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dimanche, 21 décembre 2014

VOICI COMMENT LES POUSSINS PERDUS DE OUATTARA SEVISSENT PENDANT LES FETES

 

REBELLES DU COMMANDO INVISIBLE.jpg



L’AIRD du ministre KAHE Eric, soucieuse de la vie de chaque ivoirien, préfère prévenir que guérir.

« Ils ont criblé l’autobus de balles. Pan ! Pan ! Pan ! Les bandits ont crié: « Gare-toi ! Gare-toi ! », mais j’ai continué à rouler. Lorsqu’ils ont ouvert le feu sur l’autobus, tout le monde s’est couché entre les sièges. Les passagers criaient : « S’il vous plaît, ne vous arrêtez pas ! Vous ne devez pas vous arrêter ! » J’ai réussi à parcourir environ un kilomètre avant que les pneus ne se dégonflent totalement… J’ai dit aux passagers que l’autobus ne pouvait pas aller plus loin et qu’ils devaient descendre et courir jusqu’au village, pour tenter de se sauver. » Décrit Un chauffeur d’autobus attaqué lui et ses passagers, pendant les fêtes de l’Aïd el-Kébir, sur la grande route au sud de Bouaké :

Un chauffeur de taxi raconte une des attaques pendant les fêtes de pâques 2014 :
Cela s’est produit dans la journée sur une route poussiéreuse entre deux villages, pas loin d’Atohou. Six hommes se cachaient dans les herbes hautes. Ils sont sortis avec leurs fusils braqués directement sur moi et m’ont ordonné de me garer. « Si tu ne te gares pas immédiatement, nous te tuerons », m’a crié l’un d’eux. J’ai arrêté la voiture. Trois d’entre eux avaient des Kalachnikov et deux avaient des fusils de chasse à canon scié. J’avais six passagers. Ils ont fouillé nos poches et nos sacs et ont pris tout l’argent et les téléphones portables. Puis ils nous ont dit de nous allonger sur le sol. J’ai levé les yeux à un moment et un homme a crié : « Qu’est-ce que tu regardes ? » et il m’a frappé dans le dos avec un gros morceau de bois. Ils portaient tous des masques sur leur visage avec des trous pour les yeux et la bouche. Trois d’entre eux portaient des uniformes bleu foncé unis (utilisés par les pompiers), mais je n’ai pas vu les numéros de “matricules”. Les autres portaient des vêtements de tous les jours. Nous sommes restés là couchés sur le sol pendant longtemps… peut-être une heure, trop effrayés pour bouger. Lorsque nous nous sommes enfin relevés, ils étaient partis. C’est vraiment très dangereux maintenant.

En effet , des victimes, des témoins et des résidents du Nord ont décrit des attaques quasi quotidiennes menées par des groupes allant de 2 à 15 hommes armés de fusils d’assaut Kalachnikov, de pistolets et, dans certains cas, de lance-grenades. La plupart des victimes ont indiqué que les attaquants portaient des vêtements noirs et des cagoules de type balaclava ou un tissu enveloppant la tête et le visage dans le style des groupes nomades touareg. Un chauffeur dont l’autobus de 40 places a été attaqué en juin dernier sur la grande route reliant Yamoussoukro à Abidjan a décrit les attaquants : « Ils étaient tous masqués, tous en vêtements noirs avec des manches longues et des gants. Ils cachaient bien leur identité, même si votre propre frère était un bandit, vous ne pourriez pas le reconnaître. »

Ils ont décrit un schéma récurrent dans lequel des hommes sortaient de la végétation le long de la grande route et tiraient en l’air pour forcer les conducteurs à s’arrêter. Si le chauffeur ne s’arrêtait pas, ils visaient directement le véhicule, ciblant souvent le conducteur lui-même ou criblant le véhicule de balles sans distinction.

Des attaques ont été menées à tout moment du jour ou de la nuit, et les criminels sont souvent restés à un même endroit pendant des heures, volant tout voyageur passant par là, tout en menaçant les autres avec leur arme. Des victimes, des témoins et des représentants des autorités locales ont fait part de susceptibles attaques autour des principales vacances, y compris Noël, le Nouvel An, Pâques et l’Aïd el-Kébir, lorsque les voyageurs étaient plus susceptibles d’avoir des cadeaux, de l’argent pour leur famille ou les bénéfices de leur travail.

De nombreux chauffeurs d’autobus et de camions ont expliqué qu’ils pensent que les assaillants travaillent avec des informateurs sur les marchés et dans les gares routières, qui repèrent les passagers qui voyagent avec des sommes d’argent importantes ou des objets de valeur et communiquent avec les attaquants en embuscade sur la route et que ces attaques avaient lieu sur les grandes routes autour de Bouaké, le long de la route Yamoussoukro-Bouaké, sur la route Bouaké-Korhogo et sur la route conduisant au Burkina Faso, tandis que beaucoup d’autres attaques se sont produites sur des routes secondaires et autour des petites villes et des villages dans les districts administratifs de la Vallée du Bandama et de Savanes dans le Nord.

Le droit à la sécurité est protégé par l’article 9 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et l’article 6 de la Charte africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, tous deux ratifiés par la Côte d’Ivoire. Ces dispositions exigent que les autorités prennent des mesures raisonnables pour protéger chaque personne en Côte d’Ivoire des violences commises par autrui, avec un devoir renforcé pour les autorités d’agir lorsqu’elles ont connaissance du fait que certains individus font l’objet d’un risque spécifique.
Conformément aux dispositions suscitées, l’AIRD du ministre Kahe Eric, recommande que Les gendarmes, l’armée en général renforcent bien la sécurité autour des fêtes de Nouvel an à venir en organisant des navettes à moto et 4x4 entre Korhogo-Bouaké-Yamoussoukro passant par Tiébissou et sur tout le territoire en général. Que le gouvernement, de son coté, mette en place des mesures dites exceptionnelles, qui suppriment totalement les problèmes, et non les déplacent un peu plus loin sur la route.

 

Le Titre et la Conclusion sont de la rédaction…
L’AIRD en Mouvement, pour la protection des Ivoiriens et pour des fêtes apaisées…..


Tiré du dernier rapport de Human Rights Watch

 

Source: AIRD EN MOUVEMENT

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