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mercredi, 14 septembre 2016

UNE REVUE SCIENTIFIQUE ACCREDITE LA THESE D’UNE DEMOLITION CONTROLEE DU WORLD TRADE CENTER

 

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Quinze ans après les attentats du 11 septembre 2001, de nombreux spécialistes remettent toujours en cause le déroulement officiel des événements. Dans un article publié en septembre dans le très sérieux magazine de la Société européenne de physique, des scientifiques défendent la thèse controversée selon laquelle les gratte-ciels du World Trade Center auraient été détruits par démolition contrôlée, à l’aide d’explosifs, et non en raison de l’impact des avions de ligne. Ils demandent qu’une nouvelle enquête, indépendante et sérieuse, soit ouverte à ce sujet.

 

« Les faits convergent de façon accablante vers la conclusion que les trois gratte-ciels (qui se sont entièrement effondrés à New York le 11 septembre 2001, ndlr) ont été démolis de manière contrôlée [1] ». Tel est le constat dérangeant tiré début septembre dans un article de six pages du magazine Europhysics News, paru sous le titre « 15 years later : on the physics of high-rise building collapse » [2] .

L’hypothèse soutenant que l’effondrement des tours jumelles et du bâtiment 7 du Wall Trade Center (WTC7) – un gratte-ciel de 194,4 mètres qui était situé dans Lower Manhattan – n’a pas été causé par l’impact des deux avions de ligne détournés par les terroristes, mais par une technique de démolition contrôlée, n’est pas nouvelle. Elle est bien connue de ceux qui remettent en cause la version officielle du déroulement de cette journée. Rangée dans la catégorie « Théories du complot », cette hypothèse est d’ailleurs souvent tournée en ridicule dès l’instant où elle est proférée.

L’article d’Europhysics News doit-il donc pour autant, parce qu’il défend cette thèse, être considéré a priori comme faisant l’apologie d’idées « complotistes » ? Tel pourrait être le cas s’il s’agissait d’un banal récit publié dans un blog obscur sur la toile. Mais, il n’en est rien. Europhysics News est en effet le journal officiel de la Société européenne de physique (European Physical Society, EPS). Celle-ci regroupe en son sein des scientifiques issus de 42 sociétés de physiques actives en Europe au niveau national. On est donc bien loin d’une publication pseudo-scientifique répandant à tout va des idées farfelues.

« Jamais, avant ou après le 11 septembre, le feu n’a été responsable de l’effondrement total d’un gratte-ciel ayant une structure en acier »

En préambule à l’article en question, l’EPS clarifie cependant sa position à son sujet : « Cette contribution est quelque peu différente des articles purement scientifiques publiés habituellement dans cette revue, dans le sens où elle contient certaines spéculations. Cependant, étant donné le timing de la publication (parue peu de temps avant la commémoration des quinze ans de l’événement, ndlr) et l’importance du sujet, nous considérons que cet article est suffisamment technique et intéressant pour mériter une publication pour nos lecteurs. Il va de soi que son contenu est de la responsabilité de ses auteurs ». 

Ceux-ci sont aux nombre de quatre. Il s’agit de deux scientifiques spécialistes de la fusion et de l’ingénierie civile, d’un ingénieur ayant travaillé notamment dans l’aérospatial, et du directeur de la stratégie et du développement d’Architects & Engineers for 9/11 Truth, une association américaine regroupant plus de 2500 architectes et ingénieurs réfutant la théorie officielle de l’effondrement des trois tours du World Trade Center (WTC). Dans leur analyse publiée par Europhysics News, les auteurs s’emploient ainsi surtout à mettre en lumière ce qu’ils considèrent être les points faibles de l’enquête officielle menée entre 2002 et 2008 par l’U.S. National Institute of Standards and Technology (NIST).

Dans son rapport final, le NIST conclut que l’effondrement des trois gratte-ciels a été causé par des incendies s’étant déclenchés suite à l’impact des deux avions de ligne détournés par les terroristes. Et ce malgré le fait, comme le soulignent les auteurs de l’article, que l’étude du NIST est «basée ouvertement sur la prémisse selon laquelle « l’effondrement total des tours du World Trade Center est le seul exemple connu à ce jour, pour des structures de ce genre, dans lequel le feu a joué le rôle principal ». En effet, jamais, avant ou après le 11 septembre, le feu n’a été responsable de l’effondrement total d’un gratte-ciel ayant une structure en acier. A la seule exception du tremblement de terre de Mexico en 1985, lors duquel un immeuble de 21 étages a été totalement détruits, la seule force connue capable de détruire un gratte-ciel du gabarit de ceux du WTC est l’utilisation d’une procédure de démolition contrôlée, où des explosifs et d’autres dispositifs sont utilisés pour détruire la structure de façon intentionnelle ».

« Résister à toutes sortes de choses, même à l’impact d’un avion de ligne »

Les auteurs détaillent ensuite pour quelles raisons techniques les gratte-ciels à structure d’acier ont jusqu’à présent résisté aux incendies sans s’effondrer totalement. Ceux-ci seraient ainsi conçus pour résister au feu, mais aussi à des charges gravitationnelles constantes causées par des événements naturels tels que feux, tempêtes de vent ou tremblements de terre. « Le bâtiment 5 du World Trade Center est d’ailleurs un parfait exemple de la façon dont un gratte-ciel possédant des revêtements en acier se comporte lors de larges incendies. La journée du 11 septembre, l’immeuble a brulé durant sept heures sans s’effondrer totalement. »

A l’appui de ces arguments sont cités des propos édifiants de John Skilling, l’ingénieur responsable de la structure lors de la construction du WTC, recueillis lors d’une interview accordée au Seattle Times suite aux attentats à la bombe de 1993 (déjà contre le WTC). Dans l’interview en question, Skilling souligne que les tours du WTC ont été conçues « pour résister à toute sortes de choses, même à l’impact d’un avion de ligneNotre analyse indique que le plus gros problème viendrait du fait que toute l’essence (de l’avion) se répandrait dans le bâtiment. Cela causerait un immense incendie. Beaucoup de personnes seraient tuées », explique Skilling. Mais, pour autant, « la structure du bâtiment serait toujours intacte ». Il continue en précisant : « Je ne suis pas en train de dire que des explosifs utilisés de façon appropriée (…) ne pourraient pas causer d’énormes dégâts. J’imagine que si vous demandez au meilleur expert de réaliser ce travail, et lui donnez pour mission de détruire ces immeubles avec des explosifs, je parie qu’il pourrait le faire ».

L’article déroule ensuite ses arguments pour chacune des trois tours du WTC. Il commence par le WTC7, qui n’a, rappelons-le, pas subit l’impact d’un avion de ligne. Le bâtiment s’est effondré dans l’après-midi du 11 septembre, à 17h21. « L’effondrement est remarquable, car il exemplifie les signatures fonctionnelles d’une implosion : le bâtiment s’effondra en chute libre durant 2,25 seconde, sur une distance de 32 mètres… Il tomba tout droit et symétriquement. Son cadre d’acier fut complètement démembré, et se déposa pour la plus grande part à l’intérieur de son empreinte…. [3] », écrivent les auteurs. Avant d’ajouter : « Etant donné la nature de l’effondrement, toute enquête se prévalant de la méthode scientifique aurait dû sérieusement considérer l’hypothèse d’une démolition contrôlée, si ce n’est débuter avec celle-ci. Au lieu de cela, le NIST (ainsi que la Federal Emergency Management Agency (FEMA), qui réalisa une étude préliminaire avant l’enquête du NIST) commença son travail avec l’idée prédéterminée que l’effondrement était dû au feu. »

 

 

L’article détaille ensuite en quoi il aurait été difficile pour le NIST d’établir cette conclusion. Il souligne, de plus, que le NIST aurait également ignoré certains faits – comme l’écroulement du bâtiment en chute libre pendant 2,25 seconde – dans le but de faire cadrer les résultats de son enquête avec l’hypothèse de l’incendie. Cependant, défendent les auteurs, même malgré la non-prise en compte de certains faits, « la modélisation informatique du NIST échoue à répliquer l’effondrement observé. Elle présente de larges déformations de l’extérieur du bâtiment qui ne sont pas visibles lors de l’effondrement ». Et l’article de conclure à propos de l’enquête officielle sur la chute du WTC7 : « Malheureusement, la modélisation informatique du NIST ne peut pas être vérifiée de manière indépendante en raison du fait que l’Institut a refusé de rendre publique une grande partie des données modélisées, arguant que cela pourrait « compromettre la sécurité publique » ».

« Il est impératif, moralement parlant, qu’une enquête vraiment scientifique et impartiale soit menée par les différentes autorités responsables »

Concernant l’effondrement des tours jumelles (WTC1 et WTC2), l’article pointe du doigt le fait que l’enquête du NIST n’a pas, comme elle l’a fait dans le cas du WTC7, modélisé informatiquement leur chute. Dans le rapport officiel est en effet écrit (ces mots sont cités par l’article d’Europhysics News), que « l’enquête s’est concentrée sur les événements s’étant déroulés depuis l’instant où les avions se sont écrasés contre les tours jumelles jusqu’au début de leur effondrement ». Par conséquent, souligne l’article, « le rapport définitif ne contient aucune analyse permettant de comprendre pourquoi les sections basses (des deux tours, ndlr) ne permirent pas d’arrêter, ou même de freiner, les sections supérieures – dont le NIST reconnaît qu’elles « sont tombées principalement en chute libre » – ni ne permet d’expliquer les autres phénomènes observés durant la chute ». Les auteurs présentent alors une partie des raisons et des calculs qui tendent, selon eux, à montrer que sans l’utilisation d’explosifs, l’effondrement des parties supérieures des deux tours jumelles se serait arrêté après quelques étages.

Plusieurs autres faits troublants, comme la présence de résidus de nanothermites [4] dans des échantillons de cendres récoltés dans les débris du WTC, sont mentionnés rapidement en fin d’article. Sont mentionnés également des témoignages de plusieurs dizaines de personnes ayant vécu les événements en direct, et assurant avoir entendu, ressenti ou vu des explosions avant et pendant l’écroulement des gratte-ciel.

En conclusion, les auteurs soulignent donc qu’un faisceau de preuves solides laisse penser que l’hypothèse d’une destruction contrôlée des tours du WTC est aujourd’hui la plus plausible. « Etant donné les vastes implications de cette hypothèse », terminent-ils, « il est impératif, moralement parlant, qu’une enquête vraiment scientifique et impartiale soit menée par les différentes autorités responsables à ce sujet ».

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[1] « The evidence points overwhelmingly to the conclusion that all three buildings were destroyed by controlled demolition ».

[2]  «15 ans plus tard: à propos de la physique de l’effondrement des immeubles de grande hauteur »

[3] « The building dropped in absolute free fall for the first 2.25 seconds of its descent over a distance of 32 meters or eight stories [3]. Its transition from stasis to free fall was sudden, occurring in approximately one-half second. It fell symmetrically straight down. Its steel frame was almost entirely dismembered and deposited mostly inside the building’s footprint, while most of its concrete was pulverized into tiny particles. Finally, the collapse was rapid, occurring in less than seven seconds».

[4] Une nanothermite ou superthermite est un composite intermoléculaire métastable (metastable intermolecular composite, MIC en anglais). Les MIC sont des substances dangereuses qui peuvent être étudiées et mises au point dans un but militaire ou pour des applications pyrotechniques, comme ergols ou explosifs (source : wikipédia).

 

Martin BERNARD, Journaliste.

 

Source: MARTIN BERNARD.ORG

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