie a été créé en 1984, comme un organisme au service du Président de la République française pour le conseiller dans 3 axes différents liés à la langue française. Mais ce qui nous intéresse, c’est le tout premier cité dans la charte : « Un rôle d'observation des évolutions linguistiques au sein des États, des gouvernements et des organisations internationales ».

En d’autres termes, les anciens présidents de la République en Afrique, lorsqu’ils ont fini d’être présidents, sont au service du président de la République française. Les Ministres de même.

Alors où est le patriotisme du pays qu’ils ont servi ? Où est la dignité personnelle de ces intellectuels ? Les Africains ont-ils un problème avec la liberté ? Sont-ils juste le fruit de l’infantilisation du continent qui dure depuis trop de temps ? Ou bien ont-ils été Présidents de la République, Ministres, juste comme une des deux choses que le penseur Allemand Günter Anders indique comme le piège idéal pour adoucir et acheter l’intellectuel subversif : l’argent et le pouvoir ? La présence de Hollande à Bamako hier 19/09/2013 répond-elle cette logique ?

C’est autant de questions auxquelles je ne trouve pas de réponse et je laisse à chacun de vous le soin d’y réponse selon votre propre perception des faits etévènements, au regard de l’attitude asiatique. C’est bien de citer souvent les asiatiques en exemple de la croissance économique et industrielle. Mais on parle peu de leur niveau culturel, de leur degré d’autonomie mentale et surtout de leurs capacités à inventer un modèle propre à eux et qui les rend fiers d’eux-mêmes. Le Laos est-il plus riche que la République Démocratique du Congo ou que la Côte d’Ivoire ? Mais elle a une richesse que ces 2 pays n’ont pas : la liberté. Les dirigeants ont compris que cette liberté se construit à la sueur du travail et de l’engagement. Pour faire vivre, une langue, une écriture il faut un très grand sérieux et une rectitude intellectuelle très forte.

La Syrie, ex-colonie française vient d’infliger une humiliation cuisante à la France en obtenant son exclusion des accords du 14 septembre 2013 à Genève sur son armement chimique, entre la Russie et les Etats-Unis d’Amérique. Tous les généraux de l’armée syrienne, formées en France ont déserté à la première heure du conflit. Mais contrairement à l’Afrique où tout se construit uniquement autour de la France, la Syrie avait cherché sa vraie alliance stratégique ailleurs, en Russie. Le plus ahurissant de tout ça a été de constater les prises de position de certains ministres africains s’alliant systématiquement derrière l’isolement français que mêmeFrançois Fillon est allé critiquer à Moscou toujours hier.

L'ex-Premier ministre le même jour, jeudi 19/09/2013 dans un discours à Moscou au "club Valdai", en compagnie de Vladimir Poutine a fustigé l'amateurisme deFrançois Hollande dans la crise syrienne avant de conclure :

« Nous avons, vous et nous, Russes et Européens, une influence déterminante sur les deux camps qui s'opposent en Syrie. Je souhaite à cet égard que la France retrouve cette indépendance et cette liberté de jugement et d'action qui, seules, lui confèrent une autorité dans cette crise ».

En d'autres termes, et dits plus prosaïquement, "Hollande est le caniche de Obama et ne pige rien dans cette crise". Et voilà qu'il utilise une tribune au Mali pour lancer des menaces inutiles contre un pays qui a su arracher son indépendance, la Syrie. Et avoir changé l’Ambassadeur Syrien à Paris par quelqu’un choisi par Paris est un boumerang que le président français est en train de recevoir à la figure, parce qu’il s’est trompé de pays et de continent. Ce qui avait marché pour la Côte d’Ivoire ne marche pas forcément pour des peuples plus conscients et plus intelligents. Oui, j’ai bien dit, plus intelligents. L’épilogue de la crise ivoirienne etlibyenne, comparée à celle syrienne me font douter même de l’intelligence des africains, ou tout au moins de ceux qui les dirigent.

Au moment où on affronte la crise syrienne avec des informations contradictoires d’un côté et de l’autre, avec la manipulation de l’information pour des intérêts qui nous échappent et en plein milieu du cirque malien, il me plait de conclure ce texte avec un penseur allemand. On peut être d’accord avec lui ou détester ses pensées, mais il a le mérite de la franchise avec des mots volontairement crus qui nous incitent à une profonde réflexion. Il s’appelle Günter Anders (Voir encadré ci dessous).
__________

Note : Je n’ai pas parlé de la religion, mais comment compléter une comparaison entre l’allégeance des dirigeants africains au système et la fierté identitaire des dirigeants asiatiques sans parler de la spiritualité ? Lorsque dans les années 90, on a vu déferler sur l’Afrique et l’Asie une vague des sectes chrétiennes venues tout droit des USA, alors qu’en Afrique les dirigeants politiques sont tombés dans le piège de la propagande dénommée la « liberté religieuse » et abandonné leur propres populations les plus fragiles psychologiquement entre les mains des escrocs d’un nouveau genre, au Cambodge par exemple, c’est l’inverse qui s’est produit : en 1989, afin de garantir la spécificité de la culture cambodgienne et lutter contre l’invasion de ces sectes chrétiennes et musulmanes, il a été décidé d’instaurer une religion d’Etat, le « bouddhisme theravāda », pratiqué aujourd’hui par 95% de la population.

Au même moment en Afrique, c’est la course à la Conférence islamique. On a vu des présidents de la République changer de prénom pour passer par exemple au Gabon de Albert Bongo à Omar Bongo dans l’espoir d’avoir un peu de miettes des monarchies pétrolières et musulmanes du golfe arabo-persique. Comme le ridicule de l’aliénation ne tue jamais, on a aussi vu en Afrique des politiciens, que dis-je ? Des Ministres et des présidents de la République qui sont Pasteurs chrétiens, comme l’ancien président de la République Centrafricaine Bozize.

Les africains ont-ils un problème avec la liberté ? Pourquoi ce qui semble évident pour un dirigeant Laotien, un cambodgien pour protéger les intérêts de son pays doit encore faire l’objet de débat pour un ministre africain ?

Nous avons vu la liste des ex-ministres et ex-présidents africains membres du Haut Conseil de la Francophonie. Ce que je n’ai pas dit est que cette liste est limitée par la France. Combien de ministres et de présidents de la république sont-ils en attente en Afrique d’être béni par la providence afin que le président français lescopte à ces postes ? Avec les africains nés durant la période d’occupation coloniale, le chemin vers la liberté est sans doute très long. Ils ont refusé la liberté qu’ils avaient à portée de main.

Est-ce que la jeunesse africaine qui s’apprête à arriver au pouvoir dans les prochains 10-20 ans aura le même problème de la phobie de la liberté ?
 

Douala, le 20 Septembre 2013

Jean-Paul Pougala
 

samedi, 28 septembre 2013

ARRETONS DE «TIRER» SUR TOUT CE QUI BOUGE

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Il y a deux ans environ, lors de la première apparition de Laurent Gbagbo à La Haye, je suis littéralement tombée des nues.

En effet, après avoir lu toutes sortes d’articles sur certains blogs que nous appelons couramment «de la résistance patriotique» qui «crucifiaient» purement et simplement maître Emmanuel Altit, je m’attendais à tout sauf à le voir faire partie de la défense de Laurent Gbagbo, voir même à diriger le pool d’avocat. Durant plusieurs semaines nous avions étés abreuvés d’articles incendiaires à son sujet. Ils donnaient l’impression à ceux d’entre nous qui n’avaient jamais entendu parler de lui auparavant, qu’il s’agissait d’un opportuniste  voulant profiter de la popularité de Laurent Gbagbo pour se faire connaître ou encore se remplir les poches; surtout après l’appel lancé par lui pour soutenir financièrement la défense!

Ceux qui comme moi n’ont pas accès au «secret des dieux» et se contentent de glaner leurs informations sur le net ou auprès d’amis et de parents sont parfois sujets à la désinformation. Même si l’on prend chaque article que l’on lit avec des pincettes et cherche à vérifier tout ce que l’on lit, on tombe tout de même parfois dans le panneau.

Ce que je me demande, c’est le but et la provenance de tels articles: sont-ils planifiés pour semer la zizanie parmi nous? Sont-ils le fait de personnes écrivant de bonne foi mais n’ayant pas toutes les informations? Ou encore sont-ils le fait de personnes qui veulent se rendre intéressantes ou importantes? Ce qui est sûr le résultat est le même: doutes et incertitude s’installent parmi nous. De faux débats sont lancés par ces fausses informations comme pour nous détourner du but véritable.

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Je lisais aujourd'hui une critique à propos d’Affi N’Guessan qui n’aurait pas dû se faire recevoir par Kablan Duncan - selon cet article - au risque de faire de la pub au gouvernement Ouattara. C’est sans doute vrai qu’il leur a fait de la pub - et Dieu sait combien ils en ont besoin! -, mais si l’on suit ce raisonnement, il n’aurait pas non plus dû rencontrer les ambassadeurs de France et des Etats-Unis qui ont pris une part très active à l’installation d’Alassane Ouattara par les armes au pouvoir. Il devrait les éviter car ils ne lui veulent sans doute aucun bien. Mais comme je l’ai dit plus haut, nous ne sommes pas dans le secret des dieux et je ne m’y connait pas plus que lui. Je me contente donc d’observer les actes qu’il pose en me servant de mon bon sens. N’est-ce pas ce que nous devrions tous faire?

Pour en revenir à l’article, ce qui me dérange le plus ce sont ces quelques similitudes qu’il a avec les articles passés sur maître Altit il y a quelque mois, à savoir les insinuations. Je ne connais pas Affi N’Guessan ni les moyens financiers dont il dispose mais pourquoi est-ce à lui que l’on s’en prend? Miaka Oureto s’est bien déplacé plusieurs fois et pas seulement en Côte d'Ivoire. Pourquoi l’auteur ne se demande pas qui a lui a payé les différents billets d’avion pour la Hollande, la France etc... N’est-ce pas là un faux débat?

Pourquoi est-ce à Affi que l’on s’attaque comme c’était le cas pour maître Altit? Le but est-il de nous décourager et nous pousser par déception à abandonner la lutte? Ce serait bien possible.

Un ballon d’essai avait déjà été lancé - c’est mon avis - après la formation du bureau du FPI où un article se plaignait de la mise à l’écart des «cadres du FPI en exil». J’avais alors beaucoup aimé le commentaire d’un lecteur qui demandait que l’on se concentre sur la lutte et non sur une bataille pour les postes. C’était aussi mon avis d’autant plus que les-dits «cadres» ne s’étaient même pas plaints. Doit-on être plus royaliste que le roi?

N’avons-nous pas mieux à faire? Pourquoi ne pas nous concentrer sur cet adversaire commun qu’est le RDR qui ne lâchera pas le pouvoir de lui-même si nous le poussons par notre résistance vers la porte? Quel est le but que cache ces fausses querelles? Leur but est-il de nous détourner du véritable combat? Si ce sont des  membres de la «résistance patriotique» qui lancent de telles discussions, il  est temps der revenir à  l’essentiel et ne pas faire le jeu de l’adversaire. Mais là se trouve toute la question, ces informations viennent-elles véritablement de l’un de nous?

Dans tous les cas il serait bien de regarder devant nous et laisser derrière nous ces querelles de clocher qui ne font que le jeu de l’adversaire et qui peut-être même sont causées par lui, ce qui naturellement serait de bonne guerre

A bon entendeur salut!

 

Votre soeur, N. Coulibaly

vendredi, 27 septembre 2013

LE GRAND TABOU US: DE CE QUE L'ON (NE) DIT (PAS) QUAND ON PARLE DE CRIMES DE GUERRE


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«Quand on s’engage à servir son pays et qu’on prête serment, on s’y tient. Ce n’est pas une option». Steven Bussi de la Fondation Néoconservatrice Heritage, à propos de Chelsea Manning, (anciennement connu sous le nom de Bradley). Vraiment ? Peu importe ce que l’on demande à un individu qui s’est engagé ? Peu importe ce qu’il voit ou ce qu’il sait, il doit ignorer sa conscience et obéir aux ordres ? Mais Steven, mon ami, vous n’êtes pas sans savoir qu’après la Seconde Guerre Mondiale de nombreux Allemands utilisèrent, bien évidemment, l’excuse d’avoir obéi aux ordres. Les alliés victorieux exécutèrent pourtant beaucoup d’entre eux.

 

Les condamnations à mort furent prononcées par le Tribunal Militaire International de Nuremberg, en Allemagne, qui déclara que les individus ont des devoirs internationaux qui surpassent les obligations nationales d’obéissance. C’est pour cela que les citoyens, en tant qu’individus, ont le devoir d’enfreindre les lois nationales pour empêcher que des crimes contre la paix et contre l’humanité n’aient lieu.

En outre, le Principe IV de Nuremberg stipule : le fait qu’une personne agisse selon les ordres de son Gouvernement ou d’un supérieur ne l’exonère pas de sa responsabilité au regard des lois internationales, pour peu qu’on parvienne à démontrer qu’il avait la possibilité d’agir autrement.

Manning, mais aussi Edward Snowden, avaient des alternatives d’ordre moral et ils les ont saisies.

Il convient de dire que Barack Obama a refusé de présenter à la justice ceux qui, sous l’ère Bush, étaient impliqués dans les actes de torture car, affirme-t-il, ils ne faisaient qu’obéir aux ordres. Cet homme instruit, n’a-t-il jamais entendu parler du Tribunal de Nuremberg ? Pourquoi n’est-il pas gêné de répéter encore et toujours le même argument ?

Durant les trois dernières années d’incarcération, de torture et d’humiliation que Manning a vécues et qui ont augmenté considérablement ses difficultés personnelles déjà existantes, j’imagine que l’idée du suicide lui a traversé l’esprit à bien des reprises. Cela aurait été le cas si j’avais été à sa place. Au cours des milliers de jours et de longues nuits d’incarcération à venir, ces pensées habiteront peut-être Manning. Si les pensées se transforment en désir et si le désir devient insupportable, j’espère que cette jeune femme courageuse trouvera le moyen de le réaliser. Toute personne possède ce droit, même les héros.

Les Etats-Unis et leurs petits caniches européens sont peut-être allés trop loin, pour leur propre bien, dans leurs tentatives de contrôler toute communication dissidente en exigeant toutes les données de la part des sociétés impliquées dans la messagerie codée, en mettant la pression pour fermer plusieurs d’entre elles, en obligeant l’avion du président bolivien à atterrir, en détruisant les ordinateurs d’un journal important, en arrêtant la conjoint d’un journaliste pendant plus de neuf heures dans un aéroport, en s’appropriant les conversations téléphoniques de journalistes de l’Associated Press, en menaçant d’emprisonnement un journaliste du New York Times s’il ne révélait pas sa source lors d’une opération d’infiltration, en mentant de manière éhontée au plus haut niveau, en dissimulant des micros au sein du Parlement Européen et des Nations Unies, en organisant des surveillances sans limites. Où tout cela s’arrêtera-t-il ? A quel moment cela sera-t-il contreproductif et permettra aux Etats-Unis de revenir à un niveau de surveillance normal ? Le 24 Juillet, une loi limitant le pouvoir de la NSA a été retoquée par seulement 217 votes contre 205 à la Chambre des Représentants.

Et combien de temps encore Amnistie Internationale continuera-t-elle à salir son image en niant l’évidence ? A savoir que Manning rentre dans la catégorie des Prisonniers d’Opinion. Quiconque visite le site d’Amnistie Internationale à la recherche de Prisonniers d’Opinion en trouvera un grand nombre, dont plusieurs cubains. Existe-il un lien entre l’oubli de Manning et le fait que la Directrice Exécutive d’Amnistie Internationale, Suzanne Nossel, ait pris ses fonctions actuelles tout de suite après son départ du Département d’Etat Américain, où elle occupait le poste de Vice-Secrétaire Adjointe en charge des Organisations Internationales ?

Un coup de fil au siège d’Amnistie Internationale à New York ne m’a pas permis d’obtenir une quelconque explication sur l’oubli de Manning. Je suggère que les lecteurs essaient de l’obtenir en contactant le bureau d’Amnistie Internationale de leur pays.

En attendant, l’autre grande organisation internationale de défense des droits de l’homme, HRW, a vu le Directeur du bureau de Washington, Tom Malinowski, être nommé par Obama, Secrétaire d’Etat Adjoint en charge de la Démocratie, des Droits de l’Homme et du Droit du Travail. Est-il vraiment exagéré d’attendre d’un haut fonctionnaire à la tête d’une organisation de défense des Droits de l’Homme qu’il refuse de travailler pour un gouvernement qui a le plus enfreint les Droits de l’Homme au cours des cinquante dernières années ? Et si cette nomination vous semble écœurante, il vous faut considérer la torture comme le meilleur exemple de la cruauté humaine. Qui d’autre que les Etats-Unis a été le plus impliqué dans cette horreur ? Allant même jusqu’à l’enseigner, fournissant manuels et équipements, créant des centres de torture un peu partout dans le monde, séquestrant des personnes pour les conduire vers ces lieux, incarcération, alimentation forcée, Guantanamo, Abu Ghraib, Bagram, Chili, brésil, Argentine, Chicago…

Que Dieu nous pardonne !


William Blum

 

Auteur de Killing Hope : U.S. Military and CIA Interventions Since World War II, Rogue State : a guide to the World s Only Super Power.

Son dernier ouvrage s’intitule America s Deadliest Export : Democracy.

Contact : BBlum6@aol.com <mailto:BBlum6@aol.com>

Source originale : Counterpunch


Source: INVESTIG'ACTION

LA COUR PENALE INTERNATIONALE N'A PLUS LA COTE EN AFRIQUE


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Le Parlement Kenyan vient de voter le retrait du pays, du protocole de Rome, à l’origine de la Cour Pénale internationale (CPI). Bien que ne prenant effet que dans 12 mois, ce retrait est une mauvaise publicité pour la CPI. Les raisons de son fiasco résident dans l’impression qu’elle donne de n’être qu’une émanation des puissances occidentales dominatrices, quand elle s’en prend la plupart du temps, qu’aux vaincus de ses grandes. En effet, elle est incapable de lancer la moindre enquête sur les centaines de morts survenues en Égypte, en Lybie ou en Côte d’Ivoire. Certains criminels de guerre ou contre l’humanité avérés, sont ressortis blancs comme neige, malgré les preuves accablantes des dossiers d’instructions. Quand ces derniers n’ont pas disparus tout bonnement. Ce précédent historique pourrait servir d’exemple, pour de nombreux autres États africains. Les récentes déclarations du président somalien de l’O.U.A, lors du dernier congrès à Alger, illustraient le malaise de ces pays africains, qui après plus d’un demi-siècle d’indépendance, ont le sentiment de s’être faits dépossédés, par les puissances colonisatrices de naguère, de leurs libertés ou de l’organisation des conditions de justice de leurs propres concitoyens.
 
Avec l’invasion et l’occupation de l’Irak et de l’Afghanistan par les Etats-Unis des Bush père et fils, qui se sont soldées respectivement par près de 2 millions et un million de morts, à quoi avons-nous eu droit de la part de la CPI ? A aucune poursuite, car Washington qui encourage la CPI à traquer les criminels de guerre à travers le monde, quitte à les lui livrer, protège ses propres ressortissants. Comment l’expliquer ? Très simplement. La Cour Pénale Internationale est une juridiction permanente, chargée de juger les personnes accusées de génocide, de crime contre l’humanité, de crime d’agression et de crime de guerre. En 1998, 121 États sur les 193 États membres de l’ONU, ont ratifié le Statut de Rome et accepté l’autorité de la CPI. Trente-deux États supplémentaires, dont la Russie et les États-Unis d’Amérique, Israël, l’Irak, la Libye, le Qatar et le Yémen, ont signé le Statut de Rome mais ne l’ont pas ratifié.
 
Prenons le cas des USA qui ont signé également avec 180 pays, l’ABI : l’Accord Bilatéral d’Immunité. Grâce à ces accords bilatéraux, les États-Unis obtenaient l’exclusion de la compétence de la CPI, à l’égard des ressortissants et des militaires nord américains, interdisant ainsi leur transfert devant le tribunal de la Haye. Les pays signataires de cet accord bénéficient en contrepartie, d’une aide financière et militaire des Etats Unis. C’est la raison pour laquelle la CPI ne peux intervenir en Israël, en Irak, en Libye, au Qatar ou au Yémen pour ne citer que ceux-la. Et l’article 98(2) du statut de Rome le dit clairement.

Ce qui veut dire, que si un citoyen américain est arrêté, dans l’un des pays signataire de l’accord ABI, pour que ce citoyen, auteur de crime contre l’humanité, soit remis a la CPI, il faut que l’Etat concerné  consente dans un premier temps a transférer le criminel et dans un deuxième temps, que cela soit compatible avec les accords bilatéraux internationaux.

En conséquence, on ne peut poursuivre les dirigeants Américains ou les alliés des Etats-Unis pour crime de guerre. Qu’importe le nombre de morts, les voilà absous par avance.
 
Cette puissance impériale se permet de porter le fer et le feu sur la planète en toute impunité. Voilà pourquoi les responsables des massacres ethniques, consécutifs à la destitution du président ivoirien Laurent Gbagbo, ne seront jamais jugés. Comme ceux de Sago en 2011 lorsque les hommes de la FRCI d’Alassane Ouattara, accusèrent les populations civiles d’avoir contribué à la fuite des dernières troupes loyalistes vers le Libéria mais aussi de cacher des armes en vue de venger le président Laurent Gbagbo. Fuyant dans la forêt, les moins heureux ont été rattrapés, fusillés et/ou égorgés et parfois brulés vifs. Les soldats d’Alassane Ouattara, avec l’aide de populations civiles étrangères au pays, massacrèrent ainsi, tout ceux de l’ethnie Godié qu’ils croisèrent sur leur chemin et cela pendant plusieurs jours. Des journalistes occidentaux, alertés par des cyber-activistes, viendront constater les massacres, mais minimiseront la portée de ceux-ci. Cela ne collant certainement pas avec la version officielle, commandée par leurs rédactions. Il est en effet difficile d’accepter la vérité, lorsque les mensonges sont exactement ce que l’on veut entendre. Comme en Bosnie, au Kossovo, en Lybie ou en Syrie de nos jours, en quelque sorte.
 
Ni le gouvernement Ouattara, ni la cour pénale internationale n’ont jusqu’à ce jour ouvert d’enquêtes, afin de déterminer qui furent les responsables de ces atrocités. Et les victimes attendent encore que justice leur soit rendue, comme pour tant d’autres crimes, commis sous couvert de la toute puissance occidentale, qui se sert du droit et de la morale pour effacer ses propres assassinats. Mais si la vérité est plus lente que le mensonge, elle finit toujours par arriver.


Source: PRORUSSIA.TV

jeudi, 26 septembre 2013

LIA BI DOUAYOUA «MET EN PLACE» LA MEMOIRE DE KANDIA CAMARA


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«Depuis plus dix ans, il n’y a pas eu de construction de salles de classes, il n’y a pas eu de réhabilitation, il n’y a pas eu d’équipements».

 

Madame la Ministre,

Par respect pour la fonction que vous exercez de fait, je ne dirai pas que vous êtes une menteuse mais plutôt que vous n’avez pas dit la vérité aux Ivoiriens, ce soir du 24 septembre 2013, sur le plateau de la télévision nationale. Or, membre du Gouvernement, vous avez le devoir de dire la vérité aux Ivoiriens. Toujours et en toute circonstance. Par  devoir de vérité, je vais vous rappeler des chiffres et des actes que sûrement votre directeur départemental de l’éducation nationale de Sinfra vous confirmera.

Par la politique de décentralisation, pilier de la politique de refondation du Président Laurent Gbagbo, voici la modeste contribution du Conseil Général de Sinfra dans le domaine de l’éducation nationale. Votre prédécesseur Gilbert Bleu-Lainé, particulièrement satisfait de notre apport, nous a élevé au cours d’une cérémonie publique à l’Hôtel du Golf d’Abidjan, avec bien d’autres acteurs des collectivités territoriales, au rang de Commandeur de l’Ordre du mérite de l’éducation nationale de la République de Côte d’Ivoire.

Au Conseil général de Sinfra, dès le premier Budget d’investissement de 2003, nous avons érigé l’éduction nationale au centre de nos priorités. Ainsi, malgré les maigres subventions de l’Etat du fait de la sauvage rébellion que vous avez organisée dans notre pays, plombant les finances publiques, nous avons investi de 2003 à 2012, 1 milliard de F CFA. 1.079.111.114 F CFA pour être très précis. 58 opérations ont été réalisées, allant de la réhabilitation et construction d’infrastructures scolaires à leur équipement en mobiliers et matériels didactiques. Deux lycées ont été construits et équipés, un lycée réhabilité et doté de salle informatique, 14 bâtiments de 3 classes ont étés construits, 9 écoles ont été réhabilitées, 2 écoles maternelles ont été ouvertes… Le tableau détaillé de ces réalisations est consigné dans le rapport de passation de charges au Conseil Régional de la Marahoué.

Madame la ministre, ces faits là sont sacrés. Ils résistent à toute démagogie politicienne que vous pouvez librement utiliser. Sinfra faisant partie intégrante de la Côte d’Ivoire, vous n’êtes donc pas fondée à déclarer publiquement qu’en 10 ans Gbagbo n’a rien fait dans le domaine de l’éducation nationale. Madame la ministre, vous pouvez cependant être rassurée d’une chose: les Ivoiriens à qui vous vous adressez ne sont pas dupes. Ils ont un sens élevé du discernement. Par exemple, nos populations à Sinfra qui vous ont certainement écouté, attendent depuis bientôt 3 ans le premier investissement dans le domaine de l’éducation. Pouvez-vous alors rappeler à votre mentor Alassane Ouattara que la promesse est une dette. Même en politique. Lors de sa tournée de pré-campagne à Sinfra, il avait promis au département des investissements globaux à hauteur de 85 milliards. Depuis… ils attendent. Ils vous regardent. Parce que justement, «c’est la nuque de celui qui est devant qu’on regarde».

Madame la ministre, lorsque, obstinément, les mains pleines de boue, vous voulez salir une personne sans taches, de deux choses l’une. Soit vous l’atteignez et vous la salissez, soit vous la ratez et elle demeure toujours propre. Dans les deux cas vous vous en sortez avec les mains toujours sales. Par votre malheureuse déclaration télévisée, vous venez encore une fois de rater Laurent Gbagbo malgré sa  «capturation» (l’expression est de vous) et vous en sortez avec les mains de nouveau sales .

 

Le Ministre Lia Bi  Douayoua

Ancien Président du Conseil Général de Sinfra.

SIMONE GBAGBO: MEME SES GEOLIERS SONT EN ADMIRATION DEVANT ELLE

 

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Dictature Ouattara - Voici les dernières images de Simone Gbagbo: Même ses geôliers sont en admiration devant elle.

 


Cette image prise ce mois de septembre 2013 montre bien Simone Ehivet Gbagbo, l'ex-Première Dame de Côte d'Ivoire, sur le tarmac d'un aéroport. Probablement celui d'Odienné, la ville où elle est internée dans les geôles de la dictature Ouattara. Elle s'apprête à prendre un avion de la Compagnie Air Ivoire, mais nous ne pouvons pas dire avec certitude pour quelle destination. Mais ce qui est frappant, c'est que ses geôliers sont visiblement en admiration et défèrent devant elle. Ils sont sous son charme et sa classe.

Malgré la fatigue et l'amaigrissement du fait de longues séances de torture, on voit qu'elle a le moral, et qu'elle a déjà pardonné à ses geôliers.

Elle a visiblement gardé son charisme et sa stature de mère de la Nation et de Première Dame adulée par son peuple.

 

Serge Touré


Source: IVOIREBUSINESS.NET

REFUS DE TRANSFERER SIMONE GBAGBO A LA HAYE: LA CPI MET OUATTARA EN DIFFICULTE - FATOU BENSOUDA: «JE SUIS CONTRE LES SOLUTIONS POLITIQUES»


 

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Il se joue depuis quelques jours, un semblant de jeu de «poker» entre les autorités ivoiriennes et la Cour pénale internationale (Cpi) dans lequel, l'un et l'autre refusent de se faire avoir.



Alassane Ouattara, le chef de l'Etat de Côte d'Ivoire, joue à protéger certains des chefs de guerre proches de lui et qui seraient visés par des mandats d'arrêt encore sous scellé à la Haye. La Cpi, elle, joue à attirer le président ivoirien dans le piège du transfert de Simone Gbagbo, afin, de brandir demain, des mandats d'arrêts contre des proches de Ouattara qe celui-ci serait, dans l'obligation politique et moral, d'exécuter. Le « oui, mais », exprimé par Fadi El Abdallah, porte-parole de la Cpi, quant à la décision du gouvernement, de ne pas « livrer » l'ex-première dame officielle de Côte d'Ivoire, Simone Ehivet Gbagbo à la Haye, trouve donc ses fondements dans cette posture de la Cpi. Alassane Ouattara et la Cpi jouent donc à cache-cache dans ce dossier stratégique.

La Cpi soutient néanmoins que le dernier mot revient aux juges de la Haye. « Le gouvernement ivoirien peut soulever une exception d'irrecevabilité, sur la base du principe de complémentarité entre la Cpi et les autorités judiciaires nationales. Il reviendra dans ce cas, aux juges de la Cpi d'examiner si toutes les conditions sont réunies et notamment si les tribunaux nationaux ont la capacité et la volonté pour mener des poursuites sérieuses contre le même suspect et pour les mêmes faits allégués devant la Cpi. Après des observations de toutes les parties et les participants, les juges de la Cpi décideront si l'affaire continuera ou non à la Cpi », a fait savoir Fadi El Abdallah, porte-parole de la Cpi. Qui s'empresse d'ajouter que « le dossier Simone Gbagbo n'aurait aucun inconvénient sur d'éventuels poursuites sur les présumés auteurs de crimes lors des événements post-électoraux ».

La partie est donc encore loin d'être gagnée pour les autorités ivoiriennes. Intervenant hier mardi 24 septembre 2013, Fatou Bensouda, la procureure de la Cpi s'est voulue très ferme, quant au fait que dans ce dossier, il ne saurait y avoir d'acceptation de l'immixtion de la politique dans le judiciaire. « Je suis contre la solution politique à un problème judiciaire », a-t-elle fait valoir. Dans son développement, la juge gambienne a notamment « plaidé pour une solution judiciaire et non une solution politique à un problème judiciaire ».

La procureure  de la Cpi  qui affirme, ouvertement son opposition «  à des solutions politiques », le porte-parole de la Fadi El Abdallah  qui soutient  que le non transfert de Simone Gbagbo n’aurait aucun  inconvénient sur d’éventuels poursuites sur les présumés auteurs de crimes, cela ne peut que mettre davantage  le chef de l’Etat dans une position délicate, voire difficile. On le sait, la main du chef de l’Etat « tremble » à faire exécuter un mandat d’arrêt de la Haye  visant  Simone Gbagbo et autres, au motif que, selon des observateurs, la Cpi n’émette des  mandats contre son propre  camp.  Vrai ou faux ? Quoi qu’il en soit,  les autorités ivoiriennes ont annoncé  le vendredi 20 septembre 2013,  leur refus de transférer devant la Cour pénale internationale (CPI) Simone Gbagbo, la compagne de l’ex-président Laurent Gbagbo, poursuivie comme son mari pour crimes contre l’humanité après les violences postélectorales de 2010-2011.

Le conseil des ministres, réuni en session extraordinaire, "a décidé de présenter une requête en irrecevabilité et de surseoir à exécuter le mandat d’arrêt émis par la CPI le 29 février 2012 (...) sur la demande du transfèrement de Mme Simone Gbagbo à La Haye", indiquait un communiqué gouvernemental. Le refus du gouvernement  d’extrader Mme Gbagbo vers la CPI "vise à la faire juger en Côte d’Ivoire (...) par les juridictions ivoiriennes (...)", explique ce communiqué. Le gouvernement, qui "déposera incessamment sa requête au greffe de la CPI", a justifié sa décision par le fait que les juridictions nationales "sont aujourd’hui réhabilitées et à même de lui (Mme Gbagbo) faire un procès juste et équitable garantissant les droits de la défense", précise le texte.

"Aujourd’hui, la justice est en marche. Rien ne justifie le transfèrement à La Haye de Madame Gbagbo", a justifié M. Koné Bruno, porte-parole du gouvernement ivoirien. "Si nous avions le moindre doute quant à l’équité de la justice ivoirienne, nous l’aurions quand même extradée aux Pays-Bas", a-t-il assuré. Le régime d’Alassane Ouattara est régulièrement accusé de favoriser une "justice des vainqueurs", aucune figure de son camp n’ayant été inquiétée pour les graves crimes commis durant la dernière crise.

 

 Armand B. DEPEYLA, in le quotidien ivoirien "Soir Info".


Source: EDUCARRIERE.CI

NADINE MORANO SUR LES RIVES DE LA LAGUNE EBRIE - QUE VIENT FAIRE LA TRESORIERE DE SARKOZY A ABIDJAN?

 

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La Côte d’Ivoire est décidément un des lieux de prédilection des dirigeants de la droite française, qui y vont et viennent à un rythme intrigant. Après Nicolas Sarkozy (ex-président), Jean-François Copé (patron de l’UMP), François Fillon (ancien Premier ministre) et Christian Estrosi (maire UMP de Nice), c’est au tour de la très particulière Nadine Morano, grognarde attitrée de l’ancien chef de l’Etat, et – ce n’est pas un détail – trésorière de l’association des Amis de Nicolas Sarkozy, de «faire son entrée».

Que vient-elle donc faire à Abidjan, alors qu’elle passe elle-même par de très mauvais moments «médiatiques», après avoir «dérapé» en accusant la justice française d’être «manipulée» et aux «ordres de la gauche» suite à la confirmation, par la Cour d’appel de Bordeaux, de la mise en examen de son «idole» Nicolas Sarkozy, accusé d’abus de faiblesse dans ce qu’il est convenu d’appeler en France «l’affaire Bettencourt» ? Selon des informations en notre possession, elle organisera, dans un restaurant d’Abidjan, une rencontre avec les militants de l’UMP en Côte d’Ivoire. Peut-être rencontrera-t-elle aussi quelques journalistes… Contactée par Le Nouveau Courrier, la responsable de cet établissement n’a ni confirmé ni infirmé, se bornant à dire qu’elle n’était qu’une «hôtesse»…

Bien entendu, personne ne peut croire que Nadine Morano soit à Abidjan pour une réunion politique avec quelques dizaines de personnes. La «caissière» des ambitions de Nicolas Sarkozy mesure sans doute elle-même l’ampleur des supputations qui naîtront de ce voyage tout à fait mystérieux, alors que son «homme de destin» (qui a «offert» le pouvoir à un Alassane Ouattara éternellement reconnaissant) est dans une situation plus que difficile. A la fois contesté en douce par Jean-François Copé et François Fillon et par les socialistes, il est talonné par des magistrats pugnaces qui s’interrogent sur son rapport particulier à l’argent.

Alassane Ouattara, qui prononce aujourd’hui son discours à la traditionnelle assemblée générale de l’ONU, reviendra-t-il à temps pour rencontrer Morano – ou lui a-t-il laissé un colis quelconque en prenant l’avion ? Mystère et boule de gomme.

 

Philippe Brou


Source: LE NOUVEAU COURRIER

mercredi, 25 septembre 2013

APRES LES LARMES DE COMPASSION QUI ONT SUIVI LA RUMEUR DE SON DECES, AIDONS MAINTENANT ET CONCRETEMENT AWA EHOURA A SURVIVRE


 

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Chers frères et sœurs Ivoiriens, chers amis du monde entier,

 

Le jeudi 19 septembre 2013, dans la soirée, une rumeur folle et sans fondement s’est emparée de la toile, annonçant la mort de notre sœur Tabitha Awa Ehoura, anciennement journaliste à la RTI et licenciée par la nouvelle direction de la structure étatique, en raison de sa proximité avec l’ancien régime ivoirien, incarné par le Président Laurent Gbagbo.

Chacun de nous le sait, Awa Ehoura est une grande malade du diabète, insulinodépendante (à outrance), qui est sans ressources et qui subit de plein fouet les complications neurologiques de la longue absence de traitement endurée pendant les 3 à 4 mois de braise de la crise postélectorale ivoirienne. Elle en paie aujourd’hui le prix fort et n’est vivante, après un manque aussi prolongé d’insuline, que par le miracle de DIEU. Elle porte bien son nom : TABITHA, la ressuscitée de la Bible.

La rumeur relevée plus haut a fait un mal immense aux Ivoiriens et ceux qui l’ont répandue leur en doivent des excuses. Elle a fait répandre beaucoup de larmes et a causé beaucoup de douleur, de désarroi et de détresse. Aussi bien dans sa famille, parmi ses proches et amis, que chez ses enfants, singulièrement l’aîné, résidant à l’extérieur de la Côte d’Ivoire, qui a appris le décès de sa mère sur… Facebook. Tout bonnement ! Comme tout le monde. Tout comme son époux, alerté, lui, par les pleurs d’un attroupement de voisins, et qui a dû se rendre, affolé, chez sa mère où elle se reposait, à 3 heures du matin, pour en avoir le cœur net (Awa étant injoignable, ce soir-là). C’est inacceptable !

Que cela serve de leçon et que désormais, toute information de ce genre soit dûment recoupée et vérifiée avant diffusion. Voilà où mène la recherche effrénée et aveugle de scoop. Les effets auraient pu être irréversibles pour les personnes trop sensibles ou cardiaques.

Passé cet incident, l’enjeu est et demeure aujourd’hui le secours à apporter à notre sœur Awa Ehoura (Cell. 225 01 37 70 75 et 225 57 81 82 81) afin de garder sa vie sauve et ne pas avoir, un matin, à déplorer son décès véritable pour non-assistance.

Depuis une année et demi, un groupe de donateurs, Ivoiriens modestes et amis tout aussi modestes de la Côte d'Ivoire, mobilisés par nos soins, s’évertue à garder notre sœur en vie par un soutien financier mensuel régulier. A ce jour, les forces se sont quelque peu essoufflées et le besoin d’enregistrer de nouveaux donateurs se fait de plus en plus pressant. Malgré nos appels récurrents et répétés, très peu d’autres Ivoiriens se manifestent pour apporter leur secours à Awa.

N’attendons pas d’avoir à pleurer nos plus chaudes larmes pour témoigner notre amour à Awa Ehoura mais apportons lui plutôt, ici et maintenant, l’aide dont elle a besoin pour survivre. Ses soins et suivis médicaux sont très coûteux pour elle : 200.000 F CFA par mois (305 EURO; rappelons-nous qu’elle n’exerce plus aucun emploi, qu’elle est physiquement diminuée et qu’elle a besoin de notre appui même pour les plus simples contingences domestiques, s’évaluant également environ à la même somme).

C’est avec une grande peine que nous arrivons aujourd’hui à réunir ces montants. Avec un grand nombre de donateurs à petits montants, nous pouvons valablement assurer ses besoins médicaux et domestiques, sans que nul n’en ressente la moindre pression, en attendant l’appel que nous allons lancer vers la fin de l’année pour lui trouver les fonds nécessaires à son installation dans une activité génératrice de revenus, dans le souci qui est le nôtre de la rendre indépendante financièrement.

Ainsi donc, toute personne sensible et désireuse de nous aider dans cette belle aventure peut nous joindre au (225) 07 04 71 11, (225) 07 97 28 11 et (225) 05 46 02 84 (Ahogny Raphaël, Riviera 3), (225) 08 08 01 11 (Konan Isidore, Plateau), ou +33 6 34 93 00 81 (Rita Fourlin, en France) pour s’inscrire, avec le montant de ses dons et leur fréquence, sur la liste des donateurs pour ces 4 derniers mois de l’année. Nous n'avons pas même encore pu lui apporter son soutien du mois d'AOUT, à plus forte raison, celui de SEPTEMBRE. Fasse DIEU que vous puissiez nous y aider.

Dans l’espoir de voir le présent appel susciter autant d’adhésion que la rumeur de la présumée mort d’Awa Ehoura a suscité d'émoi et de désolation, nous prions que la grâce de DIEU vous soit pleinement accordée, à vous et à chacune de vos familles !

 

Bien à tous et que DIEU bénisse la Côte d’Ivoire !

 

DINDE Fernand AGBO

mardi, 24 septembre 2013

APRES SON REFUS DE TRANSFERER SIMONE GBAGBO A LA CPI, OUATTARA DOIT-IL DEMANDER LA LIBERATION DE GBAGBO?


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Le gouvernement ivoirien reconnaît qu’il existe désormais en Côte d’Ivoire, les conditions de procès «justes et équitables» pour poursuivre Simone Ehivet Gbagbo devant ses juridictions. Dès lors Alassane Dramane Ouattara n’a plus aucune raison de détenir encore longtemps à La Haye le président Laurent Gbagbo poursuivi.


A la veille du départ d’Alassane Dramane Ouattara pour New York où il compte prendre part à la 68ème Assemblée générale des Nations unies, son gouvernement a décidé de ne pas transférer l’ex-Première dame devant la Cour pénale internationale (Cpi). Il justifie sa position par le fait que désormais «les conditions d’un procès juste et équitable sont garanties» en Côte d’Ivoire. Cette décision prise, le vendredi 20 septembre dernier, par un conseil des ministres extraordinaire, sous-tend évidemment que Mme Simone Gbagbo va être jugée en Côte d’Ivoire.

Ainsi, après 18 mois après le mandat d’arrêt lancé contre l’épouse du président Gbagbo par la Cpi pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, on connaît désormais la réponse des nouvelles autorités ivoiriennes. Elles disent non à l’injonction de la juridiction internationale. «Il y a deux ans, vous le savez, la Côte d’Ivoire sortait d’une grave crise post-électorale, les juges étaient éparpillés dans la nature, la hiérarchie judiciaire était cassée. Et donc tout cela, à l’époque en tout cas, ne permettait pas d’offrir à l’ex-président Gbagbo les conditions d’un jugement équitable, objectif, indépendant. Aujourd’hui la situation est différente. Les juridictions ivoiriennes sont en place, les juges sont là. Nous avons estimé, au niveau du gouvernement, que les conditions étaient réunies pour un procès juste et équitable en Côte d’Ivoire, pour Mme Gbagbo», indiquait aussitôt sur les antennes de Rfi, le ministre Bruno Koné, porte-parole du gouvernement ivoirien.

Le gouvernement ivoirien a alors décidé de présenter une requête en irrecevabilité et de surseoir à exécuter le mandat d’arrêt émis par la Cpi le 29 février 2012. Toute chose étant égale par ailleurs, Alassane Dramane Ouattara n’a plus aujourd’hui aucune raison valable de garder encore longtemps, loin du théâtre des opérations politiques, le président Laurent Gbagbo. S’il peut demander au Bureau du procureur de la Cpi d’arrêter ses poursuites contre l’ex-Première dame pour les mêmes chefs d’accusation que son mari, Alassane Dramane Ouattara peut également le faire pour le président Gbagbo. Mais l’actuel homme fort d’Abidjan a-t-il suffisamment de cran pour braver les faucons de son régime ? Rien n’est moins sûr tellement les risques encourus sont grands. Alassane Dramane Ouattara doit toutefois dépasser les intérêts partisans pour se hisser au-dessus du lot et prendre la bonne décision. Car c’est là qu’il est attendu par l’ensemble des Ivoiriens, la communauté dite internationale ainsi que les partenaires au développement. Il y va de la réconciliation des fils et filles de ce pays.

Le non du gouvernement pas une bravade

Faut-il saluer le non du gouvernement Ouattara à l’injonction du procureur de la Cpi ? Le refus vu cet angle, laisserait entrevoir un bras de fer engagé entre la Gambienne Fatou Bensouda et le gouvernement ivoirien. On pourrait penser que le pouvoir Ouattara qui s’est engagé «à collaborer pleinement avec la Cpi» serait entré en conflit ouvert avec le Bureau du procureur et qu’il serait en train de lui tenir tête. Ce serait se tromper énormément. C’est le conseil de l’ex-Première dame qui résume le mieux ce que cache cette décision. «C’est pour éviter tout transfert des anciens chefs de guerre promus aujourd’hui à de hautes fonctions, et pourtant fortement suspectés d’être les auteurs de graves crimes de guerre, notamment du génocide de Duékoué», déclarait Me Abiba Touré dans l’Intelligent d’Abidjan du samedi 21 septembre dernier. Une opinion largement partagée par la majorité des Ivoiriens et  par de nombreux observateurs de la vie politique ivoirienne qui soutiennent que le gouvernement a aussi pris cette décision pour éviter une grosse honte à Alassane Dramane Ouattara. Ils expliquent que le chef de l’Etat ivoirien n’avait certainement pas imaginé qu’en envoyant son adversaire politique à La Haye, cela aurait eu un impact sérieux sur sa gouvernance au point de lui détourner tous ses soutiens d’hier. Ils estiment que faute de consensus sur les dossiers importants qui demandent la cohésion nationale, il est aujourd’hui judicieux d’investir en Côte d’Ivoire.

L’épée de Damoclès sur la tête de Ouattara

En d’autres termes, pour les soutiens d’Alassane Ouattara si les Ivoiriens ne sont pas réconciliés entre eux, la Côte d’Ivoire est condamnée à aller à vau l’eau. Or, les partenaires au développement n’aiment pas les pays à risques. Ils estiment donc que la libération de l’ex-chef de l’Etat, Laurent Gbagbo, est aujourd’hui plus que nécessaire. Rejoignant ainsi la position de l’opposition incarnée par le Front populaire ivoirien (Fpi) qui fait de la libération du président Laurent Gbagbo non pas «un préalable» mais «un impératif». Soutenu, en son temps, par une communauté internationale, qui se résumait à la France de Nicolas Sarkozy appuyée par les Etats unis d’Obama, Alassane Ouattara était convaincu peut-être que personne, à la Cour pénale internationale, ne réclamerait des têtes dans ses rangs. Il observe le contraire aujourd’hui. Il commence donc à comprendre que plus il s’entête à en finir avec les pro-Gbagbo en les expédiant à La Haye, plus il fait peser l’épée de Damoclès sur sa propre tête. Alassane Dramane Ouattara ne veut plus continuer de s’enfoncer davantage dans les erreurs politiques comme celle qu’il a commise en entraînant Laurent Gbagbo devant la Cpi en novembre 2011.


Robert Krassault, in le quotidien ivoirien "Notre Voie".

lundi, 23 septembre 2013

LA RENTE ET SES MEFAITS

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Pour maintenir la paix sociale, certains États ayant des ressources minières surtout pétrolières distribuent des «rentes» à des catégories de populations. Cette attitude est caractéristique des pays en déficit démocratique dont les gouvernants n’ont pas besoin de convaincre quant à la destination des impôts du contribuable pour gagner leur voix et leur confiance. Ces genres de politiques ont engendré, avec le temps, des comportements, des attitudes, des actions et réactions, des mentalités qui neutralisent tout esprit d’initiative en encourageant l’incompétence, les conduites absurdes qui produisent les injustices.

L’incompétence neutralise toute bonne volonté en rendant inopérant toute action, initiative, plans, aussi «intelligents» qu’ils soient. L’esprit rentier a toujours été réfractaire à l’esprit d’initiative.
 
Tous les problèmes viennent bien de cette funeste rente, issue des ressources minières, dont la gestion est problématique. La rente est un revenu sans contrepartie assuré sans risque et sans effort. Elle est contraire aux règles du marché et de la concurrence et s’oppose à l'acte production. La rente induit des besoins en faisant augmenter la demande ce qui fait d’elle une des causes de l’inflation et de l’augmentation des importations qui font le bonheur des partisans de «l’import-import» qui doivent souhaiter que le pays ne construise surtout pas d’usines de ‘substitution des importations’ !
 
Toutes les carences, corruptions, négligences, impunités, abus viennent de cette manne pétrolière «bienfaitrice» et «corruptrice», qui annihile l’effort, pervertit les consciences en encourageant les convoitises, la collusion, la paresse et l’incompétence ; génère des idées et comportements abusifs et prédateurs. D’où cette course folle et insolente pour profiter à qui mieux mieux de cette ‘ manne providentielle ‘: qui pour ses projets improductifs , qui pour des prêts souvent sans remboursement, qui pour des salaires mirifiques, qui pour des avantages dont fiscaux, qui pour des aménagements, réaménagements, ré-ameublements couteux pour se distinguer, qui dans le cadre de lignes de crédits, qui pour des prises en charge, missions ou soins à l’étranger , qui pour des dérogations afin d'échapper aux taxations, qui pour des associations «satellites», qui pour des terrains à bâtir ou des logements ‘sociaux’ pour la revente, qui et qui…! 
 
L’esprit rentier détruit les valeurs humaines qui font le pacte social. Il engendre l’immobilisme, provoque la discrimination et l’injustice, encourage l’informel. Un État où l’économie informelle domine est un État informel et non de droit.
 
On se souvient d’une intervention de l’ex PM. Ouyahia à l’APN lorsqu’il avait fait observer que l’Algérie n’avait pas « besoin prioritairement de capitaux étrangers », mais qu’elle était « cruellement en manque de savoir-faire, de technologie, de management moderne et de partenaires à même d’ouvrir demain d’autres marchés à des productions en association ». Qui peut les assurer sinon les compétences toujours en «jachère». C'est la raison pour laquelle nos entreprises et institutions restent instables en donnant l'impression qu’elles n’ont pas d'expérience, même si elles existent depuis des dizaines d’années ! Ces situations n’existeraient pas, du moins dans cette ampleur, si la rente pétrolière ne constituait pas 95% des revenus de l’Etat.
 
Il y a une réalité. Tant que la rente supplante le travail, la compétence et l’intelligence ; tant que le système rentier dirige les consciences, dicte les actions ; tant que les responsables sentent qu’ils le sont par favoritisme ; tant que la duplicité et l’esprit prédateur prédominent ; tant que des dirigeants restent négligents et préoccupés par la rente et son partage ; tant que l’élite compétente rechigne à prendre des responsabilités, car se sentant un faire-valoir, les pays qui y dépendent ne sortiront pas de leurs contradictions et de leurs problèmes. Ils continueront à subir les révoltes récurrentes, la fuite éperdue des cadres et des jeunes, les appréhensions vis-à-vis de la chose publique, les abus de biens publics, le manque de civisme et d’insécurité, la méprise de l’autorité, la restriction des droits civiques, etc.
 
La valeur d’un homme se reconnait dans sa science et sa vertu et non dans sa richesse ou ses pouvoirs d’influences souvent éphémères. La force ou la puissance d’un pouvoir se mesure à l’aune du soutien que lui octroi son peuple, dont ses élites compétentes, et non par la protection volatile dont il peut bénéficier de certaines forces ou du semblant de sécurité que peut procurer la rente.
 

DJERRAD Amar

02:57 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Algérie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : afrique, algérie, djerrad amar, la rente et ses méfaits | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

dimanche, 22 septembre 2013

GOUVERNEMENT DE RECONCILIATION NATIONALE EN CI: LES VICTIMES DE DUEKOUE SUSPECTENT LA FRANCE D’UN AUTRE COUP TORDU PLUS CRUEL QUE CELUI DU 11 AVRIL 2011

 

 

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Ces derniers jours, les journaux de l’opposition ivoirienne (ô, sacrés journaux bleus du collectif J.V.11, sève de la résistance patriotique !) nous ont appris que le président élu par la communauté internationale en Côte d’Ivoire est rentré au pays, sonné et pour cause ; il aurait été sommé par l’actuel pouvoir français de :

-1°: libérer sans condition aucune tous les prisonniers politiques (tous des pro-GBAGBO),

-2°: nommer  un premier ministre pro-GBAGBO,

-3°: nommer  un chef d’état major des armées  issu des rangs des ex- forces de défense et de sécurité de Côte d’Ivoire (F.D.S.-C.I. ou F.A.N.C.I.),

-4°: revoir la composition de la commission électorale qui, on le sait depuis toujours, n’a rien d’indépendant.

Sur ces informations, reprises encore hier par le  "Quotidien d’Abidjan", nous voudrions, en tant que victimes de la cabale et des massacres de la France contre notre pays, la Côte d’Ivoire, donner notre avis.

I – DU POUVOIR POUR LE POUVOIR

En supposant un seul instant que les informations énumérées ci-dessus soient vraies, nous disons alors ceci : tel que mené, si l’assaut franco-onusien contre notre pays en Mars et Avril 2011 avait exterminé tous les cadres et ministres pro-GBAGBO comme ces méchants ont lâchement assassiné l’officier  militaire BABRI Gohourou, le ministre TAGRO Désiré et bien d’autres de nos compatriotes, où serions-nous tous aujourd’hui pour qu’un pro-GBAGBO soit choisi comme  premier ministre d’un individu dont certains même de ses partisans reconnaissent ou découvrent aujourd’hui qu’il nous a volé notre victoire à la présidentielle de Novembre 2010, par Youssouf BAKAYOKO, Nicolas SARKOZY,  Ban Ki MOON et leurs armées interposés ? Or, voici que MAHAN GAHE, un valeureux patriote vient de mourir, après des milliers d’autres Ivoiriens, illustres et inconnus, par la méchanceté même de ceux-là qui nous ont imposé leur racisme, leur voracité et leur haine.

II – QUELLE BONNE GESTION DE QUEL BON POUVOIR?

Entre nous, que va faire le Front Popula ire Ivoirien (F.P.I.) au sein d’un gouvernement qui a fait massacrer des Ivoiriens par milliers, comme s’il avait voulu régner sur un…cimetière, avec ses hordes d’étrangers qui ont aujourd’hui envahi notre pays et y font la loi par la force de leurs armes de guerre ? Voici que notre pays n’est plus à nous, pris en otage qu’il est, avec des légions d’assaillants puissamment armés dans nos résidences, nos villages, nos villes, nos champs et même dans nos casernes militaires, nos commissariats et postes de police, notre administration et devisant sans gêne, parfois même dans une ethnie qui n’a jamais été d’ici. Pis, infamie des infamies, cette racaille en armes a massacré des milliers de nos compatriotes et est jusqu’à présent impunie ! La constitution, mille fois violée, est en souffrance. Entre nous, quelle bonne réconciliation sans justice ?

III – PENSER PAR NOUS ET POUR NOUS DANS UN MONDE DE VRAIE JUSTICE

Après un siècle d’une colonisation sauvage et un demi-siècle de fausse indépendance, nous voici ramenés dix siècles en arrière par la volonté de ceux qui, comme monsieur SARKOZY,  se targuent d’être de la patrie des droits de l’homme, avec ses  "Attila" et ses "Gengis Khan" locaux qui nous empestent l’air au quotidien.  Mais alors franchement, qui, ici en Côte d’Ivoire, a oublié les puants accords dits de Marcoussis de Janvier 2003 et la haine raciste des De VILLEPIN, Pierre MAZEAUD et Jacques CHIRAC ? L’arrogante et calomnieuse intrusion des gouvernants français, de leurs réseaux d’affaires et de leurs médias dans notre quotidien reste encore vivace dans nos mémoires. Sans oublier les nombreux bombardements et massacres de l’armée française contre des patriotes et civils  ivoiriens aux mains nues, en 2004 et 2011. Nous expliquera-t-on un jour le pourquoi d’une telle folie, sauvage et grandement meurtrière ? Aujourd’hui encore, ce sont des accords du genre «assieds-toi, mange avec le diable et réjouis-toi» qui nous sont proposés. Pardonner à des rebelles sanguinaires et accepter de partager le pouvoir avec eux, comme en 2003 et en 2007, c’est faire preuve de grandeur d’esprit et d’ouverture au dialogue et à la paix mais être conduit par la France à composer avec ses ouailles ou la racaille ambiante qui a endeuillé et détruit notre pays serait une porte ouverte à une plus grande traîtrise de la France qui n’a de ressources que les richesses de notre sol et de notre sous-sol ! Comme il a plu à la France de mener la communauté internationale en bateau pour nous faire massacrer, laissons cette France de la décadence et ses démons locaux aller au bout de leur logique de volonté d’extermination des patriotes ivoiriens, d’usurpation du pouvoir par invasion étrangère massive de notre pays et nous verrons à quoi ils aboutiront. Nous avons froid dans le dos quand nous pensons aux coups tordus de la France en Afrique, son omniprésence dans les coups d’Etat qui ont eu lieu sur le continent africain, à son piège grossier contre Toussaint LOUVERTURE, son génocide impuni au Cameroun il y a un demi siècle, à sa main mise sur les pays des Antilles et de l’Océan Pacifique où elle a fait assassiner Jean-Marie TCHIBAOU ainsi que Thomas SANKARA au Burkina Faso en 1988, avant de contraindre Pascal LISSOUBA du Congo Brazza et le père Jean-Bertrand ARISTIDE d’Haïti à l’exil, il y a quelques années. C’est pourquoi nous réprouvons l’idée ou le fait que ce soit la France qui prenne encore des décisions pour notre propre existence. Ne serait-ce peut-être pas parce qu’il semble impossible  ou coûteux à la France de nous débarrasser de son armée coalisée de la C.E.D.E.A.O.(Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) majoritairement burkinabè et de ces millions d’immigrants sans foi ni loi, qu’elle a contribué à déverser dans notre pays que la France, fidèle à une fâcheuse perfidie, croit pouvoir tendre un piège au grossier que farfelu à l’opposition ivoirienne ?

IV – CONCLUSION

A l’ombre de l’arbre où ils ont discuté, les quelques membres du collectif des victimes de Duékoué voudraient dire ceci :

- s’agissant de la libération des prisonniers politiques ivoiriens, c’est bien à la France qu’il revient d’accélérer ce processus pour que tous ces prisonniers ainsi que le Président  GBAGBO et son épouse, la mère de tous les patriotes ivoiriens, soient enfin libres. Pour la simple raison que c’est bien la France, sous SARKOZY, qui a commandité leur humiliation, leur maltraitance et leur incarcération, après avoir bombardé et tué des milliers de jeunes patriotes ivoiriens autour du palais présidentiel à Abidjan, en Avril 2011. Car dévoilée et mise à nu dans sa volonté d’asservissement de notre peuple et de notre Nation, la France sarkozienne, comme une brute, a rué dans les brancards pour s’en prendre à tous ceux qui en osant leur dire non, ont par là-même ouvert les yeux aux Ivoiriens et rallumé la flamme du patriotisme.

– quant à la nomination d’un premier ministre pro-GBAGBO, nous ne sommes pas le porte-parole ou l’avocat du F.P.I. mais au moins notre opinion est que ceux qui ont sali notre pays pour l’attaquer sont noyés par la pagaille et la merde qu’ils y ont installées, au point où en voulant jouer les bons offices, le F.P.I. ou  tout parti  d’opposition responsable risque un matin d’être accusé d’avoir pratiqué l’euthanasie sur la personne d’un grabataire (le tyran au pouvoir, son entourage et sa soldatesque) atteint d’un cancer irréversible, toujours par la France qui continue de se croire chez elle, en notre pays !

- pour les mêmes raisons qui précèdent, la France en bonne altruiste, a encore sous la main des généraux qui ont pour noms DETO Leto, DOUE Mathias, KASSARATE, MANGOU ou même le piteux colonel Gahoudi OULATTA, élu député à Bangolo. Quel bon officier, ex-F.D.S., va encore se faire accuser demain par la France de crimes contre l’humanité quand, en voulant restaurer la république gravement mutilée, cet officier souhaité par la France va procéder au désarmement de brigands et d’étrangers se prenant pour des militaires alors qu’ils n’ont de formation véritable que leur forte adhésion au mensonge, à l’instinct grégaire, à la violence gratuite et à la mise à mort de tout contradicteur?

- la Commission Electorale sans le sulfureux Youssouf BAKOYOKO ? C’est ici que la France, toute honte bue, rejoint enfin le F.P.I., les patriotes ivoiriens et les victimes que nous sommes. Victimes depuis 2009 des listes électorales par la technique frauduleuse du groupe français SAGEM qui a exclu des Ivoiriens lors de l’enrôlement des électeurs, victimes de l’engagement sorcier et irresponsable de Beugré MAMBE  ainsi que de son successeur Youssouf BAKAYOKO, nous voulons savoir aujourd’hui qui a vraiment gagné l’élection présidentielle de 2010 avant toute autre chose. Toute autre chose qui consiste en ces questions:

- 1/ quel est, selon la C.E.I. de Youssouf BAKAYOKO, le nombre actuel des électeurs ivoiriens et quelle sera son augmentation avec la naturalisation des neuf cents mille (900 000) faux apatrides de monsieur OUATTARA et de son complice Blaise COMPAORE, étant entendu que chacun de ces apatrides n’est pas forcément sans épouse et sans descendance ? (cf. les analyses sur ce sujet du professeur Hubert OULAYE , de Hassan MAGUED ou de Joseph MARAT).

- 2/ combien sommes-nous désormais d’Ivoiriens, au milieu de ces innombrables hordes d’étrangers qui nous ont envahis et vivent ici comme dans une jungle ? 60, 50 ou alors 40%, vu qu’en 2000, la Côte d’Ivoire avait déjà (officiellement !) 26% d’étrangers sur son sol. Ceci pour dire quoi ? Pour dire tout simplement quelles bonnes élections par ici sans un recensement rigoureux des populations et surtout quel bon développement économique sans désarmement de toute la racaille commandée et envoyée sur nos terres par la France et l’O.N.U. ?

Le pardon et la bonne disposition d’esprit ne sont point une faiblesse, bien au contraire : c’est oublier tous les nombreux torts endurés par soi et sa propre destinée qui relève de la bêtise. Surtout qu’il est bien connu qu’il n’y a qu’une seule chose que les hommes préfèrent à la liberté : l’esclavage ! C’est pourquoi nous disons : France, grande France, toi qui as oublié que des Africains dont des Ivoiriens ont participé à ta libération des puissantes griffes de l’Allemagne et du nazisme en 1945, toi qui as royalement ignoré le fait qu’il n’est pas un seul Ivoirien qui ait au moins un parent Français, toi qui t’es moqué éperdument de l’appel à la retenue de Jacques VERGES en Février 2011 et qui a nous a attaqués pour nous faire massacrer, prends courageusement le taureau de ta rébellion par les cornes pour l’anéantir à jamais. Ne refuse pas, comme le mauvais fermier, toi la France du dévouement à la cause d’autrui, chère France de la vertu, de chercher à savoir ce que cela coûte de servir de la confiture à des cochons. En attendant que nous portions massivement plainte contre toi, médites un peu ceci : le fait que tes bombardiers n’aient pas réussi à mettre GBAGBO en fuite en Avril 2011, comme un couard ou comme ces psychopathes que tu installes au pouvoir en Afrique pour couvrir tes pillages, la volonté et le courage de GBAGBO de n’avoir pas fui le palais, tout ça ne te dit rien, France de la servitude ? Vraiment ?

Cependant, nous sommes rassurés par la déclaration du grand combattant pour la liberté totale qu’est AFFI N’GUESSAN : « le seul et unique point de notre agenda, c’est la libération de GBAGBO ». Pas question de légitimer un pouvoir importé ou imposé (et qui est en agonie), comme dirait le vieux BANAO !

 

Pour le collectif des victimes de Duékoué (Carrefour & Nahibly): Emmanuel CALEB, le 20 Septembre 2013.

samedi, 21 septembre 2013

MORT POUR AVOIR DEFENDU LA LIBERTE SYNDICALE

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C’est avec une profonde tristesse que nous apprenons le décès de Mahan GAHE. Nous nous inclinons tout d’abord devant la douleur de ses proches, de ses amis, des camarades de la confédération syndicale Dignité et de toutes celles et ceux qui partagent son combat pour la défense des intérêts des travailleurs contre le capitalisme néocolonial.

 

Arrêté en avril 2011, celui qui présidait aux destinées de Dignité (premier syndicat libre du pays) a fini par succomber aux tortures physiques et morales qu’il avait endurées pendant près de deux ans.

Que lui reprochait-on ? Avoir refusé de suivre le candidat de la Communauté internationale dans son opération ville morte destinée à écarter Laurent GAGBO du pouvoir. Voilà d’ailleurs ce qu’il répondait courageusement au juge qui l’auditionnait pour la première fois après plus d’un an d’incarcération arbitraire :

«  Le juge qui prend la parole le premier dit à Mahan Gahé : « Monsieur Mahan vous êtes accusé d’avoir lancé un contre-appel aux travailleurs pour leur demander de désobéir à l’ordre du président qui appelait à cesser de travailler… ».

Voilà ce que répond le prisonnier politique :

« Monsieur le juge, vous me faites peur ! Vous me faites peur parce que vous êtes censé appliquer la loi. Mais il me semble que vous ne la connaissez pas. J’ai donc peur que vous appliquez autre chose que la loi dans cette affaire qui me concerne. D’abord de quel président parlez-vous ? Si c’est du président Alassane Ouattara que vous parlez, ce que je devine aisément, il n’était pas encore président quand j’ai lancé mon appel. Je ne pouvais donc pas lui avoir désobéi avant qu’il n’ait été reconnu comme tel par le Conseil Constitutionnel qui avait déjà investi son adversaire ».
Il a été reconnu par la communauté internationale, a relancé le juge.

« Vous me faites encore plus peur. Mais soit, supposons que ce sont les Ivoiriens qui votent et c’est la communauté internationale qui proclame les résultats, le président élu n’est pas comme moi un leader syndical pour lancer des grèves et appeler à saboter l’économie du pays qu’il est appelé à diriger. Je comprends que mon crime est d’avoir souhaité que les Ivoiriens travaillent pour sortir leur pays du sous-développement… j’étais loin de penser qu’un chef d’Etat aurait pu prendre cela pour un crime gravissime ». » Ici.

OUATTARA et ses riches amis du CAC40 (Armajaro, Bouygues, Bolloré, Dreyfus, SIFCA,…) peuvent se réjouir. Ce grand syndicaliste épris de justice et d’équité ne sera plus là pour faire obstacle à leurs vastes projets de spéculations et autres entreprises lucratives au détriment des travailleurs. Tous ceux qui ont ferraillé avec lui reconnaissent son intégrité et sa détermination dans la mobilisation, y compris les gouvernements qui se sont succédé sous Laurent GBAGBO avec lesquels il n’était pourtant pas tendre dans les négociations, et ce en dépit des sympathies qu’on lui prêtait avec ce régime. 

Comme d’autres avant lui, Mahan GAHE a défendu jusqu’à la mort les principes d’indépendance et de liberté syndicale, revendiquant la liberté de faire grève dans le cadre d’un syndicalisme de revendications, mais refusant l’obligation de faire grève à l’appel d’une autorité quelle qu’elle soit, qui plus est illégitime.

Mahan GAHE a rejoint la longue liste des martyres de la Côte d’Ivoire libre et indépendante, mais aussi de tous ceux qui placent très haut le combat pour la défense des valeurs démocratiques contre la prédation capitaliste d’où qu’elle vienne. Après sa libération provisoire en décembre dernier et le non lieu dont il a bénéficié en janvier de cette année, la CGT l’a d’ailleurs mis à l’honneur au 50ème Congrès de TOULOUSE en rendant hommage à son courage et à son abnégation.

Sa tragique disparition nous rappelle l’impérieuse nécessité de continuer et d’accélérer le combat pour le retour à un état de droit en Côte d’Ivoire. Outre les centaines de prisonniers politiques illustres ou anonymes qui croupissent toujours dans des conditions inhumaines dans les nombreux Guatanamo ivoiriens, il y a toutes celles et ceux qui sont détenus au secret et sont en proie à des tortures quotidiennes. Ils doivent non seulement être remis en liberté, mais également réintégrés dans la plénitude de leurs droits (dégels des avoirs, indemnisations, prises en charge sanitaires,…). Et c’est ce que le décès de Mahan GAHE dans ces conditions réaffirme : libérer tous les prisonniers politiques est certes une condition nécessaire à la réconciliation des Ivoiriens, mais elle est loin d’être suffisante.

Ce que d’aucuns ont intérêt à faire croire –à commencer par ceux qui sont au pouvoir et tous ceux qui les ont aidés à s’y installer- que la crise ivoirienne se résumerait à un affrontement entre deux camps politiques au détriment de la population civile- s’avère en fait un véritable conflit de valeurs. Paralyser l’opposition, éradiquer la liberté syndicale, favoriser un retour d'exil sans garanties, porter atteinte à toutes les libertés fondamentales (se réunir, manifester, faire ou ne pas faire grève en l’occurrence, s’exprimer), voilà le mode de gouvernance choisi par le Régime OUATTARA. Mais il ne saurait se maintenir au pouvoir sans le soutien de l’OCCIDENT et de la France en particulier.

Car s’il est vrai comme le disait Noam CHOMSKY que « La propagande est aux démocraties ce que la violence est aux dictatures », il nous appartient d’exiger que la France rende compte de son rôle dans la situation actuelle de la CÔTE D’IVOIRE et dans celles de nombreux autres pays qu'elle considère comme son pré carré.

« Un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre » disait CHURCHILL. A nous de prendre acte du désir des Ivoiriens en particulier et des peuples en général de vivre en paix, mais à nous également de ne pas laisser falsifier l’Histoire par ceux qui y ont intérêt en inversant la victime et le bourreau.


Christine TIBALA

vendredi, 20 septembre 2013

HALTE AUX RUMEURS FOLLES ET INJUSTIFIEES, AWA EHOURA EST BEL ET BIEN VIVANTE!

 

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AWA EHOURA est bel et bien vivante!

J'ai parlé avec elle ce matin, vendredi 20 septembre 2013, à 4h30, pendant une bonne quinzaine de minutes, en tant que le coordonnateur de l'opération de soutien en sa faveur.

C'est elle-même qui m'a appelé, pour s'indigner de la rumeur folle qui courait sur son compte, qui la donnait pour morte et qui avait ébranlé tous ses parents, amis et connaissances.

Elle est en pleine forme et joignable au 01 37 70 75 ou 59 81 82 81. Aucun signe d'agonie, à plus forte raison de mort!

Arrêtons donc la saignée et utilisons plutôt cette énergie débordante et expansive consacrée à répandre la rumeur de son "décès" pour lui apporter le soutien financier dont elle a besoin mensuellement pour ses soins médicaux et pour ses besoins domestiques, et pour lequel nous attendons encore et toujours des donateurs qui se raréfient ! ! !

Que DIEU bénisse AWA EHOURA et qu'il bénisse tous ceux qui l'aiment sincèrement et la soutiennent avec vérité.

 

DINDE Fernand AGBO,

de retour de voyage, crevé mais qui vous devait cette mise au point, avant tout repos.

MORT DE MAHAN GAHE - JUSQU'AU BOUT DE LA HAINE

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La nouvelle de la disparation du syndicaliste, fervent défenseur des travailleurs et de la légalité, continue de nous secouer. Nul ne pouvait s’imaginer que le Secrétaire Général de la Centrale Syndicale Dignité quitterait en ce jour du 16 Septembre 2013, la terre des hommes. On le savait combattif, déterminé à aller jusqu’au bout de l’espoir de voir une Côte d’Ivoire nouvelle. Mais, à l’opposé le régime était déterminé à aller jusqu’au bout de la haine. Une haine que ce régime imposé manifesta dès sa prise controversée du pouvoir d’Etat. Parmi, ceux qu’il fallait éteindre, se trouvait Mahan Gahé Basile. Et lorsque ceux qui règnent chez nous fixent leur haine sur ceux qu’ils considèrent comme les damnés de la république, ils vont jusqu’au bout.

Mahan Gahé tomba entre les mains vengeresses et brulantes du pouvoir qui, maitrisant habilement tous les rouages de la torture,  mania celle-ci avec une indicible froideur. Mahan Gahé y laissa des côtes brisées et des vertèbres cervicales cassées. Bien que physiquement diminué, le régime lui imposa un long séjour dans l’une de ses nombreuses geôles du nord. Lentement, comme un vieillard qui marche à pas pesant,  Basile s’approcha de la mort et lorsqu’il fut libéré le 22 Décembre 2012, c’est une coquille vide que le régime brandit comme un haut fait à vénérer. Mahan était déjà fini. Il essayait de s’accrocher à la vie. Mais la haine du régime était tellement forte que la maigre force qui restait au martyr, ne tint point. Le régime poussa la haine jusqu’au bout et Mahan se coucha. La cible est atteinte. Le « Général » est parti.

Pour avoir dit « Non », il a été invité à rejoindre les autres victimes du régime. Il a dit «  Non » à l’imposture, « Non » à la destruction d’un pays hospitalier attaqué par des rebelles sanguinaires une nuit de Septembre 2002. Le « Général » resta au chevet de la mère patrie, pria et se battit pacifiquement pour elle. Il s’offrit en sacrifice pour les oubliés du système abonnés aux Smig insignifiants qu’il invita à travailler lorsque vers nous, courrait le complot international. Lorsque les comploteurs fermèrent les banques pour nous affamer, posèrent un embargo sur nos médicaments pour nous voir mourir, il se trouva dans les rangs des hommes dignes, le « Général » Mahan Gahé. Pour cet engagement, le régime alla jusqu’au bout de la haine. Mahan Gahé devait être torturé, diminué physiquement et en conséquence mourir comme une flamme qui s’éteint lentement.

Parti, Mahan Gahé Basile laisse au régime d’autres morts en sursis. Et Dieu seul sait combien sont-ils à souffrir entre quatre murs. Il part, confiant à nos souvenirs ce qui est désormais une tradition: la torture, la persécution de ceux qui refusent d’accompagner, soutenir et encenser le régime. Il part avec le sentiment que les damnés de la république, tous abandonnés à la méchanceté du régime, ne devront compter que sur leurs propres forces pour faire fleurir une nation nouvelle.

Pour le conduire aux portes de l’éternité, nous ne porteront  pas son corps. La vérité est là, toute nue comme le sont les tortionnaires. Il serait inutile de forcer une porte déjà ouverte. Nous l’accompagneront avec des langues de rameaux parce qu’il fut un homme de paix. Il ira se reposer comme tous ceux qui ont combattu le bon combat.  Et nous, sur terre, notre mission sera de briser la haine que développe le régime. Toujours la tête haute et le regard fixé vers l’objectif. Nous mourrons débout !

 

Alain BOUIKALO, Juriste

jeudi, 19 septembre 2013

LIDER ACCUSE OUATTARA DE HAUTE TRAHISON ET APPELLE LE PEUPLE A EN TIRER LES CONSEQUENCES

 

côte d'ivoire,Tags: Constituion, haute trahison, LIDER, Ouattara

 

La presse rapporte des conflits internes aux partis du Rhdp. LIDER n’aurait accordé aucun intérêt à ce type de débats, si les propos tenus de part et d’autre ne révélaient pas le malaise général de la démocratie dans notre pays. Les partis politiques qui ont gouverné l’Etat de Côte d’Ivoire non seulement ne respectent pas leurs propres constitutions, c’est-à-dire leurs statuts et leurs règlements intérieurs, mais une fois au pouvoir, sont incapables d’assurer le respect de la Constitution et la construction de la Nation, comme le dispose l’article 34 de la loi fondamentale : «Le Président de la République est le Chef de l’Etat. Il incarne l’unité nationale. Il veille au respect de la Constitution. Il assure la continuité de l’Etat. Il est le garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire, du respect des engagements internationaux.»

Pour preuve, Alassane Dramane Ouattara, qui a prêté serment le 6 mai 2011, reste encore aujourd’hui, 2 ans et demi après, président du Rdr, cumulativement à ses fonctions de président de la République. La loi n° 2000-513 du 1er août 2000 portant Constitution de la Côte d’Ivoire, dispose pourtant en son article 54 que les fonctions de président de la République sont incompatibles avec celle de président d’une formation politique : «Les fonctions de Président de la République sont incompatibles avec l’exercice de tout mandat parlementaire, de tout emploi public, de toute activité professionnelle et de toute fonction de dirigeant de Parti Politique.»

LIDER n’a de cesse de dénoncer les violations du droit et de la Constitution par Alassane Dramane Ouattara depuis son accession à la présidence de la République. Comment peut-il être capable de construire la nation ivoirienne, si lui-même viole le serment qu’il a prêté sur la Constitution, dont le contenu, selon l’article 39, est le suivant : «Devant le peuple souverain de Côte d’Ivoire, je jure solennellement et sur l’honneur de respecter et de défendre fidèlement la Constitution, de protéger les Droits et Libertés des citoyens, de remplir consciencieusement les devoirs de ma charge dans l’intérêt supérieur de la Nation. Que le peuple me retire sa confiance et que je subisse la rigueur des lois, si je trahis mon serment

Au vu de ce qui précède, LIDER constate la haute trahison de son serment par Alassane Dramane Ouattara depuis 864 jours et, conformément à l’article 109 de la Constitution ivoirienne qui dispose que «le Président de la République n’est responsable des actes accomplis dans l’exercice de ses fonctions et traduit devant la Haute Cour de Justice qu’en cas de haute trahison», souhaite la mise en place urgente de la Haute Cour de Justice, et la comparution devant elle de M. Ouattara.

LIDER  rappelle par ailleurs au peuple souverain de Côte d’Ivoire qu’il est en droit d’utiliser tous les moyens constitutionnels pour retirer sa confiance au Dr. Ouattara.

LIDER reste à la disposition des  populations, de la société civile et des politiques pour mener ce combat pour la bonne gouvernance.

Ensemble, nous réussirons.

 

Par LIDER, 16 septembre 2013

 

Source: LIDER-CI.ORG

HOMMAGE DU PROFESSEUR HUBERT OULAYE, ANCIEN MINISTRE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE L’EMPLOI A BASILE MAHAN GAHE

 

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Adieu « intrépide guerrier du travail », adieu « buffle indomptable » de Diboké

 

Dans la stricte tradition de nos deux tribus, Fléo et Gboho, « alliées par le sang » depuis la nuit des temps, je ne dois pas et je ne suis pas sensé savoir que mon « NIAHOU » que tu es, n’est plus de ce monde depuis ce lundi 16 septembre 2013, comme me l’a annoncé, le ministre Nyamien Messou! Il ne savait pas ! Que nos ancêtres lui pardonnent ! Avec lui, nous suivions depuis quelques jours, dans l’angoisse, l’état de santé fortement dégradé de Basile.

Je ne sais donc pas, Je n’ai rien entendu ! Je ne dois donc pas pleurer et je ne le ferai pas ! Parce que, Basile, pour moi tu n’es pas mort, parce que tu ne peux mourir ! C’est donc à toi que je m’adresserai.

 Basile, qu’as-tu fait à Alassane Ouattara, pour que ses soldats soient allés ce jour du 26 avril 2011, t’arrêter à ton domicile, et te faire subir une barbarie sans nom, dont les graves séquelles ont fini par avoir raison de toi ? As-tu pris, toi Basile, simple responsable de la Centrale syndicale « Dignité », en lieu et place du Conseil constitutionnel, une décision ayant frustré le candidat Alassane Ouattara et qui expliquerait les brutalités qui ont fini par t’emporter ? Je n’en suis pas informé, et nul autre en Côte d’Ivoire non plus ! D’ailleurs tu n’en a pas la compétence. Alors pourquoi cet acharnement, cette furia des assaillants de la haine contre ta personne ? Contre un syndicaliste?

Certains ont avancé que, contre la volonté de Ouattara, qui de l’hôtel du Golf appelait les travailleurs à observer un arrêt de travail, tu as invité ces derniers à poursuivre leurs activités, à vaquer à leurs occupations ! Est-ce pour cela que l’on-t-a battu et torturé au point de te briser sept vertèbres cervicales et cinq côtes ? Ton crime serait-il d’avoir demandé à des travailleurs de ne pas déserter les hôpitaux pour soigner leurs frères victimes des violences postélectorales ? De continuer de travailler afin de nourrir les ivoiriens du nord, du sud, de l’est, de l’ouest et du centre ? De continuer d’enseigner nos enfants dans les écoles sans chercher à savoir de quel bord politique étaient leurs parents ? Bref, ton crime serait-il d’avoir demandé aux travailleurs de faire leur métier dans l’intérêt des populations de ton pays, sans discrimination, et de laisser aux hommes politiques le soin de trouver des modes appropriés de règlement du contentieux électoral ?

Tu nous as dit, que ceux qui ont fait irruption à ton domicile ce 26 avril 2011, prétendaient chercher des armes chez toi, toi, Mahan Gahé Basile le syndicaliste ! Tu nous as dit qu’ils se sont même rendus dans ton village, à Diboké sous le même prétexte. Ils n’ont trouvé aucune arme, ni à Abidjan ni à Diboké. Ils ont quand même saccagé ton domicile d’Abidjan, et brulé ta maison à Diboké ! Toi-même, ils ne t’ont pas relâché, ils t’ont maltraité, torturé, jeté en prison ! Ils t’ont infligé de graves traumatismes !

 Ils t’ont finalement relâché sous la pression des Organisations des droits de l’Homme, de tes amis et syndicalistes du monde entier (CGT, CSI-Afrique…). Sous la pression également, du Bureau International du Travail (BIT).

 Leur justice, te concernant, a conclu finalement à un non-lieu. Ce qui en langage simple signifie que tu n’as rien fait de mal, que tu n’as commis aucune faute justifiant ton arrestation et ta détention. Et pourtant, sans cette pression, ils t’auraient retenu dans leur prison, à Boundiali ! Qu’as- tu donc fait de si grave à ce pouvoir, toi un simple syndicaliste, pour subir un tel sort, que nul ne souhaiterait à son pire ennemi ?

Ou bien, ton crime procède-t-il de ton appartenance à la Majorité Présidentielle (LMP) ? C’est là, on le sait, un motif suffisant d’arrestation et de détention, aujourd’hui en Côte d’Ivoire !

Oui, on peut affirmer, que ton crime, qui t’a valu, ton arrestation, ta maltraitance et ta souffrance durant les 22 mois de ta détention arbitraire dans les geôles du pouvoir à Boundiali,  a été d’aimer la Côte d’Ivoire ton pays, dont tu as privilégié l’intérêt dans les pires moments de la crise postélectorale, contre ceux qui voulaient y pratiquer la politique de la terre brûlée. Mais ton crime suprême, aura été par-dessus tout, ton respect pour les institutions de ton pays, et le refus de la forfaiture imposée aux ivoiriens par les troupes franco-onusiennes.

Ils ont fini par te relâcher le 22 décembre 2012, mais, le mal était déjà fait, le mal était déjà en toi. Et aujourd’hui, au moment où tu entames le Grand chemin sans retour, je comprends mieux le sens de ta visite à Accra et de tes passages en France, à Genève, en Belgique. C’était pour un ultime adieu !  Dieu a voulu, que tu voies une dernière fois tous ceux que tu as aimés en ce monde, tous ceux qui t’ont connu et apprécié. Dieu t’a physiquement maintenu afin que tu racontes au monde, la méchanceté de ceux qui  gouvernent ton pays depuis le 11 avril 2011, une méchanceté gratuite et inutilement destructrice de  vies !

Lors de ton passage à Accra à l’occasion d’une réunion sous-régionale du BIT-Afrique, en mai 2013, tu as tenu à nous voir, nous tes amis et frères, Nyamien Messou, Emile Guirieoulou, Benoit Behi et moi. Nous avons été heureux de ce rare moment passé ensemble, depuis les tristes évènements qui nous avaient séparés. Nous ne savions pas que c’était là ton adieu à tes camarades et frères en exil. Ta bonne mine nous avait surpris, mais nous t’avions recommandé des contrôles de santé, par mesure de prudence. Hélas, le mal était déjà en toi, irrémédiablement, mais tu ne le savais pas. Tu faisais des projets d’avenir pour ton département de Bloléquin, dévasté par la guerre, la mort, les pillages, la destruction, vidé de ses habitants, refugiés en masse au Libéria voisin. Tu nous racontais vos souffrances dans la prison où tu te trouvais  en compagnie du Premier Ministre Aké N’Gbo, des ministres Alcide Djédjé et Désiré Dallo, du Gouverneur Dakoury, du député Sokoury Bohui et de bien d’autres. Tu nous parlais de l’organisation que vous avez mise en place pour survivre dans le goulag de Boundiali, mais aussi du soutien que vous apportaient nos militants de la région.

 Je me rappelle encore cet épisode que tu nous as rapporté, témoignage poignant de ton courage et de ton amour de la justice et du prochain.  Il s’agit de ta « révolte » contre les conditions inhumaines endurées à leur arrivée à la prison de Boundiali, par une dizaine de jeunes ivoiriens emprisonnés au Libéria,  livrés par la Présidente de ce pays à Ouattara. Ces jeunes prisonniers, sont restés durant des jours dans la cour de la prison. Ils devaient dormir et manger là, sous le soleil et la pluie, jusqu’au jour où, excédé de cette maltraitance, toi, Mahan Gahé, décida au péril de ta vie, de protester vigoureusement auprès des geôliers en ces termes : « ce ne sont pas des animaux, mais des êtres humains comme vous ! Ils ne méritent pas d’être traités de la sorte ! Arrêtez cela ! ». Puis, dans la foulée de ta colère tu renversas la marmite de nourriture qui venait de leur être servie sous la pluie.  Suite à ta révolte, les jeunes prisonniers virent leur sort amélioré depuis ce jour.

 Oui, Basile, de l’an 2000 à l’an 2010, nous nous sommes régulièrement pratiqués dans le cadre du ministère du travail. Je te sais homme courageux, intrépide face à l’injustice et profondément humain. Je ne savais pas que même en prison, tu étais demeuré le défenseur « agissant » des droits des autres, le Grand syndicaliste que tu as toujours été, et cela au péril de ta vie. Honneur à toi !

L’hommage émouvant que t’a rendu la CGT française,  qui t’a invité et a écouté ton témoignage sur les dérives du pouvoir ivoirien, lors de son 50ème anniversaire, est pour nous un réel motif de fierté. A travers cet hommage hautement mérité, ce sont les travailleurs du monde entier qui ont salué ton courage, mais surtout ce que tu représentes, car pour tous, tu es une icône du monde du travail, une figure emblématique, une valeur incontestable du syndicalisme libre africain.

Comment en effet, oublier l’image du frêle jeune activiste syndical que tu étais,  qui donnait des tourments au pouvoir en ce début des années 90,  dans cet univers implacable du monopartisme, où, disait-on, le « tout-puissant » Parti unique ne pouvait rimer qu’avec un « syndicalisme de participation ». Tu as été, Basile, le pionnier du syndicalisme autonome dans le secteur privé. IHRO Lamé, CARENA, furent des batailles épiques menées au nom de la liberté syndicale revisitant les droits des travailleurs ivoiriens du secteur privé.

Depuis, le syndicat Dignité que tu as créé,  est devenu la deuxième Centrale syndicale après  l’UGTCI, suivie plus tard par la FESACI. Ta Centrale Dignité revendique à ce jour plus de 115 000 membres-cotisants ! Ce résultat, est le fait bien sûr de l’audace de l’homme, Mahan Gahé, mais surtout le fruit d’une volonté exceptionnelle et d’une détermination propres au bâtisseur-né que tu es.

Comment passer sous silence ton implication personnelle dans la résolution des nombreuses crises sociales qui ont jalonné la gouvernance du Président Laurent Gbagbo, avec ces travailleurs qui voyaient en lui, le socialiste au pouvoir, le seul espoir d’obtenir enfin, une amélioration significative de leurs conditions de vie et de travail. A ce titre, je rends hommage à un artisan effectif des Etats généraux du monde du travail qui ont réuni à Bassam, en 2007, les trois Centrales syndicales, les représentants des syndicats non affiliés, le Conseil national du Patronat et le gouvernement représenté par le ministère du travail. Je salue ici, ta contribution exceptionnelle au succès de ce forum du monde du travail, qui a posé les bases d’un nouveau contrat entre l’Etat, le Patronat et les travailleurs et débouché sur la trêve sociale qui a prévalu jusqu’en 2010.

 A travers les milliers de travailleurs, qui par ton combat ont obtenu des conditions de vie et de travail meilleures en Côte d’Ivoire, tu as apporté ta pierre pour bâtir l’édifice « Ivoire ». Cette pierre, je peux, en ma qualité d’ancien ministre du travail, témoigner qu’elle est solide et utile à notre pays, tant au plan national qu’international.

 Honneur à toi Basile, Grand bâtisseur d’une Côte d’Ivoire, profondément  ancrée dans les objectifs du travail décent prôné par le Bureau International du Travail (BIT). Cette organisation internationale, tu l’as marquée des années durant, de ton empreinte et de ta personnalité, aux côtés de feu Adiko Nyamkey, Adé Mensah, Joseph Ebagnerin, Nyamien Messou, de feu  Diack Diawar, de Jean Kacou Diagou, qui, avec les Ministres successifs du travail, ont représenté la Côte d’Ivoire au sein de cette instance. Une équipe solide, soudée, responsable, respectable et respectée, fortement engagée autant dans la bataille du travail décent que dans la bataille du retour du BIT-Afrique à son siège régional d’Abidjan. Ton départ sera pour le monde du travail, qui connait ta valeur, un vide qu’il sera difficile de combler.

Que dire enfin, Basile, de ta deuxième passion après le syndicalisme, ta région de Bloléquin, et  ton village de Diboké, érigé en chef-lieu de sous-préfecture grâce aux investissements sociaux dans lesquels tu t’es personnellement impliqué avec ton frère, notre regretté Daouo Benoit, ancien Maire de Bloléquin et suite aux infatigables démarches que vous avez entreprises durant des années, auprès des autorités administratives et politiques ?

 Daouo Benoit parti, et toi prenant le même chemin, à qui, incombera la tâche de reconstruction de Diboké, dévasté par la guerre, vidé de sa population, réfugiée au Libéria ? Qui saura  trouver les mots d’apaisement et de réconfort afin que les parents reprennent sans crainte le chemin du retour ? Assurément, le vide de ton départ sera encore plus durement ressenti dans cette douloureuse période, faite de méfiance, de difficultés de tous ordres pour tes parents, désorientés qu’ils sont de subir autant de coups du « sort », en deux ans de crise postélectorale. A qui les as-tu confiés, avant de prendre ton départ ? As- tu même eu le temps de le faire, quand on voit la rapidité avec laquelle tu as été submergé par ton mal pernicieux ?

Basile, as-tu eu le temps de parler avec tes amis et frères du Moyen-Cavally, de notre région-martyr prise dans le piège infernal de la crise militaro-politique qui sévit depuis septembre 2002, et confrontée depuis cette triste date, à ce qui n’est rien d’autre en fin de compte, qu’une tentative de génocide perpétré contre les wè, pour ravir à nos parents leur patrimoine forestier ?

 Quels conseils et consignes laisses-tu à Gossio, à Tcheidé et à Behi ; à Voho Sahi, à Pol Dokui, à Tahi Zoué et à Gbon Gui ; à Gnaé Jacques, à Gah Barnabé, à Gui tiéhi et à Yahi Octave ; à Naï Doh, à Kahé Eric, à Bohon Diet, à Diézon, à Tihi Kpao et à Déhé Gnaou ; à Zéréhoué ? Que dis-tu à tous nos parents et à nos jeunes en lutte, pour que nous gagnions, dans la solidarité et l’union, le combat de la survie et de la reconstruction de notre Région ? Que veux-tu que la jeune génération retienne de ta vie, de ton combat pour le triomphe de la justice, toi le guerrier intrépide, le buffle rageur de Diboké ?

A toutes ces questions, je n’ai pour seules réponses qu’un écho lointain et  inaudible. Comme si tu disais : «  Restez debout, solidaires, combatifs, dignes. Ne baissez jamais la garde. Notre victoire est à ce prix » ! Message reçu cinq sur cinq !

  Il semble que tu es déjà loin, très loin sur le chemin qui t’amène vers tes ancêtres. Apparemment,  mes questionnements ne sont plus, à tes oreilles, que des murmures en provenance d’un monde, qui depuis hier, t’est désormais étranger. Quel cruel dénouement pour une vie si pleine et si riche ! Quel immense gâchis !

Alors, Basile, si tu ne peux plus m’entendre, moi ton « Niahou », moi pour qui tu ne peux qu’être vivant, toi, « l’intrépide champion » des travailleurs, toi le « buffle indomptable » de Diboké, il ne me reste plus qu’à taire mes propos.

 Mais permets- moi, avant de rentrer dans le silence qu’exige notre « alliance », avant de te laisser continuer ta route, de te demander une dernière chose.

 Sur cette route qui, maintenant, te conduit vers nos pères et auprès de notre Seigneur, ne manque pas de saluer quand tu les verras, les camarades  Daouo Benoit, Bo Zoue Laurent, Gnan Raymond, les Doyens Paul Gui Dibo, Oulaté Maurice, l’ambassadeur Georges Goho Bah, notre frère Yéoun Michel, et tous ceux qui nous ont quitté au cours de cette crise, si meurtrière pour notre Région. Dis-leur  que le Peuple wè, toujours en lutte, n’oublie pas leur combat pour son rayonnement et pour sa dignité. Oui, donne leur ce message.

Sache, mon cher Basile,  que durant ton voyage qui, nous le savons, sera long, nous serons toujours aux côtés de ta famille, auprès des tiens, ébranlés par ton départ inattendu.

 Sache que pour nous tes frères, pour tes amis, tu as été et tu resteras à jamais dans nos cœurs, comme un modèle irremplaçable de combattant, un exemple sans pareil de courage et de dignité, à l’instar de la Centrale Dignité que tu as créée et ainsi dénommée à dessein. Un frère au sens profond du terme.

 Vas, et poursuis ton chemin dans la paix, sans rancœur et surtout sans regrets. Dieu notre Père, dans sa toute-puissance et dans sa justice,  s’occupera des vivants et de notre combat pour la liberté. Il nous appuiera.

Adieu, mon frère Basile…, adieu intrépide Guerrier du travail,…adieu Buffle indomptable de Diboké.

  

Le Pr Oulaye Hubert

Ancien Ministre de la Fonction Publique du Travail et de l’Emploi

DECLARATION DE LA COORDINATION FPI EN EXIL, SUITE A LA PASSATION DE CHARGES ENTRE MIAKA ET AFFI

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Le samedi 7 Septembre 2013 a eu lieu la passation de charges entre le Président  intérimaire, Sylvain Miaka Oureto et le Président statutaire du Parti, Pascal Affi N’Guessan, libéré de prison le 5 août  2013.

Cette cérémonie de passation de charges a été l’occasion pour le Président Pascal Affi N’Guessan de décliner dans son discours, l’orientation du combat futur du Front Populaire  Ivoirien (FPI) et de mettre sur pied  une équipe  de direction ayant la haute  responsabilité  de porter ce combat.

La  Coordination FPI en exil  se réjouit  de la parfaite convergence de vue entre elle et le Président du Parti sur le diagnostic de la gouvernance catastrophique du pouvoir Ouattara sur tous les plans : état déplorable de la démocratie, des libertés et droits  de l’homme, situation sécuritaire préoccupante, finances publiques mal gérées, chômage galopant, école malade, réconciliation nationale en panne parce que mal engagée, etc.

La Coordination FPI en exil est en parfaite harmonie avec le Président du Parti quand il affirme avec force : « solennellement, je voudrais dire ici, que la lutte pour la libération de Laurent Gbagbo est pour le FPI une obligation politique et un impératif catégorique. Le FPI n’acceptera pas que son fondateur soit en prison pour avoir respecté la Constitution de son pays ».

La coordination FPI en exil salue le Président, Pascal Affi N’Guessan pour son soutien aux prisonniers politiques et aux exilés dont la libération et le retour constituent, comme il le dit,  « la condition du débat et non le débat ». Nous le rassurons sur la disposition d’esprit des exilés : nous tenons bon  et gardons confiance.

La Coordination FPI en exil note  avec satisfaction la mise en œuvre de notre slogan « asseyons-nous et discutons » par les rencontres avec les diplomates américains et français et avec le Premier Ministre  Kablan Duncan  avec le mêmes objectifs  clairs et sans ambiguïté : la libération du Président  Laurent Gbagbo et de tous les prisonniers  politiques civils et militaires, le retour sécurisé des exilés et la réinstauration de l’Etat de droit.

Notre satisfaction est d’autant plus grande que la tournée que vient d’entreprendre le Président du Parti, Pascal Affi N’Guessan va permettre de :

1- redynamiser les structures du parti

2- véhiculer à travers le pays l’objectif actuel de notre lutte , la réconciliation nationale par un dialogue direct entre le président Laurent Gbagbo d’une part et d’ autre part le chef de l’état actuel Alassane Ouattara et ses partisans .

La  Coordination  FPI  en exil apporte sans réserve son soutien à la nouvelle équipe de direction FPI qui, par sa présence sur le territoire ivoirien montre sa disponibilité  à plein temps pour la lutte.

La  Coordination  FPI  en exil appelle l’ensemble des exilés à être soudés autour de cette nouvelle direction dont l’action sur le terrain permettra la libération du Président Laurent Gbagbo ,de Simone Ehivet Gbagbo et de tous les autres prisonniers politiques civils ou militaires et notre retour d’exil dans de meilleurs délais.

La  Coordination  FPI  en exil assure le Président Affi N’Guessan de son entière disponibilité à s’investir pleinement dans les missions que la Direction voudra bien lui confier en vue de contribuer à faire triompher la vérité  électorale et la crise ivoirienne dont la lecture a été brouillée par la pluie de contre-vérités déversées par les media des forces coalisées qui ont soumis le droit à la force des armes.

La  Coordination  FPI  en exil réitère son appel à tous les Ivoiriens et Ivoiriennes, qu’ils soient du nord, du sud, de l’est, de l’ouest  ou du centre, à œuvrer, pour mettre fin aux dérives dictatoriales du pouvoir ethno-génocidaire de M. Ouattara et à s’engager résolument sur la voie de la vraie réconciliation.

Les Ivoiriennes, les Ivoiriens, leurs sœurs et frères d’accueil veulent la paix. Le FPI, parti de paix et de dialogue, peut et doit la leur offrir en l’arrachant au pouvoir liberticide, dictatorial  et de rattrapage ethnique de M. Ouattara.

Enfin, la coordination FPI en exil s’incline devant la mort tragique du camarade syndicaliste  Basile Mahan Gahe , battu et détenu en prison sans raison pendant deux ans ,puis acquitté .

Cette mort nous donne une occasion pour saluer la mémoire de tous nos compatriotes qui sont tombés , abattus pas la haine et le mensonge .

 

Pour  la coordination FPI en exil


Dr  Assoa  Adou

Coordonnateur et Porte-Parole