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vendredi, 20 décembre 2013

BENSOUDA ET LES FAMEUSES ECOUTES TELEPHONIQUES DE GBAGBO


LAURENT GBAGBO 4.jpg


La France avait déclassifié les écoutes téléphoniques du président Gbagbo durant la crise post électorale. Ces documents remis à Bensouda permettraient de clouer au pilori tous les arguments de la défense menée par Me Altit. Depuis, ils ont les fameuses écoutes mais ne peuvent pas les utiliser devant la cour au risque de se faire hara kiri. 

Dans la forme, une preuve ne peut pas être utilisée en justice si elle n'a pas été obtenue légalement. Alors il faudrait d'abord justifier en vertu de quel mandat la France a mis le président Gbagbo sur écoute. Nulle part la mission de l'ONU ou encore de la Licorne ne donne mandat à la France pour intercepter nos communications. Une preuve même très pertinente mais volée est une non preuve devant la justice.

Mais c'est surtout dans le fond que tout se gâte pour les ennemis de la CI. La loi fait obligation aux parties prenantes au procès de remettre les preuves en leur possession à leur adversaire. En un mot, si Bensouda veut utiliser ses fameuses écoutes, elle doit les donner à Me Altit en même temps qu'aux juges. Non seulement il n'y a pas d'ordre direct du président Gbagbo demandant aux militaires de massacrer les civils mais il y a aussi enregistré les conversations avec Hillary Clinton et un autre fonctionnaire américain, Nicolas Sarkozy, l'ambassadeur de France en CI et son attaché militaire, etc. Les échanges téléphoniques sont postérieurs à la "mort" des sept femmes d'Abobo et au prétendu bombardement du marché de cette commune: les américains devraient donc expliquer pourquoi en dépit de tous ses "crimes" un poste de prof d'université au USA est proposé au dictateur Gbagbo. Il faudra aussi nous expliquer pourquoi malgré toutes les garanties données par la France sur le fait qu'il ne lui arriverait rien s'il sortait avec un drapeau blanc, le ministre Tagro a été fusillé à bout portant.

En un mot comme en mille, la seule chose que nous dévoile les fameuses écoutes frauduleuses de la France, c'est que l'affaire Gbagbo est une affaire politique et non juridique.


Steve Beko


Source: CAMEROON VOICE

Commentaires

Dire juste en un mot comme en mille que c'est dépuis le début ,une mise en scène de perte de temps à la cote d'ivoire et au présdent élu GBAGBO et bien évidemment,un gain en temps pour Ouattara de continuer d'etre président afin que EUX , c'est à dire ceux qui l'ont mis là,laFrance et ses alliés dans cette affaire, continuent d'apauvrir notre pays en pillant ses richesses et en l'endettant autant qu'ils le peuvent....Les "maitres "de nos vies quoi ??????!!!!!!!!!!!!!!et vous parlez de Liberté,de Démocratie,de Justice et de Paix !!!!!LESQUELLES??????????JE COMPREND QUE CES MOTS SOIENT AU FEMININ MAIS DIEU !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!????????????????

Écrit par : patrice AHOKE YAPO | samedi, 21 décembre 2013

C'est su de tous, le faux ne prospère pas longtemps. Dieu n'avalise pas le mensonge. Il vont beau tourner en rond, la vérité sera sue. Elle est même sue et eux tous cherchent la porte de sortie honorable.

Écrit par : sily camara | samedi, 21 décembre 2013

Mais!!! ça m'a échappé à la première lecture. C'est bien "mon" Honorable Ahoké, le descendant des Tchaman, Député-copie-originale d'Abobo ? Salut à toi...

Écrit par : sily camara | lundi, 23 décembre 2013

Les commentaires sont fermés.