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lundi, 10 octobre 2016

LA CONSTITUTION IVOIRIENNE DANS TOUS SES ETATS - LES REACTIONS

 

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UN FOURRE-TOUT


L'avant-projet de loi portant Constitution de la République de Côte d'Ivoire est touffu et confus. Élaboré par un comité dit d'experts de dix membres présidé par Pr Ouraga Obou Boniface, il a répondu à des impératifs politiques.

L’État ivoirien aura un Exécutif à trois têtes avec un président tout puissant, un vice-président choisi qui aura une fonction purement "décorative", un premier ministre désigné qui est sous la coupe du chef tout puissant. 

Les conditions d'éligibilité à la tête de l’État de Côte d'Ivoire sont copiées sur celles des associations de ressortissants de village. Le critère de loyauté vis-à-vis de l’État est dissous et plus grave, un vieillard de 90 ans ou plus, peut briguer la magistrature suprême de Côte d'Ivoire. 

Ce texte, qui a voulu, selon Ouraga Obou, s'inspirer des Constitutions d'autres pays, n'est ni moderne ni impersonnel. C'est un fourre-tout avec des arrière-pensées politiques, comprenant des Institutions taillées sur mesure comme le Sénat et une Cour suprême composée d'un Conseil d’État et d'une Cour de cassation. Mon opinion? Ce texte, alors que nous visons l’Émergence, est un retour en arrière.

 

Ferro Bi BAILLY, le 02 Octobre 2016.

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NOUVELLE CONSTITUTION: MON AVIS

 

J'ai lu par-ci, par-là, des points de vue sur cette autre tentative de passage en force de Dramane. 
Quelle attitude face à cette forfaiture? 

Je vois que deux points de vue se dégagent:

-Ceux qui choisissent de voter "NON"
-Ceux qui optent pour un boycott

Voici ce que j'en pense.

VOTER "NON"

Je voudrais faire remarquer que dans un contexte de démocratie et de liberté, cette option -voter "non"- serait dans l'absolu, la bienvenue. Cependant, les adeptes du "NON" sont quasiment persuadés que leurs suffrages seront à tous les coups détournés au profit du "OUI". On connaît cette commission électorale et on sait comment Dramane et son gang sont arrivés au pouvoir. Ils ont probablement tout bouclé tranquillement. Ne pas le reconnaître, c'est faire preuve de cécité politique.

LE BOYCOTT

Dans un contexte tel que nous le vivons, à quoi servirait un boycott? J'entends souvent des gens me dire qu'aller à des élections pipées, c'est légitimer le pouvoir. Et ne pas y aller, qu'est-ce que c'est?

En Côte d'Ivoire, voter n'est pas obligatoire. De fait, le taux de participation n'a absolument aucune incidence sur le résultat d'une élection. Celui qui est élu dans ces conditions est donc de facto légitime et légal, car issu des urnes. Point. Il n'a besoin de personne pour le légitimer. C'est pourquoi dans notre pays, le boycott profite toujours au pouvoir. TOUJOURS! Si vous n'y allez pas, ses militants eux, iront et réaliseront un score tranquille. Cela n'est susceptible d'aucun recours.

Et Dramane est en passe de nous blouser avec ce système toute la durée de son pouvoir en nous maintenant en dehors du système politique. Pour toutes les élections. Pendant qu'il verrouille à l'aise le système au profit des siens. 

Je crois donc que ceux qui légitiment le plus ce pouvoir sont ceux qui choisissent de boycotter dans l'absolu.

QUE FAUT-IL FAIRE ?

Dans un tel contexte, il est clair qu'il faut trouver une solution. L'opposition s'oppose comment quand elle est en dehors du système? Surtout quand elle n'a aucun autre moyen? Ni diplomatique (on sait qui a mis ces gens là), ni militaires. Les petits soubresauts sur le terrain se résumant à quelques petits rassemblements de l'opposition pour se donner bonne conscience.

Il faut donc agir courageusement. Soit l'opposition s'organise, va aux élections ensemble, met en place un système de contrôle efficace sur le terrain pour collecter les résultats (le FPI l'a fait en 2000 contre Guéi) de sorte à bousculer l'adversaire et ainsi avoir le prétexte de mobiliser ses partisans sur le territoire national, soit, elle opte pour un boycott actif. C'est à dire, empêcher par TOUS LES MOYENS, la tenue des élections.

Il n'y a que ces deux éventualités qui peuvent donner un résultat. Le reste n'est que plaisanterie. 
Je rappelle que ceci n'est que mon avis. 

MERCI!

 

Isidore SIROBOIS ALLAH, le 02 Octobre 2016.
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ROGER BANCHI SE PRONONCE

 

J’ai lu le projet de nouvelle Constitution. Je ne suis pas fan de ça du tout. C’est flagrant, à visée personnelle. Ce texte ne résout rien et complique tout. La vaste majorité des têtes pensantes du pays sera contre. Le pouvoir opèrera un passage en force, et personne n’y pourra rien.

En Côte d’Ivoire, ne vous gênez pas, parlez… c’est la seule liberté qui vous demeure, après que vous l’ayez arrachée de justesse: dites tout haut ce que vous pensez!

Dites, car cela ne sert strictement à rien, à part vous soulager.

Le maître du pays y a le droit absolu de faire tout ce qu’il veut, comme il le veut, quand il le veut, sans votre consentement, ni participation. Vous êtes encore là pour la décoration, dans ce qui fût votre pays.

Maintenant, c’est son pays pour lui tout seul, et les quelques élus choisis pour l’accompagner.

Que voulez-vous faire contre sa puissance ? Rien !

Regardez-le seulement faire ses choses… il n’a pas besoin de vous. Ils vont régler ça ensemble dans leur petit groupe.

Comportez-vous en éléments de décoration, car c’est ce qui est attendu de vous.

Celui parmi vous, le peuple, qui estime que sa position d’élément de décoration lui rapporte quelque chose…Je suis le premier à l’encourager à se constituer partie prenante de cette affaire.

Personnellement, je ne me sens pas faire partie de leur république, donc les affaires de leur république ne me concernent pas.

Je ne peux aussi rien faire pour protester, à part m’exprimer. Ils ont la force brutale et n’hésitent pas à l’employer. Et personne ne veut lever le doigt pour nous défendre…donc on va parler…et ils vont continuer à faire ce qu’ils veulent du pays qu’ils ont conquis…avec ma participation, malheureusement.

Dieu est Grand !

 

Roger BANCHI, Ancien ministre, le 03 octobre 2016.
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EN VERITE - CONSTITUTION… RECENTRONS LE DEBAT

 

Ouattara et Bédié, dans ce qui apparaît comme un deal parfait, veulent changer la constitution de la Côte d’ivoire. Le premier a des contentieux personnels à vider avec la constitution de 2000. Si en 2000 Guéi Robert et les ivoiriens avaient remporté la bataille référendaire entre le  « et » et le « ou  », Ouattara tient désormais sa revanche en imposant le « ou » après avoir « pacifié les esprits ». L’ancien article 35 est désormais vidé de toute sa substance.Il n’est plus nécessaire pour le candidat à la magistrature suprême d’être ivoirien d’origine. Ouattara veut également  caser une armée de suiveurs qui lui ont dressé l’échafaud pour accéder par la force au pouvoir. Aussi, en plus du conseil économique et social il lui faut un Sénat. Sans plus. Bédié, quant à lui, par tous les artifices, les compromis et surtout les compromissions, veut revenir au pouvoir. Un pouvoir qu’il a toujours considéré, dans la pure tradition Akan, comme la chaise royale léguée par Houphouët, devant par conséquent lui revenir de plein droit. Pourquoi pas cette fois-ci par un poste de vice- président ? La limite d’âge ayant, entre temps malicieusement sautée, pourquoi ne pas se voir cadeauter du  pouvoir exécutif en 2020 en bradant le PDCI RDA, s’il le faut ? Ce sont donc ces deux personnes qui ont leurs problèmes avec la constitution de la Côte d ivoire votée en 2000 à plus de 80 %. Eux seuls, pas les ivoiriens. Aucune disposition pertinente de la constitution  en vigueur ne gêne l’ivoirien.

Dans ce concert de sons qui fait débat, des voix se font entendre. En réalité, pour couvrir des calculs politiciens aux contours brumeux ou tout simplement pour masquer maladroitement un subtil jeu de rôle. Il faut vite faire la part des choses.

En démocratie, bien sûr, lorsqu’on n’est pas d’accord on dit non. C’est à cet exercice que les pseudo-démocrates au pouvoir en Côte d’ivoire s’empressent à dessein de nous inviter avec une forte dose d’hypocrisie. « Allons au référendum, votez non, nous, nous voterons oui et on fera le point. » Or, nous ne sommes pas dans un processus démocratique en Côte d’ivoire. Avec qui fera t-on le point ? Voici le débat. Et une internaute, avec un sens  de reparti, a  lancé en pâture ceci sur la toile : « …tu cries partout que la CEI n'est pas impartiale mais en même tant  tu appelles à aller au référendum pour voter "Non" ... quand on va te dire que c'est le "Oui" qui a remporté alors que toi même tu sais que c'est faux, ce sera quoi la suite? »

C’est donc à ce niveau qu’il faut nécessairement recentrer le débat. Dans notre pays, le débat n’est pas de savoir si oui ou non il faut modifier la constitution. S’il doit y avoir un référendum à ce sujet, comment les voix des ivoiriens peuvent-elles être effectivement prises en compte ? Qui surveillera un tel scrutin dans toute la partie septentrionale  du pays ou déjà Hamed Bakayoko invite les populations à ne pas réfléchir parce que « c’est trop complexe » mais à se demander tout simplement qui propose les changements dans la constitution ? Nous sommes malheureusement dans un système ou les uns et les autres sont plus préoccupés par leur sécurité physique et alimentaire en se contentant des miettes de la table garnie du festin royal, qu’à faire triompher une cause nationale. Aussi les propos incantatoires appelant à aller voter non, révèlent-ils tous avec cruauté leur inanité. Le débat doit donc être recentré sur les moyens à développer à court, moyen  et long terme par une classe sociopolitique responsable et engagée, pour imposer les fondements durables d’une Côte d’ivoire libre, souveraine et  démocratique.

 

Aristide SILUE, In "La Voie Originale" du 04 octobre 2016.
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UNE CONSTITUTION POUR GUATEMALTEQUE

 

Miguel Guardado est né d’un père guatémaltèque et d’une mère ivoirienne. Il a toujours vécu au Guatemala où ses parents se sont établis, en exploitant une entreprise. Miguel Guardado a toujours été intéressé par la politique. Il s’est essayé à la députation sans succès à deux reprises. A 36 ans, rien n’est encore tard pour lui dans le domaine politique, mais après deux échecs successifs, il commence à s’interroger sérieusement sur son avenir politique dans le pays de son père. Ne faut-il pas tenter une autre aventure ? 

En pensant et repensant à cette question, une idée lui traverse l’esprit. Tiens, et s’il tentait de se présenter dans le pays d’origine de sa mère ! Il se souvient alors que durant les quelques rares vacances passées au pays, l’accueil a toujours été chaleureux partout où il est passé dans la région d’origine de sa mère. La Côte d’Ivoire lui a présenté un visage très hospitalier. Et puis, des amis français lui avaient fait comprendre que s’il avait été candidat en Côte d’Ivoire où ils ont leurs affaires, ils auraient financé sa campagne. 

De fil en aiguille, la petite idée commence à devenir fixe, une obsession. Surtout que le pays vient d’adopter une nouvelle Constitution qui dit clairement en son article 55 que « le candidat à l’élection présidentielle doit jouir de ses droits civils et politiques et doit être âgé de trente-cinq ans au moins. Il doit être exclusivement de nationalité ivoirienne, né de père ou de mère ivoirien d'origine ». Agé de 36 ans et disposant d’un casier judiciaire vierge, il lui suffit donc de solliciter la nationalité ivoirienne, de renoncer à la nationalité guatémaltèque dont il jouissait jusqu’à présent. Et comme sa mère est ivoirienne d’origine, le tour est joué. Et voici Miguel Guardado dans le starting block pour une nouvelle aventure politique en Côte d’Ivoire. ¡ Vamos !

 

Eddy KOUA, le 04 Octobre 2016.
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LE TROPISME DU N’ZASSA CONSTITUTIONNEL


Nos tropiques laissent bien souvent observer des faits intéressants pour les commentateurs et autres observateurs de notre vie politique. Dans le quotidien tout comme dans nos vies institutionnelles, l’inventivité achève de convaincre que nous sommes le continent de tous les possibles. La Côte d’Ivoire et son fameux «N’zassa » est un bel exemple de créativité.

Avec des morceaux disparates de tissus, les couturiers de nos quartiers arrivent à nous confectionner des vêtements, le «N’zassa » fait donc partie de notre vécu, ainsi que les tailleurs, ces couturiers qui allègent les charges pécuniaires  de nos ménagères ; et inspirent nos chefs d’État. Plusieurs d’entre eux se sont taillés une réputation de tailleur de Constitution, bien entendu à leurs mesures, et pour des raisons diverses.

La nouvelle Constitution porte les caractères du N’zassa

La nouvelle constitution qui devrait être soumise à l’approbation des Ivoiriens dans les jours à venir porte en elle des caractères du fameux N’zassa en plus d’être source de conflits. Qualifiée « d’aube d’une nouvelle espérance » par un des hérauts du régime qui l’a confectionné, la nouvelle constitution semble ne pas s’embarrasser des règles élémentaires qui devraient guider sa rédaction.

La mouture actuelle dont nous disposons, est le fruit du travail d’un comité d’experts nommé le 31 mai 2016 par le chef de l’État ivoirien, or lors de sa mise en place il reçoit une lettre de mission, il accompagne les idées constitutionnelles d’un politique, qui à travers ce type de procédé cherche une légitimité dont il est convaincu qu’il ne dispose pas.

Les travaux qui sont usuellement confiés aux comités d’experts relèvent de révisions, alors que confier la rédaction d’une nouvelle Constitution à un comité d’experts plutôt qu’à une Assemblée constituante, est un viol à la Constitution d’août 2000. Le Parlement au regard de l’article 125 de notre actuelle Constitution ne peut qu’approuver ou réprouver le projet en cours, hors l’Assemblée nationale actuelle n’est pas représentative de toutes les forces politiques en présence sur l’échiquier politique ivoirien, ce qui malheureusement ne permettra pas l’émergence d’un débat de qualité dans l’adoption définitive de ce projet de loi.

Mélange incompréhensible d’institutions

Le caractère bigarré de cet arrangement constitutionnel tient aussi à ce mélange incompréhensible d’institutions ; un vice-président nommé, ou coopté par le président de la République dans un régime présidentialiste présenté comme présidentiel ou ce dernier est un roi ; une cohabitation de ce dernier avec un Premier ministre, chef de gouvernement… Nous assisterons donc, du seul fait du Prince à la naissance d’une tétrarchie à la tête de l’exécutif ivoirien. Alors que, même dans les  régimes parlementaires à forte influence présidentielle, le pouvoir exécutif n’est partagé qu’entre le président de la République et le Premier ministre.

Le Parlement devrait également faire peau neuve, une seconde chambre s’ajoutera à la Chambre basse déjà en place. Aucun des présidents des deux Assemblées n’est désigné comme dauphin constitutionnel, alors que leurs membres sont censés être des élus du peuple ivoirien. Ce sont donc de nombreuses incohérences institutionnelles qu’aucun filtre ne va tamiser qui seront bientôt soumises à l’approbation des Ivoiriens dont bon nombre s’interrogent sur l’opportunité d’un référendum devant les préoccupations actuelles de nos compatriotes.

Vice-président

Une loi est impersonnelle par nature et prévoit les situations à venir, elle n’a point d’effets rétroactifs, l’empressement de l’actuel chef de l’État à vouloir nommer un vice-président dès la promulgation de la Constitution en cas d’adoption montre que ce « N’zassa » constitutionnel a été taillé sur mesure pour servir sa cause.

 

Cédric KONE, juriste, le 04 octobre 2016.

 

Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

Commentaires

Seule la lutte paie et non la résignation. les ivoiriens doivent comprendre cela une bonne fois pour toutes et cesser de pleurer pour engager le combat qui libère.
Notre Dieu est un Dieu de courage et non de couardise.
Que Dieu bénisse la CI et ses dignes fils Laurent Gbagbo, Ehivé Simone Gbagbo, Abehi Jean Noel, Konan Boniface, Dogbo Ble, Ble Goude, Katinan, Pierre Amessan, Koua Justin, Dahi Nestor, et tous ces anonymes, dignes fils qui croupissent dans les goulags du Nord de la Ci et à l'extérieur.

Écrit par : Intelligencia Homme | mercredi, 12 octobre 2016

Si demain l'Occident trouve une AFRIQUE digne braquée contre lui il l'aurait vraiment mérité et cherché. Choisir des apatrides internationaux pour la diriger tient d'un machiavélisme non seulement antique et rétrograde mais aussi signe de la part de l'occident une inhumanité bestiale et un manque impensable d’Évolution On se croirait au temps où l'occident par un génocide des Indiens occupe l'Amérique, génocide que l'avenir dénoncera, car sur cette Terre des HOMMES DIEU qu'on croit ou pas parle et agit toujours parce qu'IL est l'Espace et le Temps,

Écrit par : Placidus A. FORTUNATO | mardi, 18 octobre 2016

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