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jeudi, 12 juin 2014

POUR LA LIBERATION IMMEDIATE DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO!

LAURENT GBAGBO. SOURIRE.jpg

 

Depuis son élection en 2000, le président Laurent Gbagbo a été la victime d’attaques répétées - médiatiques, politiques, puis militaires -, qui ont culminé après sa réélection confirmée par le Conseil constitutionnel de Côte d’Ivoire, avec son arrestation le 11 avril 2011 par les forces spéciales françaises aidées par leurs supplétifs africains.

Après 10 jours de bombardements de la capitale économique ivoirienne, Abidjan, et particulièrement de la résidence présidentielle, suivis d'une répression impitoyable par les forces coalisées, provoquant des milliers de victimes parmi les partisans civils du président Gbagbo, ce dernier a été incarcéré hors de toute légalité dans le Nord du pays, dans des conditions de détention scandaleuses, ainsi que sa famille et l’ensemble de son gouvernement.

La justice des vainqueurs a ensuite organisé, en complicité avec le procureur de la Cour pénale internationale, les puissances néocoloniales et le nouveau régime qui leur est inféodé, son transfèrement à la Haye dans des conditions juridiquement plus que contestables.

Pour que la force des armes ne devienne pas un droit, nous, responsables politiques et intellectuels d’Afrique et du monde :

- Exigeons lalibération immédiate du président Laurent Gbagbo ;

- Demandons sa réhabilitation judiciaire pleine et entière.

Seules cette libération et cette réhabilitation créeront les conditions du rétablissement d'une confiance mutuelle entre les populations de Côte d'Ivoire et d'une véritable réconciliation nationale.

 

SIGNATAIRES

 

Association des Amis de Laurent GBAGBO

Albert BOURGI / Robert CHARVIN / Bernard Binlin DADIE / Amath DANSOKHO

Mireille FANON MENDES FRANCE / Patrice FINEL / Michel GALY

Joseph Kokou KOFFIGOH / Guy LABERTIT / Malick NDIAYE

Jean-François PROBST / Denis PRYEN / Paul Bert RAHASIMANANA / Aminata TRAORE

Jean ZIEGLER / Kofi YAMGNANE / Boubacar Boris DIOP

Massa KONE (militant pour la défense des droits des démunis au Mali)

Félix TANO (ancien membre du Conseil Constitutionnel de Côte d'Ivoire)

Les anciens Ministres de Côte d'Ivoire Adou ASSOA, Ahoua DON MELLO, Bertin KADET,

Lazare KOFFI KOFFI, Douayoua LIA BI, Clotilde OHOUOCHI, Hubert OULAYE /

Bernard HOUDIN / Hanny TCHELLEY / Calixthe BEYALA / Jean-Paul VANHOOVE

Alain CAPPEAU / René EMEH ELONG (U. P. C. en France – Cameroun)

Jean Paul TCHAKOTE (S. D. F. en France - Cameroun) / Djamal BENMERAD (Belgique)

Gadji CELI (Président en exil de l'Union nationale des artistes de Côte d'Ivoire, et du Bureau ivoirien du Droit d'auteur)

Didier ORSOT (Londres) / Prince SERRY dit JAH PRINCE

 

Contact Presse :

Raphaël DAGBO, président de l'Association des Amis de Laurent GBAGBO

Tél : 06 15 52 35 06

E-Mail : asso.amisdelaurentgbagbo@gmail.com

mardi, 10 juin 2014

LES VICTIMES DE DUEKOUE ECRIVENT AU PRESIDENT GBAGBO, PILIER INCONTOURNABLE DU PARDON ET DE LA VRAIE RECONCILIATION EN COTE D’IVOIRE

 

 

GBAGBO, OUATTARA ET BEDIE.jpg

Bien cher Président,

Ce sont déjà trois longues années qui sont passées depuis ce triste et honteux 11 Avril 2011, quand les forces de l’impérialisme et du mal, prises dans un flagrant délit de crimes de masses au sein et tout autour de votre résidence, ont décidé, à défaut de vous assassiner, de vous embastiller, loin de votre peuple. Malheureusement pour nos bourreaux et nos tortionnaires, "l’esprit GBAGBO", a été et reste, plus que jamais omniprésent dans notre quotidien à tous, victimes et bourreaux confondus !

Dans leur méchante volonté de vous jeter dans les souterrains de l’oubli, ils ont ainsi ameuté le monde entier à s’intéresser de plus près à vous, à notre sort d’Ivoiriens pris en otage dans notre propre pays mais surtout à faire l’inventaire encore inachevé de leurs crimes en association avec les bandes de rebelles qu’ils ont formés au Burkina Faso pour attaquer la Côte d’Ivoire en Septembre 2002.

A la veille de l’audience du 13 Juin 2014 à La Haye et à l’aube de ce "jour nouveau" qui, nous le croyons, s’est déjà levé sur la Côte d’Ivoire, à vous, notre bien-aimé Président, nous, victimes des crimes les plus odieux et encore impunis car minimisés par vos geôliers de la C.P.I., nous voulons, du fond du cœur, vous dire merci. Oui, Président GBAGBO, merci ! C’est vrai, tous ceux des nôtres qui sont morts par leurs bombes ne reviendront plus à la vie. Mais que se serait-il donc passé, à ce jour, si vous en qui nous avons eu confiance et qui incarne l’espoir de notre peuple, vous aviez fui dès que votre résidence a été attaquée ? En toute sincérité, très cher Président, votre courage, votre détermination et votre foi  ont sauvé la mise à tous les patriotes restés en vie et au pays même. Et voici qu’après de longues et interminables nuits de mensonge, la vérité vient, de façon irrésistible, grâce à votre ténacité à La Haye, éclairer notre "terre d’Espérance", l’Afrique et le monde de la lumière d’un jour nouveau, (en souvenir d’une vos paroles fortes de la campagne présidentielle en 2010). Nos adversaires auront-ils l’audace ou le courage de vouloir aller avec nous, comme nous le souhaitons, jusqu‘au bout de cette affaire ?

Seulement, chose curieuse ou bizarre, Président GBAGBO, où sont-ils tous passés, tous ceux-là qui vous ont empêché, dès votre élection en 2000, de réaliser le programme pour lequel nous vous avions élu ? Où sont-ils, tous vos détracteurs tels CHIRAC, DE VILLEPIN, Michèle ALLIOT-MARIE, SARKOZY et KOUCHNER, par exemple, pour ne citer qu’eux ? Nous les savons vivants mais pourquoi se tiennent-ils en retrait, loin de La Haye, au lieu de s’y rendre pour confirmer tout simplement les charges retenues contre vous ? Pourquoi se sont-ils emmurés désormais, dans un silence des plus bruyants car trop suspect, tant ils ont vociféré ici contre un président légalement élu en Côte d’Ivoire, fait la part belle à des rebelles  qui ont éventré des femmes enceintes ou décapité des bébés ? Où sont-ils, pour enfin en finir avec  vous, l’innocente victime de leur méchanceté qui a fait assassiner sans suite aucune même certains de leurs propres compatriotes tels Philippe REMOND, LAMBELIN et autres, parce que ces derniers avaient pris fait et cause pour le peuple de Côte d’Ivoire? Quel complexe ou handicap majeur les tient aussi loin de La Haye, surtout qu’en 2004, ces dirigeants français vous ont accusé, Président GBAGBO, d’avoir fait tuer neuf de leurs soldats, quand notre armée nationale chassait les rebelles de Bouaké ? Des soldats français dont les parents n’ont pas pu voir ou fait autopsier les corps car précipitamment enterrés aux Invalides à Paris.             

Président GBAGBO, ils ont longtemps menti au monde pour nous assujettir. Ils ont rugi contre vous et ils ont fini par rougir devant votre refus de vous soumettre à leurs ordres iniques. Ils ont donc tremblé de tout leur corps et tel Lucius –le diablotin-, ils ont porté le fer et le feu contre vous et votre peuple. En vous emprisonnant après avoir massacré votre peuple dont le seul crime est sa dignité non négociable, ils avaient cru leur tour bien joué. Malheureusement pour nos bourreaux, depuis le 11 Avril 2011, le devoir d’humanité, de par le monde entier, par souci de vérité et de justice, a pris son envol, s’est amplifié chaque jour, contrairement au temps qui semblait s’être arrêté ce jour-là. Qui, bien sensé, peut aujourd’hui nier la victoire du sens de devoir d’humanité conduit par des millions de démocrates aux quatre coins du monde, sur la perfidie rétrograde d’impérialistes et leurs obligés aux abois ?

Président GBAGBO, en raison des quelques propos qui précèdent mais aussi de nombreux autres faits à notre avantage à tous, nous,  victimes de Duékoué, nous vous disons tout simplement merci !!! Merci de n’avoir pas enjambé le mur de la clôture de votre résidence pour abandonner votre peuple aux mains de génocidaires désormais pris au piège du flagrant délit, de la confusion et d’une grande amertume. Merci pour ce courage, pour cette détermination, cette foi  et cette sérénité qui nous ont donné des raisons sérieuses d’espérer quand, en réfugiés sur nos propres terres,  nous vivions entassés tels des  objets, à la Mission Catholique de Duékoué, ce jour noir du 11 Avril 2011 !

Dans quelques jours, Président GBAGBO, nous serons le 13 Juin 2014. Pour nous, victimes de Duékoué, ce jour est déjà passé ! Une façon pour nous de dire que la Cour Pénale Internationale sait très bien depuis toujours que vous avez tort, vous et tous nos compatriotes dans les prisons françaises en Côte d’Ivoire, vous avez tort simplement parce que vous avez toujours eu raison depuis le début de cette scabreuse affaire montée par la France du gain cupide et assassin. Grand bien lui fasse, à cette France, de comprendre que seule votre libération libèrera le chemin obstrué de sa tranquillité, tellement cette France s’est fourvoyée  en bombardant lâchement notre peuple, après des siècles de pillage de nos ressources. Or, ce n’est point parce que la C.P.I. se refuse d’analyser ou d’enquêter sur une gratitude aussi basse de la part de la France que nous, victimes de tous ces dérapages néocolonialistes, nous allons abandonner notre Président, le Timonier de la renaissance africaine aux mains de geôliers aux ordres des forces impérialistes.

La C.P.I. qui joue son propre destin dans ce procès contre vous, Président GBAGBO, saura trouver les mots justes pour masquer le cuisant échec et la honte de ceux qui, comme des pirates, se sont crus pendant longtemps les maîtres de nos vies. Président GBAGBO, votre peuple vous attend, sans colère et sans haine, pour aider à effacer la grande honte subie par tous ceux qui vous ont lâchement attaqué et vilipendé mais qui peinent aujourd’hui à nous réconcilier,  à votre insu. C’est dans le calme et la sérénité que nous vous attendons Président GBAGBO, votre fils BLE Goudé Charles aussi, surtout qu’il n’y a vraiment rien en face, du Quai D’Orsay à La Haye via l’Elysée, si ce n’est du maïs !

Notre honneur et notre dignité n’étant pas négociables, nous vous disons : "à bientôt Président !!!" et paix sur nos - plus que trois mille - morts.

 

Pour le collectif des victimes de Duékoué (Carrefour & Nahibly): Emmanuel Caleb, le 6 Juin 2014.

TENTATIVE DE BÂILLONNEMENT DE LA PRESSE PANAFRICAINE, RSF INTERPELLE AFFOUSSY BAMBA

 

 

Reporters sans frontières

 


LETTRE OUVERTE DE RSF À LA MINISTRE DE LA COMMUNICATION DE COTE D’IVOIRE


PUBLIÉ LE MARDI 3 JUIN 2014.



Madame Affoussiata Bamba Lamine, Ministre de la Communication de la République de Côte d’Ivoire, BP. V 138 ABIDJAN 01 CÔTE D’IVOIRE

Objet : Atteinte au pluralisme des médias

AFFOUSSIATA BAMBA.jpg

Madame la Ministre de la Communication,

 

Reporters sans frontières, organisation internationale de défense de la liberté de l’information, souhaite vous faire part de son étonnement à la lecture de votre lettre adressée à votre homologue béninois en date du 14 mai 2014 dans laquelle vous lui demandez de « mettre un terme » aux émissions « Devoir de vérité » et « Devoir de vérité Actu ».

Les émissions ont par la suite été suspendues en date du 30 mai 2014 sur décision de la Haute Autorité de la communication béninoise.

Nous avons pleinement conscience du caractère partisan et de la présentation partiale des faits par ces deux émissions, néanmoins cela ne nous semble pas justifier une telle ingérence dans l’audiovisuel privé d’un pays voisin.

Le 12 mai 2014, lors de notre rencontre à Abidjan, le président Alassane Ouattara avait certes estimé que le climat politique n’était pas encore « propice » à la libéralisation des médias audiovisuels, mais s’était néanmoins déclaré en faveur de l’esprit d’une telle évolution. Comment justifier alors cette plainte qui va clairement à l’encontre du pluralisme et de l’ouverture voulus par le président ?

Quand l’audiovisuel ivoirien sera libéralisé, après les élections de 2015, engagement du président Ouattara, le gouvernement ivoirien aura sûrement à faire face à des opinions très critiques. La solution du ministère de la Communication sera-t-elle alors de faire taire ces voix dissidentes, hors de tout recours légal ?

Nous vous demandons de réaffirmer au plus vite votre attachement au pluralisme des médias audiovisuels et de mettre un terme à ces mesures interventionnistes.

Je vous remercie par avance pour l’attention que vous porterez à notre demande et vous prie d’agréer, Madame la ministre, l’expression de ma haute considération.

 

Christophe Deloire
Secrétaire général de Reporters sans frontières

 

CC/
Monsieur Komi Koutché, Ministre de la Communication de la République du Bénin

Monsieur Amadou Coulibaly, Conseiller en communication pour l’audiovisuel et les TIC, Présidence de la République de Côte d’Ivoire

Monsieur Charles Providence Gomis, Ambassadeur de la République de Côte d’Ivoire en France

Monsieur Théophile Nata, Président de la Haute Autorité de l’audiovisuel et de la communication de la République du Bénin

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DINDE Fernand AGBO