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mercredi, 24 février 2016

UN OFFICIER DE L'ARMEE IVOIRIENNE DENONCE LE GENERAL PHILIPPE MANGOU

 

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Témoignage exclusif d'un haut gradé des Frci.

Après avoir trahi son "père d'armes" Mathias Doué, lui aussi général félon, et pris sa place en Novembre 2004 à la tête de l'état major des armées ivoiriennes, Philippe Mangou, car c'est de lui qu'il s'agit, trahi celui qu'il appela un moment son "père politique" Laurent GBAGBO en 2011, en jouant les agents doubles, causant ainsi la mort de personnes et le pillage de biens dont il avait en charge la sécurité.

Aujourd'hui, pour respecter le jamais 2 sans 3, c'est son "père adoptif" le pasteur Ebrié et tous les Atchans qui l'ont adopté, que Philippe est entrain de trahir en allant témoigner contre Laurent GBAGBO, qui est un digne fils de la Côte d'Ivoire, pays qui lui a pourtant tout donné. Bien que j'ai moi-même été adversaire interne de Laurent GBAGBO dans l'armée, je n'accepte pas cette situation. Ne pouvant malheureusement pas aller témoigner à la Cpi, les faits que je rapporte ici peuvent donc être de moindre importance dans le dossier juridique de GBAGBO, Mais au moins, l'opinion aura une preuve supplémentaire que c'est un innocent qui est entrain d'être jugé et cela sur la base de mensonges et de multiples trahisons.

Comment en sommes-nous arrivé là ?

Je suis originaire du nord de la Côte d'Ivoire et actuellement un gradé dans les FRCI, je connais Philippe depuis très belle lurette, et on a longtemps été proches. Pour conserver mon anonymat, je ne donnerai ni mon grade, encore moins mon nom exact, mais appelez moi commandant "TCHIAN" . 2010, Philippe, à l'instar de plusieurs autres chefs des FDS (Forces de Défense et de Sécurité) est promu à un grade supérieur de l'armée ivoirienne, il est fait général de corps d'armée par le président Laurent GBAGBO pour avoir les coudées franches afin de mieux défendre la Côte d’Ivoire longtemps agressée.

Occupé ailleurs à gérer l'aspect politique, économique et diplomatique de la crise, Laurent GBAGBO a toujours laissé la latitude à Philippe de gérer l'armée, non sans poser des balises en rapport avec le respect des droits de l'homme, de la liberté individuelle et collective et de l'exercice libre des activités démocratiques. Tout s'est relativement bien passé car nous savons tous que quand Laurent GBAGBO te fait confiance, il ne te gêne pas dans ton fonctionnement et tes choix.

Avec Philippe en tête, nous avons donc fait la pluie et le beau temps dans les FDS. Nous étions bien traités, même les chefs rebelles étaient constamment soutenus par le président Laurent GBAGBO qui se souciait vraiment de nous tous et de nos familles respectives, car disait-il "pour parvenir à la paix, aucun sacrifice n’est trop grand". Laurent GBAGBO est vraiment un Grand Homme, bien que l'ayant combattu, je le respecte.

Je faisais parti du groupe des agents du Rdr qui étaient encore dans les FDS pendant la rébellion armée, à cause de ma position dans les FDS, j'avais accès à beaucoup d'informations sensibles et nous étions en contact permanent avec l'ex rébellion armée du MPCI. Notre mission était de faciliter le renversement de Laurent GBAGBO en achetant tous les chefs militaires autour de lui. Ce n'était pas trop difficile car autour de Laurent GBAGBO, il y avait certes des gens de valeurs et de dignité, mais ils n'étaient pas les plus nombreux, il y avait surtout beaucoup de cupides, de vantards et de personnes qui jouaient le double jeu. Autour de Laurent GBAGBO, le peuple était franc, mais plusieurs responsables étaient faux et cela nous a facilité la tâche. Nous avions donc, sans grande peine, réussi à convaincre Kassaraté en premier et plus tard Philippe, Brédou ayant toujours été avec nous.

Nous en étions là, lorsqu'après les résultats contestées du second tour de l'élection présidentielle, les attaques contre Laurent GBAGBO furent lancées avec le commando invisible et la marche armée sur la RTI et la primature. A cette occasion, Brédou et Kassaraté étaient réglo et coordonnaient tout avec la rébellion des forces nouvelles qui avait été transformée en FRCI par le président Alassane Ouattara. Philippe quant à lui, était beaucoup calculateur, certes il donnait des informations précises qui faisaient avancer l'opération contre GBAGBO, mais il en retenait d'autres qui étaient dévastatrices pour notre camp. Il avait été plusieurs fois rappelé à l'ordre par Soro Guillaume, le président Alassane et même par le président Bédié (qui est son véritable mentor politique, Philippe étant très proche du PDCI). Mais il continuait de jouer les équilibristes malgré les fortes sommes d'argent qui lui étaient constamment versées. C'est alors qu'un sérieux avertissement lui fut adressé par l'attaque sanglante de son domicile située à Yopougon-Andokoi, le Lundi 14 Mars 2011 aux alentours de 3h du matin. Le bilan fut lourd, environs 15 morts, des militaires commis à sa garde et quelques civiles. Après cet épisode, Philippe très effrayé, tenta de rentrer en contact avec les présidents Alassane et Bédié qui refusèrent de le prendre au téléphone tant qu’il n'aurait pas posé un acte fort pour leur montrer sa bonne foi. Cest donc à Soro qu'il revint la tâche de mettre Philippe à l'épreuve en lui demandant d'aller exiger de face la démission de Laurent GBAGBO. Ce que Philippe accepta, il alla donc accomplir cette mission, mais en demandant au président GBAGBO d'accepter l'organisation d'un auto-coup d'état pour donner le pouvoir aux militaires (donc à lui) qui allaient nettoyer le pays et remettre peut après le pouvoir à GBAGBO, ce que le président refusa, sans doute avait-il la vraie information, je le pense, car effectivement Philippe agissait pour le compte du président Alassane. Encore apeuré après cet épisode et se sentant découvert par GBAGBO, Philippe s'enfuit pour se réfugier à l'ambassade d'Afrique du Sud.

Disons que, bien que peu nombreux sur le terrain, les FDS qui combattaient pour Laurent GBAGBO étaient plus forts et plus techniques que toutes les forces rebelles et internationales réunies, et n'eût été l'aviation militaire des français et de l'ONUCI et l'absence de volonté réelle de GBAGBO de maintenir le peuple dans cette autre guerre qu'on venait de lui imposer, il ne serait peut-être jamais vaincu.

Philippe à l'ambassade, donc hors jeu de la tête de l'armée ivoirienne, cela n'arrangeait pas nos plans, car les Dogbo Blé, Konan Boniface, Séka Séka, Abéhi Jean-Noel, etc, auraient eu le commandement direct et cela aurait été bien plus grave pour nous, car c'étaient des combattants aguerris, fidèles et loyaux. Les français tenaient donc coûte que coûte à ce que Philippe sorte de là et reprenne sa place à la tête des FDS. Plusieurs actions furent initiées pour atteindre cet objectif stratégique. Comme les choses semblaient incertaines, le président Bédié conseilla de mettre dans la balance 2 secrets de Philippe. Aussitôt dit, Bédié informe Alassane que Philippe n'est pas ivoirien d'origine, il est Nigérian, et précisément biafrais. Il fait partie de ces populations du Biafra qui se sont réfugiées en Côte d’Ivoire lors de la guerre de sécession qui déchira le Nigeria vers la fin des années 60 et qui était soutenu par feu le président Houphouët-Boigny. Arrivé en Côte d’Ivoire, Philippe fut adopté par le pasteur Mangou qu'il présente aujourd'hui comme son père biologique, mais qui est en fait son père adoptif. C'est pourquoi à aucun moment dans mon témoignage je n'ai mis le Nom Mangou sur le prénom Philippe, car il est indigne de ce monsieur. Lorsque le président Ouattara eu connaissance de ce secret, il réussi le même jour, par on ne sait quelle stratagème, à avoir des documents de preuves de l'origine biafraise de Philippe, sans doute avec l'aide du président Goodluck Jonathan. Toujours est-il que Ouattara appela Philippe pour l'informer de cette nouvelle et des documents qu'il détenait en disant à ce dernier que tous deux avaient désormais le même destin et qu’il fallait que Philippe accomplisse sa mission jusqu'au bout. Après cela, le président Alassane remit aux français ces documents et plusieurs numéros de comptes bancaires où Philippe gardait son argent issue de la corruption et des trafics multiples. Ceux-ci firent le reste et nous revîmes Philippe ressortir rapidement de l'ambassade. Sans doute que GBAGBO mena ses proches démarches pour ramener Philippe, mais voila ce qui fit effectivement ressortir Philippe de l'ambassade, c'est pourquoi, revenu à son poste, Philippe continua l'action de sape et de déconfiture des FDS. C’est tout cela qui entraîna la chute de Laurent GBAGBO.

Aujourd'hui, c'est cet homme qui va témoigner contre Laurent GBAGBO à la Haye, alors que ce monsieur est innocent. Il faut le dire tout net, c'est vrai que nous avons combattu Laurent GBAGBO, mais nous n’avons pas accepté qu'il soit déporté en prison loin de son pays, n'ayant pas encore digéré cette déportation voila que nous apprenons que Philippe va aller témoigner contre lui après l'avoir trahi. Je suis très peiné, je refuse cela, c’est pourquoi j'ai décidé de parler et d'informer l'opinion et ce n’est que début.

Que Allah sauve Laurent GBAGBO.

 

Commandant TCHIAN

 

Source: AFRIKA NEWS

mardi, 16 février 2016

LA MAIN DE LA FRANCE DANS LA CHUTE DE LAURENT GBAGBO - LES AVEUX DE FATOU BENSOUDA SUR L'INNOCENCE DE GBAGBO

 

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La CPI s’est discréditée lorsque les pays comme la France, craignant la perte de leur emprise sur les économies de l'Afrique de l'Ouest, la manipulent.

Je me suis récemment retrouvée assise dans un café en plein air à Kigali, dans la capitale du Rwanda, sirotant du vin sud-africain en ressassant les problèmes du continent. Mon compagnon de déjeuner est un haut fonctionnaire de la MONUSCO, la force de l'ONU pour le maintien de la paix dans l'Est de la RDC. Il a passé la plus grande partie de sa carrière en mission de maintien de la paix en Afrique centrale. Après avoir combattu le viol quotidien des femmes dans le Kivus pendant des années et ayant réalisé l'incapacité de l'ONU à mettre fin à ce fléau, mon collègue de l'ONU s'est donné la mission de faire en sorte que les auteurs de violations des droits de l'Homme sur le continent répondent de leurs crimes.

Mais nous savions tous les deux que dans quelques jours le Sommet de l'UA rallierait ses Etats membres à prendre des mesures concrètes pour se retirer de la Cour Pénale Internationale (CPI). C'est ce qui s'est exactement passé le 30 Janvier par la voix du président kényan Uhuru Kenyatta, lui-même visé par la CPI, qui engagea la bataille. Bien que mon collègue de l'ONU et moi déplorons le contournement de la justice par la CPI, nous restons convaincus du fait que cette institution ayant ainsi perdu sa crédibilité, les Africains n'ont plus foi en sa capacité de rendre justice de façon impartiale.

Il ne s'agit pas seulement de ce que seuls les Africains sont ciblés par cette institution, mais aussi du fait que les grandes puissances, la France en particulier, ont sérieusement réussi à manipuler la CPI et à l'utiliser pour leurs propres intérêts stratégiques sur le continent.

L'ouverture à la Haye du procès de l'ancien président Ivoirien, Laurent Gbagbo, le mois dernier, après cinq ans d'incarcération, a mis à nu cette manipulation de la CPI par la France. Mon collègue de l'ONU et moi avons discuté de toute la manigance que la France avait mise en place dans le but de neutraliser Gbagbo qui est pourtant venu au pouvoir par des élections démocratiques en 2000, mais qui a cherché à réduire le contrôle de la France sur son ancienne colonie. Gbagbo est ainsi devenu la plus grande menace pour la domination de la France, non seulement sur la Côte-d'Ivoire, mais sur toute la région, étant donné que sa lutte pour le déliement de l'emprise des sociétés françaises sur l'économie de son pays pourrait faire tâche d'huile dans toute la sous région ouest africaine.

La France aurait planifié cinq coups contre Gbagbo qui ont tous échoué. Elle a finalement procédé par le bombardement de sa résidence présidentielle en utilisant les forces spéciales françaises qui ont par la suite capturé le président, sa femme et son fils pour les remettre à «leur homme», Alassane Ouattara; soutenu par les rebelles qui sont formés et armés par la France. L'ancien président français Nicolas Sarkozy aurait fait pression pour que Gbagbo soit transféré à La Haye en 2011. Pendant cinq ans, les procureurs de la CPI enquêtent sur les accusations portées contre lui. Certains éléments de preuve retenus contre lui par l'accusation dans les audiences préliminaires ont été prouvés fabriqués donc irrecevables. Une des vidéos diffusées et tenues comme preuves des massacres perpétrés par ses partisans serait en réalité une scène filmée d'un homme brûlé vif au Kenya. Mon compagnon de déjeuner m'a informée qu'il n'est de secret pour personne que George Soros, un important bailleur de fonds de la CPI, est un ami proche de Ouattara et que la France a financé en grande partie les enquêtes de la CPI contre Gbagbo.

Un candidat à la présidence de la République centrafricaine, Pascal Bida Koyagbele, m'a dit qu'il avait rencontré le procureur en chef de la CPI, Fatou Bensouda en octobre de l'année dernière lors d'un dîner de remise de prix aux Pays-Bas, cérémonie au cours de laquelle Pascal Bida lui-même recevait le prix de leadership africain. A cette occasion donc, M. Koyagbele a demandé à Fatou Bensouda son avis sur le cas Gbagbo. Selon Koyagblele toujours, elle a donné la réponse suivante :

"Il n'y a rien de sérieux contre Gbagbo, c'est juste une pression politique venant de la France et je ne peux rien faire."
Koyagbele soutient que Bensouda avait sollicité le soutien de la France pour sa nomination comme procureure en chef de la CPI.

La raison de la nécessité pour la France de neutraliser la force politique qu'est Gbagbo est qu'il était déterminé à défaire l'emprise de la France sur la banque, l'assurance, le transport, le commerce de cacao et sur la politique de l'énergie en Côte-d'Ivoire. Durant le court laps de temps de son régime, il avait invité des entreprises d'autres pays à participer aux appels d'offres pour les projets du gouvernement. Gbagbo était dépassé par les coûts très élevés des projets exécutés par les entreprises françaises. Par exemple, pour la construction d'un pont, les français demandaient 200 milliards de francs Cfa. Gbagbo s'est donc détourné des Français au profit des chinois qui ne demandaient que 60 milliards de francs Cfa et ceci en 2002.

Plus important encore, jusqu'à ce jour, la France maintient son pacte colonial avec ses anciennes colonies. Selon les termes de ce pacte, le Trésor français a le contrôle de leur monnaie, des réserves de capitaux et des politiques commerciales et d'investissement. Selon l'accord entre la France et ses anciennes colonies sur la création du franc CFA, les banques centrales de ses anciennes colonies sont obligées de garder 80 pour cent de leurs réserves de change dans un compte d'opérations tenue au trésor français. Cela a rendu impossible pour ces pays africains la mise en place de leurs propres politiques monétaires.

Le défi que Gbagbo a opposé à cette situation d'esclavage a été en fait le plus grand défi qu'a connu la domination française dans cette région depuis la période post-coloniale. Son incarcération à La Haye est donc une solution de dernier recours, quand tous les autres moyens pour le neutraliser ont échoué.

Telle est la mission assignée à la CPI dans la dispensation de la justice en ce qui concerne le cas Gbagbo.

 

Par Shannon Ebrahim, le 12 Février 2016.
(Soucre: The Star)

 

Une traduction en français par le camarade Athanase Sessegnon, porte parole de la représentation FPI d'Afrique du Sud. Remerciement spécial à l'ambassadeur Abié Zogoué.

Kakry Khaza.

 

Source: Résistance Côte d'Ivoire Israël