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dimanche, 25 février 2018

MUHAMMADU BUHARI: «LES PAYS DE L’UEMOA DOIVENT PRESENTER UNE FEUILLE DE ROUTE CLAIRE SUR LEUR DECONNEXION DU TRESOR FRANÇAIS»

 

 

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Le Nigeria appelle à la prudence sur la proposition d’intégration monétaire de la Cedeao


Loin des annonces vuvuzela et creuses des pays de la zone cfa, le Nigeria pointe du doigt les défaillances et manquements qui font que l’intégration monétaire est très loin de devenir une réalité en Afrique de l’ouest. 

Chijoke Nelson | The Guardian | 22 février 2018


Le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, a mis en garde les pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) contre le passage à l’intégration monétaire prévue dans la sous-région d’ici 2020.

M. Buhari, qui était représenté par le gouverneur de la Banque centrale du Nigéria (Bcn), Godwin Emefiele, a lancé cet avertissement mardi lors de la cinquième réunion du Groupe de travail présidentiel sur le programme monétaire de la Cedeao à Accra, au Ghana.

Il a noté que les chefs de gouvernement n’avaient pas correctement articulé et analysé l’état de préparation de chaque pays pour l’intégration monétaire d’ici 2020.

Il a réitéré que la non-préparation de certains pays membres, ainsi que la tentative d’édulcorer les critères et les disparités persistantes entre les conditions macroéconomiques des pays de la Cedeao, continuaient d’être des sujets de préoccupation majeure que les membres devaient examiner pour progresser.

Le président a en outre fait observer que les chefs de gouvernement de la Cedeao n’avaient pas été suffisamment informés sur toutes les implications de l’intégration à l’horizon 2020, en particulier concernant certains pays qui ne sont pas prêts individuellement au niveau national.

Tout en soulignant qu’il restait des questions en suspens dans la feuille de route d’une union monétaire intégrée, il a noté que les fondements macro-économiques de nombreux pays de la Cedeao étaient disparates et incertains.

Selon lui, le régime de ciblage de l’inflation recommandé comme cadre n’est pas viable, car il repose sur l’adoption d’un régime de taux de change flexible alors que la convergence réelle est loin d’être réalisée, malgré les efforts déployés jusqu’à présent.

M. Buhari a donc appelé à impulser la ratification et l’intégration, au niveau national, des instruments juridiques et des protocoles connexes, ainsi qu’à l’harmonisation de toutes les politiques fiscales, commerciales et monétaires et des systèmes statistiques, afin de limiter l’ampleur des divergences politiques actuelles.

Il a également conseillé aux pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) de présenter une feuille de route claire sur leur déconnexion du trésor français.

Par ailleurs, le président a appelé à un réexamen de l’approche accélérée de l’intégration monétaire et de l’harmonisation des plans des membres de la Cedeao avec celui du Programme de convergence monétaire de l’Union africaine, qui préconisait un objectif de convergence en 2034 pour la création des Banques centrales régionales dans toutes les sous-régions du continent.

Le dirigeant nigérian a également profité de l’occasion de la réunion pour appeler à la création d’un médiateur ayant le pouvoir d’imposer des sanctions lorsque les pays membres violent les normes, protocoles et critères de convergence convenus.

De même, le président a appelé à la transformation de l’Institut monétaire ouest-africain (Imao) en une Commission de la zone monétaire de l’Afrique de l’Ouest, équivalente à la commission de l’Uemoa.

Il a souligné que sa proposition de fusionner l’Imao et l’Agence monétaire ouest africaine (Amao) de la Commission de la Cedeao, en un Institut monétaire de la Cedeao serait décisif pour réaliser l’union monétaire dans la sous-région ouest-africaine.

Pour rappel, ici la vidéo du Professeur Mamadou Koulibaly (LIDER) qui, déjà en août 2017, soulignait exactement les mêmes manquements que le président Buhari aujourd’hui.

 

Source : LIDER-CI.ORG

mercredi, 07 février 2018

COTE D'IVOIRE - «MATCH RETOUR», UN TEXTE DE L'ECRIVAIN FRANÇOIS MATTEI

 

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Il sera de toute façon contraint de le faire à l’issue du procès de Laurent Gbagbo, à cause des dégâts irréversibles que cette parodie de justice manigancée par Nicolas Sarkozy aura causés. N’oublions pas qu’à La Haye, et contrairement aux engagements pris par la CPI en mars 2012, les crimes de masse des troupes de Ouattara n’ont jamais été examinés par Fatou Bensouda, sans que les successifs gouvernements français s’en émeuvent. Ce sera donc à Emmanuel Macron d’assumer la catastrophique gestion du dossier ivoirien par Jacques Chirac, François Hollande, et surtout Nicolas Sarkozy depuis plus de quinze ans. Aura-t-il le courage d’en faire l’inventaire, et d’en tirer les leçons ?

Il serait temps, comme le firent il y a longtemps les Anglais, les Portugais, ou les Espagnols, d’établir des relations assainies de tout abus de position avec nos anciennes colonies, indépendantes, depuis près de soixante ans…La France y retrouverait peut-être quelque éclat de sa grandeur passée. A ce titre, le traitement du cas Laurent Gbagbo se présente paradoxalement comme une occasion inespérée.

Sait-on assez qu’en Afrique, le petit frère ne reproche jamais à son aîné d’avoir fauté ? Il ne se venge pas ; le petit s’assoit en face du grand pour continuer à parler, comme avant la faute…Pour un homme politique comme Emmanuel Macron, dont l’avènement a surpris, ce pourrait être l’embryon d’une idée pour continuer à surprendre, et à innover. Cela suppose qu’il connaisse la psychologie africaine, ce qui n’est pas certain, ou qu’on la lui explique un peu.

Sinon, après avoir disparue de la scène internationale au Moyen-Orient, où elle jouait traditionnellement un rôle central, la France risque fort d’être engloutie sous le poids de ses erreurs et de son double jeu en Afrique, en particulier en Côte d’Ivoire. C’est sans doute à La Haye que se joue son avenir sur le continent, à la CPI, où elle l’a l’hypothéqué gravement. Sous le regard intéressé de la Chine, fortement implantée dans ce qui fut jadis le « pré carré » français, et celui de la Russie, qui l’a déjà supplantée en Syrie, et pousse ses pions en Afrique, au Congo, au Cameroun, en Angola. Poutine ne dissimule pas son rêve d’étendre sa présence, en prenant une revanche sur l’Occident, qui stoppa, grâce à une série de coups d’Etat et d’assassinats ciblés, la progression soviétique sur le continent africain dans les années 80 et 90.

A la CPI, sonne le glas de l’échec historique d’une certaine politique étrangère de la France. « Une sorte de Côte d’Ivoire papers ».

Son emprise internationale n’a cessé de rétrécir au fil des entreprises hasardeuses, depuis son alignement exclusif sur les Etats Unis, et des moyens de plus en plus réduits qui ne lui permettent plus depuis longtemps d’assumer des prétentions de grande puissance. De Gaulle a entretenu la fiction de son vivant grâce à sa stature de géant du XXème siècle, et à l’incarnation d’une troisième voie entre les deux grands blocs américain et soviétique, où se reconnaissaient les pays du Tiers monde. Après lui, la France est rentrée dans le rang, dans la crise économique, le chômage, les déficits tous azimuts… Disparaîtra-t-elle un jour complètement de cette Afrique où elle avait fondé son empire, et sa richesse ? C’est probable.

A moins que, par une miraculeuse et soudaine inspiration, elle affronte son passé, et en tire les conclusions. A moins qu’elle aille chercher la clé de sa propre rédemption dans la cellule de celui qu’elle y a jeté, à Scheveningen, 32, Pompstationweg, dans la banlieue de La Haye. Elle a taillé sur mesure, bien involontairement, une statue du Commandeur à Laurent Gbagbo. Les Afrikaners, tenants blancs de l’Apartheid en Afrique du sud, qui ont d’abord traité Nelson Mandela comme un terroriste, et l’ont maintenu en détention pendant 27 ans, en firent leur président, et une icône mondiale, en lui ouvrant les portes du pénitencier de Robben Island. Ils sauvèrent ainsi la face, leurs intérêts, et leur avenir. Ce fut un exemple africain de solution à une impasse historique d’origine coloniale apparemment sans issue. Plus récemment, le gouvernement belge a présenté des excuses officielles pour la responsabilité de Bruxelles dans l’assassinat de Patrice Lumumba, au Congo, en 1961. D’autres discours et d’autres scénarii plus adéquats sont à inventer dans le cas de la Côte d’Ivoire. Sans attendre 50 ans pour sortir du déni, et voir un président, en l’occurrence Jacques Chirac en 1995, venir reconnaître un crime d’Etat, celui de la participation à la déportation des juifs de France entre 1942 et 1944…Tout est toujours possible: de manière assez surprenante pour un farouche adversaire de la « repentance »- appellation contrôlée caractérisant ceux qui refusent d’admettre et de reconnaître leurs crimes -avec beaucoup de culot, et autant de cynisme, Nicolas Sarkozy a souligné à Kigali, il y a quelques jours, les « erreurs de la France » au moment du génocide du Rwanda en 1994.

Précisons qu’il accusait ainsi François Mitterrand, au pouvoir à l’époque…

En 2011, le même Sarkozy s’étant engagé dans une sinistre confrontation France-Côte d’Ivoire, s’était cru qualifié en gagnant le « match aller » et en faisant tomber Gbagbo. Alors qu’il a peut-être disqualifié Macron, pour le match retour » que la France est en train de perdre à La Haye en 2018.

A moins qu’avec un peu de courage, de panache, et une intelligence unanimement reconnue, l’actuel locataire de l’Elysée vienne refonder la relation africaine sur de nouvelles bases. N’est-ce pas là le véritable intérêt de la France? Une nouvelle vision d’avenir est à ce prix, car il y aura bien sûr un avant, et un après La Haye.

En Côte d’Ivoire, l’histoire est en marche, et l’horizon de l’après Ouattara n’est pas engageant : les rivalités entre Guillaume Soro, Ahmed Bakayoko, et Alassane Ouattara, chacun possédant sa milice armée, font craindre une nouvelle guerre civile. Avec un Henri Konan Bédié prêt à jouer sa carte personnelle dans le chaos. Et un Laurent Gbagbo, resurgi de l’enfer en héros.

 

Source : JOURNAL D'AFRIQUE, FEVRIER 2018

LA LEÇON DU PRESIDENT GHANEEN A MACRON, MACKY SALL, CLAUDY SIAR, RIHANNA ET TOUS LES COLLABOS

 

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« Nous ne pouvons pas dépendre des autres pour financer l’éducation de nos pays (...) Je ne le dis pas pour tourner le dos à ces nombreux bailleurs qui nous soutiennent, mais si notre politique dépend d’autres bailleurs de fonds, si leur politique est réformée, nous allons souffrir (...) Les fonds sont disponibles sur notre continent. Nous en avons en abondance, si nous éliminons la corruption de notre continent, si nous nous organisons pour avoir des arrangements plus prometteurs et plus attractifs pour exploiter nos ressources (...) cinquante (50) milliards de dollars américains sont envoyés hors de l’Afrique à des fins illicites à travers des nids de corruption et de fuite de capitaux (...) Imaginez ce que ces fonds auraient pu faire si nous n'étions pas restés inactifs devant cette fuite de capitaux. Nous devons nous organiser pour nous assurer que les richesses du continent soient utilisées pour servir les populations du continent et pas ailleurs. Si nous comblons ce fossé, nous reviendrons à Dakar pour discuter d'Éducation, mais nous ne parlerons plus de financement. Il est pour nous temps de changer d'état d'esprit. Nous avons les capacités en nous pour nous développer et promouvoir l'intérêt de notre continent nous-mêmes»,

Dixit Nana AKufo-Addo qui s’étonne du bien-fondé de l’organisation de la conférence sur le financement du partenariat mondial pour l’éducation.

 

Un commentaire de Thierry Mbepgue - Combattant de la Liberté.

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C'EST DE CETTE EDUCATION QU'ON PARLE ?

 

Voici votre ambassadrice pour l'éducation en Afrique, Rihanna. Elle est venue au Sénégal avec Claudy Siar et Macron pour parler d'éducation. Nous savons tous qu'un enfant est le reflet de la personne qui l'éduque ou de la société dans laquelle il est éduqué. Rihanna en Afrique pour nous parler d'éducation, c'est comme si on nous envoyait le Français Bob Denard nous parler de démocratie et de prise de pouvoir sans arme. Arrêtez de vous moquer des miens, arrêtez de nous infantiliser.

Dans une vidéo postée sur son mur facebook, Claudy siar, sans convaincre, a essayé de se justifier par un argumentaire puéril et dénudé d'africanité. Comme il a si bien dit, il ne va pas nous répondre, moi aussi je ne vais pas réagir. La seule chose que je peux lui dire c'est qu'il n'oublie jamais que notre problème majeur en Afrique, en ce qui concerne l'éducation c'est la nature même du système éducatif qui nous maintient enchaîner.

 

Thierry Mbepgue - Combattant de la Liberté

LE SOCIOLOGUE GUINEEN AMADOU DOUNO INCENDIE MACRON: «LE DEFI DE L’AFRIQUE, C’EST DE SE DEBARRASSER DE LA FRANCE»

 

 

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Par Amadou Douno – Le président français, Emmanuel Macron, a déclaré : «Avec une famille qui a sept, huit enfants en Afrique, investissez des milliards, rien ne changera. (…) Le défi de l’Afrique est civilisationnel.» Le sociologue guinéen Amadou Douno, professeur à l’Université Ahmadou-Dieng de Conakry, lui répond.

 

«Les Africains n’ont pas besoin de votre civilisation de débauche. Parce qu’avec votre civilisation : un homme peut coucher avec un homme ; une femme peut coucher avec une femme ; un président célibataire peut avoir deux maîtresses à la fois ; une femme peut coucher avec son chien ; un enfant peut insulter son père et sa mère sans problème ; un enfant peut faire emprisonner ses parents.»

«Avec votre civilisation, quand les parents prennent de l’âge, on les emmène à la maison de retraite, et, enfin, avec votre civilisation, un jeune homme peut vivre avec une femme qui a l’âge de sa mère ou sa grand-mère sans problème. Votre cas en est une parfaite illustration ! Les Africains n’ont aucune leçon de civilisation à recevoir de gens comme vous ! L’Afrique est de loin le continent le plus riche au monde avec ses énormes richesses minières. Ce qui retarde ce continent, c’est le pillage à grande échelle de ses ressources par les grandes puissances, la France en tête !»

«Tout le malheur de l’Afrique vient de ce pays qui réalise ses ambitions sur le dos des Africains, avec la complicité de ces traîtres qui n’hésitent pas à sacrifier des générations entières en livrant leurs pays à l’ancienne puissance colonisatrice. Ces derniers confient tous les secteurs clés de leurs économies à la France. En réalité, ils mènent la stratégie ou vision politique voulue par l’ancien colon. Ce qui contribue à enfoncer leurs populations dans une misère et une pauvreté extrême. Ceci est la cause des coups d’Etat, des guerres civiles, des génocides, des famines, avec des despotes à la tête de ces pays qui sont maintenus au pouvoir par la France, car cette dernière satisfait toutes leurs exigences !»

«La France n’est rien sans l’Afrique ! Le jour où les pays africains tourneront le dos à la France, ce pays plongera dans le chaos ! Tant que les pays africains ne se départissent pas de cette domination de l’ancienne puissance coloniale, en prenant en charge leur propre destin, comme l’ont fait les pays asiatiques, ce sera très difficile pour eux de sortir du gouffre.»

«Le défi de l’Afrique, c’est de se débarrasser de la France. Parce que cette dernière n’est pas la solution à son sous-développement, elle est au cœur du problème !»

 

Source : ALGERIE PATRIOTIQUE.COM