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mercredi, 14 décembre 2016

ALEP: POURQUOI LES OCCIDENTAUX MENTENT-ILS A PROPOS DE LA LIBERATION DE LA VILLE SYRIENNE ?

 

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PARIS, France (11h43) – L’Occident, les États-Unis, les ONG et l’ONU sont en deuil. Depuis hier, la presse mainstream, les ONG et même l’ONU s’alarment sur le sort réservé aux terroristes à Alep-Est. Pour cela, ils disent tous la même chose, un mantra décliné en population civile, avec la précision selon laquelle les femmes et les enfants sont victimes d’exactions. L’ONU parle de 82 civils tués. La vérité est qu’ils n’ont rien pour apporter des preuves de leurs dires. En réalité, des mensonges.

Tout d’abord, il n’y a pas eu et il n’y aura aucune crise humanitaire à Alep. Si les ONG insistent tant à propos, c’est simplement parce que leur business est terminé. Elles ont tellement volé de l’argent aux gens crédules que maintenant, pour justifier les dons, il va falloir inventer autre chose. C’est en cela que la chute d’Alep Est leur fait très mal.

La guerre enrichit les démocraties autoproclamées. La guerre enrichit les ONG. Ainsi, la fin de la guerre à Alep, ville plus grande que Paris et ses banlieues, en superficie notamment, sera un manque à gagner consistant. C’est aussi la preuve que certaines organisations dites caritatives, qui ont fait leur blé grâce à la guerre en Syrie, vont voir fondre les dons. Pas besoin de les citer, elles ont pignon sur rue en France et sont les soutiens, clairement, des terroristes en Syrie.

L’Est d’Alep est complètement détruit. Ce n’est pas le fait des bombardements russo-syriens comme mentionné ici ou là, mais plus le fait des terroristes qui s’y sont installés et tout ruinés. Les pays qui soutenaient les terroristes pensent aujourd’hui à la reconstruction. Ils savent que désormais, il faut se rapprocher du Gouvernement Assad pour profiter de ce gâteau. Leur passé est à leur défaveur. Ils ont fait détruire cette zone et espéraient gagner ces marchés de reconstruction. C’est ballot. La Russie les a laminé sur ce terrain…

Allain Jules sur mamafrika.tv.

Petit échantillon des larmes françaises, ici.

Autre mensonge, dénoncé par le journaliste libanais Said Hilal Alcharifi.

« Un nouveau lapin est sorti hier du chapeau du magicien. Les images qui dénoncent un horrible massacre que l’AAS aurait commis aux sorties des couloirs humanitaire à Alep-Est contre 79 civils seraient en fait des images des exécutions des civils lors de la prise de Palmyre par Daech, l’année dernière 2015.
Regardez bien et comparez. 

Ils sont tellement en colère qu’ils ont perdu la raison. »

 

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Le massacre d’Alep qui est en fait la reprise de la boucherie du 24 mai 2015, à Palmyre, par Daesh !

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Un journaliste syrien nous propose une photo du vrai rôle de l’armée syrienne à Alep:

 

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École minée par les « rebelles modérés », si chers à la France :

 


 
 
Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL.COM

Commentaires

Géopolitique: Les conséquences de la chute d'Alep pour l'Europe.
Par le Général JEAN-BERNARD PINATEL.


La Bataille d’Alep marque un tournant décisif dans le conflit syrien. Le maintien au pouvoir de Bachar el-Assad n’est plus un préalable à la fin du conflit. Les Russes ont désormais toutes les cartes en main pour imposer leur solution. Cette victoire des forces syriennes appuyées par la Russie contre les islamistes radicaux va avoir des conséquences géopolitiques considérables pour le Moyen-Orient et pour l’Europe. Le premier effet concret s’est traduit ce 10 décembre 2016 par la vente de 19,5% des actions de Rosneft au Qatar.
La Turquie avait anticipé cette victoire. Erdogan, dès le 9 août, était allé à Canossa, pardon à Saint-Pétersbourg, après avoir exprimé ses « regrets » à Vladimir Poutine fin juin concernant le sukkoi 24 abattu par son aviation. Poutine lui a rendu la politesse le 10 octobre en se rendant à Istanbul où les deux chefs d’Etat ont réaffirmé leur engagement à mener à bien le projet de gazoduc russo-turc TurkStream, qui doit acheminer le gaz russe vers l’Europe en passant par la mer Noire, ainsi qu’à la construction par la Russie de la première centrale nucléaire turque.
De leur côté, confrontés à l’efficacité de l’intervention militaire russe de septembre 2015 qui contrastait avec les atermoiements d’Obama en Syrie et le peu d’efficacité de son action de soutien militaire à l’Irak, les dirigeants qataris comprenaient que leur stratégie de soutien aux Frères musulmans et aux wahhabites en Syrie allait les conduire à leur perte. Et que dorénavant, pour vendre leur gaz à l’Europe, il faudrait trouver un accord avec la Russie car c’est elle qui a les cartes en main pour autoriser ou interdire la construction d’un gazoduc terrestre pour acheminer son gaz vers les pays de l’Union Européenne (1).
Après une première visite de l’émir Tamim bin Hamad Al-Thani à Moscou en janvier 2016, ce rapprochement s’est traduit, le 6 septembre, par la signature d’un accord militaire entre les deux pays, au cours d’une visite du ministre qatari de la Défense, Khalid bin Mohammad Al-Attiyah, à l’occasion du Forum international militaire et technique « ARMÉE-2016 », à Moscou. « Nous avons signé un accord de coopération militaire avec la Russie, mais il ne comprend pas l’achat d’armes« , a ainsi indiqué Saoud Bin Abdallah al-Mahmoud, l’ambassadeur du Qatar à Moscou. Toutefois, s’agissant d’éventuels contrats d’armement, rien n’est fermé du côté de Doha, le diplomate ayant assuré que son gouvernement examinerait cette « possibilité » (2).
Mais l’acte majeur de ce rapprochement à la portée géopolitique considérable s’est traduit samedi 10 décembre 2016 par la conclusion d’un accord de vente de 19,5% des actions de Rosneft à la Qatar Investment Authority (QIA). Cette vente s’est faite au prix de 11,37 milliards de dollars qui rentrent dans les caisses de l’Etat russe qui en avait bien besoin. Le Qatar est désormais le second actionnaire de Rosneft après l’Etat russe.
Pour comprendre la signification géopolitique exceptionnelle de cet accord, un rappel historique et économique s’impose.
Trois pays – la Russie, l’Iran et le Qatar – possèdent 50% des réserves mondiales de gaz naturel (3). Les trois sont désormais alliés économiquement et stratégiquement, ce qui marque l’échec de la stratégie de l’Union européenne de diversification de ses sources d’approvisionnement de gaz naturel inspirée et voulue par les Etats-Unis et l’Otan. En effet, la Russie est déjà le premier fournisseur de l’Union européenne avec 40% des importations, qui représentent 20% de la consommation totale de gaz de l’Union européenne. Compte tenu de la hausse de la consommation dans l’Union européenne et de l’épuisement du gisement gazier en Mer du Nord, cette dépendance énergétique de l’UE vis-à-vis de la Russie devrait fortement s’accroître dans les prochaines années. La Commission européenne estimait en effet que, d’ici 2040, 70% des besoins énergétiques de l’UE devraient être assurés par les importations, contre 50% aujourd’hui.
Cette dépendance était inacceptable pour les stratèges américains pour lesquels la création d’une Eurasie annoncerait la fin de leur suprématie mondiale et l’arrivée d’un troisième grand acteur sur la scène mondiale qui perturberait leur tête-à-tête d’adversaire-partenaire avec la Chine.
Pour les stratèges américains et les atlantistes européens, le Qatar, avec 24300 milliards de m3 de réserves prouvées qui lui assurent 154 ans de production au rythme actuel, était la solution. A condition toutefois de construire un gazoduc, car la liquéfaction et le transport en bateau via le détroit d’Ormuz et le canal de Suez rendaient le gaz qatari non concurrentiel avec le gaz russe. Selon des informations du journal libanais Al-Akhbar publiées en 2012, les Qataris avaient établi un plan, approuvé par l’administration Obama et l’UE visant à construire un gazoduc vers l’Europe via la Syrie. Ce gazoduc terrestre aurait traversé l’Arabie Saoudite, puis la Jordanie, en évitant l’Irak pour arriver à Homs en Syrie, d’où il aurait bifurqué dans trois directions : Lattaquié sur la côte syrienne, Tripoli au nord du Liban, et une troisième branche via la Turquie vers l’Europe. Mais Bachar El-Assad refusait d’autoriser ce transit.
Désormais, les cartes sont redistribuées et rien ne s’oppose plus à ce que le gaz qatari rejoigne en Turquie le gazoduc TurkStream et vienne alimenter les besoins énergétiques de l’Union européenne. Dans un proche avenir, parions que les Européens vont lever leurs sanctions économiques contre la Russie.
Il aura fallu une guerre de cinq ans, des centaines de milliers de morts en Syrie et des attentats terroristes en Europe pour que s’impose par la force ce qui aurait dû se décider par la raison. Car tant dans la lutte contre l’islam radical que sur le plan économique, l’alliance russe est vitale pour que la voix de l’Europe existe à nouveau sur la scène internationale.




Jean-Bernard Pinatel | 12 décembre 2016
Général (2S) et dirigeant d’entreprise, Jean-Bernard Pinatel est un expert reconnu des questions géopolitiques et d’intelligence économique. Il est l’auteur de Carnet de Guerres et de crises, paru aux éditions Lavauzelle en 2014.

(1) Pour certains auteurs, ce projet de gazoduc et le refus d’Assad de le laisser traverser la Syrie aurait été l’un des facteurs déterminants de la guerre en Syrie.
(2) En savoir plus ici.
(3) Russie : 22,8% soit 47 500 milliards de m3 ; Iran : 15,9% soit 33 800 milliards de m3 ; Qatar : 11,7% soit 24 300 milliards de m3.

In Altantico

Écrit par : GUI TEH | samedi, 17 décembre 2016

Waw ! Excellent, cet article ! Une lumière crue et essentielle sur la haute géostratégie internationale.

Merci pour le doc, cher frère GUI TEH. Je le publie immédiatement.

Bien à toi !

Écrit par : Dindé | vendredi, 23 décembre 2016

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